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Lib. (NS)
Merci beaucoup, monsieur van Koeverden. Merci d'avoir été si généreux et d'avoir pensé à mon temps également.
Je tiens à remercier les témoins. Je sais que c'est un sujet difficile, mais c'est très, très important.
Je tiens à souligner certaines des choses que Mme Blaney a mentionnées et avec lesquelles je suis tout à fait d'accord. C'est une question de misogynie. C'est une question de patriarcat. Il s'agit de l'inégalité des femmes dans la société et du mépris total de certains hommes envers les femmes et les filles. Il faut que cela cesse maintenant. Plus on entend parler de féminicides, plus je suis en colère. Je sais que tout cela peut être évité si les gens apprennent à croire que nous sommes tous égaux, que vous pouvez avoir vos émotions et être bouleversés par quelque chose, mais cela ne veut pas dire que vous pouvez tuer quelqu'un ou essayer de contrôler quelqu'un d'autre. C'est une question de contrôle et de domination. De toute façon, ce sont toutes des attitudes et des actions coloniales. Dans l'ensemble, je crois que la plupart des femmes ont été touchées par cette situation, en particulier les membres des Premières Nations, et j'en suis vraiment désolée.
Dans le mémoire présenté au Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes, l'Association des femmes autochtones du Canada indique certains des thèmes récurrents qui contribuent au recrutement de femmes autochtones victimes de la traite des personnes comprennent — nous en avons parlé aujourd'hui. Il s'agit: de la précarité des logements et des mauvaises conditions de vie; du taux élevé de chômage; de l'instabilité des emplois et des bas salaires; du manque d'accès aux ressources et aux programmes sociaux et économiques; de l'exposition antérieure à la traite des personnes et au commerce du sexe à un jeune âge, par l'entremise de la famille ou d'amis; de la violence familiale et des répercussions de la colonisation, comme l'expérience des pensionnats et les traumatismes intergénérationnels.
Parlez-nous donc de « rien sur nous, sans nous ». Quelles sont les premières mesures que nous devons prendre pour lutter contre cette terrible pratique qu'est la traite des personnes? Il est dégoûtant de tarifer la vie d'une femme, de lui mettre un prix.
Madame Blaney et madame Anderson, avez-vous des commentaires?
Fay Blaney
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Fay Blaney
2021-06-15 12:17
D'accord.
J'ai établi un lien entre « rien sur nous, sans nous » et le financement des organisations autonomes de femmes autochtones afin que nous puissions prendre notre envol, comme je l'ai fait, grâce aux centres pour femmes et aux universités. C'est grâce aux études féminines que j'ai appris ce qui m'était arrivé.
Tout cela devient tellement normalisé. Il y a un livre intitulé Black Eyes All of the Time. Je pense que nous avons besoin d'un autre livre qui parle de l'exploitation sexuelle des filles autochtones et de la façon dont cela devient tellement normalisé que la traite n'est pas si loin de notre réalité. À mon avis, la solution consiste à renforcer les capacités des femmes autochtones.
Je ne sais jamais comment le faire avec respect, et je veux le faire. Je suis préoccupée par le fait que nous ayons une Assemblée des Premières Nations bien dotée en ressources, mais une Association des femmes autochtones du Canada mal dotée en ressources qui ne peut pas représenter adéquatement nos intérêts partout au pays, et encore moins à l'échelon local. Nous devons absolument nous-mêmes renforcer nos capacités. À la suite des travaux de la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme, en 1972, je crois, les femmes non autochtones ont obtenu des centres pour femmes partout au pays. Elles ont obtenu Condition féminine Canada et le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme. Toutes ces choses se sont produites pour les femmes non autochtones. C'est à notre tour. Nous devons nous dissocier de ce qui nous a été fait dans la Loi sur les Indiens.
C'est un long processus. Je crains que nous n'en soyons même pas au début. Nous sommes toujours sous le parapluie de nos conseils de bande et sous la bannière du colonialisme, sans qu'on s'intéresse particulièrement au colonialisme sexospécifique, au racisme sexospécifique et à la pauvreté sexospécifique. Ces choses sont pratiquement absentes, et elles sont éclipsées par les grandes questions du colonialisme.
C'est ce dont je parle beaucoup.
Voir le profil de Anju Dhillon
Lib. (QC)
Merci beaucoup, madame la ministre.
J'aimerais également vous dire à quel point je vous suis reconnaissante d'avoir mentionné le Québec et les 11 féminicides qui ont eu lieu au cours des quatre premiers mois de cette année. C'est très difficile à digérer, et nous pleurons la perte de ces femmes.
J'aimerais vous demander, s'il vous plaît, si vous pouvez nous donner plus de détails sur le travail accompli à ce jour dans le cadre du Plan d'action national pour mettre fin à la violence fondée sur le genre.
Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
Merci beaucoup, madame Dhillon.
Jusqu'à présent, dans le cadre de notre intervention d'urgence, nous avons soutenu plus de 250 organisations au Québec offrant un soutien d'urgence en matière de violence fondée sur le genre avec plus de 17 millions de dollars, et ce, avant le budget 2021.
Ce que le budget 2021 offre, avec 601 millions de dollars pour une gamme de programmes de lutte contre la violence fondée sur le genre, est une autre mise de fonds sur la réponse visant à mettre fin à la VFG et à fournir un soutien [Difficultés techniques] pour s'assurer que les jeunes hommes et les garçons, en particulier, guérissent et qu'ils font partie de la solution [Difficultés techniques] pour les programmes portant sur la traite des personnes et le renforcement des capacités.
Il y a même un soutien financier de base pour les organisations de lutte contre la VFG, ainsi qu'un secrétariat pour coordonner le travail avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones, les municipalités, les organisations de la société civile et le gouvernement fédéral. Il y a aussi des statistiques, des données supplémentaires, que nous allons mettre en réserve et exploiter, ainsi que des recherches communautaires.
Ce budget est un outil important et un grand pas en avant dans notre lutte nationale collective pour mettre fin à la violence fondée sur le genre.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je vous remercie, madame la ministre, d'être avec nous en cette journée qui me touche particulièrement, en tant que Québécoise. Nous en sommes au 13e féminicide, au Québec. Ce chiffre donne des frissons, et c'est dans ce contexte que nous vous rencontrons aujourd'hui, madame la ministre.
Je comprends que vous venez nous parler, entre autres, du Plan d'action pour mettre fin à la violence basée sur le genre, ainsi que de la stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe, mais le problème demeure. Ne serait-il pas temps de revoir un peu la stratégie ou d'en accélérer le processus?
Récemment, j'ai discuté avec des représentants du ministère de la Sécurité publique du Québec et du Secrétariat à la condition féminine, du Québec également, concernant le dossier des féminicides. Pour eux, une question essentielle demeure: combien d'argent se rend directement aux organismes? Le Québec aimerait savoir quel est le plan.
Combien d'argent, exactement, va se rendre aux organismes du Québec directement?
Il y a de l'argent pour la coordination, la prévention, les statistiques et les études, mais combien d'argent va se rendre sur le terrain, parce que c'est là que cela se joue. Pendant qu'on tarde à mettre sur pied cette stratégie, il y a malheureusement des femmes qui décèdent encore.
J'offre mes condoléances aux proches de cette 13e victime.
Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
Au nom du gouvernement du Canada, au nom du premier ministre, nous offrons nos condoléances aux familles et aux proches qui pleurent des décès qui sont entièrement évitables — entièrement évitables.
Il n'y a pas si longtemps, madame Larouche, nous étions tous, en tant que députés, à la Chambre des communes pour un débat d'urgence. Les chiffres étaient beaucoup moins élevés, mais la douleur était tout aussi intense et les décès tout aussi évitables lorsque nous avons débattu, pour la première fois à la Chambre, de la violence fondée sur le genre comme question d'urgence. Mon équipe et moi avons pris des notes et, en fait, ce que vous voyez dans le budget est une accélération du rythme de la réponse et un investissement important du gouvernement fédéral pour aller de l'avant.
Comme vous l'avez souligné, 132 centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle et maisons d'hébergement non autochtones ont reçu des fonds fédéraux au cours de l'année écoulée, et 113 organismes de lutte contre la violence fondée sur le genre et sept maisons d'hébergement autochtones hors réserve ont reçu un soutien d'urgence. Pour l'avenir, nous communiquons régulièrement avec nos collègues du Québec et des autres provinces pour nous assurer que ces fonds parviennent rapidement aux premières lignes et qu'il n'y a pas de retard dans le temps que mettent les organisations du Québec à recevoir des fonds par rapport à celles du reste du pays.
Madame la présidente, je suis toujours ouverte aux idées sur la façon d'améliorer l'efficacité et l'équité de ces programmes. Si des collègues veulent me faire part de leurs commentaires, n'hésitez pas. Je suis heureuse de répondre à cet appel et de participer à ce travail.
Je vous assure cependant que, tout comme vous, je suis hantée par chaque décès, par chaque manchette. Ce ne sont que ceux que nous connaissons. Il y a des femmes qui dorment dans leur voiture en ce moment même parce qu'elles n'ont nulle part où aller. Il y a des femmes qui restent dans des relations abusives parce qu'elles ne savent pas qu'il y a d'autres endroits où elles peuvent aller. Il y a des femmes prisonnières de situations dangereuses à cause de la pauvreté. C'est le travail que nous pouvons faire ensemble pour aller de l'avant et créer plus de choix et de possibilités pour les femmes et les personnes non binaires dans ce pays.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Madame la ministre, je voulais vous poser d'autres questions et j'essayais de vous faire des signes.
D'abord, j'ai souligné lors du débat d'urgence, la dernière fois, qu'il y avait eu une différence de six mois entre le Québec et les autres provinces relativement à la signature des ententes bilatérales. Quand je parle d'efficacité, je parle d'accélérer la signature d'ententes bilatérales quand c'est le temps de transférer les fonds au Québec, qui veut gérer cet argent et qui a les compétences pour le faire.
Le ministère de la Sécurité publique et le Secrétariat à la condition féminine demandent d'accélérer la signature des ententes bilatérales. Quand on parle d'efficacité, il s'agit aussi d'éviter les dédoublements. Il y a le Plan d'action national pour mettre fin à la violence basée sur le genre et il y aura une stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe.
Quelle est la différence entre les deux?
Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
La stratégie fédérale que Patty Hajdu a fait entrer en vigueur en 2017, grâce à son travail, était la première fois que le gouvernement fédéral coordonnait ses efforts et faisait un investissement important dans la violence sexiste. Cela nous a donné des statistiques et des données que nous n'avions pas auparavant.
Il s'agit maintenant de la deuxième étape de la réponse du Canada à la violence fondée sur le genre. Elle dispose de trois fois plus de fonds et, bien sûr, nous avons établi des partenariats, des programmes et des efficiences qui seront étendus. Si des collègues ont des idées sur la façon de faire avancer rapidement ce travail, en particulier au Québec, c'est une priorité pour moi aussi et je suis tout ouïe.
Voir le profil de Sonia Sidhu
Lib. (ON)
Voir le profil de Sonia Sidhu
2021-06-15 11:41
Je vous remercie, madame la ministre.
Le Budget 2021 prévoit un financement particulier pour des programmes pour les hommes et les garçons. Il me semble que c'est la première fois que nous accordons la priorité à ce groupe dans le travail de prévention et de lutte contre la violence sexiste.
Pouvez-vous nous dire pourquoi c'est devenu une telle priorité dans le travail que vous accomplissez?
Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
Nous avons travaillé avec M. Terry Duguid, qui a été mon secrétaire parlementaire pendant un temps, afin de créer un cadre pour soutenir les hommes et les garçons dans le travail entrepris pour lutter contre la violence sexiste et la prévenir.
Les nouveaux investissements dans le budget 2021 permettent d'aller plus loin dans le travail déjà engagé et de créer des systèmes et des réseaux d'organisations qui sont féministes dans leur approche et qui soutiennent les hommes et les garçons qui aident d'autres hommes et d'autres garçons à guérir et à devenir des champions de l'équité et du changement.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Je vous remercie, madame la présidente.
Dans mon intervention précédente, j'ai démontré que le ministère de la Sécurité publique du Québec et le Secrétariat à la condition féminine du Québec demandaient encore des détails sur les transferts de fonds pour les refuges venant en aide aux femmes victimes et demandaient aussi que plus d'argent soit investi pour le logement social et abordable.
La ministre se targue de faire partie d'un gouvernement qui se dit féministe. Pourquoi alors le gouvernement a-t-il laissé dormir le rapport Deschamps depuis 2015? Cette étude a été menée notamment par des journalistes québécois, en 2014, et des recommandations ont été formulées dans le rapport Deschamps en 2015.
Le rapport du juge Bastarache sur la GRC démontre que, encore une fois, les femmes dans la GRC sont victimes de toutes sortes de crimes et qu'elles ne sont pas dans une bonne situation. Or le rapport Bastarache traîne encore.
On se dit féministe, mais on a tardé à mettre en application les recommandations du Groupe de travail cadre qui a publié le Plan d'action national 2021 pour les femmes, les filles et les personnes2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées. Il a fallu que des groupes de femmes autochtones fassent des sorties publiques pour dénoncer les retards dans la mise en application des recommandations pour que le gouvernement intervienne.
Ma collègue Mme Mathyssen a parlé de l'équité salariale. Depuis combien d'années en parle-t-on? La ministre a même dit que, il y a 50 ans, on parlait de l'importance de l'équité salariale. Ce gouvernement en parle, mais cette équité n'est pas encore atteinte.
Concernant le plan d'action national pour mettre fin à la violence fondée sur le genre, nous avons souvent demandé souvent des dates et des précisions quant aux sommes investies pour venir en aide aux femmes victimes de violence.
Tant de dossiers traînent! Je ne parle même pas des femmes aînées de 65 à 74 ans, qui sont complètement oubliées par le gouvernement. Selon les dernières annonces, elles ne recevront rien. Pourtant, les femmes aînées sont les personnes les plus oubliées qui souffrent le plus de pauvreté. Elles n'attendent pas d'atteindre l'âge de 75 ans pour être pauvres; entre 65 et 74 ans, des femmes aînées souffrent de pauvreté et d'isolement. La pandémie a exacerbé tout cela, comme elle a exacerbé la difficulté des femmes à prendre leur place dans le monde de l'entrepreneuriat.
La ministre collabore-t-elle avec ses collègues ministres? Il faudra revoir notre système de justice, parce que l'argent ne suffira pas.
Madame la ministre, vous avez 30 secondes pour nous dire en quelques mots comment les discussions avec les ministres et vos collègues se déroulent.
Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
Madame la présidente, la députée vient de poser huit questions. Je vais donc essayer d'y répondre aussi rapidement que possible dans l'ordre où elle les a posées.
En ce qui concerne Sécurité publique et Condition féminine et notre partenariat avec le Québec, nous entretenons de très bonnes relations avec la province et nous continuerons de régler les détails. J'espère que les députés appuieront le budget pour que nous puissions commencer de débloquer ces fonds dès ce mois‑ci.
Pour ce qui est du logement, nous avons signé une entente avec le Québec et le budget prévoit des fonds supplémentaires.
Au sujet du ministère de la Défense nationale, la députée a raison. Malgré tous les progrès que nous avons enregistrés, nous n'en avons pas fait assez et nous entendons accélérer ce travail. Les ressources supplémentaires prévues au budget aideront, mais cela ne suffira pas. Cette conversation s'inscrit dans un ménage plus général que nous faisons en tant que pays, et ce changement de culture doit en faire partie.
En ce qui concerne l'équité salariale, comme elle l'a demandé, comme la députée précédente l'a demandé, la mesure législative sur l'équité salariale avance comme prévu, malgré la COVID, et la réglementation entrera en vigueur cette année. Les employeurs auront alors le temps de définir des plans.
La députée a également posé une question sur la violence sexiste et sur les aînés. Je suis d'accord que les femmes dans les collectivités rurales, en particulier celles qui ont plus de 55 ans, sont les plus durement touchées, et nous faisons notre possible pour nous assurer qu'elles connaissent la sécurité et reçoivent les soutiens dont elles ont besoin.
À propos de la violence sexiste, nous avons déjà engagé des investissements historiques et dès que les fonds prévus au budget 2021 seront débloqués, nous les déploierons rapidement aussi, afin qu'ils arrivent sans tarder en première ligne.
Enfin, en ce qui a trait aux femmes entrepreneuses, j'étais là quand Bardish Chagger a élaboré la stratégie en s'assurant de tenir compte de l'optique féministe. Nous recueillons des données. Mary Ng est chargée de ce dossier à présent. Elle a augmenté les investissements pour les femmes entrepreneuses pendant la COVID, évidemment, mais le budget 2021 comprend aussi des soutiens supplémentaires pour elles. Les femmes entrepreneuses sont à la tête de 16 % des entreprises. Nous devons doubler ce nombre, et le gouvernement entend veiller à ce que nous y parvenions.
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
Madame Van De Bogart, une grande partie de la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes est consacrée à la prévention. Quel pourcentage du financement est consacré à cette prévention?
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
Merci beaucoup. En fait, je me promettais d'en parler, alors je vous remercie d'avoir posé la question.
Pour commencer, je tiens à dire que je sais que notre gouvernement a reconnu que les femmes et les filles autochtones connaissent certains des taux de violence les plus élevés au pays, et que la pandémie de la COVID‑19 n'a fait qu'exacerber cette situation déjà désastreuse. Récemment, nous avons vu dans les médias des histoires profondément bouleversantes sur le manque de traitement adéquat dont souffrent les enfants autochtones qui sont pris en charge. C'est une situation inacceptable.
Lorsque les femmes reçoivent le soutien dont elles ont besoin pour leur permettre d'échapper à des situations potentiellement dangereuses, les risques qu'elles courent d'être exploitées diminuent. Pour ce qui du financement particulier des programmes de prévention de la violence fondée sur le sexe à l'intention des femmes autochtones, il est désormais identifié comme servant au renforcement des capacités des personnes autochtones et des personnes 2SLGBTQIA+. C'est l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées qui a nécessité cette distinction. Le budget de cette année, le budget de 2021, prévoit un financement de 415 millions de dollars spécifiquement pour le ministère des Femmes et de l'Égalité des genres, ce qui contribue au financement total de 601,3 millions de dollars qui servira à faire avancer le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe.
J'ai une question pour le ministère de la Sécurité publique.
En 2019, la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes a ajouté le nouveau pilier de l'autonomisation pour souligner le rôle important que jouent les victimes et les survivants dans cette lutte. Pouvez-vous mettre le Comité à jour au sujet du travail qui se fait dans le cadre de ce nouveau pilier et l'informer du nouveau financement accordé aux organismes communautaires pour faciliter la prestation de mesures de soutien qui tiennent compte des traumatismes?
Alia Butt
Voir le profil de Alia Butt
Alia Butt
2021-06-01 13:06
Bonjour.
J'aimerais souligner d'emblée que je participe à cet appel à partir d'Ottawa et reconnaître que je me trouve sur le territoire traditionnel non cédé de la nation anishinabe.
Je vous remercie de m'accueillir ici aujourd'hui pour que je vous transmette quelques observations aux fins de votre étude sur la traite sexuelle des Autochtones.
Nous savons que les femmes et les filles autochtones, les nouvelles arrivantes au Canada, les femmes noires et racisées et celles qui vivent dans la pauvreté risquent tout particulièrement d'être victimes de la traite des personnes.
De fait, selon Statistique Canada, en 2019, 95 % des victimes de la traite des personnes identifiées par la police au Canada étaient des femmes et des filles.
La traite des personnes à des fins d'exploitation sexuelle est une forme de violence fondée sur le sexe. FEGC dirige les efforts du gouvernement pour élaborer un plan d'action national visant à mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Le budget de 2021 prévoit un investissement de 601,3 millions de dollars sur cinq ans pour faire avancer ce plan d'action national, qui sera réalisé en collaboration avec des partenaires autochtones, les gouvernements provinciaux et territoriaux et la société civile. FEGC recevra 415 millions de dollars de cet investissement, dont 105 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer le programme de lutte contre la violence fondée sur le sexe, qui comprend des efforts pour mettre fin à la traite des personnes.
FEGC a travaillé en étroite collaboration avec Sécurité publique Canada pour soutenir la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes. L'année dernière, FEGC a lancé un appel de propositions pour aider les organismes de première ligne à élaborer et à mettre en œuvre des pratiques prometteuses afin d'améliorer le soutien aux populations à risque, aux victimes et aux survivants de la traite des personnes.
Nous avons approuvé 43 projets qui ont reçu un financement de 14 millions de dollars. Parmi les projets que nous avons financés, il y a celui de l'Association des femmes autochtones de la Nouvelle-Écosse, qui travaille à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une stratégie de prévention de la traite des personnes au sein de la population autochtone dans la province. Cette stratégie fera progresser les connaissances et améliorera les mesures d'aide à l'autonomisation des populations à risque et des survivants de la traite des personnes en Nouvelle-Écosse. Il y a aussi l'Alberta Native Friendship Centres Association, qui travaille à l'élaboration et à la mise en œuvre d'un programme de formation et de sensibilisation à la prévention pour les Autochtones, qui est adapté à la culture et dirigé par des jeunes, et qui fera progresser les connaissances, la sensibilisation et l'autonomisation des jeunes autochtones à risque et des Autochtones ayant survécu à la traite des personnes en Alberta.
Nous nous efforçons également de veiller à ce que les organismes qui fournissent des services essentiels aux victimes et aux survivants de la violence fondée sur le sexe soient soutenus pendant la pandémie. Par exemple, l'an dernier, dans le cadre du plan d'intervention économique COVID‑19 du gouvernement, nous avons versé 90 millions de dollars aux refuges pour femmes, aux centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle, aux organismes de femmes et à d'autres organismes, en offrant ainsi un soutien à plus de 800 000 femmes et enfants victimes de violence sexiste dans tout le pays.
Nous travaillons également en étroite collaboration avec Services aux Autochtones Canada pour veiller à ce que les femmes et les enfants autochtones victimes de violence fondée sur le sexe bénéficient d'un soutien. Dans le cadre des investissements du budget de 2021 que je viens de mentionner, 200 millions de dollars continueront à soutenir ce secteur essentiel. Un autre montant de 55 millions de dollars a été réservé précisément pour le renforcement de la capacité des femmes autochtones et des organismes 2ELGBTQQIA+ à offrir des programmes de prévention de la violence fondée sur le sexe visant à s'attaquer aux causes profondes de la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones.
Grâce à l'ensemble de nos programmes et de notre travail stratégique à FEGC, nous continuons à faire progresser l'égalité des sexes en supprimant les obstacles systémiques, en prévenant et en luttant contre la violence fondée sur le sexe, en améliorant la sécurité économique des femmes et en augmentant la représentation des femmes dans les rôles de direction.
Je vous remercie. Encore une fois, je vous présente mes excuses pour les problèmes survenus au début de la séance.
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