Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 4 de 4
Voir le profil de Ken McDonald
Lib. (NL)
Voir le profil de Ken McDonald
2019-02-28 10:07 [p.25887]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 19e rapport du Comité permanent des pêches et des océans, intitulé « Assurer la viabilité du programme des ports pour petits bateaux ».
Je remercie tous les députés qui ont contribué à ce rapport, de même que le greffier et le personnel du bureau du greffier, ainsi que les analystes qui ont participé à la création du rapport.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Madame la Présidente, c'est toujours un honneur pour moi de m'adresser à la Chambre.
J'aimerais tout d'abord revenir sur l'allocution de ma collègue démocrate. Dans la région d'où je viens, on chasse beaucoup, et les gens utilisent souvent une vieille expression: « dans le mille ». Or, quand la députée décrit le fédéralisme coopératif et les écueils liés au respect des compétences respectives, elle met peut-être dans le mille, mais malheureusement, elle rate aussi complètement sa cible — sur le plan constitutionnel, s'entend. En fait, cette mesure législative aurait exactement l'effet contraire de celui qu'on veut qu'il ait et il créerait encore plus de chicanes de compétence.
Le projet de loi C-392, qui a été présenté par la députée de Repentigny et qui a pour titre Loi modifiant la Loi sur l'aéronautique, la Loi sur les ports de pêche et de plaisance et d'autres lois, application du droit provincial, modifierait en réalité la Loi sur l'aéronautique, la Loi maritime du Canada, la Loi sur les ports de pêche et de plaisance, la Loi sur la capitale nationale, la Loi sur la radiocommunication, la Loi sur les immeubles fédéraux et les biens réels fédéraux et la Loi sur la Banque de l'infrastructure du Canada. Tous les pouvoirs qui découlent de ces lois sont sans l'ombre d'un doute de ressort fédéral. Pourtant, le projet de loi en subordonnerait l'exercice aux lois provinciales touchant l'usage et l'aménagement du territoire et la protection de l'environnement.
Comme on l'a expliqué il y a quelque temps au cours de la première heure de débat à l'étape de la deuxième lecture, le gouvernement s'oppose fermement à cette idée. Au moyen d'une mesure législative fédérale, le projet de loi vise à perturber le partage des pouvoirs établi et des décennies de coopération entre tous les ordres de gouvernement sur des questions d'intérêt commun.
Cette proposition est autant indéfendable qu'inutile. Nous croyons au fédéralisme coopératif, mais il est possible de le pratiquer sans avoir recours à ces mesures.
Cette proposition est indéfendable parce qu'il ne s'agit pas d'un changement mineur. On ne peut pas simplement choisir certains éléments relevant de la compétence fédérale et les confier aux provinces sans nuire à la capacité du gouvernement à remplir ses obligations constitutionnelles. Cela revient à mettre des bâtons dans les roues de la compétence fédérale et menace de chambouler des décennies de relations intergouvernementales.
Je siège à la Chambre depuis un certain moment et j'ai vu beaucoup de questions de ce genre se succéder. Il y a eu des prises de bec, quelques désaccords et certains mots très durs, mais de grandes améliorations ont néanmoins aussi eu lieu dans le domaine de la compétence partagée.
La Loi constitutionnelle de 1867 précise clairement le partage des pouvoirs entre le Parlement fédéral et les assemblées législatives provinciales, ce qui comprend les pouvoirs que les provinces confient aux municipalités. L'article 91 de la Loi énumère les domaines qui relèvent du Parlement fédéral, et l'article 92 énumère les pouvoirs des assemblées législatives provinciales. Comme nous l'avons mentionné, un certain chevauchement est inévitable pour certaines lois.
Ce chevauchement est toutefois géré. En droit constitutionnel canadien, un certain nombre de doctrines, notamment la doctrine du double aspect, la doctrine de la suprématie et la doctrine de l'exclusivité des compétences, permettent de gérer ces situations et ont été redéfinies au cours des dernières années par la Cour suprême du Canada pour encourager le fédéralisme coopératif. C'est de cet objectif que la députée a parlé dans son discours. Cependant, comme l'ont dit d'autres députés, le projet de loi constitue un moyen encore moins efficace d'accroître le fédéralisme coopératif.
Il est inutile parce que chaque loi qu'il cherche à modifier contient déjà des dispositions sur la consultation et la protection de l'environnement qui doivent être respectées par les gens qui exploitent ou gèrent des activités et des biens fédéraux pour être mises en oeuvre.
Il incombe et incombera toujours aux gens qui agissent au titre d'une loi fédérale de respecter les lois provinciales et municipales applicables, ou les règlements municipaux dans ce cas-ci, tout comme les gens qui agissent au titre d'une loi provinciale doivent respecter les lois fédérales et municipales applicables.
Ce principe existe depuis plus de 150 ans et il a parfois été très médiatisé et parfois non. Toutes les compétences doivent travailler en collaboration dans certains dossiers pour promouvoir et protéger les intérêts de tous les Canadiens. Même lorsque nous convenons de travailler ensemble, nous devons quand même respecter les champs de compétence.
Il est important de montrer l'incidence qu'aurait le projet de loi C-392 sur les activités sous réglementation fédérale et l'incertitude dans le cadre réglementaire qu'il entraînerait subséquemment pour les exploitants, leurs affaires et leurs investissements, ainsi que leur participation dans la chaîne d'approvisionnement et l'économie au Canada.
Les ports pour petits bateaux sont très populaires par chez nous, dans le nord-est de Terre-Neuve. Ils sont un atout très précieux pour les pêcheurs de la province, de la côte Est, de la côte Ouest et de la côte Nord. Le programme consiste à faire fonctionner et à maintenir un système national de ports afin d'offrir aux pêcheurs commerciaux et aux autres utilisateurs des ports des installations sécuritaires et accessibles. Plus de 5 000 bénévoles partout au pays prennent part à l'administration du Programme des ports pour petits bateaux et des ports sur les côtes du pays. C'est dire que le programme est crucial pour l'industrie de la pêche et, partant, pour la culture et l'économie du Canada.
En mai 2018, le programme comptait 1 013 ports, dont 883 ports de pêche et 130 ports de plaisance. Ensemble, ces ports représentent plus de 10 000 structures situées un peu partout dans notre vaste pays et évaluées à environ 6,03 milliards de dollars.
Pour ce qui est de l'aviation, Transports Canada collabore avec des partenaires et des intervenants, y compris le public, l'industrie de l'aviation, bien entendu, d'autres ministères fédéraux, les provinces, les territoires, les municipalités, les groupes autochtones et des organismes internationaux afin de prévenir ou réduire les effets nuisibles du transport aérien sur l'environnement.
J'ai pu en faire l'expérience moi-même, puisqu'un petit aéroport bien connu, l'aéroport de Gander, ou YQX, se trouve dans ma circonscription. Au fil des années, les trois ordres de gouvernement ont collaboré: la Ville de Gander, la province de Terre-Neuve-et-Labrador et, évidemment, le gouvernement du Canada et le conseil de l'administration aéroportuaire de Gander.
En janvier 2017, en réponse directe aux préoccupations de la collectivité à l'égard de l'aménagement d'un aérodrome, le gouvernement a instauré une nouvelle exigence réglementaire. Ainsi, quiconque souhaite construire un aérodrome doit consulter les parties intéressées, y compris les voisins et l'autorité locale responsable de l'utilisation des terres. Incidemment, toutes les parties intéressées, dont le gouvernement provincial, peuvent soumettre leurs commentaires et exprimer leurs préoccupations dans le cadre du processus de consultation. Le promoteur du projet doit tenir compte de ces préoccupations et faire un effort raisonnable pour y remédier.
Ma collègue du NPD a mentionné plus tôt beaucoup de situations où l'une des parties sentait que l'autre lui imposait sa volonté. Elle a aussi dit qu'il y a un manque de respect entre les deux ordres de gouvernement. Or, c'est un symptôme propre aux personnes concernées dans cette situation. Le système que nous avons facilite le dialogue. Parfois, ces choses se produisent, mais ce n'est pas la faute du système en soi. Parfois, les intervenants s'échauffent un peu. Le même genre de raisonnement s'applique aux ports pour petits bateaux.
Les aéroports et les aérodromes sont l'épine dorsale de l'industrie de l'aviation au Canada, une industrie qui emploie 140 000 Canadiens et qui contribue au PIB à hauteur de plus de 35 milliards de dollars. Dans les deux cas, quiconque gère un bien ou en construit un nouveau doit déjà se conformer à toutes les lois fédérales et provinciales relatives à la protection environnementale, à l'utilisation des terres et à l'aménagement du territoire. S'il y a incompatibilité entre les lois fédérales et provinciales, les intervenants de l'industrie savent que la loi fédérale l'emporte.
