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Elmer St. Pierre
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Elmer St. Pierre
2021-06-15 11:11
Monsieur le président, membres du Comité et autres témoins, je vous remercie de m'accueillir ici pour parler de la traite des personnes autochtones.
Comme vous le savez, je m'appelle Elmer St. Pierre et je suis le chef national du Congrès des peuples autochtones, le CPA.
Je me trouve présentement sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple mohawk. Pour l'instant, j'aimerais offrir à chacun d'entre vous une pochette de tabac virtuelle pour l'information que nous allons échanger. Merci.
Le CPA représente les Indiens inscrits et non-inscrits, les Métis et les Inuits du Sud vivant hors réserve. Aujourd'hui, 80 % de ces Autochtones vivent hors réserve. Une proportion de 44 % de ces personnes vivent dans les centres urbains du pays.
Le système des pensionnats a constitué la plus grande opération de traite de personnes de l'histoire du Canada. Les Autochtones hors réserve et non-inscrits sont des survivants de ce système tragique. Les traumatismes causés par les pensionnats n'ont jamais cessé.
Les Autochtones représentent 5 % de la population canadienne. Dans une proportion de 52 %, les enfants en foyer d'accueil sont autochtones. Les filles autochtones sont davantage victimes d'exploitation sexuelle dans les foyers d'accueil que tout autre groupe. Les jeunes qui croupissent en prison sont autochtones dans une proportion de 46 %. Dans certaines provinces, plus de 90 % des jeunes incarcérés sont autochtones. Les femmes incarcérées sont autochtones dans 40 % des cas, et ce nombre ne cesse d'augmenter. Les victimes de la traite des personnes sont des femmes autochtones dans une proportion de 50 %. De ce nombre, près du quart ont moins de 18 ans.
Il existe des liens directs entre les foyers d'accueil, la prison, l'exploitation sexuelle et la traite des personnes. Les jeunes sont arrachés à leur foyer, à cause de la pauvreté plus que tout autre facteur. Ils sont maltraités en foyer d'accueil. Ils se retrouvent vulnérables dans les rues, vivent avec des traumatismes et luttent pour leur survie. On leur refuse l'éducation et l'emploi. Il y a un cycle constitué d'itinérance, de prison, de situations de violence et de traite et d'exploitation. Trop souvent, ce cycle mène à la mort. Nous devons aider les garçons et les filles à ne pas emprunter cette voie. Nous devons nous assurer que tous ceux qui sont prisonniers de ce cycle peuvent y échapper et trouver la guérison et l'esprit de communauté dont ils ont besoin.
Le gouvernement a pris des mesures pour travailler avec certains organismes autochtones, mais il en a exclu d'autres en même temps.
Les communautés d'Autochtones hors réserve et non-inscrits sont mises de côté. On leur refuse des fonds pour le logement qui permettraient d'aider à offrir un refuge aux femmes vulnérables. On leur refuse l'accès au financement de l'éducation qui permettrait de donner un avenir aux enfants. On leur refuse des programmes de justice qui permettraient d'ouvrir des pavillons de ressourcement et d'imposer des peines culturellement adaptées. On leur refuse le statut de détenteurs de droits en vertu de la législation sur la protection des enfants autochtones.
Les organismes provinciaux et territoriaux du CPA s'efforcent d'offrir des services même s'ils sont mis de côté. Des programmes d'entraide comme « Looking out for each other » s'associent à des refuges dans les communautés pour aider les personnes à risque de disparaître. Ils offrent des logements, des refuges, des services d'intervention auprès des itinérants, de l'aide aux parents et le soutien des soins de santé, mais ils ne peuvent pas répondre aux besoins lorsqu'ils ne peuvent offrir les services requis. J'ajouterais simplement que ces programmes sont offerts sur la côte Est. Le programme d'entraide « Looking out for each other » est offert au Nouveau-Brunswick.
Nous lançons les appels à l'action suivants. Mettre fin à l'exclusion des organismes hors réserve de programmes en matière de logement, de protection de l'enfance et de justice. Appuyer le renforcement des capacités pour s'attaquer aux problèmes multidimensionnels révélés par l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, la FFADA. Appuyer des options de transport en commun abordables et sûres pour remplacer les itinéraires d'autobus plus risqués du centre-ville. Mettre fin à la surreprésentation des femmes autochtones dans les services correctionnels et accorder la priorité au traitement et aux soins communautaires dans le cadre d'un processus dirigé par des Autochtones. Accélérer le financement dans le cadre du plan d'action de la FFADA. Veiller à ce que nos organismes hors réserve aient accès à des fonds pour les services culturels, linguistiques et juridiques, la sécurité communautaire et d'autres services essentiels pour assurer la sécurité des femmes et des filles.
Meegwetch. Merci.
Voir le profil de Gary Vidal
PCC (SK)
Merci.
J'ai probablement le temps d'une dernière question. La COVID-19 a amplifié les réalités du bourbier administratif où s'empêtrent les Autochtones en milieu urbain. Vous et moi avons souvent discuté des centres d'amitié et du financement. Il a fallu un certain temps pour venir à bout du processus de financement du soutien communautaire aux Autochtones en milieu urbain. Les centres d'amitié offrent des services aussi divers que les communautés qu'ils desservent. Je sais que certains veulent un engagement à plus long terme pour pouvoir planifier leur avenir, investir dans l'infrastructure, pouvoir maintenir des programmes en cours et prendre des décisions efficaces.
Y a-t-il quoi que ce soit dans le budget ou dans le budget supplémentaire qui assurerait cet engagement à long terme en faveur des centres d'amitié qui desservent les Autochtones en milieu urbain?
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Oui, certainement, monsieur Vidal, dans le budget de 2021, il y a un important fonds destiné à l'infrastructure que nous sommes en train d'analyser avec des gens du milieu communautaire pour voir comment cela pourrait se répartir selon les besoins et les projets prêts à démarrer. Il y a beaucoup de lumière et d'espoir au bout du tunnel.
En tout cas, dans les montants alloués au Fonds de soutien aux communautés autochtones pour lutter contre la COVID, dont il y aura quatre ou cinq vagues — la dernière s'est déclarée la semaine dernière —, il y une enveloppe réservée au travail que font les centres d'amitié pour les Autochtones hors réserve, et aussi pour permettre aux conseils tribaux de servir leurs gens qui vivent à l'extérieur de la collectivité. C'est un élément important. Ce que nous...
Voir le profil de Gary Vidal
PCC (SK)
Excusez-moi, monsieur le ministre, est-ce que cela va au-delà de la COVID-19? S'agit-il d'un financement à plus long terme, ou continu, au-delà de la pandémie?
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Eh bien, oui, je suppose que ce que j'essayais de dire, c'est qu'il s'est fait un travail immense dans le contexte de la pandémie qui éclaire d'un jour nouveau cette relation à laquelle nous aspirons. C'est différent d'une relation de nation à nation, évidemment, avec des centres d'amitié qui ont une forme de gouvernance différente et d'autres qui desservent les membres de la communauté. C'est un objectif que nous visons. Compte tenu du nombre d'Autochtones qui vivent à l'extérieur de leur localité d'origine, c'est absolument essentiel. Dans le budget de 2021, bien que ce ne soit pas expressément prévu, il y aura des fonds pour les initiatives destinées aux Autochtones en milieu urbain.
Voir le profil de Randall Garrison
NPD (BC)
Merci beaucoup, madame la présidente. Je veux moi aussi remercier les témoins d'être des nôtres, plus particulièrement durant la Semaine nationale des infirmières et des infirmiers et aussi la Journée des infirmières et infirmiers autochtones. Je tiens à les remercier, évidemment, pour le travail que leurs membres ont accompli au cours des 15 derniers mois, mais aussi pour tous les efforts qu'ils devront déployer lorsque le reste de la société sortira de la crise immédiate de la COVID, et qu'ils devront gérer les répercussions de cette crise sur leurs membres.
J'aimerais vous demander, madame Nowgesic, quels sont les services et les mesures de soutien à la disposition des aînés autochtones qui vivent en-dehors des réserves. Dans ma circonscription, plus de la moitié de la population autochtone vit en milieu urbain, à l'extérieur des réserves. Bien entendu, j'ai beaucoup entendu parler, surtout durant la COVID, de l'insuffisance des services pour ces aînés.
Marilee Nowgesic
Voir le profil de Marilee Nowgesic
Marilee Nowgesic
2021-05-13 12:38
Cela devient un problème de compétence — et, encore une fois, nous essayons de faire en sorte que cela cesse — entre les prestataires de soins de santé qui détiennent certains pouvoirs et... pourquoi n'y a-t-il pas de centre d'accès à des soins de santé autochtones dans ces régions? Pourquoi n'a-t-on pas défini de programmes d'extension des services dans ces régions?
C'est un problème qu'il faut résoudre. Il s'agit de l'un de ces facteurs socioéconomiques et sociétaux que le gouvernement fédéral et ses partenaires des provinces et des territoires doivent reconnaître.
Ce n'est pas parce qu'ils ont déménagé des réserves afin d'avoir une meilleure qualité de vie, ou quelle qu'en soit la raison, c'est leur choix, que cela devrait restreindre la disponibilité des services et des avantages auxquels ils sont droit. Nous leur demandons de venir participer à des cérémonies, et ensuite, leur prestation de la Sécurité de la vieillesse est récupérée, et ainsi de suite. C'est un cycle épuisant. Vous pouvez imaginer ce que cela représente pour un aîné qui ne comprend pas pourquoi ces... lui sont imposées.
Marie-Hélène Guay
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Marie-Hélène Guay
2021-05-11 12:25
Bonjour, monsieur le président et chers membres du Comité.
Je vous remercie de m'avoir invitée à comparaître devant le Comité aujourd'hui.
Je suis la capitaine Marie-Hélène Guay, responsable du Service des relations avec les municipalités et les communautés autochtones, à la Sûreté du Québec.
Je vais vous présenter la desserte policière en milieu autochtone qu'offre la Sûreté du Québec. Je vous parlerai aussi de nos bonnes pratiques.
Il y a 55 communautés autochtones au Québec, et 44 de ces communautés autochtones sont desservies par les 22 corps de police autochtones. La Sûreté du Québec, quant à elle, offre ses services à 11 communautés autochtones. Les communautés autochtones bénéficient des mêmes services que les autres municipalités et les autres collectivités desservies par la Sûreté du Québec. La desserte des communautés autochtones est basée sur les fondements de la police de proximité.
Il est à noter que sept communautés bénéficient chacune de la présence d'un comité de sécurité publique. Ces comités permettent notamment de repérer les enjeux et de déterminer les priorités d'action en matière de sécurité publique. Ils font également des recommandations aux conseils de bande des communautés.
À titre de police nationale, la Sûreté du Québec a un rôle à jouer au sein des communautés qui disposent de leurs propres corps de police. Ce rôle consiste essentiellement à aider les corps de police autochtones de plusieurs façons, tant sur le plan opérationnel, que sur le plan des enquêtes, des services spécialisés et des accompagnements administratifs ou des accompagnements en gestion.
En moyenne, la Sûreté du Québec reçoit plus de 500 demandes d'assistance par année. Il est à noter que la Sûreté du Québec et les corps de police autochtones collaborent régulièrement aux différents dossiers opérationnels qui sont en cours sur le plan de la sécurité routière, des enquêtes, du renseignement et des activités de surveillance.
Pour ce qui est du partage des responsabilités au sein de la Sûreté du Québec, la coordination stratégique et les liens de partenariat relèvent de la Division des relations avec les communautés autochtones. La Division est composée de 12 agents de liaison autochtone, qui sont déployés sur l'ensemble du territoire du Québec et qui sont répartis par Nations. Certains de ces agents de liaison autochtone travaillent également en milieu urbain. Le rôle des agents de liaison autochtone est de développer et de maintenir des liens avec les membres élus et non élus des communautés, de relever les besoins des communautés en matière de sécurité publique et d'y répondre par des solutions ou des programmes adaptés, de conseiller les gestionnaires de la Sûreté du Québec et d'orienter leurs actions en milieu autochtone et, bien sûr, d'agir comme facilitateurs dans le cadre d'évènements ou d'opérations.
La coordination opérationnelle relève d'une autre direction, soit la Direction des mesures d'urgence. Ce type de coordination a lieu lors du déploiement d'opérations spéciales, de situations ou de conflits, et dans le cadre de l'aide fournie aux corps de police autochtones.
Il est important de préciser que les services policiers offerts aux 11 communautés autochtones sont assurés par les postes de police locaux.
Je vais maintenant vous parler des services offerts aux Autochtones hors communauté. Vous savez que, dans l'optique de la sécurisation culturelle, plusieurs villes ont une forte présence autochtone, et nombre d'entre elles sont desservies par la Sûreté du Québec. Ces villes bénéficient des services d'agents de liaison autochtone en milieu urbain qui, avec d'autres membres de la Sûreté du Québec, collaborent de façon régulière avec les centres d'amitié autochtones de ces villes. La Sûreté siège également aux Tables locales d'accessibilité aux services en milieu urbain pour les Autochtones.
Nous sommes également en train de créer des équipes mixtes appelées ÉMIPIC, ou équipes mixtes d'interventions composées de policiers et d'intervenants communautaires. Deux de ces équipes sont déjà implantées sur notre territoire.
Dans les trois prochaines années, nous prévoyons également constituer quatre autres équipes. La mise en place de ces équipes composées de policiers et d'intervenants communautaires constitue une avenue de choix lorsqu'il est question d'intervention auprès des populations en situation de vulnérabilité.
Nous avons, entre autres, le Poste de police communautaire mixte autochtone, ou PPCMA, à Val-d'Or. Mon collègue le capitaine Durant va vous parler de la mise en place de cette belle initiative.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Je vous remercie, monsieur le président.
Monsieur le ministre, j'ai également de sérieuses réserves concernant le logement pour les Autochtones et le fait que nous n'avons toujours pas de stratégie globale à cet effet au Canada. Nous savons que la députée du Nunavut a fait une tournée sur le logement dans sa circonscription. Il était absolument épouvantable de voir la réalité — des gens qui vivent dans des logements insalubres, couverts de moisissure et surpeuplés — ainsi que les nombreuses difficultés qui frappent ces collectivités. Le NPD demande une stratégie de logement pour les Autochtones en région urbaine, rurale et nordique qui soit dirigée par les peuples autochtones et les fournisseurs de logements. Cette initiative est différente de la stratégie de logement pour les Autochtones fondée sur les distinctions, dont le gouvernement se plaît à discuter.
Combien de temps ces collectivités devront-elles attendre avant d'avoir des logements vraiment acceptables, sans la surpopulation que nous observons partout au Canada, et qui sont réellement d'initiative autochtone? La stratégie comprend les collectivités rurales et urbaines dans les réserves et à l'extérieur de celles-ci, ainsi que les collectivités nordiques, bien sûr. Combien de temps ces gens devront-ils attendre?
Quand y aura-t-il une stratégie globale qui commencera à s'attaquer à cet obstacle d'envergure qui frappe ces collectivités? C'est vraiment terrible.
J'aimerais que vous nous en parliez.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Vous avez mentionné tout à l'heure les difficultés qu'éprouvent les membres des bandes à accéder à un logement hors réserve. En général, où vont les membres des Sts'ailes lorsqu'ils ne vivent pas sur votre territoire traditionnel? Quels sont certains des défis concrets dont vous avez entendu parler?
Ralph Leon Jr.
Voir le profil de Ralph Leon Jr.
Ralph Leon Jr.
2020-12-03 18:15
À l'heure actuelle, nous savons que beaucoup de nos gens vivent à Chilliwack et à Abbotsford, voire aussi loin que la Californie ou l'Angleterre. Ils sont partout. Chaque fois qu'un emploi est créé quelque part, ils seront nombreux à s'y rendre. S'il n'y a pas de possibilité ici, ils iront ailleurs.
Christopher Sheppard
Voir le profil de Christopher Sheppard
Christopher Sheppard
2020-12-01 12:26
Merci, mesdames et messieurs. Bon après-midi, ou bonjour en Saskatchewan.
Je m’appelle Christopher Sheppard et je suis président de l’Association nationale des centres d’amitié. Je tiens à souligner que je me joins à vous aujourd’hui depuis le Traité no 6 et la patrie des Métis. Je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu en tant que visiteur dans leurs territoires.
Comme d’habitude, je suis accompagné de Jocelyn Formsma, notre directrice générale. C'est ensemble que nous allons essayer de répondre au plus grand nombre de questions possible.
Je tiens à vous remercier encore une fois de nous avoir invités à comparaître devant vous aujourd’hui sur le sujet du soutien aux communautés, aux entreprises et aux particuliers autochtones pendant la pandémie de la COVID-19.
Compte tenu de nos témoignages antérieurs devant le Comité, vous savez déjà que l’ANCA représente plus d’une centaine de centres d’amitié locaux et d’associations provinciales et territoriales dans chaque province et territoire du Canada, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard.
Les centres d’amitié sont des carrefours communautaires autochtones en milieu urbain qui appartiennent à des Autochtones et qui sont exploités par eux. Ils offrent une vaste gamme de programmes et de services aux gens de tous les âges et de tous les groupes démographiques. Nous offrons des services dans les domaines de la justice, de la santé, de la prévention de la violence, du logement, de l’itinérance, du développement économique, de l’entrepreneuriat, de l’emploi et de la formation, des programmes pour les enfants et les jeunes, de l’éducation, des langues, de la culture, des sports et des loisirs. Ensemble, nous formons l’un des réseaux de prestation de services les plus vastes et les plus complets au Canada, et pas seulement parmi les organisations autochtones.
Lorsque la pandémie a été déclarée, les centres d’amitié ont retroussé leurs manches et se sont mis au travail. Nous avons dû faire un virage rapide pour réunir de la nourriture, des fournitures, de l’équipement de protection, et nous avons commencé à les distribuer aux membres de la communauté. Nous avions des employés de centres d’amitié qui cuisinaient chez eux les aliments qui étaient ensuite emballés et livrés, et nous avions des employés et des bénévoles qui allaient chercher des remèdes traditionnels pour les inclure dans les livraisons.
La livraison de ces articles a également permis aux centres d’amitié de vérifier comment les membres de la communauté faisaient face à la pandémie. Ainsi, un centre d’amitié a découvert que la cuisinière d’une famille ne fonctionnait plus. Le centre d’amitié a pris des dispositions pour qu’une nouvelle cuisinière soit livrée à la famille afin qu’elle puisse préparer ses propres repas.
Les centres d’amitié ont loué des postes de lavage des mains et des toilettes portatives pour veiller à ce que les gens aient accès à des installations sanitaires, surtout ceux qui n’avaient pas de logement. Les travailleurs des centres d’amitié ont veillé à ce que les membres de la communauté qui n’ont pas de logement ou qui sont sans abri sachent quels sont les soutiens propres aux Autochtones à leur disposition.
Les centres d’amitié ont été le fer de lance des groupes de travail mixtes sur la COVID-19 ou se sont joints à eux et ont travaillé avec de nombreux autres organismes communautaires pour assurer une intervention conjointe en collaboration.
Nous avons obtenu et livré plus de 400 tablettes et nous les avons distribuées partout au pays. Ces tablettes ont été remises aux enfants et aux jeunes pour leurs études, aux familles pour leur travail, aux personnes âgées pour réduire leur isolement et favoriser les liens, et au personnel des centres d’amitié pour la transition vers un soutien en ligne. Nous sommes très fiers de la façon dont notre réseau de membres s’est mobilisé à cette époque.
Notre travail n’est pas sans défis. En tant qu’organisations autochtones urbaines, nous avons connu ce qui continue d’être une querelle de compétences qui a été constatée depuis le début. Ni le gouvernement fédéral ni les gouvernements provinciaux ne se sont hâtés de fournir une aide particulière aux organisations autochtones en milieu urbain. Chacun d’eux nous demandait ce que l’autre ordre de gouvernement faisait pour nous.
Une fois que les centres d’amitié ont reçu du financement, il y a eu des malentendus sur l’objet de ce financement. Bien que les centres d’amitié aient demandé et obtenu des fonds pour offrir du soutien à l’échelle communautaire, nous avons reçu de nombreux appels nous demandant d'aider financièrement une personne ou une famille.
Malgré ces défis, les réponses des centres d’amitié ont été assez incroyables. Même si nous ne nous attendons pas à ce que le niveau de service diminue de sitôt — nous nous attendons plutôt à ce qu’il augmente au cours des quatre à six prochaines semaines, car les Fêtes approchent —, nous nous tournons aussi vers l’avenir.
Le financement actuel doit prendre fin le 31 mars 2021, et nous sommes très inquiets à l'idée que le soutien communautaire sur lequel les gens comptent maintenant ne puisse pas se poursuivre au cours du nouvel exercice. Nous prévoyons que les niveaux actuels de soutien, la distribution éventuelle des vaccins et ensuite la phase de « retour à la vie normale » nécessiteront une forte mobilisation des peuples, des organisations et des communautés autochtones en milieu urbain.
Les Autochtones constituent une population prioritaire dans cette pandémie, et nous devons nous assurer qu’ils ne seront pas laissés pour compte en milieu urbain.
L’ANCA a offert et continue d’offrir au gouvernement fédéral son point de vue, son expertise et ses connaissances des communautés autochtones urbaines et de leurs membres afin de l'informer et d’orienter des solutions efficaces, maintenant et dans le cadre de ce cheminement. Nous comptons bien continuer de participer à la conversation et de nous investir dans ce travail.
Merci beaucoup.
Voir le profil de Gary Vidal
PCC (SK)
Merci.
J’ai quelques questions, et nous verrons si j'arrive à en poser deux. Je vais commencer par la première. Elle s’adresse aux représentants de l’Association nationale des centres d’amitié, M. Sheppard et Mme Formsma, si vous le voulez bien.
J’étais à Ottawa la semaine dernière, et j’ai fait part au ministre Miller de mes préoccupations au sujet du manque de données, surtout en ce qui concerne les Autochtones vivant en milieu urbain. C’est aussi une question que j’ai soulevée devant le Comité en avril dernier et, monsieur Sheppard, vous avez parlé des querelles de compétences qui se déroulent avec les gens que vous représentez.
Nous disons qu’il est temps de coordonner les efforts, surtout en ce qui concerne la mise en œuvre d’une stratégie de vaccination. J’ai également fait valoir que les personnes et les communautés vulnérables doivent être une priorité dans le cadre de notre examen de la situation. Ma question est en fait très simple. Votre organisation ou vous-même, avez-vous, dans le cadre de votre engagement auprès du gouvernement, été en mesure de participer à des discussions sur le manque de données ou sur la mise en œuvre d’une stratégie de vaccination touchant les Autochtones vivant en milieu urbain?
Christopher Sheppard
Voir le profil de Christopher Sheppard
Christopher Sheppard
2020-12-01 12:35
Merci, monsieur Vidal.
Si vous avez vu Jocelyn et moi-même témoigner devant un comité fédéral, vous savez que l’absence de données sur la santé des Autochtones vivant en milieu urbain et d’autres sources de données non regroupées sur ces Autochtones est pour le moins choquante, parce que nous ignorons ce que nous ne savons pas. Ce que nous savons, c’est que les Autochtones en milieu urbain constituent la majorité des Autochtones du pays, donc nous ne savons pas comment communiquer avec eux, comment les soutenir, ni quelle politique de santé appliquer.
Nous avons travaillé précisément avec Well Living House sur la collecte de données et sur une éventuelle stratégie nationale en matière de données sur la santé, parce que personne ne le fait. Si les gouvernements n’arrivent pas à s'entendre sur les questions de compétence et à trouver un moyen de recueillir ces données, il faudra que quelqu’un d’autre le fasse. En attendant que les gouvernements déterminent qui a compétence pour dénombrer les gens, nous allons travailler avec nos partenaires médecins autochtones et les centres de santé pour le faire. Lorsqu'on travaille sur le terrain dans les collectivités urbaines, il est choquant de constater que les gens ignorent le problème de base, à savoir que c’est là où se trouvent la plupart d’entre nous.
Pour ce qui est des vaccins en particulier, Jocelyn peut répondre à cette question, alors je vais la laisser terminer.
Jocelyn Formsma
Voir le profil de Jocelyn Formsma
Jocelyn Formsma
2020-12-01 12:36
Rapidement, en ce qui concerne la distribution du vaccin, nous avons eu des discussions avec la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Services aux Autochtones ainsi qu’avec l’Agence de la santé publique du Canada, simplement pour participer à ces discussions dès le début. Le même problème se pose parce que le vaccin sera distribué à l’échelle provinciale. L’Agence de la santé publique du Canada est en train d'élaborer des lignes directrices concernant la planification de la distribution du vaccin aux Autochtones. Nous essayons simplement de nous assurer qu'elles tiennent compte des Autochtones vivant en milieu urbain.
Nous sommes particulièrement préoccupés par les personnes les plus vulnérables qui ne se sentent pas à l’aise de se tourner vers les services de santé courants, comme l’a mentionné le président Wieman dans sa déclaration préliminaire. Nous vivons la même chose. Nous essayons de voir si ces personnes aimeraient utiliser le réseau des centres d’amitié. Nous devons simplement le savoir le plus tôt possible pour être sûrs du genre de ressources et de la capacité dont nous avons besoin pour appuyer ce genre de distribution. Il y a des salles, des gymnases et des terrains de stationnement où les membres de la communauté peuvent se sentir un peu plus en sécurité que dans une clinique de santé générale. Tout ce que nous leur demandons, c’est d’être francs et de nous permettre de participer le plus tôt possible.
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