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Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
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2021-05-06 12:47 [p.6781]
Madame la Présidente, je suis ravie que mon collègue parle du secteur du tourisme, parce qu’Edmonton Strathcona est au cœur de la région touristique d’Edmonton et que nous abritons une pléthore de restaurants. J’ai pris le temps de rencontrer beaucoup de propriétaires de restaurants, de serveurs, de barmans et d’autres travailleurs de ce secteur. Ils voudraient avoir des congés de maladie et un meilleur salaire minimum. Qu’est-ce que le député entend faire pour que les travailleurs du secteur de la restauration soient eux aussi protégés pendant cette pandémie?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, je remercie la députée d'Edmonton Strathcona de défendre ses concitoyens et sa province avec autant de fougue. Le fait qu'elle ait suscité ce débat est extrêmement important. Je pense que tous les Albertains et tous les Canadiens l'en remercient. Tout le monde voit à quel point les données enregistrées en Alberta sont tragiques. La province affiche le taux d'infection le plus élevé en Amérique du Nord. Une tragédie est en train de se produire.
La députée a parlé avec beaucoup d'éloquence des conséquences de l'absence de congés de maladie adéquats, une mesure que le gouvernement fédéral n'a pas mise en place, et de l'absence d'assurance-médicaments à un moment où les gens en ont cruellement besoin.
Il faut aussi mentionner que la production de vaccins au Canada améliorerait énormément la situation.
J'invite simplement la députée à dire ce qu'elle croit que le gouvernement fédéral devrait faire maintenant pour mettre un frein à cette tragédie, pour que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral s'acquittent tous deux de leurs devoirs.
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NPD (AB)
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2021-05-05 19:23 [p.6717]
Madame la Présidente, ce que le gouvernement doit faire sur-le-champ, c'est collaborer avec le gouvernement provincial et reconnaître que l'Alberta traverse actuellement une crise et qu'il faut acheminer immédiatement des vaccins vers ces points chauds. Il faut fournir du soutien au système de santé. Il est sur le point de s'effondrer, et il faut absolument lui fournir du soutien sur-le-champ.
Les Albertains n'ont pas à faire les frais de l'incompétence de leur premier ministre. Nous devons offrir de l'aide à la province immédiatement. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés en espérant que la troisième vague se règle d'elle-même ou que nous remportions la course contre les variants d'une certaine façon. Nous devons en faire davantage maintenant, ce qui comprend faire en sorte qu'il y ait des vaccins et des congés de maladie, et que les gens ne soient pas obligés d'aller travailler quand ils sont malades.
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NPD (AB)
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2021-05-05 20:05 [p.6724]
Monsieur le Président, je veux remercier la députée d'avoir rappelé que l'Alberta connaissait des difficultés économiques avant la pandémie, et que celle-ci les a amplifiées.
À maintes reprises, nous avons pu constater qu'en laissant le virus se propager, il fait du tort à l'économie. C'est comme d'enlever lentement un bandage. Voilà de quoi parle la députée. C'est cela qui nuit à la population et qui fait qu'il est plus difficile pour les Albertains de se débarrasser du virus.
Il faut instaurer ces mesures d'aide. J'ai déjà demandé au gouvernement fédéral de le faire, afin que les gens puissent rester chez eux en toute sécurité.
Je m'interroge: pourquoi son parti n'a-t-il pas appuyé les mesures législatives concernant les congés de maladie? Pourquoi son parti n'a-t-il pas appuyé les mesures législatives concernant l'assurance-médicaments? Les Canadiens, et les Albertains en particulier, en ont bien besoin en ce moment.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Madame la Présidente, ma question porte principalement sur la troisième vague de COVID‑19 qui sévit actuellement.
Comme nous le savons, les travailleurs canadiens, surtout les travailleurs essentiels, sont durement touchés par une troisième vague. Nous entendons des récits perturbants, à savoir que les unités de soins intensifs se remplissent, accueillant principalement des travailleurs essentiels ainsi que de nombreux jeunes. Évidemment, cette situation coïncide avec les répercussions dévastatrices des cas de variants.
Il était crucial pour le NPD de lutter pour l'adoption de congés de maladie payés. Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une façon de sauver des vies à ce stade-ci. Nous nous inquiétons bien entendu du faible appui que reçoit l'instauration de congés de maladie payés réservés aux travailleurs au pays.
Pourquoi les membres du Parti conservateur ne défendent-ils pas les travailleurs quand vient le temps d’adopter des mesures clés, comme celle-ci, qui pourraient sauver dès maintenant des vies?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
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2021-04-13 14:27 [p.5511]
Monsieur le Président, nous sommes au beau milieu de la troisième vague de la pandémie de COVID-19, qui nous frappe de plein fouet. Il y a un nombre record de cas en Ontario, et nous sommes en train de perdre la course contre les variants.
Quand j'ai soulevé la question hier, la ministre de la Santé a dit avec fierté que le gouvernement fédéral avait prêté des tentes à l'Ontario pour aménager des hôpitaux de campagne. Il n'y a pas à en être fier parce que c'est un signe d'échec. On n'aurait jamais dû en arriver là.
Ma question est claire: quand le premier ministre commencera-t-il à prendre des mesures concrètes, notamment en améliorant immédiatement le régime de congés de maladie payés, et cessera-t-il de trouver des excuses?
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
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2021-03-23 11:15 [p.5097]
Madame la Présidente, je pense que le gouvernement libéral se plaît à invoquer la compétence provinciale comme prétexte pour ne rien faire. Revera est une entreprise détenue par le gouvernement fédéral. C'est un établissement de soins de longue durée à but lucratif. Les libéraux affirment que nous devons établir des normes et ils parlent d'exclure le profit du secteur, mais, lorsqu'il est temps d'agir, ils ont tout de suite recours à l'excuse de la compétence provinciale pour justifier leur inaction.
Permettre aux gens de retourner au travail ou de prendre congé parce qu'ils sont malades ou qu'ils doivent recevoir un traitement, ce sont des questions qui relèvent de certains champs de compétence fédérale. Le député serait-il en faveur de modifier le Code canadien du travail afin d'inclure 10 jours de congés de maladie pour tous les employés fédéraux? Est-il prêt à travailler avec nous pour faire en sorte que les employés fédéraux aient droit à ces congés?
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
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2021-03-23 11:53 [p.5102]
Madame la Présidente, je suis très honoré de prendre la parole au nom de mes concitoyens de Timmins—Baie James. Je vais partager mon temps de parole avec le député de Vancouver Kingsway.
Il a fait incroyablement beau en Ontario cette semaine, et je vois de plus en plus de gens qui veulent croire que ce cauchemar est enfin terminé. En me promenant, l'autre soir, j'ai vu beaucoup de jeunes faire ce que font normalement les jeunes, c'est-à-dire se balader et discuter. Ils semblent penser qu'en laissant l'hiver derrière nous, nous avons aussi laissé derrière nous le cauchemar de la pandémie, mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Nous savons que de nouveaux variants très préoccupants ont fait leur apparition. Le variant B.1.1.7, par exemple, se répand rapidement au Canada. Nous observons de multiples nouveaux cas, et les organismes de santé nous ont prévenus que nous sommes pratiquement au début d'une troisième vague.
La crise provoquée par de nouveaux variants virulents qui frappent les collectivités dans tout le pays se produit alors que nous peinons à lancer la campagne de vaccination. Il s’agit d’une course contre la montre. Au Royaume-Uni, on en est à 44 doses administrées par 100 habitants et aux États-Unis, à 37 doses administrées par 100 habitants. Le Canada n’en est encore qu’à 10 doses administrées par 100 habitants. Le tout tient aux décisions qui ont été prises et à celles qui sont prises en ce moment.
Les députés du Parti conservateur parlaient ce matin de la réouverture de la frontière. Le week-end dernier, ils ont déclaré ne pas croire aux changements climatiques. Peut-être qu’ils ne croient pas aux nouveaux variants et qu’ils pensent que nous devrions rouvrir la frontière. Mais nous ne pouvons pas la rouvrir tant que nous n’aurons pas réglé la question des vaccins.
Le problème avec les vaccins, évidemment, se résume à la décision prise par le gouvernement de croire que le secteur privé le sortirait de cette situation. Les Américains ont décidé d’investir massivement dans la recherche et la production de vaccins, ce que nous n’avons pas fait au Canada, avec pour résultat que nous sommes en retard. Or, ce retard arrive à un moment où nous ne pouvons pas nous le permettre à cause de ces variants.
Il est primordial de relancer l’économie parce que nous savons que son arrêt a causé des dommages considérables aux petites entreprises et plombé les économies personnelles dans tout le pays. Nous devons toutefois comment l'absence de droits pour de nombreux travailleurs exacerbe la crise. On vient de découvrir, dans la région de Peel, 600 cas de COVID à l’entrepôt d’Amazon. Six cents cas.
Nous ne parlons pas de grippe. Il est prouvé que la COVID peut causer des lésions neurologiques et des problèmes de santé durables chez certaines personnes, mais Amazon a laissé 600 de ses employés tomber malades dans cet entrepôt. Je ne pense pas qu’on ait vu un nombre de cas aussi élevé ailleurs, sauf à l’usine Cargill de High River, où il y a aussi eu quelque 600 cas.
Des familles sont touchées dans la région de Peel, qui est continuellement en zone rouge. À entendre Doug Ford, on croirait que la population de Peel faisait la fête et ne respectait pas les règles, alors que si les taux y sont aussi élevés, c’est parce que les travailleurs précaires y sont très nombreux. Ils travaillent dans des entrepôts comme celui d’Amazon, où ils sont bien obligés d’aller travailler. Si nous voulons parler de relancer l’économie, nous devons parler de la protection des travailleurs qui sont en première ligne et qui ne peuvent pas prendre une journée de congé s’ils ne se sentent pas bien. Il semblerait même que des personnes ne peuvent pas se faire vacciner parce qu’elles ne peuvent pas se permettre de prendre une journée de congé. Leur situation est précaire à ce point.
En Ontario, 15 000 personnes ont attrapé la COVID après y avoir été exposées au travail. Il faut être cohérent quand on dit que pour remettre l’économie sur les rails, il faut enrayer la propagation de la COVID en milieu de travail. Pour cela, il faut que les travailleurs jouissent du droit élémentaire à un milieu de travail sécuritaire et qu’ils puissent prendre des congés en cas de maladie, notamment pour ne pas contaminer d’autres personnes.
Le problème d’Amazon mériterait d’être examiné parce qu’Amazon est le symbole de tout ce qui cloche dans l’économie mondialisée moderne. C’est une entreprise qui utilise à la fois la technologie du XXIe siècle et les pratiques patronales du XIXe siècle. Les violations des droits des travailleurs y sont largement documentées.
Cependant, je demanderai aux députés de se rappeler le temps où les libéraux parlaient d’Équipe Canada, de mobilisation générale et disaient que nous étions tous solidaires. Le premier ministre a alors choqué le pays quand il a annoncé qui seraient les partenaires pour la distribution du matériel médical. Ce n’était pas Postes Canada ou Purolator, des endroits syndiqués où les conditions de travail sont bonnes.
Non, nous allions nous associer avec Jeff Bezos, un des êtres les plus minables de la planète, nous allions en faire notre partenaire. Ce que le premier ministre a fait, au fond, c’est privatiser et externaliser au bénéfice d’Amazon un élément clé de la lutte contre la pandémie, et c’est un problème pas seulement parce que la façon dont Amazon traite ses employés est indéfendable.
Alors que dans tout le pays, des petites entreprises mettaient la clé sous la porte, Amazon se remplissait littéralement les poches. Pourquoi? Parce qu’Amazon n’est pas imposée comme les petites entreprises. Nous aurions cru que le premier ministre verrait combien il serait symbolique de défendre les propriétaires de petites entreprises dans tout le pays, au lieu de collaborer avec Jeff Bezos, qui profite d’une échappatoire fiscale pour engranger des milliards de dollars de plus.
Amazon et Walmart sont deux des pires entreprises du point de vue des bénéfices qu’elles dégagent. Elles se sont enrichies de 116 milliards de dollars. Amazon et Walmart, soit dit en passant, sont aussi deux des entreprises qui ont le moins donné à leurs employés. Les dirigeants de beaucoup de très grosses entreprises ont, en fait, déclaré que c’est grâce à leurs employés qu’elles continuent d’être rentables et qu’ils allaient leur revenir une meilleure part. Costco, en tout cas, qui est un acteur très important, leur a donné une part équitable, mais pas Amazon ni Walmart.
Pourquoi est-ce que je le mentionne? Parce que nous savons que Walmart est resté ouvert pendant toute la pandémie, alors que tous nos petits commerces et nos petites entreprises des petites villes survivaient à peine et que les propriétaires suppliaient qu’on leur accorde des prêts, sans quoi ils devraient fermer leurs portes. C’est de cette inégalité que je veux parler.
Je veux aussi parler du choix que le premier ministre a fait de se lier à Amazon, de toutes les entreprises, avec toutes les violations des droits des travailleurs et les taux d’accident élevés, et du fait que nous savions qu’Amazon ne protégerait pas ses employés contre la COVID. Nous avons vu Tim Bray, vice-président d’Amazon, démissionner après le licenciement d’employés aux États-Unis. Un vice-président d’Amazon démissionne parce que des employés sont licenciés pour avoir demandé, en pleine pandémie, d’allonger le congé de maladie, d’augmenter la prime de risque et d’améliorer l’allocation de garderies pour les employés des entrepôts qui essayaient de continuer à faire tourner l’entreprise.
La question des garderies était énorme parce que, pendant la première vague, les enfants ont dû rester à la maison, mais les employés ont dû continuer d’aller travailler, car ils ne recevaient aucune aide. Le premier ministre a décidé qu’Amazon était le symbole de ce qui donnerait une bonne image du gouvernement libéral pendant la pandémie. Le message envoyé était terrible.
Que devons-nous faire? Nous devons travailler ensemble maintenant pour sortir de cette troisième vague. J’encourage les Canadiens à ne pas baisser la garde. Nous sommes au stade le plus dangereux. Nous avons surmonté deux vagues. Dans cette troisième vague, nous ne voulons pas être durement touchés une fois de plus.
Le gouvernement doit avoir un plan de vaccination. Il se cache sans cesse derrière la compétence provinciale. Nous avons vu qu’aux États-Unis, on a fait appel à l’armée et qu’une stratégie de vaccination nationale a été mise en place. Notre premier ministre opte pour le laissez-faire.
Loin de moi l’idée d’offenser les provinces, mais Doug Ford a failli à son devoir envers les Ontariens en ne dépensant pas les fonds qu’il aurait dû dépenser, et ce plus d’une fois. Prenons Jason Kenney, alors que tout le monde faisait sa part en Alberta, ses députés se prélassaient sur les plages du Mexique et d’Hawaï. Maintenant, il recourt à sa cellule de crise à 30 millions de dollars pour contester l’exactitude historique d’un dessin animé sur le Sasquatch. Jason Kenney estime que la priorité absolue aujourd’hui, c’est un dessin animé sur le Sasquatch qui ne serait pas tout à fait exact. Je sais que beaucoup de Sasquatch ne soutiennent probablement pas Jason Kenney.
Je mentionne Jason Kenney et Doug Ford parce que nous ne pouvons pas les laisser s’occuper de quelque chose d’aussi important qu’une pandémie, si telles sont leurs priorités. Il nous faut le leadership du gouvernement fédéral, qui brille par son absence. Il nous faut un engagement du palier fédéral, qui emploie 180 000 fonctionnaires, à faire en sorte que le Code du travail stipule que les travailleurs pourront prendre des congés de maladie. Il s’agit d’un simple changement que le gouvernement fédéral pourrait apporter maintenant. Si les libéraux apportaient ce changement, les Canadiens seraient en sécurité. L’économie pourrait redémarrer parce que nous savons que lorsque des personnes prennent un congé de maladie, elles ne contaminent pas d’autres personnes et que nous y gagnerons à la longue.
Par conséquent, j’invite les députés libéraux et les députés conservateurs à réclamer ce simple changement que nous pouvons apporter au palier fédéral pour que les travailleurs qui ont besoin de prendre un congé, et des centaines de milliers d’entre eux relèvent de la compétence fédérale, puissent le faire. Ainsi, ils ne propageront pas la COVID ni aucun de ses variants.
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NPD (BC)
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2021-03-23 12:08 [p.5105]
Madame la Présidente, je souhaite débuter en soulignant quelques principes clés que tous les parlementaires devraient, selon moi, garder à l’esprit.
Tout d’abord, toutes les recommandations fédérales relatives à la COVID-19 doivent se fonder sur les meilleures données scientifiques disponibles, en plus de tenir compte de la situation de la pandémie et du rythme du déploiement des vaccins partout au Canada.
Ensuite, les membres du Nouveau Parti démocratique au Canada comprennent qu’il est impossible de sacrifier des vies pour maintenir les moyens de subsistance. Nous savons qu’aucune reprise économique ne sera possible tant que nous ne maîtriserons pas la pandémie de COVID-19, et non l’inverse.
Troisièmement, le gouvernement fédéral devrait fournir aux Canadiens une voie claire, en diffusant un plan exhaustif qui permettra de laisser la pandémie derrière nous et de commencer le processus de reprise.
Enfin, nous pensons que le gouvernement fédéral ne devrait pas attendre la fin de la pandémie pour commencer à tenir compte des leçons essentielles déjà retenues. Par exemple, le NPD croit qu’il est temps d’offrir un congé de maladie payé à tous les travailleurs canadiens, d’adopter des normes nationales pour les soins de longue durée, en plus d’avoir un fabricant public de vaccins et de médicaments. Il s’agit d’énormes lacunes dans le tissu économique et des soins de santé au Canada qui, nous le savons, doivent être comblées. Rien ne nous empêche de commencer à résoudre ces questions.
Même si la planification est toujours judicieuse, nous ne devons pas assouplir prématurément les mesures essentielles qui sont cruciales pour assurer la sécurité des Canadiens. Je vais souligner certaines des raisons principales expliquant pourquoi c’est si important.
Premièrement, selon l’Agence de la santé publique du Canada, en raison de la hausse continue des variants préoccupants, le maintien des mesures de santé publique et des précautions individuelles est crucial pour réduire les taux d’infection et éviter toute nouvelle accélération rapide de l’épidémie et de ses répercussions graves, dont les hospitalisations et les décès.
Le variant préoccupant B.1.1.7, qui a tout d’abord été décelé au Royaume-Uni, se propage rapidement partout au Canada pendant que nous parlons aujourd’hui de cette question. Il fait en sorte que les médecins et les experts sonnent l’alarme quant à l’apparition d’une troisième vague d’infections à la COVID-19. Des provinces ont assoupli les restrictions lorsque le nombre de cas a commencé à diminuer partout au pays à la fin de janvier. À la mi-février, le variant B.1.1.7 a commencé à se propager de manière considérable.
Au 22 mars, l’Alberta, l’Ontario et la Colombie-Britannique faisaient état de plus de 1 000 cas cumulatifs du variant B.1.1.7. En fait, sur une base cumulative partout au Canada, on compte maintenant 4 861 cas du variant B.1.1.7. De plus, 244 cas du variant B.1.351, décelé en premier en Afrique du Sud, ont été signalés partout au Canada. Enfin, 104 cas du variant P.1, décelé en premier au Brésil, ont été signalés partout au Canada. On observe donc une propagation accrue des variants.
Deuxièmement, nous entrons clairement dans une troisième vague. Le 15 mars, l’Association des hôpitaux de l’Ontario a lancé un sombre avertissement, affirmant que la province était entrée dans une troisième vague en raison d’une forte augmentation des cas de nouveaux variants et une hausse des admissions dans les unités de soins intensifs. Il y a quelques jours à peine, le Dr David Williams, médecin hygiéniste de l’Ontario, a confirmé que la province est maintenant au cœur d’une troisième vague de la pandémie de COVID-19.
En Ontario, les cas de variants préoccupants dépassent maintenant la moitié de tous les cas. Le 22 mars, la Dre Bonnie Henry, l’administratrice de la santé de la Colombie-Britannique, a confirmé que la province connaît une troisième vague d’infections à la COVID-19. