Monsieur le président, membres du Comité, je vous remercie de me donner l'occasion de m'adresser à vous aujourd'hui.
En septembre dernier, nous avons célébré le 10e anniversaire de Netflix au Canada. Nous sommes reconnaissants qu’en une décennie, environ 7 millions de Canadiennes et de Canadiens nous aient ouvert la porte de leur foyer.
C’est en 2012 que nous avons tourné notre première série au Canada et depuis, nos activités n’ont cessé d’augmenter. En 2017, nous avons signé une entente avec le gouvernement en vue de mettre sur pied Netflix Canada. L’entente, régie par la Loi sur Investissement Canada, nous a donné la possibilité d’embaucher des Canadiens directement. En échange, nous avons pris des engagements importants, notamment celui d’investir au moins 500 millions de dollars sur cinq ans en activités de production au Canada. Le Canada est l’un des principaux pays de production de Netflix dans le monde. Depuis 2017, nous avons investi plus de 2,5 milliards de dollars ici. Le Canada est l’un de nos principaux pays producteurs et, depuis 2017, nous avons investi plus de 2,5 milliards de dollars dans ce pays.
Cette activité de production comprend nos séries et films originaux et nos collaborations avec des producteurs indépendants et des télédiffuseurs de langue française et de langue anglaise. De plus, nous continuons à acquérir des séries et des films, le plus récent étant Le guide de la famille parfaite.
Netflix contribue aussi à la vitalité et à la compétitivité de l'industrie audiovisuelle canadienne en louant à long terme des plateaux de tournage, en collaborant avec des studios d'animation et d'effets visuels qui sont des chefs de file dans leur domaine et en travaillant avec des centaines de fournisseurs partout au pays.
Et au début du mois, nous avons annoncé que nous planifions d’ouvrir un bureau et d’embaucher une ressource dédiée au contenu au Canada. Nous sommes enthousiastes de renforcer nos liens avec le milieu créatif canadien, d’amplifier notre travail sur le terrain et de renforcer encore davantage nos partenariats.
Notre feuille de route au cours des 10 dernières années est sans équivoque: Netflix s’est investi au Canada. Et le message que nous souhaitons vous transmettre est également sans équivoque: Netflix continuera de soutenir les créateurs canadiens, établis et émergents, et de faire rayonner leurs histoires dans le monde entier.
Nous comprenons que les décideurs sont tenus de considérer les contributions de tous les intervenants de l’écosystème du divertissement du Canada. Dans la mesure où C-10 vise à créer un cadre flexible qui permettra au CRTC d’adapter les conditions de service appliquées aux entreprises en ligne et de tenir compte des multiples contributions des services numériques, nous estimons que cette approche est judicieuse.
Au contraire, l’imposition des mêmes obligations réglementaires qui s’appliquent aux télédiffuseurs canadiens titulaires d’une licence, aux services de divertissement en ligne ne serait pas la bonne approche pour s’assurer des contributions de la part de ce secteur autrement très vivant. Les services comme Netflix ne jouent pas le même rôle que les télédiffuseurs traditionnels, et nos stratégies de contenu sont différentes.
Nous aurons l'occasion de discuter davantage de ces questions au cours des audiences publiques du CRTC au moment opportun. Toutefois, nous tenons à vous faire part des préoccupations que susciterait chez nous l'obligation de dépenser en programmation canadienne l'équivalent de 30 % des revenus canadiens des services de divertissement de vidéo en ligne.
Une telle démarche ne créerait pas un terrain de jeu uniforme et ne serait ni juste ni équitable. Netflix ne souhaite pas obtenir d'avantages réglementaires. Cependant, nous n'offrons pas d'émissions de nouvelles ni de sports en direct, soit les catégories qui permettent aux groupes de diffusion canadiens de respecter la majorité de leurs obligations de dépenses.
Les consommateurs canadiens ont plus d’options de divertissement que jamais auparavant. Un cadre réglementaire trop contraignant ferait diminuer les choix pour la population canadienne. Il est possible que certains nouveaux services qui seront lancés dans le monde entier décident de ne pas investir le marché canadien. De même, il n’est pas exclu que d’autres contournent la réglementation en offrant leur contenu par le truchement d’un intermédiaire canadien, sans s’installer ici.
Le gouvernement a indiqué son but de créer un secteur des communications de classe mondiale et a souligné l'importance de favoriser et de promouvoir la culture canadienne, de contribuer à la croissance économique et de protéger les intérêts des consommateurs canadiens.
Pour concrétiser cette ambition et établir un modèle équilibré, résilient et ouvert sur l’avenir, permettons à chacun des participants au système de mettre ses forces à profit afin de faire rayonner nos histoires, travailler nos artisans et satisfaire nos consommateurs de contenu.
Merci, monsieur le président. Je serai ravi de répondre à vos questions.