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Kathy Majowski
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Kathy Majowski
2021-06-22 15:49
Merci, monsieur le président. Je remercie Mme Oko d'avoir parlé de son expérience.
Bonjour à tous. J'aimerais souligner que je m'adresse à vous depuis le territoire du Traité no 1, soit le territoire traditionnel des peuples anishinabe, inninewak, oji-cri, dakota et déné, et depuis le cœur de la nation métisse.
Le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés est un organisme national à but non lucratif composé de personnes et d'organisations qui se soucient des personnes âgées et de la prévention de la maltraitance à un âge avancé.
La maltraitance des aînés a longtemps été surnommée la « pandémie silencieuse ». Elle était répandue dans nos collectivités bien avant l'apparition de la COVID. Comme dans le cas de la violence fondée sur le sexe, la situation de la maltraitance des aînés s'est enflammée pendant la COVID et c'est devenu une pandémie de l'ombre en 2020.
Nous avons tous vécu le stress causé par la pandémie et les répercussions de la pandémie. Ce qui a aidé bon nombre d'entre nous à relever le défi chaque jour, c'est le soutien d'une famille ou d'un groupe social. Pour de nombreux Canadiens âgés, ces liens essentiels ont été détruits par la pandémie. La nécessité de rester à la maison et la distanciation ont réduit les possibilités d'interactions sociales et d'accès aux services de base.
Au cours des premiers mois de la pandémie, nous avons mené une enquête pour évaluer les effets immédiats de la COVID‑19 sur nos membres. Nous avons demandé aux personnes chargées de la prévention de la maltraitance des aînés et aux prestataires de services de nous dire ce qu'ils avaient vécu et observé. Lorsqu'ils ont été interrogés sur les répercussions de la pandémie sur les personnes âgées qu'ils aident, les répondants ont indiqué que l'augmentation de la maltraitance des aînés et de la violence conjugale était le problème numéro un, suivi de près par la réduction de l'accès aux services et à du soutien et l'augmentation de l'isolement social.
L'isolement social représente une grave menace pour la santé publique; il peut avoir des conséquences mortelles. Il peut être aussi néfaste pour la santé que le fait de fumer 15 cigarettes par jour. L'isolement social entraîne l'adoption de comportements néfastes pour la santé, affecte la santé mentale et constitue également un facteur de risque de maltraitance et de négligence envers les aînés ainsi que d'auto-négligence. Une personne âgée isolée peut ne pas avoir accès à des produits de première nécessité, être plus vulnérable aux escrocs et être coincée chez elle avec l'individu qui la maltraite, sans avoir accès à de l'aide.
Près de 65 % des répondants à notre enquête ont déclaré que la COVID‑19 a eu des répercussions importantes sur leurs programmes et leurs activités, 83 % d'entre eux ayant signalé une perturbation des services aux clients et 46 %, une augmentation de la demande de services. C'était la tempête parfaite: des personnes âgées de plus en plus isolées qui ont davantage besoin de services de soutien, lesquels ont été fortement perturbés par la pandémie. La distanciation sociale est devenue une arme à double tranchant.
Nous connaissons tous la suite. Les personnes âgées qui vivent à domicile ont signalé souffrir davantage d'isolement et de problèmes de santé mentale. En Ontario, la ligne d'assistance aux personnes âgées a signalé une augmentation de 250 % des appels concernant des mauvais traitements envers les aînés et, pendant ce temps, dans certains établissements de soins de longue durée, il y a eu des cas de mauvais traitements et de négligence épouvantables chez les résidents.
L'année qui vient de s'écouler a été un test de résistance qui a mis en évidence les faiblesses de notre système. Les Canadiens âgés ont été les plus durement touchés par cette pandémie par les décès, l'isolement et la diminution de leur sécurité et de leur qualité de vie, et ils refusent d'être sacrifiés et ignorés plus longtemps.
Environ 90 % des Canadiens âgés vivent à domicile et la plupart d'entre nous espèrent vieillir à la maison. Pour que cela se produise en toute sécurité, nous devons nous attaquer au problème des mauvais traitements et de la négligence dans nos collectivités.
Nous recommandons entre autres l'amélioration des programmes de formation dans tous les secteurs avec des soins adéquats prodigués aux personnes âgées à leur domicile et dans leur collectivité. Non seulement nous devons veiller à ce qu'il y ait suffisamment de ressources humaines pour accomplir les tâches assignées, mais les personnes âgées doivent également disposer d'un réseau de soutien et de services communautaires qui collaborent bien ensemble et qui ont la formation nécessaire pour reconnaître et prévenir l'âgisme et la maltraitance des personnes âgées et qui connaissent les ressources locales, régionales et nationales disponibles. La formation doit tenir compte des questions relatives aux traumatismes et à la violence et être axée sur l'équité afin que soit établi un pont entre les secteurs et les mandats pour favoriser une approche plus inclusive et collaborative de la prévention et de l'intervention.
Nous recommandons également d'encourager le développement de collectivités amies des aînés et de veiller à ce que cet effort soit axé sur la prévention de la maltraitance des aînés.
Nous savons que les préposés aux services de soutien à la personne, qui sont également connus sous le nom d'aides-soignants, sont les gens qui sont le plus fréquemment en contact avec les personnes âgées qui reçoivent de l'aide à domicile et que leur niveau de formation et de surveillance n'est pas uniforme. Une réglementation de ce rôle favoriserait une meilleure protection du public en précisant les responsabilités professionnelles, et la mise en place de normes minimales pour l'accès à la pratique ainsi que de processus pour répondre aux plaintes. De plus, une réglementation permettrait d'augmenter la sécurité par la vérification des compétences pour une pratique sûre au moyen d'un registre public et par la communication de renseignements sur les plaintes, à l'instar d'autres organismes de réglementation.
L'un des éléments importants consisterait à établir des exigences minimales en matière de formation et à normaliser les programmes, notamment en ce qui concerne les soins tenant compte des traumatismes, les soins aux personnes atteintes de démence, ainsi que la sensibilisation, la prévention et l'intervention liées à la maltraitance des aînés, y compris les informations sur le processus de signalement si l'on soupçonne qu'il y a de la maltraitance. Cela favoriserait également la sécurité et la stabilité de ces professionnels, qui sont souvent des femmes issues de communautés racialisées, elles-mêmes plus vulnérables.
Nous recommandons d'offrir un financement soutenu et approprié au secteur de l'intervention en cas de mauvais traitements et de négligence à l'égard des aînés, au même titre que le financement lié à la violence familiale. En particulier, nous recommandons de fournir un soutien et un financement réservé au Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés, afin de veiller à ce qu'il existe un organisme national qui se consacre à la prévention des mauvais traitements infligés aux aînés et aux efforts de sensibilisation à cet égard. Cela permettra aussi de favoriser l'échange d'informations fiables entre les intervenants et les fournisseurs de services d'un bout à l'autre du Canada.
Enfin, nous recommandons la création d'un bureau fédéral de défense des intérêts des aînés. Ce bureau devrait assurer une surveillance et un leadership systémiques sur les questions liées aux besoins actuels des aînés canadiens, ainsi que fournir au gouvernement un aperçu, des analyses et des conseils sur les besoins futurs de notre population vieillissante. La sensibilisation aux mauvais traitements et à la négligence dont sont victimes les aînés et les interventions à cet égard devraient représenter un mandat clé et permanent de ce bureau.
Je vous remercie.
Victor Kuperman
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Victor Kuperman
2021-06-03 16:01
On parle de [Difficultés techniques] qui est le plus détaché de la technologie, et il s'agit d'une bonne partie de la population. Je crois que, selon les estimations, seulement 75 % des personnes âgées de 65 ans et plus ont accès à Internet en Amérique du Nord. C'est une question d'infrastructure et d'accès, mais il faut aussi se demander qui va leur apprendre à utiliser la technologie et les outils. En effet, nous avons déjà réalisé de grands progrès grâce au financement fédéral et provincial. Je sais que plusieurs programmes vont en ce sens. Celui qui se trouve le plus près de moi s'appelle Cyber-Seniors.
Je crois qu'il faut le soutien des aidants, des personnes qui ont accès physiquement aux aînés et qui peuvent amener les technologies et les connaissances jusqu'à eux, pour réussir.
Debra Shime
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Debra Shime
2021-06-03 17:03
Nous avons tendance à rassembler les personnes âgées, et comme l'auraient dit certains témoins de notre groupe, le vieillissement comporte différentes étapes, particulièrement à notre époque. Mon père de 86 ans, avocat, se sert d'un iPad pour ses audiences. Il le fait quotidiennement. Je crois que nous avons tendance à généraliser.
Le problème, pour assurer la connectivité et l'offrir d'un bout à l'autre du pays, c'est un service abordable et accessible à tous. Ça compte beaucoup dans ce que je crois que l'État fédéral peut financer.
Il faut aussi former et sensibiliser localement les personnes âgées qui peuvent ne pas avoir l'aisance voulue pour travailler avec les technologies numériques.
Veronique Boscart
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Veronique Boscart
2021-06-01 15:51
Probablement pas. Mon collègue, M. Andrew Costa, a effectué une étude sur les niveaux de soins et sur les différents aspects liés à la qualité des soins dans les foyers de soins sans but lucratif et dans les foyers privés. Il a constaté qu'ils étaient très similaires. Il est très difficile d'attirer des employés dans ces milieux, et ceux qui y travaillent estiment souvent qu'ils n'ont pas été bien formés. Par conséquent, le défi que nous avons dans notre système d'éducation est de mieux préparer les infirmières pour les emplois qui les attendent, et ensuite, de bien les guider pour qu'elles restent en poste.
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Lib. (ON)
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2021-06-01 15:51
Ce n'est donc pas seulement la rémunération; c'est aussi la formation. Il faut veiller à ce qu'elles acquièrent les compétences dont elles ont besoin.
Veronique Boscart
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Veronique Boscart
2021-06-01 15:51
Oui. Lorsque nous avons fait un survol de tous les programmes en soins infirmiers au Canada — et ce que je vais dire s'applique très précisément au baccalauréat en soins infirmiers pour former des infirmières autorisées — j'ai été ravie de constater que ce programme contient encore des cours sur les soins de santé maternelle et infantile, afin d'enseigner aux infirmières comment aider les mères à allaiter, ce qui est absolument nécessaire.
Parmi les patients dans nos hôpitaux et nos foyers de soins, 90 % sont âgés de plus de 85 ans, alors ils reçoivent des soins additionnels. La gérontologie n'est pas un volet obligatoire des programmes de soins infirmiers au Canada et ce n'est pas non plus une spécialité qui permet d'être rémunéré davantage.
Je sais que ma collègue, Mme Porter, demande depuis longtemps à l'Association canadienne de gérontologie d'envisager de rehausser les compétences des [Difficultés techniques], car si nous ne préparons pas bien les spécialistes, comment pouvons-nous fournir d'excellents soins?
Michelle Porter
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Michelle Porter
2021-06-01 15:53
Pour faire suite à ce qui a été dit à propos de l'absence de cours en gérontologie dans les programmes de soins infirmiers, je peux dire que c'est le cas également dans d'autres programmes, malgré le fait que les étudiants pourraient se retrouver à servir une clientèle âgée. Même les programmes de pharmacie et de réadaptation, comme bien d'autres programmes, ne prévoient pas une formation particulière axée sur les personnes âgées. Je pense que le Comité a entendu parler du nombre très limité de gériatres au pays par rapport au nombre de pédiatres.
C'est certes un problème. C'est un défi, je dirais, dans les programmes universitaires auxquels sont inscrits de jeunes étudiants. Ils ne pensent pas nécessairement qu'ils vont travailler auprès de personnes âgées, et ceci est vrai dans tous les domaines de la santé. Il est certain que la plupart d'entre eux vont devoir s'occuper de personnes âgées. Nous devons veiller à ce qu'il y ait des postes dans ce domaine et que ces postes soient bien rémunérés, comme nous en avons déjà parlé, et à ce que la gériatrie fasse partie des divers programmes d'études en santé. Il faut aussi que les personnes âgées fassent l'objet d'études de cas et que la gériatrie soit incluse dans la formation interprofessionnelle afin que les équipes de professionnels de la santé soient en mesure de servir adéquatement les aînés dans nos communautés.
Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Bien. Merci.
La pénurie de main-d'œuvre dans les soins de longue durée a aggravé l'effet de la COVID-19 sur nos aînés, et il manque de travailleurs de la santé partout au pays. Dans l'Énoncé économique de l'automne, des fonds ont été accordés pour former 4 000 préposés au soutien d'un bout à l'autre du pays. Ce comité a reçu une réponse écrite à mes demandes précédentes à ce sujet qui dit que cette formation a commencé en avril, et que le placement commencera au plus tôt en juin 2021.
Si nous nous fions à cette date, le programme devrait être en cours d'exécution. Pouvez-vous faire le point sur les inscriptions au programme pour le Comité?
Alexis Conrad
Voir le profil de Alexis Conrad
Alexis Conrad
2021-05-25 17:05
Merci.
Monsieur le président, je ne peux malheureusement pas ajouter grand-chose à l'information qui a déjà été fournie au Comité. Le programme va de l'avant. Je pense qu'il y a eu des annonces concernant le financement, les cibles et la collaboration avec Collèges et instituts Canada pour former des milliers de préposés aux services de soutien à la personne. Nous sommes encore dans la période, de toute évidence, au sujet de laquelle le Comité a reçu de l'information, entre avril et juin. Nous serions heureux d'informer le Comité lorsque quelque chose changera.
Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Parfait.
J'ai aussi quelques autres questions, mais si je peux obtenir cette information, j'aimerais que les questions figurent au compte rendu pour que le ministère puisse la fournir lorsqu'elle sera disponible, si possible.
Pouvez-vous ventiler les inscriptions à l'échelle nationale et en fonction des collèges chargés de l'exécution de ce programme fédéral? Le ministère fera-t-il un suivi du taux de réussite du programme, ou le succès du programme sera-t-il mesuré? Comment ce programme se compare-t-il à d'autres investissements dans la formation, comme le programme ontarien de préposés aux services de soutien personnel accélérés et tous les programmes complémentaires?
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Lib. (ON)
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2021-05-13 15:51
Je vais tenter une dernière question.
En matière de normes, il faut tenir compte à la fois de la norme nationale sur les services de soins de longue durée et d'une nouvelle norme nationale axée sur les opérations et sur la prévention des infections.
Le gouvernement fédéral a-t-il un rôle à jouer dans la possibilité de garantir une formation, des conditions de travail et des salaires suffisants aux préposés aux soins de longue durée?
Laura Tamblyn Watts
Voir le profil de Laura Tamblyn Watts
Laura Tamblyn Watts
2021-05-13 15:51
...mais nous estimons qu'il est possible d'offrir des subventions incitatives, des mesures de soutien à la formation et à l'éducation, des programmes d'immigration en fonction des priorités dans ces domaines, et des programmes de renforcement des capacités assortis d'incitatifs.
Alex Mihailidis
Voir le profil de Alex Mihailidis
Alex Mihailidis
2021-05-13 16:57
C'est une excellente question, madame Young. Merci beaucoup.
J'adore entendre les histoires comme celle de votre père. J'entends des histoires semblables partout où je vais. C'est merveilleux de l'entendre dire et de le constater.
Vous avez raison. C'est un mythe absolu. Le groupe de consommateurs qui contribue le plus à l'augmentation des ventes de téléphones intelligents est celui des personnes de plus de 65 ans. La technologie est de plus en plus omniprésente.
Pour ce qui est de faire participer les jeunes, en fait, nous ne voyons pas de problème. Nous constatons qu'il est difficile d'accommoder le nombre de jeunes qui souhaitent s'engager dans ce domaine.
C'est ce que fait Age-Well. Age-Well offre un programme de formation très complet, dans le cadre duquel nous formons des étudiants de maîtrise, de doctorat et de premier cycle dans le domaine de la gérontechnologie. Au cours des sept premières années de notre réseau, nous avons accueilli plus de 1 000 stagiaires dans le cadre de ce programme.
Un bon nombre d'entre eux ne sont plus des universitaires. Ils sont nombreux à avoir leur propre entreprise en démarrage. Une bonne partie d'entre eux travaillent dans l'industrie. De nombreux autres travaillent dans le domaine des politiques au gouvernement. Au cours des six premières années, Age-Well a soutenu 46 entreprises en démarrage dans ce domaine, dont un bon nombre commencent, en fait, à gagner un peu d'argent, ce qui est toujours merveilleux à voir.
C'est là qu'il faut apporter un soutien. Nous devons appuyer le secteur de la gérontechnologie pour qu'il continue de croître. Nous devons encourager les jeunes Canadiens diplômés dans des domaines comme l'informatique et l'intelligence artificielle. Nous leur présentons des problèmes vraiment difficiles et intéressants à résoudre, et c'est vraiment ce qui les accroche.
Nous avons besoin de soutien pour nos entreprises en démarrage dans le domaine des gérontechnologies, mais aussi de l'appui d'industries et d'entreprises bien établies qui réalisent que leur principal consommateur vieillira également, pour les aider à faire la transition dans ce domaine et d'en apprendre davantage sur le secteur de la gérontechnologie et, surtout, pour en apprendre davantage sur les aînés eux-mêmes.
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