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NPD (SK)
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2019-06-19 14:20 [p.29384]
Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage à Betsy Bury, une dame extraordinaire et passionnée, et pour souligner ses 97 années de vie bien remplie. Mme Bury nous a quittés en avril dernier.
Mme Bury a lutté pour un monde sans armes nucléaires ni guerres, un monde sécuritaire pour l'ensemble des femmes et des enfants. Elle a défendu cette cause en s'impliquant dans des mouvements sociaux et dans la politique partisane.
En 1962, lorsque les médecins de la Saskatchewan ont débrayé pour contester le régime universel de soins de santé, Mme Bury et un petit groupe de femmes ont lancé la clinique communautaire de Saskatoon afin d'offrir gratuitement des soins à toutes les personnes qui en avaient besoin. Ces femmes ont grandement contribué à ce que nous ayons aujourd'hui un régime universel de soins de santé. Mme Bury a participé à la création du premier organisme pour la planification familiale de la Saskatchewan et de la première garderie publique à Saskatoon, pour ne nommer que quelques-unes de ses réalisations.
De la campagne de Tommy Douglas à la mienne, de la FCC au NPD, Mme Bury était présente, que ce soit à titre de bénévole ou en offrant encadrement, conseils et soutien.
En 2017, Mme Bury a reçu le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne » pour avoir consacré sa vie à l'avancement de l'égalité des sexes.
La perte de Mme Bury est dévastatrice. Toutefois, nos cœurs brisés sont apaisés par le fait qu'elle a touché la vie de nombreuses personnes et qu'elle a inspiré de jeunes gens qui suivront ses traces.
Voir le profil de Georgina Jolibois
NPD (SK)
Monsieur le Président, les Dénésulines du Nord de la Saskatchewan et du Manitoba étaient censés signer un accord avec le gouvernement après 18 années de négociations au sujet de leurs droits liés au territoire, à la récolte et aux ressources. Il y a une semaine, la ministre a fait marche arrière et elle refuse maintenant de les rencontrer. Elle a rompu sa promesse et a trahi les Dénés.
Pour en arriver à une véritable réconciliation, il faut collaborer avec les Autochtones et leur parler de bonne foi. La ministre va-t-elle rencontrer les Dénés pendant leur séjour à Ottawa et leur expliquer directement pourquoi elle a brisé sa promesse?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de déposer une pétition lancée par la Société Elizabeth Fry. Elle porte sur les enfants en situation irrégulière.
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NPD (SK)
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2019-06-18 14:46 [p.29307]
Monsieur le Président, le Canada est aux prises avec une crise du logement, mais les libéraux ne font rien pour la régler. Le rapport du directeur parlementaire du budget montre que les libéraux gonflent leurs propres chiffres, alors que des familles doivent composer avec le stress constant que leur cause la recherche d'un logement. Le rapport indique que les libéraux en font encore moins pour aider les gens qui ont des besoins pressants en matière de logement que le gouvernement Harper. C'est honteux. Nous en avons assez des promesses creuses. Le gouvernement va-t-il agir maintenant pour mettre fin à l'itinérance et pour veiller à ce que toutes les familles canadiennes aient un logement?
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NPD (SK)
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2019-06-12 15:31 [p.28999]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition au nom de nombreux citoyens de ma circonscription et de toute la province de la Saskatchewan. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de reconnaître que la santé oculaire et les soins de la vue présentent un problème de santé publique grandissant et d'y réagir, particulièrement auprès des populations les plus vulnérables que sont les enfants, les aînés et les peuples autochtones.
Les pétitionnaires voudraient que le gouvernement élabore un cadre national d'action pour promouvoir la santé oculaire et les soins de la vue.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour souligner la Journée nationale de la guérison et de la réconciliation et l'anniversaire des excuses que le gouvernement a présentées aux Premières Nations pour les pensionnats autochtones.
En tant que députés, nous reconnaissons les torts que le Canada a causés aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits. Bien que nous ne puissions jamais vraiment comprendre la perte de la culture et de la langue ainsi que les séparations que le Canada a causées aux personnes et aux familles, je continue d'être inspirée par les jeunes de partout au Canada qui s'efforcent de tracer une voie pour l'avenir. Je parle de personnes comme Renée Carrière et ses élèves de l'école communautaire Charlebois à Cumberland House. Leur livre, intitulé Muskrats and Fire, enseigne aux jeunes les pratiques culturelles autochtones et la façon dont elles contribuent à l'écosystème du Nord de la Saskatchewan.
La réconciliation et la guérison seront possibles en faisant de petits pas importants. Je mets tous les Canadiens au défi de suivre l'exemple des élèves de l'école communautaire Charlebois pour que des gestes concrets au sein de leur collectivité donnent suite à la promesse de réconciliation.
Hiy hiy.
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NPD (SK)
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2019-06-11 14:14 [p.28915]
Monsieur le Président, la communauté philippine a laissé sa marque dans Saskatoon-Ouest, et particulièrement dans le quartier du parc de la Confédération, un magnifique quartier que de nombreux Philippins sont fiers d’habiter. Alors que le Canada célèbre officiellement son tout premier Mois du patrimoine philippin, Saskatoon accueillera ce week-end son premier Festival des Philippines, auquel je participerai. J’ai d’ailleurs bien hâte de prendre part aux festivités organisées par l’Association philippino-canadienne de Saskatoon.
Mar Complido et Rosalee Apostol, respectivement président et vice-présidente de l’Association philippino-canadienne de Saskatoon, ainsi que de nombreux bénévoles de la communauté philippine, s’affairent à organiser le festival depuis le mois de décembre. Après la levée du drapeau à l’hôtel de ville, le Cosmo Civic Centre s’animera et offrira aux résidants de Saskatoon la chance de découvrir la cuisine, les jeux, les arts et la culture philippins.
Je suis fière de dire que j’étais parmi les députés qui ont voté à l’unanimité pour faire du mois de juin le Mois du patrimoine philippin au Canada. À tous nos amis philippino-canadiens de Saskatoon et de partout au Canada, je dis: salamat. On se voit samedi.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, Helen est une personne âgée qui vit à Meadow Lake. Chaque mois, elle s'endette de plus en plus parce qu'elle a un revenu limité et qu'elle doit payer des frais médicaux élevés. Maintenant, l'Agence du revenu du Canada réclame à Helen de l'impôt antérieur qu'elle n'a pas les moyens de payer, et pourtant, les libéraux accordent des millions de dollars à de grandes entreprises grâce aux échappatoires fiscales créées par les conservateurs.
Pourquoi le gouvernement complique-t-il la vie des personnes âgées comme Helen au lieu de se battre pour leur droit de vivre dans la dignité?
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NPD (SK)
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2019-06-11 17:43 [p.28945]
Monsieur le Président, je tiens à dire au député à quel point je suis ravie de voir que la Chambre est saisie de sa motion et de l'entendre parler de la nécessité que le Parlement et le gouvernement fassent preuve de leadership dans ce dossier.
Le député se souvient peut-être que j'ai tenté de faire adopter une motion semblable, qui demandait au gouvernement de mettre en place un plan plus vaste visant à mettre fin à l'itinérance et à fixer des objectifs. Le député sait donc que je l'appuie dans sa démarche.
Peu importe ce qu'il adviendra de sa motion à la Chambre, je souhaite que le député s'engage à continuer d'insister pour que le gouvernement agisse dans ce dossier. Il a présenté un plan très solide. Je ne vois pas pourquoi le gouvernement ne pourrait pas mettre un terme à l'itinérance chez les vétérans au Canada.
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NPD (SK)
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2019-06-11 18:00 [p.28948]
Monsieur le Président, le fait que je puisse prendre la parole à la Chambre aujourd'hui, entourée de mes collègues démocratiquement élus de tous les partis, et débattre librement la motion témoigne du service et de la bravoure des anciens combattants et du personnel militaire actif. Je les remercie de tout ce qu'ils ont fait et feront pour le Canada.
Les néo-démocrates croient que le service et le sacrifice des anciens combattants et de leurs familles doivent être commémorés et honorés. Nous croyons qu'ils méritent d'avoir un endroit sûr et abordable où vivre. Malheureusement, pour trop d'anciens combattants, ce n'est pas le cas.
Il faut seulement deux choses pour mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants: un gouvernement qui en fait un objectif et un plan qui permet d'atteindre cet objectif. Malheureusement, jusqu'à maintenant, le gouvernement n'a eu ni l'un ni l'autre. Je remercie donc le député de Baie de Quinte d'avoir présenté la motion et d'avoir fait de l'élimination de l'itinérance chez les anciens combattants une priorité. Je tiens à lui dire qu'il a mon appui.
À une certaine époque, il aurait été impensable qu'un ancien combattant n'ait pas de foyer. Avant de devenir la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la société d'État s'appelait la Société d'habitation en temps de guerre. À l'époque, les Canadiens et le gouvernement fédéral croyaient que, en échange de leurs services et de leurs sacrifices, les anciens combattants et leurs familles méritaient d'avoir un chez-soi sûr et abordable; ils leur en ont donc construit un.
Aujourd'hui, les gouvernements fédéraux qui se succèdent ne construisent plus de maisons. En fait, certains diront que le gouvernement ne se préoccupe plus vraiment des affaires des anciens combattants. Personne ne sera surpris d'apprendre que, lorsque le gouvernement fédéral a cessé de construire des maisons et d'aider les vétérans, le nombre de vétérans sans abri a fortement augmenté. La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons éliminer l'itinérance pour les vétérans et l'ensemble des Canadiens.
Cette motion est certainement inspirée des témoignages et des propositions des témoins qui ont comparu devant le Comité permanent des anciens combattants, qui a étudié ce dossier au cours des six derniers mois. Au nom du NPD, je souhaite profiter de l'occasion pour remercier les 22 personnes et groupes d'avoir raconté leurs expériences au Comité et de travailler au nom des vétérans et de leur famille.
J'aimerais lire une citation tirée d'un témoignage qu'a entendu le Comité. À mon avis, l'extrait résume très bien les défis à relever lorsqu'on ente d'éliminer l'itinérance chez les vétérans.
Lors d'une des réunions du Comité, Debbie Lowther, présidente et cofondatrice de VETS Canada, a dit ce qui suit:
Nous savons que de nombreuses voies mènent à l'itinérance, comme la pauvreté, le manque de logements abordables, la perte d'un emploi ou l'instabilité professionnelle, la maladie mentale et la toxicomanie, les problèmes de santé physique, la violence familiale ou conjugale et l'éclatement de la famille ou du mariage. Ce qui distingue les vétérans, c'est qu'ils sont aux prises non seulement avec tous ces problèmes, mais aussi avec leur transition de la vie militaire à la vie civile. J'ai dit que la culture militaire était unique, ce qui veut dire que le vétéran doit essayer de s'adapter à une nouvelle culture civile, tout en ayant l'impression d'avoir perdu son identité et de le faire sans le réseau de soutien social qui a toujours été si important.
Les vétérans sont tous aux prises avec des problèmes qui leur sont particuliers selon leur âge, leur sexe, la région où ils se trouvent et leur vécu, des problèmes qui peuvent créer des conditions propices à l'itinérance. Tim Richter, le dirigeant de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, comprend bien cette réalité lui aussi. Voici ce qu'il a dit:
Selon moi, avec un effort concerté et un sentiment d'urgence, on pourrait éliminer l'itinérance des vétérans au Canada en trois ans ou moins.
Il faut documenter les noms et les besoins uniques de chaque vétéran itinérant et avoir la capacité de communiquer l'information entre les intervenants communautaires pouvant les héberger et les soutenir. Nous devons pouvoir contrôler le rendement, cerner les fluctuations, déterminer les problèmes et intervenir en temps réel.
Nous devrions créer à même l'Allocation canadienne pour le logement une prestation pour le logement à l'intention des vétérans administrée par le gouvernement fédéral [...].
Autrement dit, nous avons besoin d'un plan, ce qui nous amène à cette motion. La motion M-225 demande au gouvernement de faire trois choses pour contribuer à l'élimination de l'itinérance chez les anciens combattants: se fixer comme objectif de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants du Canada d'ici 2025; présenter un plan à cette fin à la Chambre des communes d'ici juin 2020; et, lors de l'élaboration du plan, chercher à déterminer si un programme national d'aide au logement, semblable à celui aux États-Unis, fonctionnerait bien au Canada.
La motion est bien documentée, mais améliorera-t-elle réellement les choses? Je ne connais pas la réponse à cette question. Nous pourrions certes l'adopter, et elle pourrait vraiment changer la donne. Toutefois, jusqu'à présent, je ne crois pas que le gouvernement ait cherché sérieusement à mettre fin à l'itinérance des anciens combattants ou de n'importe qui d'autre. Certains penseront peut-être qu'il s'agit d'une remarque assez dure, mais il y a des preuves de ce que j'avance.
Tout d'abord, le gouvernement n'a pas de plan officiel pour éliminer l'itinérance au Canada. Son objectif est seulement de réduire l'itinérance chronique de moitié d'ici 10 ans. L'automne dernier, plus précisément la semaine avant le jour du Souvenir, la Chambre a adopté à l'unanimité une motion néo-démocrate visant à mettre fin à l'accumulation de fonds inutilisés à Anciens Combattants Canada. Le terme « fonds inutilisés » fait ici référence à la partie des fonds dont l'utilisation par le ministère des Anciens Combattants a été approuvée par le Parlement, mais qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas été dépensés par le ministère. Cet argent non dépensé est ensuite remis dans le Trésor, et on ne le revoit plus jamais.
Il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi. Notre motion demandait au gouvernement de réinvestir cet argent dans l'amélioration des services aux anciens combattants l'année suivante, et ce, jusqu'à ce que le ministère élimine les délais d'attente et puisse respecter l'ensemble de ses 24 normes de service. S'élevant en moyenne à environ 124 millions de dollars par année, cet argent serait suffisant pour doubler le personnel d'Anciens Combattants Canada et accélérer le traitement des demandes de prestations d'invalidité, des demandes d'allocation pour perte de revenus, des demandes de services de transition de carrière ainsi que des demandes relatives à tous les autres programmes ou services offerts par le ministère aux anciens combattants. Comme cet argent est déjà approuvé par le Parlement, il n'y aurait pas de coûts supplémentaires pour les contribuables, simplement un service amélioré pour les anciens combattants.
Notre motion a été adoptée à l'unanimité et ouvertement appuyée par le premier ministre et le ministre des Finances. Toutefois, comme nous l'avons entendu, nous voilà en juin, au lendemain d'un autre budget fédéral, le quatrième de ce gouvernement, et il n'y a aucune fin en vue, ni pour les fonds inutilisés, ni pour les énormes délais d'attente et la piètre qualité du service à Anciens Combattants Canada. À bien des égards, le gouvernement actuel est un gouvernement de gestes futiles et d'inaction déterminée. Ce manque d'intégrité nuit aux gens, aux personnes vulnérables, aux personnes qui ont besoin du gouvernement et qui méritent mieux de la part du gouvernement, des gens comme les anciens combattants.
Bien que j'apprécie le fait que le député de Baie de Quinte ait présenté la motion à l'étude, je ne voudrais pas que les gens qui nous écoutent croient à tort que le gouvernement a accompli quoi que ce soit en présentant cette motion. Présentement, ce ne sont que des mots sur du papier.
En terminant, je tiens à réaffirmer mon appui à la motion et à remercier, une fois de plus, le député qui la parraine. Il est possible de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants et le député a offert au gouvernement libéral un plan, une voie en avant et les moyens d'enrayer l'itinérance au Canada. Les anciens combattants ont besoin d'un gouvernement qui a comme priorité de mettre fin à l'itinérance parmi leurs rangs et ils le méritent.
La présentation de cette motion se veut un avertissement à l'endroit du gouvernement libéral. Il n'a plus d'excuses pour justifier son inaction en matière d'itinérance chez les anciens combattants. D'ailleurs, cette motion est un appel à l'action à l'endroit du gouvernement. Comme je l'ai déjà dit, le gouvernement doit arrêter d'en parler et agir.
Mes collègues du NPD et moi allons soutenir cette motion louable et réfléchie et nous allons continuer de travailler avec tous les députés qui veulent améliorer le sort des anciens combattants et de leur famille. Nous allons continuer d'exiger plus que de belles paroles. Nous demandons au gouvernement d'agir et de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants au Canada.
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NPD (SK)
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2019-06-11 18:57 [p.28956]
Monsieur le Président, le ministre affirme qu'il y a eu des débats et des consultations pendant deux ans au sujet du projet de loi. Or, il s'agit de l'échéancier, mais le débat au sujet du projet de loi ne dure pas depuis deux ans.
Le débat a été limité à toutes les étapes de ce très important projet de loi, qui permettra la collecte des données personnelles des gens. C'est pourquoi je veux rectifier ce que le ministre a dit quant à la durée du débat. Je ne crois pas qu'il convienne de dire que le débat dure depuis deux ans. Il y a bien eu un débat, mais il a été très limité et, encore une fois ce soir, ce sera un débat limité.
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NPD (SK)
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2019-06-11 21:12 [p.28964]
Madame la Présidente, nous discutons ce soir du fait que nous n'avons pas eu l'occasion d'entendre ce que le ministre avait à dire, de tenir un débat digne de ce nom et de décortiquer un processus qui, sait-on jamais, avait peut-être du bon et découlait éventuellement d'un consensus. Il s'agit sans doute d'une très bonne mesure législative, sauf qu'on parle ici de la Chambre des communes et du Parlement. Les parlementaires ont le droit d'étudier les projets de loi, et le gouvernement a lui aussi le droit de vouloir qu'ils progressent et d'en discuter. Il se peut très bien que le projet de loi et les consultations sur lesquelles il repose me conviennent parfaitement, mais pour le moment, ce dont il est question, c'est de la motion de clôture. Vous me privez de mon droit d'étudier le projet de loi, et c'est ce qui me dérange autant.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je prends la parole afin de témoigner de mon estime à l’égard de mon collègue, le député de Windsor—Ouest, pour avoir présenté cette motion à la Chambre aujourd’hui.
Comme les députés le savent, j’ai l’honneur de représenter la population de la circonscription de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill, qui couvre tout le nord de la Saskatchewan. Ma circonscription a environ la même taille que la Pologne et ses habitants proviennent de tous les horizons. Certains vivent dans de plus grandes municipalités comme Meadow Lake; ils cultivent des produits tels que le canola ou le grain, ou travaillent au sein de petites entreprises. À Pelican Narrows, dans l’est de ma circonscription, où je viens d’avoir la chance d’assister à une remise de diplômes d’études secondaires, l’histoire est très similaire: les gens travaillent dur pour élever leurs enfants, pratiquent leurs traditions cries et protègent l’environnement. Dans le Grand Nord, au sein de collectivités comme Fond du Lac et Black Lake, les gens se réunissent pour des festins et des célébrations tout en travaillant dans le secteur des ressources naturelles.
Cependant, ce qui est vrai partout où je vais, qu’il s’agisse de la Première Nation de Waterhen Lake, d’Hatchet Lake, de Cumberland House ou de La Ronge, c’est que les gens veulent être branchés à Internet, comme tout le monde au Canada. Les gens de ma circonscription veulent utiliser Internet pour rester en contact avec leurs amis et leur famille, pour être branchés sur le monde et savoir ce qui s’y passe ainsi que pour obtenir un meilleur accès à l’éducation et acquérir de nouvelles compétences qu’ils mettront en pratique sur le marché du travail.
Un Nord plus branché signifie qu’on pourra y attirer de nouveaux talents en médecine, de nouveaux investissements dans les entreprises, de nouveaux emplois pour nos jeunes. Être mieux branché signifie que nous pourrons montrer au reste du Canada ce qui fait notre grandeur. Nous pourrons montrer le talent de nos gigueurs locaux d’Île-à-la-Crosse, publier des photos du magnifique delta de la rivière Saskatchewan, ou vendre nos broderies perlées et nos œuvres artisanales, de sorte qu’un peu du Nord sera présent ailleurs.
Être mieux branché signifie aussi un meilleur soutien de la GRC et des agents de sécurité communautaires qui pourront intervenir plus rapidement en cas de situation dangereuse. Cela signifie une manière plus efficace d’appeler une ambulance en cas d’urgence, d’inviter un voisin à prendre une tasse de thé ou de joindre un être cher parti vivre en ville.
En fait, ce sera même encore plus facile pour mes concitoyens de communiquer avec leur députée. À mon bureau, beaucoup plus de gens communiquent avec moi par Facebook que par courriel ou par la poste. Je dois pour ces raisons appuyer cette motion visant à assurer que les résidants du Nord jouissent, à un prix nettement plus abordable, du même niveau de services que tant d'autres Canadiens.
Ce que j’aime particulièrement de cette motion, c’est la façon dont elle reconnaît les services inférieurs aux normes que les collectivités de ma circonscription reçoivent. Dans ma province, il n’y a que deux grands fournisseurs d’accès Internet dans une province où il existe une société d’État pour assurer à tous les habitants de la province l'accès à un service de téléphonie cellulaire ou Internet chez eux. Beaucoup de gens de ma circonscription n’ont toujours pas de réception à la maison ou en sont rendus à s’attendre à ce qu'Internet ne fonctionne pas pendant de longues périodes. Malgré un service de téléphonie cellulaire et Internet qui n’est pas fiable, les habitants du Nord continuent de payer des factures très élevées tous les mois.
Plusieurs habitants de ma circonscription m’ont parlé de leur service Internet et de téléphonie cellulaire au cours des dernières semaines. Pour beaucoup d’entre eux, c’est le manque de fiabilité du service qui les affecte le plus. Les villes et les villages de ma circonscription sont très dispersés et je passe souvent des heures sur la route entre mes visites communautaires. Il n’y a pratiquement pas de service cellulaire entre les grands centres, et le long des autoroutes, le service est irrégulier et rend les gens qui les empruntent tous les jours extrêmement anxieux.
J’ai récemment conduit de Creighton à Pelican Narrows et pendant les deux heures et demie de route sous la pluie et dans la boue, nous n’avions pas de service cellulaire et il n’y avait pas de stations-service si nous avions besoin d’aide. De plus, deux personnes de ma circonscription, Lyle et Muriel Sundbo, vivent à Candle Lake et n’ont pas de service cellulaire le long des 20 kilomètres entre leur domicile et Prince Albert, où l’on me dit que beaucoup de gens vont faire leur épicerie ou consulter leur médecin. Par ailleurs, il n’y a aucun service cellulaire au nord du domicile des Sundbo.
Même s'il est beaucoup question de partager des photos sur Facebook ou de vérifier nos courriels, on ne peut souligner assez à quel point il est essentiel d’avoir accès à Internet ou d’obtenir un signal sur un téléphone cellulaire. Le monde va plus vite que jamais. Même si nos petites villes sont fières de leur charme et de leur différence avec les grandes villes, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin des services du monde moderne.
Nos collectivités nordiques sont très vite oubliées par les grandes entreprises et les gouvernements qui ne veulent pas ou ne peuvent pas voir ce que nos collectivités ont à offrir. Il n’y a pas que le Nord qui en souffre. Alors qu’Internet est devenu un service essentiel au Canada, il est tout à fait inacceptable que les habitants du Nord soient forcés de se contenter de moins ou d’accepter de ne rien avoir du tout.
Qu’avons-nous vu de la part des gouvernements conservateurs et libéraux successifs? Pourquoi est-il si urgent de changer la donne au sujet de l’accès des résidants du Nord à ces services essentiels? Jusqu’à présent, la réponse du gouvernement Harper et du gouvernement libéral actuel a été de laisser le marché décider du prix, et que l’accès sera fourni en fonction de l’offre et de la demande.
Essentiellement, s’il y a suffisamment de demande dans le Nord pour un meilleur Internet et qu’il y a un profit à faire, les gens de ma circonscription auront de meilleurs services. Il est évident qu'il existe une demande pour un service meilleur et moins coûteux. Mais comme le profit n’est pas au rendez-vous, les compagnies n’investiront pas le capital nécessaire pour construire de meilleures tours de téléphonie cellulaire ou l’infrastructure Internet. Quand elles le font, les tarifs facturés aux habitants du Nord sont si élevés que beaucoup d’entre eux n’ont pas les moyens de s’offrir les services et tout ce qu’on leur dit c’est que c’est le prix à payer pour faire des affaires.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement a annoncé son intention d’utiliser la banque d’infrastructure pour offrir un niveau minimal d’accès Internet haute vitesse à tous les Canadiens, y compris les habitants du Nord. Toutefois, le plan du gouvernement dépend encore une fois de la bonne volonté et des investissements importants du secteur privé pour financer adéquatement de meilleurs services. Les libéraux ont l’intention d’accorder des allégements fiscaux aux grandes entreprises de télécommunications pour qu’elles investissent dans l’infrastructure, mais rien ne garantit que ces investissements seront faits dans les régions rurales ou éloignées.
Le budget de 2019 promettait également 1,7 milliard de dollars sur 13 ans en investissement dans l’infrastructure des télécommunications pour donner aux Canadiens un meilleur accès à Internet. Toutefois, le gouvernement estime lui-même qu’il en coûterait 6 milliards de dollars pour fournir une connexion à large bande à tous les Canadiens. D’expérience, je sais que lorsque les services sont sous-financés, ce sont généralement les habitants du Nord de la Saskatchewan et ceux des régions rurales et éloignées qui sont laissés pour compte par les libéraux et les conservateurs.
Le statu quo consiste à investir dans les collectivités du Nord pour que les vitesses Internet de 50 mégabits par seconde soient la nouvelle normale et cette normale sera en place d’ici 2026. Ailleurs au Canada, comme à Ottawa, les grandes entreprises de télécommunications offrent des plans de service de 100 à 5 500 mégabits par seconde. Dans beaucoup de maisons, des vitesses jusqu’à un gigabit par seconde sont maintenant disponibles.
Dans sept ans, le niveau de service dans le Nord de la Saskatchewan sera encore inférieur à ce qui est disponible aujourd’hui, alors que le service ne fera que continuer à s’accélérer et à s’améliorer pour les habitants des régions plus peuplées. Les gens de ma circonscription seront toujours en rattrapage par rapport à la technologie des centres urbains, mais ils continueront de payer comme s’ils avaient déjà le meilleur service.
Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Nous pouvons faire mieux. Nous pouvons, au gouvernement, réclamer une meilleure protection des consommateurs en mettant fin aux pratiques de vente prédatrices. Nous pouvons investir dans l’infrastructure pour fournir des services de niveau international à nos collectivités. Nous pouvons créer ainsi des emplois pour les habitants du Nord, qui sont toujours prêts à travailler fort pour améliorer leur collectivité. Nous pouvons plafonner les prix pour en assurer l’abordabilité parce qu’il est immoral de gonfler les prix et que cela ne mène pas aux investissements auxquels nous nous attendons.
Le Nord de la Saskatchewan veut un meilleur service, et nous avons la capacité d’aider tant de familles et de travailleurs dans le Nord. Par cette motion, le NPD a montré qu’il veut aider les gens du Nord parce qu’il est temps de traiter le Nord avec le respect qu’il mérite.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, le député d'en face parle d'induire les Canadiens en erreur. Chaque jour, des députés, dans cette enceinte, y compris le député d'en face, induisent continuellement les gens en erreur. Les Canadiens, en particulier ceux qui résident dans le nord des provinces, n’ont pas accès au service à 10 $ par mois dont parle le plan des libéraux. La plupart des collectivités vivant dans le nord des provinces en sont exclues. Par conséquent, ce sont les libéraux qui trompent la population de tout le Canada.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, des deux côtés de la Chambre, les libéraux et les conservateurs ont formé en alternance des gouvernements successifs.
Les deux partis ont montré que leurs priorités se trouvaient du côté des sociétés...
Une voix: Pourquoi la députée ne répond-elle pas à la question?
Mme Georgina Jolibois: Je réponds à la question. Le NPD est le parti du peuple. Les deux autres partis, lorsqu’ils formaient le gouvernement, ont donné des millions et des milliards de dollars à des sociétés et ont soutenu de grandes entreprises, mais jamais les Canadiens ayant besoin de ce soutien.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, mes concitoyens, comme tous les Canadiens, surveillent les travaux de la Chambre des communes et n’aiment pas que le gouvernement dépense des milliards de dollars pour les grandes entreprises et non pour les Canadiens ordinaires.
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NPD (SK)
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2019-06-05 17:02 [p.28598]
Monsieur le Président, je suis heureuse de présenter une pétition au nom du mouvement Women's March Canada et de ses membres de Saskatoon.
Ils font remarquer que les organisations féminines se battent depuis des décennies pour garder leurs portes ouvertes, faute d'un financement fédéral de base. Ils notent à ce sujet que le financement fédéral direct aux organisations féminines représente moins de 0,01 % de tous les programmes fédéraux, soit seulement 1 $ pour chaque Canadienne.
Les pétitionnaires demandent donc au gouvernement du Canada d'accorder immédiatement aux organisations féminines un financement garanti sur plusieurs années pour leur fonctionnement et d'établir des normes nationales pour assurer l'égalité d'accès aux services et la protection de toutes les femmes.
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NPD (SK)
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2019-06-04 14:39 [p.28500]
Monsieur le Président, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a rendu publics 231 appels à la justice pour protéger les femmes et les enfants autochtones. Parmi ces appels à la justice, soulignons la mise en place, entre les villes et les communautés rurales et du Nord, d'un système de transport en commun qui répond aux besoins et qui est offert en tout temps. À 18 reprises, j'ai demandé à l'actuel gouvernement libéral d'offrir du transport sécuritaire et abordable en Saskatchewan après l'élimination des services de la STC et de Greyhound.
Les libéraux passeront-ils à l'action dès maintenant pour assurer aux femmes et aux filles autochtones l'accès à des options de transport sécuritaires?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, l'enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées a demandé des mesures concrètes pour aider les familles des femmes disparues.
Les familles du Nord de la Saskatchewan s'attendent à ce que le gouvernement libéral prenne des mesures après le génocide de femmes autochtones. La famille de Happy Charles et celle de Myrna Montgrand ont besoin de soutien en santé mentale et de fonds pour les aider à retrouver leurs proches.
Les libéraux s'engageront-ils aujourd'hui à consacrer toutes les ressources nécessaires au dossier des femmes disparues ou assassinées du Nord de la Saskatchewan?
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NPD (SK)
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2019-06-03 13:01 [p.28394]
Madame la Présidente, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y a crise. La solution que le gouvernement nous propose passe vraiment à côté de la cible; ce n’est qu’un remède provisoire.
À Saskatoon, un autre journal local, le Saskatoon Express, vient de faire faillite. Je tiens à souhaiter bonne chance à Cam Hutchinson et à son personnel. C’est une période difficile. Le journal a fait faillite parce qu’il n’y avait plus de recettes publicitaires.
La proposition du gouvernement pourrait être utile, mais il n'en reste pas moins que le régime fiscal est injuste et que les multinationales tirent un revenu libre d’impôt des recettes des annonceurs, qui ne sont pas à la portée des petits journaux.
Le député ne reconnaît-il pas que la proposition actuelle des libéraux n’est tout simplement pas suffisante et qu’elle ne réglera pas le problème de la disparition des médias indépendants au pays?
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NPD (SK)
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2019-06-03 15:40 [p.28421]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui deux pétitions signées par des résidants des régions urbaines et rurales de la Saskatchewan. Ces pétitions portent sur la reconnaissance des droits inhérents des agriculteurs.
Les pétitionnaires demandent au Parlement d'inscrire dans la loi les droits inaliénables des agriculteurs et des autres Canadiens de conserver, de réutiliser, de sélectionner, d'échanger et de vendre librement des semences. En outre, ils demandent au gouvernement du Canada d'éviter de prendre des règlements aux termes de la Loi sur la protection des obtentions végétales qui éroderaient davantage les droits des agriculteurs et qui alourdiraient leur fardeau financier en restreignant ou en éliminant le privilège qui leur est accordé.
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NPD (SK)
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2019-05-31 13:50 [p.28370]
Monsieur le Président, j'offre mes condoléances au député, qui a perdu sa mère.
J'en profite, si on veut bien me le permettre, de souhaiter un joyeux anniversaire à ma fille, qui a 30 ans aujourd'hui. Elle sera présentée à la magistrature par le Barreau de la Colombie-Britannique et devient donc officiellement avocate aujourd'hui. J'en suis très fière.
La question que je pose à mon collègue est la suivante. Il y a une petite association communautaire dans ma circonscription, la Hudson Bay Park/Mayfair/Kelsey Woodlawn Community Association, qui m'a parlé de ses besoins en chauffage et en énergie pour sa patinoire dans ma localité. Bien que j'aie entendu le député expliquer pourquoi nous ne pouvons pas considérer les taxes comme progressives ou régressives, ne pense-t-il pas que certains particuliers et organismes à faible revenu devraient bénéficier d'un allégement fiscal et que ceux qui gagnent 150 000 $ pourraient payer plus? Un régime fiscal qui permet de financer un régime d'assurance-maladie et l'éducation postsecondaire profite à tous.
Si je pouvais l'entendre à ce sujet, je serais plus ouverte à certaines de ses suggestions, comme celle d'abolir la TPS sur le mazout.
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NPD (SK)
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2019-05-30 18:41 [p.28331]
Monsieur le Président, je demande encore une fois au gouvernement fédéral de contribuer à l'offre d'un moyen de transport sécuritaire, accessible et abordable pour les gens de la Saskatchewan.
Le dossier de la Saskatchewan Transportation Company préoccupe grandement les habitants de ma province. Beaucoup de gens, surtout dans les collectivités rurales et autochtones, ne peuvent plus visiter des proches, se rendre au travail ou à l'école, se déplacer pour des activités d'affaires ou accéder à des soins médicaux à la suite de la fermeture de la STC et de la réduction des services de Greyhound en Saskatchewan.
C'est pour moi l'une des dernières occasions à la Chambre de faire pression sur le gouvernement avant la fin de la législature. Je ferai donc ce pour quoi on m'a élue: je vais parler des expériences des gens de ma circonscription, faire entendre leurs préoccupations au Parlement et demander en leur nom que des mesures soient prises.
Abigail Murphy, une femme handicapée qui ne peut pas conduire, a affirmé ceci: « [...] la disparition de la STC a entraîné la disparition de mon indépendance et a grandement nui à mon estime personnelle et à ma capacité de visiter ma famille en toute liberté ».
Voici ce qu'avait à dire Valeria Middleton: « Alors que je suis presque une personne âgée, je n'ai plus accès à un réseau de transport public pour me rendre chez le médecin, et mes rendez-vous sont de plus en plus fréquents. Je ne vois plus beaucoup les membres de ma famille et, si j'avais l'argent nécessaire, j'envisagerais sérieusement de déménager à Saskatoon. Toutefois, qui a les moyens de payer les loyers là-bas? »
Michele Kiss dit que la fermeture de la Saskatchewan Transportation Company a fait du tort à son entreprise environnementale, car elle comptait sur cette société pour transporter ses pièces. Elle a dit devoir maintenant payer des employés pour aller en ville, ce qui représente des allers-retours de 3 à 4 heures pour lesquels elle doit payer un employé et du carburant; sinon, elle doit garder les machines à l'arrêt et suspendre le travail. Dans un cas comme dans l'autre, ce n'est pas pratique.
Un grand nombre de femmes autochtones sont forcées de faire de l'auto-stop, s'exposant à la violence et à la discrimination. Une conductrice a dit que deux femmes qu'elle avait aidées étaient d'ex-toxicomanes qui, depuis décembre, faisaient de l'auto-stop quotidiennement sur une réserve pour aller se faire traiter. Lorsqu'elles ont voulu faire appel à un taxi médical, elles ont essuyé un refus parce que ce sont des toxicomanes.
Marlene Bear a pris une auto-stoppeuse autochtone qui avait subi des attouchements d'un conducteur qui est devenu agressif lorsqu'elle a repoussé ses avances.
Une auto-stoppeuse en détresse a dit à CTV Regina qu'elle était bloquée sur l'autoroute à Grenfell alors qu'elle tentait de se rendre dans sa famille pour Noël. Elle a dit qu'elle souffrait d'une légère hypothermie et qu'elle avait failli mourir la veille. Elle disait qu'elle et son chien allaient mourir sur cette route et qu'il faisait de plus en plus froid.
Ce sont là des faits vécus. Des gens de la Saskatchewan sont isolés de leur famille, ne peuvent pas recevoir des traitements médicaux, perdent des clients, sont victimes de discrimination et de harcèlement et risquent de mourir lorsqu'ils tentent de se rendre d'une ville à une autre.
Beaucoup de gens espéraient que le gouvernement libéral serait différent. D'ailleurs, quelle est la position de mes collègues conservateurs de la Saskatchewan sur cette question? Pas un seul de ces députés n'a dit un mot pour les électeurs de leur circonscription. Ni le gouvernement libéral actuel ni les députés conservateurs de la Saskatchewan ne défendent les femmes autochtones, les personnes âgées et les personnes qui ne peuvent se déplacer par leurs propres moyens.
Les mesures timides et les beaux discours du présent gouvernement libéral et la façon dont il se décharge de ses responsabilités de même que le silence des députés conservateurs de la Saskatchewan constituent exactement le manque de leadership qui a mené à la crise sur une autoroute de la Colombie-Britannique, que l'on appelle la route des larmes. Va-t-il falloir que la même chose arrive pour que les gouvernements et les élus prennent le problème au sérieux, une route des larmes en Saskatchewan?
Pourquoi le gouvernement libéral n'intervient-il pas et ne fait-il pas d'efforts pour procurer un moyen de transport sûr et abordable aux Saskatchewanais comme il l'a fait pour les habitants d'autres provinces?
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NPD (SK)
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2019-05-30 18:47 [p.28332]
Monsieur le Président, le député et moi avons déjà discuté de cette question à la Chambre. Je tiens à répéter que, selon moi, ce qu'offre le gouvernement fédéral, c'est trop peu, trop tard. Il s'agit d'une demi-mesure à court terme qui ne réglera pas le problème auquel sont confrontés les habitants de la Saskatchewan sur les plans de l'équité et de la sécurité. Le secteur privé n'est pas intervenu et il ne le fera pas.
Le gouvernement libéral actuel agit comme bien d'autres gouvernements précédents, qu'ils soient d'allégeance libérale ou conservatrice: quand la situation se corse et que les gens ont besoin d'aide, le gouvernement s'en lave les mains, prétend avoir tenté d'agir, rejette le blâme sur les autres et laisse tomber.
Je tiens à remercier les personnes qui m'ont fait part de leur expérience. Je remercie Stephanie Sydiaha, qui réside dans ma circonscription, Cindy Hanson et Joanne Jaffe, qui sont professeures à l'Université de Regina, ainsi que toutes les personnes qui m'ont parlé de leurs difficultés et de leur expérience liées à la perte des services de transport qui étaient offerts par la Saskatchewan Transportation Company et Greyhound. Je souhaite qu'elles poursuivent leur bon travail et qu'elles continuent d'exercer des pressions sur le gouvernement. Je suis de leur côté.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, en février, le ministre a annoncé du financement pour apporter des améliorations grandement nécessaires aux dispositifs de sécurité de l'aéroport de Fond-du-Lac. Or, les libéraux demandent maintenant à la collectivité de présenter une nouvelle demande pour le financement déjà promis. Les libéraux sont très prompts à faire des promesses aux gens du Nord, mais ils agissent davantage comme les conservateurs, qui n'ont jamais daigné investir dans le Nord de la Saskatchewan. Les résidants du Nord en ont assez de se faire trahir par les libéraux.
Le premier ministre va-t-il honorer sa promesse à la collectivité de Fond-du-Lac en débloquant les fonds dès aujourd'hui?
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NPD (SK)
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2019-05-28 10:09 [p.28108]
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter une pétition qui a été signée par des centaines de Canadiens au nom de milliers d'enfants vulnérables.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada, qui souscrit aux normes énoncées dans la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, de reconnaître les obstacles associés à son propre système de paiements directs aux familles et de les éliminer. Ils demandent que les services financés, comme la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance, octroient le financement nécessaire aux mesures de soutien destinées aux enfants; que le gouvernement fournisse à tous les enfants l'Allocation canadienne pour enfants et les allocations spéciales qui leur sont destinées; qu'il établisse des normes dans le cadre du Transfert canadien en matière de programmes sociaux afin que tous les enfants bénéficient, sans aucune discrimination, des mesures spéciales de protection et d'aide; qu'il reconnaisse les besoins particuliers des enfants dont les parents sont toxicomanes et des enfants sans abri, afin d'améliorer leur qualité de vie et de faire en sorte qu'ils jouissent des mêmes droits que les autres enfants, comme le veut la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant; qu'il réduise le niveau de privation dont souffrent les enfants qui doivent déménager souvent pour des raisons liées à l'itinérance, à la toxicomanie ou à l'incarcération de leurs parents ou à leur placement sous la responsabilité du gouvernement; qu'il réduise les écarts entre les provinces et les territoires, qui contribuent à l'exclusion des enfants vivant dans des conditions qui ne sont pas prises en compte dans le cadre des règles d'admissibilité actuelles; et, enfin, qu'il renforce les mesures de soutien offertes aux enfants qui souffrent du plus haut niveau d'exclusion.
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NPD (SK)
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2019-05-28 13:16 [p.28131]
Monsieur le Président, j'aimerais faire écho à certains des commentaires faits par mes collègues du NPD et par mes collègues de l'opposition officielle.
En ce qui concerne la politique selon laquelle il n'y a pas de mauvaise porte, je souligne que les gens du milieu ont demandé qu'un point d'accès unique soit prévu dans les dispositions relatives aux personnes handicapées que le gouvernement mettra en place et appliquera.
Selon mon expérience et celle de nombreux Canadiens, en règle générale, les gouvernements ne sont pas très doués pour la collaboration entre les ministères et les organismes. Il y a beaucoup de cloisonnement. Je crains que nous affirmions qu'il n'y a pas de mauvaise porte, mais que les mécanismes requis pour y arriver ne soient pas mis en place sur le terrain. J'aimerais que le député explique comment cela se concrétisera pour les Canadiens.
Mon dernier commentaire concerne la Chambre des communes et nos bureaux de député au Parlement. Si j'ai bien compris, ce projet de loi ne s'appliquera pas au Parlement, à la Chambre des communes et aux bureaux des députés. Si c'est bien le cas, j'aimerais que le député explique ce qui est prévu concernant un projet de loi ou des règlements qui incluront dans le futur les bureaux des députés, autant ceux à Ottawa que ceux dans notre circonscription.
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NPD (SK)
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2019-05-28 18:49 [p.28176]
Madame la Présidente, il est rare qu'un député du NPD intervienne à la Chambre pour remercier un député conservateur. Il est encore plus rare qu'un politicien intervienne à la Chambre pour admettre son ignorance. Or, ce soir, je vais faire les deux.
Je tiens à remercier le député d'Abbotsford, qui est le parrain de la motion M-111. Ma collègue la députée d'Edmonton Strathcona m'a dit que c'est un brave type. Sa motion, qui vise à instaurer la semaine du patrimoine mennonite, m'a donné l'occasion d'en apprendre davantage sur la communauté mennonite de ma circonscription et de ma province, ainsi que sur son histoire. Au cours de mes recherches, je me suis rendu compte à quel point j'ignorais les nombreuses façons dont la communauté mennonite contribue à améliorer la qualité de vie des habitants de la Saskatchewan et, plus particulièrement, des résidants de ma circonscription, Saskatoon-Ouest.
Je vais me concentrer sur l'aspect de la motion qui dit que, pendant la semaine du patrimoine mennonite, nous allons souligner « la richesse de [la] culture [des mennonites], leur rôle dans la promotion de la paix et de la justice tant au pays qu’à l’étranger ».
Afin de sauver un peu la face, je précise que ce n'est pas tant que j'ignorais le travail accompli dans ma collectivité que je m'apprête à souligner, mais que j'ignorais qu'autant de programmes qui y sont offerts sont nés dans la communauté mennonite.
Cette année, en 2019, le Programme de parrainage privé de réfugiés aura 40 ans. Pendant 40 ans, les Canadiens ont ouvert leur cœur et leur porte-monnaie afin d'aider des réfugiés de partout dans le monde à venir s'établir au Canada et y commencer une nouvelle vie. Sept autres pays se sont inspirés de ce programme. À ce jour, le Programme de parrainage privé de réfugiés a permis d'accueillir et de réinstaller plus de 275 000 personnes, en plus des réfugiés parrainés par le gouvernement.
En 1979, l'organisme de service, de développement et de secours du Comité central mennonite a négocié un accord sans précédent visant à aider Ottawa à jumeler des familles vietnamiennes avec des parrains privés et à les accueillir au Canada sous le statut de résidents permanents. L'accord de parrainage a été signé en mars 1979 et beaucoup se rappelleront pourquoi tant de gens au Canada, y compris dans les communautés mennonites, se sont attelés à cette tâche.
Après la guerre du Vietnam, plus d'un million de réfugiés ont fui le Vietnam, le Cambodge et le Laos, ravagés par la guerre. Les Vietnamiens qui se sont embarqués sur de petits bateaux surchargés ont été appelés les « réfugiés de la mer ». Certains des survivants sont restés dans des camps de réfugiés pendant des années. C'est grâce à l'intervention et au leadership de la communauté mennonite du Canada que nous avons pu accueillir plus de 60 000 réfugiés. C'est ainsi que d'autres églises et d'autres communautés au Canada en sont venues à parrainer des réfugiés. C'était une première. C'est grâce au leadership de la communauté mennonite, qui a voulu trouver un moyen d'aider les victimes de la guerre à venir s'installer au Canada pour être en sécurité, que les Canadiens sont en mesure aujourd'hui de tendre la main aux réfugiés syriens.
En 2014, le Comité central mennonite de la Saskatchewan a célébré 50 années de travail et de service auprès des communautés de la province. Grâce au travail de coordination de la Société historique mennonite de la Saskatchewan, on a pu en préserver l'histoire, qui est accessible à tous sur Internet, même aux politiciens qui ont besoin de parfaire leur instruction. Cette ressource m'a permis d'apprendre qu'un organisme avec lequel j'ai travaillé pendant toute ma carrière à Centraide, et aujourd'hui en tant que députée, tire ses origines de la communauté mennonite.
Depuis 21 ans, le centre Global Gathering Place offre du soutien et une gamme complète de services aux nouveaux arrivants, aux immigrants et aux réfugiés de Saskatoon. Ce centre, qui aide aussi les nouveaux arrivants à s'installer et à repartir du bon pied, joue un rôle essentiel dans la collectivité et il a été fondé par les mennonites de la Saskatchewan. J'en ai un peu honte, mais je dois avouer que je l'ignorais. C'est pourtant vrai: il y a maintenant 21 ans, le Comité central mennonite de la Saskatchewan mettait sur pied le centre Global Gathering Place avec une petite somme d'argent, une boîte de jouets et une autre remplie de café et de fournitures. Il faut dire qu'il pouvait compter sur une femme extraordinaire, Belma Podrug, qui a fait ses débuts comme bénévole au sein du comité directeur.
Le Comité central mennonite de la Saskatchewan a soutenu le centre Global Gathering Place pendant plusieurs années avant que celui-ci vole de ses propres ailes. Belma est toujours à la barre de l'organisme, pour notre plus grand bonheur à tous. Le centre a pris énormément d'expansion, ce qui lui permet d'offrir chaque année plus de services et de soutien à davantage de nouveaux arrivants, à des milliers d'entre eux en fait. Que ce soit pendant mon passage à Centraide ou maintenant, j'ai toujours pu compter sur Belma et le centre Global Gathering Place pour m'aider à aider les autres.
La Banque canadienne de grains, qui prône la paix, la collaboration et le respect des droits de la personne, tire elle aussi ses origines de la communauté agricole mennonite. En 1983, la Banque alimentaire mennonite s'est associée à 15 églises et groupes confessionnels pour créer la Banque canadienne de grains. Les célébrations du 50e anniversaire du Comité central mennonite de la Saskatchewan ont d'ailleurs été l'occasion de souligner l'excellent travail de la Banque, qui a réussi à amasser plus de 1,76 million de dollars en dons dans l'ensemble de la province, dont un demi-million auprès des églises mennonites.
Ce mois-ci, j'ai eu le plaisir de rencontrer, pour marcher et discuter, Sol, Janessa et Holly, des gens de ma circonscription, étudiants et bénévoles pour l'organisme World Renew, un des partenaires de la Banque canadienne de grains. Nous discutions en marchant parce que nous étions tous pressés. Ces personnes sont venues me rappeler qu'elles ont l'intention de voter aux prochaines élections et elles voulaient savoir si j'appuyais la Banque canadienne de grains et le rôle du Canada dans le développement international. Elles m'ont pressée de continuer à défendre l'idée que le Canada doit remplir son engagement international de consacrer 0,7 % de son PIB au développement. J'ai dit que je le ferais. Je remercie Sol, Janessa et Holly de maintenir la pression sur les gouvernements pour qu'ils remplissent cet important engagement et de s'investir personnellement pour que le Canada soit un chef de file du développement international.
En terminant, je veux exprimer ma gratitude envers les églises mennonites et le Comité central mennonite, qui offrent de l'aide aux détenus, des êtres humains que nombre d'entre nous choisissons d'oublier.
La mission Micah est un organisme confessionnel, œcuménique et à but non lucratif qui vient en aide à des détenus et anciens détenus en Saskatchewan. Le mandat de la mission, qui a ouvert ses portes en 1974, s'inspire des travaux de justice réparatrice menés par le Comité central mennonite de la Saskatchewan. Le service offert est gratuit. Quelque 50 bénévoles offrent leur compassion et consacrent plus de 3 000 heures par an aux trois programmes offerts par la mission Micah.
Des programmes de jumelage de personnes et d'aumônerie communautaire permettent de mettre en contact des bénévoles avec des détenus ou d'anciens détenus en vue d'un retour harmonieux dans la collectivité. Un troisième programme, le programme des Cercles de soutien et de responsabilité, s'adresse aux délinquants sexuels qui s'apprêtent à retourner dans la collectivité. Son objectif est de réduire les risques de récidive et d'assurer ainsi la sécurité de la collectivité et des individus concernés.
J'ai à peine abordé le sujet de l'influence de la collectivité mennonite à Saskatoon-Ouest et le simple fait de la remercier semble bien peu de choses par rapport au rôle qu'elle joue. Je n'ai jamais été très bonne pour formuler des conclusions frappantes et je n'aurais pas fait une bonne vendeuse. J'ai donc pensé clore mon intervention en reprenant les mots de Ryan Siemens qui, à l'occasion du 50e anniversaire du Comité central mennonite de la Saskatchewan, tenait à remercier la communauté mennonite pour tout le travail qu'elle avait effectué.
Il l'a remerciée en ces termes:
Votre soutien permanent rend cela possible. Toutefois, cela n'arriverait pas à moins que ces gens ne ressentent un appel pour rencontrer le Christ de cette façon surprenante. Certes, nous savons comment les médias décrivent les détenus, mais lorsque vous laissez tomber les préjugés et les étiquettes, et que vous effectuez cette visite devant un café et une tablette de chocolat, vous voyez dans la personne en face de vous un être humain, fait à l'image de Dieu et qui, comme tout le monde, a besoin d'amitié et de pardon, de contact et d'espoir.
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NPD (SK)
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2019-05-17 11:41 [p.28005]
Monsieur le Président, les libéraux ont promis de faire de la politique différemment, mais concrètement, pour beaucoup de personnes âgées, le coût de la vie est encore trop élevé. C'est bien que nous ayons une ministre des Aînés, mais les habitants de ma collectivité n'ont toujours pas les moyens de payer les soins dont ils ont besoin en vieillissant. Nous devons faire mieux pour les gens qui ont bâti ce pays.
L'augmentation du Supplément de revenu garanti n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, et beaucoup de gens ne bénéficient pas de cette augmentation. Les personnes âgées de Saskatoon ont du mal à s'en sortir. Le gouvernement veillera-t-il à ce que les personnes âgées de Saskatoon puissent se payer les soins dont elles ont besoin pour vieillir dans la dignité ?
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NPD (SK)
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2019-05-13 12:06 [p.27664]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je me demande s'il y a quorum à la Chambre en ce moment.
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NPD (SK)
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2019-05-13 12:07 [p.27665]
Monsieur le Président, je suis déçue de prendre la parole à la Chambre au sujet du fait que l'on interrompt une fois de plus un débat prématurément sur un dossier important.
Je crois que c'est presque la 70e fois que le gouvernement doit utiliser cet outil pour faire avancer son programme. En tant que députée de l'opposition, j'estime que, en agissant ainsi, on porte indûment atteinte à mon privilège, qui est de pouvoir présenter le point de vue de mes concitoyens sur les projets de loi et les mesures législatives qui auront une incidence sur leur vie. Je suis très déçue qu'on nous empêche encore une fois de débattre pleinement d'un projet de loi pour lequel le public a émis beaucoup de commentaires et d'opinions, qui n'ont pas été inclus dans certains des amendements. Je prends une fois de plus la parole pour indiquer que, comme le gouvernement ne cesse de recourir à l'attribution de temps, je crains qu'on mine la démocratie à la Chambre.
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NPD (SK)
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2019-05-13 15:12 [p.27689]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter la pétition électronique E-2135, qui a été créée par mon concitoyen Jaris Swidrovich, le premier membre des Premières Nations qui s'identifie comme titulaire d'un doctorat en pharmacie au Canada. Sa pétition porte sur les produits et les services médicalement requis qui sont couverts par le Programme des services de santé non assurés pour les Premières Nations et les Inuits. Dans la plupart des provinces, les services d'évaluation des médicaments et de consultation sur les médicaments offerts par un pharmacien agréé sont inadmissibles à un remboursement dans le cadre du programme.
Les pétitionnaires demandent au ministre des Services aux Autochtones de rendre les services pharmaceutiques admissibles à un remboursement dans le cadre du Programme des services de santé non assurés dans les provinces et les territoires où ces services sont financés par l’État pour tous les autres citoyens. La pétition a été signée par plus de 900 Canadiens et, aujourd'hui, je suis fière de la présenter.
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NPD (SK)
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2019-05-10 11:02 [p.27624]
Madame la Présidente, en avril dernier, j'ai visité des résidences pour personnes âgées dans ma circonscription. Je tiens à remercier les gens de la Riversdale House, de la résidence St. George's, du Kiwanis Manor, de la King Edward Place, de la Harry Landa Court, des Shepherd Apartments, de la McNaughton Place et du McAskill Manor de leur hospitalité chaleureuse et des excellentes conversations que nous avons eues ensemble. J'ai appris beaucoup de choses.
Malheureusement, le thème qui est revenu le plus souvent, c'est que les prestations destinées aux personnes de 65 ans et plus ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Tous les jours, ces aînés doivent prendre des décisions difficiles entre se nourrir suffisamment — on peut oublier les aliments sains — ou se payer les médicaments essentiels à leur survie.
Dans le cas des aînés qui résident dans des logements abordables, toute bonification de leur pension, attribuable notamment à l'augmentation du coût de la vie qui est prise en compte dans le Supplément de revenu garanti ou la Sécurité de la vieillesse, entraîne une hausse du loyer.
Le gouvernement libéral doit être plus conscient que les politiques qui, selon lui, viennent en aide aux aînés à faible revenu ne contribuent pas vraiment à leur rendre la vie plus abordable. Les aînés de ma circonscription qui vivent de leur pension m'ont dit très clairement que la mise en place d'un programme universel d'assurance-médicaments leur rendrait la vie abordable. Ils ont besoin de ce programme et ils veulent en profiter maintenant.
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NPD (SK)
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2019-05-10 11:34 [p.27630]
Madame la Présidente, cette semaine, le secrétaire parlementaire du ministre des Finances se targuait de toute l'aide que le gouvernement apporte aux aînés. Remettons les pendules à l'heure. Cette aide n'améliore pas le sort des aînés de la Saskatchewan qui vivent d'un revenu fixe et qui habitent dans des logements abordables. En effet, lorsqu'on augmente le Supplément de revenu garanti ou la Sécurité de la vieillesse, leur loyer augmente aussi. Si l'inflation fait augmenter leurs prestations du Régime de pensions du Canada, leur Supplément de revenu garanti diminue.
Le gouvernement va-t-il faire adopter mon projet de loi, le projet de loi C-353, qui mettrait fin à la récupération des prestations et qui ferait en sorte que lorsqu'on augmente les prestations de pension, on améliore aussi la qualité des aînés à faible revenu?
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NPD (SK)
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2019-05-09 14:43 [p.27587]
Monsieur le Président, les patients de la Saskatchewan qui ont contracté le VIH doivent payer les antirétroviraux qui pourraient leur sauver la vie et prévenir la transmission du virus. Cela va directement à l'encontre de la Loi canadienne sur la santé. Pendant ce temps, de nombreux jeunes atteints du VIH dans la province meurent et c'est en Saskatchewan qu'il y a le taux le plus élevé de diagnostics de VIH.
Pourquoi le gouvernement libéral n'applique-t-il pas la Loi canadienne sur la santé en garantissant que tous les patients de la Saskatchewan ayant contracté le VIH aient le même accès au traitement et aux soins que les autres Canadiens?
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NPD (SK)
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2019-05-09 15:23 [p.27594]
Monsieur le Président, à plusieurs reprises, mes collègues ont voulu inscrire dans le projet de loi des obligations au titre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Actuellement, le projet de loi contient une mention de la déclaration dans le préambule, mais aucune obligation au titre de la déclaration.
Mon collègue pourrait-il nous expliquer pourquoi la Chambre se retrouve de nouveau avec un projet de loi visant les peuples autochtones qui n'inclut aucune obligation au titre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones?
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NPD (SK)
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2019-05-09 15:50 [p.27598]
Monsieur le Président, je pense que j'ai discuté avec le député un jour, après une intervention portant sur le premier ministre Diefenbaker. Nous avons été du même avis pendant un certain temps, puis nous avons commencé à avoir des opinions divergentes.
Les députés ministériels ont dit qu'ils avaient accepté des amendements de l'opposition concernant la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Je ne suis pas certaine que le député partage mon opinion, mais j'aimerais que la Déclaration figure dans le libellé du projet de loi. J'aimerais savoir ce qu'il en pense. Le gouvernement a inclus la Déclaration dans l'objet du projet de loi, en employant des expressions comme « contribuer à » et « faciliter ». Cependant, la Déclaration ne figure pas dans la partie contraignante du projet de loi. Selon moi, cela veut dire que le gouvernement n'est pas tenu de l'appliquer.
Je demanderais aussi au député de commenter le fait que nous n'ayons pas à attendre l'adoption d'un projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-262. Le gouvernement a tous les pouvoirs nécessaires pour inclure sur-le-champ certaines dispositions de la déclaration de l'ONU dans le projet de loi concernant les langues.
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NPD (SK)
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2019-05-09 16:13 [p.27601]
Monsieur le Président, comme beaucoup d'autres aujourd'hui, j'aimerais d'abord dire que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel non cédé des Algonquins anishinabes. J'espère qu'un jour, nous commencerons toutes les délibérations quotidiennes à la Chambre par cette déclaration. Je tiens également à souligner que ma circonscription se trouve sur le territoire du Traité no 6 et sur les terres ancestrales des Métis.
[La députée s'exprime en cri ainsi qu'il suit:]
[Les propos de la députée sont interprétés ainsi:]
Bonjour.
[Traduction]
C'est un honneur pour moi, au nom des habitants de ma circonscription, Saskatoon-Ouest, d'offrir une très brève salutation en cri. Je ne parle pas la langue. Il existe plus de 70 langues autochtones au Canada. Le cri est la plus répandue dans Saskatoon-Ouest.
Nous savons que les langues ancestrales parlées par les premiers peuples de la Saskatchewan et du Canada ne risquent pas seulement d'être de moins en moins utilisées, dans bien des cas, elles risquent de disparaître.
La Saskatchewan arrive au troisième rang pour la proportion de personnes qui indiquent avoir une langue maternelle autochtone au Canada. Elle est depuis des siècles la terre ancestrale de bien des premiers peuples, dont les Cris, les Assiniboines, les Saulteaux, les Dénés, les Dakotas, les Atsinas et les Pieds-Noirs. Bien des gens ne savent probablement pas que cinq langues autochtones sont parlées dans ma circonscription: le cri, l'ojibwé, le déné, le dakota et le mitchif. La plupart des gens ne savent d'ailleurs pas que la majorité des langues autochtones du Canada sont en péril et qu'il faut absolument agir pour assurer leur préservation, leur protection et leur promotion.
Bien que le projet de loi C-91 ait pour objet de préserver et de protéger les langues autochtones au Canada et d'essayer de faire de nos antécédents coloniaux une affaire du passé, il laisse énormément à désirer à mon avis. Hélas, je ne pense pas que ses résultats seraient à la hauteur des attentes.
Mon distingué collègue néo-démocrate d'Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou, qui a participé à la rédaction de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, a exprimé d'importantes réserves au stade de la deuxième lecture, à propos de l'efficacité de cette mesure législative. Il espérait que le comité se penche là-dessus, alors je vais me faire son porte-parole.
Premièrement, le projet de loi ne prévoit pas de financement et n'indique pas qu'un financement important sera affecté à la protection des langues autochtones au Canada.
La protection et la promotion des langues autochtones nécessitent un soutien financier stable à long terme, en fonction des besoins des communautés autochtones et offert en respectant le principe du consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause. Cependant, depuis quatre longues années, plutôt que de prendre des mesures décisives pour protéger, préserver, promouvoir et soutenir financièrement les langues autochtones, le gouvernement fédéral a surtout laissé la responsabilité d'éduquer nos jeunes à nos dévoués enseignants, aînés et locuteurs en général. Ces leaders communautaires et gardiens des langues ont accompli un travail remarquable pour élaborer des programmes, créer du matériel, trouver des installations et recueillir des fonds pour protéger leurs langues.
Une de ces leaders qui habite dans ma circonscription, Saskatoon-Ouest, est Belinda Daniels. Belinda est membre de la Première Nation de Sturgeon Lake. Elle est une éducatrice et une enseignante des écoles publiques de Saskatoon. Belinda vient d'une génération de Cris qui ont grandi dans la honte et l'appréhension pour avoir essayé d'apprendre leur propre langue. Donc, une fois adulte, Belinda a fondé la Nehiyawak Summer Language Experience, un camp d'été d'immersion linguistique qui a lieu chaque année depuis 13 ans à Wanuskewin, en Saskatchewan, et qui accueille tous ceux qui veulent apprendre la langue crie.
Belinda est une vraie leader. Je tiens à la remercier de son merveilleux travail acharné pour préserver et promouvoir la langue de son peuple.
Belinda, à l'instar d'autres personnes qui travaillent très fort pour enseigner les langues autochtones, a besoin d'un gouvernement fédéral qui lui offrira un appui financier substantiel et significatif pour l'aider à préserver et à protéger nos langues et nos cultures traditionnelles au Canada. Malheureusement, le projet de loi C-91 ne prévoit aucune disposition à cet effet, et le gouvernement a rejeté tous les amendements de l'opposition qui ont cherché à offrir cette assurance.
Passons à la deuxième lacune du projet de loi, qui porte sur le statut accordé aux langues autochtones. Au cours de la rédaction, on aurait dit au gouvernement qu'il fallait définir le statut des langues autochtones au Canada. Or, le projet de loi ne prévoit rien de tel. Les néo-démocrates aimeraient que les langues autochtones soient reconnues comme des langues officielles ou qu'elles aient un statut spécial. Cette reconnaissance devrait être formulée et mise en oeuvre en collaboration avec les peuples autochtones.
Le troisième aspect problématique, dont j'ai déjà parlé plus tôt aujourd'hui, concerne les droits autochtones, plus précisément les articles 11 à 16 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Le projet de loi dont nous sommes saisis aujourd'hui n'inclut pas dans son libellé, et donc dans ses parties juridiquement contraignantes, les droits inhérents des peuples autochtones par rapport à leurs langues, comme il est énoncé dans la déclaration.
Le Nouveau Parti démocratique voulait que les articles 11 à 16 de la déclaration soient inclus de façon explicite dans le projet de loi. Nous avons proposé un amendement à cette fin, mais il a été rejeté par le gouvernement.
J'aimerais finalement parler de deux aspects qui sont particulièrement troublants pour certains, moi y compris.
Premièrement, pour une raison quelconque, le gouvernement n'a inclus aucune mention de la rafle des années 1960 dans le paragraphe du préambule qui parle des politiques et des lois racistes et discriminatoires du gouvernement du Canada qui ont été néfastes pour les langues autochtones et qui ont contribué de manière importante à l'érosion de celles-ci.
Lors de la rafle des années 1960, plus de 20 000 enfants autochtones ont été volés à leur famille, placés en foyer d'accueil et adoptés par des familles non autochtones. À cette époque, le gouvernement de la Saskatchewan a mis en oeuvre un programme d'adoption d'enfants métis. Financé conjointement par le gouvernement fédéral et le gouvernement de la Saskatchewan, ce programme, dont on faisait parfois la promotion dans les petites annonces des journaux locaux, encourageait les familles non autochtones à adopter un enfant autochtone.
La rafle des années 1960 et le programme d'adoption d'enfants métis faisaient partie des politiques gouvernementales racistes qui visaient à détruire les familles autochtones, allant par le fait même à l'encontre des droits fondamentaux des enfants autochtones et de leur famille, y compris le droit de parler leur langue et de pratiquer leur culture.
Le projet de loi C-91 aurait dû prendre en considération ces politiques gouvernementales racistes pour que tout le monde puisse savoir ce qui a mené à la situation actuelle et comprendre pourquoi il est si important d'adopter un projet de loi comme le projet de loi C-91.
Enfin, le projet de loi C-91 n'exigerait pas que le commissaire aux langues autochtones soit une personne autochtone. C'est ce commissaire qui surveillerait l'application de cette loi. Cependant, les députés ministériels ont rejeté les tentatives du NPD d'assurer une supervision autochtone de la mise en oeuvre du projet de loi.
Bien qu'à l'étape de la deuxième lecture les députés ministériels avaient promis de collaborer avec les partis de l'opposition et d'autres députés et d'être ouverts aux amendements qui amélioreraient le projet de loi, j'ai l'impression qu'il a été présenté à la Chambre aujourd'hui sans que pratiquement aucun amendement de fond proposé par l'opposition n'y ait été inclus.
En résumé, le gouvernement a rejeté les demandes de l'opposition et d'autres députés, qui souhaitaient que le statut des langues autochtones au Canada soit défini, que la supervision autochtone des programmes fédéraux soit renforcée, qu'une référence explicite aux obligations de notre pays en vertu de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones soit faite, que des moments importants de notre histoire coloniale soient inclus et, enfin, qu'un financement adéquat soit fourni afin que les langues autochtones puissent entrer dans une nouvelle ère de revitalisation.
De toute évidence, le colonialisme n'est pas encore derrière nous. J'exhorte tous les députés à faire mieux.
Pour terminer, je suis profondément déçue — je crois que c'est le mot juste — que cette législature ait raté l'occasion de créer conjointement avec les peuples autochtones un projet de loi sur les langues autochtones qui aurait vraiment transformé la vie des gens.
En terminant, je tiens à souligner le travail de ma collègue, la députée de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill. Cette députée a montré aux parlementaires comment collaborer à l'égard des projets de loi. Elle prouve que la collaboration porte fruit. Le leadership dont elle a fait preuve en présentant son propre projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-369, est tout à fait louable.
Malheureusement, en ce qui concerne le projet de loi C-91, son leadership et ses connaissances en tant que femme autochtone dénée n'ont pas été pris en considération. Malgré les efforts qu'elle a déployés, au prix de grands sacrifices, on nous demande d'appuyer un projet de loi grandement lacunaire. Je cite la députée:
Le projet de loi est un pas dans la bonne direction, mais quelle est la destination que nous visons? Voulons-nous des demi-mesures qui amélioreraient légèrement l'enseignement des langues autochtones au Canada, ou souhaitons-nous modifier fondamentalement la société canadienne pour respecter pleinement les langues autochtones, reconnaître leur place dans notre culture et créer une génération de jeunes Autochtones qui parlent la langue que leurs ancêtres ont parlée pendant des générations?
J'aurais souhaité que nous débattions aujourd'hui d'un projet de loi instaurant le changement fondamental qu'espérait ma collègue.
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NPD (SK)
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2019-05-09 16:24 [p.27603]
Monsieur le Président, je m'attendais à ce que mon collègue soulève ce point. Je respecte qu'il ait indiqué à plusieurs reprises que le projet de loi mentionne la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, toutefois, comme je l'ai souligné dans mes commentaires, elle n'est pas mentionnée dans la partie ayant force exécutoire du projet de loi. Il s'agit d'une distinction extrêmement importante.
Je n'ai jamais dit qu'aucun amendement n'avait été accepté. Dans mon discours, j'ai parlé d'amendements qui me semblaient très importants et qui auraient dû être inclus dans le projet de loi pour l'améliorer considérablement.
Aucun député de ce côté-ci de la Chambre n'a entravé la capacité du gouvernement de faire ce travail rapidement et correctement. J'ai entendu le secrétaire parlementaire dire qu'il était ouvert aux amendements. Je ne pense pas que ce sont tous les amendements de fond qui ont été proposés qui ont été inclus dans le projet de loi par le gouvernement. C'est pour cette raison que je trouve que le projet de loi laisse beaucoup à désirer.
Je n'ai pas indiqué dans mon discours si j'appuierai le projet de loi. Je voulais que le gouvernement prenne conscience que le projet de loi comporte de nombreux problèmes, et c'est pourquoi j'ai énoncé ceux-ci dans mes observations.
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NPD (SK)
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2019-05-09 16:28 [p.27603]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue d'avoir souligné un autre aspect du projet de loi, que je n'ai pas eu la chance d'aborder dans mon discours. Il s'agit des objections soulevées par les Inuits sur le fait que le projet de loi ne protège pas leur langue et que le gouvernement ne les a pas consultés.
Je suis une non-Autochtone qui ne parle pas une langue autochtone. On pourrait penser que le secrétaire parlementaire et moi sommes tout à fait en droit de dire qu'il s'agit d'un bon début et que nous devrions aller de l'avant, mais ce n'est pas le cas. Le projet de loi ne parle pas de mon identité et de ma culture. Il ne s'agit pas de choisir entre deux options.
Comme l'a dit l'intervenante précédente, il est important de faire une pause, d'écouter ce que les autres ont à dire et de faire le bon travail que nous sommes censés réaliser. J'essaie de mon mieux de le faire, mais c'est très difficile, étant donné le contenu du projet de loi.
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NPD (SK)
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2019-05-09 16:40 [p.27604]
Monsieur le Président, c'est mon premier mandat à la Chambre, et j'ai beaucoup appris de la députée.
Après avoir travaillé dans le milieu communautaire, ce qui m'a amenée à intervenir auprès de gouvernements, je crains que les gouvernements — je dis bien les gouvernements, et non les personnes — aient tendance à cocher des cases et à dire qu'ils ont accompli quelque chose. Voilà ce qui m'inquiète au sujet de ce projet de loi: il ne va pas assez loin.
J'abonde dans le même sens que la députée: quelle que soit l'issue aujourd'hui — et nous savons tous ce qu'elle sera, puisque le gouvernement est majoritaire —, je continuerai moi aussi d'oeuvrer pour améliorer le projet de loi.
J'aimerais donner l'occasion à la députée de faire d'autres commentaires à ce sujet.
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NPD (SK)
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2019-05-08 19:07 [p.27542]
Monsieur le Président, il y a une semaine, j'ai demandé pour la sixième fois au gouvernement libéral ce qu'il comptait faire pour que les Saskatchewanais touchés par l'arrêt des services de STC et de Greyhound puissent se déplacer de manière sûre et équitable. Je lui ai posé la même question six fois, et je n'ai jamais eu de réponse. J'espère pour les habitants de la Saskatchewan que cette fois-ci sera la bonne.
De nombreuses personnes, surtout celles qui vivent dans une région rurale ou éloignée ou encore dans une communauté autochtone, sont incapables de se rendre dans les localités avoisinantes pour aller voir leurs proches, travailler, mener leurs affaires, étudier ou même consulter un médecin depuis que les services de STC et de Greyhound ne sont plus offerts. De nombreuses femmes autochtones sont incapables de se rendre d'une communauté à l'autre en toute sécurité.
Je suis persuadée que le premier ministre n'a pas oublié la route des pleurs et qu'il ne voudrait pas que les femmes et les jeunes filles autochtones soient obligées de déambuler sur les grandes routes, de faire du pouce ou de se tourner vers Internet pour demander à un étranger de les embarquer au lieu de pouvoir compter sur un service sûr, fiable et abordable de transports en commun. J'ai donc du mal à comprendre pourquoi son gouvernement et lui ne font rien pour dénouer l'impasse dans laquelle se trouve ma province.
La dernière fois que j'ai posé la question, le premier ministre a reconnu que le service laissait à désirer depuis que le secteur privé a déserté ma province. Il m'a invitée à appeler le gouvernement de la Saskatchewan à collaborer avec les autorités fédérales. Je dois admettre que cette réponse m'a paru plutôt étrange.
Le premier ministre semble penser qu'un partenariat consiste simplement à partager les coûts. À défaut de s'entendre sur les coûts, il ne peut pas y avoir d'entente et, donc, de partenariat.
Ma réponse à cela est qu'il existe déjà un partenariat. Les gouvernements fédéral et provincial sont responsables de la sécurité et du bien-être de tous les Canadiens, même ceux qui habitent en Saskatchewan. Ce partenariat est permanent et ne peut être dissous parce que l'un des partenaires ne remplit pas ses propres obligations. Toutefois, le gouvernement semble penser le contraire.
Plutôt que de remplir ses obligations envers les Saskatchewanais, le gouvernement libéral fédéral se contente de ne rien faire et attend que ses homologues provinciaux conservateurs fassent les premiers pas pour agir.
Je ne crois pas un instant que c'est ce que le Parti de la Saskatchewan fera dans ma province. Le premier ministre Moe et son gouvernement conservateur ont jugé bon, en fait, de se débarrasser d'une importante société d'État et de laisser les gens littéralement en rade dans les communautés autochtones et les collectivités rurales.
Toutefois, cela ne signifie pas que le premier ministre du Canada doit en faire autant. Beaucoup de gens espéraient que le premier ministre et son gouvernement libéral feraient mieux les choses que leurs homologues conservateurs et qu'ils protégeraient les femmes et les filles autochtones, les personnes âgées et celles qui ont de la difficulté à se déplacer par leurs propres moyens.
Le gouvernement provincial doit répondre de ses mauvaises décisions et il le fera, mais je me demande pourquoi le gouvernement libéral fédéral se démet de ses responsabilités envers les gens de la Saskatchewan? Pourquoi le gouvernement ne veille-t-il pas à ce que les habitants de la Saskatchewan disposent de moyens de transport sûrs et abordables, comme il l'a fait pour les Canadiens qui vivent dans les autres provinces?
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NPD (SK)
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2019-05-08 19:13 [p.27543]
Monsieur le Président, je dois reconnaître que le gouvernement a effectivement proposé une solution pour faire face à la crise, mais ce qui m'inquiète, c'est que c'est une solution à court terme et qui implique un financement minimal. Je pense que le gouvernement fédéral sait pertinemment que le gouvernement provincial de la Saskatchewan n'attache aucune valeur aux transports en commun accessibles et à prix abordable ni à la protection des personnes les plus vulnérables de la société. En conséquence, je ne vois pas comment le gouvernement fédéral a pensé que cette solution de partage des coûts temporaire, timide et peu coûteuse réglerait la crise, ou bien supposait-il que son offre serait simplement rejetée?
Je veux que le gouvernement propose une solution réelle et durable. Il a aujourd'hui l'occasion de faire preuve de responsabilité et de leadership en venant en aide à la population de la Saskatchewan. En conséquence, je veux voir le gouvernement s'atteler à la crise des transports que subissent mes concitoyens et toute la population de la Saskatchewan.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, c'est la Semaine de la santé mentale de l'Association canadienne pour la santé mentale, et je veux « parler haut et fort » des soins de santé mentale dans le Nord de la Saskatchewan.
Dans ma circonscription, il peut être compliqué d'obtenir l'aide dont on a besoin. Les travailleurs en santé mentale sont embauchés par des conseils tribaux, des réserves et les autorités sanitaires d'Athabasca et de la Saskatchewan pour travailler dans des cliniques et des hôpitaux, toujours dans le but d'aider les aînés et les jeunes de nos communautés à mieux vivre, de jour en jour.
Il peut être difficile de parler de ce que l'on vit, mais c'est uniquement en faisant part de ses expériences qu'on peut obtenir de l'aide. Nous méritons tous de nous sentir bien et de vivre dans la dignité. C'est ce que les travailleurs en santé mentale dans le Nord de la Saskatchewan aident les habitants de leur collectivité à faire tous les jours.
Je tiens à remercier tous ces travailleurs.
Je veux aussi souhaiter un joyeux anniversaire aux triplés Petit de Buffalo Narrows, qui célèbrent leur 52e anniversaire aujourd'hui.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, le premier ministre et son cabinet consacrent beaucoup de temps à renforcer la relation qui compte le plus pour le premier ministre, mais ce n'est malheureusement pas sa relation avec les peuples autochtones. Il continue de penser avant tout à servir les intérêts des libéraux, tandis que les peuples autochtones doivent composer avec les promesses sans lendemain du gouvernement. Les communautés de ma circonscription ont du mal à trouver des logements sûrs et abordables, des emplois locaux bien rémunérés et des soins médicaux de qualité offerts à proximité. Quand le premier ministre se décidera-t-il à agir pour aider les communautés des Premières Nations, comme il l'a promis?
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NPD (SK)
Madame la Présidente, comme je parle couramment le déné, je suis heureuse d'apporter ma contribution. J'ai participé aux travaux du comité. De nombreux témoins ont parlé de manières d'améliorer ce projet de loi et de l'importance d'en faire la meilleure mesure législative possible pour le Canada. Toutefois, les déceptions sont nombreuses.
J'ai une question importante pour le gouvernement, que j'ai d'ailleurs déjà posée à l'extérieur de cette enceinte. Les amendements que nous avons proposés, et qui visent à renforcer ce projet de loi, nous viennent des témoins qui se sont présentés. La mesure législative proposée est une mesure modeste, qui ne tient pas compte de la situation dans son ensemble.
Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas pris en considération l'excellent travail des témoins, ainsi que les amendements qu'ils ont présentés aux députés et au comité?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je vais saisir l’occasion pour apporter quelques clarifications. Le projet de loi me tient beaucoup à cœur, étant moi-même de langue dénée, et il tient à cœur aux citoyens de ma circonscription et de tout le Canada qui parlent couramment le déné, le cri, le michif et d’autres langues. Je trouve les travaux du comité frustrants. J'aimerais savoir ce que la députée a pensé quand mon collègue et moi avons déposé un amendement demandant que le commissaire aux langues soit autochtone, ce qu’a refusé le parti au pouvoir. Qu’en pense-t-elle?
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NPD (SK)
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2019-05-02 12:23 [p.27280]
Monsieur le Président, j’aimerais offrir à ma collègue la possibilité de dire quelques mots sur l’opinion du gouvernement voulant que nous nous soyons plutôt bien débrouillés parce que nous avons réussi à faire adopter quelques amendements. Pour quelques-uns d’entre nous, certains des amendements qui n’ont pas été adoptés étaient extrêmement importants et auraient vraiment amélioré le projet de loi, y compris l'idée de nommer une personne autochtone au poste de commissaire aux langues autochtones, de s’assurer que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones figure véritablement dans le texte du projet de loi afin qu’elle soit exécutoire et, enfin, de pouvoir qualifier la rafle des années 1960 de politique préjudiciable pour les Autochtones. Tous ces amendements ont été rejetés.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je vais commencer par remercier ma collectivité du soutien qu’elle m’a donné, ainsi qu’à mes parents, mes frères et sœurs et mes cousins Dean, Debra, Desi et Dallas. J’aimerais particulièrement rendre hommage à feue ma cousine, Danielle Herman, également appelée Superstar.
Je prends la parole aujourd’hui de façon quelque peu inattendue et spontanée pour parler une fois de plus du projet de loi C-91, une loi sur les langues des Premières Nations, des Métis et des Inuits. En tant que Dénée qui a grandi sur un territoire de piégeage, parlant la langue et s’instruisant de la terre, je sais à quel point cette loi est importante et combien il est important qu’elle soit bien formulée.
Je dois dire que ce n’est qu’il y a 15 heures environ que j’ai appris que ce projet de loi serait débattu ce matin. J’ai appris hier soir que nous en ferions la troisième lecture, beaucoup trop tard pour pouvoir disposer des 48 heures de préavis requises pour qu’un interprète déné puisse venir à la Chambre afin que je puisse parler ma langue.
Quand je parle avec des électeurs dans mon coin, je m’efforce, aussi souvent que possible, de parler notre langue, parce que c’est à la fois un geste de résistance et une façon de renforcer les liens communautaires. Quand nous parlons notre langue, nous partageons notre expérience, notre histoire et nos histoires. Quand nous parlons notre langue, que ce soit le déné, le cri ou le mitchif, nous nous rappelons mutuellement que nous avons survécu aux pensionnats indiens et que nous continuons à parler cette langue, même si le Canada ne voulait pas que nous le fassions.
Que je doive parler ici aujourd’hui une langue que j’ai apprise pour que ce soit plus pratique pour les autres, sans qu'on m'ait donné les moyens d'avoir un interprète pour qu’une grande proportion de mes concitoyens puisse suivre un débat sur un projet de loi qui touche directement l’avenir de leur propre langue, que je doive parler sans interprétation, est extrêmement décevant et, une fois de plus, la preuve qu'on attend des membres des Premières Nations qu'ils se plient aux conditions de leurs colonisateurs. Le gouvernement qualifie ce projet de loi d’acte de réconciliation, mais ce qui se passe dans les coulisses est bien loin de la réconciliation.
Tout au long des deux premières lectures de ce projet de loi et des nombreuses réunions du comité, mes collègues et moi n’avons cessé d’entendre les deux mêmes choses. Premièrement, que ce projet de loi n’était pas parfait. Le ministre du Patrimoine nous l’a dit, suivi des chefs des organisations autochtones. L’ITK, pour sa part, a dit à maintes reprises que le projet de loi ne répondait pas aux besoins spécifiques des Inuits. Les locuteurs et les professeurs de langues autochtones nous ont dit qu’ils ne comprenaient pas ce que ce projet de loi allait leur donner. Au lieu de proposer une réponse sérieuse aux objections tout à fait réelles des défenseurs des langues autochtones et du NPD, le gouvernement s’est contenté de répéter que, malgré ses imperfections, le projet de loi C-91 était une première étape importante d’un projet beaucoup plus vaste qui visait à protéger et à réhabiliter les langues autochtones.
Le gouvernement nous a dit qu’il devait donner suite aux appels à l’action 13, 14 et 15 de la Commission de vérité et réconciliation, et que, même s’il y avait encore beaucoup à faire, ce projet de loi était un pas dans la bonne direction.
Entendons-nous bien. On ne peut pas crier victoire en ne franchissant que les premières étapes qui conduiront à un projet de loi satisfaisant sur les langues autochtones, de même qu’on ne peut pas prétendre connaître une langue étrangère si on ne sait que compter jusqu’à 10 ou encore affirmer qu’on a terminé un marathon si on n’en a parcouru que le premier kilomètre. Moi qui suis autochtone, je n'ai cessé de me faire dire par le gouvernement qu’il voulait tourner la page, repartir à zéro, faire les choses différemment, se donner une nouvelle orientation, ou quelque autre nouvel euphémisme du genre. Je crois pouvoir parler au nom de la grande majorité des peuples autochtones qui ne sont pas prêts à tout recommencer encore une fois. Nous ne voulons plus qu’on nous promette de meilleurs lendemains si ces promesses ne sont pas suivies d’actions concrètes et de financements conséquents. Nous ne voulons pas qu’on nous promette un meilleur projet de loi demain, parce que nous n’avons aucune garantie de traiter avec un partenaire bien disposé à notre égard.
Lorsque le ministre du Patrimoine a comparu devant le comité pour présenter son projet de loi, il nous a dit qu’il était prêt à envisager des amendements. Un grand nombre d’aînés, d’organisations et de professeurs de langue qui ont été consultés nous ont dit que les recommandations qu’ils avaient faites n’avaient été prises en compte dans le projet de loi.
Un grand nombre de ces aînés, organisations et professeurs de langue ont comparu devant le comité pour apporter leur témoignage et donner des conseils et des recommandations. C’est en toute bonne foi et en sachant que c’était là la volonté de ceux qui savaient mieux que nous que le NPD, le Parti vert, les conservateurs et le député du Nunavut ont proposé en comité un certain nombre d’amendements pour améliorer le projet de loi, mais ils ont été pratiquement tous rejetés.
J’aimerais prendre le temps d’expliquer à mes collègues pourquoi les amendements que nous avons proposés au nom de ces gens-là étaient si importants. À plusieurs reprises, le NPD et le député de Nunavut ont essayé de faire reconnaître dans la loi les besoins linguistiques spécifiques des Inuits, conformément aux recommandations que l’ITK et son président, Natan Obed, ont faites au comité. L’une des choses qui nous ont le plus surpris, c’est d'apprendre qu’au Nunavut, il y a en fait plus de professeurs anglophones que d’élèves anglophones, et que les programmes d’enseignement de l’anglais et du français reçoivent plus d’argent que les programmes d’enseignement de l’inuit.
Les Inuits voulaient un projet de loi adapté à leurs besoins spécifiques, et l’ITK a proposé un certain nombre d’amendements raisonnables et bien réfléchis, mais le gouvernement les a tous rejetés.
Le député de Nunavut a présenté, en pensant à sa communauté, un amendement qui aurait permis au gouvernement de conclure des ententes avec des gouvernements provinciaux et autochtones dans le but de mieux répondre aux besoins linguistiques des habitants de certaines régions bien précises. Son amendement, qui avait été mûrement réfléchi, aurait permis d’offrir des services fédéraux en langues autochtones, dans le cadre d’une entente de nation à nation sur la nature des besoins à satisfaire.
Dans un territoire où la grande majorité des gens parlent l’inuktitut, offrir des services gouvernementaux dans cette langue aurait été un symbole de décolonisation important. Or, les services sont offerts soit en français soit en anglais, si bien que trop de gens n’y ont pas accès. En rejetant cet amendement, le gouvernement refuse de satisfaire les besoins des Inuits.
Cet amendement s’inscrivait dans le dialogue que nous avons entamé au sujet du statut des langues autochtones au Canada. Les députés ne sont pas sans savoir que, pendant des décennies d’oppression exercée par le gouvernement fédéral, les pensionnats et les écoles, les locuteurs de langues autochtones se sont fait dire qu’eux aussi bien que leurs langues n’avaient pas leur place au Canada.
Nous assistons aujourd’hui à la renaissance de nos langues, à telle enseigne que nous nous sentons libres de les parler dans nos maisons et dans nos communautés. De plus en plus de jeunes se familiarisent avec les traditions et les langues de leurs aînés et de leurs parents et parlent ces langues à l’école et dans la communauté. Nos aînés n’hésitent pas à offrir leurs services pour enseigner leur langue; ils ne craignent plus des représailles si on les surprend à transmettre leurs connaissances. Des locuteurs de langues autochtones organisent des camps et des programmes d’été où ils enseignent leur langue. Soit dit en passant, ces locuteurs de langues autochtones se font dire par le gouvernement que c’est bien ce qu’ils font pour leur peuple.
Toutefois, les gouvernements, qu’ils soient provinciaux ou fédéral, n’accompagnent pas le travail des professeurs de langue en leur offrant des financements et des ressources pour développer l’apprentissage ou la préservation des langues, selon nos propres paramètres. En Saskatchewan, par exemple, la province vient d’annoncer que les élèves du secondaire pourront désormais suivre des cours en déné et en cri, ce qui est une excellente initiative. Malheureusement, les professeurs de langue sont bien placés pour savoir que l’enseignement d’une langue doit être financé tout au long du parcours scolaire, à commencer par la maternelle. L’enseignement d’une langue se fait à tous les âges, à tous les niveaux et durant toute la vie.
Ce que nous n’avons pas obtenu, c’est la reconnaissance du statut de nos langues. Sans ce statut, nous n’obtiendrons pas les financements nécessaires pour l’éducation. Nous n’obtiendrons pas les financements nécessaires pour la préservation de nos langues. Nous n’obtiendrons pas les financements nécessaires pour aller de l’avant.
Je sais que la question du statut a des répercussions concrètes qui préoccupent le gouvernement, mais je pense que celui-ci ne voulait pas vraiment s’attaquer à cette question, ce qui aurait pourtant été un symbole de réconciliation et de décolonisation manifeste. Finalement, il est plus facile de crier victoire pour des réformettes que d’avoir le courage d’entreprendre de vraies réformes.
Je rêve du jour où les Autochtones du Canada pourront avoir accès à des services gouvernementaux dans leur propre langue, mais ce jour n’est pas encore venu.
Une des autres grandes inquiétudes dont m’ont parlé mes concitoyens concerne le rôle du commissaire aux langues autochtones. Je comprends que la supervision du financement, du rétablissement et de la préservation des langues autochtones nécessitent une structure administrative, et le projet de loi la prévoit, mais les professeurs de langue et les organisations autochtones ne savent pas quels seront les pouvoirs du commissaire aux langues, en quoi ils influeront sur leurs activités quotidiennes ou comment les modèles de financement seront établis. Tout ce que nous savons pour l’instant, c’est que les professeurs de langue devraient sans doute passer par un autre palier de bureaucratie, un autre processus de demande pour obtenir des fonds.
Ce que nous savons aussi, c’est que les aînés et les professeurs de langue savent ce qui est mieux pour leurs propres communautés. La création d’un autre palier administratif par lequel les professeurs devront passer est préoccupante pour deux raisons. Premièrement, le gouvernement devrait par principe financer les programmes de langues directement, au lieu d’accepter les frais généraux élevés que représente un nouvel organisme public. Deuxièmement, les professeurs relèveront d’un commissaire aux langues qui sera peut-être habilité à dire si certains modes d’apprentissage et de préservation ne sont pas assez bons, sans connaître une langue ou un groupe culturel particulier et ses besoins.
Si nous faisons cas des commentaires des professeurs de langue qui oeuvrent sur le terrain, le projet de loi doit faire passer les personnes avant. Tel qu’il est écrit, je ne vois pas bien, ni les professeurs, ce que la loi sur les langues autochtones fera pour ces langues.
De plus, nous avons proposé au comité du patrimoine un amendement visant à garantir que le commissaire aux langues autochtones et les directeurs de son bureau seront membres des Premières Nations, métis ou inuits. Il est tellement important que le commissaire aux langues soit autochtone. Le vécu d’un Autochtone, le fait de savoir ce à quoi sont confrontées nos communautés, de connaître l’histoire de notre peuple, la résistance que nous avons opposée au gouvernement canadien et l’expérience quotidienne de la vie dans ce pays sont indispensables au commissaire aux langues autochtones.
Nous voulions inscrire dans le projet de loi cette expérience et cette connaissance personnelles minimales à ce poste, car nous savons combien elles seront importantes. On nous a répondu au comité que ce que nous demandions était inconstitutionnel, mais que le gouvernement ferait tout son possible pour qu’un Autochtone occupe le poste de commissaire. Ce que dit le gouvernement libéral, c’est qu’il veut protéger la Constitution, mais agir contre elle. Il veut respecter un document colonial, mais il utilise des mots pour dire qu’il est de notre côté malgré lui.
Ce qui me préoccupe le plus, et qui préoccupe beaucoup de mes concitoyens, c’est que le poste de commissaire aux langues autochtones puisse faire l’objet d’une nomination politique et revienne à quelqu’un qui est animé de bonnes intentions, mais qui ne comprend pas totalement nos expériences.
À presque chacune des rencontres entre le comité et les ministères du Patrimoine canadien, des Services aux Autochtones et des Relations Couronne-Autochtones, ces ministères sont représentés par des non-Autochtones. Les ministres et les professionnels de ces ministères sont éduqués et bien intentionnés, mais il y aura toujours une barrière qui les empêchera de comprendre totalement nos communautés et leurs besoins, car leur expérience de vie est profondément différente de la nôtre. Le gouvernement aurait pu profiter de la présentation du projet de loi C-91 pour éliminer cette barrière et pour veiller à ce que le commissaire aux langues autochtones soit un Autochtone, qui aurait mieux compris nos besoins particuliers. Toutefois, il n'a pas saisi cette occasion pour toutes sortes de raisons politiques et coloniales.
Enfin, il y a la question du financement. De nombreuses personnes ont dit publiquement que ce projet de loi constitue simplement une étape dans le plan du gouvernement libéral concernant les langues autochtones et que le financement viendra plus tard. Or, pour que l'entité devant être créée aux termes de ce projet de loi puisse remplir son mandat, elle doit obtenir un financement. Toutefois, il n'en est pas question dans le projet de loi.
On ne sait pas comment le gouvernement va financer les programmes d'enseignement. C'est pour cette raison que le projet de loi laisse les enseignants de langues autochtones perplexes. Le financement sera-t-il accordé en fonction de chacun des projets? À quelles modalités le financement sera-t-il assujetti et quels seront les critères de sa répartition? Les enseignants actuels obtiendront-ils un soutien ou devront-ils recommencer à zéro? La priorité sera-t-elle accordée aux méthodes d'enseignement novatrices, qui utilisent des applications et Internet, ou bien aux méthodes connues, qui s'adressent à de petits groupes en salle? Comment le modèle de financement tiendra-t-il compte des langues des signes? De quelle manière le financement englobera-t-il les enfants qui fréquentent des écoles publiques et privées au Canada?
Le commissaire aux langues travaillerait-il avec les provinces pour financer des initiatives éducatives de la maternelle à l'obtention du diplôme d'études secondaires? Comment cela fonctionnerait-il pour les collectivités qui ont plus d'un groupe linguistique, comme dans le Nord de la Saskatchewan, où le michif, le déné et quelques dialectes de cri sont tous parlés dans une collectivité? Les élèves seraient-ils obligés de choisir la langue à apprendre ou auraient-ils la possibilité d'apprendre toutes les langues à leur disposition?
Qu'en est-il des survivants des pensionnats indiens, des survivants de la rafle des années 1960 et des milliers de survivants et de leurs descendants qui ont perdu leur langue aux mains du gouvernement? Nous avons essayé d'inclure ces groupes particuliers en apportant des amendements au préambule du projet de loi, mais ceux-ci ont également été rejetés. Comment leur droit à leurs langues sera-t-il reconnu, soutenu et enseigné? Comment allons-nous donner aux survivants les moyens de récupérer ce qu'on leur a pris, à eux et à leur famille?
Si ce n'est pas clair à ce stade-ci, le projet de loi crée beaucoup plus de questions qu'il n'offre de réponses. Il serait bon de connaître au moins certaines de ces réponses avant que le projet de loi ne soit adopté à la Chambre afin que nous puissions laisser les peuples autochtones et les locuteurs de langues autochtones déterminer eux-mêmes si le projet de loi serait un succès. Du moins, c'est à cela qu'on s'attendrait.
De fortes pressions sont exercées pour que le projet de loi soit adopté. Il reste peu de temps au gouvernement pour achever son mandat avant les élections de l'automne. Je sais que les dirigeants autochtones font de leur mieux pour que le projet de loi obtienne le soutien qu’il mérite, parce qu’il représente, en fin de compte, un pas en avant. Cependant, les pressions sont mille fois plus élevées pour faire en sorte que le projet de loi, qui touche un si grand aspect de notre mode de vie, soit conçu correctement.
Le projet de loi est un pas dans la bonne direction, mais quelle est la destination que nous visons? Voulons-nous des demi-mesures qui amélioreraient légèrement l’enseignement des langues autochtones au Canada, ou souhaitons-nous modifier fondamentalement la société canadienne pour respecter pleinement les langues autochtones, reconnaître leur place dans notre culture et créer une génération de jeunes Autochtones qui parlent la langue que leurs ancêtres ont parlée pendant des générations?
Quand je pense au projet de loi que nous examinons, je ne pense pas à la façon dont il influera sur le résultat des prochaines élections. Je pense aux personnes comme Marsha Ireland, Kevin Lewis, Graham Andrews, Cheryl Herman, Vince Ahenakew, Cameron Adams, Julius Park et bien d’autres encore, qui ont travaillé si fort pour enseigner et préserver leur langue dans le Nord de la Saskatchewan.
Pour terminer, ce sont les personnes et les cultures dont nous devons tenir compte quand nous pensons au projet de loi. Quand je pense à l’avenir de toutes les langues autochtones dans tout le Canada, j’affirme que nous devons faire les choses correctement et non nous contenter de marquer des points sur le plan politique.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, il s'agit d'un projet de loi très important qui touche tous les Autochtones du Canada. Il touche les Premières Nations, les Métis et les Inuits d'un océan à l'autre.
Des aînés, des professeurs de langue, des dirigeants et d'autres personnes nous ont indiqué qu'il est important que le gouvernement agisse maintenant. Nous avons assez discuté. Nous discutons, nous effectuons des recherches sur les Autochtones, puis nous effectuons encore d'autres recherches. On formule peut-être des recommandations, mais il faut attendre encore 10 ans.
Le gouvernement est très bon pour prononcer de beaux discours, mais, lorsqu'il faut prendre des mesures concrètes qui améliorent la vie des Autochtones, il joue à des petits jeux, tout comme il l'a fait avec le présent débat. Je n'ai pas pu bénéficier d'un interprète pour donner mon discours à la Chambre parce qu'on ne m'a pas laissé assez de temps pour en faire la demande. J'ai le droit d'y avoir recours, mais la bureaucratie et le gouvernement m'en ont empêché.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je suis heureuse d'avoir, une fois de plus, l'occasion d'apporter des précisions fondées sur mon expérience. Je parle le déné. Je viens du Nord de la Saskatchewan, j'ai vécu des fruits de la terre, et je parle encore régulièrement le déné à la maison.
Les aînés de ma communauté, de ma circonscription et du reste du pays me disent qu'ils veulent être inclus et qu'ils veulent avoir l'occasion de parler leur langue. Le gouvernement ne leur donne toutefois pas cette possibilité.
J'ai appris hier soir que la Chambre débattrait de ce dossier aujourd'hui. Comme le gouvernement ne m'a pas donné 48 heures de préavis, le service de la traduction n'a pas eu le temps d'appeler mon interprète pour que je puisse prononcer mon discours dans ma langue. Cette façon de faire n'est pas porteuse d'inclusion, de soutien et de changement pour les peuples autochtones.
Mon deuxième point porte sur l'amendement dont j'ai parlé, qui concerne le commissaire aux langues. Nous devons faire en sorte que ce commissaire soit une personne autochtone. Il est facile de dire qu'on réglera ce détail en temps et lieu, mais les peuples autochtones ont appris par expérience que, lorsque le moment crucial arrive, les choses changent. Le gouvernement n'apporte aucun soutien.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, être députée est une occasion incroyable. C'est un privilège et un honneur. En tant que députée élue à la Chambre des communes, je me serais attendue à être traitée sur le même pied que les 300 autres députés et plus. Toutefois, puisque je m'exprime dans une langue autochtone, je dois toujours prendre des mesures supplémentaires pour l'utiliser à la Chambre.
J'aurais cru, et les autres Canadiens auraient cru, que les Autochtones qui interviennent à la Chambre disposeraient de la même liberté que les anglophones et les francophones pour s'exprimer dans leur langue, mais ce n'est pas le cas.
Encore une fois, je dois souligner l'importance du projet de loi, mais le gouvernement a procédé d'une manière très paternaliste et colonialiste. C'est un manque de respect envers les Autochtones de présenter des amendements visant à accommoder le gouvernement au lieu du contraire. Les libéraux ont encore beaucoup à apprendre.
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NPD (SK)
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2019-05-02 12:51 [p.27284]
Monsieur le Président, c'est dommage que la députée n'ait pas pu prononcer son discours en déné. Quel paradoxe d'avoir un débat au sujet d'un projet de loi sur les langues autochtones et de ne pas permettre aux députés autochtones de s'exprimer dans leur langue.
Hier, nous avons vu une Chambre qui peut collaborer et mettre la partisanerie de côté. J'ai pu présenter un projet de loi sur les langues autochtones pendant la période réservée aux affaires procédurales. Tous les partis se sont unis. J'ai été en mesure de présenter une mesure législative renfermant des changements importants qui ont été proposés, mais qui n'ont pas été adoptés par le gouvernement.
Je tenais à faire valoir ce point. Que pense la députée de ces changements et de l'occasion que nous avons aujourd'hui non seulement de faire un petit pas dans la bonne direction, mais de réellement améliorer la vie des gens?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, la langue est une question d'identité. C'est ce qui nous définit en tant qu'Autochtones, mais le gouvernement ne prend pas cela au sérieux. Les libéraux devraient avoir honte d'agir ainsi.
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NPD (SK)
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2019-05-02 13:09 [p.27287]
Monsieur le Président, je mentionnais plus tôt que je trouvais paradoxal que nous examinions un projet de loi sur les langues autochtones, mais que les députés n’aient pas pu s’exprimer en langues autochtones. J’ai rappelé que le gouvernement et les partis ont convenu hier d'essayer d'améliorer les choses, mais ma collègue de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill n’a pas pu faire son discours en déné. C’est à la fois paradoxal et hypocrite.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, comme beaucoup d'habitants du Nord, Napoleon Bouvier, de l'Île-à-la-Crosse, n'a pas accès à des soins médicaux. Or, loin de faciliter la vie de ces personnes, le coût des soins médicaux et de l'assurance-médicaments ne cesse d'augmenter pour les gens de ma circonscription. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps.
Quand les libéraux investiront-ils dans les soins de santé dans le Nord de la Saskatchewan afin que tous les résidants du Nord puissent vivre dans la dignité?
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NPD (SK)
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2019-05-01 14:07 [p.27226]
Monsieur le Président, je joins aujourd'hui ma voix à celle des femmes autochtones du pays et des groupes qui les représentent pour réclamer une fois de plus que le gouvernement mette fin à la discrimination qui entache la Loi sur les Indiens.
Depuis des dizaines d'années, le gouvernement du Canada cause un tort indu aux femmes des Premières Nations en leur retirant leur statut ou en les empêchant de l'obtenir avec pour seul prétexte que ce ne sont pas des hommes. En janvier, le Comité des droits de l'homme des Nations unies a conclu que le Canada discriminait encore les femmes des Premières Nations et leurs descendants en refusant aux femmes autochtones les mêmes droits que ceux que la Loi sur les Indiens confère aux hommes. Cette discrimination crée une barrière entre les femmes et leur communauté, elle brise des familles et elle est la cause de grandes disparités entre les droits et les avantages dont jouissent les hommes et les femmes des Premières Nations.
Il est plus que temps que le gouvernement donne suite aux revendications des femmes des Premières Nations et des organismes qui les représentent. Je demande donc au gouvernement de donner suite sans tarder au projet de loi S-3 et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la discrimination dont sont victimes les femmes des Premières Nations du Canada.
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NPD (SK)
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2019-05-01 15:00 [p.27235]
Monsieur le Président, depuis qu'on a mis fin aux services de la STC et de Greyhound, nombre de Saskatchewanais ne sont pas en mesure de voyager de façon sécuritaire dans la province.
Le ministre des Transports a dit récemment: « Les services d'autobus interurbains sont importants pour les Britanno-Colombiens et pour tous les Canadiens, en particulier les gens des communautés autochtones et des collectivités rurales et éloignées qui n'ont accès à aucun autre moyen de transport. » Cela ressemble terriblement à la situation de la Saskatchewan.
Si le ministre croit vraiment ce qu'il a dit, alors pourquoi offre-t-il de l'argent pour le transport public interurbain à la Colombie-Britannique et non à la Saskatchewan?
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NPD (SK)
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2019-05-01 15:37 [p.27242]
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter deux pétitions aujourd'hui.
La première provient de Canadiens qui demandent au gouvernement d'élaborer un cadre d'action national pour promouvoir la santé des yeux et les soins de la vue. Ils font valoir que le nombre de Canadiens ayant subi une perte de vision devrait doubler au cours des 20 prochaines années et qu'une crise se prépare en matière de santé oculaire et de soins de la vue, notamment chez les populations les plus vulnérables du Canada. Les enfants, les aînés et les Autochtones sont particulièrement à risque.
Les pétitionnaires demandent donc au gouvernement de reconnaître que la santé oculaire et les soins de la vue constituent un enjeu de santé publique grandissant et de promouvoir la santé oculaire et les soins de la vue par le truchement d'un cadre d'action national. Une telle intervention profiterait à tous les Canadiens puisqu'elle permettrait de réduire les déficiences visuelles découlant de maladies évitables et d'influer sur les facteurs de risques connus.
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NPD (SK)
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2019-05-01 15:38 [p.27242]
Madame la Présidente, la deuxième pétition provient de pétitionnaires qui demandent au gouvernement de retirer le projet de loi C-27. Ils affirment que pendant la campagne électorale fédérale de 2015, on a clairement promis par écrit aux Canadiens que les régimes à prestations déterminées auxquels les employés et les retraités ont déjà contribué ne deviendraient pas rétroactivement des régimes à prestations cibles.
Les pétitionnaires soulignent également que le projet de loi C-27, qui a été présenté par le ministre des Finances, permet justement ce changement, mettant ainsi en péril la sécurité du revenu de retraite des Canadiens. Les pétitionnaires demandent donc au gouvernement du Canada de retirer le projet de loi C-27, Loi modifiant la Loi de 1985 sur les normes de prestation de pension.
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NPD (SK)
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2019-04-30 10:46 [p.27154]
 demande à présenter le projet de loi C-443, Loi visant à protéger, maintenir, revitaliser et fortifier les langues autochtones.
— Monsieur le Président, j'apprécie la coopération de tous les partis à la Chambre.
Aujourd'hui, je prends la parole pour déposer une mesure législative qui aurait pour effet d'appliquer l'appel à l'action no 14 de la Commission de vérité et réconciliation visant à préserver, revitaliser et renforcer les langues autochtones. L'élaboration de ce projet de loi a été inspirée par Elger Pakingan, un élève de 12e année à l'école secondaire catholique Bethlehem, qui a remporté l'édition de cette année du concours « Crée ton Canada » de Saskatoon-Ouest.
La mesure législative proposée par Elger garantirait entre autres la nomination d'un Autochtone à la fonction de commissaire aux langues autochtones, rendrait la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones juridiquement contraignante et, enfin, déclarerait que la politique discriminatoire du gouvernement lors de la rafle des années 1960 a aussi entraîné l'érosion des langues autochtones au Canada. Je remercie tous les participants au concours et je félicite Elger pour sa proposition gagnante.
Les jeunes sont notre avenir. C'est un brillant avenir et il est entre bonnes mains. C'est donc avec fierté que je dépose ce projet de loi au nom d'Elger.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, les survivants des pensionnats de l'Île-à-la-Crosse et de Timber Bay réclament justice au gouvernement. Lorsque les libéraux étaient dans l'opposition, ils réclamaient justice pour les survivants métis du Nord de la Saskatchewan, mais, depuis qu'ils sont au pouvoir, ils n'ont rien fait pour les indemniser ou leur rendre justice.
Les Métis et les survivants des pensionnats ne veulent pas attendre les prochaines élections pour obtenir justice. Les libéraux s'engageront-ils aujourd'hui à faire ce qui s'impose pour les survivants des pensionnats de l'Île-à-la-Crosse et de Timber Bay?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, nous ne sommes qu'à quelques semaines de l'évacuation annuelle de la Première Nation de Kashechewan. La digue pourrait s'effondrer et cela aurait des conséquences catastrophiques pour la communauté.
Cette collectivité attend depuis des années des fonds pour se réinstaller en terrain plus élevé. Le budget libéral ne prévoyait rien pour la communauté, et les gens se désespèrent. Il ne s'agit pas d'une relation de nation à nation. Quand les libéraux cesseront-ils de jouer avec la vie des gens de Kashechewan et financeront-ils leur réinstallation ?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, après avoir entendu le représentant du gouvernement parler des questions autochtones, je voudrais rectifier certaines choses concernant les conditions déplorables dans lesquelles la majorité des peuples autochtones sont contraints de vivre, notamment en raison de logements de mauvaise qualité et inadéquats. Le gouvernement n'a même pas appuyé les amendements proposés qui visaient à changer et renforcer le projet de loi sur les langues autochtones dont parle le député. Certains témoins ont suggéré qu'il fallait consacrer un milliard de dollars à cette question si on voulait s'y attaquer sérieusement, mais le gouvernement a refusé.
Le gouvernement n'a pas voulu s'engager à exiger que le commissaire soit autochtone. Il a dit non, et il laisse la porte ouverte. Il vient de prouver, une fois de plus, qu'il ne se soucie pas de tout ce qui touche les peuples autochtones de près ou de loin. Son bilan à ce sujet est éloquent: problèmes de logement, problèmes d'éducation, manque de soutien pour les langues, et la liste se poursuit.
Le gouvernement parle d'avis d'ébullition. Super. Il s'en vante, mais combien d'Autochtones connaît-il vraiment et est-il allé rencontrer pour constater la situation? Je parle d'une situation que vivent des aînés, des mères à la tête d'une famille monoparentale, des jeunes, des écoles, des établissements de santé et même la GRC.
Nous vivons au Canada et le plan dont se contente le gouvernement sur la question autochtone est inacceptable. Comment peut-il être amélioré davantage? Le gouvernement peut bien se vanter des sommes inscrites au budget, mais qu'en est-il des avis d'ébullition et du projet de loi sur les langues?
Pourquoi le gouvernement a-t-il refusé l'amendement qui proposait d'assurer que le commissaire soit de descendance autochtone?
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NPD (SK)
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2019-04-10 14:08 [p.26922]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de rendre hommage à deux organisations de ma circonscription qui célèbrent à elles deux 70 ans de service à la population de Saskatoon.
Cela fait 20 ans que le Gordon Tootoosis Nikaniwin Theatre prouve que le théâtre et différentes formes d'expression artistique enracinés dans la culture autochtone peuvent changer des vies et contribuer à bâtir des collectivités. Son programme Circle of Voices encourage les futures générations à découvrir leurs talents artistiques en produisant des pièces de théâtre originales et, ce faisant, à ouvrir la voie à la nouvelle génération de conteurs, artistes et leaders autochtones.
Le Métis Addictions Council of Saskatchewan Inc., ou MACSI, qui offre des services de traitement de la toxicomanie avec aide au rétablissement à la population de la Saskatchewan, célèbre sa 50e année d'existence. Le MACSI, qui prend ses racines dans le patrimoine métis et est guidé par les enseignements autochtones traditionnels, apporte son aide à tous ceux qui veulent surmonter leurs problèmes de dépendance.
Je félicite le MACSI ainsi que le Gordon Tootoosis Nikaniwin Theatre pour leurs décennies de service à la population et leurs contributions à l'édification d'une communauté fantastique pour tout le monde.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, les libéraux font encore de la discrimination envers les centaines de milliers de femmes des Premières Nations dans tout le Canada. Les femmes des Premières Nations et leurs enfants n'ont toujours pas le même droit que les hommes des Premières Nations de se faire inscrire comme Indiens ou de transmettre leur statut d'Indien. C'est une atteinte à leurs droits fondamentaux et un déni de la dignité des femmes des Premières Nations.
Les libéraux savent qu'ils pourraient mettre fin à cette injustice lors de la prochaine réunion du Cabinet. Les libéraux vont-ils s'engager maintenant à mettre fin à la discrimination envers les femmes des Premières Nations?
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NPD (SK)
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2019-04-10 15:33 [p.26937]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole aujourd'hui pour présenter deux pétitions qui exposent le point de vue unique de la Saskatchewan.
La première pétition, la pétition électronique 1959, a obtenu l'appui de gens de partout au Canada. Elle a été lancée par le groupe Citizens Environment Alliance. Les pétitionnaires demandent à la ministre de l'Environnement et du Changement climatique d'exiger que certains projets liés au réseau hydrographique fassent l'objet d'une évaluation environnementale, ainsi que de consultations en bonne et due forme auprès du public et des Autochtones. Ils demandent au gouvernement de protéger les terres humides, qui fournissent d'importants bienfaits en matière de santé publique, comme réduire les répercussions que peuvent avoir les inondations, améliorer la qualité de l'eau, renouveler les eaux souterraines, préserver l'habitat des poissons et d'autres animaux, et stocker le carbone.
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NPD (SK)
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2019-04-10 15:34 [p.26937]
Monsieur le Président, la deuxième pétition que je présente aujourd'hui vient d'électeurs de ma circonscription qui s'inquiètent de l'érosion des droits des agriculteurs prévue par des modifications à la Loi sur la protection des obtentions végétales. Mes concitoyens demandent au Parlement de protéger des milliers d'années de coutumes et de traditions. Ils demandent au gouvernement d'inscrire dans la loi le droit des agriculteurs et des autres Canadiens de conserver, réutiliser, sélectionner, échanger, conditionner, entreposer et vendre les graines.
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NPD (SK)
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2019-04-09 16:55 [p.26901]
Madame la Présidente, je crois que le député conviendra que les habitants des Territoires du Nord-Ouest sont les mieux placés pour savoir comment leurs ressources devraient être utilisées et gérées. Je suis d'accord avec son analyse des mesures prises par le gouvernement conservateur précédent, qui a ignoré l'esprit, l'intention et le libellé des ententes sur les revendications territoriales et des ententes sur l'autonomie gouvernementale qui sont protégées par la Constitution. Il n'a pas écouté, ce qui a entraîné de longues batailles juridiques.
Nous appuyons dans l'ensemble le projet de loi C-88. Toutefois, il est important de souligner que le gouvernement a présentement l'occasion importante de mettre en oeuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Bien que la Déclaration ne soit pas incluse dans le projet de loi, j'aimerais que le député nous dise ce qu'il pense de la possibilité de le faire.
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NPD (SK)
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2019-04-09 18:38 [p.26911]
Monsieur le Président, je tiens d'abord à souligner que nous nous trouvons aujourd'hui sur le territoire traditionnel non cédé des Algonquins anishinabes. J'espère que, un jour, nous commencerons toutes les délibérations quotidiennes à la Chambre avec cette déclaration.
Je tiens également à souligner que ma circonscription est située sur le territoire visé par le Traité no 6 et la patrie ancestrale des Métis.
C'est un honneur et un privilège de prendre la parole au sujet de la question importante des mauvais traitements infligés par le système judiciaire aux femmes et aux filles autochtones, et de parler de la manière dont le système judiciaire pourrait améliorer les choses. Je le dis ainsi parce que nous avons un système judiciaire qui doit faire mieux pour les femmes et les filles autochtones. Notre système judiciaire sert seulement une partie de la population canadienne, mais pas l'ensemble de celle-ci.
La Charte des droits et libertés ne fait acception de personne et s'applique également à tous et elle prévoit que tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi. Ce n'est toutefois pas le cas des femmes et des jeunes filles autochtones du pays, car l'appareil judiciaire est souvent injuste envers elles, il ne les protège pas toujours adéquatement et il ne fait pas systématiquement abstraction de leur race et de leur sexe.
Voilà pourquoi je souhaite donner mon appui au projet de loi S-215 et saluer le leadership de la sénatrice Dyck, dont les efforts de sensibilisation et de conscientisation dans le dossier des femmes et des jeunes filles autochtones tuées ou portées disparues méritent d'être soulignés et applaudis.
Le projet de loi S-215 rendrait l'appareil judiciaire plus juste envers les femmes et les jeunes filles autochtones. Il modifierait le Code criminel afin que le fait que la victime soit une femme autochtone constitue une circonstance aggravante au moment de déterminer la peine. Nous avons besoin d'un projet de loi comme celui-là pour réformer sans plus attendre le système de justice canadien. Nous tolérons depuis trop longtemps la discrimination dont sont victimes les femmes et les jeunes filles autochtones. Nous avons besoin d'un projet de loi comme celui-là parce que le traitement réservé aux femmes et aux jeunes filles autochtones au sein de l'appareil judiciaire reflète « l'indifférence de la société à l'égard du bien-être et de la sécurité des femmes autochtones », et c'est ce qui permet aux auteurs d'actes de violence contre ces dernières de croire qu'ils pourront « échapper à la justice ».
Si nous connaissons le nom de deux femmes autochtones, Cindy Gladue et Betty Osborne, ce n'est pas parce que justice a été rendue, bien au contraire. Nous connaissons leur nom en raison de la violence indicible dont elles ont été victimes, tant vivantes que mortes, et du système judiciaire qui n'a cessé de les rabaisser, de les avilir en tant qu'êtres humains et de les traiter comme des êtres inférieurs. Nous connaissons leur nom grâce aux efforts de femmes autochtones et de défenseurs des droits de la personne qui ont réclamé justice pour Cindy et Betty.
Le projet de loi à l'étude est une mesure visant à combattre l'indifférence sociale envers la vie des femmes autochtones, lesquelles sont plus à risque d'être victimes de crimes violents et de voir leur situation être traitée avec moins de sérieux par le système judiciaire. Par leurs gestes, les systèmes de protection et de justice au pays ont montré que la vie des femmes autochtones et la sécurité de celles-ci comptent moins et ont moins de valeur que celles des femmes non autochtones.
La famille de Nadine Machiskinic en est malheureusement bien consciente. En 2015, Nadine, une Autochtone de 29 ans, a été découverte dans un état critique dans la buanderie de l'hôtel Delta de Regina. Elle venait de faire une chute de 10 étages dans la descente de linge. Comme la vie de Nadine ne comptait pas pour le système judiciaire, il n'y a pas eu d'enquête en bonne et due forme sur sa mort. Ce n'est qu'en raison des efforts incessants de sa famille pendant plus de trois ans que, en 2018, la GRC a finalement fait enquête sur les agissements de la police de Regina dans cette affaire.
Nous savons maintenant qu'il y a eu négligence de la part du personnel de l'hôtel, des ambulanciers, de la police et des enquêteurs lorsqu'est venu le moment de porter secours à Nadine, de déterminer les circonstances de son décès et de trouver les coupables. Nous avons appris qu'il a fallu quelque 60 heures avant que la mort de cette femme ne soit rapportée à la police, qu'il a fallu quatre mois à la police avant d'envoyer les rapports de toxicologie et qu'il a fallu plus d'un an avant que la police ne demande l'aide de la population pour recueillir des renseignements au sujet des deux hommes qu'on pouvait voir sur les vidéos de surveillance en compagnie de Nadine.
La sénatrice Dyck reconnaît que son projet de loi n'est pas une panacée qui mettra fin à la victimisation violente des filles et des femmes autochtones et qu'il ne changera pas la façon dont Nadine a été traitée par le système. Le projet de loi a pour objet de créer un effet domino dans le système de justice qui fera en sorte que les juges tiennent compte des circonstances uniques des filles et des femmes autochtones au Canada de nos jours.
Le projet de loi S-215 est nécessaire parce que, malgré tout ce que notre système de justice est censé pouvoir faire, les lois n'assurent pas des avantages et une protection qui sont les mêmes pour tous.
Comme bien d'autres systèmes remis en question aujourd'hui par les peuples autochtones et les défenseurs des droits de la personne, notre système de justice n'a pas échappé aux influences historiques du colonialisme et du racisme, des influences qui perdurent à ce jour. Ces influences ont mené à la réalité actuelle des femmes autochtones au Canada, un environnement dans lequel elles sont particulièrement susceptibles d'être traitées de façon sexiste par la police et les tribunaux. Les femmes autochtones victimes de violence sont maltraitées par les systèmes mêmes qui devraient les protéger.
Ce projet de loi de la sénatrice Dyck a été présenté en raison du nombre très élevé de femmes et de filles autochtones qui sont assassinées ou portées disparues. Il fera en sorte que le système de justice offre aux femmes et aux filles autochtones une protection égale aux termes des lois, comme le leur garantit la Charte des droits et libertés.
De plus, cette mesure législative donne suite aux obligations juridiques du Canada prévues dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, soit de protéger les femmes et les filles autochtones contre la violence, la victimisation ainsi que l'indifférence de l'État et de la société à l'égard de la violence qu'elles subissent.
J'ai eu l'occasion d'assister à quelques présentations de la sénatrice Dyck sur son projet de loi ainsi que d'entendre parler de ses initiatives de recherche en partenariat avec l'Université de la Saskatchewan. Avant d'être nommée au Sénat du Canada, Mme Dyck était professeure à l’unité de recherche neuropsychiatrique du département de psychiatrie de l’Université de la Saskatchewan et doyenne associée du collège des études supérieures et de la recherche de cette institution.
C'est grâce à son esprit d'initiative et à son soutien à l'égard de la recherche actuelle que nous découvrons une fois pour toutes les effets néfastes du racisme dont on a fait preuve contre les filles autochtones.
Enfin, le projet de loi de la sénatrice Dyck prévoit des mesures de protection pour les femmes et les filles autochtones semblables à celles accordées à d'autres dans le Code criminel, comme aux chauffeurs de taxi et aux travailleurs du transport en commun.
Jusqu'à présent, dans le cadre du débat sur ce projet de loi, des députés de l'opposition officielle ont avancé des arguments juridiques d'ordre technique pour faire valoir que ce projet de loi ne constitue pas une façon adéquate de corriger les lacunes du système de justice de façon à protéger les femmes et les filles autochtones. À cela, je réponds que, techniquement, la loi ne vise pas à discriminer; que, techniquement, la loi ne doit pas être appliquée de façon sexiste ou raciste; et que, techniquement, la loi vise à faire appliquer la Charte des droits et libertés. Je n'ai rien à ajouter.
Des députés ministériels tels que le conseiller spécial du premier ministre sur les questions LGBTQ2, le député d'Edmonton-Centre, ont prôné l'adoption d'une approche globale et holistique comme la meilleure façon de protéger les femmes et les filles autochtones.
Premièrement, je dois m'opposer au ton paternaliste et au choix des mots du député. Il déclare en effet que sa façon ou la façon du gouvernement est la meilleure façon — non pas une meilleure, mais la meilleure. C'est présomptueux de la part d'un député de déclarer que sa façon est la meilleure façon. De plus, les termes tels que « globale » et « holistique » me laissent penser que le gouvernement veut que les femmes et les filles autochtones continuent d'attendre la justice et une protection égale en vertu de la loi.
Iskwewuk E-wichiwitochik, Women Walking Together, est un groupe de bénévoles de Saskatoon dirigé par des femmes qui appuie depuis 2005 les familles de femmes et de filles autochtones assassinées ou portées disparues. Tout dernièrement, en 2018, les fondatrices du groupe Darlene Okemaysim-Sicotte et Myrna LaPlante ont reçu la mention Femme de distinction du YWCA pour l'ensemble de leurs travaux.
De concert avec des bénévoles du groupe Women Walking Together, Darlene et Myrna appuient totalement le projet de loi S-215. Leur appui doit être respecté et il pèse lourd dans nos délibérations, venant de femmes qui connaissent directement les conséquences de l'épidémie de violence contre les femmes et les filles autochtones et qui se battent quotidiennement contre l'indifférence des institutions censées les protéger.
Bien avant que la Chambre ne parle des femmes et des filles autochtones assassinées ou disparues, ces femmes dénonçaient la situation, aidaient les familles et obtenaient des résultats. La Chambre peut faire quelque chose maintenant pour changer la vie des femmes et des filles autochtones. Nous pouvons adopter le projet de loi S-215 et commencer à faire en sorte que justice soit rendue pour tous les Canadiens, et pas seulement pour une partie d'entre eux.
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NPD (SK)
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2019-04-05 11:04 [p.26733]
Madame la Présidente, nous soulignons aujourd'hui la Journée mondiale de la santé, et la période du 1er au 7 avril marque également la Semaine mondiale de sensibilisation aux dangers de l'amiante.
Chaque année, 2 000 Canadiens et 200 000 personnes dans le monde meurent en raison de l'exposition à l'amiante. L'amiante est un cancérogène connu auquel aucun niveau d'exposition n'est sécuritaire. C'est un fait.
Des gens comme Jesse Todd, un militant syndical de Saskatoon, ont travaillé sans relâche, notamment en exerçant des pressions auprès du gouvernement, pendant des années pour obtenir que l'amiante et les produits contenant de l'amiante soient interdits, ce qui a enfin été fait en 2018. Toutefois, il reste encore du travail à faire. Malgré l'interdiction, l'amiante se trouve toujours dans de nombreux lieux où les Canadiens vivent, travaillent, jouent et vont à l'école. Ainsi, nous devons poursuivre la lutte pour l'enlèvement et l'élimination sécuritaire de l'amiante dans les infrastructures privées et publiques du pays et pour la suppression de toutes les exceptions qui existent à la réglementation en vigueur.
J'invite les députés à se joindre à moi aujourd'hui pour accroître la sensibilisation aux dangers de l'exposition à l'amiante et à s'engager à éliminer ce risque pour la santé des Canadiens.
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NPD (SK)
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2019-04-05 11:44 [p.26741]
Madame la Présidente, les producteurs de canola contribuent grandement aux collectivités rurales et à l'économie nationale. C'est inacceptable qu'ils soient forcés de faire les frais des relations tendues entre le Canada et la Chine. L'interdiction imposée par la Chine visant les exportations de canola nuit à l'Ouest canadien, et les libéraux ne semblent pas reconnaître l'urgence d'agir pour remédier au problème. Nos producteurs méritent mieux.
Le Cabinet du premier ministre enverra-t-il un représentant commercial en Chine pour résoudre en personne le problème de l'interdiction relative aux exportations de graines de canola, oui on non?
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NPD (SK)
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2019-04-05 11:45 [p.26741]
Madame la Présidente, cette semaine, la SCHL a dévoilé son nouveau plan stratégique dans le cadre du 51e congrès national annuel de l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine. Selon le président-directeur général de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, le plan présente une importante lacune. Il ne prévoit aucune mesure pour établir le droit au logement.
Les Canadiens ne peuvent plus attendre que les libéraux joignent le geste à la parole. Nous vivons une crise du logement, et les libéraux refusent d'y remédier. Quand vont-ils écouter le NPD et les experts du logement en inscrivant enfin le droit du logement dans la loi?
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NPD (SK)
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2019-04-04 19:25 [p.26721]
Madame la Présidente, chaque année, 235 000 Canadiens vivent en situation d'itinérance. À Saskatoon, un dénombrement ponctuel a révélé que 475 personnes, dont 26 jeunes et 11 enfants, étaient en situation d'itinérance une nuit d'avril 2018.
À Toronto, 6 800 personnes étaient en situation d'itinérance hier soit, dont 523 jeunes et 802 femmes.
Il ne s'agit pas de chiffres, mais de personnes. Nous savons que l'itinérance change de visage. La tranche de la population ayant recours aux refuges pour itinérants qui connaît la croissance la plus rapide au Canada est celle des familles avec de jeunes enfants et des femmes et des enfants qui fuient la violence. Les jeunes qui s'identifient comme LGBTQ2S sont surreprésentés parmi les sans-abri, tout comme les jeunes qui quittent leur famille d'accueil à l'âge adulte et les Autochtones dans les centres urbains.
Pour ces raisons, entre autres, les néo-démocrates croient que tous les Canadiens ont droit à un logement sûr et abordable.
Pourquoi est-ce important que le droit des Canadiens à un logement sûr et abordable soit enchâssé dans nos lois? Tim Richter, le président-directeur général de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, l'a dit le mieux dans une observation publique, l'an dernier:
On sait que les approches en matière de logement fondées sur les droits sont les plus efficaces pour résoudre la question de l'itinérance et des besoins en logement [...] Selon moi, sans une approche fondée sur les droits, la Stratégie nationale sur le logement ne sera pas aussi efficace qu'elle pourrait l'être et n'atteindra peut-être pas ses objectifs.
Autrement dit, nous avons besoin d'une approche fondée sur le droit au logement, parce que c'est la façon la plus efficace de résoudre le problème de l'itinérance. En l'absence d'une telle approche, les politiques et programmes gouvernementaux en matière de logement sont probablement voués à l'échec.
Pourquoi le gouvernement libéral n'a-t-il pas inscrit le droit au logement dans la loi, comme on s'y attendait? L'explication la plus évidente serait peut-être qu'il n'est pas convaincu que l'accès à un logement sûr et abordable soit un droit. S'il n'en est pas convaincu, il n'a aucune obligation d'oeuvrer, en tant que gouvernement, à protéger ce droit et à le faire respecter. C'est exactement ce qui se passe: le gouvernement refuse de modifier les lois canadiennes pour reconnaître que le logement est un droit. Il choisit, selon moi, de tolérer la présence de l'itinérance au Canada, aujourd'hui, demain et à l'avenir.
Dans son propre plan de lutte contre l'itinérance, le gouvernement se donne pour objectif de réduire le nombre d'utilisateurs chroniques des refuges de 50 % d'ici 10 ans. Comment pourra-t-on mettre fin à l'itinérance si le gouvernement n'a pas pour objectif d'y mettre fin?
Transportons-nous dans 10 ans et imaginons que la politique de lutte à l'itinérance du gouvernement a atteint son objectif. Quelle sera la situation le 4 avril 2029? Eh bien, il y aura encore 3 408 personnes dans les refuges pour sans-abri de Toronto, 169 itinérants à Hamilton; 700 itinérants à Ottawa, plus de 1 000 itinérants à Vancouver et 288 itinérants, dont 13 jeunes et 6 enfants, à Saskatoon, où j'habite. Ce sera la situation si le plan actuel fonctionne.
C'est inacceptable, selon moi. Je reviens donc à ma question initiale: pourquoi le gouvernement n'inscrit-il pas le droit au logement dans la loi? Pourquoi ne s'engage-t-il pas à mettre fin à l'itinérance une fois pour toutes?
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NPD (SK)
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2019-04-04 19:33 [p.26722]
Madame la Présidente, j'aimerais revenir sur certains éléments. La réponse du gouvernement me fait tiquer, surtout la partie sur les 40 milliards de dollars dont ils nous rebattent sans cesse les oreilles. Les Canadiens doivent savoir qu'une bonne partie de cet argent avait en fait été promis par l'ancien gouvernement et que les libéraux s'arrogent un mérite qu'ils n'ont pas. Il y a eu beaucoup d'annonces, mais très peu d'argent frais. Je rappelle par ailleurs que, sur 40 milliards, les provinces, les territoires, les municipalités, mais aussi le secteur privé, doivent en fournir la moitié. Ce n'est donc pas 40 milliards de dollars que fournit le gouvernement fédéral.
Fidèles à eux-mêmes, les libéraux parlent beaucoup, mais agissent peu. Je crois toutefois que, dans le cas de l'itinérance, nous pouvons faire beaucoup mieux.
J'espère sincèrement que la mesure législative dont parle la secrétaire parlementaire officialisera le droit au logement, qu'il prévoira les ressources nécessaires, qu'il se traduira par des politiques qui permettront d'atteindre cet objectif et qu'il contiendra un mécanisme permettant de vérifier si c'est bien le cas. Les néo-démocrates savent que les besoins sont là et ils sont prêts à aller jusqu'au bout.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, partout au pays, les Autochtones pays réclament la reconnaissance de leurs droits inhérents. Les cas d'intoxication au mercure à Grassy Narrows ne prêtent pas à rire. Les Autochtones veulent vivre dans la dignité et avoir une bonne qualité de vie. Le premier ministre a indiqué que ses commentaires étaient irrespectueux. Ce qu'il n'a pas dit, par contre, c'est qu'il n'a pas la volonté de se mettre sérieusement à l'écoute des Autochtones.
C'en est assez des paroles creuses du premier ministre. S'engagera-t-il à visiter les habitants de Grassy Narrows ainsi qu'à leur accorder le respect et l'attention qu'ils méritent?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, la situation concernant les soins de santé dans le Nord de la Saskatchewan ne fait qu'empirer. D'ici la fin de l'été, six médecins et une infirmière praticienne quitteront Meadow Lake. Maintenant que la Saskatchewan Transportation Company a fermé, un plus grand nombre de personnes âgées n'auront plus accès aux soins de santé.
À cause du gouvernement actuel, les ordonnances sont de plus en plus chères, et les aînés sont déjà obligés de choisir entre leur épicerie et leurs médicaments.
Quand les libéraux vont-ils rendre l'assurance-médicaments universelle pour que tous les habitants du Nord de la Saskatchewan puissent obtenir l'aide dont ils ont besoin ?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, mercredi dernier, le premier ministre et ses amis du Parti libéral ont ri des membres de la Première Nation Grassy Narrows que l'on éjectait d'une activité de financement exclusive et qui n'ont pas eu d'autre possibilité de lui demander directement justice après des décennies d'empoisonnement au mercure dans leur communauté.
Les excuses du premier ministre ne suffisent plus. Le chef Rudy Turtle n'accepte pas les excuses du premier ministre parce que sa communauté a besoin de gestes concrets et non des paroles. Le premier ministre s'engage-t-il à se rendre sans attendre à Grassy Narrows?
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NPD (SK)
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2019-04-01 14:53 [p.26519]
Monsieur le Président, le secteur canadien du canola, qui emploie plus de 250 000 Canadiens et apporte 26,7 milliards de dollars à l'économie canadienne, est menacé parce qu'il est pris dans le conflit entre le gouvernement libéral et la Chine. La semaine dernière, le comité de l'agriculture a convoqué une réunion d'urgence pour traiter de cette crise. Les libéraux ont honteusement empêché les ministres d'être interrogés.
Les producteurs de canola méritent des réponses. Quelles garanties la ministre peut-elle donner aux agriculteurs que les libéraux sont en train de remédier à cette crise pour le produit agricole le plus précieux du Canada ?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, bien que les libéraux aient présenté des projets de loi sur les langues autochtones et le bien-être des enfants autochtones, ils ne se sont pas engagés à fournir un financement de base. Étant donné toute leur importance, les enfants et les langues méritent mieux que des promesses creuses.
Selon les gardiens des langues et les défenseurs des droits des enfants, les mesures proposées ne répondent pas aux besoins des peuples autochtones. Pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits, les promesses qui ne s'accompagnent pas de financement sont inacceptables.
Pourquoi les libéraux font-ils des promesses creuses aux peuples autochtones?
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NPD (SK)
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2019-02-28 12:43 [p.25908]
Madame la Présidente, je tiens à remercier mon collègue de ses observations, de ses efforts inlassables pour défendre les intérêts des familles et de l’aide qu’il leur offre pour faire connaître leurs histoires. Il nous a permis de connaître les répercussions sur les familles de dispositions législativesqui n'ont aucun sens et qui font plus de mal que de bien.
J’ai soulevé cette question auprès du ministre lorsque nous discutions du projet de loi plus tôt cette semaine, et je tiens à le souligner, parce que notre collègue d’en face en a parlé. Il importe peu de savoir combien nous investissons dans les services si les gens n’y ont pas accès parce que des préjugés y sont rattachés. Nous pouvons tous convenir qu’il y a des préjugés liés à la santé mentale, et qu’ils constituent le principal obstacle. Comme mon collègue l’a dit, que les militaires aient déjà utilisé ou non cette partie du code militaire pour poursuivre des gens, le fait qu’elle existe envoie un message clair.
J’aimerais que mon collègue ajoute quelque chose à ce sujet. Le financement et les services sont peut-être là, mais si un obstacle empêche les gens d’avoir accès à l’aide, à quoi sert elle?
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NPD (SK)
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2019-02-28 14:14 [p.25920]
Monsieur le Président, je tiens à remercier mes fantastiques concitoyens de Saskatoon-Ouest qui ont participé à notre dernier forum.
Grâce à la méthode « Café du savoir » à laquelle nous avons eu recours, chacun a pu être entendu. Collectivement, nous avons choisi des recommandations prioritaires, à savoir: revenu universel de base, amélioration des soins pour les personnes atteintes du VIH et du sida, maintien de l'obligation, pour le Canada, de consulter les Premières Nations, élimination des barrières à l'enseignement postsecondaire, consécration du droit au logement dans le droit canadien, salaire minimum de 15 $ l'heure et accès universel aux transports en commun.
Comme promis, j'ai fait connaître ces recommandations et je les ai transmises par écrit au premier ministre.
J'aimerais vous communiquer une déclaration extraordinaire de l'un des participants au forum, qui témoigne parfaitement de l'esprit dans lequel notre débat s'est tenu. Il a affirmé: « Les politiciens doivent penser à long terme et ne pas avoir peur d'être idéalistes. Les gens ont besoin d'espoir ».
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NPD (SK)
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2019-02-28 15:04 [p.25930]
Monsieur le Président, à pareille date l'année dernière, tous les députés libéraux sans exception ont voté contre ma motion qui demandait la création d'un plan national pour lutter contre l'itinérance et y mettre fin. Cette semaine, ils ont annoncé un financement pour les itinérants autochtones et pour ceux des grandes villes, mais ils ne savent absolument pas où l'argent ira et quand il sera versé. Au lieu de travailler à mettre fin à l'itinérance, le premier ministre a passé son temps à faire pression sur l'ancienne procureure générale pour qu'elle enfreigne la loi afin de servir ses amis du monde des affaires. Quand se consacrera-t-il à régler les vrais problèmes des Canadiens?
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NPD (SK)
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2019-02-28 17:39 [p.25950]
Monsieur le Président, je tiens d'abord à souligner que nous nous trouvons aujourd'hui sur le territoire traditionnel non cédé des Algonquins anishinabes. J'espère que, un jour, nous commencerons toutes les délibérations quotidiennes à la Chambre avec cette déclaration. Je tiens aussi à reconnaître le territoire où se situe ma circonscription. Elle est située sur le territoire du Traité no 6 et sur les terres ancestrales des Métis.
Je suis extrêmement fière de prendre la parole pour appuyer ma collègue de Desnethé—Missinippi—Churchill River. Je tiens à reconnaître son appartenance à la collectivité, son excellent travail et son humilité: toutes les qualités d'une véritable leader. Ce sont ces qualités qui ont permis à la Chambre d'adopter rapidement son projet de loi d'initiative parlementaire, un projet de loi qui constitue une mesure — l'une parmi tant d'autres — que nous devons prendre. Il s'agit d'une mesure importante dans le cheminement collectif et individuel vers la réconciliation avec les Autochtones. Ce projet de loi offre à la Chambre l'occasion de reconnaître et, plus important encore, de se réapproprier son histoire de colonisation.
Quelle est cette histoire? Dans le rapport sommaire de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, les députés trouveront l'introduction suivante, qui nous rappelle pourquoi nous en sommes là aujourd'hui et pourquoi il est si important d'appuyer les efforts et l'initiative de notre collègue:
Pendant plus d'un siècle, les objectifs centraux de la politique autochtone du Canada étaient les suivants: éliminer les gouvernements autochtones, ignorer les droits des Autochtones, mettre fin aux traités conclus et, au moyen d'un processus d'assimilation, faire en sorte que les peuples autochtones cessent d'exister en tant qu'entités légales, sociales, culturelles, religieuses et raciales au Canada. L'établissement et le fonctionnement des pensionnats ont été un élément central de cette politique, que l'on pourrait qualifier de « génocide culturel ».
Nous sommes à une époque où les politiciens parlent de l'importance de reconnaître, de protéger et, surtout, d'inscrire explicitement dans la loi canadienne les droits des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Certains des députés ont joint le geste à la parole. Je parle du travail de mon collègue le député d'Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou, qui a présenté le projet de loi C-262 visant à mettre en oeuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans la loi canadienne, et du travail de ma collègue d'Edmonton Strathcona, qui a essayé sans relâche d'insérer dans les lois canadiennes sur l'environnement les droits des peuples autochtones, tels qu'énoncés dans le projet de loi C-262. Aujourd'hui, je peux ajouter les efforts de mes collègues à la liste des efforts déployés à la Chambre aux fins de réconciliation et de justice pour les peuples autochtones au Canada.
Le projet de loi à l'étude aujourd'hui est une version modifiée du projet de loi initial présenté par mon collègue. Le projet de loi initial visait à faire du 21 juin, Journée nationale des peuples autochtones, un jour férié. Tant à la Chambre que dans ma collectivité, ma collègue la députée de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill a énoncé les nombreux arguments qui appuient l'idée de faire du 21 juin un jour férié national. Elle a parlé du travail qu'elle a accompli dans ce dossier à titre de mairesse de La Loche. Elle a dressé la liste et l'historique des organismes autochtones qui demandent que le 21 juin soit reconnu comme un jour férié national. Elle a expliqué l'importance sur le plan spirituel que revêt le 21 juin, le solstice d'été, pour les Premières Nations et les peuples métis et inuit. Elle a souligné l'histoire de célébrations et de cérémonies commémoratives spéciales que tiennent de nombreuses communautés le 21 juin.
C'est le cas de ma collectivité, à Saskatoon, où l'on met l'accent sur le 21 juin. Ces dernières années, Saskatoon a grandi, la collectivité a pris de l'expansion et, ce jour-là, nous soulignons la réconciliation et les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation.
Depuis plus de 20 ans, le Centre d’amitié autochtone et métis de Saskatoon organise une journée nationale des Autochtones, maintenant appelée Journée nationale des peuples autochtones, sur le territoire du Traité no 6, le territoire ancestral du peuple métis, sur lequel se trouve ma circonscription, Saskatoon-Ouest. Chaque année, des milliers de personnes se rassemblent dans ma collectivité pour prendre part aux activités et aux cérémonies de la journée, dont des dirigeants autochtones, des aînés, des dirigeants non autochtones, des survivants des pensionnats, des écoles provinciales et des écoles de jour, des survivants de la rafle des années 1960 et des anciens combattants autochtones.
Ces dernières années, la ville de Saskatoon a souligné cette journée spéciale en organisant d'importantes cérémonies et des activités de commémoration en hommage aux peuples autochtones.
L'an dernier, le nouveau nom du pont Nord a été dévoilé pendant la Journée des peuples autochtones à Saskatoon. Le nouveau nom, « pont Chief-Mistawasis », rend hommage au chef Mistawasis, aussi connu sous le nom de Pierre Bélanger, qui a dirigé la tribu des Prairies et a signé le Traité no 6 en 1876.
Lors de l'inauguration, le chef Daryl Watson de la Première Nation Mistiawasis Nêhiyawak a dit ceci:
Nous vivons aujourd'hui un moment crucial pour ma nation, un moment qui s'inscrit dans le grand processus de réconciliation. Le chef Mistawasis a entrepris ce processus il y a 140 ans quand il a reconnu le territoire et y a accueilli des nouveaux venus pour le partager avec eux. Pour nous, la réconciliation a commencé à la signature du traité.
En 2016, la Commission de vérité et réconciliation a tenu l'un de ses événements de clôture nationaux à Saskatoon, le 21 juin. Ce moment a galvanisé les gens de la collectivité et les leaders communautaires autochtones et non autochtones, qui ont alors commencé à coordonner le travail de réconciliation pour que la collectivité réponde, ensemble, aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Reconciliation Saskatoon, qui reçoit un appui organisationnel du bureau du commissaire aux traités, est le fruit de cette réponse conjuguée de la communauté.
Reconciliation Saskatoon forme un réseau de plus de 98 organismes, dont des organismes à but non lucratif, des entreprises, des groupes confessionnels et des partenaires. Ils ont uni leurs forces pour lancer une conversation sur la réconciliation à l'échelle de la ville et pour donner à tout le monde la chance de contribuer aux appels à l'action.
Au chapitre de la voie vers la réconciliation, les gens de ma circonscription, de mon coin de pays, ont déjà adopté le 21 juin, Journée nationale des peuples autochtones. Nous avons travaillé fort pour que cette journée soit inclusive pour tous, pour qu’elle soit une journée où travailler, célébrer et commémorer le passé et, ce faisant, favoriser le resserrement des relations et le développement d'une communauté meilleure pour tous.
Il y a trois ans, nous avons ajouté un événement dans ma circonscription, une marche appelée « Rock your Roots for Reconciliation », sous la direction de Reconciliation Saskatoon. L’année dernière, plus de 4 000 personnes y ont participé.
Le projet de loi que nous examinons aujourd’hui propose qu’une autre date, le 30 septembre, soit désignée jour férié en l’honneur des survivants des pensionnats indiens. Ce jour est également observé dans ma circonscription. Je reconnais que l’établissement d’une journée nationale en l’honneur des survivants des pensionnats donne suite à l’appel à l’action 80 de la Commission de vérité et réconciliation.
Bien que ce projet de loi prenne son origine dans un autre lieu, il se retrouve ici aujourd’hui au terme d’un processus parlementaire ayant obtenu l’appui de l’ensemble des partis politiques, ce qui est une bonne chose.
Nous sommes ici aujourd’hui dans ce bon esprit de collaboration en raison du travail d’une leader dénée qui a su maintenir notre attention sur quelque chose de beaucoup plus grand que la politique partisane: l’objectif de bâtir un Canada meilleur pour les générations futures. Aujourd’hui, je suis très fière d’être sa collègue et d’appartenir à un parti et à un caucus qui joignent le geste à la parole. En tant que caucus, nous devons travailler tous les jours pour honorer la participation au débat et le leadership de cette Dénée du Nord de la Saskatchewan, la députée de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill.
Aujourd’hui, je rappelle à mes collègues des deux côtés de la Chambre que nous devons tous travailler ensemble. Nous devons tous nous mettre à l'oeuvre pour véritablement faire honneur à la voix authentique des femmes autochtones à la Chambre et dans nos communautés et les respecter.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, il existe des enseignements offerts par les aînés. De nombreux aînés enseignent, partout au pays. Voici une observation qui reflète le moment présent.
Qui n'aime pas est habité par la crainte. Qui n'est pas humble est égoïste. Qui n'est pas honnête est malhonnête. Qui n'est pas courageux est peureux. Au fil des ans, dans le cadre de mon travail, j'ai participé à des cercles formés par les membres des communautés autochtones, et les aînés y jouent un rôle très significatif. Les cercles, les enseignements et l'apprentissage de l'humilité sont tous très significatifs.
Je tiens à remercier tous les députés d'avoir pris le temps d'exprimer leurs réflexions à propos du projet de loi C-369. Pour concrétiser les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, il faudra un effort concerté de tous les partis. Je me réjouis d'avoir vu les partis unir leurs forces pour l'appel à l'action no 80.
Il reste un peu de temps avant que tous les députés arrivent et que mon projet de loi soit mis aux voix. Je souhaite prendre un moment pour répondre à quelques éléments mentionnés pendant le débat.
Premièrement, comme je l'ai dit il y a quelques jours, je me réjouis des amendements qui sont le fruit d'un effort multipartisan et qui favorisent la création de ce jour férié en consultation avec les survivants des pensionnats, les aînés, les chefs régionaux et les principales organisations autochtones nationales. Le comité a fait un examen minutieux et bien intentionné et, au final, il a pris la bonne décision.
Le 21 juin demeurera la Journée nationale des peuples autochtones et continuera d'être célébré par tous les Canadiens, y compris les Premières Nations, les Métis et les Inuits d'un bout à l'autre du pays. Le 30 septembre sera désigné comme la journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Cette journée permettra aux Canadiens de réfléchir à l'histoire des pensionnats autochtones et aux séquelles que cette honte nationale continue d'avoir sur le Canada.
J'ai exprimé des réserves sur la façon dont le gouvernement soulignera ce jour férié. Il est vrai qu'un jour férié sera créé. Toutefois, il n'aura un sens que si des ressources sont fournies pour permettre aux Canadiens de réellement comprendre ce qu'il signifie. Cela veut dire que le gouvernement devra entreprendre un processus de mobilisation globale auprès de ses employés pour leur expliquer comment leurs bureaux pourront travailler sérieusement avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Il devra verser des fonds pour l'organisation de cérémonies commémoratives pancanadiennes en collaboration avec des survivants et des organisations des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Le gouvernement devra aussi créer du matériel didactique adapté à la culture pour les systèmes d'éducation partout au pays afin que les futures générations de Canadiens n'oublient jamais ce qui est arrivé aux Autochtones du pays. Nous attendons encore des réponses à ces questions.
Deuxièmement, il a été question de remplacer des jours fériés qui existent déjà. C'est une question légitime, mais c'est un débat que nous devrions avoir à un autre moment. Des générations d'Autochtones se sont fait dire, inlassablement, qu'ils dérangeaient et que leurs préoccupations étaient secondaires à tout ce qui se passait d'autre au Canada. Pendant des générations, les Autochtones ont été exclus des processus politiques, exclus de la prise de décisions ayant des conséquences sur leur mode de vie, comme celles qui dictent quelles langues ils ont le droit de parler et quels dieux ils ont le droit de prier. Si les députés veulent parler du nombre de jours fériés au Canada, ils ne devraient pas le faire dans le contexte de ce projet de loi important. L'abolition d'un jour férié colonialiste ne devrait pas se faire sur le dos des Autochtones, en les empêchant d'obtenir un jour férié. Je refuse de croire que la création de ce jour férié constituera un fardeau pour un système colonialiste.
En conclusion, je tiens à revenir sur les aspects positifs du projet de loi, car un trop grand nombre de nos conversations nous demandent de revivre des traumatismes et de discuter des problèmes des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
Ce projet de loi ne résoudra pas la crise du logement des Aucothones, il ne changera rien à la surreprésentation des enfants autochtones dans les foyers d'accueil et il ne comblera pas l'écart dans le domaine de l'éducation qui fait en sorte que les enfants autochtones sont laissés pour compte.
Toutefois, il donnerait aux Canadiens l'occasion de comprendre pleinement pourquoi ces problèmes existent. Il procurerait au gouvernement un moment et un espace où il pourra réfléchir à ses manquements et se rappeler pourquoi il est si important de travailler pour et avec les Autochtones tous les jours de l'année.
Le progrès prendra du temps, mais grâce à mon projet de loi, nous prenons le temps de faire des progrès.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, les gens du Nord participent au défi de la gigue sur les routes de glace pour faire connaître les collectivités desservies par des routes de glace à la population. Leur message est très clair: ils ont besoin de routes praticables à l'année pour l'approvisionnement des communautés et les rendez-vous chez le médecin.
Les libéraux ne semblent pas comprendre que les changements climatiques rendent la Première Nation du lac Hatchet inaccessible parce que les routes de glace sont ouvertes moins longtemps. Pourquoi le gouvernement libéral continue-t-il de négliger les besoins des habitants du Nord?
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NPD (SK)
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2019-02-26 14:54 [p.25805]
Monsieur le Président, tout le monde mérite un chez-soi sûr et abordable, mais bien des gens sont laissés pour compte à cause de la crise du logement. Il faut des solutions maintenant, non dans plusieurs années d'ici. Le chef Jagmeet Singh, qui vient d'être élu député de Burnaby-Sud, comprend l'urgence de la situation contrairement aux libéraux qui n'ont toujours pas agi.
Les Canadiens ne peuvent attendre plus longtemps. Pourquoi les libéraux se mobilisent-ils si rapidement lorsqu'il s'agit de répondre aux demandes de leurs riches amis du secteur des affaires, mais refusent-ils d'assurer un logement sûr et abordable à nos concitoyens qui en ont désespérément besoin maintenant?
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NPD (SK)
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2019-02-26 16:51 [p.25821]
Madame la Présidente, je ne crois pas que le député et moi sommes sur la même longueur d'onde en qui concerne les enjeux de sécurité publique et les services correctionnels. Durant son allocution, il a mentionné toutefois une chose sur laquelle nous pouvons nous entendre: les changements qu'envisage le gouvernement en matière d'isolement préventif sont superficiels et n'ont pas l'appui des témoins entendus par le comité.
Je rappelle au député que bon nombre des problèmes liés à la sécurité des employés et des détenus dans le système correctionnel découlent du sous-financement qui dure depuis des années et de l'incarcération abusive des délinquants, comme c'est le cas notamment des Autochtones de la Saskatchewan.
J'ai deux questions à poser au député. Premièrement, est-il d'accord avec l'arrêt de la Cour suprême selon lequel l'isolement préventif — euphémisme s'il en est un — est contraire à la Constitution? Le député est-il d'accord avec ce point de vue?
Deuxièmement, le député accorde-t-il du crédit aux preuves montrant que l'isolement préventif exacerbe les symptômes des gens souffrant de maladie mentale — qui sont très nombreux dans le système carcéral — et qu'il cause plus de tort que de bien?
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NPD (SK)
propose que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.
— Monsieur le Président, c'est effectivement une bonne journée aujourd'hui. Je suis fière de prendre la parole pour la dernière fois à la Chambre des communes, au nom de mes concitoyens de Desnethé—Missinippi—Churchill River, concernant mon projet de loi d'initiative parlementaire.
J'ai l'impression d'avoir entrepris cette démarche il y a très longtemps. J'éprouve de la satisfaction en voyant que le travail que nous avons effectué ensemble dans ce dossier tire à sa fin.
Je suis consciente, comme tous mes collègues au Parlement devraient l'être, que nous ne sommes pas loin de l'endroit où le régime de pensionnats indiens du Canada a été créé. C'est à l'intérieur des murs de la cité parlementaire que des dirigeants politiques de partout au Canada ont décidé que la culture des Premières Nations, des Métis et des Inuits n'avait pas sa place au Canada. C'est dans des salles proches d'ici que des dirigeants ont discouru pendant des heures de l'idée que les Premières Nations, les Métis et les Inuits ne méritaient pas de parler leurs langues. Pas très loin d'ici, un premier ministre canadien a pris la parole officiellement pour décréter, avec l'appui de son parti, que les Premières Nations, les Métis et les Inuits devaient être réduits au silence, séparés et rejetés.
Aujourd'hui, c'est avec une touche de fierté et beaucoup d'humilité que je m'adresse à la Chambre, car je sais que l'histoire a repris son cours et que la justice a repris ses droits. Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est grâce aux innombrables heures de consultation auprès de mes aînés et des électeurs de ma circonscription, mais aussi grâce à l'histoire de nos peuples. Aujourd'hui, les efforts déployés par tous les partis pour donner suite à l'appel à l'action no 80 de la Commission de vérité et réconciliation franchissent une autre étape. Le projet de loi dont la Chambre est présentement saisie est le fruit d'un effort collectif visant à mettre en lumière l'héritage des pensionnats indiens, à rendre hommage aux survivants et à trouver des moyens de faire amende honorable auprès des générations d'Autochtones du Canada actuelles et futures.
Je tiens à remercier les membres du comité du patrimoine canadien d'avoir consacré de leur temps à mon projet de loi et de l'avoir étudié aussi soigneusement. Aucun parti politique, aucune personne ne peut prétendre connaître avec certitude le chemin qui mène à la véritable réconciliation. La réconciliation est un objectif que nous nous devons de partager tous ensemble et auquel nous devons réfléchir collectivement, et je ne parle pas seulement des députés, mais aussi de leurs employés et de l'ensemble des fonctionnaires fédéraux.
Mon projet de loi touchera quiconque oeuvre dans la sphère fédérale, parce que c'est le gouvernement du Canada qui a décidé de persécuter et d'opprimer les Premières Nations, les Métis et les Inuits du pays. Cette tragédie, nous devons tous nous la faire pardonner et nous devons unir nos efforts pour éradiquer le racisme systémique qui caractérise si souvent le gouvernement colonial canadien.
Je ne veux pas donner l'impression que c'est aujourd'hui la fin du voyage vers la réconciliation. Dans l'ensemble, nous avons accompli très peu de choses. Après aujourd'hui, tout le monde se serrera la main et se félicitera, tout comme c'est arrivé après le travail du comité du patrimoine. On revendiquera la victoire parce que des points politiques ont été marqués. Toutefois, les efforts déployés pour arriver à la réconciliation ne servent pas à marquer des points politiques. Il s'agit d'une obligation morale de faire le bien.
Il convient également de noter que le travail concernant la journée nationale de la vérité et de la réconciliation est loin d'être terminé. Au départ, quand j'ai parlé de mon projet de loi, mes consultations ont clairement montré que le 21 juin devrait être un jour férié. Le 21 juin, Journée nationale des peuples autochtones, est une journée qui a été choisie par les Premières Nations, les Métis et les Inuits du Canada parce, pour de nombreuses personnes, elle a une signification spirituelle liée au solstice d'été.
Sachant cela, le gouvernement du Canada finance des célébrations nationales d'un océan à l'autre. Il fournit des fonds aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits pour leur permettre de célébrer publiquement leur identité, leurs origines et ce que l'avenir leur réserve. Ces célébrations auraient lieu de toute façon, mais le fait que le gouvernement accorde des fonds permettant aux non-Autochtones de participer à nos célébrations est bien pensé et bien accueilli.
Toutefois, un tel financement n'est pas encore en place pour la journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Le gouvernement s'est engagé publiquement à ce que ce jour férié devienne réalité cette année, mais nous ignorons toujours ce qu'il prévoit de faire à l'occasion de ce nouveau jour férié. C'est particulièrement important, car l'intention n'a jamais été de simplement donner aux employés fédéraux un jour de congé de plus, mais plutôt de leur permettre de dialoguer avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits qui les entourent et ainsi mieux comprendre le système d'oppression qui existe toujours.
Un engagement sans substance de la part du gouvernement est inacceptable. En l'absence de directives claires de la part du gouvernement, avec le consentement préalable des Autochtones, donné librement et en connaissance de cause, ce jour férié ne servira à rien. Cette initiative ne servira à rien si aucune mesure substantielle n'est prise pour que les employés fédéraux soient sensibilisés à l'histoire et aux conséquences des pensionnats indiens. Mes collègues néo-démocrates et moi exhortons tous les députés à faire les efforts nécessaires pour que ce jour férié serve à quelque chose.
Certaines personnes, dont nombre de résidants de ma circonscription, craignent que le fait de limiter ce jour férié aux employés du gouvernement fédéral ne soit pas une réponse suffisante à l'appel à l'action no 80. Je suis pleinement consciente des limites du champ de compétence du gouvernement fédéral. Il ne peut pas légiférer à la place des provinces dans ce dossier. Je crois cependant qu'il devrait faire tout en son pouvoir pour convaincre ses homologues provinciaux de répondre, eux aussi, à cet appel à l'action.
Ce n'est pas seulement le gouvernement fédéral qui a causé des torts aux enfants des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans les pensionnats. Les commissions scolaires et les employés des provinces ont été directement responsables de la majorité des torts. À l'occasion de ce jour férié, il incombe à tous les députés de réfléchir et d'avoir aussi une conversation difficile avec leurs amis, leur famille et leurs propres élus pour que l'ensemble des Canadiens aient le temps de réfléchir adéquatement à l'incidence des pensionnats, qui continue à se faire sentir. Nous le devons aux survivants. Nous le devons aux victimes. Nous le devons au Canada.
Ma dernière préoccupation est probablement la plus importante et elle concerne la portée du jour férié. J'ai d'abord proposé de désigner le 21 juin pour ce jour férié parce que la Journée nationale des peuples autochtones englobe la grande majorité des Premières Nations, des Métis et des Inuits du Canada. Modifier la date du jour férié pour que ce soit le 30 septembre et rebaptiser celui-ci « Journée nationale de la vérité et de la réconciliation » n'est pas nuisible en soi, mais je m'interroge sur les Autochtones qui se sont fait arracher leur culture par le gouvernement fédéral ailleurs qu'aux pensionnats.
Je pense en particulier aux survivants des pensionnats et des écoles de jour qui attendent encore que le gouvernement écoute leur histoire. Je pense à tous les enfants qui ont été enlevés à leur famille lors de la rafle des années 1960, éloignés pour toujours de leur famille, de leur culture et de leur langue. Oui, cette journée de la réconciliation serait bien, mais inclurait-elle leur vérité et leur histoire? J'ai très hâte de poursuivre ces discussions avec les gens du Nord de la Saskatchewan et j'invite tous les députés à ouvrir leur coeur et leurs oreilles et à laisser entrer ces histoires dans leur vie.
J'ai déjà exprimé ces préoccupations aux membres du comité, et ils m'ont assuré que ce sont des discussions que le gouvernement veut tenir. C'est avec grand honneur que j'accepte mon travail de députée de Desnethé—Missinippi—Churchill River consistant à demander des comptes au gouvernement et à veiller à ce qu'il respecte entièrement l'intention de cette journée. Ce n'est pas une mince tâche, et elle doit être abordée avec sérieux et dans le plus grand respect. Je surveillerai la situation. Les Autochtones la surveilleront, et tout le Canada la surveillera.
À ce stade-ci, j'aimerais prendre un instant pour réfléchir aux amendements apportés au projet de loi et dire pourquoi il devrait être adopté ici et renvoyé à l'autre endroit.
Lorsque j'ai présenté mon projet de loi, il y a quelques années, j'ai proposé que le 21 juin soit jour férié pour les raisons que j'ai données plus tôt dans mes commentaires aujourd'hui. À l'époque, l'Assemblée des Premières Nations, le Congrès des peuples autochtones, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et bien d'autres organismes autochtones et personnes de premier plan de tout le pays ont demandé que le 21 juin soit désigné jour férié pour souligner la Journée nationale des peuples autochtones.
Je ne m'oppose pas à modifier le projet de loi pour faire du 30 septembre la journée nationale de la vérité et de la réconciliation, à la condition que le gouvernement réponde adéquatement aux préoccupations que j'ai soulevées un peu plus tôt. L'objectif que j'espérais atteindre avec mon projet de loi était de lancer une conversation nationale à propos d'un jour férié pour honorer les survivants et commémorer les séquelles des pensionnats. Le débat d'aujourd'hui montre que nous y sommes arrivés ensemble.
Je suis très heureuse que le processus démocratique ait été efficace et que nous ayons tenu des discussions publiques, par l'entremise de l'étude en comité, sur ce jour férié. Comme le ministre du Patrimoine canadien l'a dit, des projets de loi imparfaits sont présentés, puis modifiés par les comités de la Chambre. C'est ainsi que le processus démocratique doit se dérouler, et c'est ce qui s'est passé avec ce projet de loi.
Lors des réunions du comité, nous avons entendu des témoignages d'aînés, d'organismes autochtones nationaux, d'organisations de femmes autochtones, de syndicats, du Centre national pour la vérité et la réconciliation et d'un certain nombre de chefs de partout au Canada. Leur réponse a été claire et nette: le 30 septembre devrait être une journée de la vérité et de la réconciliation.
Des gens des quatre coins du pays pourraient être contrariés par la modification du projet de loi, et je les comprendrais. J'ai défendu du mieux que je pouvais le choix du 21 juin et de la Journée nationale des peuples autochtones. Cela dit, après mûre réflexion et à la suite de nombreuses consultations, nous avons, à mon avis, vraiment choisi la date appropriée pour ce jour férié. Ma porte est toujours ouverte pour continuer cette conversation parce que je sais bien qu'elle est loin d'être terminée. Je me suis engagée auprès des habitants de ma circonscription à être toujours à l'écoute.
Je vais maintenant parler de l'une des leçons les plus précieuses que j'ai tirées du processus de consultation: il y a une différence entre les jours de célébration et les jours de deuil. La journée de festivités du 21 juin a sa place. Une journée de la vérité et de la réconciliation ne peut pas coïncider avec des célébrations existantes. Pour cette raison, je vois d'un bon oeil les amendements au projet de loi.
Comme je l'ai déjà dit, le 30 septembre est de plus en plus reconnu dans tout le pays comme une journée de réconciliation avec notre histoire. Tant dans le Nord de la Saskatchewan qu'ici, à Ottawa, j'ai trouvé très encourageant de voir autant de gens porter la chemise orange, ce qui est une façon de dire au monde que ce qui est arrivé aux enfants et aux familles des Premières Nations, des Métis et des Inuits est inacceptable. Je trouve également encourageant le travail accompli par d'autres pour améliorer la vie des enfants autochtones de tout le pays. L'action de gens comme la docteure Cindy Blackstock, qui a consacré sa vie au bien-être des enfants au Canada, m'inspire. Je pense souvent aussi au travail qu'accomplissent les aînés, les centres d'amitié, les camps de culture autochtone et les éducateurs de tout le pays pour que les jeunes puissent retrouver la culture de leur famille. Je pense à Kevin Lewis qui dirige un programme de ce genre dans le Nord de la Saskatchewan.
Je pense également aux militants autochtones du Canada qui se sont tellement battus pour que le gouvernement entende les voix autochtones. Je pense aux femmes autochtones qui ont refusé de demeurer inactives lorsque le gouvernement a fait peser une menace sur leurs terres et la souveraineté autochtone. Je pense à nos soeurs dont la vie a été volée, qui nous rappellent chaque jour les générations de femmes autochtones qui continuent de vivre dans nos coeurs. Je pense également à des gens comme Colleen Hele-Cardinal, qui a travaillé presque toute seule pour que les survivants de la rafle des années 1960 obtiennent justice.
Je dis tout cela pour rappeler aux députés le contexte qui entoure le débat d'aujourd'hui. Les Premières Nations, les Métis et les Inuits luttent si dur et depuis si longtemps pour leurs membres. Si l'on établit une journée nationale de la vérité et de la réconciliation, ce n'est pas pour se féliciter. C'est pour se donner l'occasion d'en apprendre davantage à propos du travail des Autochtones et de trouver des façons d'intégrer leurs idées de sorte que justice leur soit rendue et que nous puissions dire aux survivants des pensionnats que ce que nous leur avons fait subir ne se reproduira jamais.
Les appels à l'action présentés par la Commission de vérité et réconciliation ne sont pas une liste de vérification des choses qui peuvent être accomplies. La concrétisation d'un seul appel à l'action n'est pas un pas vers le progrès. D'ici à ce que tous les appels à l'action soient mis en oeuvre, nous avons bien peu de raison de célébrer. Aujourd'hui, nous nous sentons bien, mais demain, nous devons redoubler d'ardeur. Aujourd'hui, nous envisageons un avenir meilleur, mais demain, nous devons travailler encore plus dur pour améliorer la qualité de vie des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada.
Le 30 septembre, nous nous souviendrons du passé et nous rendrons hommage au passé et au futur, mais tous les autres jours de l'année, nous devons lutter pour réparer les injustices commises contre les Autochtones au Canada.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, la date du 30 septembre est très importante pour les survivants des pensionnats autochtones ainsi que pour les survivants des internats et des écoles de jour autochtones.
La réconciliation, c'est se réunir et guérir. Le moment est venu d'aller de l'avant. Nous tissons des liens avec les enfants des écoles de partout au Canada, qu'elles soient publiques, provinciales ou situées dans des réserves. Il est temps pour le gouvernement fédéral de montrer la voie à suivre pour bâtir de meilleures relations, de respecter ses engagements et de continuer à travailler fort afin d'améliorer les relations et la vie des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, le Canada possède une riche histoire d'interaction avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits, mais l'histoire n'a pas été douce avec les peuples autochtones d'un bout à l'autre du pays. Il y a suffisamment de preuves pour dire que les Premières Nations, les Métis et les Inuits de partout au Canada ont subi des préjudices à répétition.
Après les efforts de vérité et de réconciliation qui ont été déployés, des anciens, des jeunes et des familles de partout au pays me disent qu'ils veulent cicatriser leurs plaies et passer à autre chose. Nous honorons le passé. C'est ce qui a été montré dans le travail de vérité et de réconciliation et c'est ce dont je veux que les aînés de partout au Canada me parlent. Nous sommes à un moment charnière de l'histoire canadienne où nous avons l'occasion d'honorer les Premières Nations, les Métis et les Inuits et nous, en tant que Canadiens, ainsi que le gouvernement à la Chambre des communes, devons commencer à agir en ce sens.
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NPD (SK)
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2019-02-26 20:03 [p.25845]
Monsieur le Président, le 26 octobre 2018, quelques jours après que des militants eurent visité Ottawa à l'occasion de la Journée Logement sur la Colline, j'ai saisi l'occasion de souligner certaines des difficultés éprouvées par des organismes de première ligne qui espèrent pouvoir accéder au Fonds national de co-investissement de la Stratégie nationale sur le logement.
J'ai demandé au ministre s'il serait prêt à alléger le fardeau administratif excessif imposé aux groupes disposant de ressources limitées qui sont forcés de remplir des formulaires de demande longs et compliqués contenant presque 200 questions, s'ils veulent avoir la possibilité d'accéder au Fonds national de co-investissement.
Toutefois, ce n'est manifestement pas le seul problème posé par ce fonds. Il y a aussi le fait qu'il s'applique uniquement aux projets d'au moins cinq logements, ce qui exclut des petits projets viables, dont beaucoup auraient pu être réalisés dans des petites villes et des localités rurales.
Le système en ligne qui permet de s'inscrire au Fonds est lourd, et il est difficile de s'y retrouver. Le gouvernement n'offre pas une aide suffisante aux demandeurs. Les demandeurs ont dit qu'il était déjà arrivé que des employés du gouvernement ne soient pas capables de répondre à des questions fondamentales et, pire encore, qu'ils donnent des renseignements erronés. Un demandeur a affirmé qu'il avait l'impression d'apprendre à connaître le processus en même temps que les employés gouvernementaux qui administrent le programme.
Il est logique que le financement soit conditionnel à la participation des administrations municipales ou des gouvernements provinciaux, mais attendre des engagements garantis de ces partenaires empêche souvent les projets d'être soumis en temps opportun. Nous sommes en pleine crise, et nous avons besoin de logements maintenant.
En novembre dernier, à l'occasion du premier anniversaire du lancement de la Stratégie nationale sur le logement, les Canadiens ont reçu une mise à jour sur les réalisations jusque-là. L'annonce semblait indiquer que le gouvernement allait rendre compte des réalisations de la Stratégie nationale sur le logement, mais en fait, il s'agissait de toutes les activités liées au logement depuis 2016, les investissements faits avant le lancement de la stratégie.
Les progrès réels des initiatives énoncées dans la stratégie, annoncées avec beaucoup d'éclat, de beaux discours, des communiqués de presse et des manchettes dans les médias, sont beaucoup moins impressionnants. Si nous souhaitons véritablement évaluer le succès de la toute première stratégie nationale sur le logement, le gouvernement doit respecter ce qu'il a dit au sujet de la transparence et de la reddition de comptes. Les Canadiens et les parlementaires méritent des renseignements pertinents et exacts permettant d'évaluer réellement l'efficacité de la stratégie. Tous préféreraient davantage de faits et moins de tambours et trompettes.
Le gouvernement a promis des changements concrets, mais le déploiement de la Stratégie nationale sur le logement ne semble pas tenir compte de la réalité. Malheureusement, le gouvernement a été très lent à faire de nouveaux investissements et à mettre en oeuvre les programmes annoncés dans la stratégie. De beaux discours ont été prononcés, mais aucune somme n'a été versée pour améliorer concrètement la situation.
Chaque année, 235 000 personnes vivent une forme d'itinérance au Canada et près de trois millions de Canadiens consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement. Face à ces chiffres troublants, l'extrême lenteur de la mise en oeuvre de l'initiative nationale sur le logement est frustrante pour de nombreux intervenants et, plus important encore, pour les nombreux ménages qui sont dans le besoin et toutes les personnes qui vivent dans la rue et qui fréquentent les refuges d'urgence partout au pays.
Le ministre ou un représentant a-t-il pris le temps d'écouter ceux qui connaissent bien la situation, comme les fournisseurs de logements à but non lucratif? Leur a-t-il accordé la souplesse qu'ils demandaient? Le gouvernement a-t-il apporté les changements nécessaires pour que toutes les collectivités puissent se mettre au travail et s'attaquer à la crise du logement et de l'itinérance au Canada? J'aimerais beaucoup qu'on me réponde par un oui ou par un non et qu'on me fournisse des détails.
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NPD (SK)
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2019-02-26 20:10 [p.25846]
Monsieur le Président, les Canadiens ou l'opposition n'ont pas à féliciter le gouvernement pour ce que j'estime être des demi-mesures. Un gouvernement qui serait résolu à employer une approche axée sur les droits ne se serait pas fixé comme objectif de réduire de 50 % le nombre d'utilisateurs chroniques des refuges. Cet objectif est loin de répondre aux attentes des Canadiens à l'égard du gouvernement libéral actuel.
La Stratégie nationale sur le logement ne doit pas se limiter à des annonces au sujet du financement déjà accordé. Elle doit donner les résultats que le gouvernement actuel a promis aux Canadiens. Le gouvernement doit dégager des fonds fédéraux, et le budget du mois prochain représente une bonne occasion de montrer aux Canadiens que le gouvernement prend la crise du logement au sérieux.
Avoir accès à un logement sûr et abordable est un droit de la personne fondamental. J'ajoute donc les questions suivantes à mes observations d'aujourd'hui. Quand les lois seront-elles conformes aux promesses faites? Quand protégeront-elles les Canadiens vulnérables? Quand le gouvernement libéral actuel joindra-t-il le geste à la parole et affectera-t-il les fonds nécessaires pour lancer vraiment une stratégie nationale sur le logement qui soit efficace?
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NPD (SK)
Monsieur le Président, quand les libéraux n'appuient pas la GRC et les programmes de sécurité communautaire, ce sont les gens et les collectivités qui en souffrent.
À Pelican Narrows, le programme des agents de sécurité communautaire recrute des agents et les forme afin qu'ils puissent effectuer des patrouilles de nuit, mais il ne possède pas assez de ressources pour attirer les talents nécessaires. La sécurité des gens devrait constituer une priorité, mais le gouvernement libéral ne fait rien pour remédier à la situation.
Quand les libéraux s'engageront-ils à protéger les habitants du Nord de la Saskatchewan en consacrant des fonds à leurs programmes de sécurité communautaire?
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NPD (SK)
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2019-02-22 10:27 [p.25672]
Madame la Présidente, j'aimerais poursuivre la discussion au sujet de l'automutilation qui demeure un acte criminel dans le code militaire. Je suis contente que le ministre veuille offrir du soutien en santé mentale. C'est une nécessité.
Toutefois, je rappelle au ministre que, tant que l'automutilation sera considérée comme un acte criminel dans le code de discipline militaire, ce comportement continuera d'être une source de honte, si bien que, quels que soient les soutiens en santé mentale offerts, les gens n'iront pas chercher l'aide dont ils ont besoin. Deuxièmement, les familles et les amis d'une personne qui s'est suicidée sont également aux prises avec une honte qui les empêche d'en parler. Si nous refusons de reconnaître cela, nous faisons plus de tort que de bien.
L'une des principales raisons qui empêchent les gens de se prévaloir de services de santé mentale, c'est le sentiment de honte. J'encourage vraiment le ministre à faire sans tarder tout en son pouvoir pour éliminer ce véritable obstacle qui empêche les gens d'aller chercher de l'aide.
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NPD (SK)
Madame la Présidente, les habitants de Pelican Narrows sont aux prises avec une pénurie de logements accessibles et abordables. La collectivité a reçu 266 nouvelles demandes de logement — et c'est sans compter les demandes de rénovations de maison —, mais a du financement pour construire seulement trois logements.
Tandis que les libéraux vantent leur stratégie sur le logement, des gens de Pelican Narrows attendent toujours d'avoir un endroit où vivre. Ils ne peuvent pas attendre plus longtemps et ne devraient pas avoir à le faire.
Les libéraux vont-ils enfin investir sans plus tarder dans le logement à Pelican Narrows?
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NPD (SK)
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2019-02-22 11:38 [p.25683]
Madame la Présidente, les libéraux ne semblent pas comprendre que, dans un contexte de réconciliation, le logement est un droit fondamental. Le financement qu'ils ont annoncé cette semaine afin de résoudre la crise de l'itinérance chez les Autochtones dans les centres urbains représente moins de 2 % du budget de la Stratégie nationale sur le logement.
Le message des experts est clair: il faudra des investissements beaucoup plus importants pour remédier à cette crise urgente du logement et régler les causes sous-jacentes de l'itinérance en zone urbaine. Parmi les Autochtones qui vivent dans les villes, 1 sur 15 est itinérant.
Quand le gouvernement libéral offrira-t-il un vrai plan pour régler cette crise?
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NPD (SK)
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2019-02-22 12:12 [p.25690]
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter une pétition signée par des gens de Saskatoon et de la Saskatchewan. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de créer un cadre national pour promouvoir la santé des yeux et les soins de la vue. Ils attirent l'attention des parlementaires sur le fait que certaines populations, soit les enfants, les aînés et les Autochtones, sont particulièrement à risque en matière de santé oculaire.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de reconnaître que la santé des yeux et les soins de la vue constituent un enjeu de santé publique grandissant et d'intervenir particulièrement pour soutenir les segments vulnérables de la population. Une intervention profiterait à tous les Canadiens puisqu'elle permettrait de réduire les déficiences visuelles découlant de maladies évitables et d'influer sur les facteurs de risques connus.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, j'interviens aujourd'hui pour souligner l'Année internationale des langues autochtones.
Partout au Canada, les Premières Nations, les Métis et les Inuits parlent leurs langues avec fierté et honneur. Dans ma circonscription, Desnethé—Missinippi—Churchill River, bon nombre de communautés parlent seulement en cri, en déné, en michif ou en michif-cri. Nos aînés nous encouragent à parler nos langues. En pensant à nos jeunes, nous travaillons fort pour veiller à ce que nos langues soient parlées encore pendant des générations.
Je suis fière des efforts déployés pour que nos langues soient de nouveau florissantes. Pas plus tard qu'hier soir, j'ai eu l'honneur de rencontrer Marsha Ireland, une aînée qui a fait connaître la langue des signes autochtones au comité du patrimoine et lui a expliqué l'importance de sauver les langues autochtones de l'oubli.
Il est clair pour moi que les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits déploient les efforts nécessaires pour faire prospérer nos langues. J'invite tous les députés à faire leur part pour aider les Autochtones dans leurs collectivités à sensibiliser le reste de la population à leurs langues.
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