Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 5 de 5
Voir le profil de Gary Vidal
PCC (SK)
Je suis désolé. J'ai tellement de sujets à couvrir en peu de temps.
Vous avez parlé des services à l'enfance et à la famille. Je crois que vous avez parlé de deux ou trois nations qui en étaient rendues à prendre en charge ces services ou qui étaient en voie de le faire. Je vous ai déjà posé cette question, alors la réponse peut être simple.
À ce jour, y a-t-il seulement deux nations autochtones qui ont manifesté le désir de faire cela? Où en sommes-nous dans ce processus? Avec ce qui s'est passé ici ces dernières semaines, je pense qu'il est très important de nous occuper aussi de certaines questions d'actualité, et il est important que les Premières Nations prennent en charge certains de leurs services à l'enfance et à la famille. Je me demande à quelle vitesse cela se produit.
Si vous pouviez répondre brièvement, j'aimerais poser ensuite une question plus élaborée, si vous permettez.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Oui, et je serai très franc: c'est lent. Il est certain que la pandémie a ralenti le processus; les gens se sont souciés d'abord de leur santé et de la sécurité de leurs communautés. Il s'agit d'une mesure législative révolutionnaire qui renforce les droits inhérents des peuples autochtones. Il y a des dizaines et des dizaines de communautés au Canada qui ont manifesté leur intérêt. Dans l'énoncé économique de l'automne, il y avait environ 500 millions de dollars réservés pour se donner la capacité, élaborer ces lois et les faire adopter.
Nous voulons nous assurer d'avoir les bons accords de coordination avec les provinces qui assument l'essentiel de cette responsabilité. Il y a cet aspect de la relation avec les provinces, y compris la vôtre, que nous ne pouvons pas écarter dans tout cela, mais il y a beaucoup d'autres... Certaines communautés ont brandi leur propre loi et ont dit: « Nous ne sommes pas nécessairement intéressées par le projet de loi C-92, mais voici comment nous allons protéger nos enfants. » C'est aussi valable comme démarche.
Nous sommes très prudents dans ces estimations, mais je dirais pour la gouverne du Comité qu'il y en a des dizaines et des dizaines qui sont en bonne voie. Il y a des problèmes difficiles à surmonter en ce qui concerne la capacité, je ne vous le cacherai pas, mais le chemin est long, et cela fait partie intégrante de tout ce que nous avons vu au cours de la dernière semaine.
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Je vous remercie, monsieur le président.
J'aurai deux questions à poser à M. le ministre. Je lui demanderais d'abord de répondre à la première, en laissant assez de temps pour répondre à la deuxième.
Premièrement, en janvier 2020, la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis est entrée en vigueur pour affirmer la compétence des peuples autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. Comment cette loi contribuera-t-elle au bien-être des enfants et des familles autochtones et permettra-t-elle d'offrir des soins culturellement adaptés aux enfants? Pourriez-vous faire le point sur la mise en œuvre de cette loi?
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Ce que nous avons constaté tout au long, et surtout qui est devenu très poignant et prédominant au cours de la dernière semaine, c'est que le Canada et les provinces administrent un système défaillant depuis un certain temps. On peut parler d'indemnisation et c'est très important. Lorsqu'on parle de transformation, c'est là qu'intervient cette loi qui a été adoptée juste avant les dernières élections. Elle se trouve à transformer, dans un esprit d'autodétermination, un système qui était axé sur la prévention, non adapté à la culture, en un système qui est... ou plutôt, non, un système qui passe de l'intervention à la prévention. Lorsque c'est incarné et enchâssé dans le langage de l'autodétermination, c'est un effort pour amener les communautés à protéger les leurs — quelque chose que nous tenons pour acquis, encore une fois.
C'est un long travail, qui exige énormément de consultations. Dans l'énoncé économique de l'automne, il y avait environ 500 millions de dollars réservés au renforcement de la capacité, qui s'étalera sur cinq ans. D'autres investissements seront nécessaires à mesure que les communautés ramèneront leurs enfants chez elles et adopteront leur loi pour les prendre en charge.
Lorsque je disais à M. Vidal que c'était lent, c'est qu'un principe important a été incorporé lorsque la loi est entrée en vigueur, le principe de la norme minimale pour l'enfant. C'est un signal à l'ensemble du Canada et aux tribunaux qu'ils ne peuvent plus sanctionner des pratiques qui ont arraché un nombre démesuré d'enfants autochtones à leur famille en raison de problèmes comme la pauvreté. C'est encore le défi que devra relever chaque gouvernement à l'avenir: continuer de lutter contre la discrimination fondée sur la pauvreté, qui est l'héritage de notre passé colonial.
Nathalie Nepton
Voir le profil de Nathalie Nepton
Nathalie Nepton
2021-06-01 12:36
Merci, monsieur le président, de me donner l'occasion d'être ici aujourd'hui
Je m'appelle Nathalie Nepton. Mes observations porteront principalement sur le travail effectué par Services aux Autochtones Canada pour refondre les services à l'enfance et à la famille des Premières Nations.
Bien que les enfants autochtones ne représentent que 7,7 % de tous les enfants canadiens âgés de 14 ans ou moins, ils comptent pour 52,2 % des enfants pris en charge. Aussi, nous savons que certaines ont mis en évidence que le fait d'avoir été dans le système de protection de l'enfance est le trait commun le plus courant chez les femmes et les filles qui finissent par s'adonner à la prostitution.
Nous reconnaissons le lien qui existe entre les investissements réalisés dans la sécurité et le bien-être des enfants, et l'amélioration des résultats pour ces enfants, leurs familles et leurs communautés. C'est pourquoi Services aux Autochtones Canada s'est engagé à veiller à ce que les familles à risque reçoivent des services de soutien et de prévention ayant pour fonction de maintenir les systèmes de soutien familial et de garder les enfants dans leur communauté, reconnaissant ainsi l'importance de préserver le lien avec la langue et la culture.
Le Programme de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations a reçu d'importants investissements destinés à faire en sorte qu'il soit véritablement centré sur l'enfant, dirigé par la communauté, et axé sur la prévention et l'intervention précoce. Une modification importante a récemment été apportée au programme afin de permettre aux jeunes pris en charge qui atteignent l'âge de la majorité de continuer à bénéficier du programme pendant deux années supplémentaires. On veille en cela à ce qu'ils bénéficient de l'aide dont ils ont besoin pour passer à l'âge adulte en cheminant sur des bases saines.
Parmi les autres progrès récents visant à atteindre l'objectif de réduire le nombre d'enfants autochtones pris en charge, il y a eu la mise en place d'une loi fédérale sur les services à l'enfance et à la famille autochtone — la Loi sur les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis —, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020. Cette loi établit des principes nationaux tels que l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle pour aider à guider la prestation des services à l'enfance et à la famille destinés aux enfants autochtones.
Sans entrer dans les détails, disons que cette loi permet aux peuples autochtones de choisir leurs propres solutions pour leurs enfants et leurs familles, et de créer un meilleur avenir pour les générations qui suivront.
Dans l'ensemble, le Secteur de la réforme des services à l'enfance et à la famille de Services aux Autochtones Canada vise à garantir la santé, la solidité et la prospérité des familles et des enfants autochtones, réduisant ainsi leur vulnérabilité aux pratiques délétères telles que la traite des personnes à des fins sexuelles.
Merci.
Résultats : 1 - 5 de 5

Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes