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Doug Mackie
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Doug Mackie
2021-06-22 16:44
Dois-je commencer par une blague, ou est‑ce que cela va?
Merci de me donner l'occasion de témoigner aujourd'hui.
Men's Sheds est une organisation communautaire bénévole comptant actuellement 39 groupes au Canada. L'association fait partie d'un mouvement mondial de plus de 2 200 groupes dans le monde, notamment en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, en Irlande, aux États-Unis, au Kenya, en Islande et au Canada. Le premier groupe de Men's Sheds en Amérique du Nord a été formé en 2010, ici à Winnipeg.
Men's Sheds est une organisation communautaire bénévole unique gérée par des hommes, pour des hommes. Les décisions sur les activités et les projets sont prises à l'échelle des groupes et non par un bureau central. Men's Sheds vise avant tout à offrir aux hommes un lieu sûr et convivial où ils peuvent se réunir, socialiser, vivre l’esprit de camaraderie et mener des projets personnels ou de groupe tout en travaillant en collaboration.
Lorsqu'un homme prend sa retraite, il perd un aspect structurant de sa vie. Il laisse parfois ses plus importants contacts sociaux derrière lui, dans son ancien milieu de travail, et sa vie perd un peu de son sens. Les centres pour aînés ne comblent pas ce vide, car dans la majorité des cas, leurs membres sont composés de 80 % de femmes et de 20 % d'hommes. Les hommes tendent à hésiter à demander de l'aide. Il n'existe au Canada aucun autre programme destiné aux hommes et géré par des hommes.
Nos groupes combattent la solitude, l'isolement, l'anxiété et la dépression chez les hommes. La Men's Sheds Association n'est pas un groupe d'entraide. Elle ne reçoit aucun financement fédéral, ni même provincial, sauf un financement sporadique, contrairement aux programmes Men's Sheds du Royaume-Uni, d'Irlande et d'Australie. Les groupes pour hommes contribuent à l'amélioration du bien-être émotionnel ou de la santé mentale des hommes participants, et, par conséquent, à l'amélioration de la vie des hommes et de leur famille, et à l'amélioration de leur milieu de vie.
Je soumets le tout respectueusement.
Je vous remercie.
Violaine Guerin
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Violaine Guerin
2021-06-22 16:46
Merci, monsieur le président.
Le Conseil régional de développement social des Laurentides a pour mission d'accroître et de soutenir la capacité d'action collective en matière de développement social dans la région des Laurentides. Ses membres proviennent de différents secteurs œuvrant auprès des personnes vulnérables, notamment les aînés.
Les mesures qui ont été adoptées en contexte pandémique ont eu des répercussions profondes sur la santé mentale des personnes aînées, et on a observé une hausse de l'incidence des troubles psychologiques, dont la dépression, les troubles anxieux, les troubles du sommeil et le syndrome de stress post-traumatique.
Il est probable que les répercussions sur la santé psychologique et la santé physique des personnes âgées perdurent au-delà du contexte de la pandémie et de la période de maintien des consignes de distanciation physique. Afin de minimiser les répercussions négatives, il serait opportun de veiller à ce que les politiques relatives aux visites dans les établissements d'hébergement, les hôpitaux et les hospices traduisent un souci de parvenir à un équilibre entre la nécessité de protéger les autres et le fait que les résidants ont besoin de voir leur famille et d'avoir des rapports sociaux.
Il serait également opportun d'étudier et de revoir les modalités de participation des aînés à l'échelle nationale, afin de renforcer leur participation à la prise de décision et à l'élaboration des politiques qui les concernent. La participation sociale est un facteur de protection de la santé des personnes âgées. On remarque des fonctions cognitives plus élevées chez ceux qui la pratiquent. Alors que les mesures de distanciation physique visent à protéger la santé des populations vulnérables, ces mêmes mesures entraînent secondairement l'isolement social, lequel favorise à son tour la détérioration de la santé mentale et physique ainsi que des capacités cognitives.
Les personnes âgées se percevant comme isolées durant la pandémie avaient tendance à adopter des comportements défavorables à leur santé. De plus, l'interruption de plusieurs services communautaires et des visites à domicile en raison de la pandémie a eu des répercussions notables sur la santé des personnes âgées qui dépendent de ces services.
La pandémie a également engendré la croissance des discours teintés d'âgisme et de la discrimination envers les personnes âgées. Ces discours renforcent une perception préconçue des personnes aînées comme étant des personnes vulnérables dont la vie a une valeur moindre que celle des plus jeunes. [Difficultés techniques], on bafoue l'identité sociétale des personnes âgées en les percevant comme un groupe homogène, ce qui augmente leur susceptibilité à la discrimination et à l'exclusion, et n'illustre pas adéquatement la contribution sociétale de cette population ni la résilience de ces personnes devant la crise. Ces discours peuvent entraîner plusieurs conséquences sociétales, notamment en contribuant à une discrimination envers les travailleurs âgés et les retraités souhaitant retourner sur le marché du travail à la suite de la pandémie.
L'intériorisation des messages teintés d'âgisme par les personnes âgées pourrait aussi entraîner des conséquences importantes, telles qu'une perte d'estime de soi et une perte du sentiment d'être utile au sein de la société.
Il serait donc pertinent d'utiliser, pour décrire les personnes âgées, un langage qui ne les stigmatise pas, d'éviter d'avoir recours à des stéréotypes et d'éviter d'étiqueter les personnes âgées comme étant uniformément fragiles et vulnérables. Il faudrait également s'abstenir d'utiliser, pour désigner les personnes âgées, des mots qui ont des connotations négatives et qui véhiculent des préjugés. Il faudrait donc favoriser les échanges intergénérationnels afin d'accroître la solidarité entre les générations et de lutter contre les préjugés. Il faudrait également développer des campagnes de sensibilisation pour lutter contre l'âgisme.
La fraude et la maltraitance sous toutes leurs formes ont connu une recrudescence durant la pandémie. Les aînés ont été ciblés dans un contexte de vulnérabilité et d'anxiété exacerbées. Il sera important de les outiller adéquatement afin que tous soient les mieux informés possible sur les différentes arnaques et fraudes dont ils pourraient être victimes. Il serait donc souhaitable de renforcer les services de prévention et de protection des personnes âgées contre toute forme de violence, de maltraitance et de fraude. Il faudrait également informer, éduquer, sensibiliser et outiller les aînés pour qu'ils soient conscients de l'existence de ces phénomènes.
La pandémie est venue avec son lot de défis et nous a contraints à nous adapter très rapidement aux nouvelles technologies. Toutefois, ce passage au mode virtuel implique une exclusion sociale de deuxième ordre des personnes âgées. On dénote une hétérogénéité non négligeable sur le plan de la littératie numérique chez les aînés, qui participent peu aux rassemblements virtuels en contexte pandémique. Il existe des inégalités marquées dans la participation sociale virtuelle de cette population, car elle exclut davantage les personnes aînées à faible revenu possédant de plus faibles niveaux d'éducation ainsi que celles possédant des états de santé défavorables.
La situation a amplifié le phénomène de fracture numérique, notamment pour les aînés vivant en milieu rural, où l'accès à Internet fait encore défaut, et pour les aînés les plus vulnérables qui n'ont pas les moyens financiers de s'équiper d'outils technologiques.
Il serait donc pertinent d'aider les aînés ainsi que celles et ceux qui s'occupent d'eux pour qu'ils puissent avoir accès à des outils de communication numérique ou à d'autres moyens de garder le contact avec leur famille et leurs réseaux sociaux lorsque les déplacements physiques sont limités. Il faudrait également permettre aux personnes âgées de participer aux programmes d'apprentissage tout au long de la vie et améliorer leur accès aux technologies de l'information et de la communication.
Ceci n'est pas nouveau: les aînés souhaitent demeurer chez eux le plus longtemps possible. Étant donné les événements que nous avons vécus durant la pandémie, où le nombre de décès a été très élevé au sein des différentes ressources d'hébergement pour aînés, les personnes âgées sont confortées dans leur volonté de rester dans leur domicile privé. Les gouvernements devront se pencher sur des solutions concrètes pour favoriser le maintien à domicile des aînés. Les services à domicile devront être plus facilement accessibles, afin que le maintien à domicile se fasse dans les meilleures conditions possible.
Également, la pénurie de logements abordables, adaptables et accessibles est un problème qui ne fait que croître. Cela incite parfois les aînés à se délocaliser et à se rapprocher des grands centres pour avoir accès à des logements moins coûteux et plus proches des services. Il serait donc souhaitable d'augmenter les services mobiles afin de garantir l'accès aux personnes âgées plus isolées, ou à celles dont la mobilité est limitée, pour évaluer leurs besoins et leur apporter un soutien.
Il serait également souhaitable d'assurer l'offre continue de services de soins adéquats aux personnes âgées, tels que les services de santé mentale et les soins palliatifs et gériatriques, notamment en soutenant les aidantes et les aidants naturels non rémunérés qui prodiguent des soins à domicile et dans les communautés, ainsi que les travailleuses et travailleurs sociaux rémunérés qui fournissent des soins à domicile et des soins en établissement.
Il faut veiller également au maintien des services communautaires et de l'aide apportée aux personnes âgées, notamment les services sociaux et juridiques, malgré les mesures de distanciation physique.
Il faut reconnaître le rôle crucial des proches aidants et leur permettre de jouer ce rôle avec les outils nécessaires.
Nous suggérons de mettre en place des programmes qui favorisent et soutiennent le maintien à domicile.
De plus, il faut construire davantage de logements communautaires abordables et accessibles aux aînés pour les maintenir dans leur milieu de vie dans un environnement sécuritaire.
Dans les Laurentides, 6,3 % des aînés de 65 ans et plus vivent sous le seuil de faible revenu, selon la mesure du panier de consommation, ce qui représente 5 930 individus en situation précaire. Il est important de développer une expertise et une vigilance à propos des conditions de vie et d'emploi des personnes de 55 ans et plus en évaluant la couverture des besoins essentiels et la sortie de la pauvreté après la prise de la retraite.
Il y a nécessité d'accorder la priorité à la réalisation effective du droit à une qualité de vie de base pour tous et toutes à la retraite, comme dans l'ensemble du parcours de vie.
La participation sociale des aînés n'est plus à démontrer. Certes, le vieillissement de la population engendre son lot de défis...
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Lib. (ON)
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2021-06-22 17:03
Merci beaucoup, monsieur le président.
Monsieur Mackie, j'ai vraiment aimé vos blagues, avant de commencer. Je les ai notées et je les raconterai à mes enfants. Je pense que nous allons bien rigoler.
Merci beaucoup d'avoir expliqué au Comité en quoi consistaient les projets de Men's Sheds. Je sais que certains de ces projets au Canada ont reçu des subventions du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, ainsi que des fonds provenant du financement spécial supplémentaire pour lutter contre la COVID‑19 qui a été annoncé et mis en œuvre, et qui représente, si je ne me trompe pas, environ 20 millions de dollars.
C'est très important de soutenir de tels projets. Vous avez raison: on croit à tort que les hommes éprouvent des difficultés à exprimer leurs sentiments ou à chercher de l'aide lorsqu'ils ont des problèmes de santé mentale. Nous savons que ces problèmes peuvent avoir de graves conséquences physiques. Je me souviens d'un rapport du Centre de toxicomanie et de santé mentale qui indiquait que plus de 75 % des blessures graves concernaient les hommes.
D'après vous, comment ces projets ou ces groupes de soutien par les pairs peuvent-ils lutter contre la stigmatisation des problèmes de santé mentale, en particulier pour les hommes au Canada?
Doug Mackie
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Doug Mackie
2021-06-22 17:04
Merci pour votre question, monsieur Dong.
À propos de votre première observation sur le programme Nouveaux Horizons pour les aînés, j'aimerais préciser que son fonctionnement n'est pas national. En dehors de grands projets tous les cinq ans... J'ai une subvention de ce programme qui se termine à la fin du mois. Prenons l'exemple de la Saskatchewan, où il n'y a pas de groupe Men's Sheds. Je ne peux pas utiliser l'argent dont je dispose, argent que je vais de toute façon dépenser, pour aller en Saskatchewan et aider à créer un groupe. Les fonds du programme Nouveaux Horizons pour les aînés relèvent des provinces. L'argent reste dans une seule province. On ne peut pas l'envoyer dans une autre province. Étant donné la structure de notre association, il faut que je puisse utiliser l'argent des subventions dans différentes provinces.
J'aimerais aborder une deuxième chose, et pour cela je vous demanderai à tous de regarder la priorité numéro 3 du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. Pourquoi la priorité numéro 3? Je vais vous en lire une partie et vous allez comprendre. Sous le titre « Lutter contre l’âgisme, célébrer la diversité et promouvoir l’inclusion », on peut lire: « particulièrement pour les membres de groupes sous-représentés ou mal desservis, y compris, sans s'y limiter: les femmes; les Autochtones; les personnes en situation de handicap; les membres de groupes racialisés et de nouveaux arrivants; les membres des communautés LGBTQ2+ ».
Je voulais juste vous faire remarquer que Nouveaux Horizons pour les aînés ne mentionne aucun programme ou autre possibilité pour les hommes, point barre.
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Lib. (ON)
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2021-06-22 17:06
Je prends note de votre commentaire.
Vous avez indiqué qu'il fallait que les différents ordres de gouvernement collaborent pour fournir du soutien. À votre avis, comment pourrait-on créer plus d'initiatives de sensibilisation pour faire connaître les groupes de soutien par les pairs?
Doug Mackie
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Doug Mackie
2021-06-22 17:06
Là encore, c'est intéressant. Nous avons lancé Men's Sheds ici, à Winnipeg. Le phénomène s'est répandu en Colombie-Britannique et un peu en Alberta, mais il n'y a aucun groupe à l'est de Montréal. Par quoi doit-on commencer? Comment puis-je faire, à titre individuel? J'ai un revenu fixe. J'ai 80 ans. Comment communiquer avec ces personnes? Comment créer un programme pour ces Men's Sheds ou d'éventuels groupes d'hommes à d'autres endroits? Cela prend du temps et des efforts. J'ai beaucoup aimé le faire pendant toutes ces années. C'est ce qui me pousse à sortir du lit le matin.
S'il existait du financement qui permettait à Men's Sheds de faire de la sensibilisation à l'extérieur d'une seule province, cela serait utile. S'il existait un éventuel financement — et il faudrait faire attention — destiné à un responsable ou gestionnaire national, je pense que cela présenterait certains avantages.
Il faut aussi travailler avec les associations canadiennes pour la santé mentale dans la mesure du possible. Il est intéressant de constater que leurs priorités diffèrent selon l'endroit où elles sont implantées. Dernièrement, j'ai organisé une réunion Zoom pour expliquer à la division de l'Alberta comment créer un groupe Men's Sheds en zone rurale.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
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2021-06-21 19:12
Merci beaucoup. C'est fort utile.
En ce qui concerne la liste de lectures essentielles qui était annexée à votre mémoire, vous avez inclus le rapport publié en 2018 par le Comité d'experts sur l'aide médicale à mourir du Conseil des académies canadiennes. Dans ce rapport, il est mentionné que les premières réunions de planification, surtout dans la section traitant des troubles mentaux comme seule cause sous-jacente...
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2021-06-21 19:12
À ce sujet, pouvez-vous fournir plus de détails au Comité sur les défis qui ont été mis en évidence par le groupe de travail, et sur les sources de désaccords? Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?
Jocelyn Downie
Voir le profil de Jocelyn Downie
Jocelyn Downie
2021-06-21 19:13
À vrai dire, vous allez y revenir puisqu'il s'agit de la phase deux. C'est pourquoi je n'en ai pas parlé dans mon exposé. Les préoccupations qui ont été exprimées au sujet de la maladie mentale — les débats qui ont eu lieu avec le Conseil des académies canadiennes — se rapportent au mot « irrémédiablement ». Est‑il possible d'évaluer la capacité? Y a‑t‑il de la discrimination à l'égard des personnes atteintes de troubles mentaux si vous les privez d'accès? Toutes ces questions ont été abordées.
Elles se trouvent aussi dans l'affaire Truchon. Tout a été mis à l'essai dans ce jugement, y compris l'ensemble de ces préoccupations relatives aux troubles mentaux.
Voir le profil de Tony Van Bynen
Lib. (ON)
Merci.
Dans ma collectivité de Newmarket—Aurora, notre hôpital local accueille plus de 1,2 million de personnes, et au tout début de l'éclosion, il a eu beaucoup de mal à trouver les ressources dont il avait besoin, et j'ai été très heureux de voir le gouvernement s'avancer pour faire ce qu'il fallait.
Nous avons aussi parlé de la santé mentale et des répercussions de la pandémie sur la santé des Canadiens tout au long de la dernière année, ainsi que du rôle que le gouvernement fédéral a pu jouer pour donner aux Canadiens l'accès à des ressources gratuites en santé mentale. Je sais que le budget de 2021 prolonge le financement d'Espace mieux-être pour l'exercice budgétaire 2021‑2022, et que le Budget supplémentaire des dépenses (A) prévoit des fonds supplémentaires pour Jeunesse, J'écoute.
Pourquoi croyez-vous qu'il est important de garder ces services de soutien en santé mentale à la disposition des Canadiens, même pendant le retour à la nouvelle vie normale?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Merci beaucoup de votre question.
J'ai justement eu l'occasion de rencontrer les bénévoles de Jeunesse, J'écoute cette semaine. Quel service formidable ils rendent aux Canadiens. Ils répondent aux appels de tout le monde, souvent des jeunes, mais en réalité de personnes de tous âges, de tous les coins du pays. Nous savions dès le départ que nous devions appuyer ce travail.
Espace mieux-être est également né du sentiment que la pandémie allait bouleverser la vie des Canadiens à tel point qu'elle allait exacerber les problèmes de santé mentale et plonger des personnes dans la détresse à toute heure du jour et de la nuit. Nous voulions nous assurer que, quelle que soit la situation d'un Canadien, quelle que soit la situation d'une personne dans notre pays, ce service serait accessible.
Nous allons prolonger ces services pour une autre année. Nous savons que, premièrement, nous ne sommes pas encore tirés d'affaire et, deuxièmement, que bien des choses ont changé lorsque les gens ont commencé à reprendre leur vie en main. Il y a eu d'énormes souffrances. D'énormes sacrifices aussi, certains que nous connaissons et d'autres que nous ignorons. Les habitudes ont été perturbées. Les relations ont été perturbées. Les cadres de travail ont été perturbés. Nous savons que les Canadiens continueront d'avoir besoin d'aide pendant encore un certain temps.
C'est notre contribution pour veiller à apporter de l'aide aux Canadiens au moment où ils en ont besoin, grâce à des lignes d'aide d'urgence, de même que par le portail Espace mieux-être, qui aide à trouver l'aide dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin et dans la langue dans laquelle ils en ont besoin.
Voir le profil de Neil Ellis
Lib. (ON)
Je vous remercie de votre réponse.
À la fin de son exposé, M. Leblanc a parlé de la santé mentale des éleveurs.
J'aimerais poser la prochaine question aux producteurs laitiers et cela vient, je suppose, même de la Fédération de l'agriculture de l'Ontario. Croyez-vous que le projet de loi C‑205 s'attaque à des questions cruciales comme la santé mentale?
David Wiens
Voir le profil de David Wiens
David Wiens
2021-06-15 16:53
Eh bien, c'est une énorme préoccupation pour nous, évidemment, parce que nous ressentons le stress des gens qui viennent à la ferme. L'une des choses au sujet de laquelle un certain renforcement est nécessaire, selon nous, concerne la nécessité de savoir, ou l'insouciance... Ces éléments devraient être supprimés, car plaider l'ignorance est inacceptable. En raison des dommages qu'il cause, le stress est énorme dans les exploitations agricoles. Nous nous sentons extrêmement vulnérables. Il est tout simplement inacceptable que des gens viennent dans une ferme, invoquent simplement l'ignorance et contribuent à détruire les animaux de la ferme.
Voir le profil de Warren Steinley
PCC (SK)
Merci infiniment, monsieur le président.
Je remercie infiniment les représentants des éleveurs de volaille et des Producteurs laitiers du Canada qui sont ici aujourd'hui.
J'aimerais avant tout souligner pour le compte rendu que le Parti conservateur juge que ce n'est pas à l'agriculteur qu'il incombe de s'assurer que personne n'entre sur sa propriété. Les agriculteurs affichent les avis requis pour que tout le monde sache où se situent les limites de la propriété. Il arrive tout de même que des activistes pénètrent sans permission sur les lieux. Je veux seulement que la population soit consciente que les conservateurs appuient les agriculteurs.
Je ne passerai pas par quatre chemins. Je trouve que certains de mes collègues patinent, qu'ils posent sans cesse la même question en espérant obtenir une réponse différente.
Je poserai directement ma question aux producteurs laitiers, d'abord, puis aux éleveurs de volaille: croyez-vous que ce projet de loi contribuera à apaiser les peurs et le stress que ressentent les agriculteurs en raison des activités de ces activistes?
David Wiens
Voir le profil de David Wiens
David Wiens
2021-06-15 17:10
Je pense qu'il contribuera beaucoup à apaiser leurs craintes. À l'heure actuelle, comme je l'ai déjà dit, nous sommes extrêmement vulnérables. Nous avons l'impression d'avoir très, très peu d'emprise sur les personnes qui pénètrent dans les lieux et ce qu'elles y font.
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