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Lib. (QC)
Les députés remarqueront qu'un député libéral a posé une question à laquelle il sait que je ne peux pas répondre puisque je n'en ai pas les compétences. En ces temps de pandémie, tous ceux et celles qui sont appelés à agir rapidement sont tous devenus épidémiologistes amateurs, et j'essaie moi-même de comprendre les chiffres.
Si l'on regarde les comparables, aux États-Unis, on voit que les communautés autochtones sont frappées de 3,5 à 5 fois plus fort en Alaska qu'ailleurs aux États-Unis, où les taux grimpent déjà en flèche. Pendant la première vague, en revanche, les chiffres étaient beaucoup plus bas dans la population autochtone canadienne que dans la population non autochtone. Il n'y a pas de quoi nous reposer sur nos lauriers pour autant. Si l'on tient compte de l'ampleur de la deuxième vague, nous sommes toujours en deçà des moyennes nationales de la population non autochtone, mais ce que nous observons est très, très dangereux. Les tendances sont inquiétantes à bien des égards.
Nous savons que les communautés autochtones font preuve de beaucoup de leadership et qu'elles déploient beaucoup d'efforts, surtout dans les réserves, pour confiner la population; elles prennent la menace très au sérieux. Les Autochtones ont vécu de grandes épidémies dans l'histoire. La tuberculose est non seulement encore présente, mais elle est toujours bien fraîche dans la mémoire des membres des communautés qu'elle a frappées dans un passé récent. Le taux de contamination des Inuits est toujours 300 fois plus élevé que la moyenne nationale et 60 fois plus élevé que les taux qui s'observent chez les Premières Nations. C'est également une maladie pulmonaire, dont les symptômes ressemblent beaucoup à ceux de la COVID et qui a les mêmes comorbidités. L'une des causes en est le surpeuplement des logements. Ces réalités ne disparaissent pas avec la pandémie, et le risque demeure bien présent.
Les chiffres les plus alarmants que je vois actuellement sont ceux des régions urbaines du Manitoba, où les Autochtones affichent des taux d'hospitalisation et d'admission aux soins intensifs plus élevés que les autres. Je trouve cela très inquiétant. Cela nous pousse à la limite de notre capacité d'intervention, à Services autochtones Canada, puisque nous avons la responsabilité d'aider les populations urbaines les plus durement touchées.
Il y a toutefois des bons coups à souligner. Les communautés se sont retroussé les manches. Nous leur avons fourni du financement. Nous apprenons à connaître la COVID au fur et à mesure, mais nous ne sommes pas encore sortis du bois. Il n'y a pas de formule magique pour garder la COVID loin d'une communauté. Dès que les gens baisseront la garde, principalement lors d'événements émotifs comme des funérailles, des mariages et de grands rassemblements sociaux, la COVID frappera et elle frappera fort. Elle touchera les populations autochtones de façon démesurée.
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Lib. (QC)
Nous travaillons avec la NNA, et le grand chef Fiddler en particulier. Nous connaissons les défis auxquels ces communautés sont confrontées. Nous entendrons probablement parler des avis concernant la qualité de l'eau potable. Si l'on regarde un peu les indices de bien-être que surveille Services aux Autochtones Canada grâce au sondage sur le mieux-être, nous savons que ces communautés souffrent d'inégalités disproportionnées. Ce n'est pas exactement pareil dans toutes les communautés, mais c'est la réalité à laquelle nous étions déjà confrontés en amont de cette crise.
Je souligne également la pandémie cachée de troubles de la santé mentale. Il y a des initiatives vraiment formidables dans la NNA pour y faire face, mais si l'on regarde les causes de mortalité dans la région où vivent les membres de cette nation, il y a plus de décès attribuables au suicide qu'à la COVID.
Par conséquent, bien des difficultés demeurent, mais tout commence et se termine par la coopération, tout doit surtout partir des dirigeants locaux, mais aussi des organisations régionales et dans ce cas-ci, comme vous l'avez dit, de la nation elle-même.
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Lib. (QC)
Merci, madame Bérubé.
C'est une autre partie du casse-tête dont j'ai parlé, notamment en ce qui concerne les communautés autochtones « urbaines ». Nous avons fourni des ressources financières à la nation de Gespeg pour répondre à un grand nombre de ses besoins. Qu'il s'agisse des communautés conventionnées, non conventionnées ou urbaines, notre but demeure le même. Toutes les communautés autochtones doivent bénéficier de soins de santé adéquats et de première classe, soins qui leur ont été niés pendant fort longtemps, bien avant la pandémie. Nous essayons de faire ce qu'il faut pour que la COVID-19 n'entre pas dans ces communautés.
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Lib. (QC)
Vous faites allusion de façon implicite à ce qui était mentionné dans le discours du Trône de 2019, à savoir un objectif de 5 %. Si ce n'était pas dans le discours du Trône, c'était dans la lettre de mandat de la ministre Anand. Je dois justement rencontrer Mme Anand et le ministre Duclos dans les jours à venir pour voir comment le gouvernement fédéral peut s'assurer que les entreprises autochtones reçoivent leur juste part de 5 % des contrats d'approvisionnement fédéraux. Ce n'est pas le cas présentement; c'est très inégal. Cela ne concerne pas uniquement le ministère des Services aux Autochtones, mais tous les ministres du Cabinet.
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Lib. (QC)
Nous continuons notre engagement. Aujourd'hui, j'ai parlé avec Natan Obed des besoins particuliers des Inuits, ce qui inclut ceux du Nunavik. Nous préparons une réponse en ressources financières demain pour nous occuper du Nunavut, où il y a une forte éclosion de cas, comme on l'a entendu aux nouvelles. Dans mon discours, j'ai fait mention de 70 cas positifs confirmés, et je crains que ce nombre n'aille en augmentant.
Nous nous engageons à entretenir une relation étroite avec le gouvernement du Québec en vue de fournir les ressources médicales ou financières appropriées au Nunavik ou au gouvernement du territoire du Nunavut.
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Lib. (QC)
J'ai une très bonne collaboration avec les tenants avec les communautés qui ont conclu des arrangements territoriaux. Nous pouvons toujours améliorer notre relation pour simplifier la rétroaction et le déploiement de ressources. J'espère que je ne m'avance pas trop en disant que notre relation est très bonne.
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Lib. (QC)
C'est une question fort pertinente qui concerne l'entièreté du Canada. Le transport aérien en région est un service essentiel. Nous avons déployé plusieurs enveloppes budgétaires à cette fin. Vous avez évoqué le Nunavik. Il faut discuter avec le gouvernement du Québec pour s'assurer qu'il y a du transport aérien continu dans les territoires inuits touchés. Il faut aussi discuter avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador.
Depuis le début de la crise, nous nous assurons qu'il y a du transport aérien continu pour approvisionner les communautés en biens essentiels, particulièrement en matériel médical. Nous voulons assurer la pérennité des petits transporteurs aériens qui sont dans une situation financière précaire. J'ai les chiffres à l'appui, mais je ne les ai pas devant moi.
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Lib. (QC)
Merci, madame Blaney.
Premièrement, j'aimerais saisir l'occasion pour vous féliciter de votre nomination, de même que pour les échanges que vous avez eus récemment avec mon équipe sur le projet de loi C-92, que tous les membres de ce comité ont à cœur, je le sais.
C'est un sujet extrêmement difficile, particulièrement à la lumière des événements du dernier mois, environ, quant au traitement des Autochtones. Si cela a été un choc pour les non-Autochtones, au Canada, ce n'était pas une surprise pour les personnes autochtones, mais plutôt l'expression d'un schéma récurrent dans l'expérience vécue. Les Autochtones sont souvent maltraités et victimes de racisme systémique dans le système de santé.
Vous vous souvenez sans doute que cette mesure avait été annoncée dans le discours du Trône. La COVID n'est venue qu'amplifier ce phénomène, comme tant d'autres.
Pour ce qui est du dépôt d'un projet de loi sur les soins de santé, nous devons d'abord effectuer les consultations de mise auprès des communautés autochtones. J'ai demandé à mon équipe de prendre le temps de mener les consultations voulues auprès de nos partenaires autochtones et dans les régions visées par les traités, mais je suis conscient que nous sommes en pleine pandémie de COVID et qu'il faut respecter la distanciation sociale pour protéger la santé et le bien-être de la population. Beaucoup de personnes ont des perspectives différentes sur les besoins et l'engagement nécessaires en matière de santé.
Vous savez sûrement que bien des recommandations ont été faites dans divers rapports. Évidemment, le premier qui me vient à l'esprit est le rapport Viens. Ces enjeux sont étroitement liés aux sphères de compétence. Le gouvernement fédéral a son rôle à jouer, cela ne fait aucun doute, mais nous devrons travailler en partenariat non seulement avec les peuples autochtones, d'abord et avant tout, mais avec les provinces aussi.
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Lib. (QC)
Si vous permettez, je vais d’abord réagir à votre conclusion quant à l’absence d’échéancier véritable pour le projet de loi. Bien qu’il revienne peut-être au gouvernement fédéral de décider du moment où l’on présentera une mesure législative de ce type, c’est un choix qui sera en fait guidé par les consultations que nous avons menées auprès des communautés autochtones. Je pense qu’il est toujours important de le rappeler, même si je sais que vous êtes au courant.
Pour ce qui est de l’Internet à large bande, c’est un portefeuille qui relève de la ministre Monsef. Je noterais toutefois que, dans le cadre des mesures annoncées par le premier ministre, 100 millions de dollars sont réservés pour les communautés autochtones...
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Lib. (QC)
Je conviens avec vous qu’il faut travailler avec les communautés autochtones pour déterminer leurs besoins en matière de large bande et faire le nécessaire lorsque ces besoins sont jugés prioritaires.
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Lib. (QC)
Je serai ravi de voir ce que nous pouvons faire à ce sujet. Ces enjeux reviennent sans cesse sur le tapis, d’autant plus qu’ils sont exacerbés par la pandémie, comme je le mentionnais précédemment en parlant des mesures législatives en matière de santé. Il y a notamment le cas des étudiants qui doivent suivre leurs cours à la maison, une réalité qui n’a pas nécessairement à voir avec l’éloignement, bien que celui-ci soit également problématique dans ce contexte.
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Lib. (QC)
Il faudrait d’abord que vous clarifiiez votre question, monsieur Viersen. Quand j’ai dit que la GRC avait laissé tomber les communautés autochtones, je ne parlais pas du Nouveau-Brunswick.
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Lib. (QC)
Oui, c’était au sujet de certaines communautés en Nouvelle-Écosse, et plus particulièrement des voies de fait contre le chef Sack et de l’incendie d’une usine de transformation du poisson deux jours plus tard.
Je pense que tout le monde a alors pu constater à quel point les corps policiers ne sont pas à la hauteur quand vient le temps de servir les communautés autochtones, une situation que celles-ci ne connaissent que trop bien. Il suffit de consulter les statistiques, et je vous invite tous à ce sujet à prendre connaissance du rapport de l’ex-juge Bastarache qui a été rendu public aujourd’hui même. Je pense qu’il ne pourrait être plus clair quant au sort réservé aux Autochtones.
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Lib. (QC)
La réponse est oui. Il va de soi que je ne vais pas divulguer les secrets du Cabinet, mais je renvoie le député au discours du Trône, qu’il a assurément déjà lu, et à ses quatre ou cinq passages traitant des services policiers.
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Lib. (QC)
Je suis content que vous posiez la question, car Services aux Autochtones Canada entretient des liens étroits avec les communautés autochtones, ce qui permet bien sûr à leurs membres et leurs dirigeants de nous rappeler sans cesse que les services policiers doivent être considérés comme essentiels. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé aujourd’hui avec nos partenaires du Traité no 7 qui veulent pouvoir participer aux consultations non seulement sur le rôle essentiel joué par les services de police, mais aussi sur la réforme globale de ces services.
Lorsqu’il est question des services essentiels assurés par la police dans les communautés autochtones, il ne faut pas oublier que ces services ne sont pas tenus pour acquis dans ces communautés, contrairement à ce qui se passe dans les collectivités non autochtones. Cela témoigne bien de la situation actuelle au Canada à ce chapitre, mais reste quand même, monsieur Viersen, que je peux répondre par l’affirmative à votre question.
Nous pouvons également envisager, de concert avec les communautés autochtones, le ministre Blair et son équipe, des solutions complémentaires aux services policiers, notamment pour ce qui est des interventions en santé mentale. Selon moi, pour bon nombre des situations que nous avons pu observer au début de l’année, il n’était pas nécessairement approprié de...
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Lib. (QC)
Merci beaucoup pour la question.
Compte tenu tout particulièrement des facteurs de vulnérabilité que j'exposais tout à l'heure, les gens craignaient beaucoup, lorsque les écoles ont été fermées au tout début de la pandémie, de voir leurs enfants non seulement contracter le virus, mais aussi devenir des vecteurs de propagation au sein de la communauté. L'éducation des membres des Premières Nations au Canada ne se fait bien sûr pas uniquement dans les écoles situées dans les réserves, mais il s'agit tout de même de l'une des composantes de cette réalité, et nous n'allons pas manquer de construire encore des écoles dans les réserves lorsqu'il y a une demande et un besoin à combler.
C'est dans ce contexte que le premier ministre annonçait il y a un mois dans le cadre d'un train de mesures pour le milieu scolaire un investissement de 112 millions de dollars visant à assurer le retour des enfants à l'école en toute sécurité. Il y a forcément des besoins accrus au sein des communautés qui ont pris la difficile décision de garder leurs enfants à la maison. Ce n'est pas tout le monde qui a accès à une tablette ou à un ordinateur pour poursuivre son apprentissage en ligne, si bien qu'il a fallu offrir certains mécanismes de soutien — notamment en vertu du principe de Jordan — pour les élèves des communautés autochtones qui ont choisi de ne pas les renvoyer à l'école.
Il faut aussi considérer les effets néfastes sur la santé mentale des enfants. Une grande partie du soutien financier en la matière — dont il est question dans le Budget supplémentaire des dépenses — vise à mieux composer avec cette réalité. Le portrait est parfois plutôt désolant, mais nous sommes bien sûr toujours là pour apporter notre aide. Pour toutes les communautés qui constatent un tel besoin, nous voyons à faire le nécessaire au meilleur de nos capacités.
Mme Blaney a parlé des problèmes de connectivité, lesquels ne se limitent pas nécessairement aux communautés éloignées. C'est le cas par exemple de la réserve Six Nations entre Toronto et Brantford. Il est difficile dans toutes ces communautés d'offrir aux enfants autochtones les services et l'éducation de qualité auxquels ils ont droit. C'est une situation problématique que nous n'avons pas encore entièrement réglée, mais nous y travaillons.
Nous avons de plus annoncé le 30 octobre dernier un nouveau financement de plus de 200 millions de dollars pour offrir des mesures de soutien en matière d'éducation aux communautés autochtones. Pour ce qui est des étudiants plus âgés, vous vous souviendrez que le premier ministre a annoncé au mois de mai, si je ne m'abuse, un soutien financier pour tous les Canadiens aux études, dont quelque 60 millions de dollars ou 75 millions de dollars consacrés expressément aux étudiants autochtones. C'est donc un appui bien senti, d'autant plus qu'il s'ajoute aux mesures annoncées il y a quelques semaines pour les établissements postsecondaires, lesquels ont été durement touchés jusqu'à maintenant.
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Lib. (QC)
Pour donner suite à cette décision, nous continuons de mettre en oeuvre des mesures de soutien pour les enfants, y compris cette enveloppe de 200 millions de dollars consacrée aux services à l'enfance et à la famille. Nous devons modifier les façons de faire de notre ministère à l'interne en veillant sans cesse à offrir un traitement en tout point équivalent aux enfants autochtones et non autochtones. Nous continuons à faire le nécessaire pour donner suite aux conclusions du Tribunal. Nous collaborons avec nos partenaires qui présentent des demandes, soit devant le Tribunal canadien des droits de la personne ou au moyen de recours collectifs, afin d'en arriver à des solutions permettant d'indemniser adéquatement les enfants autochtones.
Pour ce qui est des sommes prévues, elles viennent s'ajouter à d'autres investissements de plus grande ampleur pour le soutien aux enfants autochtones dans la quête de cet objectif qui est cher au coeur de tous les Canadiens.
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Lib. (QC)
Depuis le début de la pandémie, nous constatons que les entreprises autochtones sont dans une situation plus précaire.Nous avons observé des difficultés quant à la capitalisation de ces entreprises. Nous avons donc investi plus de 400 millions de dollars pour soutenir les entreprises locales. Nous avons aussi investi plusieurs millions de dollars pour appuyer le tourisme autochtone.
Il est clair que le rôle de ces entreprises dans les communautés est parfois un peu différent. C'est surtout le cas des entreprises gérées par les conseils de bande, qui remplacent souvent des investissements dans les communautés. Leur but n'est pas nécessairement de tirer profit de cela. Nous faisons donc face à des défis multiples, qui comportent plusieurs facettes, et nous sommes prêts à en faire plus, puisque nous ne savons pas quand va prendre fin la pandémie.
Je vous remercie infiniment de cette question. Les communautés ont effectivement accès aux mesures de soutien qui ont été annoncées pour l'ensemble du Canada, mais il y a des particularités qu'il faut aborder de façon directe.
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Lib. (QC)
Plusieurs mesures de soutien ont été prises, notamment une somme de 16 millions de dollars qui a été octroyée à 640 entreprises autochtones à vocation touristique. Le but de cet octroi était précisément de leur apporter de l'aide pendant cette période.
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Lib. (QC)
Je crois que vous avez tout à fait raison. Différentes mesures d'application générale ont été prises, et il est vrai que des erreurs ont été commises quant aux critères d'admissibilité pour un certain nombre d'entre elles. Dans certains cas, ce sont effectivement des communautés autochtones qui en ont souffert. Nos équipes ont redoublé d'ardeur avec le ministère des Finances afin de corriger ces lacunes, et je ne peux pas nier qu'il a fallu un certain temps pour y parvenir.
On nous demande à tous d'accomplir des choses qui ne sont pas de notre ressort pour remplacer en fait certains acteurs privés au sein de l'économie et déployer ces mesures de soutien. Certaines de ces mesures devaient être adaptées à des situations particulières. Une partie de l'aide financière a été distribuée, et je crois que quelque 1 100 prêts ont été consentis.
Il est bien évident qu'il nous fallait agir en respectant un certain échéancier, et maintenant que nous apportons les ajustements requis, je ne crois pas...
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Lib. (QC)
D'accord. J'allais conclure, mais...
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Lib. (QC)
C'est une excellente question qui nous occupe d'ailleurs actuellement.
Nous avons tous lu ces articles traitant des résultats positifs obtenus avec deux vaccins en particulier. On peut aussi se réjouir du large éventail d'autres vaccins auxquels le Canada s'est assuré l'accès. Il faudra toutefois s'employer à distribuer ces vaccins d'une manière tenant compte non seulement des besoins des bénéficiaires au sein de notre système de santé, soit en établissant un ordre de priorité quant à savoir qui sera vacciné et à quel moment, mais aussi des réalités associées à ce qui sera peut-être le plus grand défi logistique jamais vu en matière de vaccination à l'échelle planétaire. C'est ce qui nous attend. Il faudra assurer le transport de ces vaccins dans toutes les régions et leur déploiement de manière équitable dans le contexte de cette situation d'inégalité dont nous avons maintes fois discuté sur cette tribune. Il va de soi que notre équipe travaille jour et nuit pour veiller à ce que notre approche permette non seulement de rendre le vaccin accessible à toutes les communautés, mais aussi de tenir une campagne de vaccination efficace tenant compte des différentes particularités culturelles.
Nous avons tiré des enseignements de la campagne de vaccination contre le H1N1 et des difficultés que nous avons alors éprouvées. Nous sommes parvenus à les surmonter tant et si bien qu'il a été démontré en fin de compte que le taux de vaccination a été plus élevé au sein des communautés autochtones. Nous avons affronté au départ quelques obstacles qui ne nous poseront plus problème, car nous savons désormais à quoi nous en tenir. Nous collaborons non seulement avec les dirigeants locaux, mais aussi avec les autorités de la santé pour assurer un déploiement adéquat de ces vaccins de la manière que j'ai décrite.
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Lib. (QC)
Je vais laisser Mme Gideon vous répondre à ce sujet.
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Lib. (QC)
Absolument. Ce genre d’approche est essentiel, non seulement pour respecter la réalité et le vécu des peuples autochtones dans le système de santé, mais également pour déployer de façon efficace le vaccin. Nous travaillons sur les approches à l’interne avec notre équipe de direction depuis quelque temps. Nous sommes en train de les peaufiner.
Vous avez parlé d’espoir, et je crois que les gens devraient avoir beaucoup d’espoir, vu les résultats. Cependant, nous devons demeurer vigilants afin que les consignes de la santé publique soient respectées. La vigilance doit être maintenue.
Nous allons devoir créer, offrir et gérer le programme dans le cadre d’un partenariat avec les Premières Nations et les communautés autochtones, et nous le ferons. Notre approche comportera de nombreux volets. Je serai ravi de revenir plus tard pour vous donner plus de détails.
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Lib. (QC)
Bonjour. Ulaakut.
Je vous parle ce soir depuis le territoire traditionnel du peuple algonquin ici à Ottawa.
Monsieur le président, membres du Comité, c'est avec plaisir que je comparais aujourd'hui, du moins virtuellement, en compagnie de mes collègues, la ministre Bennett et le ministre Vandal. Je tiens également à souligner la présence de Christiane Fox, sous-ministre; Valerie Gideon, sous-ministre déléguée; et du Dr Tom Wong, médecin en chef de la Santé publique, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits.
En date du 26 octobre, nous avons la confirmation de 362 cas actifs de COVID-19 dans les communautés des Premières Nations. Depuis le début de la pandémie, nous avons enregistré 1 254 cas confirmés, dont 877 personnes rétablies et, malheureusement, 15 décès. Ce nombre de cas actifs constitue le plus élevé à ce jour. De plus, nous avons 28 cas positifs confirmés de COVID-19 chez les Inuits du Nunavik au Québec. Toutes les personnes infectées sont rétablies.
Au cours des derniers jours et semaines, nous avons connu une hausse alarmante du nombre de cas actifs de COVID-19 partout au pays, y compris dans les communautés autochtones. Nous avons pris un certain nombre de mesures pour soutenir les communautés autochtones au début de cette pandémie et, face à la deuxième vague, nous faisons le bilan de ce que nous avons appris et appliquons ces leçons rapidement.
Nous savons que lorsque les dirigeants autochtones locaux reçoivent les ressources nécessaires, ils sont les mieux placés pour répondre avec succès à une crise en prenant des mesures immédiates, innovantes et proactives pour assurer la sécurité de leurs membres. Le faible nombre de cas recensés dans les communautés des Premières Nations au cours de la première vague en est la preuve. Cela étant dit, il est maintenant évident que la deuxième vague frappe plus fort les communautés autochtones que la première.
Tout comme lors de la première vague, nous avons préparé et mis en place... la santé et la sécurité des peuples autochtones demeurent pour moi et pour le gouvernement la grande priorité.
Alors que la pandémie se poursuit et qu'elle continue à évoluer, nous nous assurons de donner la priorité à un accès durable aux services de santé mentale et nous continuons à soutenir les communautés autochtones, l'impact sur la santé mentale étant la face cachée de cette pandémie. Pour ce faire, nous avons investi de nouveaux fonds de l'ordre de 82,5 millions de dollars, en plus du financement annuel déjà existant de 425 millions de dollars pour les services communautaires qui répondent spécifiquement aux besoins des peuples autochtones en matière de bien-être mental.
Ces services respectent les mesures de santé publique et, en raison de la pandémie, offrent de nombreuses options de télésanté ou de services virtuels, notamment la Ligne d'écoute d'espoir, qui est disponible en plusieurs langues autochtones.
Nous continuons à travailler en partenariat avec les organisations et les communautés autochtones pour soutenir l'adaptation des ressources et des services de santé mentale gérés par les communautés autochtones. Nous continuerons à le faire tout au long de la pandémie et bien au-delà de celle-ci.
Afin de répondre aux défis uniques auxquels doivent faire face les entreprises autochtones, nous avons annoncé le 11 juin dernier l'attribution d'un fonds de 117 millions de dollars en plus d'un autre de 16 millions de dollars pour soutenir l'industrie touristique autochtone. Ce financement s'ajoute aux 306,8 millions de dollars déjà annoncés pour aider les petites et moyennes entreprises autochtones.
Nous soutenons aussi les élèves du primaire et du secondaire en fournissant 112 millions de dollars pour favoriser un retour en toute sécurité dans les écoles des Premières Nations situées dans les réserves. Ce montant s'ajoute aux 2 milliards de dollars versés aux provinces et aux territoires. De plus, nous nous efforçons d'assurer la sécurité ainsi que le bien-être des femmes et des enfants autochtones en soutenant et en élargissant un réseau de maisons d'hébergement pour la prévention de la violence familiale dans les collectivités des Premières Nations partout au pays et dans les territoires.
Nous continuons à promouvoir les mesures de santé et de sécurité publiques. En collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, nous avons aussi activement évalué et acquis des tests aux points de service pour répondre aux besoins des communautés autochtones, en particulier celles des régions rurales éloignées et isolées.
Le 19 octobre, 70 instruments GeneXpert ont été déployés pour permettre aux communautés autochtones de tout le pays d'avoir accès à des tests rapides aux points de service.
J’aimerais prendre un instant pour remercier les professionnels de la santé, en particulier les infirmières de Services aux Autochtones Canada, qui travaillent dans les communautés autochtones et leur fournissent des soins et des traitements de qualité et culturellement adaptés, effectuent les tests et la recherche des contacts et s'occupent de la prévention pendant cette pandémie.
Je m'en voudrais de ne pas parler de la situation urgente à Neskantaga qui a été au centre de nos préoccupations au cours des derniers jours. La récente fermeture du système de distribution d'eau de Neskantaga est, en effet, alarmante. Mes adjoints travaillent directement avec les dirigeants de la Première Nation Neskantaga, aux côtés de partenaires comme la nation Nishnawbe Aski et la Direction des Premières Nations de Matawa, afin d'améliorer la situation et de veiller à ce que la communauté dispose du soutien nécessaire jusqu'à ce que le système de distribution d'eau puisse être entièrement rétabli. Hier, l'ingénieur en chef de Services aux Autochtones Canada a accompagné l'équipe technique de Matawa pour l’inspection des infrastructures hydrauliques de la communauté, et poursuivre l'échantillonnage de l'eau.
Un financement sera accordé pour des réparations immédiates si nécessaire. Nous avons, d'autre part, redoublé d’efforts afin de résoudre les problèmes du système de distribution et d’appuyer la finalisation de la nouvelle usine de traitement d'eau de la communauté. Le montant s'ajoute à la récente augmentation de 4 millions de dollars de financement pour ce projet, qui vise à lever l'avis d'ébullition de l'eau en place depuis longtemps dans cette communauté. L'investissement total se chiffre donc à plus de 16,4 millions de dollars. La construction de la nouvelle usine de traitement d’eau en est à ses dernières étapes, et nous avons bon espoir qu’elle sera fonctionnelle d’ici peu. Nous allons continuer de travailler avec les dirigeants de la communauté afin de trouver des solutions immédiates et à long terme à cette crise sanitaire.
Sur ce, c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
Meegwetch. Nakurmiik. Marsi cho.
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Lib. (QC)
Monsieur Vidal, merci de poser cette question cruciale, et fondamentale en effet, pour les Canadiens et tous les peuples autochtones au Canada. Personne n'est surpris d'apprendre — en particulier pour ce qui est de la situation inacceptable à Neskantaga dont j'ai parlé et qui dure depuis 25 ans — que c'est le résultat d'une grave sous-capitalisation, précisément dans les collectivités autochtones, et précisément pour des services qui sont tenus pour acquis dans la plupart des collectivités au Canada. En effet, si on nous retirait ces services, nous crierions au meurtre.
Nous avons des collectivités autochtones qui se trouvent dans cette situation inacceptable, et nous devons le reconnaître. Ce qui est honteux, c'est de ne pas agir.
En prenant la mesure de l'engagement du premier ministre, nous nous sommes rendu compte très tôt, dès les élections précédentes, qu'il fallait doubler le nombre d'avis d'ébullition d'eau à long terme visé, ce qui posait, de toute évidence, un problème logistique. Nous avons investi des sommes additionnelles. Nous avons investi des milliards de dollars pour donner suite à cet engagement. Mes collaborateurs — et c'est dommage que l'équipe chargée des eaux ne soit pas ici — ont travaillé sans relâche pour régler ce problème de façon systémique.
À titre d'ancien maire de Meadow Lake, vous êtes bien au fait des défis que présentent l'eau, l'infrastructure de traitement de l'eau et les eaux usées. Les problèmes sont complexes dans toutes les collectivités. Nous avons été en mesure d'en régler certains rapidement. Dans le cadre de notre engagement, nous avons levé 90 avis d'ébullition d'eau à long terme et empêché un nombre encore plus important d'avis à court terme de devenir des avis à long terme. Il est important de s'en rendre compte.
Si on prend cette trajectoire inacceptable...
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Lib. (QC)
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Lib. (QC)
Sur ce point, monsieur Vidal, il est clair que certains avis à court terme qui sont passés à long terme sont en fait moins problématiques en termes de levée. D’autres, à plus long terme — comme le cas de Neskantaga — ont pris du temps et sont assez complexes. Je vous dirais, sans vouloir généraliser, parce qu’il est très important de ne pas le faire, que ceux qui ont été ajoutés au nombre — et à un moment donné, nous devrions prendre un certain temps pour les examiner, et peut-être que nous n’avons pas assez de temps en ce moment — sont ceux pour lesquels nous avons bon espoir qu’ils seront levés dans un délai relativement court.
Vous avez dit que le site Web n’était pas à jour. Il est clair que le confinement des communautés a apporté son lot de difficultés — confinement qu’elles ont fait à juste titre pour protéger leurs membres — et certains problèmes sur le plan de la construction des infrastructures. Nous avons pu le faire, et les levées à long terme en témoignent, mais ce ne fut pas facile.
Nous prévoyons de mettre à jour cette page Web prochainement afin de fournir des renseignements plus détaillés concernant les défis et les chiffres. Cependant, en raison de la COVID, il est difficile pour les entrepreneurs de faire ce qu'il faut dans les communautés pour que ces dernières lèvent les avis concernant la qualité de l’eau à long terme. Permettez-moi d’insister sur le fait que c’est la communauté...
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Lib. (QC)
Non, non, je vous en prie. Je veux en parler, mais je respecte le fait que c’est votre temps de parole, monsieur Vidal.
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Lib. (QC)
Nous travaillons toujours avec les communautés pour trouver des solutions et nous collaborons avec elles à répondre aux besoins de leurs communautés. Certaines de ces installations sont à la fine pointe du progrès et reflètent la plus haute technologie disponible. Il est évident que leur exploitation requiert une formation et un engagement à long terme.
Je pense que ce à quoi je voulais en venir à la fin de mon argument c’est que nous devons travailler avec les communautés autochtones sur le long terme, et c’est ce que nous ferons. Cet engagement va bien au-delà d’une quelconque date limite au printemps 2021, il s’étendra sur une période beaucoup plus longue. Les communautés nous demandent de le faire pour des raisons de confiance, et nous serons là pour elles, d’où la déclaration de la gouverneure générale dans le discours du Trône.
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Lib. (QC)
Ce que j’avais commencé à faire valoir, monsieur Battiste, c’est que les communautés nous ont demandé — et c’est une affaire de confiance qui est toujours remise en question — d’être avec elles à long terme, et le discours du Trône a souligné non seulement le déficit sur le plan des infrastructures essentielles que la COVID a mises au jour dans les communautés autochtones, mais aussi la nécessité d’établir cette confiance et de travailler avec elles en partenariat à long terme, bien au-delà de toute échéance fixée par le gouvernement.
Vous et moi avons participé à une grande annonce pour l’Atlantic Water Board — le nom m’échappe, et je m’en excuse...
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Lib. (QC)
... la First Nations Water Authority cet été, ce qui est vraiment révolutionnaire dans la mesure où l’autorité elle-même est transférée à une autorité dirigée par les Premières Nations pour dicter selon leurs conditions les mesures à prendre concernant l’eau dans les communautés participantes. Je pense que c’est la voie à suivre, et que c’est essentiel pour résoudre un certain nombre de problèmes que M. Vidal a soulevés en ce qui concerne la manière dont ces usines sont construites.
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Lib. (QC)
C'est une excellente question.
La raison pour laquelle j'ai tiré la sonnette d'alarme concernant le nombre de cas actifs est que nous avons constaté une résurgence dans les communautés autochtones, qui suit de près la deuxième vague qui se produit dans tout le Canada. Nous avons constaté un relâchement de la vigilance. C'est compréhensible, à mesure que les économies s'ouvrent et que nous adoptons une approche plus chirurgicale dans notre manière de traiter la COVID. Nous avons appris comment ce virus agit et réagit, mais nous ne savons pas encore tout.
Ce que nous savons, c'est que lorsque nous faisons confiance aux communautés autochtones, que nous avons confiance en leurs décisions et que nous les accompagnons à chaque étape, les choses qu'elles font.... Les communautés autochtones prennent les pandémies très au sérieux. Elles en ont traversé un grand nombre, avec moins d'avantages que ceux que nous tenons tous pour acquis dans les communautés non autochtones. Leur approche a fonctionné. Elle consiste à « fermer » les communautés, à prendre en charge la santé publique, à faire appel aux médecins et aux infirmières de la communauté pour les laisser dicter la politique publique, ce qui est primordial — comme nous l'avons fait à l'échelon fédéral — pour s'assurer que les gens s'y conforment. Elle consiste à faire preuve de leadership.
Dans l'ensemble, ces mesures ont donné des résultats incroyables, y compris dans les nations où la propagation était alarmante au départ et où les communautés se sont mobilisées. Les messages d'hygiène de base ont été appliqués et renforcés, ainsi que les tests, le suivi et l'isolement, même dans des conditions qui seraient inacceptables dans les communautés non autochtones, dans des situations de surpopulation, que nous connaissons tous bien au Comité, y compris dans les endroits où il y a des problèmes liés aux compétences comme à La Loche.
Nous savons cependant que nous avons constaté une propagation alarmante là où les gens relâchent leur vigilance, lors d'événements émotionnels comme les mariages, les enterrements et les cérémonies religieuses. La clé ici est de ne pas juger, de s'assurer que nous obtenons tous les renseignements possibles, de travailler en étroite collaboration avec les communautés et de s'assurer que l'aspect crucial du suivi et de l'isolement est fait sans jugement et de manière efficace, afin d'isoler, de séparer et finalement d'éradiquer complètement la COVID. Cette méthode fonctionne. Il est prouvé qu'elle fonctionne, et les communautés autochtones ont montré la voie. Ce leadership est incroyable et essentiel pour garantir l'éradication de ce virus, qui suscite beaucoup de peur et d'appréhension.
De plus, comme je l'ai mentionné dans la partie française de mon intervention, la face cachée de cette pandémie est la crise de la santé mentale, dont les pires manifestations sont l'utilisation et l'abus d'opiacés, le suicide et les idées suicidaires. Ce sont tous de grands défis que nous devrons relever à l'avenir et dont nous ne connaîtrons pas les effets avant un certain temps, en fait. C'est pourquoi nous continuerons à mobiliser des enveloppes ciblées et à faire confiance aux communautés pour qu'elles fassent ce qu'elles savent le mieux faire pour protéger leur population.
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Lib. (QC)
Il ne brosse pas un portrait complet de l’éducation autochtone au Canada. Il est évident qu’il y a un certain entrelacement avec les provinces et les territoires. Toutefois, l’annonce faite par le premier ministre visait expressément les établissements situés dans les réserves, à quelques exceptions près.
Une fois encore, je tiens à souligner que Services aux Autochtones Canada est prêt à répondre aux besoins des enfants des communautés autochtones, alors que nous suivons l’évolution de la pandémie. N’hésitez pas à faire appel à nous.
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Lib. (QC)
Je demanderais à Mme Valerie Gideon de répondre à la question, si cela est possible.
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Lib. (QC)
Je présume que la question s’adresse à moi.
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Lib. (QC)
Merci pour votre question, madame Blaney.
Nous savons que ces lacunes en matière d’infrastructure, notamment en ce qui concerne le logement, sont inacceptables et qu’elles ont contribué à ce que les communautés obtiennent de moins bons résultats que les autres en matière de santé en ce qui concerne la COVID. Nous savons que les conditions de logement inacceptables où les gens sont entassés sont un vecteur de la tuberculose, par exemple, en particulier dans les communautés inuites. Comme vous l’avez mentionné, ce n’est absolument pas nouveau.
Il est clair que c’est ce qui s’est passé lorsque nous avons examiné ce qui nous attendait dans le contexte d'une pandémie historique. Je note que vous avez mentionné les tentes. Je voudrais ajouter une précision, car il s’agit de structures mobiles hautement spécialisées qui sont destinées à isoler. Elles sont utilisées dans certains cas pour procéder aux tests. Elles peuvent être adaptées à des températures allant jusqu’à -40 °C en hiver. Elles ont été une ressource essentielle pour aider certaines communautés à réagir à la COVID, tout comme certains bâtiments que nous avons réaménagés pour répondre aux besoins cernés dans leur plan de lutte contre la pandémie.
Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il s’agit là de conditions inacceptables auxquelles sont confrontées les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, en fait. La COVID les a, encore une fois, mises en évidence. C’est pourquoi la gouverneure générale l’a mentionné dans le discours du Trône de 2020, qui était axé sur les inégalités mises au jour par la pandémie de COVID.
Nous sommes en mode de réponse à la COVID, il est donc évident que la sécurité des personnes et des communautés et leurs priorités doivent être respectées. J’en suis pleinement conscient. Le gouvernement s’est engagé à combler cet écart d’ici 2030. La question que nous devons tous nous poser, je pense, est la suivante: devrions-nous le faire beaucoup plus rapidement? Pour ma part, je répondrais à cette question par l’affirmative.
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Lib. (QC)
Je peux prendre l'instant qui m’est accordé pour parler de l’excellent travail réalisé par l’Autorité sanitaire des Premières Nations, qui est vraiment un exemple pour tout le Canada. Elle n’existe qu’en Colombie-Britannique, mais elle a vraiment fait un travail extraordinaire pour veiller à ce que les ressources dont nous disposons soient déployées et mobilisées, en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, afin d’assurer la sécurité des communautés, mais aussi de respecter la sensibilité culturelle et le point de vue qui doit être appliqué à cette question — et elle sauve réellement des vies.
La perte d’une personne, en particulier d’un ancien, est une tragédie, mais le travail qui a été accompli dans ces communautés a vraiment été un exemple non seulement pour les autres communautés autochtones, mais aussi pour toutes les communautés du Canada. Je pense que si nous examinions certaines des mesures prises et le sérieux avec lequel ces communautés ont réagi, nous pourrions, à mon avis, adopter une meilleure approche à l’échelle nationale. Je suis en fait inspiré par une partie du travail qui a été réalisé, et en particulier par le leadership dont a fait preuve l’Autorité sanitaire des Premières Nations.
Madame la ministre, je vous cède la parole.
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Lib. (QC)
Je serai ravi de le faire, mais j'aurais besoin de beaucoup plus de temps qu'une minute pour pouvoir bien répondre à cette question. Comme je l'ai mentionné dans mon introduction, c'est la face cachée de cette pandémie, et il s'agit d'un problème qui existait bien avant. C'est pourquoi notre ministère a investi 425 millions de dollars par an dans des services axés sur les communautés et dirigés par celles-ci afin de répondre aux besoins des Premières Nations et des Inuits, tout en reconnaissant que la COVID a fait ressortir cette face cachée de la pandémie.
Prenons le cas des surdoses en Colombie-Britannique, qui touchent de façon disproportionnée les communautés autochtones; nous savons qu'il faut régler le problème. Cela se fait en partenariat avec les provinces, bien entendu, en particulier avec celles qui hésitent à adopter des modèles de réduction des méfaits, ce qui est extrêmement alarmant. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons annoncé, en août, 82,5 millions de dollars supplémentaires pour remédier à cette situation au cours des six mois suivants de la pandémie, et nous serons présents à toutes les étapes s'il faut davantage de soutien. Comme vous le savez, nous ne pourrons pas quantifier les répercussions de la pandémie avant très longtemps, car elles se manifestent au fil du temps.
Je vous remercie, madame Zann, de cette question importante et de vos efforts dans ce dossier.
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Lib. (QC)
Nous demeurons en communication avec les réseaux de la santé dans les communautés, avec les postes d'infirmerie et avec le leadership local. Le problème général que vous soulevez est que le manque de connectivité constitue une entrave au déploiement efficace de nos ressources. C'est encore plus le cas en matière de pérennité du transport, élément que vous avez mentionné dans votre question au ministre des Affaires du Nord. Ce sont des défis énormes, mais pas insurmontables.
Il faut assurément investir davantage dans l'infrastructure. Il est difficile de faire d'importants travaux de construction en période de pandémie, mais c'est l'une des questions qui ressortent constamment, non seulement dans les régions éloignées, mais aussi dans les communautés situées près de Toronto et de Brantford, comme celle de Six Nations, qui n'ont pas le même accès à Internet qu'une communauté avoisinante.
C'est donc un problème qui se pose à peu près partout au pays. Cela signifie très souvent que c'est un problème vécu par les communautés autochtones.
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Lib. (QC)
Nous reconnaissons que les étudiants qui étudient à la maison doivent utiliser de l'équipement électronique. Ils ne peuvent certainement pas le faire sans accès à Internet. C'est un défi même dans les maisons les plus modernes, alors imaginez ce qu'il en est dans le scénario que vous venez d'évoquer.
Concernant le Nunavik, il faut parler de l'engagement que nous avons en commun avec le gouvernement québécois. C'est une responsabilité partagée.
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Lib. (QC)
En ce qui concerne la Colombie-Britannique, je dirais que ce travail est principalement effectué par l'entremise de l'Autorité sanitaire des Premières Nations, mais pour ce qui est de la question générale des stocks, nous sommes passés à un délai d'exécution de 24 heures. Maintenant, la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits et les ressources dont nous disposons servent essentiellement à répondre aux besoins du milieu des soins de santé et des services essentiels dans les communautés autochtones. Notre délai d'intervention s'est amélioré, si bien que le tout se fait en 24 heures.
Manifestement, au début, il y avait une certaine confusion dans l'ensemble du Canada en ce qui concerne la manière, le moment et le lieu d'utilisation et de déploiement de l'équipement de protection individuelle, et nous avons tenu des discussions sur les besoins. De toute évidence, nous avons reçu un message clair selon lequel nous devions agir et accroître notre communication avec les communautés pour déterminer, d'abord et avant tout, le protocole lié à l'équipement de protection individuelle. Des choses très simples deviennent assez complexes et compliquées, en particulier dans le contexte des régions éloignées du Nord, comme les procédures d'enfilage et de retrait, une expression qui revient souvent de nos jours. Il fallait également déterminer l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle, en plus de préciser quand et comment l'utiliser pendant les tests.
Je vais laisser Mme Gideon compléter la réponse à cette question.
Pourriez-vous ajouter quelques observations, madame Gideon?
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Lib. (QC)
Je crois qu’il y en a d’autres, mais je vais laisser le soin à Mme Gideon de répondre à cela.
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Lib. (QC)
D'abord, pour revenir à votre précédente question, madame McCleod, le nombre de machines GeneXpert qui ont été déployées est en fait de 77.
Ce que je dirais, c’est que l’une des leçons que nous avons tirées de la grippe H1N1, c'est que nous ne voulions pas que, dans ce contexte de crise, le personnel infirmier ou d'autres aidants entrent et sortent des communautés. Ils deviennent eux-mêmes des vecteurs, en particulier dans des situations où ils sont manifestement là pour soigner et aider. C’est pourquoi nous disposons d’un protocole assez élaboré — qu’il s’agisse d’isoler les personnes avant leur entrée ou d’autres méthodes — pour répondre à tout scénario particulier. Cela a été un énorme défi logistique, et il a en outre fallu recourir à des vols nolisés. Nous sommes conscients de cela.
En ce qui concerne les exemples particuliers de membres du personnel infirmier qui sont eux-mêmes devenus des vecteurs, je suppose que vous voulez dire qu’ils n’ont pas été infectés uniquement pour ensuite être empêchés... mais qu’ils ont été infectés et qu'ils ont ensuite propagé... Je m’en remettrais à Mme Gideon ou au Dr Wong pour répondre à cela, mais d’après tous les rapports que j’ai reçus, cela a été extrêmement rare.
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Lib. (QC)
Merci beaucoup de cette importante question, car elle concerne les défis que nous avons dû relever et les autorités politiques et administratives strictes auxquelles nos ministères ont dû faire face. Elle porte également sur la façon dont nous avons tous dû sortir des sentiers battus pour remédier aux vulnérabilités là où elles s'expriment, notamment en ce qui a trait aux 50 % ou plus de la population autochtone qui vivent « hors réserve ». La manifestation la plus commune de cela est la réalité des grands centres urbains comme Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary et Edmonton, mais il y a aussi celle d'endroits comme La Loche, où s'est produite l'une des pires éclosions. C’est un sujet qui touche beaucoup le député Vidal, car je connais son engagement à veiller à ce que des ressources adéquates soient déployées dans ces communautés.
Nous avons reconnu ce problème, car ces vulnérabilités existent bel et bien, mais lorsque vous parlez de chevauchements complexes de compétences, il y a évidemment des problèmes quant à la prestation des soins de santé, prestation qui, dans ces cas, relève principalement et exclusivement des gouvernements provinciaux ou territoriaux. C’est un problème qui a eu une incidence sur les pouvoirs stricts associés aux fonds que nous avons accordés.
Nous savions dès le début que les 15 millions de dollars consacrés à l'aide en milieu urbain étaient largement insuffisants. Nous avons donc dégagé 75 millions de dollars qui devaient être distribués à l'échelle d'un vaste réseau d’organisations et d’organismes communautaires qui accomplissent un travail concret et essentiel pour assurer la sécurité des personnes — qu’il s’agisse de sécurité alimentaire ou de soutien sur le plan culturel — ou pour garder des portes ouvertes. Je pense au Foyer pour femmes autochtones de Montréal, qui accomplit un travail incroyable pour faire en sorte que les gens soient en sécurité, en vie et bien entourés pendant cette pandémie. Je pense à certains soutiens mobiles dans le centre-ville de Toronto, que Mme Damoff a contribué à annoncer et à promouvoir. C’est le résultat d’un travail de sensibilisation de la part de tous les partis. Tous les partis sans exception sont venus me voir pour me dire que nous devrions faire plus pour les communautés autochtones en milieu urbain. Cela a donné des résultats dans les domaines que j’ai mentionnés, y compris en matière de sécurité alimentaire. Cela a permis en outre de soutenir des modèles de réduction des méfaits sous diverses formes, qu’il s’agisse d’un abri pour les personnes qui ne sont pas sobres ou d’autres types de soutien pour ceux qui ne bénéficient peut-être pas d’un approvisionnement digne de confiance.
Ce sont tous des éléments où nous avons constaté ce que j’appelle un « vide administratif », c'est-à-dire un aspect où aucun des trois ordres de gouvernement — fédéral, provincial et territorial — n'était présent. La COVID ne vérifie pas la Constitution avant d’infecter quelqu’un, et là où nous l'avons vue, elle s’en est prise aux plus vulnérables. Les communautés autochtones qui se sont réunies, les Métis, les Dénés... La Loche a été le théâtre d'une propagation très alarmante au début de la pandémie. Deux cents personnes ont été infectées dans une collectivité qui a connu son lot de difficultés, mais la communauté a fait front commun avec une équipe d’intervention d’urgence. Nous avons appuyé cette charge en offrant du financement, et elle a pu endiguer la propagation. Il s'est fait là un travail formidable.
C’est en partie la réponse du gouvernement fédéral à une question administrative très délicate sur laquelle nous n’avons pas pu fermer les yeux, mais c'est aussi le résultat d'un engagement qui se manifeste au-delà des lignes de parti. Je pense que nous devons continuer à travailler ensemble sur cette question, parce que nous ne sommes pas au bout de nos peines, tout particulièrement en ce qui concerne la COVID. Il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits à l'heure actuelle, reconnaissons-le, que ce soit dans une optique fédérale ou dans celle des administrations provinciales.
Je vous remercie, monsieur van Koeverden, en particulier, pour votre engagement, car je sais comment vous avez interagi avec notre... Ce n’est pas un remerciement de pacotille, c’est un merci tout à fait sincère pour tout ce que vous faites, parce que je sais que vous prenez cela vraiment à cœur.
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Lib. (QC)
Comme vous le faites à juste titre observer, monsieur Vidal...
D'abord, je vous remercie pour votre travail pour les centres. Je l'ai relevé dans des séances antérieures, mais il vaut la peine de le répéter. Votre équipe a pris contact avec notre ministère et a plaidé leur cause dans des situations très complexes, particulièrement les événements de La Loche et la réponse de tous les gouvernements pour... la propagation de la COVID dans le Nord de la Saskatchewan.
Au cœur de cela... Les appels à l'action du rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ne s'adressent pas seulement au gouvernement fédéral et ne sont pas uniquement du ressort du ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord. Ils intéressent l'ensemble du gouvernement, la société civile, les provinces et les territoires.
Une partie de ces appels exige, de la part de Services aux Autochtones Canada, quand nous observons la réaction de la fonction publique à ces appels, dans ce que fait ce ministère... Au cœur de la question et ce que le rapport a bien mis en évidence aussi sont les conditions socioéconomiques, les inégalités qui excessivement et de manière disproportionnée pèsent sur les femmes et instaurent les conditions que vous avez mises en relief et que les témoignages nous ont signalées.
L'un des appels à l'action visait une initiative que nous avons dévoilée la semaine dernière, la réponse sous forme de financement des immobilisations pour les refuges pour femmes autochtones qui fuient la violence. En effet, pendant la COVID, la violence familiale a augmenté et, en proportion, le besoin de ces moyens de soutien en ce qui concerne les centres d'amitié et les diverses organisations de prestation de services qui font du travail incroyable avec très peu de ressources. Notre gouvernement, très rapidement, a débloqué 50 millions de dollars, ce qui était complètement insuffisant, puis 75 millions, qu'on distribue précisément aux organisations qui accordent des services aux Autochtones, parmi ces femmes et ces enfants qui fuient la violence.
Encore une fois, ça relève de Services aux Autochtones Canada ainsi que d'autres gouvernements, du niveau fédéral et de toute la gamme des services de l'État et de la société civile au Canada. C'est l'un des aspects de la question, mais c'est un élément très important de la réponse au rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Il faut agir de façon coordonnée, en profondeur, sans rien oublier. Les appuis donnés aux femmes qui se trouvent dans ce genre de situation sont capitaux et Services aux Autochtones Canada doit apporter sa contribution.
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Lib. (QC)
Oui. Votre question est excellente. Quand j'ai eu des discussions avec le chef Mitsuing au tout début de mon mandat, comme vous l'avez souligné, sa communauté faisait face à une crise. Ce n'était pas une situation unique, mais les besoins des communautés sont uniques, surtout dans le domaine de la santé mentale. Ce sont les communautés qui détiennent les solutions.
Une des critiques émises par le chef, c'est que lorsque les solutions viennent de l'extérieur ou même des conseils tribaux, qui ont accès à de très bonnes mesures de soutien, les besoins supplémentaires sont financiers et locaux. Les seules solutions possibles sont des solutions d'infrastructure, qui sont toujours sous-capitalisées.
À mon avis, nous devons continuer à réfléchir à cela et à y travailler. Nous avons réussi à faire en sorte que les services, les bâtiments et l'infrastructure disposent du capital nécessaire pour soutenir la pression accrue, surtout dans le domaine de la santé mentale...
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Lib. (QC)
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Lib. (QC)
Oui, et je vous remercie encore une fois de collaborer avec notre ministère et de veiller à ce que les besoins des communautés de votre circonscription soient entendus et satisfaits.
Depuis le début, nous travaillons à un rythme accéléré. Évidemment, la raison pour laquelle la situation dans les communautés autochtones est si favorable, c'est qu'elles ont agi rapidement; elles ont été en mesure de faire des prévisions, d'établir la communication et d'assurer un approvisionnement et une distribution rapides.
En ce qui concerne la Première Nation Mathias Colomb, nous envisagions d'inclure des structures mobiles dans un contrat d'approvisionnement général lié à la capacité d'intensification. Les structures mobiles sont très recherchées dans les communautés qui ont besoin d'accroître leur capacité d'isolement ou de dépistage. Puis, l'entreprise concernée a pris l'initiative de publier un communiqué de presse dans lequel, franchement, elle a mal représenté les ressources envoyées à la communauté, et la communauté a réagi, avec raison. Notre ministère s'est excusé pour l'erreur, mais elle était liée à la coordination et au plan relatif à la pandémie de la communauté.
En gros, le projet inclus dans le plan de préparation à la pandémie de la Première Nation Mathias Colomb était la transformation d'un de ses centres communautaires, projet dans lequel nous avons versé environ 400 000 $. Elle ne demandait pas les structures mobiles que nous avons acquises de manière proactive en vue de les distribuer aux diverses communautés aux prises avec les défis qui ont été présentés au Comité. Je crois que cela résume la situation.
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Lib. (QC)
Je crois que oui.
Vous savez, le sentiment de frustration ressenti par certaines communautés existait avant la pandémie. Nous avons affaire à des déterminants socioéconomiques qui accroissent la vulnérabilité. Services aux autochtones Canada est appelé à prendre des mesures qui n'ont pas à être prises dans les communautés non autochtones parce que les conditions n'y sont pas les mêmes. Le sentiment de frustration est donc bien réel. Nous devons absolument veiller à bien communiquer, à utiliser les ressources dont nous disposons et à acquérir des structures médicales et d'isolement de manière proactive, et ce, en sachant qu'il n'y a pas eu d'éclosion.
Je pense que c'est toujours important pour la communauté que nous établissions la communication et que nous répondions... [Difficultés techniques]
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Lib. (QC)
Les Premières Nations du Manitoba ont fait un travail exceptionnel. Nous avons collaboré avec le chef régional, le grand chef Arlen Dumas, pour nous assurer que nous répondons aux besoins — c'est la priorité — et que les communautés communiquent avec nos équipes régionales, ainsi que pour faire en sorte d'acquérir de manière proactive l'équipement et les ressources nécessaires à la capacité d'intensification afin que nous soyons prêts à réagir en un instant. Vous savez, nous ne tenons rien pour acquis. Les ressources acquises et le travail fait par les Premières Nations pour mettre en place une approche fondée sur les données sont exemplaires à l'échelle du Canada. Par conséquent, franchement, le mérite revient surtout aux dirigeants locaux. Évidemment, il y a un élément de chance — nous ne pouvons pas le nier —, mais ils ont agi de manière proactive et énergique. Ce n'est pas arrivé encore au Manitoba, mais les communautés d'ailleurs au pays qui ont le mieux réagi sont celles qui ont laissé les dirigeants médicaux prendre les rênes et qui ont permis aux gens de communiquer, de façon à apporter une réponse axée sur la santé à un problème, essentiellement, de santé.
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Lib. (QC)
Madame Michaud, d'entrée de jeu, je dois dire que c'est avec plaisir que je m'exprime en français, surtout que je suis présentement à Montréal.
Ce qui est arrivé, c'est un peu en raison de la nature de la bête, si je peux m'exprimer ainsi. Nous avons dû composer avec une pandémie très imprévisible et de nature historique. Il fallait agir et être proactif afin de s'approvisionner en produits et en structures très dispendieuses. Il fallait élaborer un plan visant à affronter l'épidémie, et celui-ci ne devait pas concerner seulement une province, mais bien le Canada au complet.
Services aux Autochtones Canada évalue toutes les possibilités d'éclosion et toutes les vulnérabilités, qu'il s'agisse de l'éloignement ou du surpeuplement d'une communauté, par exemple. L'important, c'était d'agir de manière proactive.
Il y a beaucoup de demandes quant à l'approvisionnement en structures amovibles conçues pour répondre à la surpopulation de certaines communautés, par exemple.
Dans le cas de la nation crie de Mathias Colomb, une entente avait été conclue pour envoyer des structures amovibles à la communauté, mais cette dernière n'en voulait pas. Selon son plan relatif à la pandémie, elle voulait plutôt réapprovisionner et restructurer son centre communautaire. C'est ce que nous avons fait, par un investissement de 400 000 $. Il y a eu une mésentente relativement au communiqué de presse, car celui-ci a été diffusé par la compagnie de façon hâtive. La mésentente portait sur le moment où cela serait fait et sur la nature de ce qui serait aménagé pour la communauté.
Notre ministère a présenté ses excuses à la communauté. Nous continuons à communiquer de façon proactive avec ses membres pour nous assurer que la communauté a tout ce dont elle a besoin en matière de réapprovisionnement.
Lorsque l'on agit dans l'urgence, on peut faire des erreurs. Il faut en tirer des leçons.
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