Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 79
Voir le profil de Nelly Shin
PCC (BC)
Voir le profil de Nelly Shin
2021-06-18 11:56 [p.8775]
Madame la Présidente, Statistique Canada a publié l'indice des prix des logements neufs pour le mois de mai. Cet indice a grimpé de 11,3 % au fil des ans, et il s'agit de la plus forte augmentation depuis novembre 2006. Les prix du bois d'œuvre et autres matériaux de construction ont augmenté de 17,9 % depuis le mois dernier. Ils ont plus que doublé au fil des ans.
Le premier ministre peut-il expliquer pourquoi il a mis en place des politiques économiques si inadéquates qui ont mené à une hausse fulgurante de l'inflation et du prix des maisons, anéantissant au passage le rêve des jeunes familles canadiennes d'acheter leur première maison?
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2021-06-18 11:57 [p.8775]
Madame la Présidente, dans les faits, le gouvernement est le premier à se pencher sur la crise nationale du logement depuis une génération, autant sur le plan du logement abordable que de l'abordabilité des propriétés. Les sommes que nous avons investies dans la Stratégie nationale sur le logement — qui s'élèvent maintenant à 72 milliards de dollars — appuient des mesures visant à accroître l'offre de logements locatifs au Canada et à faciliter l'accès à la propriété, selon le choix des Canadiens.
L'inflation pose un défi de taille. Nous déployons tous les efforts requis pour atteindre nos objectifs en matière de logement parce que la population canadienne attend de nous des résultats concrets à l'égard du droit au logement. Elle s'attend aussi à ce que nous présentions un budget qui appuie ces objectifs. Pourquoi les conservateurs se sont-ils opposés à tous ces changements?
Voir le profil de Ted Falk
PCC (MB)
Voir le profil de Ted Falk
2021-06-18 11:57 [p.8775]
Madame la Présidente, la semaine dernière les conservateurs ont présenté une motion pour demander au gouvernement de remédier à la crise du logement abordable au Canada. Nous avons proposé des solutions raisonnables pour aider les Canadiens à réaliser leur rêve de devenir propriétaires, mais les libéraux les ont rejetées. Aujourd'hui, Statistique Canada a révélé que nous avons connu la plus forte hausse du prix des nouvelles maisons en 15 ans. La hausse de l'inflation et les déficits incontrôlés des libéraux ne font qu'aggraver la situation.
Pourquoi les libéraux éloignent-ils les jeunes Canadiens de leur objectif de devenir propriétaires?
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2021-06-18 11:58 [p.8775]
Madame la Présidente, je dois dire qu'entendre les conservateurs parler de logement est plutôt renversant, étant donné qu'ils ne l'ont pas fait pendant tout le temps où ils étaient au pouvoir.
Les mesures que nous prenons pour assurer et maintenir l'abordabilité des logements sont essentielles pour les Canadiens, mais la brochure ou la carte postale qu'ils ont présentée en guise de budget la semaine dernière comprenait des propositions comme celle de se débarrasser complètement de la Stratégie nationale sur le logement du jour au lendemain, ce qui est tout à fait insensé.
Lorsqu'ils ont proposé de suspendre temporairement des possibilités d'achat qui, selon eux, sont trop généreuses pour les propriétaires de l'étranger, ils n'ont même pas indiqué pendant combien de temps ils comptent faire cela. Est-ce pendant un jour, un mois, une semaine? Ce n'était qu'un dépliant avec des slogans. Je vis dans une province dirigée par un gouvernement conservateur qui gouverne à coup de slogans. Cela ne fonctionne pas. Il nous faut des politiques concrètes et...
Voir le profil de Michael Cooper
PCC (AB)
Voir le profil de Michael Cooper
2021-06-18 15:27 [p.8807]
Madame la Présidente, c'est un honneur de prendre la parole au sujet du projet de loi C‑30, la Loi d'exécution du budget.
Après avoir négligé de présenter un budget pendant deux ans, les libéraux ont finalement réussi à en présenter un il y a quelques mois. Je dois dire que le budget est à la hauteur. Le seul problème, c'est qu'il l'est de toutes les mauvaises façons. Les libéraux ont créé un déficit historique de 354 milliards de dollars, le plus grand déficit de l'histoire du Canada, et ils ont créé une montagne de dettes, la dette nationale devant atteindre 1,4 billion de dollars d'ici la fin de l'année.
Pour mettre ce chiffre stupéfiant en contexte, les libéraux ont réussi à presque doubler la dette nationale en moins de deux ans. Le budget libéral prévoit un autre déficit presque historique pour cette année, soit 154,7 milliards de dollars, avec des déficits prévus année après année, et aucun plan pour équilibrer le budget.
Afin de nous faire avaler le déficit et la dette qui ont atteint des sommets inégalés, les députés ministériels utilisent l'excuse de la COVID‑19 et ils prétendent que la pandémie a justifié toutes ces dépenses, sauf que c'est totalement faux. En vérité, quand on examine de près les dépenses de programmes pour l'exercice 2021‑2022 qui totalisent 475,6 milliards de dollars, une infime partie de ces dépenses — un peu plus de 10 % du total — est attribuable à la COVID‑19. Or, ce total de 475,6 milliards de dollars en dépenses de programmes représente une augmentation de 40,5 % par rapport à 2019‑2020. C'est exact. Cela représente une augmentation de 40,5 % des dépenses depuis deux ans sous le gouvernement libéral.
Concernant ces dépenses massives et irréfléchies, j'aimerais reprendre les paroles de l'ancien président des États-Unis, Ronald Reagan, qui avait déclaré qu'on pouvait accuser le gouvernement de dépenser comme des marins ivres. Cependant, le président Reagan avait ajouté qu'au moins, les marins ivres dépensent seulement leur argent. On ne peut pas en dire autant du gouvernement. À qui appartient l'argent que les libéraux dépensent? Il se trouve que les libéraux ne font essentiellement qu'imprimer de l'argent.
La Banque du Canada rachète la dette du gouvernement comme jamais auparavant. Il y avait un déficit de 354 milliards de dollars l'an dernier, et la Banque du Canada a racheté plus de 80 % de cette dette, soit plus de 300 milliards de dollars. La quantité d'argent en circulation dans l'économie a augmenté de 20 % au cours de la dernière année. Il s'agit de l'augmentation la plus importante au Canada depuis 1974, donc depuis près de 50 ans.
Il y a un prix à payer pour tous ces emprunts et toutes ces dépenses, mais le gouvernement tente de se justifier. Il dit qu'il n'y a jamais eu de meilleur moment pour emprunter et dépenser, puisque les taux d'intérêt sont bas.
Les taux d'intérêt ne seront pas toujours bas et il faut reconnaître que le gouvernement n'a pas entièrement le contrôle sur les taux d'intérêt. Les forces du marché contribuent à déterminer les taux d'intérêt. Cela dit, il y a un prix que paient tous les jours les Canadiens ordinaires de la classe moyenne, et c'est l'inflation.
En effet, en avril, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 3,4 %. Il n'a jamais été aussi élevé depuis septembre 2011. Il s'agissait donc d'une hausse jamais vue en 10 ans et ce record a été battu le mois suivant, lorsqu'il a augmenté de 3,6 %, ce qui a durement touché le portefeuille des Canadiens.
À peu près tous les coûts ont augmenté. Les coûts de remplacement par les propriétaires ont augmenté de 11,3 % depuis l'an dernier, ce qui représente la plus grosse augmentation annuelle depuis 1987. Les prix des maisons ont grimpé de 42 % en un an. Les prix de l'essence ont augmenté d'environ 50 % depuis l'an dernier.
En ce qui concerne les produits de première nécessité, comme l'épicerie, le Rapport sur les prix alimentaires canadiens prévoit que la facture d'épicerie pour une famille moyenne de quatre augmentera de 695 $ par rapport à l'an dernier. Cela représente la plus grande augmentation prévue du prix de l'épicerie depuis que le rapport a commencé à être publié, il y a plus de 10 ans.
Je sais que, pour notre premier ministre, qui est né avec une cuillère d'argent dans la bouche, ainsi que pour les autres élites libérales, 695 $, c'est de la menue monnaie. Ce n'est rien pour eux. Cependant, pour les Canadiens ordinaires, alors que 53 % des Canadiens sont à 200 $ de l'insolvabilité, la somme de 695 $ peut être juste ce qu'il leur faut pour ne pas avoir à choisir entre s'acheter des aliments et se loger.
En ce qui concerne ce budget, la ministre des Finances a beaucoup parlé de mesures de relance. Or, selon le directeur parlementaire du budget, ce budget est extrêmement mal calibré. On a beau parler de relance, je me demande où sont les emplois. On a perdu 200 000 emplois en avril, et 68 000 emplois en mai. Le Canada affiche le deuxième taux de chômage en importance parmi les pays du G7, et le sixième taux de chômage en importance parmi les 37 pays de l'OCDE.
Ce gouvernement, pourtant très dépensier, n'a pas su aider les Canadiens dont la situation se détériore de plus en plus. C'est un budget inefficace conçu par un gouvernement libéral qui l'est tout autant.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
Voir le profil de Erin O'Toole
2021-06-16 14:23 [p.8522]
Monsieur le Président, l'inflation est à son plus haut en 10 ans. Le coût des maisons a bondi de près de 40 %. La situation économique au Canada est rapidement en train de se transformer en crise pour les petits salariés qui veulent acheter une première maison et pour leur famille. Les petits salariés et les personnes qui veulent acheter une première maison ne peuvent pas se permettre que l'incompétence continue de miner l'économie.
Le gouvernement peut-il nous assurer que le prix des maisons va se stabiliser et qu'il commencera à reculer d'ici la fin de l'été?
Voir le profil de Chrystia Freeland
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je vais vous dire ce qui menace le plus la relance économique du Canada en ce moment. Ce sont les manœuvres partisanes des conservateurs. Les Canadiens ont besoin que la subvention salariale, la subvention pour le loyer et le soutien au revenu soient prolongés jusqu'à la fin de septembre. C'est ce que le gouvernement souhaite faire, mais les tactiques dilatoires et partisanes des conservateurs nous empêchent de faire adopter le budget. Ce comportement irresponsable menace le bien-être de chacun des Canadiens.
Voir le profil de Dean Allison
PCC (ON)
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole à distance à la Chambre aujourd'hui au sujet d'une question aussi importante, qui intéresse tous les Canadiens, soit l'emploi et l'économie.
Je tiens d'abord à souligner que nous sommes encore saisis d'un projet de loi omnibus des libéraux. Je rappelle aux libéraux ce que leur chef, le premier ministre, a dit au sujet des projets de loi omnibus: « Je ne les utiliserai pas, point final. » Il n'est pas surprenant que les libéraux brisent une autre de leurs promesses. Après tout, c'est la règle et non l'exception pour le gouvernement libéral. Les Canadiens en ont assez des promesses brisées et des mauvais résultats des libéraux, surtout en ce qui concerne la création d'emplois et la croissance économique. Leur mandat des six dernières années s'est soldé par un ralentissement économique important.
Quand j'aurai terminé mon discours, je suis sûr que les libéraux tenteront de répondre avec des notes d'allocutions bien rédigées. Je dois admettre qu'ils sont très bons pour tenir de beaux discours. En fait, ce sont probablement les meilleurs à cet égard. Malheureusement pour eux, les Canadiens voient ce que les conservateurs voient: les beaux discours des libéraux ne sont rien d'autre que cela, des paroles, ils prennent rarement des mesures concrètes. Il en va de même pour leur bilan en matière d'économie. La philosophie du gouvernement pour stimuler l'économie et créer des emplois est de faire tout ce qu'il peut pour s'interposer.
Oui, il est aussi important de faire la part des choses. Je ne le dirai jamais assez. Nous souhaitons nous aussi aider les personnes qui sont gravement touchées par la pandémie. Et, c'est tout à l'honneur du gouvernement, des programmes ont été mis en œuvre et ont permis d'aider beaucoup de personnes. Les conservateurs étaient là, œuvrant de pair avec le gouvernement pour prolonger les programmes de soutien d'urgence pendant la crise. Nous avons travaillé sans relâche pour rendre ces programmes plus efficaces, comme peuvent en témoigner mes collègues d'en face.
Nous sommes également bien conscients que les pertes d'emplois enregistrées en mai étaient en grande partie dues aux restrictions adoptées par les provinces dans la foulée de la troisième vague de la pandémie. C'est un fait. Mais pourquoi la troisième vague a-t-elle été si violente, ce qui a forcé les gouvernements provinciaux a recourir de nouveau au confinement? Pourquoi Sean, propriétaire d'une petite entreprise dans ma circonscription depuis 30 ans, doit-il contracter une dette supplémentaire de 160 000 $ simplement pour garder la tête hors de l'eau après avoir épuisé toutes ses économies?
Maintenant que la pandémie tire à sa fin, espérons-le, le moment est venu pour le gouvernement de commencer à penser aux manières d'assurer l'avenir des Canadiens, que ce soit en créant des emplois ou en instaurant des politiques qui amélioreront les salaires et qui contribueront au rétablissement des petites entreprises, car celles-ci sont nombreuses à en arracher.
En conclusion, je dirai que le budget ne favorise pas la croissance. Il ne présente pas un plan qui encourage la prospérité à long terme du pays et il laisse tomber des millions de Canadiens. Nous avons très clairement demandé un plan pour le retour à la normale, afin de rouvrir l'économie de manière sécuritaire et redonner du travail aux Canadiens. Or, ce n'est pas ce que ferait le projet de loi à l'étude. Nous voulons également un plan qui créera des emplois et stimulera la croissance économique. Encore une fois, ce n'est pas ce qu'accomplirait le projet de loi. Pour ces raisons, je ne peux pas l'appuyer.
J'aimerais dire à ceux qui suivent le débat à la maison que les conservateurs du Canada nous ont sortis de la dernière récession. Nous pouvons et allons le refaire. Nous sommes prêts, nous avons un plan et nous mènerons la tâche à bien.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
Voir le profil de Erin O'Toole
2021-06-15 14:19 [p.8462]
Monsieur le Président, il n'y a pas uniquement de l'instabilité dans le marché de l'emploi. En effet, hier, le Globe and Mail a rapporté qu'un investisseur privé a acheté des centaines de maisons à Toronto, juste pour faire rapidement des profits. Il n'est pas surprenant que le prix des logements ait augmenté de presque 40 % cette année. Les acheteurs d'une première maison ont vraiment besoin que le gouvernement modifie son approche dans ce dossier.
Le premier ministre croit‑il sincèrement que les acheteurs d'une première maison peuvent soutenir la concurrence d'investisseurs milliardaires?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le gouvernement a présenté la toute première Stratégie nationale sur le logement du Canada. Dans le cadre de cette stratégie, nous avons instauré l'Incitatif à l'achat d'une première propriété, qui aidera les familles à réaliser leur rêve de devenir propriétaires, puisqu'elles peuvent, sans augmenter leur mise de fonds initiale, réduire leurs paiements hypothécaires mensuels. Récemment, nous avons également élargi cet Incitatif à l'achat d'une première propriété: pour que plus de gens de Toronto, de Vancouver et de Victoria y soient admissibles, nous avons augmenté le seuil de revenu nécessaire à 150 000 $.
Le chef de l'opposition officielle pourrait peut‑être appuyer notre budget, qui aide les acheteurs d'une première maison.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
Voir le profil de Erin O'Toole
2021-06-15 14:21 [p.8463]
Monsieur le Président, le ministre admet que son plan ne fonctionne pas, et la situation est encore pire. Selon Bloomberg, le Canada risque de connaître un effondrement du marché immobilier semblable à la crise financière de 2008. Contrairement au ministre et aux autres libéraux, les conservateurs ont un plan en cinq points pour assurer l'avenir du Canada, y compris pour les acheteurs d'une première maison.
Le premier ministre peut‑il garantir aux Canadiens que le prix des maisons se stabilisera et finira par baisser avant la fin de l'été?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le Président, notre bilan est éloquent. Nous sommes le seul parti à avoir pris des mesures concrètes pour créer plus de logements abordables. Nous avons mis en place la Stratégie nationale sur le logement, qui représente maintenant plus de 70 milliards de dollars. Nous avons lancé l'Incitatif à l'achat d'une première propriété. Nous avons instauré l'Allocation canadienne pour le logement. Nous avons augmenté le soutien dans le cadre de l'initiative Financement de la construction de logements locatifs. Les conservateurs ont voté contre chacune de ces mesures. Non seulement ils n'ont rien fait lorsqu'ils étaient au pouvoir, mais ils continuent de ne rien faire dans l'opposition. Le chef de l'opposition officielle devrait changer de tactique et aider les Canadiens en appuyant ce budget.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
Voir le profil de Ziad Aboultaif
2021-06-15 15:03 [p.8470]
Monsieur le Président, le prix des maisons a atteint un sommet sans précédent. Le ministre se pète peut-être les bretelles, mais les familles et les jeunes Canadiens, eux, abandonnent tout simplement le rêve canadien de posséder une maison parce que les prix ont augmenté de près de 30 % depuis l'année dernière, un niveau record.
Si le plan du ministre en matière de logement est vraiment parfait, peut-il nous dire pourquoi les Canadiens des quatre coins du pays abandonnent l'idée de posséder une maison?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le Président, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, nous avons instauré l'Incitatif à l'achat d'une première propriété, qui aide vraiment les acheteurs d'une première maison.
Qu'ont fait les conservateurs quand ils étaient au pouvoir? Tout ce qu'ils ont offert aux acheteurs d'une première maison, c'est un crédit d'impôt de 750 $. Quelle farce.
La Stratégie nationale sur le logement fonctionne. Depuis que nous sommes au pouvoir, nous avons investi plus de 27,4 milliards de dollars dans le logement abordable. À Edmonton, la ville d'où vient le député, nous avons récemment annoncé 46,5 millions de dollars par l'entremise de l'initiative Financement de la construction de logements locatifs pour construire plus de 250 logements locatifs. La Stratégie nationale sur le logement fonctionne même à Edmonton.
Voir le profil de Alice Wong
PCC (BC)
Voir le profil de Alice Wong
2021-06-11 13:21 [p.8301]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi d'exécution du budget. Je ferai part à la Chambre de quelques-unes de mes réflexions concernant le budget. Le document même, déposé par la ministre des Finances, fait 865 pages. C'est le document budgétaire le plus volumineux de toute l'histoire du fédéral. Hélas, quantité ne rime pas nécessairement avec qualité.
Sur le plan de la quantité, nous connaissons des dépenses et des déficits records. Le présent exercice et celui de l'an dernier se classent respectivement aux premier et deuxième rangs et ils ont donné lieu aux dépenses et aux déficits les plus colossaux jamais enregistrés de toute l'histoire du Canada, très loin devant le troisième déficit en importance. Le déficit actuel, que devront rembourser les Canadiens, totalisera plus d'un demi-billion de dollars. Cette somme ne comprend de surcroît que les deux dernières années; ce n'est sûrement pas fini. Si l'on inscrit sur une feuille de papier le chiffre 5 suivi de 11 zéros, on obtient presque le montant du déficit cumulé depuis le début de la Confédération. Nous sommes bien loin de là où nous étions lorsque le premier ministre a promis « un modeste déficit à court terme » il y a six ans.
Les Canadiens paieront pour ces dépenses pendant des décennies. Puisque toutes les dépenses sont tirées d'emprunts, nous paierons aussi des intérêts. Nous ne remboursons pas la dette aujourd'hui, mais ses effets pèseront sur notre économie comme un boulet au pied d'un nageur.
À l'heure actuelle, les taux d'intérêt sont maintenus à un bas niveau. La Banque du Canada achète la dette publique sur le marché libre, ce qui exerce une pression à la baisse sur les taux d'intérêt. Cela permet au gouvernement d'emprunter et de dépenser, mais cela a des répercussions sur la vie des gens ordinaires dans ma circonscription, Richmond‑Centre.
Par conséquent, tous les prix augmentent. Grâce au crédit facile en raison des faibles taux d'intérêt, les prix de l'immobilier ont monté en flèche. Les jeunes de ma circonscription n'ont pas les moyens de se loger, tandis que les aînés sont assis sur une manne. Les loyers augmentent parce que les propriétaires doivent pouvoir financer et rembourser des dettes de plus en plus élevées. L'inabordabilité des logements est l'une des conséquences des énormes déficits publics.
La hausse des prix s'observe également dans tous les autres domaines, en allant de la nourriture à l'essence, en passant par les services, et j'en passe. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement causées par la COVID‑19 n'aident pas. Tous les gens sur le terrain peuvent voir ce qui se passe. Les prix allaient nécessairement augmenter, mais la politique financière du gouvernement rend la situation bien pire qu'elle ne devrait l'être.
Je concède que, en mars de l'année dernière, nous en savions beaucoup moins sur la COVID‑19 qu'aujourd'hui. Les gouvernements du monde entier ont réagi de différentes manières, mais la plupart d'entre eux ont invariablement fourni de l'aide d'urgence à la population pendant que nous tentions de comprendre la situation.
À part cela, le gouvernement n'a aucune excuse pour ce qu'il fait depuis environ six mois. Le gouvernement libéral a mis beaucoup de temps pour ramener le pays sur la voie de la relance économique. Rien ne l'illustre mieux que la lenteur de la vaccination contre la COVID‑19 au Canada. Des centaines de millions, voire des milliards de dollars ont été gaspillés dans les efforts initiaux.
En tant que pays industrialisé, nous devrions afficher des résultats de pays industrialisé, mais le gouvernement libéral accuse plutôt un sérieux retard. Dans le moment, la plupart des Canadiens, moi y compris, comptent parmi ceux qui sont partiellement vaccinés. Cependant, par rapport à nos amis pleinement vaccinés du Sud, aux États‑Unis, et à des pays comme Israël, nous sommes à la traîne. Ce retard nous coûtera cher comme on peut le constater dans le budget dont nous sommes saisis aujourd'hui.
De nombreux médias présentent des preuves évidentes que la situation revient à la normale ailleurs qu'au Canada. Des gens assistent à des activités sportives, socialisent et font de l'exercice sans avoir à porter de masque. En fait, les gouvernements provinciaux nous laissent maintenant entrevoir une telle éventualité. Toutefois, les gens se souviennent de la promesse initiale des libéraux fédéraux, qui avaient dit qu'il faudrait deux semaines pour aplanir la courbe, mais les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu.
Dans un tel climat d’incertitude, qui voudrait se préparer à une éventuelle reprise? Par deux fois en Colombie‑Britannique, on a coupé l’herbe sous le pied aux restaurants, presque sans préavis.
Ce que je veux dire, c’est que les mauvaises décisions prises par le gouvernement concernant les vaccins contre la COVID‑19 ont engendré de nouvelles dépenses d’urgence. Des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars auraient pu être économisés si nous avions été en tête de peloton, plutôt qu’à la traîne, dans notre réaction à la pandémie.
Malheureusement, le gouvernement libéral a commis tellement de faux pas que notre plan d’action est entravé. La lenteur avec laquelle le gouvernement a réagi a déjà provoqué des déséquilibres sur le marché du travail. Des entreprises me disent qu’elles n’arrivent pas à recruter, car les subventions du gouvernement sont trop intéressantes et que ce dernier livre concurrence aux entreprises qui veulent recruter. Pour revenir à mon premier argument, cela signifie que le coût de la main-d’œuvre augmente et qu’alors, les prix augmentent partout. L’instabilité de notre économie, provoquée par les faux pas du gouvernement, freine la reprise.
Au moins avant la pandémie, le secteur touristique de Richmond était très dynamique. Aujourd’hui, les agences de voyages et les entreprises qui dépendent du tourisme ont dû complètement cesser leurs activités. Il faut redynamiser ce secteur. Nous soutenons le tourisme, pas la virtualisation. C’est ce que je dis à mes concitoyens de Richmond.
Presque tous les secteurs économiques du pays ont subi les contrecoups de la pandémie de COVID‑19, mais celui de l'hôtellerie et du tourisme a été particulièrement touché. En effet, que ce soit à cause de la fermeture des frontières internationales, des directives relatives aux frontières provinciales ou des périodes de confinement obligatoire à la maison, le gagne-pain de centaines de milliers de Canadiens du secteur de l'hôtellerie et du tourisme et des secteurs connexes a été affecté par la pandémie.
Beaucoup de citoyens de ma circonscription qui travaillent pour les compagnies aériennes, dans les infrastructures liées aux voyages, dans l'hôtellerie et dans le tourisme m'ont dit la même chose: « Aidez-nous ».
J'aimerais saisir cette occasion qui m'est donnée de remercier mes collègues de Niagara Falls et de Durham pour les efforts qu'ils ont déployés afin de défendre les intérêts des travailleurs du secteur du tourisme ici même, dans cette enceinte. Ils ont été entendus.
Dans Richmond-Centre, on retrouve l'aéroport international de Vancouver et nombre d'autres grandes entreprises de l'industrie aéronautique qui gèrent les lignes aériennes et assurent la maintenance des avions et des hélicoptères. Les sommes prévues dans le budget doivent être accompagnées d'une stratégie sur l'industrie aéronautique qui nous permettra d'être concurrentiels sur les marchés internationaux.
Le dernier sujet dont j'aimerais parler est très important pour moi. Depuis de nombreuses années, j'ai la chance de servir non seulement les citoyens de Richmond-Centre, mais aussi des Canadiens d'un peu partout au pays...
Résultats : 1 - 15 de 79 | Page : 1 de 6

1
2
3
4
5
6
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes