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Jason Nickerson
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Jason Nickerson
2021-05-28 14:08
Bonjour. Merci de nous accueillir.
Nous allons aborder deux questions liées à l'étude de votre comité du point de vue de notre organisation, qui offre une aide médicale à des personnes touchées par des crises dans plus de 70 pays partout dans le monde.
Premièrement, le Canada devrait appuyer la dérogation aux ADPIC. La dérogation n'est pas une solution complète pour accroître et diversifier la fabrication dans le but de mettre fin au manque de vaccins contre la COVID-19, mais le soutien de cette mesure donne une marge de manœuvre et élimine des obstacles juridiques, ce qui permet de se concentrer sur les nombreux autres obstacles. Nous soulignons que toute dérogation doit comprendre non seulement les vaccins, mais aussi les autres outils nécessaires, comme les médicaments thérapeutiques et les outils de diagnostic ainsi que des appareils médicaux comme les respirateurs de même que tous les éléments et l'équipement qui sont nécessaires à la fabrication de vaccins.
Le Canada s'est montré indécis pendant les discussions sur la dérogation aux ADPIC. En effet, il ne l'a jamais officiellement rejetée et a sans cesse proposé des solutions de rechange qui ont échoué dans le passé.
Parmi ces solutions se trouve le mécanisme de l'article 31bis de l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce ou l'Accord sur les ADPIC, qui est appliqué au moyen du Régime canadien d'accès aux médicaments, le RCAM. Nous pensons que le Canada doit donner suite à ses propres affirmations au sujet de l'efficacité du RCAM en prenant la première mesure nécessaire qui consiste à ajouter les vaccins et les médicaments contre la COVID-19 à l'annexe 1 de la Loi sur les brevets. Docteurs Sans Frontières ne croit pas que l'article 31bis de l'Accord sur les ADPIC et le RCAM sont des outils efficaces dans les meilleures conditions, et encore moins pendant une pandémie, mais l'incapacité du Canada a même inscrire ces produits à l'annexe 1 de la Loi sur les brevets constitue le principal obstacle à l'utilisation des outils dont il a fait la promotion à l'Organisation mondiale du commerce.
Le deuxième problème dont nous aimerions discuter se rapporte à la production intérieure. Médecins Sans Frontières soutient l'accroissement de la production intérieure, mais il faut le faire correctement. Si l'approche du Canada pour intensifier la biofabrication au pays est d'accorder un soutien financier aux sociétés pharmaceutiques pour construire des usines ici, ce financement doit être assorti de garanties en matière d'accès abordable aux produits finis, tant pour le Canada que le reste du monde. C'est tout simplement logique. Si la population paye pour la mise au point et la fabrication de médicaments, nous devrions tous y avoir accès à un prix équitable. À cette fin, le Canada doit aussi faire preuve de transparence par rapport aux modalités de ce genre d'ententes.
Il est également essentiel de se demander ce qu'il faut faire entre les pandémies de la capacité publique de fabrication que le Canada met sur pied. La nouvelle capacité de fabrication à qualité assurée qui est exploitée pour produire des vaccins contre la COVID-19 ne devrait pas disparaître ou être vendue à des intérêts privés après la pandémie. Le Canada devrait plutôt s'en servir pour s'attaquer à d'autres graves problèmes mondiaux de santé. La production d'un éventail de produits permet de garder les installations ouvertes et de maintenir à jour les compétences du Canada. Après tout, on ne sait pas à quoi ressemblera la prochaine pandémie, et le monde a besoin d'une grande diversité dans sa capacité de production.
Le Canada a des chercheurs de calibre mondial. Ce qui lui manque, c'est une capacité de mise au point de bout en bout pour sortir les idées novatrices des laboratoires et les mettre à la disposition des patients. Il n'existe pas vraiment de moyens de faire approuver les produits qui sont essentiels à la santé dans le monde, mais qui ont un attrait commercial limité.
Prenons le vaccin contre l'Ebola inventé au Canada, qui des scientifiques ont mis au point au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg. Après sa découverte, le Canada a signé un contrat de licence avec une entreprise américaine. Le vaccin a finalement traîné sur une tablette pendant des années. Ce vaccin efficace n'était donc pas prêt lors de l'éclosion d'Ebola en Afrique occidentale en 2014, ce qui, pour tout dire, a coûté des vies.
Le Canada a d'autres vaccins expérimentaux prometteurs, comme celui contre la fièvre de Lassa et un autre contre le virus de Marburg, dont la distribution se heurte à des difficultés similaires. La production de bout en bout, du laboratoire au patient, doit faire partie de notre stratégie de biofabrication.
En général, ce que nous disons, c'est que de nombreuses maladies graves correspondent essentiellement à des échecs commerciaux: elles ne sont pas assez rentables pour attirer les investissements de sociétés pharmaceutiques privées, même si elles constituent d'importantes menaces pour la santé publique. L'Ebola, la fièvre de Lassa, le virus de Marburg et, avant cette pandémie, les coronavirus en sont tous des exemples.
