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Lib. (ON)
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2021-06-22 11:56
Merci.
Ma prochaine question s'adresse à la représentante de la communauté de l'Ahmadiyya. Nous avons une communauté ahmadie engagée ici à Brampton. Je salue le travail qu'elle fait à l'échelle du Canada dans la lutte contre la haine. Nous avons une clinique de vaccination à Masjid Moubarak... qui recueille des fonds pour la communauté, et nous apprécions toujours son travail.
Cependant, madame Choudhry, un autre aspect de cette étude porte sur la cyberintimidation, qui est plus fréquente chez les jeunes Canadiens. Connaissez-vous de jeunes membres de votre communauté qui sont victimes de cyberintimidation en raison de leur religion?
Faakhra Choudhry
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Faakhra Choudhry
2021-06-22 11:56
Bien souvent, en ce qui concerne la cyberintimidation, les personnes qui en sont victimes gardent cela pour elles. Très souvent, même les parents... Cela peut se produire dans un même ménage. Leur enfant peut ressentir une foule d'émotions et vivre toutes sortes de dépressions, et ils n'ont pas d'idée, car avec un téléphone, une tablette ou un autre appareil, il est possible de garder sa vie, semblerait‑il, dans des catégories très nettes: un monde en ligne, un monde impersonnel, une vie à la maison, une vie à l'école.
Par expérience personnelle, je sais qu'il y a des gens qui, par leurs messages sur Twitter, par exemple, peuvent provoquer beaucoup de réactions négatives du simple fait qu'ils pourraient être musulmans ou tout simplement musulmans ahmadis — surtout sur Twitter. Sur Facebook, si l'on sort de son groupe d'amis et que l'on affiche un message sur un autre forum, si l'on va sur Instagram, par exemple, pour afficher une image publique, une foule de personnes qui répliqueront avec des messages haineux. Souvent, ce sont les mêmes personnes qui s'introduisent dans différents comptes de médias sociaux et parcourent les différents messages pour reprendre à répétition les mêmes commentaires haineux. Elles ne veulent pas d'un dialogue raisonnable avec vous si vous essayez d'entrer en communication. Tout ce qu'elles veulent, c'est cracher leur haine.
J'ai vécu cette expérience personnelle, c'est certain, mais j'estime qu'elle n'est pas comprise, ni par moi, ni par les parents, les enseignants ou les autres, car bien souvent, la victime ne s'en ouvre pas ou l'accepte comme une chose normale qui se passe en ligne, ce qui est l'une des pires choses. Cela ne devrait pas être accepté comme normal.
Tom Littlewood
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Tom Littlewood
2021-06-11 13:18
Je vous remercie, madame Coates.
En ce qui concerne la COVID‑19 et ses répercussions sur la santé mentale, les surdoses, les comportements autodestructeurs et les épisodes de psychose ont augmenté de 50 % chez nos jeunes clients. Nous servons environ 300 clients par an actuellement, et ce chiffre est sur le point de doubler. Les hospitalisations, pour ces raisons, coûtent de 1 500 $ à 2 500 $ par jour, au minimum.
Nombreux sont ceux qui souffrent d'angoisse et de dépression. Ces problèmes de santé mentale paralysent les jeunes, en poussant beaucoup à se cloîtrer dans leur chambre ou leur appartement en sous-sol.
La crise des opioïdes s'est aggravée pendant la pandémie de COVID‑19. Nous prévoyons que la situation ne fera qu'empirer, car des milliers de jeunes sont sur le point de former la prochaine vague de toxicomanie qui déferlera dans nos rues.
Tous les ans, un millier de jeunes n'ont plus accès aux services à l'enfance en raison de leur âge et un millier d'autres se retrouvent à la rue, car ils fuient des foyers dysfonctionnels. Plus de 60 % des jeunes qui n'ont plus accès aux services à l'enfance en raison de leur âge sombreront dans la toxicomanie pour oublier leur douleur psychologique.
Cependant, il y a une période critique, entre 15 et 25 ans, où ces jeunes demandent généralement de l'aide. Si une thérapie tenant compte des traumatismes leur est offerte gratuitement et sans liste d'attente, 75 % d'entre eux y répondront et réussiront à l'école et au travail, se désintoxiqueront, trouveront un logement et suivront une formation professionnelle. Il est possible de les faire dévier de la trajectoire qui les conduit à l'itinérance, à une toxicomanie bien ancrée, aux surdoses et au suicide, et de les amener vers une vie qu'ils seront heureux de vivre.
Les premiers effets des traumatismes passés, qui comprennent la violence physique, mentale et sexuelle, la pauvreté et le traumatisme intergénérationnel subi par nos clients autochtones, s'expriment normalement, pour commencer, par de l'angoisse, de la dépression, des troubles de l'alimentation et du sommeil, et un comportement d'automédication.
Notre intervention thérapeutique de quatre mois de counselling tenant compte des traumatismes coûte environ 2 500 $. Une fois que les jeunes sombrent dans la toxicomanie, le coût pour la collectivité s'élève à des millions de dollars, si l'on tient compte des services de police, des premiers intervenants, des hôpitaux, du système correctionnel, etc. Ce qui ne prend pas du tout en compte ce que le toxicomane doit voler, ou les prestations sexuelles qu'il vend pour avoir de quoi acheter les drogues dont il a besoin.
La prévention des méfaits, plus particulièrement la thérapie tenant compte des traumatismes, peut détourner les jeunes de la toxicomanie et de l'itinérance, ce qui non seulement sauve de précieuses vies, mais fait aussi économiser des millions de dollars à la collectivité.
La désintoxication qui tient compte des traumatismes est une nouvelle idée qui est encore controversée. Au lieu des programmes de désintoxication par l'abstinence en 12 étapes, qui ne sont pas des pratiques exemplaires pour les jeunes, surtout en ce qui concerne la dépendance aux opioïdes, la désintoxication qui tient compte des traumatismes fait intervenir un médecin, un thérapeute et un client qui passent un contrat aux termes duquel le médecin prescrit au client un produit de substitution aux opioïdes pendant qu'il suit des séances de counselling post-traumatique.
Dans le travail avec un thérapeute, qui dure généralement quatre mois, le client commence par apprendre des techniques d'autorégulation. Ensuite vient le travail de counselling post-traumatique, afin d'aider le jeune à mieux comprendre les traumatismes qu'il a subis.
Une fois le travail sur les traumatismes terminé, le client n'a plus besoin de s'automédiquer pour oublier la douleur psychologique et c'est alors qu'intervient le médecin pour fournir quelque chose comme du subuxone, qui est un produit de substitution aux opioïdes, afin de l'aider à ne pas faire de crises de manque.
Cette approche est nouvelle et controversée, mais elle devient un modèle de pratique exemplaire pour les jeunes dépendants aux opioïdes. On étudie aussi la possibilité d'utiliser des stimulants prescrits en remplacement de drogues illicites comme le crack ou la méthamphétamine.
La crise des opioïdes et la crise des surdoses ont pour effet secondaire un nombre croissant de lésions cérébrales irréversibles causées en ramenant quelqu'un au moyen du narcan ou de la naloxone. Certains jeunes se vantent du nombre de fois où ils ont récupéré en utilisant de la naloxone. Cependant, en tant que thérapeutes, nous voyons la détérioration progressive des facultés cognitives après plusieurs utilisations de naloxone à la suite de plusieurs surdoses.
Je proposerai, en ce qui a trait à la réduction des méfaits, de mettre en place un programme d'exonération du remboursement de la PCU pour les jeunes qui suivent pendant une année une désintoxication, font des études, travaillent ou acquièrent une formation. L'argent s'est envolé. Vous ne le récupérerez pas. Ces jeunes ne l'ont pas, mais cette obligation de remboursement créera un obstacle insurmontable pour eux et en poussera des milliers à abandonner et à retourner dans l'anonymat de la rue, ce qui les conduira plus vite à la toxicomanie et à l'itinérance. J'ai connu un jeune qui s'est suicidé parce qu'il se retrouvait avec 1 000 $ d'amendes attrapées dans les transports en commun, amendes qui doivent être réglées quand le contrevenant passe son premier permis de conduire. Imaginez le chaos que ce sera quand des milliers de jeunes se verront demander de rembourser les milliers de dollars qu'ils ont reçus frauduleusement au titre de la PCU.
Pour résumer, notre objectif est de prendre une longueur d'avance sur la COVID‑19 et sur la crise des opioïdes en employant des stratégies de réduction des méfaits s'appuyant sur la thérapie tenant compte des traumatismes, la formation et la désintoxication.
Je vous remercie.
Voir le profil de Sonia Sidhu
Lib. (ON)
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2021-06-11 13:52
Merci, monsieur le président.
Avant de commencer mon temps de parole, j'ai une précision à apporter. Nous devons préciser qu'il n'y a jamais eu de contrat entre CanSino et le gouvernement du Canada. Je pense qu'on a laissé entendre plus tôt qu'il y en avait un. C'est inexact.
Ma question s'adresse aux témoins représentant Dan's Legacy.
De nombreux jeunes retournent à l'école ou y retourneront à l'automne et nous savons que les ordres de gouvernement cherchent tous des moyens de faciliter le retour à la normale. Où pensez-vous que le gouvernement fédéral peut être le plus efficace pour aider les jeunes lors de la réouverture, en particulier les jeunes qui se trouvent dans des situations similaires à celles des jeunes auxquels votre organisation vient en aide?
Tom Littlewood
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Tom Littlewood
2021-06-11 13:53
Comme je l'ai mentionné, des milliers de jeunes ont obtenu la PCU en fraudant. Des sites Web leur montraient quoi faire et quoi dire. Ces jeunes ne sont pas autorégulés, alors ils ont répondu en masse. Si nous conservons le programme de remboursement actuel, nous verrons... Je crois que 48 millions ont été versés à des élèves du secondaire. Cela ne compte pas les jeunes qui ne sont pas à l'école ou autre. Nous devons vraiment examiner la question comme un moyen potentiel de régler un problème, au lieu de créer un obstacle.
Cela va toucher des milliers de jeunes, et nous ne récupérerons pas l'argent de toute façon. Nous pourrions les encourager à participer à des programmes qui les aideront, notamment pour le retour à l'école, l'emploi, la relance, etc.
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
Merci, monsieur le ministre, d'être venu aujourd'hui.
D'entrée de jeu, j'aimerais vous demander à quelle date le Cabinet a commencé à discuter des allégations de violence sexuelle contre les jeunes sur Pornhub?
Quand le Cabinet a‑t‑il commencé à parler de la question de Pornhub?
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Comme vous le savez, les discussions du Cabinet sont confidentielles, alors je ne suis pas libre de divulguer cette information.
Voir le profil de Corey Tochor
PCC (SK)
Je vous remercie beaucoup.
Madame la ministre, les personnes âgées que j'ai rencontrées racontent une histoire différente. Vous vous vantez de l'augmentation de plus de 1 000 $ pour l'année dernière et de tout l'argent versé en paiements uniques, mais les personnes âgées avec lesquelles j'ai discuté apprennent aux nouvelles que les demandes de 40 000 jeunes de 15 ans ont été approuvées dans le cadre de la Prestation canadienne d'urgence, et ce, pour 2 000 $ par mois — pas par année, mais par mois. Ils apprennent ensuite que les demandes de plus de 92 000 jeunes de 16 ans ont également été approuvées, ainsi que celles de jeunes de 17 ans qui vivent avec leurs parents.
L'an dernier, 184 000 jeunes ont reçu des prestations dans le cadre de la Prestation canadienne d'urgence. À votre avis, est-ce juste?
Voir le profil de Deb Schulte
Lib. (ON)
L'une des choses que notre gouvernement refuse de faire, c'est de monter un groupe contre un autre. Nous avons veillé non seulement à ce que la Prestation canadienne d'urgence soit offerte aux jeunes qui ne pouvaient pas travailler et qui étaient potentiellement dans l'impossibilité d'obtenir le revenu dont ils avaient besoin pour poursuivre leurs études, mais aussi à ce que les personnes âgées puissent avoir accès à ce programme. Même si ces personnes recevaient des prestations du Régime de pensions du Canada et du Programme de la sécurité de la vieillesse, elles pouvaient être admissibles à la Prestation canadienne d'urgence à condition d'avoir subi une perte de revenus d'emploi à cause de la pandémie de COVID-19 ou d'avoir dû rester à la maison pour s'isoler en raison de facteurs de risque.
Voir le profil de Corey Tochor
PCC (SK)
Madame la ministre, avec tout le respect, vous devriez avoir honte des décisions prises dans ce budget. Vous dites que nous nous dressons les uns contre les autres, mais ce sont les décisions prises par les libéraux. Des centaines de milliers d'enfants qui vivent chez leurs parents ont vu leur demande d'aide d'urgence être approuvée, alors que des aînés ont reçu des miettes, une augmentation d'à peine plus de 1 000 $ pour l'année par le truchement de tous les programmes.
Je n'ose pas penser à ce que vous disent les aînés à qui vous parlez. Ce que j'entends, c'est que vous dressez un segment de la population contre l'autre.
Voir le profil de Deb Schulte
Lib. (ON)
Je pense qu'il est malheureux que les aînés à qui vous parlez aient obtenu de l'information erronée au point d'essentiellement penser que les jeunes qui ont perdu leur emploi ne méritent pas d'être aidés.
Écoutez, je suis ministre des Aînés, pas ministre de la Jeunesse, mais je peux vous dire que les jeunes que je connais dans ma communauté ne l'ont vraiment pas eu facile. Ils pourraient normalement avoir un emploi d'été dans un restaurant ou un carnaval local. En temps normal, ils travailleraient dans le secteur des services, qui a largement été fermé, et ils ne peuvent maintenant plus gagner l'argent nécessaire pour poursuivre leurs études. Il y en a peut-être quelques-uns qui ont illégitimement eu accès à l'aide offerte, et c'est ce que l'ARC va déterminer le moment venu.
Ce qu'il faut retenir maintenant, c'est que nous étions là pour soutenir les jeunes. Nous étions là pour soutenir les aînés, les Canadiens et les entreprises, et j'en suis fière. Cela nous a aidés à traverser...
Voir le profil de Corey Tochor
PCC (SK)
Vous vous demandez à quel endroit ils ont obtenu leur information. Je vais citer rapidement un article du National Post, un média d'information national de très bonne réputation. Il dit:
Selon les documents, 40 630 jeunes de 15 ans ont vu leur demande de prestation acceptée. Le gouvernement a versé 81,2 millions de dollars à ce groupe; 92 784 jeunes de 16 ans ont quant à eux reçu près de 186 millions de dollars, et 184 576 jeunes de 17 ans ont reçu 369 millions de dollars.
C'est là qu'ils lisent leurs nouvelles ou qu'ils obtiennent leur information, comme vous le dites.
C'est préoccupant. Il est préoccupant de ne pas aider les aînés à sortir de cette crise dans la même mesure que nous aidons des étudiants qui vivent chez leurs parents.
Je vais brièvement changer de sujet et revenir aux montants que vous avez mentionnés, soit les 5 milliards et les 10 milliards de dollars à propos desquels les libéraux aiment se vanter. C'est de l'argent imprimé. C'est de l'argent imprimé sans compter, et lorsque des régimes dans le monde entier ont essayé d'imprimer de l'argent pour sortir d'une crise financière, cela a mal fini pour la société.
Je me demande si vous pensez que les aînés s'inquiètent de l'inflation en ce moment.
Voir le profil de Deb Schulte
Lib. (ON)
Je pense que tout le monde s'inquiète de l'inflation, mais ce qui inquiète surtout les gens, c'est traverser la pandémie, et ils ont besoin d'aide pour y parvenir.
Je veux revenir en arrière. Quand j'étais jeune, j'avais besoin d'un emploi pour aider ma famille. Nous étions peu fortunés, et nous avons tous fini par travailler. Je travaillais à l'âge de 15 ans. Beaucoup de jeunes au pays subviennent eux-mêmes à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et ils payent leurs études. Vous direz peut-être qu'il est un peu tôt à 15 ans pour financer ses études, mais il faut beaucoup d'argent pour vivre, pour payer sa nourriture et ses vêtements. Ce sont des choses pour lesquelles les familles comptent parfois sur l'aide de leurs jeunes adolescents.
Monsieur Tochor, il est vraiment malheureux de vous voir trancher et dire que tous les jeunes peuvent d'une certaine façon recevoir trop d'aide. C'est peut-être parce que nous avons eu une enfance différente, mais je peux vous dire que j'étais très reconnaissante d'avoir mon emploi. Si je l'avais perdu à l'âge de 15 ans, ma situation serait devenue très difficile. Je sais que c'est ainsi pour beaucoup de jeunes partout au pays.
Revenons aux aînés, car ce n'est pas un choix entre les uns et les autres. Les aînés avaient à leur disposition les mêmes mesures de soutien que les jeunes et les autres Canadiens. Ceux qui travaillaient et gagnaient plus de 5 000 $ par année pouvaient également avoir accès aux prestations après la perte de leurs revenus.
Il est important d'être équitable et de bien traiter tout le monde.
Simon Telles
Voir le profil de Simon Telles
Simon Telles
2021-05-18 14:36
Merci beaucoup.
Je remercie tous les membres du Comité d'avoir invité notre organisation à comparaître aujourd'hui. C'est vraiment un plaisir pour moi d'être avec vous. Il s'agit de la première occasion pour notre organisation d'être entendue devant vous. J'ai bien hâte de pouvoir échanger avec vous.
Je me présente. Je suis Simon Telles, président de Force Jeunesse. Cela fait plus de quatre ans que je m'implique dans l'organisation. À la sortie d'une crise comme celle que nous vivons depuis un peu plus d'un an, il est particulièrement important de s'impliquer.
Force Jeunesse est un organisme sans but lucratif qui a été fondé au début des années 2000 pour améliorer les conditions de travail des jeunes, mais la mission de l'organisme s'est beaucoup élargie au fil du temps. Il regroupe de jeunes bénévoles, principalement de 18 à 35 ans, qui proviennent de différents milieux. Certains sont de jeunes professionnels du domaine de la santé et de l'éducation et d'autres, des étudiants. Bref, Force Jeunesse est une coalition de jeunes bénévoles qui veulent s'impliquer et présenter des propositions concrètes pour améliorer les politiques publiques.
Notre mission s'articule principalement autour de trois axes: défendre les droits et les intérêts des jeunes, assurer une certaine équité intergénérationnelle dans les politiques publiques ainsi que promouvoir l'engagement des jeunes et la place des jeunes dans les sphères décisionnelles.
Au quotidien, on entend beaucoup de préjugés sur les jeunes. Selon mon expérience, par contre, notre jeunesse est plutôt solidaire, déterminée et engagée.
Il est vrai que, au sortir de la crise de la COVID-19, notre jeunesse est fragilisée. Il est donc important de faire preuve d'un souci particulier à son égard dans l'ensemble des décisions relatives aux politiques et aux programmes mis en avant. On n'a qu'à penser aux pertes d'emplois très importantes subies par les jeunes, qui évoluent souvent dans des domaines plus précaires. De plus, comparativement au reste de la population, on retrouve chez les jeunes des indicateurs de santé mentale beaucoup plus inquiétants et des taux de détresse psychologique plus élevés. Bref, les jeunes font déjà face dans leur quotidien à de nombreuses barrières, et celles-ci sont encore plus hautes pour les jeunes de la diversité. La crise que nous venons de traverser ne vient qu'accentuer ces inégalités.
Nous ne sommes pas des spécialistes de tous les domaines abordés dans le budget fédéral, mais nous l'avons examiné sous l'angle de l'équité intergénérationnelle. Quatre éléments nous ont particulièrement interpellés et c'est de ceux-ci que je vais vous parler aujourd'hui. Il s'agit de la santé mentale, des transferts fédéraux en santé, de l'environnement et des changements climatiques et, finalement, du logement.
Commençons par la santé mentale.
Comme je l'ai mentionné en introduction, les jeunes ont été particulièrement touchés. Nous sommes donc heureux de constater que le budget a prévu une enveloppe de 100 millions de dollars sur trois ans destinée aux personnes les plus touchées par la COVID-19, dont les jeunes font partie. Le défi sera désormais que ces sommes se rendent sur le terrain rapidement et que les jeunes aient davantage accès à des soins de santé psychologiques, car c'est ce qui manque le plus actuellement, selon nos constatations.
Ce qui nous inquiète, c'est que ce sont les assurances collectives des jeunes, qu'elles soient pour étudiants ou pour travailleurs, qui déterminent si un jeune a accès ou non à des soins de santé psychologique. Pour nous, cette situation n'est pas acceptable. On doit trouver des solutions qui vont garantir à l'ensemble des jeunes Canadiens un accès à des soins de santé psychologique.
Plusieurs propositions sont possibles, mais celle que nous privilégions est un accès universel aux soins de psychothérapie. Au Québec, nous avons déjà accès à une assurance-médicaments universelle. Au Canada, nous avons accès un peu partout à des soins de santé universels. Pour nous, il serait tout à fait cohérent et logique que les soins de santé psychologique soient également couverts pour tous les Québécois et tous les Canadiens.
Le deuxième sujet qui nous interpelle beaucoup, c'est la question des transferts fédéraux en santé.
Le sujet a fait l'objet de beaucoup de discussions dans l'actualité au cours des derniers mois. Nous constatons que, partout au pays, la population est vieillissante et que les coûts du système de santé augmentent plus rapidement que les autres dépenses publiques et que l'économie. De plus, la crise de la COVID-19 a accentué la situation et révélé les vulnérabilités de notre système de santé. Des investissements supplémentaires dans les transferts en santé sont donc urgents.
Nous constatons que les dépenses en santé exercent une pression de plus en plus forte sur les finances publiques des provinces. La part du gouvernement fédéral dans le financement du système diminue, parce que la croissance des transferts fédéraux ne suit pas celle des dépenses en santé des provinces. Nous sommes donc déçus de voir que le budget n'a pas prévu d'augmentation des transferts en santé, alors qu'il s'agit d'une demande unanime de toutes les provinces. Il y a peu d'enjeux qui nous rassemblent autant, mais celui-ci en est un.
C'est un véritable enjeu d'équité intergénérationnelle. On peut penser que les jeunes sont moins préoccupés par la santé parce que, statistiquement, ils ont moins de problèmes de santé, mais c’est tout le contraire. Si on ne prend pas des mesures maintenant pour s’assurer du financement adéquat du système de santé, c’est notre génération qui va avoir des choix déchirants à faire plus tard. L’accès aux soins de santé est un des fondements de notre modèle social.
L’autre sujet dont je suis heureux de vous parler, c’est l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.
Quand on demande aux jeunes quels sont les sujets qui les interpellent le plus, l’environnement et la lutte contre les changements climatiques arrivent souvent au sommet des priorités. Cela me touche beaucoup. Nous sommes donc très heureux de voir que, dans le budget fédéral, une part importante du financement a été consacrée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il y a notamment un investissement de 5 milliards de dollars sur sept ans. C’est un pas dans la bonne direction.
Cela dit, il faut en faire encore plus, selon nous, notamment pour réduire les gaz à effet de serre, mais surtout pour mettre en place des mesures d’écofiscalité qui vont véritablement faire changer le comportement des consommateurs. À notre avis, il faut assujettir la pollution à des conséquences, financières en grande partie, et assurer une plus grande responsabilité des parties prenantes et des pollueurs, que ce soit les consommateurs, les citoyens ou les entreprises.
Finalement, le dernier sujet que j’aimerais aborder avec vous de façon générale, c'est la question du logement.
Nous faisons face à une véritable pénurie de logements abordables un peu partout au Québec, et ce phénomène ne se limite pas aux grandes villes comme on pourrait le penser. Cela touche encore plus spécialement les jeunes sur le marché du travail, parce qu'ils ont généralement un revenu un peu moins élevé en début de carrière. Nous constatons que la portion de leur budget qui est consacrée au logement ne fait qu’augmenter continuellement, ce qui a une incidence sur d’autres aspects de leur vie et d’autres besoins tout aussi fondamentaux.
Nous pensons que la surchauffe du marché immobilier compromet la capacité d’accéder à la propriété. Les jeunes n’ont plus les moyens d’accéder à la propriété ou doivent attendre beaucoup plus longtemps que leurs parents pour le faire. C’est donc aussi une question d’équité intergénérationnelle.
Nous trouvons intéressant que le gouvernement, dans son budget, ait proposé une taxe de 1 % pour diminuer la spéculation étrangère sur le marché. Par contre, pour nous, ce n’est pas le nerf de la guerre. C’est une mesure, mais ce n'est pas la plus importante. Ce que le gouvernement devrait faire, c'est construire davantage de logements abordables, aider les jeunes à accéder à la propriété au moyen de crédits d’impôt et de subventions, venir en aide directement aux jeunes qui sont le plus dans le besoin et qui n’ont pas un revenu suffisant pour se loger adéquatement, et surtout repenser les programmes pour s’assurer qu’ils répondent aux objectifs.
Un exemple que je peux vous donner, c’est le fameux RAP, le régime d’accession à la propriété, qui permet aux jeunes d’aller puiser dans leur REER un certain montant en guise de mise de fonds pour leur première maison. Intuitivement, on a tendance à penser que c’est une mesure intéressante, mais la plupart des jeunes n’ont pas encore accumulé suffisamment d’argent dans leurs REER. C’est donc une mesure qui est disponible, mais elle permet seulement d’aider une portion minime de la population. Alors, il faudrait trouver des façons directes de rendre le logement plus accessible pour tous les jeunes.
Évidemment, dans sa stratégie, le gouvernement doit vraiment se demander si chaque personne qui a besoin d’aide au logement reçoit effectivement une aide. Ce que nous voyons dans le budget actuellement, c’est qu’il y a plusieurs angles morts, et nous pensons qu'il devrait y avoir davantage d'aide.
Il faut aussi que le gouvernement fédéral, à notre avis, collabore davantage avec les gouvernements provinciaux et municipaux pour s’assurer que les efforts sont coordonnés, pour éviter le travail en double et pour que personne ne soit laissé pour compte.
En conclusion, nous trouvons très intéressant que le gouvernement évalue l’incidence intergénérationnelle de chacune des mesures contenues dans le budget. Pour nous, c’est un exercice très inspirant, parce que cela nous sensibilise aux répercussions de nos décisions sur les générations futures. Les provinces et les municipalités devraient même adopter une approche semblable.
Cela dit, pour rendre l’exercice encore plus intéressant, plutôt que de simplement cerner la population cible, c'est-à-dire déterminer si la mesure vise les jeunes ou les aînés, il faudrait se demander quelle est la véritable incidence des mesures mises en place sur l’équité intergénérationnelle. Nous pensons que cela permettrait d’aller encore plus loin et d'instaurer des mesures plus structurantes et plus pérennes.
Je termine en vous disant que nous, les jeunes, souhaitons contribuer aux travaux des commissions, des comités et des sphères décisionnelles en général. N'hésitez pas à nous consulter en amont des différents programmes. Cela nous fera toujours plaisir de contribuer aux travaux du Comité.
Je vous remercie de votre écoute. Je demeure disponible, si vous avez par la suite des questions plus pointues.
Voir le profil de Julie Dzerowicz
Lib. (ON)
Merci beaucoup.
Merci beaucoup de comparaître de nouveau. J'espère que, parce que nous aurons pris des mesures propres à satisfaire votre secteur, vous n'aurez pas à revenir nous rencontrer.
Je m'adresse maintenant à M. Telles.
Je vous remercie de votre présentation.
Je ne parle pas très bien en français, alors je vais vous parler en anglais.
Je tiens à vous remercier d'être parmi nous. J'ai un neveu à l'université en ce moment, et je suis constamment ses progrès. Je tiens à vous adresser un énorme merci et, par votre entremise, à tous les jeunes pour tout ce que vous faites. Ce sont les jeunes qui sont au poste dans les cafés et qui nous aident en occupant un grand nombre d'emplois à court terme et d'emplois contractuels dans notre société, et je tiens à vous dire un grand merci.
Dans le budget, nous avons prévu 5,7 milliards de dollars de plus. Il y a une volonté tout à fait délibérée de s'assurer que les jeunes d'aujourd'hui ne seront pas la génération perdue. Monsieur Telles, il est vraiment important que vous nous disiez si les mesures que nous avons mises en place sont vraiment utiles ou si elles ne sont pas du tout efficaces.
Nous avons porté à 40 000 $ le seuil à partir duquel il faut commencer à rembourser les prêts d'études fédéraux. On m'a dit que cela changerait la donne du tout au tout. Cela aide-t-il vraiment les jeunes?
Nous avons également doublé les bourses canadiennes pour étudiants, ce qui représente un ajout moyen d'environ 2 600 $. Est-ce utile? De plus, nous avons maintenu la suspension des intérêts sur les bourses canadiennes pour étudiants jusqu'en mars 2023. Est-ce utile? Enfin, nous avons investi beaucoup d'argent pour nous assurer d'offrir beaucoup de débouchés aux jeunes. Est-ce utile? Dans ma propre circonscription, qui ne fait que 12 kilomètres carrés, il y a actuellement 400 emplois disponibles pour les jeunes. Est-ce utile?
Vous pourriez peut-être répondre à ces questions, puis, je voudrais vous parler des changements climatiques.
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