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Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Je vous remercie.
À l'instar de tous les membres du Comité, je suis reconnaissant de ces témoignages personnels profondément touchants.
Madame Oko, vous avez parlé de normes nationales, mais vous semblez aussi dire qu'elles ne viennent pas d'Ottawa, mais qu'Ottawa les appuie en les incluant dans les conditions de financement. Autrement dit, elles découlent des travailleurs de première ligne, des familles et des expériences vécues, mais elles sont liées au financement fédéral versé aux provinces.
Est‑ce le système que vous préconisez?
Mary Oko
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Mary Oko
2021-06-22 16:30
Oui; je pense que les meilleures idées ne peuvent toutes venir d'une seule source. À mon avis, il faut une collaboration générale. Le gouvernement fédéral, les provinces, les municipalités, les intervenants, les défenseurs et les familles doivent s'unir et travailler ensemble pour établir une norme qui rendrait, sur le plan de [Difficultés techniques] et des ressources, qui serait réalisable dans l'ensemble du pays, d'un océan à l'autre.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Cela découle‑t‑il, en partie, du fait que la situation dans les soins de longue durée en Ontario ne s'est pas améliorée au cours de l'été malgré les investissements du gouvernement fédéral, comme vous l'avez constaté? En fait, certaines lacunes se sont accentuées durant la deuxième vague, ce qui a démontré que ce n'était pas une question d'argent, mais que le système devait aussi être modifié. Est‑ce en partie de là que vient cette observation?
Mary Oko
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Mary Oko
2021-06-22 16:31
Eh bien, oui, mais aussi de simples discussions avec des amis du Québec et de la Colombie-Britannique, surtout, et de la comparaison de notes sur les pratiques dans ces provinces.
Toutefois, je suis convaincue que si je discutais avec des familles d'autres provinces, nous verrions aussi des disparités. Il y avait des disparités dans la ville de Toronto elle-même. En pleine éclosion, un établissement — le nôtre — obligeait le personnel à faire un test de dépistage de la COVID tous les cinq jours seulement, alors qu'un autre établissement dans la même situation testait le personnel tous les trois jours. Même ville, même autorité de santé publique, même ministère des Soins de longue durée, et pourtant... Pourquoi cela se passait‑il ainsi? Les familles n'ont jamais reçu de réponse adéquate.
Voir le profil de Louise Chabot
BQ (QC)
Merci, monsieur le président.
J'aimerais parler de la maltraitance. C'est un sujet criant pour nos aînés. Je peux vous dire qu'au Québec, nous avons maintenant une politique visant à lutter contre la maltraitance, qui a été établie avant même la pandémie. Cette politique, qui donne une définition de la maltraitance, protège également les membres du personnel qui dénoncent certaines situations.
J'aimerais m'attarder davantage à la maltraitance financière. Quel rôle pourrions-nous mieux jouer en matière de fraude ou de maltraitance financière?
Kathy Majowski
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Kathy Majowski
2021-06-22 16:33
Quel serait le rôle des rapports? Je veux m'assurer de bien comprendre la question.
Voir le profil de Louise Chabot
BQ (QC)
Ce que je voulais dire, c'est que chaque province a probablement ses propres politiques pour traiter de ces questions. Toutefois, en matière de fraude financière, le fédéral pourrait jouer un rôle. Y aurait-il quelque chose à renforcer?
Kathy Majowski
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Kathy Majowski
2021-06-22 16:33
Oui, absolument. Il y a la question de la dépendance à l'égard de la personne qui se livre à l'exploitation financière.
Dans le cas de fraudes et d'arnaques, l'exploitation est le fait d'étrangers, d'escrocs qu'on trouve dans divers secteurs. Dans le cas de l'exploitation financière, l'exploiteur est une personne proche de l'aîné qui en est victime, par exemple un voisin, un membre de la famille ou un ami.
Quant au rôle du fédéral, je pense que la sensibilisation est un aspect essentiel. Beaucoup de gens ne savent pas nécessairement qu'elles sont victimes d'exploitation. On leur dit qu'ils doivent de l'argent à quelqu'un, ou qu'ils paient pour des services. Ils ont remis leur carte bancaire ou leur carte de crédit, ou encore donné une procuration. Sensibiliser les aînés à leurs droits les aiderait à prendre conscience qu'il est inacceptable qu'on les traite ainsi et qu'on prenne leur argent, et que cela doit cesser.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Merci beaucoup, monsieur le président.
Ma question s'adresse à Mme Oko.
La pandémie a incontestablement mis en lumière au pays des inégalités et injustices flagrantes, et sans aucun doute des inégalités touchant des groupes précis. Je dirais que les personnes âgées sont parmi les groupes qui ont été ciblés ou ignorés, et ce, même avant la pandémie. Nous ne nous serions pas retrouvés dans cette situation si nous avions veillé à ce que les personnes âgées vivent dans la dignité. Je pense que c'est lié à l'âgisme et à l'idée qu'une personne n'a plus aucune valeur rendue à un certain âge, des idées qui sont liées au concept de travail et selon lesquelles une personne perd toute valeur du moment qu'elle ne travaille plus à temps plein.
J'ai été très touchée par l'histoire que vous avez racontée sur les soins apportés à votre mère. Nous avons entendu des commentaires selon lesquels la COVID‑19 n'est pas trop dangereuse parce qu'elle touche seulement les personnes âgées. Nous avons entendu beaucoup de choses choquantes de ce genre.
Pouvez-vous nous dire quelle a été l'incidence de l'âgisme dans les réponses à la COVID‑19 et ses répercussions sur les personnes âgées dont vous parlez aujourd'hui?
Mary Oko
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Mary Oko
2021-06-22 16:36
C'est sans contredit un problème d'âgisme, et j'ajouterais que c'est aussi un problème lié au genre, parce que les femmes représentent la majorité des résidents des établissements de soins de longue durée et la majorité du personnel soignant, dont beaucoup de femmes racialisées ou de nouvelles arrivantes.
Quant à l'âgisme, juste [Difficultés techniques] accroître ou exacerber les problèmes. Malheureusement, dans mes nombreuses discussions avec le ministère des Soins de longue durée de l'Ontario, les médias et beaucoup d'autres gens, j'avais l'impression que les gens s'en moquaient éperdument. Je leur décrivais en détail la situation dans les établissements de soins. J'avais toujours l'impression que ma mère et les résidents étaient punis parce qu'ils vivaient trop longtemps.
Lorsque ma mère a eu une plaie de lit, après l'éclosion, on m'a dit que ma mère était fragile, qu'elle était atteinte de démence avancée et qu'il fallait s'y attendre. Certes, il fallait s'attendre à ce qu'elle décline, puisqu'elle est atteinte de démence avancée, mais on ne peut s'attendre à ce qu'elle ait une plaie de lit de stade 4 et qu'elle décline en cinq mois.
Voilà le genre de conversation que j'ai eue avec de nombreuses familles de notre résidence et d'autres établissements. Le résident a décliné au point d'avoir de la difficulté à manger, et il lui faut de l'aide, et le commentaire qui revient constamment, c'est: « Eh bien, c'est l'âge » ou « C'est la démence ». Il y a toujours une excuse quelconque. Je pense que toute personne devrait être traitée avec dignité, devrait avoir une qualité de vie et devrait mourir dans la dignité. Chaque jour devrait être un jour de joie jusqu'à ce que la personne décède. Nous ne devrions pas faire de discrimination en fonction de leur âge.
J'ai discuté avec un médecin qui m'a dit que dans certains cas, la discrimination fondée sur l'âge commence dès la soixantaine. Je regrette, mais je pense qu'à 60 ans, une personne est encore jeune et a encore beaucoup de valeur.
À qui revient la décision? Je pense que personne ne devrait prendre cette décision ou porter un jugement sur la qualité des soins qu'une personne reçoit.
Doug Mackie
Voir le profil de Doug Mackie
Doug Mackie
2021-06-22 16:44
Dois-je commencer par une blague, ou est‑ce que cela va?
Merci de me donner l'occasion de témoigner aujourd'hui.
Men's Sheds est une organisation communautaire bénévole comptant actuellement 39 groupes au Canada. L'association fait partie d'un mouvement mondial de plus de 2 200 groupes dans le monde, notamment en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, en Irlande, aux États-Unis, au Kenya, en Islande et au Canada. Le premier groupe de Men's Sheds en Amérique du Nord a été formé en 2010, ici à Winnipeg.
Men's Sheds est une organisation communautaire bénévole unique gérée par des hommes, pour des hommes. Les décisions sur les activités et les projets sont prises à l'échelle des groupes et non par un bureau central. Men's Sheds vise avant tout à offrir aux hommes un lieu sûr et convivial où ils peuvent se réunir, socialiser, vivre l’esprit de camaraderie et mener des projets personnels ou de groupe tout en travaillant en collaboration.
Lorsqu'un homme prend sa retraite, il perd un aspect structurant de sa vie. Il laisse parfois ses plus importants contacts sociaux derrière lui, dans son ancien milieu de travail, et sa vie perd un peu de son sens. Les centres pour aînés ne comblent pas ce vide, car dans la majorité des cas, leurs membres sont composés de 80 % de femmes et de 20 % d'hommes. Les hommes tendent à hésiter à demander de l'aide. Il n'existe au Canada aucun autre programme destiné aux hommes et géré par des hommes.
Nos groupes combattent la solitude, l'isolement, l'anxiété et la dépression chez les hommes. La Men's Sheds Association n'est pas un groupe d'entraide. Elle ne reçoit aucun financement fédéral, ni même provincial, sauf un financement sporadique, contrairement aux programmes Men's Sheds du Royaume-Uni, d'Irlande et d'Australie. Les groupes pour hommes contribuent à l'amélioration du bien-être émotionnel ou de la santé mentale des hommes participants, et, par conséquent, à l'amélioration de la vie des hommes et de leur famille, et à l'amélioration de leur milieu de vie.
Je soumets le tout respectueusement.
Je vous remercie.
Violaine Guerin
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Violaine Guerin
2021-06-22 16:46
Merci, monsieur le président.
Le Conseil régional de développement social des Laurentides a pour mission d'accroître et de soutenir la capacité d'action collective en matière de développement social dans la région des Laurentides. Ses membres proviennent de différents secteurs œuvrant auprès des personnes vulnérables, notamment les aînés.
Les mesures qui ont été adoptées en contexte pandémique ont eu des répercussions profondes sur la santé mentale des personnes aînées, et on a observé une hausse de l'incidence des troubles psychologiques, dont la dépression, les troubles anxieux, les troubles du sommeil et le syndrome de stress post-traumatique.
Il est probable que les répercussions sur la santé psychologique et la santé physique des personnes âgées perdurent au-delà du contexte de la pandémie et de la période de maintien des consignes de distanciation physique. Afin de minimiser les répercussions négatives, il serait opportun de veiller à ce que les politiques relatives aux visites dans les établissements d'hébergement, les hôpitaux et les hospices traduisent un souci de parvenir à un équilibre entre la nécessité de protéger les autres et le fait que les résidants ont besoin de voir leur famille et d'avoir des rapports sociaux.
Il serait également opportun d'étudier et de revoir les modalités de participation des aînés à l'échelle nationale, afin de renforcer leur participation à la prise de décision et à l'élaboration des politiques qui les concernent. La participation sociale est un facteur de protection de la santé des personnes âgées. On remarque des fonctions cognitives plus élevées chez ceux qui la pratiquent. Alors que les mesures de distanciation physique visent à protéger la santé des populations vulnérables, ces mêmes mesures entraînent secondairement l'isolement social, lequel favorise à son tour la détérioration de la santé mentale et physique ainsi que des capacités cognitives.
Les personnes âgées se percevant comme isolées durant la pandémie avaient tendance à adopter des comportements défavorables à leur santé. De plus, l'interruption de plusieurs services communautaires et des visites à domicile en raison de la pandémie a eu des répercussions notables sur la santé des personnes âgées qui dépendent de ces services.
La pandémie a également engendré la croissance des discours teintés d'âgisme et de la discrimination envers les personnes âgées. Ces discours renforcent une perception préconçue des personnes aînées comme étant des personnes vulnérables dont la vie a une valeur moindre que celle des plus jeunes. [Difficultés techniques], on bafoue l'identité sociétale des personnes âgées en les percevant comme un groupe homogène, ce qui augmente leur susceptibilité à la discrimination et à l'exclusion, et n'illustre pas adéquatement la contribution sociétale de cette population ni la résilience de ces personnes devant la crise. Ces discours peuvent entraîner plusieurs conséquences sociétales, notamment en contribuant à une discrimination envers les travailleurs âgés et les retraités souhaitant retourner sur le marché du travail à la suite de la pandémie.
L'intériorisation des messages teintés d'âgisme par les personnes âgées pourrait aussi entraîner des conséquences importantes, telles qu'une perte d'estime de soi et une perte du sentiment d'être utile au sein de la société.
Il serait donc pertinent d'utiliser, pour décrire les personnes âgées, un langage qui ne les stigmatise pas, d'éviter d'avoir recours à des stéréotypes et d'éviter d'étiqueter les personnes âgées comme étant uniformément fragiles et vulnérables. Il faudrait également s'abstenir d'utiliser, pour désigner les personnes âgées, des mots qui ont des connotations négatives et qui véhiculent des préjugés. Il faudrait donc favoriser les échanges intergénérationnels afin d'accroître la solidarité entre les générations et de lutter contre les préjugés. Il faudrait également développer des campagnes de sensibilisation pour lutter contre l'âgisme.
La fraude et la maltraitance sous toutes leurs formes ont connu une recrudescence durant la pandémie. Les aînés ont été ciblés dans un contexte de vulnérabilité et d'anxiété exacerbées. Il sera important de les outiller adéquatement afin que tous soient les mieux informés possible sur les différentes arnaques et fraudes dont ils pourraient être victimes. Il serait donc souhaitable de renforcer les services de prévention et de protection des personnes âgées contre toute forme de violence, de maltraitance et de fraude. Il faudrait également informer, éduquer, sensibiliser et outiller les aînés pour qu'ils soient conscients de l'existence de ces phénomènes.
La pandémie est venue avec son lot de défis et nous a contraints à nous adapter très rapidement aux nouvelles technologies. Toutefois, ce passage au mode virtuel implique une exclusion sociale de deuxième ordre des personnes âgées. On dénote une hétérogénéité non négligeable sur le plan de la littératie numérique chez les aînés, qui participent peu aux rassemblements virtuels en contexte pandémique. Il existe des inégalités marquées dans la participation sociale virtuelle de cette population, car elle exclut davantage les personnes aînées à faible revenu possédant de plus faibles niveaux d'éducation ainsi que celles possédant des états de santé défavorables.
La situation a amplifié le phénomène de fracture numérique, notamment pour les aînés vivant en milieu rural, où l'accès à Internet fait encore défaut, et pour les aînés les plus vulnérables qui n'ont pas les moyens financiers de s'équiper d'outils technologiques.
Il serait donc pertinent d'aider les aînés ainsi que celles et ceux qui s'occupent d'eux pour qu'ils puissent avoir accès à des outils de communication numérique ou à d'autres moyens de garder le contact avec leur famille et leurs réseaux sociaux lorsque les déplacements physiques sont limités. Il faudrait également permettre aux personnes âgées de participer aux programmes d'apprentissage tout au long de la vie et améliorer leur accès aux technologies de l'information et de la communication.
Ceci n'est pas nouveau: les aînés souhaitent demeurer chez eux le plus longtemps possible. Étant donné les événements que nous avons vécus durant la pandémie, où le nombre de décès a été très élevé au sein des différentes ressources d'hébergement pour aînés, les personnes âgées sont confortées dans leur volonté de rester dans leur domicile privé. Les gouvernements devront se pencher sur des solutions concrètes pour favoriser le maintien à domicile des aînés. Les services à domicile devront être plus facilement accessibles, afin que le maintien à domicile se fasse dans les meilleures conditions possible.
Également, la pénurie de logements abordables, adaptables et accessibles est un problème qui ne fait que croître. Cela incite parfois les aînés à se délocaliser et à se rapprocher des grands centres pour avoir accès à des logements moins coûteux et plus proches des services. Il serait donc souhaitable d'augmenter les services mobiles afin de garantir l'accès aux personnes âgées plus isolées, ou à celles dont la mobilité est limitée, pour évaluer leurs besoins et leur apporter un soutien.
Il serait également souhaitable d'assurer l'offre continue de services de soins adéquats aux personnes âgées, tels que les services de santé mentale et les soins palliatifs et gériatriques, notamment en soutenant les aidantes et les aidants naturels non rémunérés qui prodiguent des soins à domicile et dans les communautés, ainsi que les travailleuses et travailleurs sociaux rémunérés qui fournissent des soins à domicile et des soins en établissement.
Il faut veiller également au maintien des services communautaires et de l'aide apportée aux personnes âgées, notamment les services sociaux et juridiques, malgré les mesures de distanciation physique.
Il faut reconnaître le rôle crucial des proches aidants et leur permettre de jouer ce rôle avec les outils nécessaires.
Nous suggérons de mettre en place des programmes qui favorisent et soutiennent le maintien à domicile.
De plus, il faut construire davantage de logements communautaires abordables et accessibles aux aînés pour les maintenir dans leur milieu de vie dans un environnement sécuritaire.
Dans les Laurentides, 6,3 % des aînés de 65 ans et plus vivent sous le seuil de faible revenu, selon la mesure du panier de consommation, ce qui représente 5 930 individus en situation précaire. Il est important de développer une expertise et une vigilance à propos des conditions de vie et d'emploi des personnes de 55 ans et plus en évaluant la couverture des besoins essentiels et la sortie de la pauvreté après la prise de la retraite.
Il y a nécessité d'accorder la priorité à la réalisation effective du droit à une qualité de vie de base pour tous et toutes à la retraite, comme dans l'ensemble du parcours de vie.
La participation sociale des aînés n'est plus à démontrer. Certes, le vieillissement de la population engendre son lot de défis...
Violaine Guerin
Voir le profil de Violaine Guerin
Violaine Guerin
2021-06-22 16:55
Cela dit, il est important de mesurer l'impact social des aînés au sein de la communauté. Ils sont des bénévoles, des mentors, des proches aidants, des amateurs d'arts et de tourisme, ainsi que des consommateurs, au même titre que le reste de la population.
La protection des droits de la personne et le sort des aînés ne sont pas suffisamment pris en compte dans les politiques des programmes nationaux. La relance après la COVID‑19 doit être l'occasion de jeter les bases d'une société plus inclusive, plus équitable et plus respectueuse de l'âge, ancrée dans les droits de la personne et ayant pour objectif de ne plus jamais laisser de côté des gens.
Je vous remercie.
Voir le profil de Marty Morantz
PCC (MB)
Par souci de transparence, M. Mackie est un de mes électeurs, mais c'est avant tout un grand blagueur, et surtout un grand Manitobain.
J'ai rencontré M. Mackie pour la première fois lorsque je siégeais au conseil municipal de Winnipeg, il y a quelques années, lorsqu'il était venu faire une présentation. Je n'avais jamais entendu parler de Men's Sheds, mais depuis, j'y suis allé plusieurs fois. Ce groupe fait un travail extraordinaire et mérite vraiment l'attention du Comité. En fait, j'ai dit à M. Mackie que si ma carrière politique devait se terminer, soudainement ou volontairement, je pourrais chercher à devenir membre du Men's Sheds, si on veut bien de moi. Je suppose que nous traverserons le pont rendu à la rivière.
Monsieur Mackie, j'aimerais vous donner l'occasion de parler davantage de Men's Sheds afin que le Comité ait une idée précise de ces activités. Je sais que lors de ma visite, les hommes sculptaient des cannes dans des branches d'arbre, travaillaient le bois, le verre. Il y avait toutes sortes d'activités artisanales. Je me demande si vous pourriez décrire ces activités. Je vois que vous avez un exemple de travail du bois à côté de vous.
Doug Mackie
Voir le profil de Doug Mackie
Doug Mackie
2021-06-22 16:57
Certainement, monsieur Morantz; merci beaucoup.
Hommes et femmes ne communiquent pas de la même façon, et les hommes communiquent différemment selon qu'ils sont seuls ou dans un groupe diversifié de gens. Très souvent, un homme commence à discuter avec les bras croisés sur la poitrine, pour se protéger.
Men's Sheds offre un espace ouvert où les gens peuvent venir apprendre et apprendre à se connaître. Pourquoi font-ils des choses comme ce que j'ai ici?
Eh bien, nous les appelons des oiseaux de réconfort, et ils sont destinés aux patients en soins palliatifs. Ils tiennent très bien dans la main. Un de nos hommes a fabriqué 150 oiseaux qu'il a donnés à une personne qui travaille auprès de gens en soins palliatifs.
Si vous donnez à un homme quelque chose à faire — grand ou petit projet, peu importe —, il s'assoit et il le fait. Puis il commence à regarder celui qui se trouve à côté de lui ou en face de lui pour voir ce qu'il fait. Ensuite, croyez-le ou non, il s'ouvre. Qui êtes-vous? Qu'avez-vous fait dans la vie? Avez-vous une famille? Comment vous sentez-vous? Que faites-vous?
Je peux vous raconter des histoires très personnelles concernant des hommes qui, simplement en travaillant ensemble, côte à côte — non pas dans le cadre d'un plan, d'un projet ou d'un programme précis, mais dans une activité libre —, ont eu l'occasion de s'asseoir, de se détendre et de commencer à communiquer.
C'est un des défis ou des problèmes. Les gens disent que les hommes ne communiquent pas, mais c'est faux. Ils communiquent, mais lorsque la situation s'y prête.
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