Étant donné que des centaines de milliers d'emplois et des dizaines de milliards de dollars sont en jeu dans les secteurs de l'aviation et des ports pour petits bateaux seulement, il est dans l'intérêt national de maintenir un cadre réglementaire stable et uniforme. Le fait est qu'il arrive parfois que les lois et les intérêts fédéraux et provinciaux entrent en conflit. Nous ne le nions pas. Dans de telles situations, il doit y avoir un moyen de déterminer les lois et les intérêts qui devraient l'emporter. C'est là qu'entrent en jeu la doctrine de la suprématie et la doctrine de l'exclusivité des compétences.
Je tiens à préciser que les provinces bénéficient elles aussi de ce partage clair des pouvoirs. Comme je l'ai constaté à maintes occasions, les provinces n'hésitent pas à faire valoir le même argument lorsque les municipalités tentent d'apporter des changements qui dépassent les champs de compétence établis pour elles dans les lois provinciales. C'est pourquoi les règlements municipaux, en particulier ceux concernant le zonage, sont couramment contestés devant les tribunaux, au motif qu'ils dépassent les pouvoirs conférés aux municipalités par la loi. Les provinces ne tolèrent pas plus que le gouvernement du Canada les lois ultra vires. Nous avons évidemment le devoir de protéger ces pouvoirs.
En conclusion, ce que le projet de loi C-392 propose est irréalisable parce que cela entraverait l'autorité fédérale au lieu de favoriser un esprit de fédéralisme coopératif.
Voir le profil de Nick Whalen
Lib. (NL)
Voir le profil de Nick Whalen
2018-04-16 17:44 [p.18344]
Madame la Présidente, je suis ravi de prendre la parole aujourd'hui au nom des habitants de St. John's-Est pour appuyer le budget de 2018. Le budget de 2018 propose des avantages réels et tangibles pour ma circonscription, St. John's-Est, et il tient compte d'un bon nombre de préoccupations soulevées par mes concitoyens lors des consultations que j'ai menées auprès d'eux au cours de la dernière année.
Dans ma brève intervention, je mettrai l'accent sur trois éléments du budget: les mesures visant à appuyer particulièrement St. John's-Est et Terre-Neuve-et-Labrador, la croissance économique qui bénéficie à tous les Canadiens, et l'appui axé sur les débouchés commerciaux, l'assurance-médicaments et l'innovation qui stimuleront l'économie canadienne de l'avenir.
Le budget de 2018 propose de nombreux investissements importants pour Terre-Neuve-et-Labrador, notamment 250 millions de dollars pour rénover son réseau de ports pour petits bateaux et travailler avec les municipalités où les investissements et les dessaisissements peuvent améliorer les communautés locales et assurer la sécurité et la prospérité de l'industrie de la pêche. J'ai visité huit ports pour petits bateaux de ma circonscription et des environs au cours des semaines de relâche, et c'était formidable de constater l'excellent travail effectué à ces endroits et de découvrir les priorités en vue d'améliorer la sécurité et l'activité de ces ports.
Les provinces recevront 80 millions de dollars en 2018-2019 et 150 millions de dollars en 2019-2020 pour la formation et le soutien aux travailleurs saisonniers ayant épuisé leurs prestations d’assurance-emploi. On prévoit que la nouvelle Allocation canadienne pour les travailleurs distribuera presque 40 millions de dollars afin de soutenir 5 000 travailleurs à faible revenu de plus dans ma province. L’APECA recevra 48 millions de dollars en nouveaux fonds, dont 8 millions de dollars seront réservés aux femmes entrepreneures. En 2018-2019 seulement, Terre-Neuve-et-Labrador recevra 750 millions de dollars du Transfert canadien en matière de santé et du Transfert canadien en matière de programmes sociaux.
Le soutien aux chercheurs et à la recherche sera aussi renforcé, notamment à l’Université Memorial, dans ma circonscription, St. John's-Est, grâce à un investissement de près de 4 milliards de dollars à l’échelle du pays afin d’aider les chercheurs à résoudre les problèmes d’aujourd’hui et à concevoir les innovations de demain.
Les avantages du budget de 2018 ne se limitent pas à St. John's-Est, évidemment. Ils visent à bénéficier à tout le pays. Il est clair que la manière la plus rapide et la meilleure de faire croître notre économie est de cerner et de corriger les biais systémiques défavorisant de bonnes personnes. Le budget de 2018 cerne et élimine les injustices contre les femmes et les Autochtones. L’instauration de règles du jeu équitables pour ces groupes stimulera la croissance économique.
Les femmes du Canada comptent parmi les plus scolarisées au monde et il est temps que nous le reconnaissions en assurant une plus grande participation des femmes sur le marché du travail. Ce n’est pas seulement la bonne chose à faire; c’est aussi la chose intelligente à faire pour notre économie. C’est pourquoi le budget place l’égalité des sexes au coeur de ses décisions. La promotion de l’égalité des femmes au Canada stimulera la croissance économique tout en augmentant le revenu des familles canadiennes. Avoir plus de femmes à des postes de direction ne fera pas que faire croître l’économie, créer des emplois et renforcer les collectivités, mais stimulera aussi l’innovation et apportera aux milieux de travail des changements qui bénéficieront à tous.
Le gouvernement assure par ce budget un leadership dans l’élimination de l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Grâce à la transparence accrue requise par la législation sur l’équité salariale, nous verrons comment notre gouvernement s’acquittera de son engagement à assurer aux femmes travaillant dans les secteurs sous réglementation fédérale un salaire égal pour un travail égal. Nous chercherons aussi à adopter une législation axée sur l’ACS+ afin de faire de la budgétisation axée sur le genre une caractéristique permanente du processus fédéral de budgétisation à l’avenir.
La recherche de règles du jeu équitables ne s’arrête pas à l’égalité des sexes. Nous travaillerons aussi à l’établissement de règles du jeu équitables pour les peuples autochtones du Canada en forgeant de nouvelles relations fondées sur la confiance, le respect et un véritable esprit de réconciliation.
Dans le budget de 2018, le gouvernement s'efforce de refermer l'écart entre les conditions de vie des peuples autochtones et celles des autres Canadiens, de faciliter l'autodétermination de ces peuples et de faire avancer la reconnaissance de leurs droits. Nous allons d’abord nous appuyer sur les importants investissements de 11,8 milliards de dollars annoncés dans nos deux plus récents budgets, et investir ensuite dans les besoins prioritaires cernés par les Premières Nations, les Inuits et les Métis, dans un esprit de réconciliation.
Nous avons pris l’engagement de mettre fin d'ici mars 2021 aux avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme touchant les systèmes publics dans les réserves et nous annoncerons des investissements plus importants dans le budget de 2018 pour y arriver plus rapidement. Près d'un Autochtone sur cinq vit dans un logement nécessitant des réparations majeures, tandis que d'autres vivent dans des logements surpeuplés. Nous voulons nous assurer que tous obtiennent l’aide dont ils ont besoin pour bénéficier d'un logement sûr, convenable et abordable, chose que la majorité des non-Autochtones tiennent pour acquise. Ces investissements permettront aux Autochtones de bénéficier des mêmes conditions de croissance que les autres Canadiens.
En remédiant à ces inégalités, nous pourrons stimuler l’économie et créer un meilleur pays pour l’ensemble des Canadiens.
Le Canada a un brillant avenir devant lui. Nous avons toutes les raisons d'être optimistes. Les possibilités futures dans les domaines du commerce, de l'assurance-médicaments et de l'innovation rendent cet avenir encore plus prometteur. Le gouvernement sait que la réussite économique du Canada repose également sur de solides relations commerciales, dans un monde de plus en plus mondialisé. Le Canada est une nation commerçante et, s'il est bien orchestré, le commerce peut constituer un facteur positif de changement. C'est pourquoi le gouvernement octroie dans ce budget jusqu'à 75 millions de dollars sur cinq ans à Affaires mondiales Canada afin de renforcer la présence du Canada en Chine et en Asie à l’appui de la diplomatie et du commerce canadiens. Cet appui se traduira notamment par l'augmentation du nombre de diplomates et de délégués commerciaux canadiens sur le terrain en Chine, ainsi que par de nouvelles initiatives visant à promouvoir les échanges commerciaux du Canada avec la Chine et d'autres marchés asiatiques.
Nous poursuivons nos efforts, de concert avec les États-Unis et le Mexique, en vue de moderniser l'Accord de libre-échange nord-américain. Nous savons que cet accord a été bénéfique pour les travailleurs et les familles dans les trois pays partenaires. Dans le cadre de l'ALENA, l'Amérique du Nord est devenue le bloc commercial le plus grand et le plus complet au monde, comptant pour le quart du PIB mondial, même si nous ne représentons que 7 % de la population de la planète. C'est pourquoi nous travaillons sans relâche à la renégociation d’un Accord de libre-échange nord-américain actualisé et amélioré qui profitera aux trois pays et créera de meilleures possibilités pour la classe moyenne.
Le commerce permet de maintenir l’excellente qualité de vie que plusieurs apprécient dans St. John's Est. Ces gens sont fiers de l’image de marque améliorée du Canada dans le monde en tant que partenaire fiable d’échanges commerciaux équitables, progressistes, respectueux de l’environnement et soucieux de l’égalité des sexes. Notre pays en est un d'innovateurs. La curiosité, le courage, la créativité et l’esprit de collaboration sont les facteurs permettant le genre d’innovations et de technologies qui améliorent notre quotidien, stimulent notre économie et font avancer notre pays.
Les sciences et la technologie, tout comme des échanges internationaux florissants, changent rapidement la manière dont les Canadiens vivent et travaillent en apportant de nouveaux défis et de nouvelles possibilités. Ce n’est nulle part aussi évident qu’à l’Université Memorial, l’université de Terre-Neuve-et-Labrador, où notre Genesis Centre favorise la croissance de nombreuses entreprises jeunes, intelligentes et novatrices qui font d’excellentes choses pour les océans et les soins de santé dans le cadre de l’économie numérique, créant des opportunités en énergie propre et en amélioration domiciliaire. L’innovation fait partie intégrante de la croissance de Terre-Neuve-et-Labrador.
Le 15 février 2018, le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique a annoncé un financement sans précédent pour les cinq supergrappes du Canada. Je suis à la fois fier et heureux de préciser qu’il y a parmi celles-ci une supergrappe des océans se trouvant au Canada atlantique, qui mettra à profit l’innovation afin d’améliorer la compétitivité d’industries que nous connaissons très bien dans St. John's Est: les pêcheries, l’exploitation pétrolière et gazière, l’énergie propre et les technologies des océans. L’OCDE prédit que la taille de l’économie fondée sur les océans doublera d’ici 2030, et St. John's est bien placée pour tirer profit de cette croissance, en partie grâce au budget de 2018.
Beaucoup de mes concitoyens de St. John's Est souhaitent une approche nationale afin de veiller à ce qu’aucun Canadien ne soit forcé de choisir entre se nourrir, se chauffer ou se procurer les médicaments dont il a besoin. C’est pourquoi je suis enthousiasmé par la création d’un conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un nouveau programme d’assurance-médicaments qui a été annoncée dans le cadre du budget. Ce conseil amorcera un dialogue national incluant une collaboration étroite avec des experts de tous les domaines concernés ainsi que des chefs de file nationaux, provinciaux, territoriaux et autochtones. Le conseil relèvera de la ministre de la Santé et du ministre des Finances et effectuera une évaluation économique et sociale des modèles nationaux et internationaux. Chacun conviendra que les progrès effectués en direction d’une forme de soutien national à l’accès aux médicaments amélioreront la qualité de vie d’une majorité de Canadiens.
Le gouvernement investit dans les nouvelles générations de chercheurs canadiens et les nouvelles recherches en allouant 1,2 milliard de dollars sur cinq ans aux conseils subventionnaires de la recherche fondamentale afin d’offrir un soutien accru et des occasions de formation aux chercheurs, aux étudiants et au personnel de qualité supérieure.
Ce budget contient tant d’excellentes mesures. Encore une fois, je suis fier de parler au nom de mes concitoyens de St. John's Est en faveur de ce budget. Si je devais relever un seul élément, ce serait les ports pour petits bateaux de ma circonscription. Ils ont été pendant des siècles une artère vitale de la collectivité. Lorsque Terre-Neuve s’est jointe à la Confédération, ils sont devenus des actifs fédéraux et constituent un des principaux liens que le citoyen moyen a avec le gouvernement fédéral. Dans des endroits tels que Pouch Cove, Bauline et Portugal Cove-St. Philip's, nous avons vraiment la possibilité de voir les changements pour le mieux que le gouvernement fédéral peut apporter à la qualité de vie des gens. Ces ports pour petits bateaux avaient été négligés et, grâce aux fonds supplémentaires obtenus, nous pourrons les rendre plus sécuritaires et plus utiles sur le plan économique pour les pêcheurs qui en tirent leur gagne-pain ainsi que celui de leur collectivité.
Voir le profil de Ken McDonald
Lib. (NL)
Voir le profil de Ken McDonald
2018-03-20 15:26 [p.17746]
Madame la Présidente, je voudrais d'abord féliciter mon ancienne collègue, l'honorable Judy Foote, pour l'annonce qui a été faite aujourd'hui. Elle a été nommée lieutenante-gouverneure de Terre-Neuve-et-Labrador. Au nom de tous les membres du caucus de Terre-Neuve-et-Labrador et de tous les Terre-Neuviens et Labradoriens, nous félicitons Judy et nous sommes extrêmement fiers de ses réalisations.
Je suis vraiment content de parler du budget de 2018, un budget axé sur l'égalité et la croissance, un budget qui va renforcer la classe moyenne. J'étais très fier lorsque le ministre des Finances a déposé son plus récent budget, parce qu'il montre l'engagement soutenu du gouvernement à prendre des décisions qui profitent d'abord et avant tout aux Canadiens. Le budget de 2018 est le plus progressiste et le plus inclusif à ce jour. Il mise en grande partie sur les forces du Canada, mais il reconnaît également qu'il reste beaucoup de travail à accomplir en matière de réconciliation, d'égalité des sexes et d'inclusion en général.
Mon discours aujourd'hui sera axé sur certains des engagements pris dans le budget de 2018 qui amèneront les retombées les plus importantes dans ma circonscription, Avalon, et dans ma province d'origine.
Une somme de 250 millions de dollars a été allouée au Programme des ports pour petits bateaux de Pêches et Océans. Je ne peux pas vous dire à quel point j’ai été heureux de découvrir cela dans le budget de 2018. Toutes les localités de ma circonscription, sauf une, sont situées au bord de l’océan. Ce sont des collectivités côtières qui dépendent de la pêche commerciale. Nous n’avons pas là uniquement un besoin commercial. C’est aussi un enjeu culturel. À Avalon, les ports pour petits bateaux sont cruciaux pour l’industrie de la pêche. En fait, ils le sont partout au pays.
Grâce à cet investissement, les ports qui ont un besoin pressant de réparations et ceux que l’on devrait agrandir pourront enfin protéger nos pêcheurs avant même qu’ils partent en mer. Je sais que plusieurs de mes collègues d’ailleurs au pays se joindront à mes applaudissements pour cet investissement, qui est crucial pour les collectivités rurales et côtières.
De plus, le budget de 2018 alloue 21,6 millions de dollars sur deux ans pour renouveler le programme d’aquaculture durable. Comme nous le savons tous à Terre-Neuve-et-Labrador, l’aquaculture est un secteur en pleine croissance qui acquiert chaque année plus d’importance et de popularité. Nous savons aussi que cette industrie doit suivre des pratiques sûres et durables pour maintenir la santé des stocks de poissons sauvages et ultimement celle des Canadiens. Ces investissements continuels dans ce programme permettront aux entreprises d’aquaculture de bien contenir leurs poissons d’élevage et d’investir dans la recherche de pratiques exemplaires pour l’avenir.
Pendant l’exercice de 2018-2019, le Fonds des pêches de l’Atlantique recevra une somme supplémentaire de 58,2 millions de dollars. J’étais avec mes collègues à l’institut maritime à Terre-Neuve quand le gouvernement a annoncé la création du Fonds des pêches de l’Atlantique. Leur réaction a été époustouflante. J’ai parlé récemment avec des pêcheurs de ma circonscription qui venaient de faire une demande de financement et qui ont reçu l’argent de ce fonds. Ils étaient enchantés en pensant à tous les avantages que cet argent apportera à leurs entreprises.
Il est très rare que des pêcheurs peuvent demander individuellement des fonds au gouvernement fédéral afin d’acheter de l’équipement novateur. Leur travail sera plus facile et moins dangereux. Il est crucial de stimuler l’industrie des pêches dans les provinces de l’Atlantique, qui a tellement souffert ces derniers temps. La vitalité des collectivités rurales et côtières comme celles d'Avalon en dépend. Je n’ai pas remercié le ministre de Pêches et Océans, mais je vais assurément le remercier de continuer à faire confiance à nos pêcheurs et de les traiter avec considération.
Les Canadiens comptent sur le gouvernement pour qu’il prenne des décisions stratégiques et qu’il lance des projets qui les avantageront, eux et leurs voisins, loin dans l’avenir. Les Canadiens ont appuyé avec force un programme national d’assurance-médicaments. Nous avons été vraiment heureux de découvrir dans le budget de 2018 que notre gouvernement poursuivra cette initiative en créant un conseil consultatif. Nous savons qu’un projet de cette ampleur et de cette importance exigera beaucoup d’efforts et de recherche pour créer un programme qui conviendra aux Canadiens. Je me réjouis de suivre l’évolution des travaux de ce conseil quand il déterminera quel régime d’assurance-médicaments conviendra le mieux à l’avenir de notre pays.
Lorsque j’ai été élu en 2015, j’ai rapidement appris la valeur de l’agence de développement régional à Terre-Neuve-et-Labrador, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique ou APECA. L’APECA est une ressource vitale pour les entreprises locales, les organismes communautaires et les innovateurs de ma circonscription. Depuis mon élection, j’ai vu de nombreux groupes prospérer grâce au financement de l’APECA. C’est pourquoi j’ai été ravi de voir que, dans ce budget, nous continuons d’investir dans l’Agence, lui octroyant un montant supplémentaire de 48 millions de dollars, dont 8 millions de dollars réservés spécifiquement au soutien des femmes entrepreneures. Je suis certain que non seulement les citoyens de ma circonscription, mais aussi ceux des circonscriptions de bon nombre de mes collègues de l’ensemble du Canada atlantique sont ravis de voir cet engagement à soutenir les femmes dans le milieu des affaires. Je crois que cela s’inscrit dans la promesse du gouvernement d’œuvrer en faveur de l’égalité entre les sexes et de donner aux femmes plus de possibilités d’atteindre cet objectif.
L’investissement dans les femmes entrepreneures n’est qu’une des manières dont le budget de 2018 s’engage à donner aux femmes les possibilités qu’elles méritent pour s’épanouir sur le marché du travail d’aujourd’hui. Le présent budget prévoit une nouvelle prestation parentale partagée qui accordera cinq semaines supplémentaires de congé parental aux nouveaux parents, à condition que les deux parents se partagent ce congé. Il s’agit d’un changement révolutionnaire, car il incite les mères et les pères, les femmes et les hommes à partager la responsabilité du congé de maternité, donnant aux femmes l’occasion de retourner faire ce qu’elles aiment et ce qui les passionne plus rapidement.
De ce côté-ci de la Chambre, nous savons que les femmes sont une force dans le monde du travail. Leaders et novatrices, elles ont des talents incroyables et sont des atouts pour n’importe quelle entreprise ou n’importe quel ministère. Parallèlement, nous savons que les hommes peuvent être des pères bienveillants et aimants qui veulent être présents au tout début de la vie de leurs enfants tout autant que les mères. C’est pourquoi cette nouvelle prestation parentale partagée reconnaît non seulement la valeur des femmes et des hommes en tant qu’employés, mais aussi en tant que parents, en leur donnant des chances égales à la maison et au travail. Nous croyons que nos enfants sont mieux servis lorsqu’ils apprennent, grandissent et se développent aux côtés de leurs deux parents sur un pied d’égalité. Chacun d’entre nous à la Chambre connaît des membres de sa famille, des amis ou des citoyens qui auraient aimé se prévaloir de ce genre de possibilité pour leurs enfants. Grâce à cette nouvelle prestation, nous aurons des familles, des enfants et des travailleurs plus forts.
Je sais qu’un grand nombre de mes collègues seront d’accord avec moi si je dis que je pourrais parler encore et encore aujourd’hui à la Chambre du budget de 2018. Les citoyens de ma circonscription et moi-même accueillons avec bonheur la poursuite des investissements, tout comme les nouvelles initiatives annoncées par le ministre des Finances le mois dernier dans ce budget qui est la preuve que notre gouvernement investit et prend des décisions dans l’intérêt des Canadiens.
Je tiens à remercier le ministre des Finances et le premier ministre, qui ont fait en sorte que la classe moyenne et les Canadiens les plus vulnérables soient au cœur de ce budget et de toutes les décisions prises par le gouvernement.
Je suis fier d’appuyer l’égalité et la croissance de la classe moyenne, ainsi que le budget de 2018.
Résultats : 1 - 4 de 4

Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes