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Lib. (QC)
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2019-04-30 12:04 [p.27160]
Monsieur le Président, je me réjouis d'aborder, pour la quatrième fois en autant d'années, le budget de mon collègue l'honorable député de Toronto-Centre, le ministre des Finances du Canada.
Il y a quatre ans, il a présenté aux Canadiennes et aux Canadiens un plan de relance de notre économie. Comme chacun le sait, la planification budgétaire d'un gouvernement est un exercice qui procède d'abord d'une vision claire de ce que nous voulons être comme pays, une vision d'avenir basée sur des prévisions économiques précises. L'honorable ministre des Finances s'est acquitté avec brio de sa tâche au cours des derniers exercices budgétaires.
D'ailleurs, les résultats financiers de l'exercice précédent témoignent de l'excellence de notre économie. Ces résultats sont attribuables à la vigueur du marché du travail, à la hausse des revenus d'impôt et aux bénéfices plus élevés des sociétés. Ces résultats découlent directement des initiatives et des investissements budgétaires faits depuis l'entrée en poste de notre gouvernement.
Nos derniers budgets et une gestion soignée et responsable des finances publiques ont permis au Canada de se hisser au sommet des économies les plus vigoureuses des pays du G7. Mieux encore, les mesures des premiers budgets ont permis de sortir 300 000 enfants canadiens de la pauvreté; elles ont réduit le taux de chômage à des niveaux jamais vus depuis 40 ans; elles ont créé quelque 900 000 nouveaux emplois; et l'employabilité des femmes, des Autochtones et des nouveaux arrivants est en croissance, comme le reconnaît d'ailleurs la prestigieuse revue anglaise The Economist.
En plus de maintenir la trajectoire descendante du ratio entre la dette canadienne et notre PIB, le nouveau budget tient compte des préoccupations des Canadiennes et des Canadiens et y répond point par point. Il reprend le plan stratégique du gouvernement et propose entre autres de nouveaux investissements, qui vont maintenir la croissance de notre économie; qui vont soutenir les travailleurs et créer de nouveaux emplois; qui vont adapter la main-d’œuvre aux nouvelles technologies; qui vont mieux préparer les jeunes et les finissants à occuper de bons emplois; qui vont soutenir les aînés qui souhaitent rester sur le marché du travail et qui vont renforcer la sécurité de leurs revenus.
Effectivement, le budget comprend deux principales mesures pour soutenir les acheteurs d'une première maison. La première concerne le Régime enregistré d'épargne-retraite, les REER, et le Régime d'accession à la propriété, plus communément appelé le RAP. Le budget augmente de 25 000 $ à 35 000 $ la somme que les acheteurs peuvent maintenant retirer de leur REER pour la mettre sur l'achat de leur première maison.
La deuxième mesure est tout à fait nouvelle et très intéressante pour les gens de la classe moyenne dont le revenu du ménage est de moins de 120 000 $. Elle leur offre la possibilité de financer une partie de leur achat au moyen d'un prêt hypothécaire avec la participation de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la SCHL. Cette mesure permettra aux nouveaux acheteurs de diminuer leurs paiements mensuels, puisque leur prêt hypothécaire sera moins élevé, et de réaliser leur rêve d'être propriétaire d'une maison.
Je suis convaincu que de nombreuses familles canadiennes et de nombreux résidants de Laval—Les Îles bénéficieront de ces nouvelles mesures, et je m'en réjouis.
Bien sûr, le budget propose d'autres mesures tout aussi structurantes pour notre économie et des mesures qui auront un impact sur l'environnement.
Par exemple, Infrastructure Canada a approuvé au Québec un financement de 3,9 milliards de dollars pour plus de 5 100 projets, dont plusieurs projets majeurs touchent mes concitoyens de Laval.
En effet, à Laval, notre gouvernement a précédemment investi 23,7 millions de dollars dans 26 projets réalisés par la Société de transport de Laval, la STL, pour le Fonds pour l'infrastructure de transport en commun. Ces investissements permettent l'achat et le remplacement d'autobus ainsi que la poursuite des études sur le programme d'électrification du réseau de la STL. Ces investissements touchent directement les résidants de Laval—Les Îles en facilitant tous les jours leur transport quotidien.
Ceux qui prennent le métro aux stations Montmorency, De la Concorde ou Cartier, à Laval, verront eux aussi des changements, car notre gouvernement a investi plus de 215 millions de dollars dans l'achat de 153 nouvelles voitures de métro. Cet investissement permet aux résidants de Laval—Les Îles qui doivent se rendre à Montréal pour le travail ou pour le plaisir d'utiliser un système de transport plus fiable et plus performant, tout en évitant les bouchons de circulation.
Les trains légers du Réseau express métropolitain, le REM, s'arrêteront à Sainte-Dorothée, à Laval, dans deux ans, soit en 2021. Le REM va améliorer significativement le transport en commun dans la grande région de Montréal. La Banque de l'infrastructure du Canada fournit 1,28 milliard de dollars pour soutenir ce projet ambitieux.
Ce nouveau budget fait du Canada un vaste chantier de projets structurants, rassurants et soucieux de l'environnement, ce qui donne confiance aux Canadiennes et aux Canadiens. Soucieux des changements climatiques, notre gouvernement a aussi développé une toute nouvelle mesure pour ceux et celles qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun et qui veulent diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Notre budget de 2019 ajoute une mesure incitative fédérale allant jusqu'à 5 000 dollars pour l'acquisition d'un véhicule électrique. Grâce aux investissements de notre gouvernement et au réseau de bornes de recharge pour les véhicules électriques de la Ville de Laval, la transition entre l'habituel véhicule à essence et un véhicule électrique sera beaucoup plus facile. Au moyen d'une initiative comme celle-ci, notre gouvernement continue à encourager les changements vers une société beaucoup plus verte.
Encore une fois, notre gouvernement respecte son mandat. Il respecte le mandat que lui ont confié les Canadiens en 2015 lorsqu'ils ont choisi un gouvernement ayant une vision d'avenir et, surtout, une vision profitable à tous.
Nous améliorons aussi l'accès au mentorat, aux ressources d'apprentissage et au démarrage de nouvelles entreprises innovantes. Nous prêchons la tolérance et l'inclusion pour faire du Canada, notre beau pays, un modèle à suivre dans le monde.
La vision de notre gouvernement et de notre leader le très honorable premier ministre est pleine d'espoir et soucieuse de l'avenir. Elle se manifeste par des mesures budgétaires comme celles présentes dans le budget de 2019. Il s'agit de mesures qui me rassurent et qui rassurent bon nombre de Canadiens.
Je vous remercie, monsieur le Président, de m'avoir permis de prendre la parole. Je tiens à souligner que je suis extrêmement fier de travailler pour les citoyens de Laval—Les Îles et de faire partie d'un gouvernement qui pense à tous les citoyens canadiens.
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Lib. (NS)
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2019-02-04 15:33 [p.25212]
Monsieur le Président, je crois que la plupart des gens veulent que le Canada soit prospère, socialement juste et en bonne santé environnementale. La motion dont la Chambre est saisie touche à quelques-uns de ces thèmes, même si c'est parfois de manière détournée. Cela dit, elle touche aussi à un autre thème, quoique peut-être de manière involontaire, c'est-à-dire la place de la vérité dans le discours public.
Comme une bonne partie de la motion parle d'économie, nous devons en analyser le contenu en fonction du contexte économique actuel. Commençons par admettre que, depuis quelques années, l'économie canadienne se porte très bien. Depuis 2015, il s'est créé au-delà de 800 000 emplois, pour la plupart à temps plein et dans le secteur privé. Par ailleurs, le chômage est à un creux historique. En fait, il n'a jamais été aussi bas depuis que nous avons commencé à en faire le calcul, c'est-à-dire en plus de 40 ans.
Cela dit, il ne suffit pas de dire que l'économie va bien. Il faut aussi faire le nécessaire pour que tout le monde en profite. Il faut notamment rendre la vie plus abordable pour les familles canadiennes qui ont du mal à joindre les deux bouts. Cet objectif fait partie des priorités du gouvernement depuis le début.
Plus précisément, nous savons que les familles canadiennes d'aujourd'hui disposent, en moyenne, d'environ 2 000 $ de plus qu'au moment des dernières élections fédérales. La situation s'explique par plusieurs raisons. D'abord et avant tout, nous avons présenté des politiques sociales qui permettent aux familles canadiennes ordinaires d'avoir plus d'argent dans leurs poches. Parlons de l'Allocation canadienne pour enfants. Grâce à ce programme, 9 familles canadiennes sur 10 ont plus d'argent dans leurs poches. Jusqu'à maintenant, il a permis de sortir plus de 300 000 enfants canadiens de la pauvreté. Dans la région que je représente, il aide quelque 11 000 enfants tous les mois. L'allocation moyenne pour les familles admissibles est d'environ 6 800 $. Ainsi, le programme verse 48 millions de dollars par année aux collectivités de ma circonscription, ce qui rend la vie plus abordable pour les Canadiens.
Ces statistiques sont bien intéressantes, mais il ne faut surtout pas oublier les êtres humains derrière chacune d'elles. Je me souviens d'une mère monoparentale rencontrée à Stellarton qui, pour la première fois, a pu acheter de nouveaux vêtements à ses enfants pour la rentrée grâce à l'Allocation canadienne pour enfants. Elle m'a confié qu'au mois de septembre de chaque année, elle avait l'impression de ne pas pouvoir habiller ses enfants convenablement et qu'elle en était humiliée. Ce genre d'anecdotes entendues durant ma carrière de député resteront à jamais gravées dans ma mémoire.
Je me suis entretenu avec des parents qui m'ont dit être enfin en mesure d'inscrire leurs enfants à des leçons de natation et à d'autres qui s'efforcent d'offrir une alimentation saine à leur famille. Voilà des acquis sociaux positifs. Peu importe le parti que nous représentons, force est de reconnaître que si des familles comme celles-ci se portent mieux, on peut conclure qu'elles sont bien servies par les politiques gouvernementales.
Nous pouvons examiner les politiques touchant par exemple l'Allocation canadienne pour les travailleurs, qui permettent aux gens qui travaillent dur, mais ne sont pas capables de s'en sortir, d'avoir jusqu'à 500 $ de plus. Il y a aussi l'allégement fiscal offert à la classe moyenne. L'augmentation de l'impôt payé par le 1 % des Canadiens les plus riches a rendu la vie un peu plus facile pour tous les autres.
La motion dont la Chambre est saisie aujourd'hui laisse entendre à quelques reprises que la vie serait devenue moins facile sous ce gouvernement. Rien n'est plus faux. Ce n'est pas seulement les mesures que je peux souligner qui montrent que la vie est en fait désormais moins chère pour les familles canadiennes. En ce qui concerne le Régime de pensions du Canada, qui est cité dans la motion, les aînés sont en meilleure position aujourd'hui qu'il y a trois ans et ce, pour plusieurs raisons.
Nous avons ramené à 65 ans l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, qui était de 67 ans sous le précédent gouvernement. Nous avons bonifié le Supplément de revenu garanti qui aide les aînés célibataires et à faible revenu — ils font partie des membres les plus vulnérables de la communauté —, qui recevront désormais jusqu'à 947 $ de plus par an grâce à ce changement de politique. S'agissant du Régime de pensions du Canada, il aide les gens de la génération qui est actuellement au travail à avoir une retraite plus sûre et plus digne à la fin de leur carrière.
En ce qui concerne les étudiants, auxquels on fait également allusion dans la motion, nous avons apporté certains changements à des crédits d'impôt ciblés qui existaient déjà, mais nous avons remanié les avantages offerts aux étudiants pour que les personnes à faible revenu aient les moyens de faire des études. Pour ce faire, nous avons augmenté les bourses du Programme canadien de bourses aux étudiants de 50 %.
Nous leur facilitons également les choses à la fin de leurs études. Une personne doit gagner au moins 25 000 $ avant d'être obligée de commencer à rembourser son Prêt d'études canadien. Dans ma province, la Nouvelle-Écosse, bien des jeunes qui poursuivent leurs études dans un de nos nombreux établissements universitaires ou collégiaux sont obligés d'aller s'installer ailleurs ensuite. Cette mesure va les encourager à rester dans leur collectivité d'origine ou celle où ils ont fait leurs études.
Le plus décevant peut-être dans tout cela est le fait qu'aucune des mesures que je viens d'énumérer — des mesures qui rendent le coût de la vie plus abordable pour les Canadiens — n'a obtenu le soutien du Parti conservateur du Canada. D'un côté, les conservateurs nous accusent d'augmenter le coût de la vie. De l'autre, chaque fois que nous proposons une mesure qui vise à améliorer la qualité de vie des familles canadiennes et à réduire le coût de la vie, ils s'y opposent.
Je constate que les conservateurs ont également laissé entendre dans la motion que les politiques mises en oeuvre par le gouvernement ont en quelque sorte empiré la situation des petites entreprises. C'est complètement faux. J'observe en particulier que, en date du 1er janvier, le taux d'imposition des petites entreprises est passé de 11 % à 9 %. Autrement dit, 9 est un chiffre inférieur à 11 et le changement de politique permet aux petites entreprises de réaliser des économies. Si une petite entreprise est capable de profiter pleinement de la baisse d'impôt pour les petites entreprises, elle peut économiser jusqu'à 7 500 $ au cours d'une année normale.
Les petites entreprises ne bénéficient toutefois pas seulement de la baisse du taux d'imposition. Le Canada a de nouveaux accords commerciaux avec l'Union européenne, les États-Unis et certains des pays du Pacifique. Ils donnent aux petites entreprises l'occasion d'exporter leurs produits et d'embaucher plus de Canadiens.
Si on examine les mesures annoncées dans l'énoncé économique de l'automne de cette année, on peut voir que le gouvernement investit dans des mesures qui aident les entreprises à créer des emplois plutôt que des mesures qui permettent à un unique actionnaire de s'enrichir.
Nous offrons des incitatifs fiscaux aux entreprises qui investissent dans certaines choses, notamment dans du matériel ou des immeubles neufs qui vont contribuer à accroître la productivité. Je signale aussi que nous avons augmenté les investissements aux agences de développement régional dans le Canada atlantique, comme l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, pour diversifier l'économie régionale et créer des emplois.
Lorsqu'une motion demandant d'accroître l'aide à la croissance commerciale dans cette région a été présentée, tous les députés conservateurs ont voté contre. Je ne veux pas faire d'acharnement, mais je dois dire que nous bénéficions d'investissements supplémentaires dans l'innovation et l'infrastructure qui débouchent sur des projets dans ma circonscription, notamment l'élargissement de l'autoroute entre Sutherlands River et Antigonish, la création d'un nouvel institut sur la gouvernance et d'un centre d'innovation sur le campus de l'Université St. Francis Xavier, où j'ai étudié, et un nouveau centre des métiers et de l'innovation au campus Pictou. Les investissements dans les infrastructures créent du travail pour les petites entreprises locales.
À titre de secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, je m'intéresse particulièrement à un élément de la motion: l'alinéa h). Il indique que notre politique environnementale pourrait coûter jusqu'à 5 000 $ à l'avenir. Les conservateurs ont choisi ce chiffre au hasard. En matière d'environnement, ils semblent avoir pour stratégie de tromper les Canadiens et de rester inactifs dans le dossier des changements climatiques.
De manière plus réaliste, je crois qu'une grande majorité des députés reconnaissent que les changements climatiques constituent un grave problème. Si nous convenons qu'il s'agit d'un grave problème, bien que ce point ne fasse pas l'unanimité, nous pouvons nous concentrer sur les gestes à poser pour le régler au lieu de lever les bras au ciel, d'affirmer que tout cela ne suffit pas, et de choisir de ne pas contribuer au débat.
Nous avons, selon moi, la responsabilité et l'obligation non seulement d'agir, mais aussi de repérer les mesures les plus efficaces. Dans l'ensemble, les Canadiens sont conscients de la réelle menace que représentent les changements climatiques, une menace décrite en détail dans le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies. Un grave danger nous menace et il nous revient à nous tous, députés de la Chambre des communes, d'agir pour contrer cette menace.
Bien que l'opposition soit obsédée sur l'aspect de notre plan qui porte sur la tarification de la pollution, notre plan comprend de nombreux éléments qui aideront le Canada à réduire considérablement ses émissions afin d'empêcher que nos collectivités subissent des ravages catastrophiques.
Ce que nombre de Canadiens ignorent, c'est que, grâce aux politiques que nous mettons en place, d'ici 2030, 90 % de l'électricité du pays sera produite avec des ressources renouvelables. Nous faisons un investissement d'une ampleur sans précédent dans le transport en commun afin d'encourager un plus grand nombre de navetteurs à réduire leur empreinte carbone en utilisant le transport en commun plutôt que leur propre véhicule pour se rendre au travail. Nous allons éliminer progressivement le charbon d'ici 2030, soit 30 ans plus tôt que la date à laquelle le gouvernement précédent avait prévu atteindre cet objectif.
Ce qui est formidable, c'est que les investissements dans ces différents programmes représentent non seulement une occasion de trouver une solution à un problème actuel, mais aussi une occasion rare et extraordinaire de saisir des débouchés économiques.
En ce qui concerne les investissements que nous voulons faire pour promouvoir l'efficacité énergétique, je constate que des emplois sont déjà créés dans les collectivités que je représente. J'en ai parlé à quelques reprises à la Chambre. Je vais quand même citer de nouveau l'exemple du groupe d'entreprises Trinity, établi dans le comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse.
Le groupe a été fondé par deux bons constructeurs capables de faire des réparations domiciliaires. Ces derniers ont commencé à bénéficier des programmes gouvernementaux investissant dans l'efficacité énergétique. Ils ont alors découvert qu'il existait un marché non seulement pour réduire les émissions du pays, mais aussi pour faire économiser de l'argent aux Canadiens ordinaires sur leur facture de chauffage chaque année. Pour ce faire, ils remplacent de vieilles fenêtres par des fenêtres écoénergétiques, installent des thermostats intelligents et prennent d'autres mesures d'efficacité énergétique.
Ils sont en mesure de faire baisser le coût de la vie des Canadiens ordinaires. Ils participent à la lutte mondiale contre les changements climatiques. Il est important de noter qu'ils créent des emplois. Des dizaines d'employés travaillent maintenant pour ce groupe, ce qui contribue à rendre la vie plus abordable tout en réduisant les émissions.
Cependant, ce n'est pas le seul exemple notable. Il y a CarbonCure, qui se trouve dans la circonscription du député de Dartmouth—Cole Harbour. L'entreprise a découvert un moyen de renforcer le béton en séquestrant le carbone de l'atmosphère.
Il y a actuellement des développements technologiques incroyables. Grâce aux investissements dans l'économie verte, nous pouvons stimuler la croissance économique en nous assurant d'être au début d'une vague économique très importante.
Bien sûr, le plan de lutte contre les changements climatiques ne se limite pas aux politiques que j'ai mentionnées. Il est vrai que le plan d'action comprend la tarification de la pollution. Comme, aujourd'hui, mon temps ne se limite pas aux 35 secondes habituelles de la période des questions, je suis heureux de tenter de l'expliquer pour que davantage de gens comprennent ce qu'il en est.
Quand nous avons reconnu que le changement climatique était un problème et qu'il fallait agir, nous avons lancé un processus. Nous avons demandé à des experts ayant étudié l'économie et la science des changements climatiques pendant toute leur carrière de nous dire quelle voie était la meilleure et la plus efficace. Nous avons appris que la meilleure façon de réduire les émissions était de tarifer la pollution tout en maintenant le coût de la vie à un niveau abordable. C'est une réelle source d'inquiétude pour bien des gens que je représente. Les gens modifieront leur comportement et, avec le temps, nous réussirons à réduire les émissions. Les recettes provenant de la tarification de la pollution seront rendues aux familles afin que leur bilan annuel n'en souffre pas. Grâce à ce plan, les Canadiens auront plus d'argent dans leurs poches et les émissions diminueront.
Les députés ne sont pas obligés de me croire sur parole. Ils peuvent parler au lauréat du prix Nobel d'économie de l'an dernier, le professeur William Nordhaus. Celui-ci a été récompensé pour avoir démontré que la méthode que je viens de décrire constitue la façon la plus efficace de réduire les émissions à l'origine des changements climatiques. Il a déclaré que le système mis en oeuvre en Colombie-Britannique faisait partie des modèles à suivre en la matière.
Il s'agit d'une idée bipartisane. L'ancien directeur des politiques de Stephen Harper vante les mérites de notre plan. Preston Manning, que tous les députés connaissent certainement, préconise la tarification de la pollution. Même des membres de l'équipe de Doug Ford, en Ontario, ont déclaré devant le Parlement, il y a quelques années à peine, que la tarification de la pollution était la meilleure façon d'assurer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
Des personnes éminentes des deux côtés de l'échiquier politique américain, dont les présidents de la Réserve fédérale et du conseil consultatif économique auprès du président, ont signé une lettre pour dire qu'il s'agissait de la meilleure occasion à saisir pour réduire considérablement les émissions.
Il est important de parler de faits sur lesquels nous pouvons nous entendre, au lieu de lancer des chiffres visant à faire croire aux Canadiens que notre plan sera très coûteux. Nous pourrions ainsi débattre du bien-fondé des idées avancées. Si les députés de l'opposition ont des idées sur la façon de réduire nos émissions, je suis tout disposé à les écouter. Si leurs idées sont plus efficaces que notre plan, je vais en discuter avec eux de bonne foi.
Cependant, jusqu'ici, aujourd'hui, les députés de l'opposition se sont appliqués à répandre de fausses informations sur le coût de notre plan, qui vise à mettre un prix sur la pollution et à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Il ne s'agit pas d'une contribution utile au débat. Ce débat sur une politique publique est peut-être le plus important auquel je participerai au cours de ma vie.
Bon nombre d'entre nous ici ont des enfants. Nous souhaitons faire en sorte que nos enfants puissent jouir d'un milieu sain, où ils pourront s'épanouir, comme ce fut le cas pour nous.
De plus, nous voulons profiter d'un marché représentant, selon Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre, 23 billions de dollars. Il faut tirer profit de cette occasion. Si nous ne faisons pas partie des premiers joueurs de ce marché, nous aurons raté notre chance. C'est la seule solution possible et c'est la façon responsable de lutter contre la menace que représentent les changements climatiques.
Cependant, j'ai une bonne nouvelle à annoncer. Nous allons réduire les coûts sociaux grâce à ce genre d'investissements. Ne rien faire serait beaucoup plus coûteux que d'agir. Nous en payons déjà le prix, notamment par le biais des impôts fonciers des municipalités. J'ai discuté avec un représentant du Bureau d'assurance du Canada aujourd'hui. Il m'a appris que nous devions aujourd'hui assumer un coût plus élevé en raison des changements climatiques et de notre inaction des dernières décennies.
Prenons l'exemple des grandes agences de notation; elles abaisseront la cote de crédit des municipalités qui ne se sont pas dotées de plan de lutte contre les changements climatiques, ce qui fera croître les dépenses de ces municipalités. Ces agences feront qu'il sera plus coûteux de construire des infrastructures d'atténuation des inondations. Elles feront qu'il sera plus difficile d'emprunter pour réagir aux conséquences des changements climatiques, pour les municipalités qui ne se s'étaient pas dotées d'un plan efficace de lutte contre les changements climatiques en amont.
Nous sommes conscients que nous payons déjà les frais. Si je ne m'abuse, on estime que, d'ici 2030, les conséquences des changements climatiques, telles que les inondations, les incendies de forêt et les ouragans, nous coûteront environ 5 milliards de dollars.
J'ai un dernier point important à soulever. L'un des thèmes sous-jacents à chacun des éléments de la motion d'aujourd'hui est le fait que les conservateurs utilisent beaucoup de demi-vérités et d'omissions pour tenter de faire croire que le coût de la vie est devenu moins abordable. Au début de mes observations, j'ai prouvé que cela n'est tout simplement pas vrai.
L'affirmation voulant que 81 % des Canadiens au revenu moyen ont vu leurs impôts augmenter est fausse. L'affirmation suivante, qui dit que l’augmentation moyenne d’impôt sur le revenu des familles de la classe moyenne est de 840 $, est également fausse. La motion prétend que nous tentons d’imposer les rabais et les régimes de soins dentaires offerts par les employeurs. Ce n'est pas le cas. Les conservateurs laissent entendre que le prix de notre plan pour l'environnement sera de 5 000 $ par famille.
Toutes ces données sont fausses. Toute la stratégie des conservateurs semble être de présenter de l'information erronée aux Canadiens et de les convaincre de se méfier d'un plan responsable qui vise à créer des emplois, à réduire la pollution et à aider les familles ordinaires à joindre les deux bouts.
Il est très décevant de voir se manifester, sur la scène politique à l'échelle mondiale, des mouvements qui cherchent à rayonner en diffusant de fausses informations et qui jouent dans le registre du populisme.
De plus, il arrive parfois que les médias se fassent lancer des attaques lorsqu'ils dénoncent l'information erronée qui est propagée. Nous sommes passés à l'ère où la politique est fondée sur la désinformation, ce qui est éminemment décevant.
Selon moi, la motion contient des erreurs et est quelque peu ridicule, certes, mais ce que je trouve décevant, c'est que la stratégie utilisée pour obtenir l'appui des Canadiens consiste à leur faire croire que le coût de la vie augmentera ou que les mesures prévues seront inefficaces, entre autres. Il est crucial que les idées véhiculées dans le cadre de nos débats reposent sur des faits et non sur des demi-vérités qui ne servent qu'à duper les gens.
Je veux que les gens à la maison suivent la politique. Nous avons une plateforme et la possibilité d'améliorer sensiblement les choses, de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, de renforcer les protections environnementales et de faire croître l'économie. Les gens qui suivent le débat de près constateront que certains députés, sans doute dans tous les partis, prennent quelques libertés avec les faits. Il importe toutefois de nous montrer consciencieux et veiller à ce que le débat soit fondé sur données scientifiques, des faits et des preuves, et non sur une idéologie et des faussetés. J'invite les Canadiens qui sont à l'écoute à agir s'ils sont témoins de choses qu'ils déplorent. S'ils ne prennent pas les choses en main pour corriger une situation qu'ils ont à coeur, personne ne le fera à leur place.
Je suis reconnaissant de pouvoir prendre part au débat sur la motion à l'étude. Il m'importe grandement de rendre la vie plus abordable pour les gens que je représente, de protéger l'environnement et d'élargir les perspectives économiques, pour que les gens du comté de Pictou, d'Antigonish et de la côte Est de la Nouvelle-Écosse puissent gagner leur vie et rester dans leur patelin s'ils le désirent.
Voir le profil de Ruby Sahota
Lib. (ON)
Voir le profil de Ruby Sahota
2019-01-29 15:40 [p.24983]
Madame la Présidente, le débat d'aujourd'hui est très intéressant et, selon moi, très productif.
Les chiffres sont très éloquents. En 2015, le gouvernement a été élu parce qu'il a proposé un plan pour stimuler l'économie. Les propos tenus aujourd'hui confirment l'efficacité de ce plan. L'économie est en croissance. Le taux de chômage est à son plus bas de l'histoire.
L'opposition tient à parler des déficits, de la dette et des conclusions qu'elle tire de la situation financière. Après avoir été 10 ans au pouvoir, les conservateurs ont laissé un taux de chômage de 7,1 %. Nous l'avons fait passer à 5,6 %. Est-ce le signe d'une économie en perte de vitesse? Toutes les entreprises de mon coin de pays peinent à répondre aux besoins et à la demande; elles embauchent des employés en raison de la croissance qu'elles enregistrent.
J'ai oublié de dire au début de mon intervention que je partagerai mon temps de parole avec le député de Winnipeg-Nord. Nous savons tous que le député de Winnipeg-Nord présentera des faits et des chiffres fort utiles au débat afin de mieux comprendre la question de la dette.
Notre ratio de la dette par rapport au PIB continue de baisser. Ainsi donc, notre plan fonctionne, comme nous le constatons depuis 2015. Les investissements que nous faisons donnent des résultats. Le député de Durham a mentionné les investissements à plusieurs reprises, et c’est là-dessus que nous avons misé. Pour chaque budget que nous avons présenté, nous avons réfléchi aux investissements que nous pouvions faire dans notre pays et dans les Canadiens. C’est précisément ce que veulent voir les Canadiens de ma région, les habitants de Brampton.
Les coupes du gouvernement de Doug Ford les ont dévastés. Chaque fois que je tiens une assemblée dans ma circonscription, je rencontre un usager des transports en commun en colère à cause des compressions visant GO Transit ou un membre de mon conseil jeunesse qui est mécontent des coupes dans le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario. C’est probablement ce à quoi on peut s’attendre des conservateurs s’ils accèdent au pouvoir, parce que c’est de cela qu’ils aiment parler. Ils veulent tenter d’équilibrer le budget à n’importe quel prix, aux dépens des Canadiens. Ils le feront en réduisant les fonds pour les soins de santé ou pour les étudiants.
Qu’avons-nous fait, en tant que gouvernement? Comme nous l’avons entendu, le Canadien moyen a 2 000 $ de plus dans ses poches grâce à la baisse d’impôt pour la classe moyenne que nous avons offerte et grâce à l’Allocation canadienne pour enfants, qui est non imposable. L’ancien gouvernement conservateur imposait cette prestation. Nous l’avons rendue non imposable.
C’est sans compter que nous avons haussé de 50 % le montant des bourses d’études en plus de faire en sorte que les étudiants n’aient pas à rembourser leurs prêts avant de gagner au moins 25 000 $. Il s’agit de mesures qui profitent au Canadien moyen, à la classe moyenne et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie. Parlant des gens qui ne ménagent pas leurs efforts pour intégrer la classe moyenne, l’Allocation canadienne pour les travailleurs bénéficiera aux personnes qui ont un emploi et les incitera à demeurer au travail en leur en donnant un peu plus pour boucler les fins de mois.
Voilà les types de plans que nous avons mis en place, et ce sont ces plans qui ont été avantageux pour le Canada, d’un océan à l’autre. C’est pourquoi nous enregistrons des taux d'emploi records. Les Canadiens ont créé 800 000 emplois. On n’obtient pas ces résultats sans investissements. Nous avons injecté de l'argent là où il le fallait, et les Canadiens en ont profité pour assurer la croissance de leurs entreprises.
Quoi d'autre permet aux Canadiens de faire croître leurs entreprises? Les députés le savent-ils? Ce sont les baisses d’impôt que nous avons accordées aux petites entreprises. Nous avons adopté beaucoup de mesures qui ont permis d’alléger le fardeau des petites entreprises.
En plus des baisses d’impôt, le gouvernement libéral a offert des services. Innovation Canada se veut un excellent outil au service des petites entreprises qui leur permet de trouver des subventions. Les entreprises peuvent trouver du financement par l’intermédiaire de divers ordres de gouvernement et divers programmes. Nous écoutons les gens au lieu de remettre en question tout ce qu'ils disent. Nous sommes à l’écoute de leurs besoins.
Ce que j’entends des entreprises, c’est qu’elles trouvent très difficile de s'y retrouver dans l'appareil gouvernemental, et c'est pour cette raison que nous avons mis en place ces types de mesures; elles leur permettent d’accéder aux capitaux et à l’aide dont elles ont besoin pour poursuivre leur croissance. À mon avis, c’est ce qui explique le succès que connaît notre économie.
Les Canadiens n’ont pas à me croire sur parole. Notre ratio de la dette fédérale par rapport au PIB compte parmi les plus bas des pays du G7. C’est ce qui maintient la croissance de notre économie. L’an dernier, le Fonds monétaire international a félicité le Canada pour sa cote AAA et son ratio dette-PIB. L’avenir est prometteur. Nous sommes en bonne situation financière. Même si les conservateurs font des pieds et des mains pour tenter de brosser un portrait sombre de la situation, c’est plutôt le contraire qui est vrai, comme nous le constatons lorsque nous jetons un oeil aux chiffres réels.
À Brampton-Nord seulement, l’Allocation canadienne pour enfants a aidé 14 470 familles. Plus de 14 000 familles se portent mieux grâce à notre gouvernement. Je sais que les conservateurs aiment parler de leurs réductions d’impôts ciblées, mais ce n’est pas la meilleure façon d’aider l’ensemble des Canadiens. Avec ces mesures, en rendant l’Allocation canadienne pour enfants accessible à n’importe qui et non imposable, nous permettons aux familles d’économiser en vue des études universitaires, des activités sportives, du tutorat et des activités parascolaires de leurs enfants.
La ville de Brampton a aussi constaté un investissement important de notre gouvernement dans le transport en commun. Plus de 32 millions de dollars ont été investis dans des projets de transport en commun, comme le remplacement et la réparation d’autobus, et la construction d’entrepôts pour ces autobus. Cet investissement a été d’une aide formidable pour la ville de Brampton. Notre réseau de transport en commun, pour ceux qui ne le savent pas, est un des réseaux qui connaît la croissance la plus rapide au pays, croissant à un taux de 18 %. En moyenne, au pays, la croissance est de 1 %. C’est remarquable. Nous sommes l’une des villes dont la population est la plus jeune au pays et l’une des villes dont la croissance est parmi les plus rapides au pays, et c’est pourquoi notre réseau de transport en commun croît si rapidement.
Ces investissements sont plus nécessaires que jamais. Je crains que le plan avec lequel jonglent les conservateurs ne vienne éliminer une grande partie des mesures dont les habitants de Brampton ont désespérément besoin. Les habitants de Brampton ont vu des retombées très positives de tous les accords commerciaux que notre gouvernement a signés.
Grâce au travail acharné de la ministre des Affaires étrangères et de son équipe, ainsi que du ministre du Commerce, nous avons maintenant un accès sûr à plus de 1,5 milliard de personnes par l’intermédiaire de l’AECG, du PTPGP et de l’AEUMC. Tout cela nous donne de plus grandes parts de marchés, ce qui permet d’assurer la croissance de notre économie, en plus d’aider les entreprises à accroître l’efficience de leurs exportations. Il s’agit d’un plan qui a à coeur les Canadiens et la croissance de l’économie.
J'ai visité nombre d'entreprises dans ma région, et j'aimerais parler de l'une d'entre elles. HRWARE est une entreprise familiale locale qui vend des services technologiques novateurs et des logiciels de gestion des ressources humaines dans le monde entier.
Ce sont des accords comme ceux que j'ai mentionnés qui lui ont ouvert des marchés, ce qui lui permet d'embaucher un plus grand nombre de jeunes étudiants du Collège Sheridan. Espérons que Brampton puisse, un jour, avoir sa propre université, mais, malheureusement, le gouvernement de Doug Ford a dit tout récemment que les compressions toucheront ce projet. Il a mis fin à un projet d'université dans notre ville, qui a, comme je l'ai dit, une population parmi les plus jeunes du pays et des besoins importants. C'est la neuvième ville en importance au Canada.
Voilà ce qui m'inquiète chez les conservateurs. Ils essaient de cacher leurs intentions, mais nous savons que, ce qu'ils veulent vraiment, c'est l'austérité. Ils vont faire des compressions, exactement comme Doug Ford. Cela va nuire aux résidants de Brampton. Cela va nuire aux Canadiens. Ces compressions nous empêcheront de générer la croissance nécessaire.
Pour conclure, je tiens à dire qu'il faut continuer d'investir, poursuivre les efforts en ce sens et réélire le gouvernement actuel afin que nous puissions voir encore plus de croissance pour les années à venir.
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Lib. (ON)
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2018-11-01 13:42 [p.23137]
Madame la Présidente, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-86, qui vise à inscrire dans la loi un certain nombre de dispositions énoncées dans le budget de 2018.
Aujourd'hui, je partagerai mon temps de parole avec mon collègue de Saint-Boniface—Saint-Vital.
Dans mon intervention sur le projet de loi, je me concentrerai sur les familles de la classe moyenne dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge. Comme toutes les autres au Canada, ces familles, qui travaillent fort, savent que le gouvernement travaille pour elles dans le but de renforcer l'économie et d'assainir l'environnement non seulement pour la génération actuelle, mais aussi pour les générations à venir. Cela permettra aux enfants, comme les miens, de jouir d'un avenir prospère en toute confiance, sachant que le gouvernement a pris les bonnes décisions pour leur avenir.
Je tiens aussi à saluer les entrepreneurs de Vaughan, qui exploitent plus de 12 000 petites et moyennes entreprises. Ils savent qu'ils peuvent compter sur moi, à titre de député, et sur le gouvernement libéral pour les défendre ardemment et faire en sorte qu'ils disposent des outils nécessaires pour soutenir la concurrence et réussir à l'échelle nationale et internationale.
Le gouvernement s'est engagé à bâtir une classe moyenne solide et à aider ceux qui travaillent fort pour en faire partie. Nous connaissons aujourd'hui les résultats de son action et nous sommes très fiers du bilan: le taux de chômage n'a jamais été aussi bas, plus de 500 000 ou 600 000 nouveaux emplois ont été créés au cours des trois dernières années, dont la majorité à temps plein et, chose tout à fait étonnante, il y a plus de 500 000 emplois vacants au Canada. Autre élément dont nous devrions être fiers, la majorité des emplois qui ont été créés dans ce grand pays sont le fait du secteur privé.
Je pourrais parler de bien des éléments du projet de loi C-86, depuis la Loi sur l’équité salariale jusqu'à la Loi sur la budgétisation sensible aux sexes en passant par la Loi sur le Programme de protection des salariés. Permettez-moi de mentionner également la mise en oeuvre de la Loi sur le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, dont je suis très fier en tant que père de deux jeunes filles. Ce ministère sera chargé d’assister le ministre pour que nous puissions, en tant que société et gouvernement, faire avancer l’égalité des sexes et des personnes de diverses orientations sexuelles. On a même modifié la Loi sur les banques afin de renforcer les dispositions applicables aux banques relativement à la protection des clients et du public. En effet, les Canadiens veulent et méritent les normes de protection du consommateur les plus strictes dans leurs rapports avec les institutions financières, et c'est ce que nous allons leur offrir.
Cela dit, je me concentrerai surtout sur l'un des éléments du projet de loi C-86 cet après-midi, celui qui, à mes yeux, confirme que le gouvernement a la prospérité du pays à coeur et qui permettra à tous les Canadiens de jouir des retombées de la croissance économique et du fait que la société sera plus juste et plus inclusive.
La section 21 de la partie 4 du projet de loi C-86 édicte la Loi sur la réduction de la pauvreté, laquelle établit, pour la première fois de l'histoire, des cibles de réduction de la pauvreté d'un océan à l'autre. Les cibles établies par le gouvernement sont à la fois ambitieuses et réalistes et elles permettront de sortir des centaines de milliers de Canadiens de la pauvreté — c'est même déjà commencé. Le gouvernement entend ramener la pauvreté à 20 % sous le niveau de 2015 d'ici 2020 et à 50 % sous ce même niveau d'ici 2030. Je signale que ce ne sont pas de simples chiffres en l'air, car nous savons que, derrière ces statistiques, il y a de vaillants Canadiens en chair et en os de tous les horizons et d'un peu partout au pays. Les Canadiens sont ambitieux et déterminés et ils attendent la même chose de leur gouvernement. Les mesures contenues dans la Loi sur la réduction de la pauvreté ne pourraient pas nous rendre plus fiers du travail accompli jusqu'ici par le gouvernement, mais surtout par le pays.
Notre stratégie de réduction de la pauvreté repose sur les piliers suivants: la dignité pour aider les Canadiens à sortir de la pauvreté en s'assurant de répondre à leurs besoins fondamentaux; l'égalité des chances et l'inclusion pour aider les Canadiens à se joindre à la classe moyenne en favorisant leur pleine participation à la société et l'égalité des chances; et, enfin, la résilience et la sécurité pour appuyer la classe moyenne en s'assurant que les Canadiens ne sombrent pas dans la pauvreté.
Comment pouvons-nous atteindre ces cibles? Je vais énumérer les mesures mises en place par le gouvernement: l'Allocation canadienne pour enfants, qui est porteuse de changements; une augmentation de 10 % du Supplément de revenu garanti; l'Allocation canadienne pour les travailleurs; la Stratégie nationale sur le logement, un investissement de 40 milliards de dollars sur 10 ans qui réduira ou éliminera les besoins en matière de logement de plus d'un demi-million de Canadiens partout au pays. Dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, plus de 150 logements abordables seront construits en 2019. 
En outre, les investissements effectués dans le transport en commun dans le cadre de la première, puis de la seconde phase du Fonds pour l'infrastructure de transport en commun fourniront un financement durable et sûr aux services de transport en commun à l'échelle du pays.
Par ailleurs, l'Allocation canadienne pour les travailleurs, annoncée dans le budget de 2018, est un crédit d'impôt qui permet aux Canadiens à faible revenu d'avoir plus d'argent dans leurs poches. En fait, on estime que plus de 2 millions de Canadiens bénéficieront de cette mesure qui permettra, en outre, de tirer plus de 70 000 Canadiens de la pauvreté. Au titre de l'Allocation canadienne pour les travailleurs, une personne qui gagne 15 000 $ par année recevra 500 $ de plus en 2019 qu'en 2018.
Dans le projet de loi C-86, le gouvernement introduit des changements grâce auxquels les personnes admissibles à l'Allocation canadienne pour les travailleurs bénéficieront de ce crédit sans avoir à en faire la demande. L'inscription sera automatique. Le gouvernement ne laissera personne pour compte et le mécanisme d'inscription automatique prévu dans le projet de loi C-86 constitue un autre pas dans la bonne direction.
Il faut également examiner l'Allocation canadienne pour enfants, un programme social axé sur la transformation que nous avons introduit pour atteindre nos cibles de réduction de la pauvreté. Nous offrons cette allocation aux familles qui en ont besoin, non aux millionnaires, mais aux familles de la classe moyenne qui travaillent dur, partout au pays. Uniquement dans ma circonscription, environ 5 millions de dollars par mois seront versés pour aider 17 000 enfants et 9 000 familles. Les prestations moyennes seront de plus de 500 $. Voilà des mesures qui améliorent vraiment la vie des Canadiens d'un océan à l'autre. Ce sont des changements concrets dont bénéficient les familles de la classe moyenne d'un océan à l'autre.
Nous avons également indexé l'Allocation canadienne pour enfants deux ans à l'avance, ce qui permet de fournir des centaines de dollars supplémentaires aux familles pour les aider à payer les activités sportives, à économiser pour les études ou à acheter des vêtements d'hiver pour leurs enfants. On estime que l'Allocation canadienne pour enfants sortira 300 000 enfants de la pauvreté.
Pour les aînés les plus vulnérables, le gouvernement a augmenté le Supplément de revenu garanti, qui passe à 10 %. Promesse faite, promesse tenue. Dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, plus de 2 000 aînés ont reçu, en moyenne, plus de 800 $ supplémentaires par année. Voilà du vrai changement qui aide de vrais Canadiens, les aînés les plus vulnérables. De plus, nous avons conclu une entente concernant le Régime des pensions du Canada. Nous l'avons bonifié et renforcé pour les générations futures.
Nous avons pris d'autres mesures, mais j'aimerais parler brièvement, pendant le temps qu'il me reste, de deux mesures du projet de loi C-86. La première traite du Code canadien du travail. Parmi les gens qui s'intéressent au dossier des relations de travail, beaucoup étaient conscients des problèmes de continuité de l'emploi lors des appels d'offres. C'était très injuste à l'égard de la classe moyenne et des travailleurs. Nous y avons remédié.
La mesure en question se trouve dans la section 15 de la partie 4. Le gouvernement vise à régler les problèmes liés à la continuité de l'emploi lorsqu'une installation, un ouvrage ou une entreprise devient assujetti à la réglementation fédérale ou dans les cas d'appel d'offres. Voilà qui est important, car il y a eu des cas où des employés ont eu un nouvel employeur à la suite d'un processus d'appel d'offres et se sont vu offrir un salaire de loin inférieur pour exactement le même travail.
Ceux qui suivent ce qui se passe à l'aéroport de Toronto savent que beaucoup de travailleurs font face à ce genre de situations. Ils reçoivent un salaire de 20 $ l'heure, puis subissent une baisse de salaire considérable lorsqu'ils doivent changer d'employeur parce qu'il y a eu appel d'offres et que le contrat a été réattribué. Voilà qui est injuste. Nous nous sommes attaqués au problème. Le projet de loi s'inspire de mesures adoptées par d'autres pays, notamment le Royaume-Uni et l'Australie.
Je ne lirai pas à la Chambre la section du projet de loi dont il s'agit, mais j'encourage les députés de tous les partis à la lire eux-mêmes. Il s'agit d'une disposition novatrice, qui aidera tous les travailleurs canadiens de la classe moyenne, y compris ceux dont la situation change à la suite d'un appel d'offres.
Dans le projet de loi C-86, ainsi que dans des budgets antérieurs, nous avons également abordé la question de l'équité fiscale et de l'évitement fiscal. Le gouvernement libéral a investi environ 1 milliard de dollars dans l'Agence du revenu du Canada. Ce matin, dans un de nos journaux nationaux, on félicitait le gouvernement d'avoir adopté les mesures concrètes qui figurent dans le projet de loi C-86 en matière d'équité fiscale et d'évitement fiscal. Notre économie est prospère, le taux d'emploi atteint des sommets et le taux de participation des femmes au marché du travail est le plus élevé jamais enregistré au pays, mais nous devons voir à ce que chacun, particulier ou entreprise, paie sa juste part, y compris les grandes sociétés et les Canadiens fortunés.
Nous empêchons les banques de créer des pertes artificielles. Nous améliorons les exigences en matière de déclaration de l'impôt sur le revenu pour les fiducies. Nous renforçons les règles concernant les sociétés en commandite. Nous empêchons les sociétés de faire des distributions libres d'impôt. Nous augmentons la transparence sur la propriété effective.
J'ai été très heureux de traiter du projet de loi C-86. Cette loi d'exécution du budget renferme un certain nombre d'excellentes mesures. Je n'ai même pas mentionné le projet de loi sur l'équité salariale, qui aura un effet transformateur pour des millions de gens au pays. Il va réduire l'écart salarial entre les hommes et les femmes: une chose qui doit être faite, une chose qui s'impose, la chose juste à faire. C'est la chose à faire pour l'avenir de mes deux filles, qui sont à l'école aujourd'hui. Le gouvernement libéral a agi dans de nombreux domaines, et j'en suis fier.
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Lib. (QC)
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2018-06-05 15:20 [p.20267]
Monsieur le Président, c'est toujours pour moi un plaisir et un honneur de parler du projet de loi C-74, la loi de mise en oeuvre du budget, qui est important pour nous et qui mettra en oeuvre des mesures que nous estimons importantes pour les Canadiennes et les Canadiens.
Ce projet de loi poursuit sur la lancée de notre gouvernement, qui veut réduire les inégalités et stimuler la croissance, notamment en offrant l'Allocation canadienne pour les travailleurs, qui a été remodelée dans le budget de 2018. Cette allocation va donner plus d'argent à ceux qui en ont le plus besoin, soit les travailleurs à faible revenu. Nous la bonifions ultimement de 175 %. C'est une somme de 1,75 milliard de dollars que nous investissons dans l'Allocation canadienne pour les travailleurs.
Cette mesure s'inscrit dans la même lignée que ce que contenait le budget de 2016, notamment l'Allocation canadienne pour enfants. Comme plusieurs députés de la Chambre le savent, neuf familles canadiennes sur dix ont bénéficié de cette allocation et ont reçu, en recevant, une somme supplémentaire de 2 300 $ libre d'impôt. C'est un fait qui mérite d'être connu. Nous l'indexons deux années plus tôt que prévu pour suivre le rythme de l'augmentation des dépenses des familles et de leurs besoins, et ainsi aider le plus grand nombre de familles possible. Nous connaissons les répercussions d'une telle mesure et je peux en parler.
Pour le constater, il me suffit d'aller dans les banques alimentaires de ma circonscription, de parler aux bénévoles à la Société de Saint-Vincent de Paul, de me placer devant les épiceries, comme je le fais souvent les fins de semaine pour y rencontrer mes concitoyens. Ces derniers me parlent de l'effet positif qu'a eu cette mesure sur leur vie.
Voici comment nous en sommes arrivés à cette allocation. Nous avons regardé comment était orchestré le système d'aide aux familles selon l'ancien régime. Nous avons mis sur pied un régime plus progressif, qui fournit de l'aide en fonction des revenus des familles. Nous avons arrêté, entre autres choses, d'envoyer des chèques de l'Allocation canadienne pour enfants aux familles ayant un revenu familial annuel supérieur à 150 000 $, pour pouvoir donner plus d'argent à ceux qui en ont le plus besoin.
L'Allocation canadienne pour les travailleurs s'inscrit dans cette même logique. Nous pensons que la prospérité au Canada doit être inclusive et aider le plus grand nombre de personnes possible.
C'est l'un des aspects que je trouve importants dans la loi sur la mise en oeuvre du budget, mais ce n'est pas le seul. Il y a aussi l'instauration d'un prix sur la pollution par le carbone, un engagement que nous avons pris durant la campagne électorale. On sait que les changements climatiques ont des répercussions importantes sur tous les citoyens canadiens ainsi que sur les générations futures. Ces changements ont aussi une incidence sur notre économie.
Pensons, par exemple, aux dommages réclamés aux compagnies d'assurance pour des catastrophes naturelles. Ces dommages ont augmenté: de quelques centaines de millions de dollars qu'ils étaient il y a quelques années, ils sont passés à plus de 1 milliard de dollars par année. On anticipe que ces coûts iront en augmentant. Pour nous, les changements climatiques sont très réels et nous devons y faire face.
En ayant une taxe sur la pollution par le carbone, tel que proposé dans le projet de loi sur la mise en oeuvre du budget, nous donnons au Canada une chance réelle d'atteindre ses objectifs en matière de changements climatiques et d'être un citoyen responsable à l'échelle mondiale grâce aux mesures qu'il prend. Cela nous permet aussi d'atténuer le plus possible les répercussions et de renverser la vapeur eu égard aux changements climatiques. Il s'agit là de deux aspects important de la loi sur la mise en oeuvre du budget.
Nous avons aussi abaissé ultimement, à terme, le taux d'imposition des PME à 9 %. On sait à quel point les petites et moyennes entreprises au Canada sont le nerf de la guerre. Elles contribuent à l'économie canadienne et, dans une large mesure, à la création d'emplois au Canada. Il va de soi, pour nous, d'appuyer les créateurs d'emplois et les PME, qui, jour après jour, semaine après semaine, contribuent à la prospérité au Canada. C'est une étape importante que nous franchissons en accordant une baisse d'impôt aux petites et moyennes entreprises.
J'aimerais revenir sur un thème dont j'ai parlé précédemment, c'est-à-dire l'importance d'avoir des mesures pour réduire les inégalités. Il faut aussi revoir certaines mesures qui bénéficient à un groupe de la population mieux nanti, afin d'avoir des mesures mieux ciblées et d'aider ceux qui en ont le plus besoin, comme l'Allocation canadienne pour les travailleurs.
Il s'agit d'un montant pouvant aller jusqu'à 170 $ par année pour un travailleur célibataire à faible revenu. C'est plus d'argent à chaque chèque de paie. Pour un couple c'est encore plus important, cela va de soi.
Avoir cette prestation et l'augmenter, c'est une chose, mais nous voulons aussi la rendre automatique. Dans le budget de 2018, on annonçait donc la mise en oeuvre de cette initiative, ainsi que le fait qu'une personne serait inscrite automatiquement, qu'elle en fasse la demande ou non. Cet enjeu est important pour nous, et je considère qu'il s'agit d'un élément positif du projet de loi C-74 sur la mise en oeuvre du budget, qui est devant nous aujourd'hui.
L'objectif de notre gouvernement est vraiment de s'assurer que la croissance profite au plus grand nombre et que la prospérité est inclusive. On a observé que les pays qui, depuis la Seconde Guerre mondiale, ont connu une croissance économique intéressante sur plusieurs décennies sont souvent ceux qui tendent vers la réduction des inégalités et où on n'a pas trop laissé les écarts se creuser. Je pense entre autres aux pays scandinaves, qui ont des modèles intéressants. On a pu constater qu'en réduisant les inégalités, on bonifiait sa performance économique.
C'est là que des initiatives comme la baisse d'impôts pour la classe moyenne, pour le palier de 45 000 $ à 90 000 $, entre en jeu; c'est là que l'Allocation canadienne pour enfants entre en ligne de compte, en donnant plus d'argent à ceux qui en ont le plus besoin. On sait que cet argent reste dans l'économie canadienne et qu'il est réinvesti très localement, et on sait que cela a un impact sur la croissance. Je peux affirmer que, le ministre des Finances en tête, nous nous battons pour chaque point de décimale de croissance. C'est là que je vois d'un oeil très positif des initiatives qui visent soit à indexer plutôt que prévu l'Allocation canadienne pour enfants, soit à rendre automatique l'Allocation canadienne pour les travailleurs, soit à la bonifier.
C'est là aussi que je vois des initiatives plus larges, qui sont peut-être moins directes eu égard à l'argent concret que les gens vont obtenir dans leurs poches, mais qui les servent et qui les aident à réduire les inégalités. Par exemple, je pense à la Stratégie nationale sur le logement, où nous investissons 40 milliards de dollars sur 10 ans, sauf erreur. Cela affirme vraiment la présence du gouvernement fédéral en matière de logement communautaire et de logement social. On a pu observer que, depuis les années 1990, le fédéral s'est désengagé de son rôle en matière de logement communautaire, et ce, tous partis confondus, libéraux et conservateurs. Il suffit de parler aux organismes qui oeuvrent sur le terrain pour sentir l'enthousiasme avec lequel ils voient finalement le gouvernement fédéral se réengager et investir dans le logement communautaire et dans le logement social au moyen d'un plan ambitieux. Celui-ci — c'est notre objectif — va réduire l'itinérance chronique de 50 % et va assurer la rénovation de 300 000 logements et la création de 100 000 logements supplémentaires pour ceux qui en ont besoin. C'est un exemple.
Il y a aussi le transport en commun. Nous voulons des systèmes de transport en commun de qualité, au moindre coût possible, qui soient fiables et efficaces, qui allègent le besoin de certaines familles d'avoir une voiture ou qui en réduisent l'utilisation, justement parce qu'il y a un système de transport de qualité. Au bout du compte, ce sont des économies, mais c'est aussi une amélioration de la qualité de vie et c'est bon pour l'environnement. J'estime donc que ces initiatives sont positives.
D'un point vue personnel, le logement me touche particulièrement. En effet, j'ai bénéficié étant plus jeune d'un logement subventionné; je sais à quel point cela a enlevé du stress et de la pression des épaules de ma mère. Je n'oublierai jamais le jour où nous avons reçu l'appel de l'office municipal d'habitation qui nous annonçait que notre demande avait été acceptée. Nous étions sur la liste d'attente, et je sais que c'était pour elle un changement majeur, puisqu'elle n'avait plus à avoir peur de se faire expulser à la fin du mois.
Je suis rassuré et je me réjouis de voir les initiatives que prend notre gouvernement en matière de logement. Je suis convaincu qu'elles auront le même effet sur des centaines de milliers de familles du Canada. D'une certaine manière, cela me conforte même de payer mes impôts puisque je me dis qu'ils servent au bon fonctionnement de l'ascenseur social et à un filet social solide et efficace en permettant d'avoir accès aux premières nécessités. Le logement est un droit. Il doit être là pour les plus vulnérables d'entre nous, et le gouvernement fédéral doit être présent et actif à cet égard.
Dans l'ensemble des mesures budgétaires que nous avons annoncées dans le budget de 2018, mais aussi depuis le budget de 2016, on peut suivre la trame narrative de notre gouvernement. Nous voulons nous assurer d'avoir une société plus juste, plus empathique et plus efficace, mais nous voulons aussi créer de la richesse parce que, pour distribuer de la richesse, il faut d'abord la créer.
Il faut aussi innover et avoir un climat d'affaires bénéfique, ce qui contribuera à renflouer les coffres de l'État et à créer des emplois. À cet égard, il faut rappeler que 600 000 emplois ont été créés au cours des deux dernières années. C'est la plus forte croissance du PIB des pays du G7, et de loin, au cours de cette même période. Il est utile d'avoir une prospérité inclusive. Pour se permettre d'investir dans des programmes sociaux généreux et utiles, il faut d'abord avoir cette prospérité. C'est une condition sine qua non pour avoir une société juste. C'est important d'avoir les deux, et nous pensons que les deux vont de pair.
Quand j'ai examiné le budget de 2018, une des choses qui m'a marqué et qui a marqué, à mon avis, l'esprit de plusieurs de mes concitoyens, ce sont les investissements historiques que nous avons faits en sciences, notamment en sciences fondamentales. Les organismes subventionnaires de partout au pays se sont réjouis et ont applaudi notre initiative. En effet, pendant une décennie, ils ont vu leur budget gelé et réduit, quand ce n'était pas de voir les scientifiques carrément muselés. Le Canada a pris du recul. Quand on reste immobile et que le reste du monde avance, on recule.
Le Canada a accusé un retard en matière d'investissement dans la recherche fondamentale qui représente l'innovation dans l'avenir, soit dans 5, 10 ou 15 ans. Cela concerne non seulement les médicaments de l'avenir, mais aussi l'innovation et les entreprises qui vont naître à partir des idées qui ont germé dans des laboratoires d'université.
Dans la région de Québec, il y a énormément d'entreprises nées de la recherche fondamentale faite à l'Université Laval. Elle est toujours faite par des chercheurs brillants que j'ai la chance d'avoir dans ma circonscription et qui, ultimement, arrivent à commercialiser cette recherche et à faire en sorte qu'elle se transforme en entreprise qui offre des bienfaits à notre économie et à nos nos entreprises, ce qui leur permet d'innover, en plus d'offrir des bienfaits technologiques en matière de santé, en pharmaceutique et en technologie. Tout cela a des répercussions dans la vie de tous les jours, mais cela crée aussi des emplois.
Ce n'est pas pour rien que la région de Québec s'en tire si bien. Quand on voit la recherche qui se fait et comment cela se traduit en emplois, en entreprises et en innovation, il n'est pas surprenant de voir qu'à Québec, le taux de chômage est de 3,8 %. C'est pratiquement le plein emploi et en pratique, ce l'est.
Cela crée un autre défi auquel on doit faire face, soit celui de recruter et d'attirer la main-d'oeuvre. C'est ce que j'entends partout où je passe dans la circonscription, quand je rencontre des entrepreneurs.
Ces investissements en recherches fondamentales sont historiques, car ils sont plus importants faits en recherche à l'échelle fédérale dans le budget de 2018. Il faut s'assurer d'avoir cette prospérité à long terme, de ne pas fermer les valves de l'innovation au Canada, de plutôt les ouvrir et de les encourager. Cela s'inscrit dans cette logique.
Nous voulons nous assurer que le Canada demeure un pays à l'avant-plan sur le plan des avancées technologiques et de la science. Pour nous, cela va de soi qu'investir en sciences est un placement à long terme dans notre économie et notre prospérité collective.
De la même manière, mettre un prix sur la pollution par le carbone, par exemple, c'est investir à long terme pour un environnement plus sain. On s'assure ainsi d'avoir un pays ou une terre où il fait bon vivre, où on a de l'eau potable et le moins de pollution possible avec toutes les conséquences négatives que cela aurait sur la santé, comme les problèmes cardiorespiratoires.
Je considère ce prix sur la pollution par le carbone comme étant un témoin ou un symbole de cette approche selon laquelle on veut, d'une part, développer l'économie qui est très importante, et d'autre part, protéger l'environnement qui est tout aussi important. Il faut donc avoir une approche équilibrée, juste, et qui est la troisième voie où on prend une approche responsable. Parfois, quand on entend les discours dans la sphère publique, c'est soit tout l'un, soit tout l'autre. On a choisi d'adopter une approche plus centrée.
Par ailleurs, j'ajouterais que d'avoir un prix sur la pollution par le carbone, quand on tient compte des administrations qui l'ont fait, cela encourage l'innovation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre que vont produire les entreprises les plus innovantes. C'est aussi l'objectif.
Il faut rappeler que certaines administrations ont déjà un prix sur la pollution par le carbone. La Colombie-Britannique, par exemple, en a un depuis plusieurs années et elle a l'une des performances économiques les plus impressionnantes à l'échelle du pays. C'est la même chose pour le Québec et l'Ontario qui ont des performances économiques franchement remarquables, tout en ayant un prix sur la pollution par le carbone. Nous pensons que les deux sont définitivement possibles. Cela nous dirige vers une économie plus innovante, responsable et verte. C'est comme cela que doit s'opérer la transition.
Nous savons que la transition ne se fera pas du jour au lendemain, en claquant des doigts. Nous savons qu'elle peut se faire, mais de façon graduelle. Elle doit se faire avec des incitatifs. Par exemple, le prix sur la pollution par le carbone est un incitatif pour l'innovation. Les investissements dans le transport en commun sont des incitatifs à changer de mode de déplacement puisqu'il y a une meilleure offre pour les citoyens. Je pense aussi à des crédits d'impôt et de l'aide pour les énergies vertes; plusieurs centaines de millions de dollars ont été investis dans les énergies vertes et les énergies renouvelables. Il existe une panoplie de mesures qui assurent tant la prospérité que la protection de notre environnement ainsi qu'une transition graduelle et réfléchie. C'est là où les gens s'attendent à ce que le gouvernement libéral soit responsable.
Je sais que mon collègue de Ville-Marie—Le Sud-Ouest—Île-des-Soeurs aime bien le concept selon lequel la protection de l'environnement et la croissance économique peuvent et doivent aller de pair. C'est l'approche que nous avons prise. Dans le projet de loi C-74, la mise en oeuvre du prix sur la pollution par le carbone encourage l'innovation et les meilleures habitudes. Cela nous permettra d'avoir une économie innovante et responsable, tout en protégeant notre environnement. Je pense que ce concept motive l'action politique de mon collègue de Ville-Marie—Le Sud-Ouest—Île-des-Soeurs, tout comme celle de la plupart des députés de ce côté-ci de la Chambre.
Nous pensons que le développement économique et la prospérité sont importants, mais que la protection de l'environnement l'est aussi. Nous pensons que les deux vont de pair et que la prospérité générée doit être inclusive.
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Lib. (ON)
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2018-04-16 13:32 [p.18301]
Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est accordé avec ma collègue de West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country.
J'ai le grand plaisir de prendre la parole au sujet du projet de loi C-74, la Loi no 1 d'exécution du budget de 2018 du gouvernement, qui vise à renforcer la classe moyenne et à faire en sorte que tous les Canadiens aient les compétences pour réussir et les possibilités de le faire.
Le budget de 2018, que le gouvernement a intitulé à juste titre « Égalité + Croissance: Une classe moyenne forte », poursuit l'oeuvre solide commencée dans les deux budgets précédents.
L'économie du pays est forte, et ses perspectives d'avenir ainsi que celles de tous les Canadiens sont très bonnes. Nous pouvons tous être fiers des progrès réalisés sous la direction du gouvernement depuis deux ans et demi.
Les vaillants Canadiens, y compris ceux de ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, font preuve d'audace. Ils investissent dans leur région et dans leurs entreprises. Grâce à leurs efforts, plus de 500 000 emplois ont été créés, très majoritairement des emplois à temps plein.
Notre taux de chômage est inférieur à 6 %, ce qui représente le taux le plus bas en 40 ans, et en raison de la baisse d'impôt destinée à la classe moyenne, neuf millions de Canadiens paient moins d'impôt. Sur une période de cinq ans, cela représentera un allégement fiscal de plus de 20 milliards de dollars pour les familles canadiennes.
Le gouvernement a conclu des accords commerciaux historiques et progressistes, y compris l'Accord économique et commercial global, qui créera, pour les Canadiens, des milliers de bons emplois dignes de la classe moyenne, qui renforcera les relations économiques et qui donnera aux entreprises canadiennes un accès illimité à plus de 500 millions de consommateurs.
En plaçant les intérêts de la classe moyenne au centre de nos discussions commerciales, les entreprises canadiennes et l'économie du Canada en tireront des avantages tangibles.
Nous avons en outre mis en oeuvre un plan d'infrastructures qui prévoit l'injection de milliards de dollars dans le transport en commun, ce qui permettra aux navetteurs de ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, de retrouver leur famille à la maison plus rapidement, après leur journée de travail. Nous voyons bien que ce sont des progrès tangibles pour tous les Canadiens.
Notre vision est celle qui renforce le tissu social du Canada, équilibre le désir d'une économie forte, tout en mettant en place des mesures à long terme pour un environnement sain. Cela comprend une tarification pancanadienne du carbone, une mesure importante contenue dans le projet de loi C-74. Chaque province déterminera comment dépenser les fonds provenant de la tarification du carbone. C'est la bonne façon de procéder.
Je désire souligner que les mesures contenues dans le budget de 2018 et dans le projet de loi C-74 ont pour effet, selon moi, de renforcer encore davantage la situation financière du pays.
En tant qu'économiste ayant plus de 20 ans d'expérience dans le secteur privé, je peux dire que j'ai pu observer et vivre les hauts et les bas de l'économie mondiale, y compris la crise financière mondiale de 2008 et, avant cela, l'éclatement de la bulle technologique. Je suis parfaitement conscient de l'importance de maintenir un solide cadre financier.
Je suis fier d'affirmer que notre plan prévoit une diminution graduelle du ratio de la dette fédérale au PIB. Selon le Fonds monétaire international, le Canada a le plus faible ratio de la dette nette au PIB parmi les pays du G7.
Nous avons examiné le projet de loi C-74 dans une perspective plus vaste. Pourquoi alors n'examinerions-nous pas l'incidence directe des mesures prévues dans le projet de loi sur les activités quotidiennes des Canadiens?
Voyons un peu l'Allocation canadienne pour enfants.
Dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, des milliers de familles profitent de l'Allocation canadienne pour enfants. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En une seule année, 19 400 enfants dans ma circonscription ont bénéficié de prestations au titre de l'Allocation canadienne pour enfants. C'est environ 10 400 versements pour une moyenne de 5 400 $ libres d'impôt. Environ 59 millions de dollars sont versés, libres d'impôt, à des familles de Vaughan—Woodbridge et de 337 autres circonscriptions au Canada. Ces prestations aident les familles à payer les activités sportives et les vêtements de leurs enfants ou les aident à épargner en vue d'assurer l'avenir de leurs enfants.
Le projet de loi C-74 indexera l'Allocation canadienne pour enfants à compter de juillet 2018, soit deux ans plus tôt que prévu, afin que les familles puissent faire face au coût élevé de l'éducation des enfants.
On estime que cette mesure fournira un soutien supplémentaire de 2,1 milliards de dollars aux familles de l'Ontario seulement, jusqu'en 2022-2023. C'est le leadership que les Canadiens attendaient de notre gouvernement.
Aujourd'hui, l'ACE aide à sortir des millions de familles et des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté partout au pays.
Ces mesures laissent plus d'argent dans les poches de nombreuses familles canadiennes, mais elles auront également une incidence positive sur les propriétaires d'entreprise partout au pays.
À Vaughan, qui se trouve dans la circonscription de Vaughan—Woodbridge, il y a plus de 11 000 petites et moyennes entreprises, et celles-ci comptent plus de 208 000 employés. Je suis fier de dire que la ville de Vaughan est la principale source d'emploi dans l'ensemble de la région d'York.
Ma circonscription compte de nombreuses entreprises, allant de grandes multinationales comme FedEx et Home Depot à des entreprises familiales comme Vision Enterprises, Quality Cheese Inc. et Decor-Rest Furniture, ainsi que des boulangeries familiales, que je fréquente beaucoup trop fréquemment. Lorsque je suis chez moi, ma famille et moi aimons faire un tour dans nos boulangeries favorites, dont Sweet Boutique, La Strada Bakery et St. Phillips Bakery.
Grâce au projet de loi C-74, nous renforcerons nos entreprises en réduisant notre taux d'imposition des petites entreprises à 10 % à compter du 1er janvier 2018 et à 9 % à compter du 1er janvier 2019.
Une fois que les mesures seront mises en oeuvre, les propriétaires de petite entreprise, qui travaillent tellement fort, bénéficieront d'une réduction d'impôt. On laissera ainsi, au cours des cinq prochaines années, près de 3 milliards de dollars dans les poches de vaillants Canadiens partout au pays.
Notre gouvernement a entrepris une solide consultation pour s'assurer que les entrepreneurs peuvent continuer de faire croître leur entreprise et d'investir dans celle-ci, mais aussi pour s'assurer que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes paient leur juste part d'impôt et que l'économie fonctionne pour tous les Canadiens.
Je sais que c'est d'une importance cruciale pour les nombreux propriétaires d'entreprises prospères de ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, qui sont actifs dans diverses industries, de la fabrication de pointe à la haute technologie, en passant par la construction et le secteur des aliments et des boissons. J'ai rencontré bon nombre de ces propriétaires de petite, moyenne et grande entreprise, qui travaillent fort, certains employant 10 travailleurs, tandis que d'autres en emploient des milliers. Je suis très fier de leur excellent travail et de les représenter à Ottawa.
Le gouvernement veillera à ce que ces propriétaires puissent continuer à investir dans leur entreprise et il leur offrira aussi davantage de flexibilité pour mettre de l'argent de côté pour des raisons personnelles, comme un congé de maternité ou la retraite.
Toutefois, nous limiterons les possibilités de report d'impôt liées aux investissements passifs dans une société privée. Une fois qu'une société privée aura accumulé une somme importante de placements passifs, elle ne pourra plus être assujettie au taux d'imposition des petites entreprises, une mesure qui ciblera moins de 3 % des sociétés privées sous contrôle canadien, ou environ 50 000 sociétés privées.
Comme je l'ai souligné dans mon introduction, le gouvernement est déterminé à aider tous les Canadiens à réussir, et il laisse de l'argent dans les poches des personnes qui en ont le plus besoin.
Dans le budget de 2018, le gouvernement fait un investissement considérable en augmentant la rémunération des travailleurs à faible revenu grâce à un investissement de près de 1 milliard de dollars dans l’Allocation canadienne pour les travailleurs. L'investissement sortira 70 000 Canadiens de la pauvreté et, ce qui est tout aussi important, il motivera plus de personnes à se joindre à la population active.
Étant donné que les modifications législatives permettront de déterminer automatiquement les Canadiens qui sont admissibles, environ 300 000 travailleurs à faible revenu de plus toucheront la nouvelle Allocation canadienne pour les travailleurs pour l’année d’imposition 2019. Par exemple, un habitant de ma circonscription qui gagne 20 000 $ par année, ce qui n'est pas beaucoup pour bien des gens, quoique certaines personnes arrivent à étirer une telle somme très longtemps, recevra 500 $ de plus grâce à cette mesure alors que, auparavant, il n'aurait reçu aucune somme supplémentaire.
En tant que fils de parents immigrants qui sont arrivés au Canada en n'apportant avec eux que le désir de travailler et de créer un meilleur avenir pour leur famille, je sais que l'Allocation canadienne pour les travailleurs améliorera les conditions de vie de milliers de travailleurs canadiens.
Je n'ai abordé que quelques-uns des éléments nouveaux que contient le projet de loi C-74. L'indexation de l'Allocation canadienne pour enfants, l'Allocation canadienne pour les travailleurs et les mesures de soutien des petites entreprises profiteront toutes aux millions de travailleurs canadiens et aux entreprises d'un océan à l'autre.
Ces mesures sortiront des dizaines de milliers de gens de la pauvreté, aideront les familles à élever leurs enfants, inciteront davantage de personnes à intégrer la population active et permettront aux entrepreneurs d'investir plus d'argent dans la croissance de leur entreprise. Il s'agit de résultats concrets qui amélioreront la situation des familles, des entrepreneurs et de l'économie au pays. Je suis fier du budget de 2018 et des mesures prévues dans le projet de loi C-74.
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PCC (ON)
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2017-06-05 17:44 [p.12024]
Madame la Présidente, c’est un honneur de prendre la parole au nom des électeurs de Kitchener—Conestoga pour parler du deuxième budget des libéraux. Je devrais peut-être le qualifier de budget électoral de vœux pieux des libéraux, puisque la plupart des dépenses prévues se feront après les prochaines élections.
Je suis désolé de me faire le porteur de mauvaises nouvelles pour mes collègues d'en face, mais il y aura des élections en 2019, et le plan des conservateurs repose sur des budgets équilibrés, la responsabilité financière et la fin des dépenses irréfléchies du gouvernement libéral.
Après la publication du budget de 2017, j’ai organisé une table ronde avec plusieurs entrepreneurs et représentants du milieu des affaires de ma circonscription. Je tiens à vous faire part de certains de leurs commentaires et de certaines de leurs préoccupations.
En ce qui concerne les tracasseries administratives, les impôts et les frais, tous les participants se sont dits déçus que l’actuel gouvernement n’ait pas donné suite à sa promesse de réduire le taux d’imposition des petites entreprises. C’est une promesse que les libéraux avaient faite pendant la campagne électorale de 2015, partout au Canada et dans la région de Waterloo; depuis ce temps, il y a eu deux budgets, mais toujours aucune réduction du taux d’imposition.
Les participants se sont également dits inquiets de voir que, à cause des tracasseries administratives et de l'augmentation des impôts et des frais, il est de plus en plus difficile et dispendieux de faire des affaires au Canada. L’un d'eux a dit que ses recettes ont plus que doublé, mais que ses bénéfices sont pourtant moindres et que c’est beaucoup à cause des charges sociales du gouvernement. Il a ajouté que la situation ne pourra qu'empirer, vu l'augmentation des cotisations au Régime de pensions du Canada. Un autre participant a rapporté qu'il a deux employés à temps plein chargés expressément de s'occuper des formalités administratives de l'État. Il a mentionné à quel point il est difficile et coûteux de se prévaloir des incitatifs fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental, et il a parlé de la difficulté que rencontrent les entreprises lorsqu'elles traitent avec l’Agence du revenu du Canada.
Les petites et moyennes entreprises devraient se concentrer sur leur propre exploitation et sur leur réussite plutôt que sur le labyrinthe des formalités administratives de l'État. C’est un thème qui est ressorti presque du début à la fin de la table ronde. Tous les participants ont manifesté de l’inquiétude par rapport à l’intervention de l'État dans les activités commerciales.
Des participants ont été déçus — le mot est faible — que Bombardier ait bénéficié d’une mesure de sauvetage. Ils ont l’impression que les fonds auraient été utilisés à bien meilleur escient ailleurs. Un autre participant s’est dit inquiet de la dette débridée entretenue par le gouvernement fédéral et il a parlé des sommes qui pourraient être investies dans les infrastructures au lieu de servir à payer l’intérêt sur la dette. Tous les participants à la table ronde ont fait état d'inquiétudes à propos du déficit en hausse du Canada et ils souhaitent le retour à la notion de responsabilité financière.
Ce sont des tables rondes comme celle-là qui me gardent au fait des problèmes qui touchent le plus les électeurs de ma circonscription. J'aimerais que les députés d'en face prennent le temps de s'asseoir et d'écouter leurs concitoyens, en particulier ceux qui contribuent à créer des emplois et des débouchés, à savoir les propriétaires de petites et de moyennes entreprises.
Outre les questions qui ont été soulevées à la table ronde, je parlerai d'un certain nombre de problèmes que comporte ce budget: les dépenses d'infrastructure, l'abolition du crédit d'impôt pour le transport en commun et les échéanciers ridicules prévus pour le versement du financement insuffisant destiné à l'agriculture, aux technologies propres et aux soins à domicile.
Kitchener—Conestoga, qui fait partie de la région de Waterloo, est une circonscription à la fois urbaine et rurale. Ses habitants utilisent le transport en commun. Certains travaillent dans la région et d'autres font la navette jusqu'à Toronto par l’autoroute 401. Inversement, de nombreux résidants de la région du Grand Toronto viennent travailler dans la région de Waterloo, en particulier dans le secteur de la haute technologie.
En déterminant le financement du transport en commun en fonction du nombre d'usagers, le gouvernement libéral défavorise les collectivités canadiennes en croissance en faveur des grands centres urbains déjà développés. C'est ce qui se passe pour Kitchener—Conestoga, dans la région de Waterloo. Trop souvent, des collectivités comme la nôtre sont laissées à elles-mêmes. Évidemment, la circulation routière sur un pont dans le canton de Wellesley n'équivaudra jamais à celle d’un pont interurbain, mais cela ne signifie pas pour autant que notre pont n’est pas important pour la croissance et la santé de notre économie locale.
Les municipalités ont besoin d’infrastructures solides et sûres, mais elles ont également besoin de programmes facilement accessibles, sans tracasseries administratives inutiles. Elles ont besoin de programmes dont le financement est prévisible et qui ne laissent pas à elles-mêmes les petites collectivités rurales.
Cela m'amène au crédit d'impôt pour le transport en commun. J'ai soulevé cette question lors de débats antérieurs au sujet du budget des libéraux et j'ai entendu les arguments de mes collègues d’en face. Mes collègues soulignent que ce crédit est peu utilisé et qu’il n'a pas permis de faire augmenter le nombre d'usagers. Si c’est le cas, le gouvernement doit manifestement insister davantage sur la disponibilité du crédit d'impôt, et peut-être même en augmenter le montant afin qu’un plus grand nombre de Canadiens l'envisagent comme une option viable.
L'abolition du crédit d'impôt est la pire chose à faire, surtout au moment où nous investissons des milliards de dollars dans cette infrastructure. Le crédit doit au contraire être davantage utilisé.
Ma circonscription en est un bon exemple. En raison de l'abolition du crédit d'impôt pour le transport en commun, un adulte perdra environ 150 $ par année ou l'équivalent d’un laissez-passer d’autobus pour environ deux mois. C’est là toute une façon d'encourager les gens à prendre le transport en commun: nous voulons qu'ils utilisent le transport en commun, mais nous allons leur imposer un montant de 150 $ en échange de ce privilège.
Offrir 12 mois de transport en commun pour le coût de 10 constituerait un excellent incitatif. Nous devons assurément mieux faire connaître la disponibilité du crédit à nos concitoyens et éventuellement en augmenter le montant, mais il ne faut surtout pas l'abolir.
Comme je l'ai dit plus tôt, le budget est établi en prévision des prochaines élections, puisque la majorité des dépenses qui y sont inscrites débuteront après 2019. Les dépenses du gouvernement dans les domaines des technologies propres, des industries numériques et de l'agroalimentaire en sont un bel exemple. Le gouvernement a annoncé l’octroi de 400 millions de dollars, mais moins de la moitié de ce montant sera dépensée avant les prochaines élections. Pour être plus précis, seulement 95 millions de dollars seront dépensés d'ici 2018-2019, sur les 400 millions de dollars annoncés.
Que dire du plan du gouvernement d'investir dans l'innovation agricole? Encore une fois, dans ce budget, le gouvernement prévoit investir 60 millions de dollars dans les sciences, l'innovation et l'agriculture, mais moins de 25 % de ce montant sera dépensé avant les prochaines élections. L’investissement ne sera que de 13 milliards de dollars, mais le gouvernement se targue tout de même d’octroyer 60 milliards de dollars.
Je me suis souvent levé pendant la période des questions afin de demander au gouvernement quel était son plan face au vieillissement de la population canadienne, mais je n'ai pas encore obtenu de réponse satisfaisante. Peut-être que l'un de mes collègues du Parti libéral pourra me répondre aujourd'hui. Pour la première fois dans l'histoire du Canada, il y a plus de personnes âgées que de jeunes. Il faut faire quelque chose pour remédier à la situation, mais les libéraux semblent reporter le tout après la prochaine élection. Sur les 5 milliards de dollars annoncés, moins de la moitié aura été dépensée quand arriveront les prochaines élections.
Nous avions appris que les libéraux allaient investir 3 milliards de dollars dans les soins à domicile et les soins palliatifs, mais, 20 mois plus tard, seulement 5 milliards de dollars ont été annoncés sur une longue période, et moins de 25 % de ce montant sera versé avant les prochaines élections. Quel est l’intérêt pour le Parti libéral de reporter ses dépenses au-delà du mandat que lui ont confié les Canadiens? Tout cela paraît très bien, mais ne donne rien de bien concret.
Enfin, je m’en voudrais de ne pas mentionner certains faits concernant la dette nationale et les intérêts exorbitants que nous payons chaque année. Malgré la promesse du premier ministre de revenir à l’équilibre budgétaire, le ministre des Finances a admis, le jour de la présentation du budget, qu'il n'avait aucune intention de rétablir cet équilibre. Le premier ministre a rompu sa promesse électorale de plafonner le déficit à 10 milliards de dollars. Même que, pour la prochaine année, le déficit se chiffrera à 29 milliards de dollars, soit trois fois plus que promis.
En quatre ans, le gouvernement ajoutera la somme astronomique de 100 milliards de dollars à la dette fédérale du Canada. Les frais d'intérêt sur la dette nationale pour cette année totaliseront 24,3 milliards de dollars, et ce chiffre augmentera chaque année dans un avenir prévisible sous le gouvernement libéral. Les frais d'intérêt à eux seuls atteindront 33,3 milliards de dollars chaque année d'ici 2021 et ils continueront de croître par la suite.
Imaginons un instant ce que nous pourrions réaliser avec 33,3 milliards de dollars. Nous pourrions augmenter les transferts pour la santé, investir dans les soins palliatifs et les soins à domicile, augmenter les dépenses consacrées aux infrastructures ou simplement alléger le fardeau fiscal de tout le monde.
Je n’appuierai pas le budget étant donné qu’il n’est pas fondé sur l’objectif manifeste de rétablir la stabilité financière du Canada et, tout comme il reporte l’octroi de fonds jusqu'après les prochaines élections, il refile la dette nationale aux générations futures. Il serait irresponsable que la Chambre agisse en ce sens.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, cela me fait plaisir de me lever de nouveau aujourd'hui à la Chambre pour m'exprimer sur le budget de 2017.
De plus en plus de citoyens me parlent des belles promesses faites durant les campagnes électorales et de l'enchaînement des déceptions et autres désillusions qui suivent lorsque le parti élu forme le gouvernement. Voilà ce que j'entends à propos des libéraux depuis plus d'un an et demi. Le budget de 2017 ne fait pas exception à cette règle, et nombreux sont les secteurs dans lesquels l'investissement est insuffisant, voire inexistant.
Comment ce gouvernement peut-il justifier aux six chômeurs sur dix qui n'ont pas accès aux prestations de l'assurance-emploi qu'il ne compte faire aucun investissement pour en améliorer l'accès? L'absence d'accès à ces prestations prive bon nombre de travailleurs et de travailleuses des ressources dont ils ont besoin pour survivre.
Le gouvernement ne cesse de nous répéter qu'il crée des emplois, mais on ne peut accepter de laisser celles et ceux qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins sans assistance. L'assurance-emploi est subventionnée par les cotisations des employés et des employeurs et elle doit servir à aider ceux qui en ont besoin quand ils en ont besoin.
Le système de l'assurance-emploi doit être modifié pour permettre aux 60 % des laissés-pour-compte d'avoir accès à ces prestations. Nombre d'entre eux enchaînent les emplois précaires, et c'est la raison pour laquelle ils ne peuvent avoir accès à ces prestations. C'est notamment le cas des travailleurs saisonniers, et je me permets de rappeler encore une fois à ce gouvernement qu'au moins 15 000 personnes sont dans cette situation chaque année, dont près de 40 % sont Québécois. C'est aussi le cas des jeunes, car 40 % des emplois exercés par les gens de 18 à 34 ans sont des emplois précaires.
Comment nos PME peuvent-elles créer de bons emplois lorsqu'elles ne possèdent pas les infrastructures adéquates? L'accès à Internet est un enjeu fondamental pour toutes les personnes et les entreprises établies dans les zones rurales. Pourtant, nulle part dans le budget le gouvernement n'annonce de nouveaux investissements pour permettre aux municipalités rurales d'avoir accès à un service Internet à haute vitesse.
Dans la circonscription de Saint-Hyacinthe—Bagot, que je représente, nous faisons partie de ceux qui sont laissés à l'écart d'Internet à haute vitesse. C'est un handicap pour notre population, en particulier pour nos PME. Je me suis engagée à apporter la fibre optique dans toute la circonscription, et je continuerai à me battre pour cela. Le gouvernement doit investir dans les infrastructures publiques pour rendre les nouvelles technologies accessibles à tous et partout.
Puisqu'on parle de PME, les microbrasseries et les petits producteurs de vin représentent une part vitale de notre économie. Les PME créent 80 % des bons emplois. L'augmentation de la taxe d'accise créerait des charges supplémentaires pour les microbrasseries et les petits producteurs de vin. Les brasseries paient les mêmes droits d'accise sur chaque litre de bière au gouvernement fédéral, sans égard au volume, et cette mesure est inéquitable pour les microbrasseries qui ne peuvent concurrencer les géants de l'industrie brassicole.
Le gouvernement fédéral devrait plutôt aider les microbrasseries, les microdistilleries et les vignerons à faire valoir leurs produits sur le marché. Il doit supprimer l'augmentation de la taxe d'accise pour les microbrasseries et les petits producteurs de vin.
Ce gouvernement ne cesse de répéter qu'il veut aider la classe moyenne qui travaille fort. Là encore, les libéraux font le grand écart entre leurs paroles et leurs actes. Les coûts des services de garde ont augmenté de plus de 8 % au cours des deux dernières années. Cette classe moyenne forte que le gouvernement veut bâtir paie des frais très importants pour la garde de ses enfants, alors que le budget ne prévoit pas un sou supplémentaire pour créer de nouvelles places en garderie cette année et que les montants prévus pour l'avenir sont largement inadaptés aux besoins des parents.
En campagne électorale, les libéraux ont critiqué le plan des néo-démocrates, affirmant qu'il était trop lent. Pourtant, notre plan prévoyait plus d'argent pour la première année que ce que le gouvernement prévoit investir lors de la cinquième année. Certaines familles paient jusqu'à 1 600 $ par mois par enfant pour la garderie. Même si on travaille fort, c'est un grand trou dans le budget de son ménage.
Les libéraux suppriment également le crédit d'impôt pour le transport en commun qui permettait à beaucoup de personnes d'économiser jusqu'à 200 $ par année. Les familles attendent que ce gouvernement agisse pour elles, mais celui-ci préfère manifestement faire un cadeau de 725 millions de dollars par an aux PDG les plus riches du Canada. Serait-ce là la vision de la construction d'une classe moyenne forte par les libéraux?
Dans la longue liste de celles et ceux qui ont été floués, il nous faut ajouter les producteurs laitiers. Le gouvernement avait promis, en novembre dernier, d'investir 350 millions de dollars pour aider les producteurs laitiers à faire face aux répercussions de l'Accord économique et commercial global signé avec l'Union européenne, mais aucune ligne du budget ne prévoit un tel investissement. À l'image de beaucoup de promesses des libéraux, il semble s'être envolé. Beaucoup de producteurs laitiers de la circonscription de Saint-Hyacinthe—Bagot et d'ailleurs, au Québec comme au Canada, attendaient un soutien de la part du gouvernement fédéral. Il serait temps d'avoir un gouvernement qui protège nos producteurs et leur vienne réellement en aide.
Les citoyens ne semblent pas pouvoir compter non plus sur ce gouvernement, en ce qui concerne les frais de santé. Malgré toutes les demandes qui ont pu être faites par les provinces, les libéraux choisissent encore une fois de ne pas rendre le crédit d'impôt pour personne handicapée remboursable. Des personnes à faible revenu vivent ainsi la double peine de vivre avec des limitations fonctionnelles, tout en étant maintenues dans la précarité par un gouvernement qui les ignore, préférant accorder des crédits d'impôt aux plus riches.
Les inégalités en matière de santé concernent également le prix des médicaments. Le Canada occupe le deuxième rang des pays qui paient les médicaments le plus cher dans le monde, mais le gouvernement s'obstine à ne pas vouloir entendre la souffrance de ceux qui ne peuvent plus se soigner correctement. Certaines personnes ne prennent pas tous leurs médicaments, et même ne se soignent pas du tout, faute d'argent. D'autres doivent choisir entre se soigner et manger. Malheureusement, le système actuel peut tuer et il coûte chaque année 7 milliards de dollars en trop, faute d'un programme national d'assurance-médicament.
Cette année, nous fêtons le 150e anniversaire du Canada et le gouvernement ne cesse de déployer des moyens de communication pour nous le rappeler. Pourtant, il serait bon qu'il garde en tête d'autres chiffres. Neuf cent quatre-vingt-dix mille, c'est le nombre d'enfants qui vivent sous le seuil de la pauvreté au Canada, en 2017. Ces 990 000 enfants sur les 4,5 millions de Canadiens et de Canadiennes pauvres forment la réalité contre laquelle nous devons lutter. Les gens deviennent de plus en plus pauvres. Le taux d'endettement des ménages représente en moyenne 167 % de leur revenu.
Cependant, lorsque je dis que les gens deviennent de plus en plus pauvres, je parle bien entendu de la majorité d'entre eux. Une petite minorité, la plus aisée, devient, elle, de plus en plus riche. Si la totalité des revenus de travail de nos salariés, ceux qui travaillent fort, sont imposés, seulement la moitié des revenus des ventes d'action le sont, et peut-être le gouvernement l'ignore-t-il, ce n'est pas la classe moyenne et encore moins les plus précaires qui vivent de l'achat et de la vente d'action.
Le taux d'imposition des grandes compagnies ne cesse lui aussi de baisser depuis 15 ans. Il ne s'agit là que de ce qu'elles paient au gouvernement. Malgré une baisse d'impôt constante des grandes compagnies, l'évasion fiscale continue d'être un fléau et fait perdre jusqu'à 7 milliards de dollars par an à l'État.
Cela dit, cela devient réellement indécent lorsque le gouvernement lui-même permet aux plus riches d'échapper à l'impôt. La déduction pour les options d'achat d'actions pour les PDG des grandes compagnies nous fait perdre un revenu de 800 millions de dollars par an. Ce gouvernement veut promouvoir ceux et celles qui travaillent fort, mais même en travaillant au maximum, la plupart des gens ne peuvent gagner autant que ce que gagne un seul d'entre les plus riches avec ses actions. Posséder des actions qui rapportent des millions de dollars, ce n'est pas travailler.
On remarque alors de quelle négligence se rend coupable ce gouvernement. Alors qu'il laisse s'échapper autant d'argent — les crédits d'impôt pour les plus riches — et qu'il ne lutte pas contre la fraude fiscale, des gens souffrent à cause de la pauvreté.
Rappelons que plus de 800 000 personnes ont recours aux banques alimentaires chaque mois. C'est 28 % de plus qu'en 2008, et 36 % d'entre eux sont des enfants. La solution est à portée de réformes, et il serait temps que le gouvernement agisse.
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PCC (ON)
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2017-05-04 15:54 [p.10788]
Monsieur le Président, je suis reconnaissant d’avoir l’occasion aujourd’hui de faire part de mes réflexions sur le budget.
Je crois sincèrement que ce budget n’est qu’un tas de paroles creuses et de fanfaronnades. À mon avis, il manque de substance et il fera crouler les générations futures sous une dette faramineuse. Le pire, c’est que ce sont les jeunes, nos enfants et nos petits-enfants qui devront assumer le fardeau du remboursement de la dette monumentale que nous accumulerons au cours des années qui viennent.
Pendant la campagne électorale, le premier ministre avait promis de n’accumuler qu’un modeste déficit de 10 milliards de dollars, mais, peu de temps après les élections, il a rompu cette promesse. Il avait promis de rééquilibrer le budget, mais cette nouvelle promesse a été complètement abandonnée. Qui plus est, la dette nationale atteint des proportions vertigineuses.
Avant de continuer, je précise que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Lethbridge.
Ce budget saigne ni plus ni moins la classe moyenne à blanc. Il ne fait qu’augmenter le coût de la vie pour les familles canadiennes de la classe moyenne. Il devient évident pour nous à la Chambre et pour les Canadiens partout au pays que le plan économique des libéraux ne fonctionne pas. Le budget de 2016 n’a pas réussi à créer des emplois ni à assurer la croissance de l'économie, et le budget de 2017 ne fait pas mieux.
Selon le Financial Post, 2016 a été l'une des années les plus difficiles sur le plan économique, avec une croissance de seulement 1,3 %. Le quotidien rapporte aussi que les perspectives économiques ne sont guère plus reluisantes et que le ministère des Finances du gouvernement fédéral prévoit lui-même que la croissance économique ne sera que de 1,6 % en moyenne jusqu’en 2030. Il indique en outre que, depuis l'arrivée du gouvernement libéral, les économistes du secteur privé révisent constamment à la baisse leurs attentes en matière de croissance économique. Fait encore plus troublant, les prévisions des mises à jour économiques du gouvernement fédéral diminuent sans cesse; elles ne sont plus que de 1,6 % dans le budget de 2017.
La chef de notre parti a signalé à raison que les propres statistiques du gouvernement révèlent que l’économie ne croît pas plus vite qu’avant le début de cette folie dépensière. Elle a aussi signalé à raison que les Canadiens travaillent moins d’heures et que leur salaire n'évolue pas au même rythme que le coût de la vie.
Le premier ministre ne devrait pas du tout être surpris par tout cela. On ne peut pas s’attendre à obtenir des résultats différents en utilisant les mêmes vieilles méthodes libérales qui consistent à imposer pour dépenser.
À l’instar de ce qu'ils ont fait dans le budget de 2016, les libéraux abandonnent cette année encore les petites entreprises. Les petites entreprises sont les plus grands employeurs de Canadiens, partout au pays. Pratiquement chaque entreprise a besoin d’un allégement fiscal, mais quand il s’agit de spiritueux, de vin et de bière, les libéraux ont décidé d’augmenter les taxes de 2 %. Cette hausse fiscale aura des répercussions très néfastes sur les établissements vinicoles, les microbrasseries et les petites distilleries de Niagara-Ouest, et les consommateurs devront encore une fois payer plus à la caisse en raison des nouvelles taxes additionnelles des libéraux.
J’ai reçu beaucoup de lettres d'acteurs de l’industrie vinicole, qui enjoignent au premier ministre et au ministre des Finances de réexaminer cette hausse de taxe malavisée. En Ontario, le vin figure parmi les produits agricoles présentant la plus forte valeur ajoutée, et l'augmentation de la taxe risque de plonger bon nombre de viticulteurs dans des difficultés économiques. Le vin, qui représente l'une des industries phares de l’Ontario, doit être soutenu et mis en valeur par le gouvernement fédéral, et non être pris pour cible de manière sélective.
Les effets à long terme sur les établissements vinicoles à l’échelle du Canada seront énormes, comme ils le seront sur d’autres maillons de la chaîne de valeur, notamment les travailleurs du domaine de la restauration, les barmans, les chauffeurs de camion de livraison et d’autres encore. Dans l’intérêt de la survie à long terme de l’industrie vinicole canadienne, le premier ministre et le ministre des Finances devraient porter attention à ce qu'on leur dit et envisager l’annulation immédiate de cette hausse fiscale.
L’industrie vinicole n’est pas la seule victime de la surimposition des libéraux. D’autres ressentiront aussi le contrecoup des mesures des libéraux. Par exemple, en ce qui concerne les usagers du transport en commun, environ 1,8 million de Canadiens devront payer des taxes et des prix plus élevés pour les laissez-passer d’autobus parce que les libéraux ont décidé d’éliminer le crédit d’impôt pour le transport en commun. Une analyse effectuée par la commission des transports de Toronto a révélé que l’élimination de ce crédit se traduira par une baisse de 2,5 millions des usagers du transport en commun à Toronto en 2017. Les services d’Uber et de covoiturage deviendront plus coûteux parce que les libéraux ont décidé de les soumettre à une taxe.
Il y a aussi, entre autres, les dons de médicaments; la garde d’enfants; les petits entrepreneurs, y compris les agriculteurs, les pêcheurs, les médecins, les avocats et les comptables; les sociétés pétrolières et gazières ainsi que l’industrie du tourisme.
À tout cela s’ajoutent les hausses fiscales imposées par les libéraux l’année dernière sur l’essence et le chauffage domestique et sur les comptes d’épargne des Canadiens, l’instauration de charges sociales supplémentaires pour les entreprises et la fin des allégements fiscaux pour le soccer et les leçons de piano des enfants. Il semble que, peu importe ce qu'ils font, les libéraux finissent toujours d'une manière ou d'une autre par augmenter le fardeau fiscal des Canadiens moyens et par creuser l'endettement et le déficit du pays.
Il semble aussi curieux que les libéraux disent du budget de 2017 qu'il est axé sur l'innovation. Ce budget ne propose pourtant rien de nouveau ou d’innovant. Beaucoup des programmes sont recyclés et réemballés. Ce qui apparaît de plus en plus clair, c’est que les libéraux n’ont pas de plan ni d’idées pour créer des emplois et stimuler l'économie et qu'ils ne sont pas déterminés à le faire.
En revanche, voici où le bât blesse: ils dépensent des milliards sur des slogans et des formules accrocheuses. Monsieur le Président, sauf si on est un analyste en capital de risque ou une supergrappe, ce budget n’est tout simplement pas pour nous.
L’innovation prospère lorsque les entreprises et les entrepreneurs ne sont pas soumis à une fiscalité, à une réglementation et à une ingérence excessives. Or le budget prend la direction opposée: il désigne les gagnants, et tant pis pour les autres.
Voici ce qui m’inquiète le plus: le premier ministre avait promis d’afficher des déficits modestes pendant quelques années. Cela s’est traduit en fait par un emprunt de 143 milliards de dollars sur six ans. Si c’est ce qu’il entendait par un déficit modeste, je ne veux rien savoir de ce qu’il considère comme un gros déficit.
Les Canadiens doivent se rappeler que la carte de crédit nationale que le premier ministre ne cesse d’utiliser fonctionne comme leurs propres cartes de crédit. Les montants dépensés doivent être remboursés avec des intérêts. Des montants astronomiques ont déjà été empruntés. Par conséquent, non seulement cette génération, mais également les générations à venir devront rembourser le capital et les intérêts de la dette qui s’accumule en ce moment. Les Canadiens qui ont 18 ans aujourd’hui ne verront pas de budget équilibré avant d’avoir la cinquantaine. Essentiellement, nos enfants et même nos petits-enfants devront rembourser une dette que le premier ministre accumule inutilement aujourd’hui.
Cette dette vient s’ajouter à toutes les taxes que les Canadiens doivent maintenant payer sur presque tout, et cela n’explique qu’à moitié le cercle vicieux dans lequel nous a entraînés le premier ministre. Que se passera-t-il si la dette ne peut être remboursée? Augmentera-t-il encore plus les impôts? Encore une fois, la spirale tourne et tourne.
Dans toutes ces dépenses de milliards de dollars payées avec notre carte de crédit nationale, le premier ministre ne semble pas avoir trouvé suffisamment de fonds pour nos militaires. Cela fait deux années de suite que le budget ne leur offre presque rien. Le budget de 2017 prévoit des compressions majeures dans la défense, et ce, bien que les États-Unis aient demandé aux pays membres de l’OTAN de s’engager à investir au moins 2 % de leur PIB.
Le gouvernement a reporté des achats d’équipement d’une valeur de 8,5 milliards de dollars après avoir déjà reporté les dépenses de 3,7 milliards de dollars prévues au budget précédent. Le ministère de la Défense nationale doit maintenant faire face à un manque à gagner de 12 milliards de dollars. Il semble que la défense nationale ne soit vraiment pas une priorité pour le gouvernement libéral. En cette ère de grandes dépenses libérales, il est très inquiétant de voir que les principales compressions se font systématiquement aux dépens des Forces armées canadiennes. On est en droit de se demander si les libéraux pensent que le Canada doit disposer des moyens de se défendre et de défendre ses alliés contre les menaces réelles provenant de la Russie, de la Corée du Nord, de l’Iran et du groupe État islamique.
Parmi les exemples que nous avons vus récemment, citons la décision des libéraux de retirer nos CF-18 des combats contre le groupe État islamique, leur préférence pour les avions de combat de quatrième génération, leur refus d’augmenter le soutien à nos alliés ukrainiens et leur incapacité à faire progresser d’importants projets d’approvisionnement. Tous ces exemples laissent croire que le premier ministre estime qu’il revient aux autres pays de faire les tâches ingrates.
Par suite des pressions croissantes exercées par les États-Unis pour l’augmentation des budgets, les alliés du Canada se sont engagés à moderniser leurs capacités militaires et à affecter des fonds correspondant à 2 % de leur PIB à la défense. Le premier ministre n’a quant à lui pas emboîté le pas, ce qui nous met dans une position très précaire. Considérant les menaces réelles à notre sécurité, nous devons investir adéquatement dans la défense nationale du Canada et nous devons le faire dès maintenant. Le ministre des Finances ne semble pas d’accord, puisqu’il a dit que le gouvernement estime que les forces armées sont adéquatement approvisionnées.
En ces temps dangereux, la sécurité du Canada devrait être de la plus haute importance. En n'attribuant pas les fonds nécessaires aux forces armées, nous jouons un jeu dangereux et nous mettons constamment notre pays en danger. C'est simple: les libéraux demandent aux Forces armées canadiennes d'en faire plus avec moins. On ne peut tolérer cette situation. De ce côté-ci de la Chambre, nous continuerons de nous battre pour qu'on fournisse aux Forces armées canadiennes les ressources qui leur reviennent.
Si les libéraux refusent de nous écouter à la Chambre, j'espère qu'ils écouteront les travailleurs canadiens qui seront directement touchés par le budget. Selon un sondage Nanos publié dans le Globe and Mail, la plupart des Canadiens donnent une mauvaise note au deuxième budget du gouvernement libéral. Le sondage indique que les Canadiens souhaitent vivement que les libéraux présentent un plan pour éliminer le déficit après le budget. Or, les libéraux ne font aucune mention du moment où l'équilibre budgétaire sera rétabli. Il n'est pas surprenant que seulement 5 % des Canadiens voient le budget d'un bon oeil.
Nik Nanos lui-même a dit:
Je pense que le fait que seulement un Canadien sur 20 soit franchement favorable au budget fédéral devrait donner aux libéraux matière à réflexion, car cela porte à croire que le budget a déçu au moins un certain nombre de Canadiens.
Lorsqu'on a demandé aux Canadiens s'il est important pour eux que le gouvernement fédéral ait un plan pour éliminer le déficit, quatre Canadiens sur cinq ont répondu qu'un plan devrait être en place. La réalité, c'est que les libéraux n'ont aucun plan.
À titre de députés de l'opposition officielle et de conservateurs, nous représentons la voix des contribuables et nous demanderons des comptes aux libéraux. Nous ne resterons pas silencieux pendant que le premier ministre ponctionne les Canadiens, alors qu'il n'a absolument aucun plan pour créer des emplois et stimuler la croissance de l'économie. Les enjeux sont trop élevés. Nous espérons qu'il nous écoute et qu'il se rend compte que, jusqu'à présent, ses idées ne fonctionnent pas.
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NPD (BC)
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2017-04-05 16:55 [p.10214]
Monsieur le Président, je suis heureuse d'intervenir au nom des résidants de Nanaimo—Ladysmith et de mes collègues néo-démocrates pour parler des lacunes du budget fédéral de 2017.
Je vais partager mon temps de parole avec le député d'Elmwood—Transcona.
La demande est énorme en matière de logement abordable, tant sur le plan du prix que de la quantité. Or, dans le budget de 2017, le gouvernement n'a prévu qu'une somme de 20 millions de dollars au titre du logement abordable. De surcroît, si on s'attarde aux détails, on se rend compte que 90 % de ces fonds ne seront investis concrètement qu'après les prochaines élections.
En ce qui concerne l'amélioration du rendement énergétique des maisons, les électeurs, les propriétaires de maison, les spécialistes de la rénovation et les petites entreprises ne cessent de répéter qu'ils souhaitent l'adoption de mesures qui inciteraient les propriétaires à réduire les émissions, à économiser l'énergie et à procéder à des travaux de rénovation. Le programme d'amélioration du rendement énergétique des maisons est une initiative de création d'emplois durables et de qualité à l'échelle locale, mais le budget ne prévoit aucune allocation à cet égard.
Pendant les 15 ans que j'ai travaillés au niveau local, avant d'être élue à la Chambre, j'ai réclamé que le gouvernement fédéral fasse preuve de leadership au sujet des navires abandonnés. Le gouvernement fédéral a fait une grande annonce en novembre, mais il n'y a pas un sou dans le budget à cet égard. Cette fin de semaine, je vais rencontrer les dirigeants élus de l'île de Vancouver et du Sunshine Coast en Colombie-Britannique, ainsi que l'Association of Vancouver Island and Coastal Communities. Ils espéraient que j'aurais de bonnes nouvelles de partenariats et de financement pour des travaux communautaires pour éliminer le risque de déversements de pétrole que posent les navires abandonnés. Le budget ne prévoit pas un seul sou pour ces besoins.
L'annulation du crédit d'impôt pour le transport en commun est une autre source de déception dans ma région. Ce crédit d'impôt a rendu l'usage quotidien des transports en commun un peu plus abordable pour ceux qui prennent l'autobus et pour les collectivités qui dépendent d'un traversier, comme la collectivité que je représente, ainsi que l'île Gabriola, où je demeure. Nombre de navetteurs font l'aller-retour chaque jour. Le crédit d'impôt aidait à joindre les deux bouts et à compenser les hausses de tarifs extrêmes — loin au-delà du taux d'inflation — introduites par le Parti libéral de la Colombie-Britannique au cours des 14 dernières années. L'inflation, dans certains cas, est presque de 10 %. Le programme de crédit d'impôt pour le transport en commun a été éliminé dans ce budget pour économiser 170 millions de dollars.
Au lieu de prendre une telle décision, si le gouvernement était vraiment déterminé à s'attaquer aux échappatoires fiscales, il aurait rempli sa promesse électorale en mettant fin à l'échappatoire fiscale des options d'achat d'actions pour les PDG, ce qui aurait rapporté des recettes fiscales de 750 millions de dollars par année. Au lieu de cela, pendant la période des questions d'hier, la représentante du ministre des Finances a affirmé, pour on ne sait quelle raison, que le crédit d'impôt pour le transport en commun profitait démesurément aux mieux nantis. C'est franchement ahurissant. Le crédit d'impôt pour le transport en commun a été aboli pour économiser 170 millions de dollars aux dépens des travailleurs. C'est extrêmement décevant. Ce n'est pas une façon de faire preuve de leadership et de poser des gestes concrets afin d'aider la classe moyenne et de lutter contre les changements climatiques.
Lorsque je faisais du porte-à-porte, pendant la campagne électorale fédérale, on m'a fait part des besoins énormes en ce qui a trait aux soins à domicile. Les libéraux ont promis d'investir 3 milliards de dollars sur quatre ans. Au lieu de cela, leur budget propose 2,25 milliards de dollars; c'est 25 % de moins, et encore au détriment des familles.
En ce qui concerne les collectivités côtières, compte tenu des promesses électorales du parti au pouvoir, je croyais vraiment que le gouvernement s'engagerait sur le plan de la mise en valeur du saumon, et qu'il suivrait chacune des recommandations de la commission Cohen, puisqu'il s'était engagé à le faire. Or, ce budget ne propose rien pour la pêche au saumon, alors que c'est un aspect fondamental du mode traditionnel de peuplement des collectivités autochtones côtières, et que, dans l'économie moderne, cette activité est au coeur du secteur du tourisme et de l'industrie des pêches commerciales et récréatives.
La région de Nanaimo a été durement touchée par la crise des opioïdes. À ses débuts, je crois que cette crise y a causé plus de morts par habitant que dans n'importe quelle autre région de la Colombie-Britannique, parce que des narcotrafiquants se servaient de ma collectivité comme marché d'essai pour cet horrible produit. Sans le vouloir, les résidants, les pompiers et les premiers intervenants de ma région sont les plus durement éprouvés par cette crise.
Dans ce budget, le gouvernement affecte un montant de 110 millions de dollars sur les cinq prochaines années pour l'ensemble de la stratégie sur les drogues et autres substances. Les conservateurs avaient prévu consacrer 556 millions à leur stratégie antidrogue pendant cette même période. Qui aurait cru que nous en arriverions là: les conservateurs qui dépensent plus que les libéraux pour le traitement de la toxicomanie et la crise des opioïdes. C'est le monde à l'envers.
De plus, pas un seul sou n'est prévu en fonds d'urgence pour la crise des opioïdes, comme l'a souligné mon collègue, le député de Vancouver Kingsway. C'est inacceptable. Les faits le démontrent, cette crise n'est pas terminée. En fait, s'il y a une chose, elle va en s'aggravant. Et pas un sou. On a réservé 14 millions de dollars à la stratégie sur les drogues pour tout le pays cette année. L'an dernier, le gouvernement fédéral a dépensé 16 millions dans les seules provinces de la Colombie-Britannique et de l'Alberta.
En ce qui concerne les petites entreprises, grande déception aussi. Le gouvernement continue de manquer à sa promesse électorale. Le taux d'imposition des petites entreprises devait être réduit. Ces entreprises sont les moteurs de l'emploi; elles jouent un rôle essentiel dans l'économie de Nanaimo—Ladysmith.
Aucune mesure n'est prévue non plus pour réduire les frais imposés aux marchands par les sociétés émettrices de cartes de crédit, des frais qui nuisent injustement à la rentabilité des petites entreprises et font augmenter les coûts pour les consommateurs.
Pour ce qui est des personnes handicapées, les libéraux ont encore une fois fait la sourde oreille aux demandes pourtant claires pour que le crédit d'impôt pour personnes handicapées devienne remboursable afin de fournir le soutien dont les personnes à faible revenu ont besoin.
Nous passons ensuite aux mesures budgétaires destinées aux femmes. Ce sujet a fait couler beaucoup d'encre et suscité de nombreuses attentes. Dans les faits cependant, le budget expose des dizaines d'obstacles auxquels les femmes se heurtent, mais il ne met en oeuvre que très peu de solutions pour les surmonter. Le mot « femmes » y est utilisé sans relâche, mais très peu de mesures concrètes sont prévues.
En ce qui concerne les femmes autochtones assassinées ou disparues, aucun fonds n'a été affecté dans le budget de 2017 pour la mise en oeuvre des recommandations de la commission d'enquête. En ce qui a trait à la violence faite aux femmes, l'offre est de 20 millions de dollars par année au cours des cinq prochaines années pour les services fédéraux. Ce montant dépasse à peine celui que le gouvernement a alloué à l'exploration de l'espace. Les organisations non gouvernementales avaient demandé 500 millions de dollars par année, dont une partie serait versée aux exploitants de refuges pour victimes de violence familiale, qui, sans aucun soutien du gouvernement actuel, font du très bon travail au nom du Canada pour donner un refuge aux femmes et aux enfants qui fuient la violence familiale.
Aucune somme n'a été allouée au problème de l'équité salariale. Dans le domaine des garderies, aucune somme n'a été allouée l'année dernière ni cette année à la création de places en garderie. C'est bien différent de la promesse électorale du NPD de 1,2 milliard de dollars en nouveaux investissements qui auraient été effectués cette année. Pendant la campagne électorale, les libéraux ont affirmé que cette somme était insuffisante et qu'elle n'allait pas être versée assez vite. C'est à en perdre ses mots!
J'aime bien l'idée de prolonger le congé parental. C'est une bonne chose pour les familles et pour les femmes. Or, le gouvernement n'a pas affecté d'argent frais. Encore une fois, ce ne sont que les familles les plus riches, celles qui peuvent vivre avec le tiers de leur salaire, qui pourront en profiter pleinement.
Pour ce qui est des gens qui prennent soin d'un proche sans être payés, l'orientation générale est excellente, mais beaucoup de femmes ne seront pas admissibles parce que leur revenu n'est pas suffisant. Par ailleurs, ce que proposent ici les libéraux est inférieur à ce qu'ils ont promis dans leur programme électoral.
Nous sommes aussi déçus que les libéraux n'aient pas profité du budget pour régler le problème que nous avons relevé en ce qui concerne la bonification du Régime de pensions du Canada. Ils auraient ainsi aidé les femmes et les personnes handicapées au lieu de les pénaliser.
Encore une fois, les enfants autochtones sont laissés pour compte. Le budget ne prévoit que 155 millions de dollars pour que le gouvernement se conforme aux ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne. Le gouvernement trahit carrément ses promesses en ne leur consacrant pas expressément des fonds dans le budget.
Enfin, bien des Canadiens tirent le diable par la queue à cause de leur emploi précaire ou à temps partiel, de la hausse du coût de la vie et de l'endettement qui atteint des sommets. Ils espéraient que le budget les aide tous à s'en sortir. Le budget contient plutôt énormément de dépenses publiques qui n'amélioreront pas du tout le sort, dès maintenant, de M. et Mme Tout-le-monde.
Je presse le gouvernement de se raviser, de se montrer plus généreux et de faire en sorte que le budget concorde davantage avec les promesses électorales des libéraux.
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Lib. (ON)
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2017-04-04 16:45 [p.10161]
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Bourassa.
Je suis honoré de prendre la parole à la Chambre pour parler du budget de 2017 et de ses incidences possibles dans ma circonscription, Richmond Hill. Le budget fédéral de cette année suit les traces du budget de 2016 et se veut une feuille de route vers la prospérité individuelle pour les Canadiens et le succès économique pour le Canada. Il prévoit des dispositions détaillées qui démontrent que le gouvernement libéral a écouté les Canadiens et qu'il prend des mesures pour faire les investissements nécessaires pour assurer à l'ensemble des Canadiens des chances réelles et égales d'améliorer leur vie.
Je vais me concentrer aujourd'hui sur quatre domaines clés du budget de 2017. Premièrement, je vais souligner les nouvelles occasions qu'il offre aux Canadiens, y compris aux jeunes, de renforcer leurs compétences existantes et d'en développer de nouvelles pour créer une main-d'oeuvre compétente pour l'avenir, tout en répondant aux besoins des aînés pour leur permettre une meilleure qualité de vie.
Deuxièmement, j'expliquerai comment il encourage l'innovation commerciale et le progrès économique du Canada.
Troisièmement, je discuterai du soutien fourni en infrastructures pour moderniser et rendre résilients les quartiers canadiens.
Enfin, quatrièmement, je décrirai comment le budget de 2017 prévoit davantage de soins à domicile, de services de santé mentale, de services de garde et de logements abordables améliorés à ceux qui en ont le plus besoin.
Grâce à ce budget, le gouvernement libéral maintient sa promesse en matière de progrès qui bénéficiera à l'ensemble des Canadiens. En ce qui a trait aux jeunes, aux aînés et aux compétences numériques, le gouvernement prévoit 50 millions de dollars sur deux ans pour mettre sur pied un programme qui permettra à des formateurs d'enseigner les compétences numériques à des élèves de la maternelle à la 12e année. Il s'agit d'une excellente nouvelle, surtout en raison de la vitesse à laquelle notre économie évolue. Mon collègue, qui a pris la parole avant moi, a parlé de cette évolution. Cette mesure aidera les personnes dès un jeune âge à acquérir les compétences dont elles auront besoin pour les emplois de l'avenir.
Les personnes âgées pourront également profiter de formations liées aux compétences numériques puisque le budget de 2017 consacrera 29,5 millions de dollars sur cinq ans à l'élaboration d'un nouveau programme d'échange axé sur la littératie numérique, qui permettra aux organismes à but non lucratif de mettre sur pied des initiatives ayant pour objectif d'enseigner les compétences numériques de base, en mettant l'accent sur les personnes qui pourront bénéficier de l'acquisition de ces compétences.
Comme on peut le lire dans la stratégie de développement économique de 2016 de la Ville de Richmond Hill, les jeunes de 24 ans et moins représentent 32 % de la population. Les personnes âgées de plus de 70 ans représentent, quant à elles, 8 % de la population. Ensemble, ces deux groupes de personnes forment 40 % de la population totale de la ville de Richmond Hill. Par conséquent, 40 % de la population de Richmond Hill pourrait profiter du financement fédéral prévu dans le budget de 2017 pour la formation liée aux compétences numériques.
En ce qui concerne l’innovation des entreprises au Canada, l’attribution de fonds pour encourager cette innovation est un autre aspect du budget du 2017 qui aidera beaucoup Richmond Hill. Dans ce budget, le gouvernement prévoit une enveloppe de 950 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2017-2018, pour aider un certain nombre de supergrappes d’innovation dirigées par des entreprises qui ont le plus de potentiel pour accélérer la croissance économique. Le gouvernement ouvre la voie en investissant dans les supergrappes et en proposant le Fonds stratégique pour l’innovation, le FSI, qui bénéficiera d'un financement de 1,26 milliard de dollars sur cinq ans, pour consolider et simplifier les programmes d’innovation commerciale, y compris l’Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense, le Programme de démonstration des technologies et le Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile, qui reçoit 200 millions de dollars de plus en nouveau financement sur trois ans.
Le gouvernement annonce également dans le budget de 2017 une initiative de catalyse du capital de risque, assortie d'une enveloppe de 400 millions de dollars sur trois ans pour du capital-risque mis à la disposition de jeunes entreprises établies se trouvant à un stade plus avancé et disposant de revenus pour élargir leurs activités. Le budget de 2017 reconnaît un besoin identifiable dans notre économie et c’est une bonne chose pour les entreprises.
Voilà un bel exemple du leadership créatif dont fait preuve le gouvernement dans le budget de 2017 pour les Canadiens.
En ce qui a trait aux infrastructures, le budget de 2017 prévoit des fonds pour la modernisation et la résilience de nos quartiers et de nos collectivités. Il investit beaucoup dans des projets de transport en commun qui raccourciront la durée des trajets, réduiront la pollution atmosphérique et permettront aux Canadiens de passer plus de temps en famille, grâce à un investissement de 20,1 milliards de dollars sur 11 ans alloué aux provinces et aux réseaux de transport en commun au prorata du nombre d’usagers et de la population.
Je suis certain que Richmond Hill et le York Region Transit recevront leur juste part de ces fonds pour financer des priorités locales, comme une ligne de métro allant de la station Finch au prolongement de la route 7 pour Richmond Hill. Cela aidera une bonne partie de ma circonscription qui profitera du prolongement de la ligne de métro.
Je vais maintenant parler des investissements prévus dans le budget de 2017 pour les soins de santé, les soins à domicile, la garde d’enfants et le logement abordable pour les Canadiens qui en ont le plus besoin. Je pense exprimer le point de vue de tous mes collègues à la Chambre en disant que le système de santé public et universel du Canada est une source de fierté nationale. Il constitue aussi une base essentielle pour une nation juste, forte et prospère.
À ce jour, le gouvernement fédéral a conclu de nouveaux accords de financement en matière de santé avec 12 provinces et territoires qui ont accepté leur part des 11 milliards de dollars sur 10 ans pour fournir de meilleurs soins de santé à tous les Canadiens et aussi financer les soins à domicile et un soutien en santé mentale. Sur ce total, 1,9 milliard iront à des initiatives de soutien en santé mentale en Ontario. L’amélioration des services de santé mentale a une incidence directe sur la circonscription de Richmond Hill, car elle apporte une aide là où elle est assurément nécessaire. De plus, 2,3 milliards de dollars seront consacrés à l’amélioration des soins à domicile en Ontario, y compris pour répondre aux besoins critiques en matière d'infrastructures pour les soins à domicile.
Je sais que ces fonds aideront à abattre des obstacles qui empêchent des personnes, des familles et des collectivités comme la mienne de recevoir de meilleurs soins et de réaliser leur plein potentiel.
De plus, le budget prévoit 3,2 milliards de dollars pour les provinces et territoires pour un partenariat fédéral-provincial en faveur du logement abordable. Cela aidera les personnes âgées, les personnes handicapées et d’autres personnes qui ont besoin de modifications à leur logement pour faciliter l’accessibilité. Elles pourront vivre de façon autonome. De plus, 5 milliards de dollars seront investis sur les 11 prochaines années dans un nouveau fonds national pour le logement afin de remédier à des problèmes de logement importants auxquels sont confrontés les membres les plus vulnérables de la société.
Par ailleurs, le gouvernement propose d’affecter 7 milliards de dollars sur 10 ans au financement et à la création dans tout le pays de places abordables et de qualité en garderie. Je sais que ce financement aidera bon nombre de personnes et de familles de ma circonscription, car il leur permettra de trouver plus facilement des endroits sûrs, adéquats et abordables où habiter, dotés de garderies abordables et de qualité.
Le budget de 2017 accorde la priorité aux Canadiens. Il leur apporte l’aide dont ils ont besoin. C’est une étape essentielle pour faire renouer la classe moyenne avec la prospérité. Il offre aux jeunes et aux personnes âgées de nouvelles possibilités en leur permettant d’acquérir les connaissances dont ils ont besoin. Le budget de 2017 encourage la création d’emplois, l’entrepreneuriat et l’innovation en entreprise. Il fournit aussi une aide cruciale pour l’infrastructure. Il favorise l'amélioration des soins à domicile, du soutien en santé mentale, des services de garde et du logement abordable pour tous les Canadiens.
Je suis fier de défendre le budget de 2017. C’est le bon plan de route pour notre pays; ce sont les mesures que le gouvernement met en place pour que la classe moyenne renoue avec la prospérité.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je me lève au nom de notre caucus conservateur et de tous les Canadiens qui se préoccupent du fait que leurs dollars d'impôt ne sont pas respectés pour commenter le budget libéral.
J'ai beaucoup voyagé dans ce pays et j'ai vu combien les politiques destructrices d'emplois du premier ministre nuisent aux familles et aux entreprises.
C’est un plaisir de prendre la parole au nom de notre caucus conservateur, et de tous les Canadiens qui se préoccupent du fait que leurs dollars d’impôt ne sont pas respectés, pour commenter le budget libéral. En tant que conservateurs et en tant qu'opposition officielle, nous sommes fiers d'être la voix des contribuables.
Monsieur le Président, j’ai beaucoup voyagé dans ce pays, et j’ai vu combien les politiques destructrices d’emplois du premier ministre nuisent aux familles et aux entreprises. À Medicine Hat, je me suis rendue dans une serre, et les responsables m'ont dit qu'ils sont sur le point de dépenser des centaines de milliers de dollars, 750 000 $ pour être exact, afin de tenir compte de la nouvelle taxe sur le carbone, à 50 $ la tonne, qui a été instaurée par le premier ministre.
Sur la côte Est, j'ai rencontré des familles qui ont de plus en plus de difficulté à épargner depuis que le gouvernement a augmenté les coûts des manuels scolaires et des programmes parascolaires pour leurs enfants. Le premier ministre aime dire qu'il veut simplifier le régime fiscal, mais il oublie que tous les crédits d'impôt qu'il enlève aux familles rendaient la vie plus abordable. La vérité, c'est que les Canadiens ordinaires ont l'impression d'être pressurés comme des citrons par le premier ministre.
Il a promis bien des choses pendant la campagne électorale. Il a pris beaucoup d'engagements, mais on a maintenant l'impression que ce n'était que de beaux discours. Il a dépensé beaucoup d'argent et a fait payer beaucoup de taxes aux Canadiens, et qu'est-ce que cela a donné? Le premier ministre en est maintenant à son deuxième budget, et il continue de s'accrocher à cette idée des libéraux qu'il faut multiplier les impôts et les dépenses, parce qu'il n'arrive pas à comprendre ce que traversent les Canadiens ordinaires à l'heure actuelle.
Les Canadiens avaient besoin d'un peu de répit. Ils espéraient que le budget leur offrirait ce répit, mais ce n'est pas le cas. Les députés de ce côté-ci de la Chambre ne sont pas surpris. Après tout, il s'agit du même gouvernement qui, en six mois, a rompu sa promesse de réduire les impôts pour les petites entreprises, sa promesse de limiter le déficit à 10 milliards de dollars et sa promesse d'équilibrer le budget.
Ces fausses promesses sont la preuve, pour les Canadiens, que le premier ministre ne comprend pas les défis auxquels les familles et les travailleurs sont confrontés tous les jours.
Les Canadiens ne veulent pas de promesses plus grandes et plus tape-à-l'oeil qui coûteront des millions de dollars, mais qui ne verront jamais le jour. Ils veulent des solutions sensées aux problèmes les plus pressants.
Quels sont les problèmes les plus pressants? La création d'emplois pour les jeunes, le maintien des emplois actuels et la nécessité de laisser aux gens une plus grande part de l'argent qu'ils ont durement gagné. Alors qu'il devrait régler ces problèmes, le premier ministre fait plutôt augmenter le coût de la vie.
Ce matin, j'étais à une rencontre à laquelle participaient beaucoup de chefs de petite entreprise. L'un d'entre eux m'a dit qu'il travaillait 15 heures par jour, sept jours par semaine, et que dans le budget, le premier ministre annonce qu'il va cibler les petites entreprises parce qu'il les soupçonne de servir d'abris fiscaux. Cet homme achète de l'équipement, il donne de l'emploi à une autre personne et fait croître son entreprise, mais le premier ministre croit qu'il cherche juste à éviter de payer de l'impôt.
Voilà l'attitude qu'a le premier ministre à l'égard des chefs de petite entreprise. Le budget de cette année n'est que la suite du budget de l'an dernier, qui découlait de son plan mesquin. L'an dernier, il avait supprimé les crédits d'impôt pour études et pour manuels, ce qui a privé les familles d'une somme pouvant aller jusqu'à 600 $ par étudiant. Le premier ministre a rendu les programmes parascolaires moins abordables, à raison de quelques centaines de dollars de plus. Pour une famille normale, quelques centaines de dollars, c'est beaucoup d'argent. La déduction des frais d'inscription onéreux à un camp de hockey ou de soccer, à un cours d'art ou de piano change beaucoup de choses pour une famille. Ces crédits d'impôt ont disparu.
Le premier ministre fonce tête baissée avec son plan d'augmentation du fardeau fiscal des petites entreprises. Il s'est débarrassé du crédit d'impôt à l'embauche pour les petites entreprises. Pourtant, ces entreprises en arrachent et veulent embaucher plus de gens.
Il faut leur procurer ces incitatifs. Pourquoi supprime-t-il une mesure qui encourage l'embauche au pays? Cette année, les libéraux financent leur programme sur les dos des petites entreprises en augmentant les cotisations d'assurance-emploi et les cotisations au Régime de pensions du Canada.
Ils haussent les impôts des utilisateurs de transport en commun. Ça alors! Supposons qu'une personne prend l'autobus pour se rendre chaque jour au travail ou à l'école et aime prendre une bière en fin de journée. Vous savez quoi? Cela est taxé aussi. Même notre sortie du samedi soir n'échappe pas aux taxes des libéraux. En effet, ceux d'entre nous qui font appel au service Uber pour aller prendre un verre au pub avec des amis devront payer une taxe sur tout, y compris le trajet en voiture, la bière et le vin. Pourquoi? Parce que les libéraux en sont réduits à gratter les fonds de tiroirs pour financer encore plus de dépenses publiques.
Bref, ils haussent le coût des activités quotidiennes des Canadiens ordinaires. Qu'est-ce que cela donne, concrètement? Les libéraux nous avaient promis une croissance plus forte. Devinez quoi? Il n'y en a même pas.
Bien qu'il arrache le maximum d'argent des contribuables, le budget ne prévoit rien de nouveau pour les militaires canadiens, ces hommes et ces femmes qui veillent à notre sécurité. De toute évidence, le premier ministre ne comprend rien. En l'observant, force est de conclure qu'il n'a aucune idée de ce que vivent les gens ordinaires.
Ce budget montre que le premier ministre est déconnecté des besoins des travailleurs. Toutes les familles au pays diront qu'elles ont peur de perdre leur travail. Tous les étudiants diront que leur plus grande préoccupation est de trouver un travail quand ils auront leur diplôme, un travail assez bien payé pour qu'ils puissent rembourser leurs prêts étudiants et peut-être acheter une voiture un jour. Ils auront raison de s'inquiéter parce que les salaires n'augmentent pas et les emplois offerts proposent moins d'heures de travail, ce qui veut dire moins d'argent dans leurs poches.
Le budget démontre que le premier ministre ignore tout des besoins des travailleurs parce que toutes les familles au pays nous diront qu'elles craignent de perdre leur emploi. Quant aux étudiants, leur principale inquiétude est de ne pas trouver du travail quand ils obtiendront finalement leur diplôme, un emploi assez bien rémunéré pour pouvoir acheter une voiture un jour, obtenir un prêt automobile, acheter une maison ou un condo, et rembourser leur prêt d'études. Ils ont raison de s'inquiéter parce que les salaires n'augmentent pas et que les emplois offerts proposent moins d'heures de travail, ce qui veut dire moins d'argent dans leurs poches.
Le premier ministre tente très fort d'épater la galerie, mais rappelons-nous ce qui s'est passé lors de la campagne électorale. Il avait promis de ne pas alourdir le fardeau fiscal, mais c'est ce qu'il a fait. Il avait promis d'équilibrer le budget, mais il n'a pas tenu cette promesse. Il avait aussi promis de consacrer 10 milliards de dollars aux infrastructures — ce que la plupart des gens associent aux routes et aux ponts —, mais il ne l'a pas fait. Quel est le résultat de ces promesses? Une réduction de la croissance. Nous n'observons pas le croissance promise. Alors, à quoi servent toutes ces dépenses?
L'administration américaine en place cherche à attirer tous les emplois aux États-Unis. Le temps presse pour que nous agissions. Le budget est passé à côté d'importantes occasions de protéger l'économie canadienne contre les politiques de l'administration Trump. C'est ce que nous attendions tous. Nous espérions qu'il rajusterait la situation. C'est une réelle menace pour notre économie. Ce pays est à la fois notre principal concurrent et notre principal client. Il y a beaucoup en jeu. Il se peut qu'il y ait un ajustement des taxes aux frontières. Il se peut que des changements soient apportés à l'ALENA. Il avait l'occasion de changer de direction, mais il n'en a pas profité.
Il faut réduire les impôts et les formalités administratives. C'est la meilleure façon que l'on a de demeurer concurrentiels. Or, au lieu de proposer des solutions concurrentielles, le premier ministre a proposé — et cela ne nous surprend pas — que l'on dépense davantage. En ce qui concerne ses programmes aux descriptions embellies... Comment dire? Ce sont des programmes qui ne touchent pas la vaste majorité des Canadiens, qui ne profiteront jamais de ce genre de programmes, même si le premier ministre pense qu'ils sont merveilleux. Les personnes qui attendent le plus que le gouvernement fasse attention à elles sont celles qui devront faire face à une vive concurrence de la part des États-Unis, où les coûts et les impôts sont moindres.
Si les libéraux pensent que des personnes ont un emploi suffisamment en vogue pour faire une bonne séance de photos après le budget, le premier ministre se présentera peut-être à leur lieu de travail. Il y a de bonnes chances qu'elles puissent prendre une photo avec lui. Quelle chance! Si elles ont un accélérateur de capital de risque pour supergrappes, alors elles ont de la chance, car le présent budget est conçu pour elles. Malheureusement, je ne crois pas que ces supergrappes soient nombreuses à Portage—Lisgar. Un jour peut-être.
La vérité, c'est que les diplômés ont du mal à rembourser leurs dettes, et encore plus à épargner. Ils se demandent ce que le budget a à leur offrir. La réponse est bien peu. Le budget prévoit peu pour aider les travailleurs des plateformes de forage, les exploitants de fermes familiales, les camionneurs ou les coiffeuses. Ces emplois ne sont pas suffisamment dernier cri pour le premier ministre actuel, et le budget ne prévoit rien pour les aider. Je regrette d'annoncer à ces gens, et il n'y a rien de drôle là-dedans, que ces emplois ne sont pas les favoris des libéraux. Les libéraux ont des chouchous, au détriment du reste de la population active. Le reste de la population, des familles et des entreprises au pays en paient le prix.
Or ces programmes qui valent des milliards de dollars ne sont pas vraiment faits pour les travailleurs canadiens moyens. Les familles et les entreprises attendaient ce budget pour avoir un signe que le premier ministre a fait son travail et a conçu un plan et qu'il fera autre chose que son approche de l'impôt et des dépenses irréfléchies.
Mais ces programmes de milliards de dollars ne sont pas vraiment pour les travailleurs canadiens moyens. Les familles et les entreprises attendaient ce budget pour voir un signe que le premier ministre a fait son travail, a conçu un plan, et va faire autre chose que son approche d'impôts et de dépenses irréfléchis. Malheureusement, l'inverse s'est produit. Le budget ne présente aucun plan financier. Un économiste l'a signalé hier. À quand remonte le dernier budget qui ne comportait aucun plan financier? Il n' y a même pas de plan pour rétablir l'équilibre budgétaire. Personne n'a la moindre idée des coûts associés à tout cela. Il n'y a aucun exercice comptable pour les programmes et les emplois qu'ils vont créer. Il n'y a également aucune évaluation des coûts, ou de la part du PIB en lien avec ces programmes. Les libéraux n'ont pas fait leur travail.
Même si le premier ministre a promis de rétablir l'équilibre budgétaire, il a avoué hier n'avoir aucune intention de rétablir cet équilibre. Le premier ministre a non seulement trahi la promesse solennelle, formulée pendant la campagne, de ne dépenser que 10 milliards de dollars, mais le déficit prévu pour l'année en cours est de 29 milliards de dollars. D'ailleurs, depuis novembre dernier, en six mois seulement, le premier ministre a flambé 13 milliards de dollars additionnels. L'argent des contribuables s'est volatilisé dans un trou noir de séances de photos et de voyages à l'étranger, lesquels n'ont nullement contribué à la croissance. Je me reprends. Il y a eu croissance. Les députés savent-ils où cette croissance a eu lieu? Dans la taille du gouvernement. Hier, on a fait remarquer que c'est une croissance sans précédent dans les temps modernes. C'est de cette façon qu'on la qualifie. La taille du gouvernement a connu une croissance de 12 %. Lorsque les contribuables voient ces chiffres, ils peuvent bien se demander ce qui se passe. Ce n'est pas du tout cela qu'on leur avait promis lorsque le premier ministre a été élu.
Le budget nous confirme également que le plan d'infrastructure du premier ministre n'avance pas comme prévu. C'est écrit noir sur blanc. Seule une très petite partie du milliard de dollars affecté a vraiment servi pour les routes, les autoroutes et les ports. L'idée semblait bonne: lançons des travaux, donnons de l'emploi aux gens. C'est ce à quoi les Canadiens s'attendaient lorsque le premier ministre a dit qu'il dépenserait en infrastructures, mais ce n'est pas ce qui est arrivé. Au contraire, le secteur de la construction a connu une baisse de 3,3 %. L'argent ne se rend pas et les projets ne se concrétisent pas sur le terrain. C'est donc dire qu'aucun emploi n'a été créé dans le secteur de la construction.
Pire encore, le premier ministre ne rejette pas l'idée de vendre les aéroports canadiens au rabais pour financer un plan d'infrastructure qui, comme le révèle le budget, est toujours vague et incomplet après deux ans. Soyons clairs, le premier ministre envisage toujours la vente au rabais des aéroports du Canada pour financer la Banque de l'infrastructure, une aventure de 40 milliards de dollars menée à l'aveuglette. Ne l'oublions pas, la Banque de l'infrastructure n'a jamais été mentionnée lors de la campagne électorale; ce n'était pas une promesse du premier ministre. Mais, quelle surprise, ce sont encore les Canadiens qui payeront la note.
Un autre aspect très préoccupant du budget est la notion qu'il cible les propriétaires de petites entreprises. Le budget envoie un coup de semonce très inquiétant pour les propriétaires de petites entreprises. S'il s'agit de professionnels comme des comptables, des médecins, des dentistes, des avocats, des physiothérapeutes, des chiropraticiens, et j'en passe, qui travaillent fort dans les collectivités, servent leur collectivité et sont des propriétaires de petites entreprises, le premier ministre pense qu'ils gèrent leurs fonds de façon à en cacher au gouvernement et va s'attaquer à eux. C'est ce qu'il a fait dans le budget. De plus, il les avertit dans le budget qu'il prévoit leur réclamer encore plus d'argent.
Nous savons que les libéraux font la vie dure aux agriculteurs. Ils font même la vie dure aux propriétaires de terrains de camping, qui sont des propriétaires de petites entreprises. En fait, ils font la vie dure à tous les propriétaires de petites entreprises, car le premier ministre pense, comme il l'a dit pendant la campagne électorale, que les petites entreprises représentent un moyen de mettre de l'argent à l'abri et que leurs propriétaires fraudent en quelque sorte le système.
Je pense à l'homme avec qui j'ai parlé ce matin qui travaille 15 heures par jour, sept jours par semaine. C'est ce que font les propriétaires de petites entreprises. Ils prennent un risque pour devenir des propriétaires de petites entreprises. Nous devrions les remercier du risque qu'ils courent.
Ils ne vivent pas aux crochets du gouvernement et des contribuables. Ils ont pris un risque et investi leur argent durement gagné pour créer des emplois et investir dans la communauté. Beaucoup d'entre eux aident la communauté en faisant des dons de bienfaisance et en effectuant du travail communautaire. Les propriétaires de petites entreprises constituent l'épine dorsale de l'économie et ils sont ciblés par le gouvernement. Quelles sont les priorités du gouvernement?
Les conservateurs du Canada sont ici pour être la voix des contribuables. Les contribuables sont de simples citoyens; ils sont les mères et les pères, les travailleurs et les propriétaires des petites entreprises, les aînés et les étudiants. Tous sont touchés par les hausses d'impôt dues aux dépenses irréfléchies des libéraux. Les conservateurs du Canada vont se battre sans relâche pour laisser plus d'argent dans les portefeuilles de chacun. Or ce premier ministre ne comprend pas cela.
Je terminerai en disant que les conservateurs du Canada sont ici pour être la voix des contribuables. Ils sont de simples citoyens, des mères et des pères, des travailleurs et des propriétaires de petites entreprises, des aînés et des étudiants. Tous sont touchés par les hausses d'impôt dues aux dépenses irréfléchies des libéraux, et les conservateurs du Canada vont se battre sans relâche pour laisser plus d'argent dans les poches des contribuables.
Pourquoi? Je repense à l'homme à qui j'ai parlé ce matin et à bien d'autres personnes que j'ai rencontrées dans tout le pays. Ces personnes se lèvent tôt, travaillent fort et pendant de longues heures, et prennent beaucoup de temps à faire la navette. Elles font des sacrifices pour leur famille. Le premier ministre ne semble pas le comprendre.
On sait qu'une gouvernance responsable aujourd'hui rendra les décisions de demain beaucoup moins difficiles à prendre. Le moment est maintenant venu pour que le premier ministre prenne les choses au sérieux. La concurrence en provenance de notre voisin du Sud est sur le point de s'intensifier, puisqu'il réduit radicalement l'impôt et les tracasseries administratives afin de stimuler la croissance de l'emploi et d'attirer les investissements des entreprises de son côté de la frontière.
Pour la deuxième fois, les Canadiens espéraient voir un plan dans le budget du premier ministre et, malheureusement, ils n'ont pas obtenu satisfaction.
Sur ce, je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
la Chambre n’approuve pas la politique budgétaire du gouvernement, car elle: a) inclut un déficit supplémentaire d’au moins 29 milliards de dollars; b) ne contient pas de plan pour rétablir l’équilibre budgétaire; c) soutire tout ce qu’elle peut aux Canadiens en haussant les taxes sur les transports en commun, Uber et le covoiturage, la bière et le vin, les médicaments donnés, les frais de garde d’enfants et celles imposées aux propriétaires de petites entreprises; d) elle est la preuve que le plan économique du gouvernement n’a pas permis de créer les emplois promis.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Monsieur le Président, je suppose que la chef de l'opposition officielle conviendra avec nous que ce budget profite plutôt aux membres du Rideau Club et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie.
C'est malheureusement, encore une fois, un budget libéral de promesses rompues. Les libéraux avaient voté en faveur de la motion qui visait à mettre fin à la pauvreté chez les enfants autochtones. Le Tribunal canadien des droits de la personne les intime de verser 155 millions de dollars: il n'y a rien à ce sujet. Ils avaient promis de mettre fin à la déduction sur les crédits pour les options d'achat pour les PDG: il n'y a rien à ce sujet. Ils avaient promis de baisser le taux d'imposition des petites et moyennes entreprises: il n'y a rien à ce sujet. Toutefois, il y a des surprises. Il y a de mauvaises surprises pour les familles et les gens de la classe moyenne. Par exemple, le crédit d'impôt qui pouvait donner 150 $ à 200 $ par année aux gens qui prennent l'autobus le matin pour aller au travail disparaît.
J'aimerais entendre la chef de l'opposition officielle sur ce qu'elle pense de cette mesure libérale qui va faire mal aux familles partout au Canada.
Voir le profil de Rona Ambrose
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis d'accord avec le député pour dire que le budget n'est pas conçu pour les gens ordinaires qui travaillent. J'adore ce qu'il a dit au sujet des élites et des amis du Parti libéral. C'est pour eux que le budget est conçu.
Le député a parlé des abonnements de transport en commun. Le gouvernement a pris une décision mesquine. Pourquoi les libéraux veulent-ils enlever ce crédit d'impôt aux gens qui se rendent à l'école en autobus tous les jours? L'argent qui leur revenait leur permettait de payer leur abonnement pour prendre l'autobus pendant presque deux mois. Des personnes âgées bénéficiaient de ce crédit, ainsi que des étudiants. Des Canadiens à faible revenu en bénéficiaient.
Ce budget n'est pas conçu pour les gens ordinaires qui travaillent, et ce n'est pas uniquement parce qu'il n'aide plus les usagers du transport en commun à se rendre au travail et à en revenir. C'est aussi parce qu'il laisse tomber ceux qui travaillent 15 heures par jour dans l'espoir de posséder un jour leur petite entreprise. Ils sont prêts à prendre un risque pour obtenir un retour sur leur investissement. Comment pouvons-nous les encourager à prendre ce risque? En leur permettant de croire que leurs efforts seront récompensés et qu'ils ne travailleront pas 15 heures par jour en vain, mais parviendront à bâtir leur entreprise, à embaucher des gens et à conserver une partie de leur argent. Quelle perspective formidable pour eux et pour leur collectivité! Mais au lieu de cela, que sommes-nous en train de faire? Nous les traitons comme des fraudeurs qui ne paient pas leurs impôts. Voilà ce que fait ce budget. Nous sommes en train de nous en prendre aux propriétaires de petite entreprise.
Ce sont tantôt des propriétaires de terrain de camping, tantôt des gens qui exploitent une ferme familiale ou un autre genre de petite entreprise. C'est ridicule. Il faut arrêter de les traiter ainsi.
Nous sommes la voix des contribuables. Nous avons l'intention de défendre les familles et les petites entreprises.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2017-03-23 13:29 [p.9938]
Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir pour moi de me lever ici à la Chambre, mais évidemment, je suis très déçu.
Je suis très déçu aujourd'hui de prendre la parole à la suite de ce budget qui, malheureusement, perpétue le mauvais chemin qu'a voulu emprunter le gouvernement libéral il y a un an. Le gouvernement a complètement perdu le contrôle des dépenses publiques. Il vit au-dessus de ses moyens, il endette et surendette nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants qui, par malheur, devront payer pour la mauvaise gestion de l'actuel gouvernement.
Ce n'était pas surprenant, il y a trois jours, de voir le ministre des Finances tout heureux et fier, comme le veut la tradition, de pouvoir lancer son budget dans le cadre d'une séance de photos, ce qu'on appelle dans le métier une photo op, entouré de tout plein d'enfants. C'est clair, il était entouré des gens qui vont devoir payer plus tard pour les erreurs aujourd'hui. C'est la signature du deuxième budget de l'actuel ministre des Finances.
Le gouvernement s'est fait élire, rappelons-le de triste mémoire, il y aura bientôt deux ans, sur la base d'un engagement formel: celui de faire des tout petits déficits pendant trois ans pour un maximum de 10 milliards de dollars et de revenir à l'équilibre budgétaire en 2019.
À la base, cet engagement électoral n'était pas bon. Toutefois, nous sommes des démocrates. Nous respectons l'opinion de la population. La population s'est prononcée en octobre 2015 et a élu le parti libéral qui s'était engagé à faire des tout petits déficits. S'ils avaient fait des tout petits déficits, nous n'aurions pas été contents, mais nous aurions au moins respecté les gens qui respectent leur parole.
Or, c'est tout le contraire: quelques mois à peine après leur élection, voilà que ces gens se sont vautrés dans une orgie de dépenses et surtout dans un irrespect de leur engagement électoral de faire des tout petits déficits. Dès la première année, nous avons vu le gouvernement en place faire un déficit, selon les livres, de 23 milliards de dollars.
Ne soyons pas dupes: la réalité, c'est que ce gouvernement s'est servi du coussin financier de 6 milliards de dollars, qu'il s'était donné comme marge de manoeuvre nécessaire pour faire face à des imprévus, non pas pour faire face à des enjeux survenus comme cela dans l'économie, mais pour éponger sa mauvaise gestion. La réalité, c'est que la première année de ce gouvernement se solde avec un déficit de 29 milliards de dollars. C'est trois fois pire que prévu.
Aujourd'hui, le gouvernement dépose un budget dans lequel on prend exactement le même chemin: des déficits, des déficits, des déficits. C'est 28,5 milliards de dollars pour cette année; 27,4 milliards de dollars pour l'année suivante; 23,4 milliards de dollars pour l'année 2019-2020; et 21,7 milliards de dollars et 18,8 milliards de dollars pour les années subséquentes. C'est la signature de ce gouvernement: des dizaines et des dizaines de milliards de dollars en déficit.
L'année où on devait, selon le plan des libéraux, revenir à l'équilibre budgétaire — ce pour quoi des millions de Canadiens ont voté — on va festoyer au Parti libéral avec un déficit de près de 24 milliards de dollars. C'est la signature du gouvernement libéral et c'est pourquoi, pour nous, c'est tout à fait inacceptable.
Quand je dis « nous », je ne parle pas uniquement du Parti conservateur, celui qui a réussi à remettre la maison en ordre, qui a laissé le Canada en bonne situation financière et qui, sous l'égide du très honorable Stephen Harper, avec des ministres chevronnés comme John Flaherty et Joe Oliver, a fait en sorte que le Canada est le pays qui s'est sorti le plus rapidement et de la façon la plus forte et la plus robuste possible de la pire crise économique que ce pays a connu depuis les années 1920.
Nous avons laissé la maison en ordre avec un surplus budgétaire 2,9 milliards de dollars. Quand j'ai soulevé cette réalité, il y a quelques jours à peine, le premier ministre a refusé de répondre à ma question et a crié des bêtises en disant que ce n'était pas vrai. C'est faux. S'il n'est pas capable de reconnaître la vérité, peut-il au moins se fier au directeur parlementaire du budget, qui a conclu, à la suite d'une demande faite par le sénateur Larry Smith, que notre gouvernement avait laissé un surplus budgétaire de 2,9 milliards de dollars. Nous avons fait attention à cela. Nous avons fait attention à l'administration publique.
Doit-on se surprendre de ce manque de vision et d'acuité en matière de responsabilité financière de la part du gouvernement libéral? Monsieur le Président, le 10 octobre dernier, je ne sais pas où vous étiez et pour être honnête, je ne me rappelle pas non plus où j'étais. Par contre je sais que le ministre des Finances, lui, était à son bureau.
Qu'avait-il sur son bureau, le 10 octobre dernier? Il avait un rapport signé par ses propres fonctionnaires qui concluait très clairement, à la page 14, que s'il ne changeait pas d'optique, en 2050, le Canada aurait une dette de 1,5 trillion de dollars — 1 trillion de dollars c'est 1 000 milliards de dollars — et le retour à l'équilibre budgétaire se ferait en 2055. Cela veut dire que les libéraux ont manqué la cible de 36 ans. Pire encore, cela veut dire qu'ils n'ont strictement aucun plan pour revenir à l'équilibre budgétaire.
Monsieur le Président, si dans votre vie personnelle, vous avez votre budget et vous faites un déficit, l'un après l'autre, serez-vous conscient qu'un de ces jours quelqu'un va frapper à votre porte pour vous dire qu'il est temps de vous ressaisir? Je sais que vous êtes un homme honorable, mais cela peut quand même arriver à tout le monde.
Comment se fait-il que des gens qui contrôlent un budget de 330 milliards de dollars perdent tous les repères que n'importe quel père ou mère de famille doit avoir? C'est cela qui n'a pas de sens. Pire que cela, le ministre des Finances était tellement fier d'avoir ce document sur son bureau, fait par ses propres fonctionnaires, qui disait que si rien ne changeait, on allait atteindre un déficit nul en 2055, qu'il l'a gardé dans son bureau, caché bien au chaud, pendant 10 semaines.
Je peux dire que moi aussi, si j'avais un rapport aussi accablant à mon endroit, je serais peut-être tenté de le mettre dans un bureau et faire semblant que cela ne n'existe pas. Or le ministre des Finances a la responsabilité première de faire face à la réalité et aux 35 millions de Canadiens qui paient son salaire. C'est la preuve qu'il n'avait peut-être pas la conscience en paix. Quand on se fait élire sur la promesse d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2019 et que, finalement, cela se termine en 2055, en effet, on a difficilement la conscience en paix.
Pire que cela, le gouvernement avait la chance de redresser la situation avec ce budget et il ne l'a pas saisie. Au contraire, il a continué sur le mauvais chemin, le chemin des déficits, le chemin de la dette et le chemin de l'endettement de nos enfants et de nos arrière-petits-enfants, qui vont payer pour cette mauvaise gestion.
Le Parti conservateur n'est pas le seul à dire que cela n'a pas de sens. Hier, sur les ondes de RDI, chaîne de Radio-Canada/CBC, René Vézina, un économiste, a dit: « Mais il reste que c'est beaucoup beaucoup beaucoup d'encre rouge. Effectivement, on ne voit plus l'horizon. »
Cela n'a pas de sens, il faut au moins le savoir. Si le ministre nous avait dit que, en effet, on dépense pas mal, mais dans sept, huit ou dix ans, on va retrouver l'équilibre budgétaire. Cela n'aurait pas été une bonne chose, mais au moins on aurait eu un plan de match, une vision et un plan d'action. On aurait su où en s'en allait. Or ce n'est pas le cas. Il n'y a aucune vision concernant l'avenir des finances publiques, zéro. Cela est tout à fait inacceptable.
C'est ce qui fait donc dire à M. Vézina que cela n'a pas de sens. C'est ce qui fait dire aussi à Carl Vallée, porte-parole de la Fédération canadienne des contribuables, que cela n'a pas de sens et que « le fait qu'il n'y a aucune indication d'un retour à l'équilibre budgétaire bientôt est très inquiétant et certainement l'élément le plus décevant de ce budget ».
C'est la réalité et c'est pour cela que nous devons faire attention.
Que dit Michel Girard, économiste et analyste à QMI, LCN et TVA, chez Québecor? Il dit que c'est un budget qui est un grand dépensier, que « la dette fédérale s’accroît à un rythme fou » et que nous sommes chanceux d'avoir actuellement des taux d'intérêt bas. Or, tôt ou tard, les taux d'intérêts risquent d'augmenter et chaque augmentation représente 6 milliards à 7 milliards de dollars de plus pour chaque point d'augmentation.
François Pouliot, du journal Les Affaires, écrit que « [l]e but de tout gouvernement devrait être de mettre à l'abri sa cote de crédit pour l'avenir, et surtout de préparer de meilleures assises financières pour la génération qui vient ».
C'est exactement le contraire de ce que fait le gouvernement. Cela n'a donc pas de sens. C'est donc une complète perte de contrôle concernant les dépenses publiques.
D'autres éléments nous inquiètent, et ce sont les augmentations de taxes qui seront imposées aux contribuables, ainsi que l'abolition de certains crédits d'impôt que notre gouvernement avait mis en avant. Tout d'abord, voilà que le gouvernement a décidé d'inventer la taxe du vendredi et du samedi soir. En effet, le gouvernement vient maintenant d'imposer une nouvelle taxe supplémentaire sur l'alcool, le tabac et des choses semblables. Alors le travailleur canadien qui travaille fort toute la semaine, qui voit la moitié de sa paie passer en taxes et impôt et qui, le vendredi soir, avec ses amis, veut prendre une bonne bière, voilà qu'il aura une taxe supplémentaire à payer grâce à ce bon gouvernement.
Le samedi soir, le père ou la mère de famille qui travaille fort, qui a le goût d'avoir un bon souper avec son époux ou son épouse, qui va s'acheter une bonne bouteille de vin, va maintenant la payer plus cher grâce à ce gouvernement-là. C'est à cause de la taxe du vendredi et du samedi soir que vient d'imposer l'actuel gouvernement. D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dit, c'est un économiste; je ne viens pas d'inventer cette figure de style.
À partir du moment où on augmente les taxes, les hausses de taxe sur l'alcool et le tabac ne sont pas de bonnes choses. D'ailleurs, selon la Fédération canadienne des contribuables, c'est une grosse hausse de taxe pour les consommateurs. C'est la manière de faire du gouvernement de gruger un peu d'argent dans les poches de ceux qui, de toute façon, vont consommer ces biens qui sont tout à fait légaux.
Il faut faire donc très attention quand on fait cela.
Par ailleurs, il y a des dizaines de crédits d'impôts. Il y a deux jours, si on m'avait dit ce que je m'apprête à dire, j'aurais dit que cela n'était pas possible, puisqu'il s'agissait des libéraux. Or voilà que les libéraux attaquent directement les usagers du transport en commun. Qui l'eut cru?
Ce gouvernement, qui n'a de cesse de dire qu'il est pour l'environnement, qu'il est écologiste —  contrairement aux gros méchants conservateurs qui n'aiment pas cela —, qu'il prend à coeur cela, qu'il incite les gens à prendre le transport en commun plutôt que l'automobile, a même dit des insanités concernant l'industrie du pétrole, mais cela est une autre chose. Le voilà qui abolit le crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun, ce crédit d'impôt établi par le gouvernement conservateur.
Qui l'eut cru? Une politique verte des conservateurs abattue par les libéraux, c'est cela la réalité. Cela n'a aucun bon sens.
Qui attaque-t-on en abolissant cela? On attaque l'étudiant qui n'a pas de sou, qui doit économiser. On attaque les personnes âgées, on attaque nos citoyens qui n'ont pas le moyen d'avoir une automobile. On attaque le travailleur à modeste revenu. On attaque la personne qui veut s'en sortir, qui a une conscience écologique, qui est pour l'environnement, qui ne veut surtout pas laisser une mauvaise empreinte écologique sur la terre, qui prend le transport en commun plutôt que l'automobile. C'est cette personne-là que le gouvernement libéral attaque. C'est cette personne-là que le gouvernement conservateur protégeait. C'était bien modeste, mais c'était le bon élément qui devait être mis en avant.
Encore là, ce n'est pas juste nous, les gros méchants conservateurs, qui disons cela. Qui a dit cela? C'est l'ami Denis Coderre, maire de Montréal, ancien député et ministre libéral. Denis Coderre condamne le gouvernement libéral. Je sens du scepticisme de la part des gens de l'autre côté. Permettez-moi de citer un article de Boris Proulx, mis à jour le 22 mars 2017 à 18 h 15 pour être précis: «  [Denis Coderre] se déçoit par contre de l'abolition du crédit d'impôt sur l'abonnement au transport en commun. Il perçoit cette mesure comme une contradiction du gouvernement Trudeau. »
C'est Denis Coderre, ancien ministre, ancien député libéral, ici même, grand ami de l'actuel premier ministre, député de Papineau comme chacun le sait. « Comment peut-on d’un côté financer des méga-projets de transport collectif et, de l’autre côté, cesser d’encourager les Canadiens à les utiliser » demande le maire.
Je pose la question à mes amis du parti ministériel. S'ils ne veulent pas me répondre, qu'ils ne me répondent pas, mais au moins qu'ils répondent à leur ami Denis Coderre qui s'interroge sur leur contradiction tout à fait inacceptable.
C'est la même chose pour les usagers du transport collectif qui ne comprennent pas du tout. Hier, sur les ondes de TVA, on demandait aux gens dans la rue ce qu'ils en pensaient. Ils disaient que cela n'avait pas de bon sens. C'est sûr que cela ne changeait pas la face du monde, mais c'était un petit incitait supplémentaire. Cela donnait un peu d'oxygène, les gens étaient stimulés par rapport à cela. Voilà que les libéraux ont décidé de punir celles et ceux qui utilisent le transport en commun. Cela n'a pas de bon sens.
Je dois reconnaître qu'il y avait aussi d'autres libéraux qui n'étaient pas contents: les libéraux provinciaux du gouvernement provincial du Québec sous l'égide de l'honorable Philippe Couillard, premier ministre libéral du Québec. On sait qu'il n'y a aucun lien entre le Parti libéral provincial et le Parti libéral fédéral, et ce, depuis Jean Lesage en 1965, mais quand même, ce sont des libéraux. Hier, le ministre des Finances et le président du Conseil du trésor ont été « extrêmement déçus ». Ce sont les mots employés par les hauts ministres du gouvernement Couillard qui ont dit hier: « nous sommes extrêmement déçus et préoccupés de l'absence d'un signal clair » dans ce budget. Il n'y a rien dans ce budget sur les demandes du Québec. Pierre Moreau a d'ailleurs interpellé ses homologues fédéraux:
J'aurais bien aimé entendre les membres du caucus du Québec sur les questions qui concernent les infrastructures majeures au Québec.
Alors, j'interpelle de nouveau mes amis ministériels du Québec: où étaient-ils lorsqu'il était temps de défendre le Québec lors des débats tenus au sein du Conseil des ministres? J'ai beaucoup de respect et d'estime pour le député de Louis-Hébert, et il le sait bien. Toutefois, le président du Conseil du trésor du Québec, l'honorable Pierre Moreau, estime que les 40 députés fédéraux du Québec ont été pour le moins silencieux, modestes et éclipsés lors de la préparation du budget. Je les rappelle donc à l'ordre.
Ce budget est donc une source de déceptions pour bien des gens qui croyaient à ce que le gouvernement pouvait faire. Nous, nous savions très bien que ce gouvernement était sur la mauvaise voie en matière de gestion des fonds publics.
Je vais maintenant me pencher sur la question de l'innovation.
Le gouvernement actuel est très fier de l'innovation. Les libéraux prétendent que le budget est axé sur l'innovation et ils en parlent beaucoup. Le Globe and Mail a indiqué que les libéraux ont employé plus de 250 fois le mot « innovation » dans le budget. L'innovation est au coeur du budget, n'est-ce pas? La réalité, c'est qu'il s'agit de 1 milliard de dollars pour les cinq prochaines années. Ce n'est pas si mal, et nous ne nous y opposons pas, mais avons-nous vraiment affaire à un budget pour l'innovation? Je ne crois pas.
Je tiens aussi à dire quelque chose aux députés. Hier, nous étions assis avec des collègues pour parler de l'innovation. J'ai eu le privilège de m'entretenir avec des personnes absolument formidables qui ont très bien servi notre pays en tant que ministres au cours des 10 dernières années. Parmi ces personnes, il y avait une ancienne ministre assise tout près de moi. Elle a dit « Voilà qu'ils parlent d'innovation, mais  ils ne présentent rien de nouveau. Nous avons proposé les mêmes mesures quelques années plus tôt, quand j'étais ministre. »
L'ancien gouvernement conservateur a déposé un plan intitulé « Bâtir une économie de l'innovation au Canada ». C'est exactement ce que c'était. Nous avions également proposé un plan de la sorte, et nous n'étions pas le premier gouvernement à présenter ce genre d'enjeu puisque chaque gouvernement a l'obligation de se pencher sur la question de l'innovation. Dans les années 1960, 1970, 1980 et 1990, année après année, les gouvernements ont présenté des programmes d'innovation. C'est très bien. Nous l'avons fait et c'est maintenant au tour des libéraux de faire la même chose. D'accord. Est-il juste cependant de dire que c'est une toute nouvelle idée? Pas du tout.
Voilà pourquoi je tiens à préciser au ministre que nous sommes d'accord à certains égards, en particulier à propos de l'innovation, car au Canada, comme dans tout autre pays, le gouvernement doit s'occuper du dossier de l'innovation plutôt que de se contenter d'imiter les autres.
Toutefois, la solution pour aider les entreprises est de réduire les impôts. Le gouvernement actuel ne montre aucune intention de tenir compte de la réalité du gouvernement Trump, qui répète jour après jour qu'il réduira les impôts aux États-Unis. Si nous n'emboîtons pas le pas, les entreprises canadiennes ne seront pas en mesure de répondre adéquatement à notre plus important partenaire et concurrent.
Je veux quand même être bon joueur et reconnaître les bons coups de ce gouvernement, particulièrement ceux qui se trouvent dans ce budget, comme l'aide aux aidants naturels. Il s'agit d'un sujet délicat qui n'appelle aucune partisanerie, et notre gouvernement a fait des investissements. D'ailleurs, lorsque ma collègue de Richmond-Centre était au gouvernement, elle avait proposé de bonnes mesures à ce sujet.
Nous sommes heureux que le gouvernement ait décidé de prendre ces initiatives et de les souder dans un seul programme qui va faire progresser les choses. Bravo! C'est la bonne chose à faire.
Malheureusement, ce gouvernement a manqué une chance historique de redresser la barre. Il avait une occasion en or d'admettre que le plan de match qu'il avait adopté lorsqu'il a pris le pouvoir, il y a un an et demi, n'a pas donné les résultats escomptés. S'il ne redresse pas la barre et ne reprend pas le contrôle des finances publiques, on foncera droit sur un mur et on enverra la facture à nos enfants et nos petits-enfants. Malheureusement, ce gouvernement a failli à la tâche.
Le gouvernement avait une occasion en or d'annoncer son intention de reprendre le contrôle des dépenses publiques. Malheureusement, il ne l'a pas saisie. Il a simplement créé une autre usine à déficits. Voilà pourquoi nous demandons à tous les députés de rejeter ce mauvais budget.
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