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Voir le profil de Robert Sopuck
PCC (MB)
Monsieur le Président, j’ai beaucoup aimé travailler avec mon ami à des questions de réserve de la biosphère, mais je suis contre presque tout ce qu’il dit. Je trouve le NPD étonnamment hilarant. D’une part, il tente de défendre l’industrie sidérurgique à Hamilton et parle de l’importance de ces emplois, et d’autre part, il s’acharne à empêcher la construction de pipelines qui sont faits d’acier.
J’aimais beaucoup l’ancien NPD et des députés comme Ed Schreyer, le parti des travailleurs, etc. Ce nouveau NPD est fini quand il s’agit de travailler pour les travailleurs. Le seul parti qui se soucie des travailleurs dans ce pays est le Parti conservateur.
Le sondage d’aujourd’hui montre ce que les travailleurs ont à dire. Ils ne veulent pas payer une taxe sur le carbone. Le plan environnemental des conservateurs qui sera publié demain sera un plan sans précédent.
Le député a parlé de l’électrification du pays. Le pays sera électrifié quand cet homme dans cette chaise sera le premier ministre du pays.
J’ai deux questions pour mon ami. Premièrement, jusqu’où veut-il que la taxe sur le carbone augmente? J’ai remarqué qu’il n’a pas cité de chiffre. Deuxièmement, étant donné que le NPD critique tout le temps les industries pétrolière et gazière, joindra-t-il le geste à la parole en recommandant que tous les fonds de pension des syndicats et le Régime de pensions du Canada se débarrassent entièrement de tous leurs investissements dans le pétrole et le gaz?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, en matière de pipelines, les quatre dernières années ont prouvé que, peu importe dans quel camp ils se trouvent, les gens ne peuvent pas faire confiance aux libéraux.
Nous nous attendons à ce que les libéraux approuvent le projet Trans Mountain plus tard cette semaine, simplement pour pouvoir dire qu'ils l'ont fait. Puis, nous sommes convaincus qu'ils ne feront absolument rien pour qu'il se réalise parce qu'ils ne veulent pas se mettre à dos les électeurs de Burnaby.
Pourquoi les libéraux n'admettent-ils pas simplement qu'ils ne veulent pas de pipelines et que le projet Trans Mountain ne verra jamais le jour tant qu'ils sont au pouvoir?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, il y a un an, le premier ministre a promis le début des travaux dans le projet Trans Mountain. Un an s'est déroulé et la première pelletée de terre se fait toujours attendre. Le premier ministre déclare une chose dans une région du pays et affirme une chose complètement différente dans une autre. Comme pour le reste, il tient un double discours.
Nous affirmons que le premier ministre n'est pas en faveur des pipelines et des emplois qu'ils génèrent. Peut-il nous donner tort en indiquant dès maintenant quand la construction du pipeline Trans Mountain sera entamée à Burnaby?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, quatre grands pipelines ont été construits sous le gouvernement conservateur sans qu'un seul dollar des contribuables n'ait été dépensé pour ces projets.
Toutefois, au cours des quatre dernières années, le premier ministre a fait tout en son pouvoir pour éliminer des emplois dans les secteurs énergétiques du Canada. Il fait adopter de force des projets de loi dévastateurs, comme le projet de loi C-48 et le projet de loi C-69, le projet de loi anti-pipelines. En ce moment, il joue à des jeux politiques avec l'oléoduc Trans Mountain.
Le premier ministre sera-t-il enfin franc avec les travailleurs de ce secteur et admettra-t-il qu'il n'a pas du tout prévu le début des travaux à Burnaby?
Voir le profil de Robert Sopuck
PCC (MB)
Madame la Présidente, c'est pour moi un honneur d'intervenir à la Chambre pour parler de ce projet de loi. Malheureusement, le projet de loi C-88 constitue une autre politique anti-énergétique du gouvernement libéral, qui fait fuir les investissements dans le secteur de l'énergie à l'extérieur du Canada, ce qui fait perdre des emplois aux travailleurs canadiens et accroît le taux de pauvreté dans le Nord. Tout comme le projet de loi C-69 avant lui, le projet de loi C-88 politise l'extraction du pétrole et du gaz en donnant au Cabinet le pouvoir de bloquer le développement économique et d'augmenter les formalités administratives que les promoteurs devront remplir avant de pouvoir amorcer les travaux.
De plus, le projet de loi C-88 témoigne d'un rejet total des appels lancés par les leaders territoriaux pour contrôler davantage leurs ressources naturelles. J'ai très peur qu'avec le projet de loi C-88, les libéraux consacrent dans la loi le pouvoir qu'ils se sont donné de bloquer de façon arbitraire et sans consultation les projets d'exploitation de pétrole et de gaz. Comme l'ont fait remarquer des témoins au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord, nous voyons encore le gouvernement libéral regrouper des mesures législatives très différentes. Avant d'entrer en fonction, ils avaient promis de ne déposer qu'un seul projet de loi à la fois, mais ils n'ont pas tenu cette promesse.
L'ancien gouvernement conservateur voyait le Nord comme un moteur essentiel de l'activité économique pour les décennies à venir. D'autres pays de l'Arctique, dont la Chine et la Russie, explorent les possibilités que présente le Nord. Pendant ce temps, les libéraux créent arbitrairement plus d'obstacles au développement économique du Nord, et leur attitude autoritaire et leur paternalisme ne font rien pour réduire la pauvreté dans les régions éloignées et nordiques du Canada. Les gens du Nord ne doivent plus compter que sur leur courage et leur résilience. Ils veulent des emplois et des débouchés économiques pour leur famille et ils méritent un gouvernement qui défend leurs intérêts.
Le projet de loi C-88 s'inscrit dans la longue liste des politiques désastreuses du gouvernement libéral en matière d'environnement. Il y a le projet de loi C-69 qui étouffera encore davantage le développement des ressources naturelles, le projet de loi C-68, la nouvelle loi sur les pêches, qui ajoutera une autre série de complications pour tous les projets de développement économique au Canada, le projet de loi C-48, qui interdit la circulation des pétroliers, et le projet de loi C-55, la loi sur les zones de protection marine. Combinées, ces lois constituent le dispositif le plus complet qui soit contre le développement.
Les industries des ressources naturelles sont extrêmement importantes au pays. En effet, c'est avec beaucoup d'honneur et de fierté que je représente une circonscription riche en ressources naturelles. En quoi consistent les ressources naturelles au Canada? Il y a l'énergie, les forêts, l'agriculture, les mines, la pêche commerciale, la chasse, la pêche, le trappage, et cetera. Dans ma circonscription, Dauphin—Swan River—Neepawa, qui fait 66 000 kilomètres carrés, on pratique toutes ces activités dans diverses régions, et la façon dont le gouvernement s'en prend constamment aux travailleurs des industries des ressources naturelles et aux habitants des collectivités, que ce soit au moyen d'une mesure législative sur le contrôle des armes à feu ou des projets de loi C-69 ou C-68, me rend malade et me met en colère. Ensemble, toutes ces mesures législatives viennent carrément étouffer les collectivités rurales.
Les observations du secrétaire parlementaire au sujet de la vallée du Mackenzie m'ont bien amusé. J'ai fait mes premières armes dans la vallée du Mackenzie, où, en tant que jeune biologiste des pêches, j'ai effectué des évaluations d'impact environnemental. J'y étais en 1971, en 1972, en 1975 et encore dans les années 1980. Je ne prétendrai jamais en savoir autant que le député de Territoires du Nord-Ouest sur la vallée du Mackenzie, mais mon expérience en tant que biologiste est unique.
Dans les années 1970, quand les premiers travaux d'évaluation environnementale ont été faits dans la vallée du Mackenzie, je faisais partie des équipes de biologistes qui ont pris des échantillons dans chacun des cours d'eau de la vallée où passerait le pipeline. Nous avons évalué les habitats du poisson et les habitats fauniques d'un bout à l'autre de la vallée. Mis à part les résidants mêmes de la vallée du MacKenzie, je suis une des rares personnes au pays à avoir vu, constaté, photographié et mesuré essentiellement tous les aspects et caractéristiques de cette vallée. Qui plus est, j'ai également visité la plupart des collectivités. C'était il y a assez longtemps, mais je ne pense pas que les choses aient beaucoup changé.
À entendre le secrétaire parlementaire, absolument rien n'a été fait dans la vallée du Mackenzie, rien du tout. Les travaux ont commencé dans les années 1970, avec l'évaluation environnementale que je viens de mentionner et à laquelle j'ai participé. C'était à l'époque de la Commission Berger. Cette commission, une honte, a tenu une multitude d'audiences. Dans ces années-là, les prix du gaz naturel et de l'énergie étaient assez élevés, à tel point que Thomas Berger a recommandé que le projet soit mis de côté, ce qui a été fait, après que des centaines de millions de dollars aient été investis dans des activités d'exploration et une importante participation de la collectivité. J'y étais. Je l'ai vu. J'ai participé aux travaux.
Dans les années 1990, on a tout repris au complet. Les mêmes cours d'eau où nous avions prélevé des échantillons dans les années 1970 ont été réétudiés; le même habitat faunique et les mêmes caractéristiques environnementales ont été évalués à nouveau. Les mêmes conclusions ont été tirées: pas de projet d'exploitation.
À la fin des années 1990, le prix du gaz naturel a atteint les 15 $ les 1 000 pieds cubes. Le pipeline devenait économique. Toutefois, la fracturation a fait son entrée, et le prix du gaz naturel a chuté à 3 $ les 1 000 pieds cubes. Au milieu des années 2000, on a mis de côté le projet de pipeline pour de bon, ce qui a condamné ces communautés à la pauvreté.
La vallée du Mackenzie est un endroit unique et formidable. Les sols sont riches et les arbres, géants. C'est bel et bien une anomalie dans le Nord. Il suffit de se rendre un peu à l'est de la vallée du Mackenzie pour être plongé dans la toundra. Il y a eu des fermes expérimentales dans cette région. Quand j'y vivais, il y en avait une à Fort Simpson. Je le répète: le potentiel agricole et forestier y est carrément immense.
Le secrétaire parlementaire parle de la fragilité de la vallée du Mackenzie. Je doute qu'il y soit allé. Il faut prendre soin de tous les milieux naturels du monde. Cela dit, est-il conscient qu'il y a des puits de pétrole à Norman Wells depuis la Deuxième Guerre mondiale? Est-il conscient que, en 1980, on a construit un pipeline de Norway House jusqu'au lac Zama, en Alberta? Tous ces projets d'exploitation ont eu lieu sans tambour ni trompette. Les puits à Norman Wells, qui produisent le meilleur pétrole brut du monde, sont en activité depuis des décennies, et ce, en ayant peu ou pas d'impact environnemental. Des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent et qui ne s'y connaissent pas en environnement adoptent des lois qui condamnent ces communautés à rester éternellement dans la pauvreté. C'est absolument honteux.
En ce qui a trait aux communautés autochtones et à l'exploitation des ressources, on n'a qu'à penser à la mine d'or Agnico Eagle à Baker Lake. Je regrette d'en informer les députés d'en face, qui s'opposent vivement à l'exploitation des ressources, mais le taux d'emploi à Baker Lake est de 100 %, et ce, grâce aux activités minières.
Durant les témoignages sur le projet de loi C-69, j'ai demandé à Pierre Gratton, qui dirige l'Association minière du Canada de décrire les conditions sociales dans les collectivités qui participent à l'exploitation des mines de diamants. Je paraphrase ses propos. Il a dit que le niveau d'éducation avait augmenté, de même que le niveau d'alphabétisation et celui de la formation professionnelle, et que les conditions sociales s'étaient améliorées.
L'actuel gouvernement condamne le Nord du Canada et ses collectivités à vivre éternellement dans la pauvreté. Il s'en satisfait peut-être, mais ce n'est assurément pas mon cas. Ce qu'il fait est honteux.
Du temps où j'étais biologiste, j'ai suivi l'évolution de la politique environnementale à partir des années 1970. Je n'étais pas là, mais je me souviens du premier Jour de la Terre organisé par Maurice Strong dans les années 1970. Vers le milieu des années 1980, la commission Brundtland a publié « Notre avenir à tous », où il était question du concept de développement durable. Gro Harlem Brundtland s'est exprimée très clairement sur ce concept et a dit que le développement durable n'est pas un concept environnemental, mais une notion de développement en harmonie avec la nature. L'actuel gouvernement a cru bon de briser le pacte avec le peuple.
Évidemment, dans les années 2000, j'ai été témoin de la montée des sciences climatiques et des politiques environnementales. J'ai été très chanceux d'assister à cette évolution. Cependant, je constate qu'il y a maintenant des environnementalistes qui font semblant, chez les libéraux notamment — sauf le député de Territoires du Nord-Ouest, pour qui j'ai un immense respect. Les libéraux tiennent de beaux discours sur l'environnement, mais ils n'y connaissent rien. Ils n'ont jamais été sur le terrain. Ils ne l'ont jamais étudié. Ils n'ont jamais pris de mesures et ils n'ont aucune idée de ce qui se passe.
Il y a deux types de politique environnementale. Celui des libéraux et des néo-démocrates s'intéresse aux processus et aux consultations, et c'est tout. Une stratégie sans résultat ne vaut rien. De ce côté-ci de la Chambre, la politique des conservateurs se fonde sur des résultats environnementaux concrets et mesurables. Ce n'est pas un hasard que l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney ait été nommé le premier ministre le plus vert de l'histoire du Canada: le traité sur les pluies acides, le Protocole de Montréal, le plan vert, le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. C'est un legs qui interpellait d'ailleurs mon propre premier ministre, Stephen Harper.
Sur le plan des effets mesurables, les gouvernements conservateurs ont de loin le meilleur bilan. Les évaluations environnementales ne devraient-elles pas être réalisées dans le but de connaître les effets d'un projet sur l'environnement, de trouver des moyens de les atténuer et de veiller à ce que le projet puisse se réaliser et ainsi procurer tous les avantages qui en découlent?
Le plus intéressant, dans tout cela, c'est que la gauche libérale semble penser que c'est la société moderne qui pose problème. Les conservateurs, pour leur part, estiment que la société moderne est la solution.
Un groupe de chercheurs ont mis au point ce qu'on appelle l'indice des avantages environnementaux. Essentiellement, c'est un tableau comparant le revenu national, le revenu par habitant d'un pays donné, avec la qualité de l'environnement. Les indicateurs environnementaux mesurables tels que la qualité de l'eau, la qualité de l'air, la superficie de terres protégées, l'agriculture de conservation, le nombre d'espèces à risque, et ainsi de suite, illustrent très clairement le fait que les pays riches ont les meilleurs environnements.
Quel est le seul parti à stimuler la croissance et le développement économiques en prenant des mesures commerciales permettant de créer un milieu d'affaires propice à la croissance économique? Le Parti conservateur. Voilà pourquoi, sous la direction d'un gouvernement conservateur, les caractéristiques environnementales réelles et mesurables au Canada — et dans les autres pays développés, d'ailleurs — sont nettement supérieures à celles de pays dont le bon fonctionnement est entravé par un appareil gouvernemental trop contraignant.
Prenons, par exemple, le miracle de Sudbury. Que s'est-il passé là-bas? Il y a quelques décennies, il y avait un paysage lunaire autour de Sudbury. Des investissements ont été réalisés en vue d'éliminer le dioxyde de soufre. Maintenant, les forêts se sont reconstituées. Il y a encore des emplois dans la région. La forêt et l'environnement se sont rétablis. Ça, c'est de l'environnementalisme au sens où l'entendent les conservateurs. Nous obtenons des résultats.
Revenons à la vallée du Mackenzie. Lorsque nous faisions nos évaluations dans la vallée du Mackenzie, nous disposions de photographies aériennes. C'était avant l'arrivée des GPS et d'autres instruments de ce genre. Nous nous sommes assis avec des photos aériennes sur nos genoux; nous avions une quantité énorme. Nous étions dans l'hélicoptère et nous suivions une ligne noire à travers la vallée du Mackenzie. Le géochimiste à mes côtés prenait des notes, tout comme l'hydrologue, puis les hélicoptères atterrissaient dans diverses zones de franchissement de cours d'eau que nous savions que le pipeline allait traverser.
Tous les scientifiques, y compris moi, sortions des hélicoptères et effectuions nos diverses tâches, comme l'évaluation de l'habitat faunique et de l'habitat du poisson. Je plaçais mes petits filets dans les étendues d'eau afin de déterminer ce qui s'y trouvait. Je dois avouer qu'on me payait à pêcher à l'époque. C'est quelque chose qu'un jeune biologiste aime beaucoup.
Tout remonte à 1975, l'année où on a planifié soigneusement la construction du pipeline, mesuré les types de sols, examiné la profondeur du pergélisol et effectué d'autres activités de ce genre. Même à l'époque des ténèbres de 1975, nous savions très bien que le pipeline pouvait être construit tout en respectant l'environnement. D'ailleurs, ma collègue la porte-parole en matière de ressources naturelles sait combien de kilomètres de pipelines il y a au Canada; il y a environ 30 000 kilomètres de pipelines. Cependant, personne ne sait où ils se trouvent, car ils sont tous cités selon nos meilleures pratiques environnementales.
Cela m'embête lorsque j'entends des députés en face, ou des députés néo-démocrates, parler d'avoir une économie propre, de prendre le virage vert, de technologies propres et ainsi de suite. J'ai un petit secret à leur confier. Toutes les industries au Canada sont déjà propres.
Je vais en donner un exemple. Brian Mulroney, qui était premier ministre conservateur en 1989, a instauré le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. Ce règlement exigeait la construction d'une usine de traitement des eaux usées à chaque usine de pâtes et papiers. Là où il y avait déjà eu un effluent toxique, il y avait dorénavant de l'eau potable. D'un bout à l'autre du pays, les industries ont l'une après l'autre suivi ces lignes directrices.
Avant de devenir député, j'ai participé à des évaluations environnementales dans les sables bitumineux. Je vivais au camp Denman, érigé pour le projet Kearl. Ce que les libéraux font entraîne une tragédie humaine. J'ai eu l'occasion de côtoyer des gens de partout au pays, de tous les âges, de tous les niveaux d'éducation, des conducteurs de tracteurs aux hydrogéochimistes. Ils vivaient tous leur rêve: ils gagnaient bien leur vie, aidaient leur famille, payaient leurs études, achetaient leur première maison. Les libéraux sont en train de détruire tout cela pour les familles de ces bonnes gens qui travaillent dans les sables bitumineux. C'est une chose que je ne pardonnerai jamais. Ce n'est simplement pas vrai que nos industries ne sont pas propres. Ce sont les plus propres du monde.
Nous importons du pétrole de l'Arabie saoudite et du Venezuela, sans égard aux conditions sociales dans ces pays. Nous savons qu'il n'y a pas simplement pas de normes environnementales dans ces pays. Le gouvernement et le NPD veulent importer ce genre de pétrole et bloquer les exportations canadiennes de pétrole et de gaz, que ce soit à partir de l'Arctique ou de la côte Ouest.
Il est aussi intéressant de noter les enjeux de sécurité nationale associés à ce dossier. Je me souviens d'avoir rencontré l'ambassadeur de la Slovaquie, un pays qui dépend du gaz russe et qui serait ravi d'acheter de l'énergie du Canada. Les démarches que font les libéraux et le NPD en vue d'empêcher l'exploitation des ressources canadiennes ont des incidences bien au-delà de l'Alberta et des frontières canadiennes. Rappelons que des Canadiens de tous les milieux ont travaillé dans le secteur des sables bitumineux.
Pour revenir au projet de loi sur la vallée du Mackenzie, je trouve vraiment désolant de penser aux collectivités de cette région représentée par le député des Territoires du Nord-Ouest. Je trouve désolant de voir ce qui se passe là-bas, outre le fait qu'il n'y a aucun projet d'exploitation des ressources. J'ai parlé de Baker Lake et des mines de diamant. Là où l'on exploite les ressources, les collectivités sont florissantes et les salaires sont élevés. La qualité de l'environnement est aussi excellente, puisque toutes les installations qui servent à des activités industrielles doivent respecter des normes environnementales très rigoureuses.
Des gens disent parfois que telle industrie n'a pas fait ceci correctement ou ne fait pas cela comme il faut. En fait, toutes les industries du pays sont tenues de respecter les dispositions d'un permis environnemental. Je suis bien placé pour le savoir, puisque j'ai déjà géré le permis environnemental d'une entreprise de papier. Nous devions faire un suivi approprié de nos activités industrielles et je devais fournir des rapports. Nous faisions régulièrement l'objet de vérifications.
Si une industrie du pays n'est pas respectueuse de l'environnement, il faut blâmer le gouvernement et non l'industrie. En effet, cela se produit parce que les dispositions du permis environnemental ne sont pas appropriées, bien que l'entreprise les respecte, ou parce que le gouvernement ne fait pas respecter les règles.
Personnellement, je défends avec fierté l'ensemble de l'industrie canadienne. Notre façon de faire est correcte et appropriée. C'est un modèle à suivre pour le monde entier.
Par conséquent, je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
« le projet de loi C-88, Loi modifiant la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie et la Loi fédérale sur les hydrocarbures et apportant des modifications corrélatives à d'autres lois, ne soit pas maintenant lu une troisième fois, mais qu’il soit renvoyé de nouveau au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord afin qu’il réexamine les articles 85 et 86, en vue de supprimer le pouvoir du Cabinet fédéral d’interdire les activités pétrolières et gazières sur des terres domaniales en fonction de l’intérêt national. »
Voir le profil de Ted Falk
PCC (MB)
Voir le profil de Ted Falk
2019-06-05 23:29 [p.28651]
Monsieur le Président, au Canada, nous sommes choyés de pouvoir compter sur d'immenses ressources naturelles. Notre plus grand défi consiste à trouver une façon de les acheminer vers les marchés. Les ressources naturelles sont un dossier qui me tient beaucoup à cœur.
Voir le profil de Robert Sopuck
PCC (MB)
Madame la Présidente, j'ai siégé avec le député de Bonavista—Burin—Trinity au sein du comité de l'environnement, et j'ai beaucoup aimé interagir avec lui.
Je me souviens d'une discussion que nous avons eue sur le projet de loi C-69 au comité de l'environnement. Lors de cette discussion, il a dit qu'il s'inquiétait grandement du sort de l'industrie pétrolière extracôtière à Terre-Neuve et du fait que l'économie de cette province est mal en point. L'industrie pétrolière extracôtière est l'un des principaux employeurs à Terre-Neuve. Si l'on choisit mal l'emplacement d'une zone de protection marine, où le forage est interdit, cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'économie locale.
Mon collègue s'inquiète-t-il du sort de l'industrie pétrolière à Terre-Neuve et des effets possibles sur l'économie du présent projet de loi et d'autres mesures législatives?
Voir le profil de Robert Sopuck
PCC (MB)
Monsieur le Président, j'aimerais raconter un peu de mon histoire à la Chambre.
Jeune biologiste, j'ai passé un certain temps dans la vallée du Mackenzie pour faire une partie du travail initial d'évaluation de l'impact environnemental. Je m'étais installé dans la collectivité de Norman Wells, qui produit du pétrole depuis la Deuxième Guerre mondiale sans le moindre impact sur l'environnement. J'ai également habité à Fort Simpson pendant un certain temps. Donc, pour quelqu'un du Sud, je connais un peu la région et je peux garantir que tout projet qu'on propose d'y réaliser respecte les normes environnementales les plus rigoureuses. D'ailleurs, en 1973, les normes en vigueur étaient déjà de calibre mondial.
J'aimerais citer quelques articles de journaux.
Le 5 juin 2018, on pouvait lire ce titre dans l'Edmonton Journal: « L'exode des investisseurs du secteur de l'énergie: une honte pour le pays ».
Le président et chef de la direction de la Banque Royale du Canada a dit: « Notre compétitivité est mise à mal. Notre capacité de faire prospérer l'économie est paralysée. »
L'Institut C.D. Howe écrit: « L'Institut C.D. Howe estime que le régime réglementaire rigide du Canada est à blâmer pour les projets annulés et paralysés, ainsi que la fuite des capitaux d'investissement. »
Mon amie et collègue peut-elle nous dire ce qu'elle pense de la détérioration continue de l'économie canadienne entraînée par le régime réglementaire rigide mis en place par le gouvernement?
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PCC (MB)
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2019-02-22 11:58 [p.25687]
Madame la Présidente, la fin de semaine dernière, des centaines de travailleurs se sont réunis dans les Prairies pour appuyer la construction de nouveaux pipelines. Ils en ont assez des excuses des libéraux. Ils se sont réunis parce qu'ils ne veulent plus entendre d'excuses de la part des libéraux, qu'ils ne veulent plus de tergiversation et qu'ils ne peuvent pas se permettre les erreurs du premier ministre.
Si les libéraux refusent de nous écouter et de rejeter leur projet de loi antipipeline, le projet de loi C-69, écouteront-ils au moins les dizaines de milliers de travailleurs de l'énergie qui souhaitent qu'on fasse avorter ce projet de loi sur-le-champ?
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PCC (MB)
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2018-11-26 18:16 [p.23948]
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-86, la loi no 2 d'exécution du budget.
Le gouvernement libéral tente de faire adopter à toute vapeur par la Chambre des communes un budget qui brosse un tableau idyllique de nos finances nationales. Il insiste pour dépenser des sommes énormes et promet de hausser les impôts par la voie de sa nouvelle taxe qui s'appliquera à tout, la taxe sur le carbone. D'ailleurs, le chef de l'opposition officielle a visé juste lorsqu'il a dit, en parlant du gouvernement libéral: « Jamais un gouvernement n'a dépensé autant pour réaliser si peu de choses. » C'est vrai.
Malgré les promesses du ministre des Finances et du premier ministre, tout ne va pas pour le mieux au Canada. Tout ne va certainement pas pour le mieux pour les citoyens d'Oshawa. Depuis plus de 100 ans, Oshawa et General Motors ont un partenariat. Maintenant, l'usine d'Oshawa va fermer. C'est un coup dur énorme pour les gens d'Oshawa et l'industrie manufacturière canadienne en général.
Avant d'aller plus loin, j'aimerais exprimer mon inquiétude pour les gens d'Oshawa. Je ne peux imaginer ce que vivent ces Canadiens, beaucoup trop nombreux à être touchés par cette annonce aujourd'hui. Je compatis avec toutes les personnes qui subiront les conséquences négatives de cette annonce et qui perdront leur emploi. C'est une nouvelle terrible, et elle arrive juste avant Noël.
L'usine de GM joue un rôle important non seulement pour les familles d'Oshawa, mais également pour les familles de l'ensemble de l'Ontario et du Canada. L'usine d'Oshawa ferme ses portes et les libéraux n'ont rien à proposer. Leurs impôts élevés et leur manque de clarté réglementaire obligent les entreprises de partout au pays à cesser d'investir au Canada ou à simplement quitter le pays. Ils n'ont aucune mesure de soutien à offrir autrement qu'en alourdissant la dette. Il est important d'enregistrer un surplus quand l'économie va bien pour qu'il y ait de l'argent à dépenser, et comme on dit, à investir, quand elle ne va pas bien. Le fait d'accumuler des déficits quand l'économie va bien signifie qu'il y aura moins d'argent à dépenser dans les périodes difficiles.
Les temps sont durs pour les habitants d'Oshawa. La seule façon qu'a le gouvernement libéral de les aider est de s'endetter davantage. C'est une dette que les gens d'Oshawa et tous les Canadiens auront à rembourser plus tard par l'entremise d'impôts élevés. Tous les Canadiens, tout comme les gens d'Oshawa, devront faire les frais d'une hausse d'impôts. Toutefois, comment fait-on pour payer des impôts supplémentaires sans emploi? C'est exactement la situation que le gouvernement libéral est en train de créer au Canada.
Le gouvernement américain a réduit l'impôt des entreprises, ce qui a amené bien des entreprises à décider de déménager aux États-Unis. Le ministre des Finances et le gouvernement libéral ont préféré ne pas offrir de réductions équivalentes. Par conséquent, de nombreuses entreprises investissent aux États-Unis plutôt qu'au Canada. Les baisses d'impôt et l'absence de réaction correspondante du côté du gouvernement libéral pourraient avoir joué un rôle dans la décision de General Motors de fermer l'usine d'Oshawa.
Le secteur canadien de la fabrication s'inquiète, surtout à propos des droits de douane sur l'aluminium et l'acier. Même s'il a accordé des concessions importantes aux États-Unis dans le cadre des récentes négociations liées à l'ALENA, qu'on appelle dorénavant l'AEUMC, le gouvernement libéral n'a pas réussi à convaincre l'administration Trump d'abandonner ses droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Cela coûte très cher aux fabricants et à l'industrie.
Une résidante de ma circonscription, Marilyn N., est propriétaire d'une petite entreprise. Elle importe des produits de l'aluminium des États-Unis. À cause de ces droits de douane et des droits imposés par le Canada en guise de représailles, elle m'a dit que, si les droits ne sont pas levés, elle pourrait se voir forcée de mettre des travailleurs à pied, car elle ne peut continuer à payer ces coûts à long terme.
Bien des entrepreneurs au pays savent de quoi elle parle. Cela dit, les échecs des libéraux ne se limitent pas au secteur de la fabrication. Le premier ministre et le gouvernement libéral n'ont pas fait mieux dans le secteur des ressources naturelles. Leurs échecs ont entraîné la perte de milliers d'emplois et de plus de 100 milliards de dollars en investissements dans le secteur de l'énergie.
Énergie Est, Pacific NorthWest LNG, Northern Gateway, Aurora LNG et Grassy Point LNG: ce sont tous des exemples de l'incapacité du gouvernement à exploiter nos ressources naturelles et à les acheminer sur le marché. La crise liée au pipeline Trans Mountain n'a fait qu'empirer la situation. Les contribuables doivent verser 4,5 milliards de dollars pour un pipeline qui pourrait ne jamais être construit. Le gouvernement conservateur précédent avait pourtant réussi à mener à terme quatre projets de pipelines, dont les projets Alberta Clipper d'Enbridge, Keystone de TransCanada, Anchor Loop de Kinder Morgan et l'inversion de la canalisation 9B d'Enbridge.
Or, dès l'arrivée des libéraux au pouvoir, le premier ministre s'est lancé dans des dépenses inconsidérées et a entrepris des modifications réglementaires arbitraires qui ont fait chuter les investissements commerciaux et ont ébranlé la confiance des investisseurs envers le Canada. Même l'Institut économique de Montréal a indiqué ce qui suit: « Les gens ne voient plus le Canada comme un endroit sûr pour investir dans les ressources naturelles. On le considère comme un environnement très hostile aux investissements actuellement. »
De toute évidence, le gouvernement libéral n'a pas réussi à encourager les investissements étrangers chez nous. Bien que notre pays ait beaucoup à offrir, le gouvernement nous prive de nombreuses occasions d'investissement en raison de ses erreurs. En vérité, le gouvernement a très peu à voir avec la croissance économique que l'on observe au pays. Celle-ci est plutôt attribuable aux marchés pétroliers et gaziers, à la vigueur du marché immobilier et à la hausse des dépenses de consommation. Grâce aux faibles taux d'intérêt, les consommateurs ont pu dépenser. Le gouvernement libéral n'a que peu de mérite dans tout cela et il a même fait obstacle dans plusieurs cas à certains secteurs de croissance.
Dans le dossier du pétrole, le gouvernement libéral, sous le premier ministre actuel, a été un échec absolu. Lorsqu'il a pris le pouvoir en 2015, il l'a fait alors que trois grands pipelines étaient prêts à être construits. Deux de ces projets de pipeline ont été abandonnés à cause du cadre réglementaire créé par le gouvernement libéral. Le troisième projet a été acheté par les Canadiens, qui n'ont pas eu le choix, au coût de 4,5 milliards de dollars pour un pipeline d'une valeur d'un peu plus de 1 milliard de dollars et la possibilité de construire un nouveau pipeline pour 3,5 milliards de plus. C'était essentiellement de la bonne volonté, mais maintenant, il semble que cette bonne volonté ne mènera nulle part.
Le premier ministre ne comprend pas que le pétrole et le gaz ne sont pas des aspects du Canada dont il faut avoir honte; il s'agit de composantes essentielles du pays et de l'économie. Elles sont importantes pour la population de l'Alberta et l'ensemble des Canadiens qui comptent sur les services gouvernementaux, des services qui sont possibles grâce aux redevances pétrolières.
Lorsque le premier ministre a dit qu'il voulait éliminer graduellement les sables bitumineux, je pense qu'il était sérieux. Nous ne connaissons pas encore ce qu'il en coûtera aux Canadiens, mais le pays en souffre déjà. L'engagement irréfléchi du premier ministre à détruire les secteurs pétrolier et gazier, des éléments essentiels de l'économie canadienne, ralentira certainement la croissance du pays.
De plus, son incapacité de construire un pipeline se rendant jusqu'aux côtes signifie que notre pétrole dépend largement du marché américain, qui l'achète bien en deçà de sa valeur sur le marché mondial. Moins d'argent dans les coffres de la province et du gouvernement fédéral signifie que, sans réduction des dépenses, les gouvernements doivent ou bien hausser les impôts, ou bien emprunter davantage d'argent.
Si les gouvernements empruntent plus d'argent, les taux d'intérêt vont augmenter. Des taux d'intérêt supérieurs diminueront la confiance des consommateurs. Une confiance amoindrie des consommateurs signifie moins de volonté de faire des dépenses importantes. Soudainement, la demande sur le marché immobilier résidentiel va chuter et les Canadiens seront contraints de payer plus d'intérêt. Ils emprunteront alors moins d'argent. Tout à coup, les trois principaux moteurs de croissance au Canada, le pétrole et le gaz naturel, le logement et les dépenses des consommateurs, ne seront plus les puissants moteurs qu'ils étaient.
En raison des niveaux élevés de la dette publique et de la faiblesse historique des taux d'intérêt, le gouvernement fédéral aura bien peu d'outils à sa disposition pour gérer une crise éventuelle. Une telle situation est peu souhaitable pour un gouvernement et peu souhaitable pour notre pays. La prochaine crise qui frappera le Canada sera dangereuse.
Le gouvernement libéral adore parler du ratio dette-PIB. Cela semble bien à première vue. Cependant, c'est simplement un outil, et si on tient compte des répercussions, ce n'est pas rassurant du tout. En fait, cela pourrait être très mauvais pour le Canada. Cette méthode comptable n'est positive que si l'économie croît. Elle est fondée sur la croissance économique. Si le gouvernement continue de dépenser de l'argent, mais que l'économie se met à ralentir, nous allons nous retrouver dans une situation peu enviable, et le ratio dette-PIB battra rapidement de l'aile.
La dette se compose du principal, soit le montant emprunté, et de l'intérêt, soit le montant consacré au service de la dette. Si les taux d'intérêt augmentent, il faut débourser plus pour rembourser l'argent emprunté. La dette est une option raisonnable si elle permet d'obtenir un gain à long terme. Cependant, le gouvernement libéral a emprunté de l'argent de manière imprudente, et très peu de cet argent est consacré à des projets qui sont avantageux à long terme pour les Canadiens.
Les dépenses au titre des infrastructures ne se sont pas matérialisées. Sur les 180 milliards de dollars que le gouvernement s'est engagé à dépenser dans les infrastructures, seulement 6 %, ou moins de 10 milliards de dollars, ont été véritablement dépensés et investis au Canada. Dépenser de l'argent dans les infrastructures constituerait un investissement réel, mais le gouvernement ne l'a pas fait.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, je dirai à mon collègue de Winnipeg-Nord que j'ai eu l'honneur de travailler dans les sables bitumineux avant de siéger au Parlement et que ce secteur était une vraie ruche économique. J'ai entendu dire que les camps dans la région où je travaillais sont maintenant tous fermés et que le nombre d'emplois a beaucoup diminué.
Je siégeais au comité de l'environnement lorsque le projet de loi C-69 a été débattu et je remercie mon collègue d'avoir soulevé la question du processus réglementaire. En fait, ce projet de loi est en train de freiner l'économie en ce moment même. Le secteur des ressources représente 20 % de l'économie canadienne et compte pour une bonne partie de la plupart des caisses de retraite. C'est ce que les gens en face oublient. Les personnes âgées, les retraités et les fonds de placement dépendent tous de l'exploitation des sables bitumineux et du secteur énergétique.
Dans son témoignage sur le projet de loi C-69, Chris Bloomer de l'Association canadienne de pipelines d'énergie a dit que le Canada a « un cadre réglementaire toxique » et que c'est ce qui explique la baisse des investissements au pays.
Mon collègue de Calgary Forest Lawn peut-il nous parler des répercussions du cadre réglementaire sur le secteur énergétique de l'Alberta et des effets en cascade qu'elles entraînent dans tout le pays?
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PCC (MB)
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2018-06-18 16:23 [p.21166]
Monsieur le Président, mes collègues ont posé à ma collègue de Calgary Midnapore des questions concernant le nombre de mesures comprises dans ce projet de loi. C'est la même chose dans le cas du projet de loi C-68 et de la Loi sur les pêches. Nous l’avons d’ailleurs souligné dans nos interventions, la semaine dernière. Ma collègue a parlé du nombre d’entreprises qui ont quitté le Canada parce que certains de ces règlements font en sorte qu’il est trop coûteux pour elles d’y demeurer et de poursuivre leurs activités dans le secteur pétrolier. Il a été question de 88 milliards de dollars qui se sont envolés, et de 110 000 emplois en Alberta. Je me demande si ma collègue pourrait nous en dire davantage à ce sujet.
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PCC (MB)
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2018-06-12 22:21 [p.20799]
Monsieur le Président, c'est pour moi un privilège de participer ce soir au débat sur le projet de loi C-69. D'entrée de jeu, j'aimerais dire un certain nombre de choses. La chose la plus évidente, c'est que les libéraux ont brisé leur promesse en présentant ce projet de loi. Cela n'a rien à voir avec le contenu du projet de loi, mais tout à voir avec la taille de celui-ci.
Premièrement, le gouvernement a déclaré qu'il ne présenterait pas de projet de loi omnibus. Or, comme mes collègues l'ont mentionné, le projet de loi fait 370 pages de long. Il s'agit donc manifestement d'un projet de loi omnibus.
La deuxième promesse brisée, c'est que, en soi, le projet de loi n'est pas très écologique, étant donné sa taille volumineuse. Malgré sa taille, il aurait pu contribuer à améliorer l'environnement, mais ce n'est pas le cas.
De nombreux commentaires ont été formulés sur le projet de loi ce soir et je vais y revenir. Cependant, le discours du gouvernement relativement au projet de loi a eu toutes sortes d'effets. Les libéraux parlent d'essayer d'améliorer l'environnement, de créer plus d'emplois et d'accroître la qualité de ces emplois, mais ils ont déjà réussi à faire avorter deux projets d'oléoducs. Le premier était l'oléoduc Northern Gateway dans le Nord de la Colombie-Britannique qui visait à transporter du pétrole de l'Alberta jusqu'à la côte Ouest. Le deuxième était l'oléoduc qui se rendait jusqu'à la côte Est et qui visait à transporter du pétrole vers la région du Nouveau-Brunswick aux fins de raffinage.
Avant d'aborder le sujet, je dois informer la Chambre que je partagerai mon temps de parole avec mon collègue d'Edmonton-Ouest. Je sais qu'il en aura long à dire sur la situation en Alberta.
Mon point de vue découle de la petite quantité de pétrole dans le Sud-Ouest du Manitoba, dont la totalité se trouve justement dans ma circonscription. Il s'agit d'une question très importante pour les collectivités — peut-être pas autant pour Winnipeg, bien qu'elle soit touchée puisque beaucoup de recettes sont générées par le pétrole dans la région — ainsi que pour les gens qui vivent dans ces collectivités et les agriculteurs de la région. L'industrie pétrolière emploie beaucoup de Canadiens dans la région du Sud-Ouest, notamment dans le domaine du camionnage, de la construction de canalisations, de la construction de réservoirs et du transport du pétrole des puits aux réservoirs, des réservoirs aux wagons-citernes et des wagons-citernes aux installations de chargement. Il y a aussi un oléoduc important qui traverse le milieu de ma circonscription et qui transporte du pétrole vers l'est et vers le sud jusqu'aux États-Unis.
Des milliers d'emplois sont liés à cette industrie dans ma région du Sud-Ouest du Manitoba. Voilà pourquoi cette industrie a tellement besoin de certitude. Elle a d'ailleurs aussi une incidence sur les exploitations agricoles. J'ai vécu les périodes difficiles de l'industrie agricole, notamment la crise de l'ESB en 2003, la sécheresse en 2003, et les inondations de 2005, 2011 et 2014. Les emplois à l'extérieur des exploitations agricoles — dans l'industrie pétrolière — ont permis de stabiliser les revenus de bien des exploitations familiales du Sud-Ouest du Manitoba.
Il est assez important de veiller à l'existence de règles saines afin que les investisseurs, pas seulement dans ma région, mais surtout en Alberta, en Saskatchewan et, dans une certaine mesure, à Terre-Neuve, puissent avoir l'assurance qu'ils peuvent investir en sachant qu'ils obtiendront un rendement sur leurs investissements.
J'aimerais revenir sur les propos de mon collègue de Carleton, au début de ce débat. J'ai trouvé qu'il nous a donné un bon cours d'économie 101 quant à savoir si le gouvernement avait tiré quoi que ce soit du message qu'il tentait de transmettre au sujet de l'importance de disposer d'un processus d'investissement efficace. Nous savons que c'est chose rare au Canada en ce moment et que cela cause bien des inquiétudes. Comme il l'a indiqué, et comme nous le savons tous, la dette nationale est trois fois plus élevée que prévu cette année.
Je ne savais toutefois pas que les trop-payés à Hydro Ontario s'élevaient à 176 milliards de dollars en 30 ans. Je l'ignorais, mais je crois que cela vaut la peine d'être répété. C'est beaucoup d'argent: presque le quart de la dette nationale. Il y a un autre chiffre que nous devons garder en tête, et c'est 88 milliards de dollars. Il s'agit des investissements que le secteur pétrolier canadien a perdus parce qu'ils sont sortis du pays, généralement pour finir chez nos voisins du Sud, comme mon collègue de Calgary Shepard le disait à l'instant. Des milliers d'emplois sont rendus aux États-Unis. Seulement en Alberta, on parle d'environ 101 000 emplois.
Le forage a recommencé timidement dans le Sud-Ouest du Manitoba, mais le projet de loi C-69 ne fera rien pour permettre à ce secteur économique de survivre. Ce projet de loi omnibus et la quantité effarante de règlements qui en découlera empêcheront l'économie de croître, et c'est quand l'économie va bien qu'il se crée des emplois.
J'ai été 14 ans porte-parole de mon parti en matière d'environnement, à l'Assemblée législative du Manitoba. J'aimerais donc replacer les choses en perspective. Dès qu'il est question d'infrastructures et d'investissements, le gouvernement affirme qu'il peut concilier économie et environnement. Ce discours n'a rien de nouveau; en tout cas pas pour les députés, et pour les Canadiens non plus.
Il s'agit de veiller à ce que les Canadiens sachent que l'environnement et l'économie sont toujours allés de pair, probablement depuis que du pétrole a été découvert au Canada, à la fin des années 1940 ou au début des années 1950. Quiconque ne respecte pas les règles qui veulent qu'on essaie de garder l'environnement aussi intact que possible n'écoute pas. Mes collègues ont déjà mentionné ce soir que nous avons les règles les plus strictes du monde en la matière de protection environnementale, surtout dans le secteur pétrolier.
Des règles ont été introduites, et ce, non seulement dans le projet de loi C-69 ou le projet de loi C-68, la Loi sur les pêches. Nous savons que les mesures du projet de loi C-69 n'aideront pas l'économie de quelque façon que ce soit. Elles ne permettront certainement pas de créer des emplois.
Comme je l'ai dit, on m'a demandé de devenir ministre du cabinet fantôme en matière d'environnement au Manitoba la première fois que j'ai été élu, en 1999. C'était en matière de conservation ou d'environnement. J'ai été député d'Arthur-Viden et je sais que la circonscription reçoit de l'eau de tout l'Est de la Saskatchewan, du Sud-Est de la Saskatchewan ainsi que du Nord-Est de la Saskatchewan, et que toute cette eau, en provenance de l'Assiniboine et même de la Qu'Appelle dans le centre de la province, se déverse dans la rivière Souris.
Nous savons ce que les répercussions sur l'environnement peuvent faire à notre province. Le gouvernement provincial actuel investit ses fonds destinés aux infrastructures de façon plutôt responsable. Il les utilise pour protéger des villes comme Brandon et Winnipeg, particulièrement, ainsi que Portage la Prairie et les rives des lacs Manitoba et Winnipeg. Il s'agit d'une gestion responsable. Pourquoi? Parce que le gouvernement provincial investit de l'argent dans des infrastructures visant à empêcher les inondations plutôt que de dépenser des milliards de dollars après coup pour réparer les dommages et la dévastation causés par ces dernières.
Les libéraux doivent suivre cet exemple et respecter les investissements au lieu de torpiller les possibilités d'investissements, comme les projets Eastern Access et Northern Gateway. Ce sont des enjeux importants.
Je pourrais nommer bien d'autres lacunes du projet de loi. Les changements apportés à l’Office national de l’énergie ne sont que l'une de ces lacunes. Le projet de loi avait peut-être besoin d'ajustements, mais le gouvernement a décidé qu'il détenait la meilleure solution et il a jeté le bébé avec l'eau du bain.
Mon collègue le député de Dauphin—Swan River—Neepawa a manifestement plus d'expérience que moi, étant donné qu'il possède une maîtrise en biologie, et il a assurément frappé en plein dans le mille au sujet de la Loi sur les pêches et du projet de loi C-68. Je lui ai aussi parlé de ce projet de loi.
Je terminerai en disant simplement que je n'appuierai pas le projet de loi C-69 pour un certain nombre de raisons, qui ont été soulevées particulièrement par mon collègue d'Abbotsford aujourd'hui, ainsi que...
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PCC (MB)
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de participer au débat sur le développement durable dans le cadre de la Loi fédérale sur le développement durable.
Ce qu'on oublie souvent, c'est que dans « développement durable », il y a le mot « développement ». Il a été popularisé par le rapport de la commission Burndtland, Notre avenir à tous, qui a été publié en 1986. Ce rapport découle de la frustration profonde des gens quant à l'orientation des politiques environnementales de par le monde. On supposait que le développement économique se faisait toujours au détriment de l'environnement, ce qui n'est carrément pas vrai.
La commission Brundtland en est venue aussi à la conclusion que c'est la pauvreté qui cause la détérioration de l'environnement. Lorsque l'économie ne fonctionne pas à plein régime, qu'il n'y a pas d'innovation et que l'économie n'est pas axée sur la libre concurrence et le libre-échange, l'environnement se dégrade.
En 1992, j'ai fait partie de la délégation canadienne au Sommet de la Terre, à Rio. Le message provenant de ce sommet était on ne peut plus clair: l'éradication de la pauvreté est le meilleur moyen de protéger l'environnement.
Pour le conservateur pur et dur que je suis, il est indéniable que la libre concurrence, le libre-échange et les retombées d'un secteur de l'innovation en pleine effervescence créent les conditions propices à la production de la richesse et à la protection de l'environnement. Tout le monde sait que ce sont les sociétés les plus industrialisées qui ont les meilleures conditions environnementales. Les libéraux disent constamment que l'environnement et l'économie vont de pair, mais ils voient les choses à l'envers.
Dans une société très industrialisée, la création de la richesse est absolument nécessaire à la préservation de l'environnement. Ce sont les sociétés riches qui investissent dans la protection de l'environnement. Dans de nombreuses localités nordiques et éloignées, les gens vivent par exemple dans un environnement presque intact. Il n'y a pas de développement industriel. Le territoire ressemble encore à ce qu'il était il y a des millénaires. Or, l'économie de ces localités est désastreuse, et il y a des problèmes sociaux très graves. Leur environnement vierge ne génère pas les richesses dont leur société a besoin.
L’économiste Kuznets a eu l’idée d’analyser en parallèle le revenu par habitant et la qualité de l’environnement d’un pays donné. Il a fait une analyse originale du dioxyde de soufre. Au début des années 1900, les centrales électriques au charbon crachaient du dioxyde de soufre en très grandes quantités, ce qui provoquait des smogs importants. À l’époque, les gens ne se préoccupaient pas de l’environnement. Le seul objectif, c’était d’industrialiser et de faire fonctionner ces centrales électriques pour alimenter des sociétés en plein essor.
Mais au début des années 1970, les gens ont commencé à dire que c’était assez, à cause des pluies acides et de la pollution atmosphérique. Cela leur était devenu intolérable. La société a opéré un changement radical. On a mis au point de nouvelles technologies pour installer des épurateurs dans les centrales électriques alimentées au charbon. À partir des années 1970, les émissions de dioxyde de soufre ont diminué considérablement aux États-Unis, alors que ce pays devenait de plus en plus riche.
Je ne suis pas de ceux qui prônent la nécessité de trouver un équilibre entre l’environnement et l’économie. Très franchement, il n’y a pas d’équilibre à trouver. Une société riche crée automatiquement un meilleur environnement. Au fur et à mesure qu’une société s’enrichit, l’environnement s’améliore. Le mot « équilibre » sous-entend que c’est un jeu à somme nulle, et que le développement économique se fait au détriment de l’environnement. Ce n’est pas du tout le cas. En fait, le gouvernement le plus vert de toute l’histoire du Canada a été celui de Brian Mulroney, dans les années 1980. Et c’est même pour cette raison qu’il a reçu le prix du premier ministre le plus vert de toute l’histoire du Canada.
Ce que le gouvernement Mulroney a fait, et c’est un exemple de ce qu’une société riche peut se permettre de faire, c’est prendre des règlements sur les effluents papetiers qui obligeaient tous les usines de pâtes et papiers du Canada à aménager une usine ultramoderne de traitement des eaux usées. Il se trouve que, dans une vie antérieure, j’ai eu à diriger l’une de ces usines dont le rôle consistait, en fait, à transformer un effluent toxique en un liquide potable.
Seules les sociétés riches peuvent se permettre ce genre de choses. Nous avons installé des épurateurs sur les cheminées, comme je viens de le dire. Dans les sociétés riches, on transforme aussi en parcs de vastes étendues de terres. Il se trouve que j’habite à côté du parc national du Mont-Riding. On y trouve de belles essences ligneuses et de beaux sols, tout ce qu’il faut pour l’exploitation forestière ou agricole, mais une société riche comme la nôtre a décidé que le parc national du Mont-Riding resterait dans son état naturel. C’est une bonne chose, mais encore une fois, ce sont les sociétés riches qui peuvent se le permettre.
C’est quelque chose que le gouvernement libéral a complètement oublié. Les libéraux font tout ce qu’ils peuvent pour tuer l’économie canadienne des ressources naturelles, qui représente 20 % de notre économie globale. Et ils tuent cette économie petit à petit. L'annonce toute fraîche de l’achat du pipeline Kinder Morgan par le gouvernement libéral témoigne de l’inefficacité de ses politiques environnementales.
Nous avons perdu le projet Énergie Est. Nous avons perdu le projet Petronas. Nous avons perdu le projet Northern Gateway. Avec le projet de Kinder Morgan, ils auraient entraîné la création de plusieurs milliers d’emplois, surtout dans l’Est canadien. Je parle d’Énergie Est en ce moment et de la situation absurde qui fait que le Canada importe du pétrole étranger pour ses raffineries de l’Est, alors que nous produisons suffisamment de pétrole brut pour approvisionner nous-mêmes ces raffineries. Seul un libéral pourrait penser que c’est une bonne chose. Je n’aime pas annoncer la nouvelle au gouvernement, mais le processus ne fait rien pour l’environnement. C’est le travail sur le terrain qui améliore l’environnement.
L’autre chose que les libéraux et les néo-démocrates donnent à entendre constamment est que l’industrie ne fait pas du bon travail ou cherche toujours à contourner la réglementation environnementale. Rien n’est plus faux. De nos jours, tous les projets industriels sont réalisés dans le respect des normes environnementales les plus rigoureuses dès le départ. Je l’ai vu en personne sur le terrain lorsque je faisais de la surveillance environnementale dans les sables bitumineux. Le soin que les sociétés énergétiques et les entrepreneurs consacrent à la protection de l’environnement était quelque chose à voir. Tout le monde avait été formé en intervention en cas de déversement. Toute la technologie était en place. Il y avait des trousses de nettoyage des déversements partout. Tous les protocoles environnementaux appropriés étaient appliqués. Dans les usines et les mines, tous les dispositifs antipollution étaient de calibre mondial.
Comme je l’ai dit tantôt, les résultats environnementaux sont essentiels. Sous notre gouvernement, l’environnement s’est grandement amélioré. Le dioxyde de soufre a diminué, l’oxyde nitreux a diminué et la superficie des terres consacrées aux parcs a connu une augmentation spectaculaire. Plus de 800 000 acres de terres extrêmement précieuses ont été acquises dans le cadre du plan national de conservation.
Comparons cela à ce qui se passe sous le gouvernement actuel. J’ai mentionné plus tôt le sort réservé au saumon de l’Atlantique. J’étais au Nouveau-Brunswick, où les gens étaient catastrophés par le quasi-effondrement des stocks de saumon de l’Atlantique. Leur colère à l’endroit du MPO ne connaît pour ainsi dire pas de limites. Le gouvernement les oublie. Le saumon de l’Atlantique était un exemple de développement durable, une pêche durable assurant la subsistance des collectivités grâce à 4 000 emplois et des centaines de millions de dollars de revenus. Mais le gouvernement fait fi du rapport unanime du comité des pêches. Par conséquent, l’Atlantique est en sérieuse difficulté.
Encore une fois, les libéraux confondent processus et résultat. Le processus ne donne pas de résultats. Les vrais résultats pour l’environnement passent par la conservation et l’assainissement de l’environnement et l’amélioration des stocks de poissons sur le terrain. Lorsque j’entends parler de la Loi fédérale sur le développement durable, je sais que les bureaucrates s’envoient des courriels.
J’ajouterais, au sujet de l’accent que les libéraux mettent sur le processus dans le cadre des audiences qui se déroulent au comité de l’environnement sur la Loi sur l’évaluation d’impact, que l’Association canadienne de pipelines d’énergie a dit que le Canada a un « cadre réglementaire toxique ». C’est sans doute ce qui explique que les libéraux essaient de s’en sortir en achetant le pipeline Kinder Morgan.
Le gouvernement détruit délibérément les industries des ressources naturelles ainsi que les collectivités, autochtones et non autochtones, qui en dépendent. Cela aura de graves répercussions sur l’économie canadienne.
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, hier, l'hypocrisie et la duperie du premier ministre ont été mises bien en évidence quand il a défendu le versement de fonds publics à des étudiants qui s'en servent pour manifester contre l'oléoduc Trans Mountain. Les libéraux font preuve d'une totale hypocrisie quand ils prétendent appuyer le secteur pétrolier et gazier du Canada.
Combien d'organisations reçoivent des deniers publics pour manifester ou exercer des pressions contre le projet d'expansion du réseau Trans Mountain ou un autre projet du secteur énergétique canadien?
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