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Lib. (QC)
Madame la présidente, comme l'a fait remarquer le député, en effet, les vulnérabilités de longue date des communautés autochtones les exposent à des risques et à des conséquences accrus. Il s'agit d'un dossier dont mon ministère et celui de la ministre des Relations Couronne-Autochtones sont saisis. Nous avons affecté des ressources physiques pour intervenir en cas d'urgence afin que ces communautés ne soient pas laissées pour compte.
En ce qui concerne la saison des inondations ou même celle des incendies, ce sont des facteurs qui viennent aggraver les risques.
Si le député souhaite connaître les détails, par exemple, concernant les efforts que nous déployons à Kashechewan pour régler les problèmes complexes que pose la COVID-19 à cette communauté et à d'autres communautés à risque, mon ministère et moi serions disposés à les lui fournir.
Madam Chair, as the member notes, indeed, the historical vulnerabilities of indigenous communities compound the risk and exposure and potential consequences that indigenous communities may face. This is something that my department and the Minister of Crown-Indigenous Relations' department is seized of. We have invested physical resources into surge capacity to ensure that those communities are not left behind.
When it comes to the flood season or even the fire season, these issues again compound the risk.
Should the member want a full briefing, for example, on the efforts that we are deploying into Kashechewan to address the complexity COVID-19 poses to that community in particular and to other communities that are at risk, I would be glad to brief him and my department would do so readily.
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Lib. (QC)
Monsieur le président, je tiens à souligner le travail extraordinaire accompli par le centre d'amitié de la circonscription du député d'en face dont il vient de nous parler. Les centres d'amitié du pays font effectivement un travail épatant avec très, très peu d'argent. C'est en partie pourquoi, dans le budget de 2019, le gouvernement a investi 60 millions de dollars sur cinq ans dans l'infrastructure de ces centres d'amitié, qui, je le répète, font un travail essentiel auprès des communautés autochtones les plus vulnérables en milieu urbain. Comme la pandémie de COVID-19 frappe particulièrement les milieux urbains, cette aide est très nécessaire à l'heure actuelle.
En fait, nous avons reçu une proposition du réseau national des centres d'amitié. Nous y travaillons et allons nous efforcer de verser les fonds le plus rapidement possible, car nous savons que le besoin est bien réel. Nous savons qu'ils font beaucoup avec peu et qu'ils ont besoin d'une aide soutenue.
Mr. Chair, I do want to highlight the incredible work that the member opposite has highlighted with respect to the friendship centre in his riding. Indeed, the ones across Canada do amazing work with very, very limited funds. This is why in part in budget 2019, the government invested $60 million in infrastructure supports over five years for these friendship centres that again do critical work for the most vulnerable indigenous communities in urban settings. Given that urban settings are at the core and are the target of the COVID-19 pandemic, these supports are incredibly needed right now.
We have indeed received a submission from the national friendship centres network. This is something we are working on at this time and we will endeavour to get those funds out as quickly as possible because we know that the need is real. We know they do so much with so little and that that need needs to be supported on a constant basis.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, nous sommes conscients que, malgré des investissements historiques en matière de logement, de nombreuses communautés autochtones sont aux prises avec une situation très préoccupante dans ce domaine. Nous continuons de travailler à une solution durable.
En ce qui concerne la COVID-19, nous examinons toutes les options possibles pour réagir aux problèmes, notamment la possibilité de mettre en place des installations temporaires d'isolement et d'ajouter du personnel en santé, selon les besoins des communautés. Le soutien aux communautés autochtones n'est absolument pas limité par des considérations financières.
Nous continuons de collaborer de près avec les communautés à la coordination des ressources. Ces ressources sont déjà disponibles et elles continueront de l'être.
Mr. Speaker, we recognize that despite historic investments in housing, there are deeply concerning conditions of housing infrastructure that many indigenous communities face. We are continuing to work toward a long-term solution.
In light of COVID-19, we are exploring all options to address these challenges, including providing temporary isolation facilities and additional health staff for communities, as needed. These supports for indigenous communities are absolutely not limited by financial capacity.
We continue to work closely with communities to coordinate resources. They are and will be there.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face d'avoir assisté à la séance d'information technique avec mon personnel, ce matin. Le financement annoncé hier dans le cadre des investissements d'urgence du budget de 2019 constitue un premier pas qui nous permet de prendre des mesures immédiates dans les communautés afin de réduire le risque de transmission et de réagir si des cas se présentent dans les réserves.
Le soutien de renforcement pour les communautés autochtones n'est pas limité par manque de moyens financiers, et nous travaillons en étroite collaboration avec les communautés pour coordonner ces ressources. Nous leur fournissons des fournitures comme de l'eau embouteillée, du désinfectant pour les mains et de l'équipement de protection individuelle, selon les besoins.
Nous continuerons de travailler avec nos partenaires afin que les communautés autochtones soient prêtes à réagir à la COVID-19 et nous continuerons à adapter notre plan en fonction des besoins.
Mr. Speaker, I want to thank the member opposite for attending the technical briefing this morning with my staff. The funding announced yesterday as part of the budget 2019 emergency investments is a start that enables us to take immediate action in communities to reduce the risk of spread as well as respond should cases arrive on reserve.
The reinforcement support for indigenous communities is not limited by financial capacities, and we are working closely to coordinate those resources with communities. We are providing supplies such as bottled water, hand sanitizer and personal protective equipment to communities as needed.
We will continue to work with our partners to ensure that indigenous communities are prepared to respond to COVID-19 and will continue to adapt our plan as needed.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je rappelle à la députée d'en face que, dans le budget de 2019, bien avant l'éclosion du coronavirus, nous avons investi 79 millions de dollars répartis sur cinq ans pour améliorer et préparer l'aide en cas d'urgence sanitaire ainsi que la gestion des incidences sur la santé des catastrophes naturelles et sanitaires dans les réserves. Cela comprend une aide destinée exclusivement à l'embauche d'un coordonnateur de la gestion des urgences sanitaires dans chacune des régions et de deux coordonnateurs en Ontario et au Manitoba.
Nous savons que les communautés des Premières Nations et inuites sont particulièrement vulnérables au coronavirus. Le ministère est prêt à intensifier les mesures au besoin. Nous sommes à pied d'œuvre et nous collaborons étroitement avec ces communautés afin d'accroître leurs capacités.
Mr. Speaker, I will remind the member opposite that in budget 2019, way before the coronavirus broke out, we invested $79 million over five years to improve and prepare support for health emergencies and health-related impacts of natural disasters and health disasters on reserves. This includes dedicated support for one health emergency management coordinator in every region and two coordinators in Ontario and Manitoba.
We know that first nations and Inuit are susceptible and more vulnerable to coronavirus. We are prepared as a ministry to engage in surge activities should they be required. Let me say that we are ready to act and we are working closely with those communities in order to augment their capacity.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je peux confirmer qu'en ma qualité de ministre des Services aux Autochtones, je fais bel et bien partie de ce comité.
Je peux aussi assurer à la députée d'en face que les bureaux régionaux font beaucoup de sensibilisation, en collaboration avec les chefs des Premières Nations et les communautés elles-mêmes. Afin que les ressources nécessaires soient disponibles, nous sommes en contact permanent avec l'Agence de la santé publique du Canada, avec les ministères concernés ainsi qu'avec nos homologues provinciaux et territoriaux. Rien n'est plus important que la santé et la sécurité des Premières Nations et des Inuits.
Mr. Speaker, as the Minister of Indigenous Services, I can confirm that I am on the committee.
I will reassure the member opposite that regional offices are working with first nations leadership and communities on awareness. To assure that necessary resources are in place, we are actively engaged with the Public Health Agency of Canada, other departments and provincial and territorial counterparts to protect the health and safety of first nations and Inuit people.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, la réponse est non. Notre travail a toujours été basé sur la recherche d'une solution pacifique et durable de manière à établir la confiance et le respect entre toutes les parties concernées.
Mr. Speaker, the answer is no. We have always been focused on finding a peaceful, lasting resolution and on establishing trust and respect among everyone involved.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'offre mes plus sincères condoléances à la famille de ce jeune homme et à toute la nation de Garden Hill.
Mes collaborateurs ont communiqué avec les chefs de la communauté afin de s'assurer qu'elle a tout ce dont elle a besoin. Nous sommes conscients qu'il s'agit d'une situation éprouvante. Je continuerai de tout faire, en collaboration avec nos partenaires des Premières Nations, pour que les personnes touchées aient accès sans tarder à du soutien.
Le gouvernement s'est donné pour mandat de combler les lacunes socioéconomiques qui pénalisent les peuples autochtones depuis beaucoup trop longtemps. Nous misons pour ce faire sur des investissements jamais vus dans les infrastructures et le logement. Nous réussirons.
Mr. Speaker, my deepest condolences go out to the family and the entire community of Garden Hill First Nation for their loss.
My department has been in contact with the first nation's leadership to identify and deliver support to ensure the well-being of the community. We understand the stressful nature of the situation. I will continue to work with first nation partners on timely and appropriate supports.
As a matter of policy, as government, we are striving to close that socio-economic gap that has existed for far too long. With historic investments in infrastructure and housing, we strive to get there, and we will get there.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie la députée de sa question.
Nous continuons d'offrir une rencontre en tout temps avec les chefs héréditaires en Colombie-Britannique. Maintenant, plus que jamais, nous pouvons convenir que le dialogue devrait rester ouvert.
Pour entamer des pistes de solutions, tel que la députée l'a proposé, il faut bien avoir ce dialogue. Jusqu'à présent, ce dialogue n'est pas ouvert de la part des chefs héréditaires.
Nous sommes là et nous sommes prêts à discuter, mais cela prend deux parties.
Mr. Speaker, I thank the member for her question.
We are still available to meet any time with the hereditary chiefs in British Columbia. Now more than ever, we can agree that dialogue should remain open.
To tackle possible solutions, as the member proposed, we need to have that dialogue. The hereditary chiefs have not yet opened the dialogue.
We are here, and we are willing to talk, but both sides need to work together.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député d’en face de sa question.
Comme tout le monde le sait, les chefs héréditaires Wet'suwet'en sont maintenant en voyage pour se rendre à Tyendinaga pour ouvrir la voie à une résolution pacifique. Évidemment, c’est la solution que nous recherchons tous. Encore faut-il avoir ce dialogue dans les plus brefs délais. C’est ce que nous faisons.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones et moi-même sommes prêts à engager le dialogue dès aujourd’hui pour en arriver à une résolution pacifique.
Mr. Speaker, I thank the member opposite for his question.
As everyone knows, the Wet'suwet'en hereditary chiefs are now en route to Tyendinaga to pursue a peaceful resolution, which is the solution we are all seeking. That dialogue needs to happen as soon as possible. That is what we are doing.
The Minister of Crown-Indigenous Relations and I are prepared to engage in that dialogue now so we can achieve a peaceful resolution.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je pense que je parle pour tout le monde en disant que nous sommes tous encouragés par le développement de la GRC en Colombie-Britannique, qui a offert aux chefs héréditaires une occasion de s’assoir et de travailler à un plan à long terme qui peut impliquer une présence réduite sur leur territoire, bien évidemment.
Comme tout le monde le sait, nous sommes prêts à engager un dialogue respectueux, mais nous avons une piste très claire et nette de désamorçage, que nous n’allons pas dévoiler sur la place publique pour l’instant, évidemment. Nous demandons encore un petit peu de patience aux Canadiens. Cela va arriver, je suis très confiant.
Mr. Speaker, I think I speak for everyone when I say that we all feel encouraged by the new development with the RCMP in British Columbia, which offered the hereditary chiefs an opportunity to sit down and work on a long-term plan that could involve a reduced presence in their territory, obviously.
As everyone knows, we are prepared to engage in a respectful dialogue, but we have a very clear plan to defuse the situation, which we are not going to disclose to the public for now, of course. We are again asking Canadians to be a little bit patient. I am confident that this will all get sorted out.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je pense que nous pouvons tous nous réjouir de l'offre que vient de faire la GRC aux chefs héréditaires en Colombie-Britannique. Cela ouvre la possibilité de s'asseoir ensemble et de poursuivre le dialogue. C'est une bonne nouvelle.
Ce que font les chefs héréditaires à Tyendinaga est un pas dans la bonne direction. J'estime que tout le monde à la Chambre souhaite qu'on en arrive à un règlement pacifique.
Des mesures précises ont été prises pour désamorcer la situation. La ministre des Relations Couronne-Autochtones et moi sommes prêts à discuter avec les chefs à Tyendinaga. Dès ce soir, nous irons les rencontrer pour discuter d'un règlement pacifique.
Mr. Speaker, I think we can all be heartened by the development that has happened in B.C. that the RCMP has extended to hereditary chiefs. It is an opportunity to sit down and continue that dialogue. This is a positive development.
The move of the Wet'suwet'en hereditary chiefs in Tyendinaga is a positive development. I think everyone in this House is dedicated to a peaceful resolution to this.
There are clear steps to de-escalation. The Minister of Crown-Indigenous Relations and I stand ready to engage with the leadership in Tyendinaga. As early as tonight we will go and meet them and discuss this peaceful resolution.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, tout le monde prétend savoir en quoi consistent les demandes. Il est impossible de le savoir sans d'abord parler aux intéressés. Il ne suffit pas de lire les affiches qu'on voit dans les rues. Il faut parler aux chefs concernés, et c'est précisément ce que nous avons fait.
L'ensemble du Cabinet est saisi de ce dossier incroyablement urgent. La situation évolue de minute en minute. Tout comme la ministre des Relations Couronne-Autochtones et d'autres ministres, je suis prêt à discuter au moindre signal, et c'est ce que nous ferons.
Mr. Speaker, everyone pretends to know what the requests are. We cannot know what those requests are unless we actually ask the people. It is not a question of looking at the banners on the street. It is actually talking to the leadership in question, and that is precisely what we have done.
The entire cabinet is seized of this incredibly urgent issue. It is a situation that evolves minute by minute. I and the Minister of Crown-Indigenous Relations, as well as other ministers, stand ready to engage on a moment's notice and that is precisely what we will do.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je rappelle au député que les chefs héréditaires des Wet'suwet'en sont en route vers Tyendinaga pour discuter de ces questions importantes dans les prochains jours. Il y a un plan de désescalade clair, mais il passe par le dialogue.
Je tiens à dire à tous les Canadiens qui souffrent actuellement que nous savons qu'il s'agit d'une période très difficile et que nous travaillons avec diligence. En effet, tout le Cabinet est saisi de ce dossier, et nous ne cesserons pas de travailler, heure après heure, afin de régler la situation de façon pacifique.
Mr. Speaker, I would remind the member that Wet'suwet'en hereditary leadership are on their way to Tyendinaga to discuss these important issues in the next few days. There is a clear plan of action for de-escalation, but that involves dialogue.
To all Canadians out there suffering, we understand that this is a very difficult period and we are working diligently. Indeed, the whole cabinet is seized of this, and we will work hour by hour, minute by minute to resolve this situation peacefully.
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Lib. (QC)
Madame la présidente, je tiens à raconter quelque chose de très personnel à la Chambre, quelque chose que j'ai seulement raconté à des amis proches et à des membres de ma famille au sujet d'un incident qui s'est produit il y a 30 ans.
Il y a 30 ans, j'avais 16 ans, j'allais en avoir 17 et j'ai décidé de m'enrôler dans les Forces armées canadiennes. En compagnie de mes frères et sœurs d'armes, qui avaient aussi décidé d'apposer leur signature sur la ligne pointillée pour accepter la responsabilité illimitée, j'étais prêt à donner ma vie pour le pays que j'aime. J'ai suivi l'instruction de base de l'infanterie et je m'en suis bien tiré. Puis, cet été-là, j'ai été déployé à Valcartier, à l'instar d'un autre groupe de personnes de mon peloton, pour travailler et consacrer l'été à servir au sein des Forces armées canadiennes.
Plusieurs raisons expliquent ma décision. Je voulais que les gens soient fiers de moi. Je voulais servir mon pays. Je voulais acquérir une discipline qui ne m'est pas innée. C'est encore difficile pour moi, et je dois encore faire du progrès, mais j'étais déterminé et je mettais du cœur à l'ouvrage. Je voulais apprendre la discipline et faire des choses que je ne pouvais pas faire à l'extérieur d'une salle de classe.
Cet été-là a été difficile pour le Canada. Quatre des membres de mon peloton, de mes frères d'armes, étaient des Mohawks. Or, comme chacun sait, la crise d'Oka éclatait il y a 30 ans. Un soir, à Valcartier, nous étions tous dehors quand nous avons entendu dire que le Royal 22e Régiment serait envoyé sur place et mettrait en état de siège la communauté de mes quatre frères d'armes. Le lendemain matin, ils étaient partis. Le choix qu'on leur demandait de faire — la patrie pour laquelle ils étaient prêts à donner leur vie ou leur famille — était peut-être difficile, mais pour eux, la réponse s'est imposée d'elle-même.
J'ai eu l'immense chance de ne pas être placé devant la même alternative. Pendant longtemps, je n'ai à peu près pas repensé à ce jour-là. Bon, je ne crois pas avoir besoin de rappeler ce qui s'est passé à Oka; nous devrions tous le savoir. Nous devrions aussi savoir que personne ne devrait avoir à choisir entre sa famille, sa nation et le pays auquel on est prêt à donner sa vie. Nous avons juré que cette tragédie ne se reproduirait plus jamais et il ne faut pas qu'elle se reproduise.
Chaque fois que nous avons sollicité l'aide des peuples autochtones, même aux heures les plus sombres, ils ont toujours répondu « présents ». Ils nous ont défendus. Proportionnellement, les peuples autochtones forment le plus important contingent des forces armées du pays. Nous ne devrions jamais oublier que cette relation, pour bon nombre d'entre eux, est fondée sur la réciprocité et la probité.
Je sais que tous les Canadiens se préoccupent vivement de ce qui se passe actuellement en Colombie-Britannique et ailleurs au pays. Il s'agit d'une situation précaire pour tout le monde, pour les non-Autochtones, mais surtout pour les Autochtones. Tout le Canada en souffre et nous préconisons tous une solution pacifique. Nous œuvrons en ce sens. Il s'agit d'une situation difficile qui évolue d'heure en heure, et c'est notre priorité absolue d'assurer la sécurité de toutes les personnes concernées. Nous voulons tous parvenir à la même conclusion. Il existe des divergences d'opinions, dont certaines sont profondes, quant aux mesures à prendre. Nous voulons tous un climat de paix. Nous voulons rétablir la circulation ferroviaire au Canada et nous voulons que tous les Canadiens connaissent la prospérité.
Tous les partis auront le temps de participer à un dialogue ouvert et respectueux visant à trouver un règlement pacifique. À cette fin, je tiens à souligner l'appui des chefs du NPD, du Bloc québécois et du Parti vert dans la recherche d'une solution pacifique. Cette tâche n'est pas facile et elle exigera la collaboration de tous les députés, aujourd'hui et à l'avenir. Nous ne pouvons pas aller de l'avant si nous n'engageons pas un dialogue honnête et respectueux, et c'est pourquoi je suis heureux de partager mes réflexions à la Chambre ce soir et de répondre aux questions de mes collègues.
La recherche d'un dialogue honnête, ouvert et respectueux est essentielle au renouvellement de la relation et au façonnement d'un avenir solide pour les Autochtones et l'ensemble des Canadiens. L'histoire inédite qui doit être racontée aujourd'hui, c'est que, malgré les années de relation ternie, nous souhaitons tous la paix et le renouvellement de notre relation. Nous souhaitons tous avoir une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
C'est dans cet esprit de paix et de coopération que je me suis rassemblé, samedi dernier, avec des membres de la nation mohawk en bordure de la voie ferrée à Tyendinaga pour discuter de paix et d'amitié avec une nation qui n'a pas le sentiment de faire partie de ce pays. Nous avons tenu un dialogue ouvert et fait un effort concerté pour trouver une solution pacifique.
Des progrès modestes, mais importants ont été effectués grâce à ce dialogue. Par moments, la conversation a été très difficile, très douloureuse et très personnelle. Des histoires bouleversantes ont été racontées au sujet de la façon inquiétante dont ce pays traite les Autochtones. Ma présence a suscité des doutes immenses; on craignait que c'était une ruse et que la police interviendrait. Ce n'est pas tous les jours que les gens sont entourés de policiers. Les réactions étaient normales. Il s'agit d'un peuple pacifique. Les personnes présentes l'ont répété maintes fois. Nous avons ri et, comme le veut la tradition, nous avons partagé un repas avant de discuter. Nous nous sommes écoutés les uns les autres avec ouverture et dans l'objectif commun de trouver une solution.
Je me suis engagé à raconter notre conversation au premier ministre et à mes collègues, ce que j'ai fait le soir même. Hier, nous avons discuté plus longuement lors d'une rencontre du Groupe d'intervention en cas d'incident, qui a été convoqué par le premier ministre en raison du besoin pressant et impérieux d'ouvrir davantage et de continuer le dialogue qui a été lancé à Tyendinaga samedi matin.
Par ailleurs, ma collègue, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, reste en contact avec la province de la Colombie-Britannique et les chefs héréditaires dans l'espoir d'avoir une rencontre en personne bientôt. Elle a également eu une conversation très productive avec les chefs pour établir une voie vers la désescalade. Ce ne sera pas chose facile. Il y a un grand nombre de demandes et de griefs historiques. Il paraît toutefois évident qu'il y a un protocole à respecter et une voie vers la désescalade.
Notre pays est fondé sur les valeurs que sont la paix, l'ordre et la bonne gouvernance. Nous l'entendons constamment. Il ne faut pas perdre de vue ces idéaux. Une des étapes nécessaires pour progresser pacifiquement dans un pays où la réconciliation n'est pas encore réalisée, c'est de continuer de mener un dialogue ouvert aux plus hauts niveaux du gouvernement, qui est basé sur une relation de nation à nation, de gouvernement à gouvernement. C'est exactement ce qui a guidé les mesures que nous avons prises au cours des derniers jours.
Malheureusement, pour ce qui est des peuples autochtones, nous avons trop souvent abandonné le premier pilier, qui est la paix, au profit de l'ordre et du bon gouvernement. J'ai longtemps travaillé en pratique privée. Je suis titulaire de deux diplômes de droit et je suis accrédité pour exercer dans deux provinces. Croyez-moi, la primauté du droit m'est très chère. J'ai passé toute ma vie et ma carrière à la défendre.
Les communautés autochtones que je représente — et envers lesquelles j'ai une obligation fiduciaire qui remonte à la Proclamation royale de 1763, laquelle précède la fondation du Canada — me disent de défendre l'honneur de la Couronne. Selon elles, on invoque trop souvent la primauté du droit pour perpétrer des injustices historiques. Il suffit de penser à Louis Riel, à Big Bear et à Poundmaker, qui comptent parmi les exemples les plus poignants, de même qu'à d'autres injustices commises quotidiennement.
Les gens disent qu'on devrait les enfermer. Devinez quoi? On l'a déjà fait. Le taux d'incarcération est six fois plus élevé dans la population autochtone du Canada et c'est encore pire dans certaines provinces. Ce sont là des problèmes très graves qui exigent notre attention, et ce, depuis des centaines d'années. Dans cette discussion, il n'y a pas de place pour les beaux discours et les attaques virulentes.
La question que je n'arrête pas de me poser quand je regarde mes enfants, c'est de savoir si nous allons continuer de faire les choses comme nous les avons toujours faites, ce qui nous a amenés au point où nous en sommes dans cette relation, ou si nous allons adopter une nouvelle approche qui favorise le dialogue ouvert et fondé sur le respect et qui nous engage dans une véritable relation de gouvernement à gouvernement. Les discussions entamées samedi et celles que mes collègues ont proposé de tenir partout au pays au plus haut niveau nous aideront à trouver des pistes de solution plus axées sur la collaboration et donc, plus constructives.
Ce n'est que par un dialogue sincère avec ceux qui se sentent ignorés et méprisés depuis trop longtemps que nous pourrons trouver le moyen de faire avancer la paix et la prospérité pour tous.
Depuis près de 500 ans, les Autochtones sont aux prises avec la discrimination dans presque toutes les facettes de leur vie. La Couronne a parfois empêché qu'un partenariat d'égal à égal avec les Autochtones se forge en imposant plutôt une relation fondée sur des modes de pensée et d'action colonialistes et paternalistes.
Comme je l'ai mentionné en introduction, bon nombre de nos relations étaient fondées sur des alliances militaires visant à asseoir notre propre souveraineté. Je dois dire que les Autochtones ont répondu à l'appel quand nous avons eu besoin d'eux. Il y a un peu plus d'un an, tous les députés de la Chambre des communes se sont levés pour rendre hommage à Levi Oakes et à l'histoire méconnue du dernier transmetteur de code mohawk. Malheureusement, quelques mois à peine après cet hommage attendu depuis trop longtemps, il a rendu l'âme. Il était né à Snye, Akwesasne, au Québec. Il avait servi au sein des forces armées américaines.
Ce qu'on n'a pas dit, c'est pourquoi il n'a pas servi le Canada. S'il ne l'a pas fait, c'est parce que son frère a été battu par un policier, et il s'est juré alors de ne jamais servir dans nos forces armées. Nous devons réfléchir à cela, lorsque nous pensons à ceux qui nous servent le mieux. Ceux qui sont revenus après avoir servi outre-mer, nos frères d'armes et nos soeurs d'armes n'ont pas été traités de cette façon. Les Autochtones ont été victimes de discrimination. Ils n'ont pas pu obtenir la pension ou les prestations de maladie auxquelles ils avaient droit. La liste est longue et pénible à entendre.
Et nous voici aujourd'hui. Nous avons entendu des députés de l'opposition dire, et il faut continuer de le répéter, que nous sommes confrontés à un défi historique, une injustice que nous continuons de perpétuer à l'égard des êtres les plus chers dans nos vies, les enfants, et dans ce cas-ci, les enfants des peuples autochtones. Nous avons un système d'aide à la famille et à l'enfance défaillant, car les enfants autochtones de 14 ans et moins représentent 52 % des enfants en foyer d'accueil, alors qu'ils ne représentent que 7,7 % des enfants canadiens. Les taux de suicide chez les jeunes sont consternants et causent des peines indescriptibles qui marqueront les familles et les communautés pendant des générations. Les conditions de vie dans les logements sont inacceptables, car l'eau qui sort du robinet est impropre à boire et même pour se laver.
Dans la communauté de Lac Seul, un avis d'ébullition de l'eau a été levé pour la première fois depuis 17 ans. Les enfants dans la pièce où je me trouvais n'avaient jamais eu d'eau potable dans leur réseau d'aqueduc. L'une des aînées à qui j'ai parlé rigolait et elle avait un sens de l'humour que l'on peut souvent observer dans les communautés autochtones et qui leur est presque caractéristique. Elle m'a dit que, maintenant, elle n'aura plus de démangeaisons après avoir pris son bain.
Dans certaines communautés, les logements surpeuplés et les moisissures sont des problèmes trop fréquents. Des communautés n'ont pas accès à un réseau routier, à un centre de soins de santé ou même à une école. Cette approche a causé des ravages, de la douleur et de la souffrance, et c'est une situation inacceptable et insoutenable.
Depuis des centaines d'années, les peuples autochtones demandent au gouvernement du Canada de reconnaître et d'affirmer leur compétence et de leur permettre de gérer leurs propres affaires et d'exercer un contrôle en ce qui concerne leur territoire, leurs logements, l'éducation, les systèmes de gouvernance et les services d'aide à l'enfance et à la famille. Nous avons des preuves indéniables que l'autodétermination est la voie à suivre. Pensons, par exemple, aux communautés micmaques de la Nouvelle-Écosse. En 1997, le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse ont signé un accord historique avec neuf communautés micmaques pour que celles-ci reprennent le contrôle de leur système d'éducation. Le résultat, c'est que le taux de diplomation des étudiants micmacs est maintenant de 90 %. C'est un taux plus élevé que la moyenne observée dans la plupart des provinces.
C'est ce qui arrive quand le Canada sort des sentiers battus et accepte le principe d'autonomie, politique ou autre. Maintenant, il faut reproduire le tout dans l'ensemble des autres secteurs d'activité. C'est ce que les peuples autochtones demandent, et depuis beaucoup trop longtemps. C'est de cela qu'il est question quand on parle d'autodétermination. Les peuples autochtones qui assument leur indépendance s'en tirent mieux sur le plan socioéconomique parce que ce sont eux qui savent le mieux à quoi doivent servir leurs ressources. Davantage d'enfants finissent leur secondaire; il y a moins de chômeurs; les gens sont en meilleure santé; bref, l'autodétermination contribue au bien-être et à la prospérité des peuples autochtones, et ce principe, tous les Canadiens devraient l'appuyer.
Quand nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons décidé d'essayer une nouvelle approche, axée sur le partenariat et la collaboration. Nous avons décidé d'écouter les chefs autochtones, les aînés, les jeunes et les communautés pour travailler avec eux et les aider à atteindre des objectifs établis en fonction de leurs priorités à eux.
Il est important de le souligner alors que les événements qui tiennent le pays en haleine font les manchettes. Bien que les progrès soient lents, ils se font avec détermination et énergie. Ils sont accompagnés de sommes d'argent sans précédent. Depuis 2016, nous avons consacré 21 milliards de dollars aux priorités de nos partenaires autochtones et, ensemble, nous avons fait des progrès. Soixante-neuf écoles ont été construites ou rénovées. Quelque 265 projets d'infrastructure d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées ont été menés à bien, et 88 avis à long terme d'ébullition de l'eau ont été levés. Nous participons à la création d'un centre de mieux-être au Nunavut en collaboration avec le gouvernement du Nunavut et la Nunavut Tunngavik Incorporated. Nous finançons la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuits et veillons à ce que les enfants inuits aient accès aux services de santé, aux services sociaux et aux services d'éducation dont ils ont besoin. Nous travaillons avec la nation métisse pour faire des progrès relativement aux priorités communes comme la santé, l'éducation postsecondaire et le développement économique.
Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour combler les écarts socio-économiques inacceptables qui existent toujours entre les peuples autochtones et non autochtones. Le gouvernement est déterminé à travailler en partenariat pour améliorer la vie des enfants des Premières Nations, comme le montre son bilan des quatre dernières années. Le financement des organismes de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations a presque doublé, passant de près de 677 millions de dollars en 2016 à 1,2 milliard de dollars en 2018‑2019. Il est accordé selon les besoins réels en mettant l'accent sur la prévention.
Plus de 508 000 demandes en vertu du principe de Jordan ont été approuvées. Ce principe assure aux enfants autochtones les services de soutien liés à la santé et à l'éducation ainsi que le soutien social dont ils ont besoin, au moment et à l'endroit où ils en ont besoin. J'ai visité la Première Nation de Whitefish River il y a environ trois jours, et j'ai observé le travail accompli grâce au principe de Jordan pour les enfants qui en ont besoin. Nous nous efforçons de leur garantir une égalité réelle.
Nous offrons un financement prévisible pour l'éducation, comparable à ce qui est offert ailleurs dans la même province. Nous savons que c'est essentiel pour renforcer l'éducation au sein des Premières Nations et pour améliorer les résultats scolaires, car les Autochtones doivent pouvoir gérer leur propre système d’éducation. Nous savons que lorsque c'est le cas, les taux de diplomation des Autochtones sont les mêmes que ceux des non-Autochtones, sinon supérieurs à ceux-ci. Nous avons lancé une nouvelle formule de financement de la maternelle jusqu'à la 12e année, qui a permis d'augmenter le financement de certaines régions de près de 40 %. Par exemple, le nombre d'écoles des Premières Nations qui offrent la maternelle à temps plein a augmenté de plus de 50 %.
La tâche qui nous attend sera difficile. Comme je l'ai mentionné, la voie empruntée exigera beaucoup de nous. Il nous faudra véritablement travailler en partenariat et écouter même lorsque la vérité est difficile à entendre. Il nous faudra continuer de parler même si nous ne sommes pas d'accord. Il nous faudra continuer de collaborer, de chercher des moyens créatifs d'aller de l'avant et de trouver de nouvelles voies vers la guérison et la véritable compréhension.
Nous avons tous vu ce qui se passe lorsque nous ne conjuguons pas nos efforts pour alimenter la conversation. Il en résulte une méfiance et une confusion quant à savoir qui doit parler au nom des titulaires de droits sur des questions telles que le consentement ainsi que les droits et les titres autochtones. Cette confusion peut être à l'origine d'un conflit, comme celui d'aujourd'hui, et constitue un obstacle à l'avancement commun.
Conscient de l'ensemble des défis, je sais que le travail difficile qui nous attend en vaut la peine. Il en vaut la peine pour les jeunes de la prochaine génération et de celle qui suivra, qui grandiront en constatant qu'ensemble, la Couronne et les Autochtones consacrent beaucoup d'efforts à leur avenir, à l'amélioration de leur qualité de vie et à leur guérison. Nous ne laisserons pas tomber une autre génération d'enfants autochtones.
J'ai beaucoup parlé des difficultés et de la douleur, et encore plus des réussites, lentes, mais progressives, attribuables aux mesures prises par notre gouvernement. Il nous reste encore beaucoup à accomplir, et nous ne devons pas faire abstraction des erreurs, car nous travaillons de bonne foi et nous entretenons de bonnes relations avec les communautés autochtones.
Je demande à tous les députés à la Chambre de regarder, au cours des prochains jours, leurs enfants et ceux qui sont jeunes et qui leur tiennent à cœur, et de se demander ce qu'ils leur diront quand ce conflit prendra fin. Nous ne pouvons nous permettre de répéter les nombreuses erreurs du passé.
[Le député s'exprime en langue mohawk.]
Madam Speaker, I want to share with this House something very personal, that I have not shared with anyone other than close friends and family, about an incident that occurred 30 years ago.
Thirty years ago, at the age of 16 turning 17, I decided to enrol in the Canadian Armed Forces. Along with my other brothers and sisters in arms who decided to sign on that dotted line of unlimited liability, I was prepared to lay my life down for the country that I love. I did the infantry basic training and did okay, and that summer I was deployed to Valcartier, along with another group of people in my platoon, to work and dedicate that summer to serving in the Canadian Armed Forces.
Why I did so was multifold. I wanted people to be proud of me. I wanted to serve my country. I wanted to learn some discipline that is not natural to me; it comes with difficulty and I still have not gotten there, but my effort and my heart was in it. I wanted to learn discipline and do things that I could not do outside the classroom.
That summer was a difficult summer for Canada. There were in my platoon four Mohawk brothers in arms. As everyone knows, 30 years ago the Oka crisis exploded. There was one night in Valcartier as we were all out, that word came down that the Royal 22e Régiment would deploy and put under siege their community. The next morning, they were no longer there. They were asked to make a difficult choice, choosing between the country that they would lay down their life for and their families. For them, the choice was clear.
It was a privilege for me not to have to make that choice myself. I have not thought about that day much, for a long time. However, we all know or should know what happened at Oka. We should know that no individuals should have to choose between their families, their nation and the country that they would readily lay their lives down for. We vowed that this would never happen again, and it should not happen again.
When we called on indigenous people in our hardest times, they served us. They defended us. They form statistically the highest percentage of people who serve in our armed forces. We should never forget that this relationship, for many communities, is based on alliance and loyalty.
I know that the recent events in B.C. and in various places across the country are deeply concerning to all Canadians. It is a very difficult situation for everyone, for those people who are non-indigenous but especially if they are indigenous. All of Canada is hurting and we are all hoping and working for a peaceful resolution. This is a challenging situation that is evolving by the hour, and the safety of all involved is of primary importance. We all want to get the same conclusion. There are some disagreements, some deep ones, as to the steps. We all want peace, we want to get rail traffic going again across this country and we want prosperity for all peoples of Canada.
There is time for all parties to engage in open and respectful dialogue to ensure this situation is resolved peacefully. To that end, I want to acknowledge the leaders of the NDP, the Bloc Québécois and the Green Party for their support and partnership in seeking a peaceful resolution. This work is not easy and it will require all of us working together in the immediate future and in the long term. We cannot move forward without honest and respectful dialogue, and that is why I am happy to take the opportunity to share my thoughts this evening and to take questions from members of this House.
Seeking an honest, open and respectful dialogue is essential for renewing the relationship and building a strong future for indigenous peoples and Canadians alike. The untold story that should be told today is that despite years of tarnished relationships, we all want to see peace and our relationship renewed, and to have a relationship based on the recognition of rights, respect, co-operation and partnership.
It is in this spirit of peace and co-operation that I went this past Saturday and gathered with members of the Mohawk nation along the rail tracks in Tyendinaga to discuss peace and friendship with a nation that has not felt part of this country. We pursued an open dialogue and made concerted efforts to move toward a peaceful resolution.
Modest but important progress was made through this dialogue. Parts of this conversation were very difficult, very painful and very personal. Upsetting stories were shared about this country's troubling treatment of indigenous peoples. There was an immense amount of suspicion toward my presence; fear that it was a ruse and that the police would move in. It is not every day that people are surrounded by police, and the reactions are normal. They are a peaceful people, and they reiterated it time and time again. We shared laughs, and as tradition dictates, we had a meal before the discussion. We listened to one another with openness and with a shared goal of finding a path forward.
I made a commitment to share our conversation with the Prime Minister and my colleagues, and I did so that night. Yesterday we had a more fulsome conversation at a meeting of the incident response group, which was convened by the Prime Minister in response to the urgent and considerable need to further open the dialogue and continue the dialogue we started in Tyendinaga on Saturday morning.
My colleague, the Minister of Crown-Indigenous Relations, also remains in communication with the Province of B.C. and hereditary leadership, with the hopes of meeting in person soon. She also had a very productive conversation with the leadership to open up that path to de-escalation. It will not be an easy one. There are many demands, many historical grievances, but there is a clear sense that there is a protocol to be observed and a pathway toward de-escalation.
We are a country built on the values of peace, order and good government. We hear it all the time. We need to make sure we remain focused on those ideals. One of the steps necessary to achieve peaceful progress in an unreconciled country is to continue that open dialogue at the very highest levels of government based on a nation-to-nation and government-to-government relationship, and that is exactly what has guided and underlined our actions over the past few days.
Unfortunately, in the case of indigenous peoples, we have too often discarded the first pillar, which is peace, for the sake of order and good government. I am someone who spent a long time in private practice. I have two law degrees and am accredited to practise in two jurisdictions. Let me say that the rule of law is very dear to me. I have spent my life and career upholding it.
I hear from the indigenous communities I serve, to which I have a fiduciary obligation that goes back before Canada to the Royal Proclamation of 1763, to uphold the honour of the Crown. Those people say too me too often that rule of law has been invoked to perpetrate historical injustices. We need only look at the examples of Louis Riel, Big Bear and Poundmaker to have some of the more poignant examples, as well as those perpetrated on a daily basis.
People have said to lock them up. Guess what, that has been tried. The level of incarceration is six times higher for the indigenous population of Canada, and in some provinces, much worse. These are very serious issues that demand our attention and have demanded it for hundreds of years, and there is no place in this discussion for rhetoric and vitriol.
The question I find myself asking time and time again as I look at my children is whether we are going to do things the way we have always done them, which has brought us to this point in our relationship, or whether we are going to take a new approach that prioritizes open dialogue built on respect, one that engages us in a true government-to-government relationship. The conversations we started on Saturday, and those my colleagues have offered to have across the country at the highest level, will help us find a more collaborative and therefore constructive way forward.
It is only through meaningful engagement with those who have felt ignored and disrespected for too long that we can find a way forward that builds peace and prosperity for all.
For almost 500 years, indigenous peoples have faced discrimination in every aspect of their lives. The Crown, at times, has prevented a true equal partnership from developing with indigenous peoples imposing, instead, a relationship based on colonial, paternalistic ways of thinking and doing.
As I mentioned in introduction, many of our relationships were based on military alliances to ensure our own sovereignty. Let me say, they stepped up when we needed them. A little over a year ago, this whole House rose to celebrate Levi Oakes and the untold story of the last Mohawk code talker. Sadly, a few months later after this lifting up that was long overdue, he passed away. He was born in Snye, Akwesasne, part of Quebec. He served in the U.S. Armed Forces.
A story that has not been told is why he did not serve Canada. He did not serve Canada because his brother was beaten up by a policeman, and he vowed never to serve in our forces. We need to think about that, when we think about the people who serve us best. Those who came back from having served overseas, arm in arm, brothers in arms, sisters in arms were not treated that way. They were discriminated against. They could not get their pensions or medical benefits. The list is long and it is painful.
Here we are today. It has been mentioned by members of the opposition and it needs to keep being mentioned that we face a historic challenge, an injustice that we keep perpetrating towards the most important things in our life, children, in this case, for indigenous peoples, their children. There is a broken child and family system where indigenous children up to the age of 14 make up 52% of kids in foster care and care, even though they represent 7.7% of all Canadian children. There are shocking rates of suicide among indigenous youth causing untold pain and hurt that will plague families and communities for generations to come. There are untenable housing conditions, where water that is unsafe to drink or even bathe in comes out of the taps.
In Lac Seul where we lifted a boil water advisory for the first time in 17 years, the kids in the room had never had clean water from their system. One of the elders I spoke to giggled with a sense of humour that we see in, and is almost unique to, indigenous communities. She said to me that now it would not itch after she took her bath.
There are communities where overcrowding and mould are far too common. There are communities that do not have reliable access to roads or health centres or even schools. That approach has left a legacy of devastation, pain and suffering, and it is unacceptable and untenable.
For hundreds of years indigenous peoples have been calling on the Canadian government to recognize and affirm their jurisdiction over their affairs, to have control and agency over their land, housing, education, governance systems, and child and family services. We have undeniable proof that self-determination is a better path to take. For example, look at the Mi’kmaq communities in Nova Scotia. In 1997, the governments of Canada and Nova Scotia signed a historic agreement with nine Mi'kmaq communities, restoring their control over their education system. The result is that now more than 90% of Mi’kmaq students graduate. It is higher than the average in most provinces.
That is what comes when Canada steps out of the way and accepts the necessity of self-governance and self-determination. This is what has to happen in every sector. This is what communities are asking for now, and have been asking for for far too long. It is what is at stake when we speak about self-determination. Self-governing indigenous peoples have better socio-economic outcomes because they know best what to do with their resources. More children finish high school. Fewer people are unemployed. Health outcomes are better. Self-determination improves the well-being and prosperity of indigenous communities, and that is something all Canadians should strive to support.
When we formed government, we took a different approach founded on partnership and co-development, built from a place of listening to indigenous leaders, elders, youth and community, working with members, and working to support the attainment of their goals based on their priorities.
It is important to highlight this while the events gripping the nation are on the front page of the newspapers. The progress, while slow, has been determined, forceful and backed up with historic amounts. Since 2016 we have invested $21 billion into the priorities of indigenous partners, and together we have made some progress. Sixty-nine schools were built or renovated. Some 265 water and waste-water infrastructure projects were completed and 88 long-term drinking water advisories were lifted. We are contributing toward the establishment of a wellness centre in Nunavut in partnership with the Government of Nunavut and Nunavut Tunngavik Incorporated. We are supporting the national Inuit suicide prevention strategy and ensuring that Inuit children have access to the health, social and educational supports they need. We are working with the Métis nation to advance shared priorities such as health, post-secondary education and economic development.
However, we still have a long way to go to close the unacceptable socio-economic gaps that still exist between indigenous and non-indigenous peoples. Our government is committed to working in partnership on improving the lives of first nations children, and our track record of the past four years shows this. We have almost doubled funding to first nations child and family services agencies, from close to $677 million in 2016 to $1.2 billion in 2018-19. That funding is based on actual needs and with an emphasis on prevention.
There have been 508,000 requests for Jordan's principle approved, which ensures first nations children have the health, education and social supports they need, when and where they need them. I was in Whitefish River First Nation about three days ago, and I saw the work that Jordan's principle does for children who need it, and we are striving to ensure they get substantive equality.
We are providing predictable funding to education that is provincially comparable. We know this is essential to strengthen first nations education and improve outcomes, because indigenous peoples must have control over first nations education systems. We know when that is done indigenous graduation rates are the same, if not better, than non-indigenous graduation rates. We have launched a new funding formula for kindergarten to grade 12 education that has resulted in regional funding increases of almost 40%. The number of first nations schools offering elementary full-day kindergarten, for example, has increased by over 50%.
We have a tough road ahead of us. As I mentioned, this road will be demanding on all of us. We will have to work together very hard and listen even when the truth is hard to hear. We will have to continue discussions even when we do not agree. We will have to keep working together, looking for creative ways to move forward and finding new paths towards healing and true understanding.
We have all seen what happens when we do not work together and engage in dialogue. We end up with mistrust and confusion over who should speak on behalf of rights holders on issues like consent, as well as the rights and titles of indigenous peoples. This confusion can lead to conflict, as we are seeing now, and prevents us from moving forward together.
I realize that the challenges we face are many, but I know that the difficult road ahead of us is worthwhile. It is worthwhile for the youth in the next generation and for those who will follow. It is worthwhile for all those who will grow up knowing that together, the Crown and indigenous peoples are working hard to create a future, to improve their quality of life and to heal. We will not fail another generation of indigenous children.
I have spoken about a lot of the difficulties, a lot of the pain and a lot of the successes that are progressive, yet slow, that we have done as a government. We have a lot more to do, and we cannot discount mistakes, but we do it in good faith and in good partnership with indigenous communities.
I ask everyone in this House as they contemplate the next few days to look at their children or those that are young and are dear to them and ask themselves what they will tell them when this conflict resolves. We cannot repeat the errors of the past, and there are many to base ourselves on.
[Member spoke in Mohawk]
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