Il y a aussi un grand nombre de médicaments et de vaccins importants qui existent déjà, mais qui, régulièrement, font l'objet de ruptures de stock ou sont difficiles à obtenir. L'antitoxine diphtérique, le produit pour lequel les laboratoires Connaught ont été fondés en vue d'en assurer la production, est presque impossible à obtenir dans le monde entier. Nous le savons d'expérience, car nous avons rapidement compris qu'il y avait très peu d'options lors de notre réponse à des éclosions au Yémen, au Bangladesh et au Venezuela en 2017. C'est la même chose pour un grand nombre d'antibiotiques et d'autres médicaments peu rentables.
Ce sont les impératifs de la santé publique — et pas la recherche de profits — qui doivent orienter la stratégie de biofabrication du Canada, laquelle doit être liée à une stratégie de recherche et développement...
Natasha Hope Morano
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Natasha Hope Morano
2021-05-25 16:27
Merci, monsieur le président.
Je suis Natasha Morano, une entrepreneuse. Je suis honorée de représenter Startup Canada aujourd'hui en tant que directrice des Affaires ministérielles et gouvernementales.
Depuis 2012, les programmes de Startup Canada servent de passerelle vers chaque étape du cycle d'une entreprise: sa conceptualisation, sa création et sa croissance.
Startup Canada favorise l'établissement de contacts, l'éducation, la publicité et les activités de promotion. Plus de 3,5 millions d'entrepreneurs ont accès à nos services au Canada, avec 30 communautés actives d'un océan à l'autre. Bien sûr, raconter l'histoire de chaque entrepreneur en seulement cinq minutes est impossible. Les différences entre eux sont innombrables. Leur seul dénominateur commun: chacun prend en main son destin financier. Plusieurs se sont inspirés de leur passion. De nombreux autres se sont tournés vers l'entrepreneuriat par nécessité. Et, malheureusement, plusieurs ont été laissés pour compte.
Les entrepreneurs sont les pistons du moteur qui crée des emplois, stimule la croissance et suscite la résilience. Ils sont un facteur indispensable de la reprise économique de notre pays et ils comptent sur des organismes autorisés, des experts et des facilitateurs de la simplification qualifiés.
L'allocation de fonds proposée dans le budget de 2021 permettra un accès équitable au soutien. Il s'agit d'une étape importante vers la relance d'une économie inclusive. Startup Canada regarde vers l'avenir avec enthousiasme et envisage avec confiance son rôle pour faciliter la progression de ses membres. Notre objectif est de prévenir la redondance dans les programmes et de nous assurer que le soutien proposé dans le budget de 2021 est offert aux entrepreneurs qui en ont désespérément besoin, de manière rapide et efficace.
Si les entrepreneurs sont les pistons essentiels de la reprise économique de notre pays après la pandémie, il leur faut donc un système d'allumage fiable. Ils doivent avoir accès à des organisations de confiance qui connaissent leurs difficultés et élaborent des programmes en fonction de leurs besoins. Le gouvernement du Canada devrait s'associer à des organisations aux vues similaires qui sont également chargées d'aider les entrepreneurs à démarrer et de répondre à leurs besoins.
L'investissement de plus de 100 millions de dollars du gouvernement pour soutenir la croissance inclusive de l'entrepreneuriat offrira un nouveau financement aux organisations nationales afin qu'elles soutiennent les entrepreneurs diversifiés et les petites entreprises à travers le Canada avec des fonds, du mentorat et des services consultatifs. Ce modèle reflète parfaitement le mandat de Startup Canada, il est donc bienvenu.
La pandémie a écarté de nombreux Canadiens et de nombreuses industries. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante estime que 239 000 entreprises sont à risque de fermer à cause de la pandémie; il faut enrayer cette situation. Un nombre disproportionné d'emplois occupés par des femmes a disparu à cause de la COVID-19. Les femmes représentent 37 % des travailleurs indépendants canadiens. Le budget de 2021 propose d'attribuer jusqu'à 146,9 millions de dollars pour consolider la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat. C'est un bon début pour soutenir les entrepreneuses, mais il faut faire plus.
Il est urgent de favoriser la numérisation des activités des entrepreneurs. Ils doivent passer de la vitrine au commerce électronique, du voisinage à l'international, et de l'exploitation locale à l'exportation de produits et services à l'étranger. L'engagement du gouvernement d'étendre la portée des marchés des entrepreneurs et d'augmenter le nombre d'emplois bien rémunérés est accueilli chaleureusement.
Startup Canada se réjouit de constater que le gouvernement reconnaît l'importance d'investir dans des programmes qui encouragent les entreprises et les entrepreneurs à devenir concurrentiels à l'échelle mondiale. Cependant, les entreprises se développent à des rythmes différents et visent différents objectifs ultimes. Plus de soutien est nécessaire au démarrage pour les entrepreneurs qui ne visent pas la mondialisation, mais qui sont devenus entrepreneurs par nécessité et ne sont pas les licornes de demain. Il leur faut des outils simples et faciles à utiliser et un soutien en matière de consultation alors qu'ils cherchent à subvenir aux besoins de leur famille.
Startup Canada cherche à simplifier le processus d'accès aux programmes du gouvernement du Canada, tout en veillant à aplanir autant que possible les obstacles à l'inscription à ces programmes. Nous devons faciliter le parcours d'un entrepreneur. Nous devons renforcer les capacités des entrepreneurs et les guider à travers toutes les mesures de soutien disponibles dans l'écosystème canadien, dont les incubateurs, les accélérateurs, le soutien des secteurs public et privé, et plus encore.
Les entrepreneurs, maintenant plus que jamais, manquent de temps pour effectuer des recherches dans toutes les mesures qui sont à leur disposition, d'autant plus que ces mesures de soutien sont révisées ou modifiées quotidiennement. Faisons notre part pour leur faire gagner du temps afin de leur permettre de travailler à l'amélioration de leurs entreprises et de soutenir l'économie canadienne dans son ensemble.
L'ensemble de ce qui est prévu dans le budget de 2021 en matière de soutien aux entrepreneurs correspond à ce que nous faisons au quotidien. C'est le moment idéal pour investir dans l'écosystème entrepreneurial du Canada. Bien que le budget de 2021 offre de nombreuses possibilités aux entrepreneurs, il subsiste toujours un manque de soutien lors du démarrage et pour les entrepreneurs qui ont l'entrepreneuriat dans le sang. Ils travaillent sans filet de sécurité. Ce sont ces entrepreneurs qui ont été délaissés et qui ont besoin de soutien. Ils demandent un soutien de base afin de bénéficier de conseils judicieux et de l'assistance nécessaire pour démarrer leur entreprise sur des bases solides et, ultérieurement, créer des emplois.
Monsieur le président, Startup Canada est reconnaissant de l'occasion de travailler avec le gouvernement pour relancer l'économie grâce au budget de 2021.
Je vous remercie.
Voir le profil de Michael McLeod
Lib. (NT)
Je vais simplement poser la question à celui qui veut y répondre.
Les T.N.-O. ont un secteur touristique très bien établi et très réputé qui représente une part importante de notre économie. Nous avons probablement eu des restrictions plus strictes dans le Nord pour limiter les voyages à destination et en provenance de nos territoires, de l'extérieur du pays, mais aussi d'autres régions du Canada.
Avec l'annonce dans le budget d'un milliard de dollars pour le secteur du tourisme et des événements, dont 500 millions de dollars pour les agences de développement régional pour les entreprises touristiques et 100 millions de dollars de plus pour Destination Canada, est-ce que l'un ou l'autre d'entre vous prévoit que ce financement aidera vos membres à traverser le reste de la pandémie et à se préparer à la réouverture éventuelle de nos régions aux touristes?
Éric Paquet
Voir le profil de Éric Paquet
Éric Paquet
2021-05-25 17:41
On ne peut pas passer sous le silence ce qui a été annoncé dans le budget, soit 1 milliard de dollars, dont 500 millions vont passer par les agences régionales, par DEC. Nous ne savons pas encore comment vont se décliner ces sommes, nous aurons cette information un peu plus tard. Ces sommes d'argent serviront au développement de différents projets dans toutes les régions du Canada, ce qui est en soi une bonne nouvelle, et seront accordées projet par projet.
Cependant, comme je le disais plus tôt, les entreprises sont sur les genoux. Cela fait déjà plus d’un an qu’elles fonctionnent avec une fraction de leurs revenus habituels. En ce moment, elles voudraient pouvoir survivre jusqu’à ce que leurs revenus reviennent à la normale. Voilà quel est leur état d’esprit actuel. C’est pourquoi nous demandons une prolongation de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer, qui couvre une partie des frais fixes, ce qui est une réelle bouée de sauvetage. Ce sont les deux programmes qui ont permis à l’industrie touristique et à ses entreprises de survivre.
On reçoit ce commentaire de la part de certaines entreprises: c’est beau, vouloir se réinventer et développer de nouvelles choses, mais en ce moment, on veut réussir à traverser la crise et pouvoir bénéficier des programmes. Une fois que l’on aura traversé la crise, on pourra développer de nouvelles choses.
Monsieur Ryan, voulez-vous ajouter quelque chose?
Jean-Michel Ryan
Voir le profil de Jean-Michel Ryan
Jean-Michel Ryan
2021-05-25 17:43
Au risque de répéter ce qui a déjà été dit, il faut effectivement traverser cette dernière portion de la crise pour pouvoir rebondir par la suite.
Les sommes consenties, notamment à Destination Canada, sont effectivement importantes, mais on parle de se préparer à rebondir. Il faut donc qu'on en soit capable et que les entreprises privées, notamment, en aient les moyens, tout comme d’autres organisations également.
Si l’on veut réinvestir dans notre produit et dans nos infrastructures, il faut également des mises de fonds minimales pour accéder aux futurs programmes. Si l’on n’est pas même en état de faire des mises de fonds, on ne peut pas accéder aux programmes. On ne pourra donc pas participer à la relance.
Voilà l’essence de ce que vivent les entreprises en ce moment.
Voir le profil de Pam Damoff
Lib. (ON)
De plus, en ce qui concerne le renforcement des capacités, vous n'atteindrez jamais le point de référence en matière d'équité si les organismes n'ont pas la capacité de présenter une demande. J'entends souvent dire: « Nous n'avons pas reçu assez de demandes ». Je parle alors aux organisations, et elles me disent: « Avez-vous regardé le formulaire de demande? Nous essayons de faire du bon travail dans la communauté. Nous n'avons ni le temps ni les connaissances nécessaires pour le remplir ».
Merci pour cela.
Il me reste environ 45 secondes, alors rapidement, pour Startup Canada, je sais que la stratégie d'entrepreneuriat féminin a été très réussie dans ma circonscription. Dans le cadre de ce type de financement pour les entreprises en démarrage, quelle est l'importance d'avoir, comme je le disais, des critères d'équité pour les entreprises dirigées par des femmes, des Noirs et des Autochtones?
Natasha Hope Morano
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Natasha Hope Morano
2021-05-25 17:56
Absolument, c'est incroyablement important, et nous devons voir cela à long terme. C'est le gros morceau.
De même, en ce qui concerne la diversification de l'approvisionnement, je suis vraiment heureuse de voir qu'il y a un soutien supplémentaire pour les groupes sous-représentés. Tandis que nous abordons notre grande reconstruction, nous nous penchons sur le rôle que jouent les entrepreneurs dans la création et la stimulation d'une économie canadienne très saine et solide. Nous devons être aussi inclusifs que possible et nous assurer que toutes les voix, toutes les voix des entrepreneurs, sont incluses dans les politiques de haut niveau qui vont être mises en oeuvre.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Je vous remercie, monsieur le président.
Monsieur Casey, je vous remercie d'avoir bien décrit le fonctionnement de l'écosystème de votre milieu.
On trouve beaucoup de petites entreprises, dont certaines en démarrage, dans ce milieu. Est-ce que le gouvernement peut faire quelque chose pour leur permettre d'atteindre un autre niveau, pour éviter que, dès qu'elles font une découverte ou qu'elles ont une idée innovante, elles la vendent à un grand joueur ?
Serait-il pertinent de leur permettre de continuer à croître et de se solidifier?
Andrew Casey
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Andrew Casey
2021-05-21 12:06
C'est certainement un objectif clé à viser.
Nous devons créer des entreprises plus solides. Notre pays a très bien réussi à faire démarrer une multitude de petites entreprises qui, comme vous l'avez dit, finissent le plus souvent par se vendre aux grandes multinationales.
C'est une stratégie commerciale pour ainsi dire inévitable. Une entreprise a un petit produit, un seul médicament qu'elle tient à vendre à l'échelle mondiale. Or, sachant qu'elle ne deviendra jamais une grande société pharmaceutique du jour au lendemain, et qu'elle ne peut pas se passer de l'infrastructure fournie par les grands joueurs, c'est vers eux qu'elle va se diriger.
Les entreprises qui ont des technologies de type plateforme ou une capacité de fabrication, comme Medicago, AbCellera ou Repare, sont plus susceptibles de rester au Canada et de prendre de l'expansion. Si nous voulons qu'il en soit ainsi, nous devons commencer par cerner les lacunes. Le problème réside en partie dans le manque de capitaux d'investissement. Il y a aussi la question des talents, sans parler des incitatifs fiscaux. Il y a des éléments comme le régime de la « patent box » ou boîte à brevets en usage dans d'autres pays, qui permet aux entreprises de tirer des revenus de leur innovation sans avoir à payer des impôts élevés avant d'avoir atteint la rentabilité sur le plan commercial.
Il est essentiel de songer à des incitatifs et mesures fiscales de la sorte si l'on veut garder certaines de ces entreprises au pays.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Merci, monsieur le président.
J’aimerais poser une question à M. Casey.
Vous donnez l'impression d'être le partisan numéro un du gouvernement en ce qui concerne sa politique d’innovation, mais vous avez aussi mentionné Research in Motion, RIM, et il se trouve que nous avons accueilli hier Jim Balsillie, qui avait un point de vue assez différent sur la façon dont nous abordons l’innovation au Canada. Il parlait de l’innovation en général, alors que vous, vous vous limitez à la biotechnologie.
Il a mentionné le virage spectaculaire qui s’est opéré entre l’économie tangible et l’économie intangible, dont vous venez de parler, et j’attendais que vous abordiez la question. Je vais vous demander de nous en dire un peu plus à ce sujet et de nous parler de l’absence d’une loi sur les brevets au Canada. Soit dit en passant, j’ai également rencontré des représentants d’AbCellera. Ils ont souligné qu’ils se sentent enclins à quitter le Canada parce que nous ne favorisons pas le genre de climat qui permettrait aux entreprises en démarrage de rester au pays. La note que nous méritons côté commercialisation est épouvantable.
Par conséquent, pourriez-vous formuler des commentaires généraux sur la façon d'aborder la question de la nouvelle économie et sur la façon de mettre en œuvre des politiques qui permettront aux entreprises en démarrage de rester au Canada?
Andrew Casey
Voir le profil de Andrew Casey
Andrew Casey
2021-05-21 12:24
Il faut que ce soit au moins un objectif important, parce que nous investissons tout cet argent et nous utilisons des crédits d’impôt et autres, le tout étant essentiellement financé par le contribuable. Vous créez une collection fantastique d’entreprises, et si vous les laissez toutes partir, nous ratons les véritables avantages commerciaux de voir ces entreprises croître et devenir de grandes sociétés.
J’ai surtout parlé de ce que RIM a fait pour la collectivité locale du Sud-Ouest de l’Ontario, montrant comment une fois qu’elle avait atteint son apogée, les entrepreneurs et investissements n'ont fait que se multiplier et la prophétie s'est réalisée d'elle-même.
En ce qui concerne le régime de la « boîte à brevets », pour en parler un peu, c’est la capacité de prendre sa propriété intellectuelle et d’en tirer des revenus en la faisant faire taxer à un niveau inférieur en attendant sa commercialisation. Ce n’est pas une idée farfelue. Cela s’est fait très efficacement dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni, qui a une stratégie en matière de sciences de la vie. Je pense que c’est probablement là où je veux en venir — demander comment relier tout cela.
Nous faisons tout en vase clos. Nous établissons les prix et les remboursements en vase clos. Nous investissons en vase clos. Nous faisons de la recherche et développement en vase clos. Nous avons des universités et du talent, mais est-ce que tout est relié? La Table de stratégies économiques en matière de santé et de sciences biologiques a fait un excellent travail pour ce qui est d’énumérer tous les atouts dont nous disposons et a déterminé qu’il fallait trouver une façon cohérente de tout relier pour qu’il s’agisse vraiment d’un écosystème. Comme tout écosystème, comme un récif de corail, chaque élément doit être sain, vivant et dynamique si l’ensemble du récif doit être sain. C’est ce dont nous avons besoin maintenant.
Nous avons d'excellents investissements. Nous avons l’infrastructure. Nous avons le talent. Nous avons toutes les entreprises qu'il faut. Nous devons maintenant relier tout cela à une stratégie coordonnée pour les sciences de la vie, non seulement à l'échelle fédérale, mais aussi à l'échelle provinciale. Il y a des provinces qui s’intéressent également aux domaines de l’investissement, des mesures fiscales et des talents, alors comment pouvons-nous faire le trait d'union entre tout cela?
C’est mon conseil. Si nous voulons y arriver, si nous voulons créer des entreprises solides et bien ancrées au Canada, il faut s'y prendre au moyen d’une stratégie.
Voir le profil de Julie Dzerowicz
Lib. (ON)
Merci beaucoup, et merci aux trois témoins pour leurs excellents exposés.
Madame MacNaughton, je vais vous citer comme exemple pour quiconque dans ma circonscription aurait l’impression qu’on ne peut rien faire au niveau fédéral. Je vais utiliser votre nom sans ambages, et j’espère que cela ne vous dérangera pas.
Mes questions s’adresseront essentiellement à M. Casey. Je pense que la plupart de mes collègues ne le savent pas, mais j’ai travaillé en biotechnologie pendant des années au terme de mes études de maîtrise en administration des affaires. J’ai travaillé pour une petite entreprise appelée GlycoDesign. J’ai contribué à ce qu’elle soit cotée en bourse. Elle a fini par se vendre à Inflazyme. Je connais donc très bien les problèmes du secteur.
Vous avez raison de dire que nous avons des tonnes d’idées incroyables. Nous avons suffisamment d’argent pour les entreprises en démarrage. Bon nombre de nos idées sont en fait vendues à de grandes sociétés.
L’un des principaux problèmes qui existaient à l’époque et qui existent encore aujourd’hui, je crois, c’est le renforcement de la capacité pour aider une entreprise à passer à l’étape suivante. D’une part, il y a l’investissement, mais d’autre part, en plus de disposer des talents nécessaires — et s'il est vrai que nous attirons notre juste part de talents, je pense que nous pourrions encore mieux faire à ce chapitre —, il faut renforcer la capacité pour pouvoir gérer ces organisations plus vastes.
Que pouvons-nous faire pour renforcer cette capacité?
Andrew Casey
Voir le profil de Andrew Casey
Andrew Casey
2021-05-21 12:28
Encore une fois, comme je l’ai dit, l’investissement est toujours un élément important. L’argent qui doit être versé au secteur est absolument essentiel.
Certaines entreprises ont aussi relevé récemment certains obstacles. Je songe notamment à AbCellera et Repare à Montréal, qui ont déterminé l'importance d'avoir accès à des laboratoires autres que virtuels à l’heure actuelle. C'est à peine s'il y en a au Canada, et je pense que nous devons en créer davantage.
Je crois que le budget prévoit des fonds à cette fin. Cela dit, il demeure que les talents finiront par faire défaut à un moment donné.
La plupart des entreprises aimeraient rester ici, et pour peu que nous puissions surmonter certains obstacles, je ne pense pas que le risque de les perdre soit vraiment énorme, à condition, bien entendu, de garder l'œil ouvert pour voir ce que font les autres pays pour essayer de nous les ravir.
AnaBela Taborda
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AnaBela Taborda
2021-05-20 14:54
Merci. Ce n'est pas grave.
Bonjour. Je m'appelle AnaBela Taborda et je suis gérante de division de l'IC Savings Credit Union et présidente de Little Portugal on Dundas BIA, ou secteur d'aménagement commercial, à Toronto, dans la circonscription de Davenport. Merci de m'avoir invitée à prendre part à cet appel.
Little Portugal on Dundas BIA représente un regroupement d'environ 325 petites entreprises et entreprises indépendantes situées sur la rue Dundas Ouest à Davenport. Nous sommes une parmi plus de 80 organisations de ce genre à Toronto qui se concentrent sur la réussite et la croissance de nos économies locales.
Les secteurs d'aménagement commercial de Toronto représentent un vaste éventail d'organisations ayant des priorités qui sont définies par des intervenants commerciaux locaux. Tous les fonds amassés par les secteurs d'aménagement commercial sont réinvestis dans leurs communautés locales. Plus de 1,4 milliard de dollars ont été versés en impôt par les membres des secteurs d'aménagement commercial, et ensemble, nous employons plus de 551 000 personnes. C'est une contribution de taille et une énorme responsabilité pour les propriétaires d'entreprise individuels.
En ma qualité de gérante de division d'IC Savings, une institution financière située dans le quartier Little Portugal, j'ai été témoin des difficultés de nombreuses petites entreprises durant la pandémie et de la façon dont le Plan d'intervention économique lié à la COVID-19 et les initiatives mises en place par le gouvernement fédéral ont fourni une aide financière, sans laquelle il aurait été pratiquement impossible pour nos petites entreprises et entreprises indépendantes de survivre. Nous avons connu très peu de fermetures dans notre secteur d'aménagement commercial, grâce à ces programmes et au travail continu de notre députée locale, Julie Dzerowicz, qui a milité inlassablement en notre nom et a tissé des liens avec nos membres pour les orienter par rapport aux options offertes. Merci.
Par ailleurs, je tiens aussi à remercier le gouvernement fédéral d'avoir augmenté l'approvisionnement en vaccins contre la COVID-19 du Canada, qui est essentiel au rétablissement de nos citoyens et des petites entreprises.
Nous sommes encouragés par un certain nombre d'éléments proposés dans le cadre des mesures de soutien des petites entreprises dans le budget de 2021 et nous sommes impatients de voir leur mise en œuvre. Nous avons toutefois quelques préoccupations concernant le moment, la durée et la conception de certaines de ces initiatives. Nous sommes fort conscients du fait que, même si l'avenir s'annonce plus prometteur, les petites entreprises continuent de souffrir. En effet, la reprise complète est encore loin.
Je citerai en exemple le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ou CUEC. Même s'il est annoncé que, si une entreprise rembourse ses prêts au plus tard le 31 décembre 2022, jusqu'à un tiers de la valeur de ses prêts — ce qui veut dire jusqu'à 20 000 $ — sera radié, nous savons que même la date limite du 31 décembre 2022 pourrait être trop tôt pour permettre à nos propriétaires d'entreprise individuels de s'en sortir.
Un autre exemple est la prolongation de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer ainsi que du soutien en cas de confinement au-delà de juin 2021, jusqu'au 25 septembre 2021. Nous croyons que cela devrait être prolongé davantage, parce que nous devons déjà amener nos petites entreprises à une situation vivable avant de pouvoir même envisager toute voie de reprise.
Nous nous réjouissons à l'idée d'aider les petites et moyennes entreprises à passer à l'ère numérique. La Little Portugal on Dundas BIA a été à l'avant-plan de l'adoption du programme Rue principale numérique fait à Toronto. Le fait qu'un membre des équipes de services numériques parle couramment le portugais nous a servi, car, dans certains cas, la langue était un obstacle.
Mis à part les barrières linguistiques, toutefois, nous ne pouvons pas forcer les gens à adopter le programme numérique. Le Programme canadien d'adoption du numérique doit être soigneusement conçu, vu qu'un grand nombre d'entreprises indépendantes de la rue principale sont lentes et incapables de l'adopter pour de nombreuses raisons légitimes et que certaines d'entre elles auront besoin d'aide dans leur langue maternelle. Le Programme doit permettre de dévoiler les obstacles dès le départ et d'y réagir directement avant que la formation numérique puisse s'imposer et être efficace dans la pratique. Nous savons que c'est le cas, en raison du nombre d'entreprises actuel avec lesquelles nous avons travaillé qui ont besoin d'aide pratique supplémentaire avec l'ensemble des initiatives, des subventions et des programmes gouvernementaux d'aide, étant donné que seul l'accès en ligne était offert, et ce, pour des raisons évidentes.
Mais encore une fois, nous accueillons avec plaisir cette initiative.
En ce qui concerne les nouvelles entreprises, une partie de la reprise supposera d'accueillir de nouvelles entreprises dans notre secteur d'aménagement commercial. Nous avons besoin d'elles pour créer de nouveaux emplois et remplacer tous ceux qui peuvent avoir été perdus. Nous avons besoin que tous les ordres de gouvernement créent des façons et des moyens de nous aider à attirer de nouvelles entreprises et à assurer leur subsistance au cours de leurs premières années, tandis que le pays se remet de la pandémie. On doit revoir, par exemple, les critères relatifs à la façon de prouver une perte de revenu pour les demandes de programmes d'aide ou de subventions du gouvernement afin de tenir davantage compte de la réalité d'une entreprise en démarrage.
Pour ce qui est de l'accessibilité, environ un Canadien sur cinq, ou environ 6,2 millions de personnes âgées de 15 ans et plus, déclare avoir une incapacité qui limite ses activités quotidiennes. Cela comprendrait la capacité de pénétrer dans des petites entreprises indépendantes.
La Loi canadienne sur l'accessibilité a été élaborée à la suite des consultations les plus inclusives et accessibles de l'histoire du pays auprès de la communauté des personnes handicapées. Plus de 100 organisations et 6 000 Canadiens y ont participé. Que peut-on faire et comment pouvons-nous nous préparer, tandis que notre population continue de vieillir, pour améliorer l'accessibilité des petites entreprises indépendantes du Canada?
Pour terminer, j'aimerais dire que, à mesure que le gouvernement continue de concevoir des programmes de reprise après la COVID-19, nous demandons que nos députés locaux continuent de nous consulter activement dans le cadre de l'élaboration de ces programmes. Nos employés et nos conseils des secteurs d'aménagement commercial sont hautement qualifiés et aptes à cerner les difficultés possibles chez nos membres et se feront un plaisir d'aider par tous les moyens possible.
Merci.
Liette Lamonde
Voir le profil de Liette Lamonde
Liette Lamonde
2021-05-20 16:08
Merci, monsieur le président.
Je remercie tous les membres du Comité permanent des finances de la Chambre des communes de cette invitation.
Je suis Liette Lamonde, présidente-directrice générale de Bonjour Startup Montréal. Nous sommes un organisme à but non lucratif dont la mission est de rendre plus performant l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, pour accélérer la création, la croissance et le rayonnement des jeunes entreprises à Montréal. Ce travail mobilise beaucoup de partenaires, étant donné que notre écosystème est composé d'accélérateurs, d'incubateurs, d'investisseurs, d'universités, de grandes entreprises et des gouvernements, bien entendu.
Notre organisme a été créé à la fin de 2018 par la Fondation OSMO et la Fondation Montréal inc. Nous sommes soutenus par le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et des entreprises privées. Nous avons aussi reçu un premier coup de pouce de Développement économique Canada pour les régions du Québec, à l'automne.
Depuis la création de notre organisme, nous avons lancé plusieurs projets et initiatives qui viennent combler les lacunes dans notre écosystème d'entreprises en démarrage. Ces lacunes sont attribuables à la jeunesse de l'écosystème; il a à peine 10 ans. Par comparaison, la Silicon Valley a plus de 40 ans.
Pendant la première décennie, Montréal a atteint une masse critique d'entreprises en démarrage: nous en comptons plus de 1 300.
Notre jeune écosystème entre maintenant dans sa phase de mondialisation, où les jeunes entreprises québécoises passent au prochain stade de croissance et s'imposent sur les marchés internationaux. Cette étape est cruciale, parce que c'est le moment où l'on récolte enfin des retombées économiques et sociales considérables.
Quand un écosystème arrive à générer plus d'entreprises comme Lightspeed et Shopify, il crée de la richesse et gagne en expérience.
Cette course à la création d'écosystèmes performants d'entreprises en démarrage n'a pas lieu uniquement au Canada; elle est mondiale. Toutes les grandes villes investissent, parce qu'elles savent que les jeunes pousses sont un formidable vecteur d'innovation. Si Montréal ne se donne pas les moyens de faire partie de cette course, non seulement elle fera du surplace, mais elle reculera littéralement.
Le budget fédéral déposé en avril dernier, en plus de continuer à soutenir les petites entreprises au moyen des programmes d'urgence liés à la pandémie, lesquels sont nécessaires, prévoit d'importants investissements en innovation. Nous sommes très heureux de constater que le gouvernement mise sur l'innovation pour favoriser la relance économique.
Certaines mesures soutiennent la chaîne de financement des entreprises en démarrage, comme le renouvellement de l'Initiative de catalyse du capital de risque. D'autres mesures appuient leurs efforts d'innovation, comme le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Il y a aussi des mesures en place pour des clientèles précises, comme les femmes entrepreneures et les entrepreneurs des communautés noires, dont pourront bénéficier certaines jeunes entreprises. Il y a aussi des mesures dans des domaines comme les technologies propres, les sciences de la vie, l'aérospatiale et l'intelligence artificielle, des secteurs phares de Montréal.
En tant que voix de l'écosystème d'entreprises en démarrage de Montréal, nous recevons positivement les changements à la Loi sur le financement des petites entreprises du Canada, comme l'augmentation à 15 ans du délai de remboursement des prêts et l'élargissement des catégories de prêts pour inclure d'autres types d'actifs tels que les brevets et les marques de commerce. Nous pensons que ces changements vont aider les entreprises en démarrage à rester compétitives, pour une relance économique durable.
Cela dit, nous ne pouvons pas manquer l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui de vous faire part de notre inquiétude relativement à un problème de sous-financement par le gouvernement fédéral de l'écosystème d'entreprises en démarrage du Québec, et plus précisément celui de Montréal. L'écosystème de Montréal accuse un retard par rapport à d'autres écosystèmes canadiens. Nous sommes au 36e rang du classement mondial de Startup Genome, tandis que la région de Toronto-Waterloo se situe au 18e rang et que Vancouver occupe le 25e rang.
Puisque les jeunes entreprises québécoises sont de plus en plus intéressantes, elles deviennent la cible de programmes d'accélération ontariens mieux financés, qui veulent attirer la crème des jeunes entreprises canadiennes. Il y a là un risque de délocalisation qui menace les fondements de l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, notamment dans les secteurs d’activité que je vous ai mentionnés, mais aussi dans celui des technologies de rupture.
La concurrence ne se trouve pas au Canada, mais à l'extérieur du pays. Dans ce contexte, des actions rapides et structurantes sont nécessaires pour s'assurer que notre écosystème d'entreprises en démarrage peut continuer de rivaliser avec d'autres écosystèmes mondiaux comparables et que la croissance des jeunes entreprises québécoises profite à tout le pays.
Je pense notamment à la nécessité d'avoir une plateforme d'accroissement d'échelle au Québec. Il en existe d'ailleurs une en Ontario, et elle bénéficie d'un financement de 52 millions de dollars accordé par FedDev Ontario en 2019. Vancouver sera à la recherche de 39 millions de dollars pour bâtir une plateforme d'accroissement d'échelle similaire. De plus, une nouvelle agence de développement économique régional vient d'être créée pour la Colombie-Britannique. Or, il n'existe encore aucun programme d'accroissement d'échelle à Montréal, ni ailleurs au Québec, bien que le besoin soit présent. Nous pourrons y répondre si le financement est au rendez-vous. Nous ne voulons pas une asymétrie dans le financement des divers écosystèmes d'entreprises en démarrage au Canada.
Notre écosystème est en pleine lancée. La semaine dernière, nous avons eu la confirmation de sa vitalité, alors que nous apprenions que les entreprises technologiques montréalaises avaient reçu des investissements totalisant 1,15 milliard de dollars en 2020, soit presque autant que les entreprises de Toronto.
Toutefois, il y a encore du progrès à faire. À cet égard, le gouvernement fédéral, notamment par l'entremise de Développement économique Canada pour les régions du Québec, est un allié de l’entrepreneuriat au Québec. Nous pensons qu'il doit soutenir cette performance pour que les jeunes entreprises québécoises contribuent pleinement à l’économie du Québec et du Canada.
Merci à tous.
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