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NPD (SK)
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2019-06-19 14:20 [p.29384]
Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage à Betsy Bury, une dame extraordinaire et passionnée, et pour souligner ses 97 années de vie bien remplie. Mme Bury nous a quittés en avril dernier.
Mme Bury a lutté pour un monde sans armes nucléaires ni guerres, un monde sécuritaire pour l'ensemble des femmes et des enfants. Elle a défendu cette cause en s'impliquant dans des mouvements sociaux et dans la politique partisane.
En 1962, lorsque les médecins de la Saskatchewan ont débrayé pour contester le régime universel de soins de santé, Mme Bury et un petit groupe de femmes ont lancé la clinique communautaire de Saskatoon afin d'offrir gratuitement des soins à toutes les personnes qui en avaient besoin. Ces femmes ont grandement contribué à ce que nous ayons aujourd'hui un régime universel de soins de santé. Mme Bury a participé à la création du premier organisme pour la planification familiale de la Saskatchewan et de la première garderie publique à Saskatoon, pour ne nommer que quelques-unes de ses réalisations.
De la campagne de Tommy Douglas à la mienne, de la FCC au NPD, Mme Bury était présente, que ce soit à titre de bénévole ou en offrant encadrement, conseils et soutien.
En 2017, Mme Bury a reçu le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne » pour avoir consacré sa vie à l'avancement de l'égalité des sexes.
La perte de Mme Bury est dévastatrice. Toutefois, nos cœurs brisés sont apaisés par le fait qu'elle a touché la vie de nombreuses personnes et qu'elle a inspiré de jeunes gens qui suivront ses traces.
Voir le profil de Georgina Jolibois
NPD (SK)
Monsieur le Président, les Dénésulines du Nord de la Saskatchewan et du Manitoba étaient censés signer un accord avec le gouvernement après 18 années de négociations au sujet de leurs droits liés au territoire, à la récolte et aux ressources. Il y a une semaine, la ministre a fait marche arrière et elle refuse maintenant de les rencontrer. Elle a rompu sa promesse et a trahi les Dénés.
Pour en arriver à une véritable réconciliation, il faut collaborer avec les Autochtones et leur parler de bonne foi. La ministre va-t-elle rencontrer les Dénés pendant leur séjour à Ottawa et leur expliquer directement pourquoi elle a brisé sa promesse?
Voir le profil de Georgina Jolibois
NPD (SK)
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de déposer une pétition lancée par la Société Elizabeth Fry. Elle porte sur les enfants en situation irrégulière.
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NPD (SK)
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2019-06-18 14:46 [p.29307]
Monsieur le Président, le Canada est aux prises avec une crise du logement, mais les libéraux ne font rien pour la régler. Le rapport du directeur parlementaire du budget montre que les libéraux gonflent leurs propres chiffres, alors que des familles doivent composer avec le stress constant que leur cause la recherche d'un logement. Le rapport indique que les libéraux en font encore moins pour aider les gens qui ont des besoins pressants en matière de logement que le gouvernement Harper. C'est honteux. Nous en avons assez des promesses creuses. Le gouvernement va-t-il agir maintenant pour mettre fin à l'itinérance et pour veiller à ce que toutes les familles canadiennes aient un logement?
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NPD (SK)
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2019-06-12 15:31 [p.28999]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition au nom de nombreux citoyens de ma circonscription et de toute la province de la Saskatchewan. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de reconnaître que la santé oculaire et les soins de la vue présentent un problème de santé publique grandissant et d'y réagir, particulièrement auprès des populations les plus vulnérables que sont les enfants, les aînés et les peuples autochtones.
Les pétitionnaires voudraient que le gouvernement élabore un cadre national d'action pour promouvoir la santé oculaire et les soins de la vue.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour souligner la Journée nationale de la guérison et de la réconciliation et l'anniversaire des excuses que le gouvernement a présentées aux Premières Nations pour les pensionnats autochtones.
En tant que députés, nous reconnaissons les torts que le Canada a causés aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits. Bien que nous ne puissions jamais vraiment comprendre la perte de la culture et de la langue ainsi que les séparations que le Canada a causées aux personnes et aux familles, je continue d'être inspirée par les jeunes de partout au Canada qui s'efforcent de tracer une voie pour l'avenir. Je parle de personnes comme Renée Carrière et ses élèves de l'école communautaire Charlebois à Cumberland House. Leur livre, intitulé Muskrats and Fire, enseigne aux jeunes les pratiques culturelles autochtones et la façon dont elles contribuent à l'écosystème du Nord de la Saskatchewan.
La réconciliation et la guérison seront possibles en faisant de petits pas importants. Je mets tous les Canadiens au défi de suivre l'exemple des élèves de l'école communautaire Charlebois pour que des gestes concrets au sein de leur collectivité donnent suite à la promesse de réconciliation.
Hiy hiy.
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NPD (SK)
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2019-06-11 14:14 [p.28915]
Monsieur le Président, la communauté philippine a laissé sa marque dans Saskatoon-Ouest, et particulièrement dans le quartier du parc de la Confédération, un magnifique quartier que de nombreux Philippins sont fiers d’habiter. Alors que le Canada célèbre officiellement son tout premier Mois du patrimoine philippin, Saskatoon accueillera ce week-end son premier Festival des Philippines, auquel je participerai. J’ai d’ailleurs bien hâte de prendre part aux festivités organisées par l’Association philippino-canadienne de Saskatoon.
Mar Complido et Rosalee Apostol, respectivement président et vice-présidente de l’Association philippino-canadienne de Saskatoon, ainsi que de nombreux bénévoles de la communauté philippine, s’affairent à organiser le festival depuis le mois de décembre. Après la levée du drapeau à l’hôtel de ville, le Cosmo Civic Centre s’animera et offrira aux résidants de Saskatoon la chance de découvrir la cuisine, les jeux, les arts et la culture philippins.
Je suis fière de dire que j’étais parmi les députés qui ont voté à l’unanimité pour faire du mois de juin le Mois du patrimoine philippin au Canada. À tous nos amis philippino-canadiens de Saskatoon et de partout au Canada, je dis: salamat. On se voit samedi.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, Helen est une personne âgée qui vit à Meadow Lake. Chaque mois, elle s'endette de plus en plus parce qu'elle a un revenu limité et qu'elle doit payer des frais médicaux élevés. Maintenant, l'Agence du revenu du Canada réclame à Helen de l'impôt antérieur qu'elle n'a pas les moyens de payer, et pourtant, les libéraux accordent des millions de dollars à de grandes entreprises grâce aux échappatoires fiscales créées par les conservateurs.
Pourquoi le gouvernement complique-t-il la vie des personnes âgées comme Helen au lieu de se battre pour leur droit de vivre dans la dignité?
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NPD (SK)
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2019-06-11 17:43 [p.28945]
Monsieur le Président, je tiens à dire au député à quel point je suis ravie de voir que la Chambre est saisie de sa motion et de l'entendre parler de la nécessité que le Parlement et le gouvernement fassent preuve de leadership dans ce dossier.
Le député se souvient peut-être que j'ai tenté de faire adopter une motion semblable, qui demandait au gouvernement de mettre en place un plan plus vaste visant à mettre fin à l'itinérance et à fixer des objectifs. Le député sait donc que je l'appuie dans sa démarche.
Peu importe ce qu'il adviendra de sa motion à la Chambre, je souhaite que le député s'engage à continuer d'insister pour que le gouvernement agisse dans ce dossier. Il a présenté un plan très solide. Je ne vois pas pourquoi le gouvernement ne pourrait pas mettre un terme à l'itinérance chez les vétérans au Canada.
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NPD (SK)
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2019-06-11 18:00 [p.28948]
Monsieur le Président, le fait que je puisse prendre la parole à la Chambre aujourd'hui, entourée de mes collègues démocratiquement élus de tous les partis, et débattre librement la motion témoigne du service et de la bravoure des anciens combattants et du personnel militaire actif. Je les remercie de tout ce qu'ils ont fait et feront pour le Canada.
Les néo-démocrates croient que le service et le sacrifice des anciens combattants et de leurs familles doivent être commémorés et honorés. Nous croyons qu'ils méritent d'avoir un endroit sûr et abordable où vivre. Malheureusement, pour trop d'anciens combattants, ce n'est pas le cas.
Il faut seulement deux choses pour mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants: un gouvernement qui en fait un objectif et un plan qui permet d'atteindre cet objectif. Malheureusement, jusqu'à maintenant, le gouvernement n'a eu ni l'un ni l'autre. Je remercie donc le député de Baie de Quinte d'avoir présenté la motion et d'avoir fait de l'élimination de l'itinérance chez les anciens combattants une priorité. Je tiens à lui dire qu'il a mon appui.
À une certaine époque, il aurait été impensable qu'un ancien combattant n'ait pas de foyer. Avant de devenir la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la société d'État s'appelait la Société d'habitation en temps de guerre. À l'époque, les Canadiens et le gouvernement fédéral croyaient que, en échange de leurs services et de leurs sacrifices, les anciens combattants et leurs familles méritaient d'avoir un chez-soi sûr et abordable; ils leur en ont donc construit un.
Aujourd'hui, les gouvernements fédéraux qui se succèdent ne construisent plus de maisons. En fait, certains diront que le gouvernement ne se préoccupe plus vraiment des affaires des anciens combattants. Personne ne sera surpris d'apprendre que, lorsque le gouvernement fédéral a cessé de construire des maisons et d'aider les vétérans, le nombre de vétérans sans abri a fortement augmenté. La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons éliminer l'itinérance pour les vétérans et l'ensemble des Canadiens.
Cette motion est certainement inspirée des témoignages et des propositions des témoins qui ont comparu devant le Comité permanent des anciens combattants, qui a étudié ce dossier au cours des six derniers mois. Au nom du NPD, je souhaite profiter de l'occasion pour remercier les 22 personnes et groupes d'avoir raconté leurs expériences au Comité et de travailler au nom des vétérans et de leur famille.
J'aimerais lire une citation tirée d'un témoignage qu'a entendu le Comité. À mon avis, l'extrait résume très bien les défis à relever lorsqu'on ente d'éliminer l'itinérance chez les vétérans.
Lors d'une des réunions du Comité, Debbie Lowther, présidente et cofondatrice de VETS Canada, a dit ce qui suit:
Nous savons que de nombreuses voies mènent à l'itinérance, comme la pauvreté, le manque de logements abordables, la perte d'un emploi ou l'instabilité professionnelle, la maladie mentale et la toxicomanie, les problèmes de santé physique, la violence familiale ou conjugale et l'éclatement de la famille ou du mariage. Ce qui distingue les vétérans, c'est qu'ils sont aux prises non seulement avec tous ces problèmes, mais aussi avec leur transition de la vie militaire à la vie civile. J'ai dit que la culture militaire était unique, ce qui veut dire que le vétéran doit essayer de s'adapter à une nouvelle culture civile, tout en ayant l'impression d'avoir perdu son identité et de le faire sans le réseau de soutien social qui a toujours été si important.
Les vétérans sont tous aux prises avec des problèmes qui leur sont particuliers selon leur âge, leur sexe, la région où ils se trouvent et leur vécu, des problèmes qui peuvent créer des conditions propices à l'itinérance. Tim Richter, le dirigeant de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, comprend bien cette réalité lui aussi. Voici ce qu'il a dit:
Selon moi, avec un effort concerté et un sentiment d'urgence, on pourrait éliminer l'itinérance des vétérans au Canada en trois ans ou moins.
Il faut documenter les noms et les besoins uniques de chaque vétéran itinérant et avoir la capacité de communiquer l'information entre les intervenants communautaires pouvant les héberger et les soutenir. Nous devons pouvoir contrôler le rendement, cerner les fluctuations, déterminer les problèmes et intervenir en temps réel.
Nous devrions créer à même l'Allocation canadienne pour le logement une prestation pour le logement à l'intention des vétérans administrée par le gouvernement fédéral [...].
Autrement dit, nous avons besoin d'un plan, ce qui nous amène à cette motion. La motion M-225 demande au gouvernement de faire trois choses pour contribuer à l'élimination de l'itinérance chez les anciens combattants: se fixer comme objectif de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants du Canada d'ici 2025; présenter un plan à cette fin à la Chambre des communes d'ici juin 2020; et, lors de l'élaboration du plan, chercher à déterminer si un programme national d'aide au logement, semblable à celui aux États-Unis, fonctionnerait bien au Canada.
La motion est bien documentée, mais améliorera-t-elle réellement les choses? Je ne connais pas la réponse à cette question. Nous pourrions certes l'adopter, et elle pourrait vraiment changer la donne. Toutefois, jusqu'à présent, je ne crois pas que le gouvernement ait cherché sérieusement à mettre fin à l'itinérance des anciens combattants ou de n'importe qui d'autre. Certains penseront peut-être qu'il s'agit d'une remarque assez dure, mais il y a des preuves de ce que j'avance.
Tout d'abord, le gouvernement n'a pas de plan officiel pour éliminer l'itinérance au Canada. Son objectif est seulement de réduire l'itinérance chronique de moitié d'ici 10 ans. L'automne dernier, plus précisément la semaine avant le jour du Souvenir, la Chambre a adopté à l'unanimité une motion néo-démocrate visant à mettre fin à l'accumulation de fonds inutilisés à Anciens Combattants Canada. Le terme « fonds inutilisés » fait ici référence à la partie des fonds dont l'utilisation par le ministère des Anciens Combattants a été approuvée par le Parlement, mais qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas été dépensés par le ministère. Cet argent non dépensé est ensuite remis dans le Trésor, et on ne le revoit plus jamais.
Il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi. Notre motion demandait au gouvernement de réinvestir cet argent dans l'amélioration des services aux anciens combattants l'année suivante, et ce, jusqu'à ce que le ministère élimine les délais d'attente et puisse respecter l'ensemble de ses 24 normes de service. S'élevant en moyenne à environ 124 millions de dollars par année, cet argent serait suffisant pour doubler le personnel d'Anciens Combattants Canada et accélérer le traitement des demandes de prestations d'invalidité, des demandes d'allocation pour perte de revenus, des demandes de services de transition de carrière ainsi que des demandes relatives à tous les autres programmes ou services offerts par le ministère aux anciens combattants. Comme cet argent est déjà approuvé par le Parlement, il n'y aurait pas de coûts supplémentaires pour les contribuables, simplement un service amélioré pour les anciens combattants.
Notre motion a été adoptée à l'unanimité et ouvertement appuyée par le premier ministre et le ministre des Finances. Toutefois, comme nous l'avons entendu, nous voilà en juin, au lendemain d'un autre budget fédéral, le quatrième de ce gouvernement, et il n'y a aucune fin en vue, ni pour les fonds inutilisés, ni pour les énormes délais d'attente et la piètre qualité du service à Anciens Combattants Canada. À bien des égards, le gouvernement actuel est un gouvernement de gestes futiles et d'inaction déterminée. Ce manque d'intégrité nuit aux gens, aux personnes vulnérables, aux personnes qui ont besoin du gouvernement et qui méritent mieux de la part du gouvernement, des gens comme les anciens combattants.
Bien que j'apprécie le fait que le député de Baie de Quinte ait présenté la motion à l'étude, je ne voudrais pas que les gens qui nous écoutent croient à tort que le gouvernement a accompli quoi que ce soit en présentant cette motion. Présentement, ce ne sont que des mots sur du papier.
En terminant, je tiens à réaffirmer mon appui à la motion et à remercier, une fois de plus, le député qui la parraine. Il est possible de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants et le député a offert au gouvernement libéral un plan, une voie en avant et les moyens d'enrayer l'itinérance au Canada. Les anciens combattants ont besoin d'un gouvernement qui a comme priorité de mettre fin à l'itinérance parmi leurs rangs et ils le méritent.
La présentation de cette motion se veut un avertissement à l'endroit du gouvernement libéral. Il n'a plus d'excuses pour justifier son inaction en matière d'itinérance chez les anciens combattants. D'ailleurs, cette motion est un appel à l'action à l'endroit du gouvernement. Comme je l'ai déjà dit, le gouvernement doit arrêter d'en parler et agir.
Mes collègues du NPD et moi allons soutenir cette motion louable et réfléchie et nous allons continuer de travailler avec tous les députés qui veulent améliorer le sort des anciens combattants et de leur famille. Nous allons continuer d'exiger plus que de belles paroles. Nous demandons au gouvernement d'agir et de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants au Canada.
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NPD (SK)
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2019-06-11 18:57 [p.28956]
Monsieur le Président, le ministre affirme qu'il y a eu des débats et des consultations pendant deux ans au sujet du projet de loi. Or, il s'agit de l'échéancier, mais le débat au sujet du projet de loi ne dure pas depuis deux ans.
Le débat a été limité à toutes les étapes de ce très important projet de loi, qui permettra la collecte des données personnelles des gens. C'est pourquoi je veux rectifier ce que le ministre a dit quant à la durée du débat. Je ne crois pas qu'il convienne de dire que le débat dure depuis deux ans. Il y a bien eu un débat, mais il a été très limité et, encore une fois ce soir, ce sera un débat limité.
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NPD (SK)
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2019-06-11 21:12 [p.28964]
Madame la Présidente, nous discutons ce soir du fait que nous n'avons pas eu l'occasion d'entendre ce que le ministre avait à dire, de tenir un débat digne de ce nom et de décortiquer un processus qui, sait-on jamais, avait peut-être du bon et découlait éventuellement d'un consensus. Il s'agit sans doute d'une très bonne mesure législative, sauf qu'on parle ici de la Chambre des communes et du Parlement. Les parlementaires ont le droit d'étudier les projets de loi, et le gouvernement a lui aussi le droit de vouloir qu'ils progressent et d'en discuter. Il se peut très bien que le projet de loi et les consultations sur lesquelles il repose me conviennent parfaitement, mais pour le moment, ce dont il est question, c'est de la motion de clôture. Vous me privez de mon droit d'étudier le projet de loi, et c'est ce qui me dérange autant.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, je prends la parole afin de témoigner de mon estime à l’égard de mon collègue, le député de Windsor—Ouest, pour avoir présenté cette motion à la Chambre aujourd’hui.
Comme les députés le savent, j’ai l’honneur de représenter la population de la circonscription de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill, qui couvre tout le nord de la Saskatchewan. Ma circonscription a environ la même taille que la Pologne et ses habitants proviennent de tous les horizons. Certains vivent dans de plus grandes municipalités comme Meadow Lake; ils cultivent des produits tels que le canola ou le grain, ou travaillent au sein de petites entreprises. À Pelican Narrows, dans l’est de ma circonscription, où je viens d’avoir la chance d’assister à une remise de diplômes d’études secondaires, l’histoire est très similaire: les gens travaillent dur pour élever leurs enfants, pratiquent leurs traditions cries et protègent l’environnement. Dans le Grand Nord, au sein de collectivités comme Fond du Lac et Black Lake, les gens se réunissent pour des festins et des célébrations tout en travaillant dans le secteur des ressources naturelles.
Cependant, ce qui est vrai partout où je vais, qu’il s’agisse de la Première Nation de Waterhen Lake, d’Hatchet Lake, de Cumberland House ou de La Ronge, c’est que les gens veulent être branchés à Internet, comme tout le monde au Canada. Les gens de ma circonscription veulent utiliser Internet pour rester en contact avec leurs amis et leur famille, pour être branchés sur le monde et savoir ce qui s’y passe ainsi que pour obtenir un meilleur accès à l’éducation et acquérir de nouvelles compétences qu’ils mettront en pratique sur le marché du travail.
Un Nord plus branché signifie qu’on pourra y attirer de nouveaux talents en médecine, de nouveaux investissements dans les entreprises, de nouveaux emplois pour nos jeunes. Être mieux branché signifie que nous pourrons montrer au reste du Canada ce qui fait notre grandeur. Nous pourrons montrer le talent de nos gigueurs locaux d’Île-à-la-Crosse, publier des photos du magnifique delta de la rivière Saskatchewan, ou vendre nos broderies perlées et nos œuvres artisanales, de sorte qu’un peu du Nord sera présent ailleurs.
Être mieux branché signifie aussi un meilleur soutien de la GRC et des agents de sécurité communautaires qui pourront intervenir plus rapidement en cas de situation dangereuse. Cela signifie une manière plus efficace d’appeler une ambulance en cas d’urgence, d’inviter un voisin à prendre une tasse de thé ou de joindre un être cher parti vivre en ville.
En fait, ce sera même encore plus facile pour mes concitoyens de communiquer avec leur députée. À mon bureau, beaucoup plus de gens communiquent avec moi par Facebook que par courriel ou par la poste. Je dois pour ces raisons appuyer cette motion visant à assurer que les résidants du Nord jouissent, à un prix nettement plus abordable, du même niveau de services que tant d'autres Canadiens.
Ce que j’aime particulièrement de cette motion, c’est la façon dont elle reconnaît les services inférieurs aux normes que les collectivités de ma circonscription reçoivent. Dans ma province, il n’y a que deux grands fournisseurs d’accès Internet dans une province où il existe une société d’État pour assurer à tous les habitants de la province l'accès à un service de téléphonie cellulaire ou Internet chez eux. Beaucoup de gens de ma circonscription n’ont toujours pas de réception à la maison ou en sont rendus à s’attendre à ce qu'Internet ne fonctionne pas pendant de longues périodes. Malgré un service de téléphonie cellulaire et Internet qui n’est pas fiable, les habitants du Nord continuent de payer des factures très élevées tous les mois.
Plusieurs habitants de ma circonscription m’ont parlé de leur service Internet et de téléphonie cellulaire au cours des dernières semaines. Pour beaucoup d’entre eux, c’est le manque de fiabilité du service qui les affecte le plus. Les villes et les villages de ma circonscription sont très dispersés et je passe souvent des heures sur la route entre mes visites communautaires. Il n’y a pratiquement pas de service cellulaire entre les grands centres, et le long des autoroutes, le service est irrégulier et rend les gens qui les empruntent tous les jours extrêmement anxieux.
J’ai récemment conduit de Creighton à Pelican Narrows et pendant les deux heures et demie de route sous la pluie et dans la boue, nous n’avions pas de service cellulaire et il n’y avait pas de stations-service si nous avions besoin d’aide. De plus, deux personnes de ma circonscription, Lyle et Muriel Sundbo, vivent à Candle Lake et n’ont pas de service cellulaire le long des 20 kilomètres entre leur domicile et Prince Albert, où l’on me dit que beaucoup de gens vont faire leur épicerie ou consulter leur médecin. Par ailleurs, il n’y a aucun service cellulaire au nord du domicile des Sundbo.
Même s'il est beaucoup question de partager des photos sur Facebook ou de vérifier nos courriels, on ne peut souligner assez à quel point il est essentiel d’avoir accès à Internet ou d’obtenir un signal sur un téléphone cellulaire. Le monde va plus vite que jamais. Même si nos petites villes sont fières de leur charme et de leur différence avec les grandes villes, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin des services du monde moderne.
Nos collectivités nordiques sont très vite oubliées par les grandes entreprises et les gouvernements qui ne veulent pas ou ne peuvent pas voir ce que nos collectivités ont à offrir. Il n’y a pas que le Nord qui en souffre. Alors qu’Internet est devenu un service essentiel au Canada, il est tout à fait inacceptable que les habitants du Nord soient forcés de se contenter de moins ou d’accepter de ne rien avoir du tout.
Qu’avons-nous vu de la part des gouvernements conservateurs et libéraux successifs? Pourquoi est-il si urgent de changer la donne au sujet de l’accès des résidants du Nord à ces services essentiels? Jusqu’à présent, la réponse du gouvernement Harper et du gouvernement libéral actuel a été de laisser le marché décider du prix, et que l’accès sera fourni en fonction de l’offre et de la demande.
Essentiellement, s’il y a suffisamment de demande dans le Nord pour un meilleur Internet et qu’il y a un profit à faire, les gens de ma circonscription auront de meilleurs services. Il est évident qu'il existe une demande pour un service meilleur et moins coûteux. Mais comme le profit n’est pas au rendez-vous, les compagnies n’investiront pas le capital nécessaire pour construire de meilleures tours de téléphonie cellulaire ou l’infrastructure Internet. Quand elles le font, les tarifs facturés aux habitants du Nord sont si élevés que beaucoup d’entre eux n’ont pas les moyens de s’offrir les services et tout ce qu’on leur dit c’est que c’est le prix à payer pour faire des affaires.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement a annoncé son intention d’utiliser la banque d’infrastructure pour offrir un niveau minimal d’accès Internet haute vitesse à tous les Canadiens, y compris les habitants du Nord. Toutefois, le plan du gouvernement dépend encore une fois de la bonne volonté et des investissements importants du secteur privé pour financer adéquatement de meilleurs services. Les libéraux ont l’intention d’accorder des allégements fiscaux aux grandes entreprises de télécommunications pour qu’elles investissent dans l’infrastructure, mais rien ne garantit que ces investissements seront faits dans les régions rurales ou éloignées.
Le budget de 2019 promettait également 1,7 milliard de dollars sur 13 ans en investissement dans l’infrastructure des télécommunications pour donner aux Canadiens un meilleur accès à Internet. Toutefois, le gouvernement estime lui-même qu’il en coûterait 6 milliards de dollars pour fournir une connexion à large bande à tous les Canadiens. D’expérience, je sais que lorsque les services sont sous-financés, ce sont généralement les habitants du Nord de la Saskatchewan et ceux des régions rurales et éloignées qui sont laissés pour compte par les libéraux et les conservateurs.
Le statu quo consiste à investir dans les collectivités du Nord pour que les vitesses Internet de 50 mégabits par seconde soient la nouvelle normale et cette normale sera en place d’ici 2026. Ailleurs au Canada, comme à Ottawa, les grandes entreprises de télécommunications offrent des plans de service de 100 à 5 500 mégabits par seconde. Dans beaucoup de maisons, des vitesses jusqu’à un gigabit par seconde sont maintenant disponibles.
Dans sept ans, le niveau de service dans le Nord de la Saskatchewan sera encore inférieur à ce qui est disponible aujourd’hui, alors que le service ne fera que continuer à s’accélérer et à s’améliorer pour les habitants des régions plus peuplées. Les gens de ma circonscription seront toujours en rattrapage par rapport à la technologie des centres urbains, mais ils continueront de payer comme s’ils avaient déjà le meilleur service.
Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Nous pouvons faire mieux. Nous pouvons, au gouvernement, réclamer une meilleure protection des consommateurs en mettant fin aux pratiques de vente prédatrices. Nous pouvons investir dans l’infrastructure pour fournir des services de niveau international à nos collectivités. Nous pouvons créer ainsi des emplois pour les habitants du Nord, qui sont toujours prêts à travailler fort pour améliorer leur collectivité. Nous pouvons plafonner les prix pour en assurer l’abordabilité parce qu’il est immoral de gonfler les prix et que cela ne mène pas aux investissements auxquels nous nous attendons.
Le Nord de la Saskatchewan veut un meilleur service, et nous avons la capacité d’aider tant de familles et de travailleurs dans le Nord. Par cette motion, le NPD a montré qu’il veut aider les gens du Nord parce qu’il est temps de traiter le Nord avec le respect qu’il mérite.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, le député d'en face parle d'induire les Canadiens en erreur. Chaque jour, des députés, dans cette enceinte, y compris le député d'en face, induisent continuellement les gens en erreur. Les Canadiens, en particulier ceux qui résident dans le nord des provinces, n’ont pas accès au service à 10 $ par mois dont parle le plan des libéraux. La plupart des collectivités vivant dans le nord des provinces en sont exclues. Par conséquent, ce sont les libéraux qui trompent la population de tout le Canada.
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NPD (SK)
Monsieur le Président, des deux côtés de la Chambre, les libéraux et les conservateurs ont formé en alternance des gouvernements successifs.
Les deux partis ont montré que leurs priorités se trouvaient du côté des sociétés...
Une voix: Pourquoi la députée ne répond-elle pas à la question?
Mme Georgina Jolibois: Je réponds à la question. Le NPD est le parti du peuple. Les deux autres partis, lorsqu’ils formaient le gouvernement, ont donné des millions et des milliards de dollars à des sociétés et ont soutenu de grandes entreprises, mais jamais les Canadiens ayant besoin de ce soutien.
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