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Livio Di Matteo
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Livio Di Matteo
2020-12-11 13:03
Merci, monsieur le président.
Bonjour. Je vous remercie de m’avoir invité à prendre la parole dans le cadre de ces consultations prébudgétaires en vue du budget de 2021. Je félicite le Comité d’avoir demandé l’avis d'économistes du milieu universitaire sur cet important processus.
On a dit à maintes reprises que la pandémie de COVID-19 est un événement sans précédent dans l’histoire récente, et ce contexte encadre ma contribution à ce processus.
L’Énoncé économique de l’automne 2020 a documenté les effets sans précédent de la pandémie de COVID-19 et les mesures d’intervention à son égard. Pour l’exercice 2020-2021, les revenus réels par habitant ont diminué de 20 % par rapport à l’exercice précédent, tandis que les dépenses ont augmenté de 70 %. En termes réels, il s’agit du montant par habitant le plus élevé jamais dépensé dans l’histoire financière du Canada, soit près de 16 000 $. En proportion du PIB, les déficits prévus seront les deuxièmes en importance de l’histoire financière du Canada, dépassés seulement par ceux de la Seconde Guerre mondiale.
L’Énoncé de l’automne révèle que les dépenses finiront par diminuer et que le déficit s’approchera de 1 % du PIB d’ici 2025-2026, mais aussi que la dette fédérale nette augmentera à 1,5 billion de dollars et que le ratio de la dette nette au PIB demeurera supérieur à 50 %. Même si les faibles taux d’intérêt actuels permettent de gérer la dette, il n’en demeure pas moins que tout choc futur soudain sur l’économie ou les taux d’intérêt pourrait être plus difficile à gérer à mesure que le fardeau de la dette augmentera.
L’ampleur de l'intervention financière initiale au déclenchement de la pandémie au cours de la période de février à avril 2020 était justifiée. Cependant, l'intervention financière continue et sans précédent a produit des résultats qui n'arrivent pas à la hauteur du soutien financier fourni. L’assurance budgétaire de l'intervention fédérale à la pandémie n’a pas pour autant permis de cibler l'intervention comme cela aurait pu être possible en vertu du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral ou du pouvoir de mise en quarantaine qui existe en vertu de la Constitution. De plus, une grande partie des dépenses a été consacrée à des transferts de revenu individuels qui dépassaient les pertes de revenu causées par la pandémie. Après toutes ces interventions sans précédent, nous sommes maintenant au milieu d’une deuxième vague plus grave qui menace la reprise économique qui avait commencé au cours de l’été.
Le gouvernement doit tirer des leçons du passé en prévision du budget fédéral de 2021 et mieux cibler toute intervention budgétaire supplémentaire à prévoir en vue de la reprise économique et de la croissance à long terme. Les dépenses supplémentaires doivent servir à stimuler l’investissement dans la productivité. Même avant la pandémie, le ratio de l'investissement au PIB des entreprises était chancelant. Même si le soutien du revenu à court terme offert au plus fort de la pandémie a été important, si nous voulons continuer à dépenser à ces niveaux records, les résultats concrets doivent être plus nombreux.
Les priorités de dépenses du gouvernement doivent être orientées vers des initiatives visant à stimuler notre productivité à long terme au moyen d'investissements dans les infrastructures matérielles et humaines. Les infrastructures publiques des routes et des transports, les ponts, les communications, les écoles, les soins de santé, les réseaux d’aqueduc, d’égout et environnementaux nécessitent tous des investissements. L’éducation a subi un coup dur pendant la pandémie, et nous devons veiller à ce que les élèves et étudiants des niveaux primaire, secondaire et postsecondaire ne prennent pas de retard sur le plan de la réussite scolaire et des possibilités, et à ce que ces retards ne ralentissent pas la croissance future de la productivité du travail.
Il y a aussi la question de la défense nationale et de la sécurité dans un monde plus multipolaire et instable qui a besoin d’équipement, de ressources et de vision.
Il faut aussi que le secteur privé investisse dans des secteurs qui produisent des biens et des services que nous pouvons exporter pour que nous puissions continuer à gagner notre place dans le monde. Si nos marchés d’exportation faiblissent et que nos revenus diminuent, nous ne recevrons pas de paiements d’intervention d’urgence internationale. Le gouvernement fédéral doit donc travailler de concert avec le secteur privé pour évaluer ses besoins en matière d’investissement.
Historiquement, les dépenses publiques excessivement élevées ne se traduisent pas par une croissance économique à long terme. Cela ne veut pas dire que le gouvernement ne peut pas aider l’économie, mais pour être efficace, un gouvernement doit savoir quand dépenser et quand ne pas le faire et, plus important encore, à quoi l’argent doit servir.
Si nous nous lançons dans un programme de dépenses en infrastructure, nous devons nous assurer que les projets qui donnent le meilleur rendement sont choisis. Divers projets publics doivent être évalués par un groupe indépendant de chefs de file ayant une expertise en affaires, en comptabilité, en ingénierie et en économie et pouvant formuler des recommandations dans des domaines d’intérêt national. Il serait extrêmement malheureux que l’argent fédéral destiné aux infrastructures soit versé aux centres communautaires ou sportifs plutôt que, disons, aux routes et aux égouts, simplement parce qu’il y a des plans prêts à mettre en oeuvre pour les premiers et non pour les seconds.
Merci beaucoup de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à vous tous, et je suis impatient de participer à la discussion.
Trevin Stratton
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Trevin Stratton
2020-12-11 13:08
Merci, monsieur le président et membres du Comité. C’est un plaisir d’être ici virtuellement aujourd’hui.
Au milieu de la deuxième vague d’une pandémie qui ne se produit qu’une fois par siècle, il est difficile de penser au-delà des effets immédiats de la COVID-19. Cependant, même si nous continuons à nous soutenir les uns les autres aujourd’hui, nous devons aussi commencer à regarder à l’horizon le monde post-COVID-19. Nous devons commencer à planifier la façon dont notre pays et notre économie peuvent en sortir plus forts.
Le rétablissement complet est encore loin, mais le rétablissement commence par la résilience. Le soutien d’urgence offert a épargné de nombreuses entreprises canadiennes d’une catastrophe économique et aidera de nombreux Canadiens à traverser un hiver difficile. Des mesures comme la Subvention salariale d’urgence du Canada et le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes ont fourni une aide d’urgence aux travailleurs et aux entreprises du Canada, ce qui a contribué à faire en sorte qu’ils soient là pour stimuler notre reprise économique. Toutefois, ces mesures de soutien financier liées à la pandémie ont coûté énormément d’argent, soit plus d’un quart de billion de dollars jusqu’à maintenant selon les estimations. Leur coût continuera d’augmenter au cours des prochains mois et par la suite. Le fardeau du coût sera supporté par une infrastructure économique qui a été gravement endommagée.
Alors que nous nous préparons à la vaccination d’une grande majorité de Canadiens, le Canada doit également se préparer à une transition qui s’éloigne d’une intervention fondée sur les subventions face à une crise vers une relance économique et le retour au travail des Canadiens tout en assurant leur santé et leur sécurité. Tous les Canadiens comprennent qu’il faut des dépenses d’urgence ponctuelles pour aider les gens et les entreprises à traverser la crise, mais ce n’est pas le moment d’ajouter de nouveaux programmes de dépenses permanents qui hypothéqueront l’avenir de la prochaine génération de Canadiens en créant des déficits structurels. Nous devrons favoriser les investissements et les activités commerciales qui créeront des emplois et généreront les revenus nécessaires pour compenser le niveau extraordinairement élevé des dépenses publiques pendant la crise.
Ce ne sera pas une mince tâche. Au cours des prochains mois et des prochaines années, nos concurrents à l'échelle internationale seront déterminés à attirer des investissements et à créer des emplois. Pour que le plan de relance du Canada réussisse, nos décideurs devront mettre l’accent sur les facteurs économiques fondamentaux et promouvoir la croissance. Les gouvernements doivent être aussi agiles et déterminés à poursuivre la croissance économique qu’ils l’ont été en réaction au virus.
Les recommandations contenues dans notre mémoire prébudgétaire ont été élaborées en partenariat avec notre vaste réseau de plus de 450 chambres de commerce et plus de 100 associations de gens d’affaires du Canada. Le mémoire énonce huit domaines stratégiques et des mesures précises que nos dirigeants politiques doivent prendre en considération pour assurer une reprise rapide et durable.
Près de 600 000 Canadiens sont toujours au chômage à cause de la pandémie. La priorité doit consister à assurer leur retour au travail pour relancer la reprise. Pour ce faire, il faudra obtenir des données sur le marché du travail local au sujet des compétences dont les employeurs ont besoin et établir des bassins de talents de concert avec les établissements d’enseignement au niveau communautaire pour satisfaire à ces besoins.
En même temps, les dernières données montrent qu’il y a 70 000 entreprises de moins au Canada qu’il y en avait avant la pandémie. Pour favoriser le plus grand nombre possible d’ouvertures et de réouvertures d’entreprises nécessaires à la reprise, il faudra également que nous mettions l’accent sur la mise à profit de notre régime fiscal afin de stimuler la croissance — par exemple, en accordant un congé temporaire de la taxe à la consommation pour stimuler les achats locaux, ou en suspendant la taxe ascenseur sur l’alcool. Il faudra aussi adopter la technologie et l’innovation, renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement, réduire le fardeau réglementaire, assurer la résilience du secteur des ressources, planifier la continuité des petites entreprises et renforcer l’infrastructure de santé publique.
Nous demandons au gouvernement de travailler en étroite collaboration avec le milieu des affaires à l’élaboration d’une feuille de route pour une reprise dirigée par les entreprises. Un plan axé sur la croissance, assorti d’une cible budgétaire claire et fondé sur une vaste consultation débloquera la capacité économique, stimulera la création d’emplois et favorisera de nouveaux investissements des entreprises. En travaillant ensemble, nous pouvons tracer la voie d’une reprise inclusive, respectueuse de l’environnement et novatrice.
Tout comme chaque ralentissement se fait d'abord ressentir sur la rue principale lorsque les lumières commencent à s’éteindre, chaque reprise commence lorsque les écriteaux annonçant que les commerces sont ouverts commencent à réapparaître. Malgré toute l’incertitude qui entoure ce qu’il faut faire, nous savons avec certitude que la véritable mesure de chaque reprise est la croissance de l’emploi, et que tout le monde se rétablit lorsque les entreprises se relèvent.
Je vous remercie de m'avoir invité cet après-midi. Je suis impatient de discuter avec vous.
Scott Wildeman
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Scott Wildeman
2020-12-11 13:13
Merci. Je suis très heureux de prendre la parole devant vous. Je n'allais sûrement pas rater cette occasion.
L’industrie du conditionnement physique a été décimée par les fermetures et les restrictions entourant la COVID-19. Pour mettre les choses en contexte, à l’heure actuelle, les installations qui sont ouvertes fonctionnent à environ 50 % des revenus d’avant la pandémie. Les installations qui sont fermées sont exploitées à un taux de revenus inférieur à 10 %, mais nous occupons encore de grands locaux à coût fixe.
Au nom de nos membres, je tiens à exprimer notre reconnaissance pour la Subvention salariale d'urgence du Canada et l'aide pour le loyer commercial. Bon nombre des plafonds qui étaient en place ont été levés. Les entreprises éprouvent encore des difficultés avec le loyer, les salaires, les prêts aux petites entreprises et les impôts fonciers restants, ainsi qu’avec les dettes contractées pour obtenir de l’équipement de protection individuel et améliorer les mesures de nettoyage et de sécurité.
Cependant, nos exploitants partout au pays se tournent vers l’avenir. Nous voulons faire notre part pour la santé et le bien-être collectifs des Canadiens. Aujourd’hui, je suis ici pour vous parler de la façon d'intégrer notre industrie à la solution pour aider les Canadiens à se sentir bien et ainsi rester productifs.
Nous savons que l’exercice comporte de nombreux bienfaits pour la santé, qui sont bien documentés et ont fait l’objet de recherches par des organismes comme L’exercice : un médicament® Canada. Nous savons que l’activité physique et l’exercice permettent de réduire l’hypertension de 33 à 60 %, l’incidence du diabète de 25 à 58 %, l’incidence des maladies cardiovasculaires de 33 à 50 %, le risque d’accident vasculaire cérébral de 31 à 45 %, le risque de certains cancers de 30 à 60 %, la mortalité de 25 à 50 % et le risque de récidive du cancer du sein de 25 à 50 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer de 40 % et le nombre de décès prématurés de 31 à 65 %. Il peut réduire le risque d’anxiété et de dépression et peut en fait traiter l’anxiété et la dépression aussi efficacement que les médicaments ou la thérapie cognitivo-comportementale.
Nous savons que les complications entourant la COVID-19 ont été en grande partie associées à des personnes qui ont un ou plusieurs problèmes chroniques de santé. Nous savons qu’il y aura bientôt un tsunami d’anxiété et de dépression, d’autant plus que les plus récentes mesures de confinement arrivent pendant les journées les plus courtes et les plus sombres de l'année et qu’elles annulent effectivement la période des Fêtes pour de nombreux ménages.
Comment pouvons-nous faire partie de la solution?
Comme industrie, nous aimerions établir un partenariat avec le gouvernement et adopter les mesures suivantes.
Tout d'abord, inclure les frais d’adhésion et les services de conditionnement physique, comme l’entraînement personnel, au titre des dépenses de soins de santé. Comme industrie, nous avons la capacité de fournir des rapports de présence sur demande à des fins d'audit et aussi de déclarer la présence pour les services offerts à distance. Les professionnels de partout au pays sont prêts, disposés et aptes à fournir des services en personne ou à distance axés sur un changement de comportement durable.
Nous aimerions également demander à l’Agence de la santé publique du Canada de financer l’expansion du programme Prescription to Get Active à l’échelle du Canada. Ce programme est unique en ce sens qu’il établit des liens entre les médecins prescripteurs et les professionnels de la condition physique.
Nous aimerions également encourager le gouvernement à continuer d'inciter les Canadiens à demander de l’aide professionnelle pour créer un changement de comportement durable grâce à l'activité physique.
Nous croyons que nous pouvons offrir au gouvernement un rendement de 500 % sur l’investissement en allégeant le fardeau global des soins de santé et en motivant et en inspirant les Canadiens à prendre des mesures proactives pour rester en santé et assurer leur bien-être.
Je vous suis vraiment reconnaissant du temps que vous nous consacrez aujourd’hui. Merci.
Lynn Napier
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Lynn Napier
2020-12-11 13:17
Merci, monsieur le président.
Je vous remercie infiniment de me donner l’occasion de m’adresser à vous tous dans le cadre des consultations prébudgétaires en vue du budget de 2021.
Je m'appelle Lynn Napier, mairesse de Fort Smith et présidente de l’Association des communautés des Territoires du Nord-Ouest. Nous représentons fièrement les 33 collectivités des Territoires du Nord-Ouest, dont la taille varie de 52 à 21 000 habitants. Nos membres sont autant des communautés autochtones que des municipalités au sens traditionnel, mais ils sont tous à divers degrés nordiques et éloignés.
Comme vous le savez, ce sont les administrations municipales qui doivent assurer le maintien des services essentiels. Nous constituons l'ordre de gouvernement qui a le plus grand impact immédiat sur la vie des citoyens, et j’aimerais vous rappeler que les municipalités ne peuvent pas légalement afficher de déficit.
Nous avons vraiment apprécié le premier cycle de financement pour la relance sécuritaire. Afin que ce financement soit versé le plus rapidement possible, nous avons travaillé de concert avec le gouvernement territorial pour qu’il soit distribué selon une formule par ventilation de base plus.
En ce qui concerne la planification de la phase critique de relance économique, je suis heureuse de vous annoncer que les administrations locales sont suffisamment agiles pour être des partenaires importants. De plus, ces fonds pourraient servir à faire progresser les quatre piliers que j’aimerais souligner en priorité pour les collectivités des Territoires du Nord-Ouest.
Comme administration où le manque d’infrastructure est flagrant, notre premier pilier est le financement des infrastructures. Il est très encourageant de voir que des fonds supplémentaires ont été affectés aux infrastructures municipales dans les plus récents budgets fédéraux. Le doublement du Fonds de la taxe sur l’essence a été particulièrement bien accueilli. Nous aimerions que ce programme soit maintenu, qu'il soit amélioré et qu'il soit rendu permanent.
Le Fonds de la taxe sur l’essence fonctionne très bien dans les territoires du Nord, en raison de sa souplesse et de sa prévisibilité, et parce qu’il n’exige pas de partage des coûts. L’octroi de fonds aux administrations communautaires est l’un des moyens les plus efficaces de stimuler l’économie rapidement et efficacement et d’optimiser ainsi l’effet sur la reprise après la COVID-19. De plus, il sert à régler des problèmes et des lacunes de longue date.
En outre, les programmes qui favorisent l’élaboration de projets territoriaux qui faciliteront le commerce et l’exploitation des ressources, comme la route de la vallée du Mackenzie, auront des répercussions importantes sur le développement économique, en plus d’accroître la résilience des collectivités touchées par les changements climatiques, qui constituent notre deuxième pilier.
Dans les Territoires du Nord-Ouest, les changements climatiques ne sont pas un problème lointain et abstrait. Nous les visons maintenant, et les collectivités des Territoires du Nord-Ouest sont à l’avant-garde du défi des changements climatiques.
Le réchauffement rapide, qui se produit de deux à quatre fois plus vite que dans le reste du Canada, entraîne des changements importants dans notre milieu naturel, y compris la glace, le pergélisol, l’eau, la végétation et la faune. La fréquence et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes augmentent également.
Bien que des fonds pour l’adaptation aux changements climatiques soient disponibles dans les Territoires du Nord-Ouest, ils sont systématiquement surutilisés et à une échelle qui ne sert qu’à appuyer les études ou la conception. Il faut que les niveaux de financement appuient la construction dès maintenant.
Notre troisième pilier ne doit pas en fait relever d’une administration communautaire, mais il a une grande incidence sur le bien-être de nos collectivités. Comme plus de 50 % des logements sont surpeuplés et insuffisants, la probabilité d’une propagation rapide de la COVID-19 dans nos collectivités est élevée.
La Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest signale régulièrement des listes d’attente pour plus de 400 demandeurs. Même si des progrès ont été réalisés à cet égard dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements, des investissements accrus sont encore nécessaires. L'effacement du déficit du logement dans notre territoire représente un énorme stimulant économique, car il pourrait créer des emplois et permettre aux collectivités de profiter d'une plus grande part des bienfaits.
Notre dernier pilier est celui des télécommunications. Pendant les nombreux mois de la pandémie de COVID-19, le manque de connectivité à large bande dans nos collectivités a vraiment été mis en lumière et s'est avéré un obstacle sans précédent à la gouvernance, à l’éducation, au travail à domicile, à la télésanté et à la participation à l’économie numérique.
L’accès Internet à large bande est devenu essentiel à la vie dans le monde moderne, et l'insuffisance de cet accès ou les limites de bande passante dans le Nord sont depuis longtemps considérés comme un obstacle à la croissance de nos collectivités et de l’ensemble des Territoires du Nord-Ouest. Il est inacceptable aujourd’hui que tous les réseaux de télécommunications soient hors service pendant des jours, mais c'est pourtant assez courant dans le Nord.
Nous avons été très heureux d’apprendre que le CRTC accordait un financement important pour améliorer le service Internet grâce à l’utilisation de la fibre optique et des satellites en orbite basse terrestre, mais il reste encore du chemin à faire.
Même si des améliorations considérables ont été apportées pour assurer un service de téléphonie cellulaire à toutes les collectivités des Territoires du Nord-Ouest, les automobilistes sont encore très vulnérables, car il n’y a pas de service de téléphonie cellulaire entre les collectivités — sur des distances pouvant atteindre des centaines de kilomètres. Il faut aussi s’attaquer à ce problème.
Nous vous remercions de nous avoir invités devant vous cet après-midi. Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez aux collectivités des Territoires du Nord-Ouest.
Merci.
Voir le profil de Pat Kelly
PCC (AB)
Merci.
Ma première question s’adresse à la Chambre de commerce du Canada.
Vous avez parlé de toutes sortes de choses qui seront nécessaires à la reprise économique. J’aimerais que vous nous parliez de certaines des hausses d’impôt qui toucheront particulièrement les petites et moyennes entreprises.
Vous pourriez peut-être commencer par l’indexation de la taxe d’accise, qui s’applique automatiquement. Pourriez-vous peut-être recommander au Comité que des mesures comme l’indexation de la taxe d’accise, l’augmentation de la taxe sur le carbone et l’augmentation des retenues à la source pour les entreprises soient suspendues au nom de la reprise économique?
Trevin Stratton
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Trevin Stratton
2020-12-11 13:24
Merci de la question.
Je vais commencer par la taxe ascenseur sur l’alcool, qui devrait être suspendue selon nous. Je ne sais pas si bien des experts des politiques publiques estiment que c’est une bonne politique fiscale que d’avoir une taxe qui augmente à perpétuité chaque année sans qu’il y ait de fin en vue, ou sans qu’il y ait de motivation, surtout au milieu du plus important ralentissement économique depuis près d’un siècle.
Cela impose un lourd fardeau à un certain nombre d’entreprises différentes, mais en particulier à certaines des entreprises les plus durement touchées ou à celles des secteurs les plus durement touchés, comme les restaurants et les bars, ou même les arts. C’est assurément une mesure que nous préconisons très fortement. Nous croyons qu’il faudrait mettre cette mesure sur pause avant qu’elle n’entre en vigueur, soit en avril prochain si j'ai bonne mémoire.
Dans ce contexte, nous demandons un certain nombre de différents changements fiscaux. Je sais qu’un certain nombre d’associations de gens d’affaires réclament un examen complet depuis un certain temps. Je ne suis pas certain qu'en plein milieu de la pandémie, le moment soit bien choisi pour procéder à un examen structurel du régime fiscal. Nous avons nous-mêmes remis cet examen à plus tard.
Pour ce qui est des mesures à court terme que les gouvernements peuvent prendre concernant le régime fiscal pour nous aider à nous sortir de cette situation, les options sont nombreuses.
Pour l’aide aux Canadiens, la déclaration de revenus pourrait être simplifiée, de sorte que chaque Canadien puisse avoir accès à ses avantages fiscaux, par exemple, en produisant automatiquement une déclaration de revenus simplifiée. De plus, il serait très utile d’améliorer la TPS et la TVH ou le crédit pour les personnes à faible revenu pour tous les Canadiens. Nous nous sommes certainement réjouis de l’élimination du formulaire T2200 pour les gens qui travaillent à domicile, comme cela a été annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne. C’était un formulaire que les employeurs devaient remplir. De plus, il serait très utile pour les petites entreprises de simplifier les règles d’imposition sur le revenu fractionné dans le contexte actuel.
Nous avons réuni certains des meilleurs fiscalistes du pays pour dresser une liste de 30 recommandations sur ce que nous pouvons faire immédiatement pour le régime fiscal. Je serai heureux de communiquer cette liste au greffier du comité.
Voir le profil de Pat Kelly
PCC (AB)
Je vais céder la parole à Mme Jansen dans un instant, mais je pense que le témoin a soulevé un très bon point au sujet du pouvoir extraordinaire de la taxe avec indexation. Je pense que le roi John lui-même rougirait d’avoir le pouvoir de se donner des revenus supplémentaires chaque année sans devoir passer par un vote au Parlement.
Sur ce, je cède la parole à Mme Jansen.
Voir le profil de Tamara Jansen
PCC (BC)
Merci.
Merci à tous de vos exposés.
J’aimerais poser une question à M. Di Matteo. Il semble clair que le plan des libéraux pour reconstruire en mieux en investissant massivement dans leur programme vert ne sera pas nécessairement la solution magique qu’ils annoncent.
Je sais que le financement des infrastructures a bien fonctionné en 2008 et en 2009 parce que le gouvernement conservateur de l’époque a investi dans des projets prêts à démarrer qui ont fait circuler de l’argent immédiatement, contrairement au plan actuel, dont la mise en oeuvre semble prendre des années, et c'est un luxe que nous n'avons pas.
Ne serait-il pas plus sage d’adopter une approche canadienne axée sur la fabrication de biens à l’échelle locale afin que les Canadiens puissent acheter des biens canadiens plutôt que des biens fabriqués à l’étranger?
Livio Di Matteo
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Livio Di Matteo
2020-12-11 13:27
C’est un point intéressant.
Je pense que si des politiques fédérales ciblent le secteur manufacturier ou un secteur commercial en particulier pour produire au pays de cette façon, il est très important de consulter les entreprises de ce secteur au moment de concevoir ces politiques.
Je pense que s’il y a là un potentiel, il est important de savoir ce dont les fabricants potentiels ont besoin, ce qu’ils peuvent faire pour créer des emplois à l’échelle locale et donner suite aux plans. Il faut d’abord consulter le secteur. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, mais une grande partie de notre secteur manufacturier est déjà intégré aux installations américaines dans le cadre des relations transfrontalières. Ce ne sera pas facile à faire, mais le potentiel est là à n'en pas douter.
Voir le profil de Tamara Jansen
PCC (BC)
J’ai une deuxième question. Bien avant la pandémie, la croissance économique était médiocre. Pensez-vous qu’un plan de relance axé sur l’augmentation de la productivité tout en réduisant de façon agressive le coût de la réglementation serait la meilleure voie à suivre pour la reprise au Canada plutôt que la voie que nous semblons être en train de tracer?
Livio Di Matteo
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Livio Di Matteo
2020-12-11 13:28
Je pense qu’à long terme, la productivité fait foi de tout. D’autres économistes l’ont dit. Vous devez être en mesure d’accroître la capacité de vos facteurs de production. Je sais que cela peut sembler un peu froid comme affirmation, mais la productivité de la main-d’oeuvre et des entreprises doit augmenter. Sinon, nous aurons de plus en plus de difficulté à maintenir notre niveau de vie à long terme.
Il faut surveiller de près les objectifs d'augmentation de la productivité pour s’assurer que les investissements permettent d'améliorer la productivité aux bons endroits.
Voir le profil de Tamara Jansen
PCC (BC)
Merci.
Que pensez-vous du plan actuel, qui semble se concentrer uniquement sur notre contexte national et qui ne tient pas compte des pressions qui pourraient provenir de nos voisins de partout dans le monde?
Livio Di Matteo
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Livio Di Matteo
2020-12-11 13:29
Pourriez-vous préciser ce que vous entendez par le plan actuel et les voisins de partout? Parlez-vous du plan économique ou de...?
Voir le profil de Tamara Jansen
PCC (BC)
Je crains que la ministre des Finances ne se concentre que sur notre contexte canadien, plutôt que de reconnaître les pressions qui s’exerceront à l’extérieur.
Livio Di Matteo
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Livio Di Matteo
2020-12-11 13:29
Je ne peux pas lire dans les pensées de la ministre des Finances, mais essentiellement, puisque 30 % de notre production provient des exportations — 30 %de notre revenu national provient des exportations —, quoi que nous fassions, nous devons prêter attention à nos concurrents, et il est probablement très important que nous soyons aussi agiles que possible pour aider nos entreprises à tirer parti des possibilités économiques, où qu’elles se trouvent dans le monde.
Il est important de se concentrer sur le programme national, mais il est également très important de surveiller ce que font les autres.
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