Bonjour et merci, madame la présidente, mesdames les vice-présidentes, et mesdames et monsieur les membres du Comité.
J’aimerais commencer par reconnaître que je me trouve sur le territoire non cédé des peuples salish du littoral, y compris celui des peuples Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.
Je suis la présidente de la Conference for Advanced Life Underwriting. Vous vous demandez peut-être ce que cela signifie. Nous représentons essentiellement une grande partie du secteur des services financiers. Nous sommes la seule association professionnelle qui se consacre au leadership, aux solutions de planification avancée et à la défense des intérêts pour promouvoir la santé financière des Canadiens. Nos plus de 600 membres représentent les meilleurs conseillers en assurance et en finances, ainsi que des experts en comptabilité, en fiscalité, en droit et en actuariat.
Notre industrie a toujours été dominée par les hommes, mais les choses sont en train de changer. Nous avons constaté une augmentation du nombre de conseillères, qui est passé de 11 % à 13 % il y a huit ans, selon la partie du secteur que vous regardez, à 18 % environ. Bien que nous ayons encore du chemin à parcourir, les femmes sont clairement en bonne voie pour devenir des leaders dans notre secteur. Ma nomination cette année en tant que troisième femme présidente de notre organisation en près de 30 ans constitue un encouragement supplémentaire à cet égard, tout comme la présence de trois autres femmes au sein de notre conseil d’administration.
Nous sommes préoccupés par l’avancement des femmes dans les services financiers en général. Vous entendrez beaucoup de témoignages sur les effets démesurés de la pandémie sur les femmes, mais ce sont les nombreuses femmes qui commencent dans le commerce de détail, l’hôtellerie et les soins de santé — qu’elles soient clientes ou qu’elles essaient de percer dans le secteur des services financiers —, qui ont été les plus touchées.
En raison des secteurs de l’industrie dans lesquels les femmes ont tendance à travailler, elles ont dû continuer à travailler en dépit des risques pour leur santé et celle de leur famille afin que le reste d’entre nous puisse avoir accès aux services essentiels. En outre, les femmes se taillent la part du lion en matière de garde d’enfants, d’enseignement à domicile et de soins aux personnes âgées, autant de besoins qui se sont manifestement intensifiés pendant la pandémie.
Il ne fait aucun doute que les femmes ont été les plus durement touchées, en particulier celles qui ont un emploi précaire ou qui gagnent peu d’argent. Elles sont les moins à même d’amortir les effets de la pandémie et de s’adapter pour la surmonter.
Parallèlement, il est important de reconnaître les répercussions de la COVID-19 sur l’avancement des femmes dans l’ensemble de l’économie. Une étude récente que nous avons menée avec la Conference for Advanced Life Underwriting, la CALU, a révélé que nos membres féminins ont eu une influence bien plus importante sur leurs entreprises que nos membres masculins. Ces femmes comptent parmi les conseillers les plus expérimentés et les plus performants du Canada, mais elles sont également touchées par un déséquilibre entre les sexes qui fait que la garde d’enfants, l’éducation à domicile et les soins aux personnes âgées leur incombent de manière disproportionnée. C’est vrai pour les gens de notre secteur comme pour nos clientes.
Nous sommes très favorables à l’éducation des femmes en matière d’investissement et de création d’entreprises prospères. Nous aimerions voir beaucoup plus de femmes créer de nouvelles entreprises prospères qui leur permettent de réaliser leur potentiel de création, d’innovation et de croissance économique. C’est également vrai pour nos jeunes. Nous voulons nous assurer qu’en plus de prendre soin des femmes alors que nous essayons de survivre à cette pandémie et de réussir, nous pensons à la deuxième génération de jeunes femmes que nous aimerions former, faire évoluer et encourager afin qu’elles puissent jouer un rôle important dans l’économie des entreprises.
Tout le monde remarque le coût de la garde d'enfants. C'est un obstacle majeur à l'avancement des femmes. Il en va de même pour les soins aux personnes âgées. Une stratégie nationale pour les personnes âgées est à notre ordre du jour depuis un certain temps déjà. Nous pensons que la prise en charge des personnes âgées permettrait à une grande partie de la main-d'œuvre féminine de travailler et de contribuer à l'économie.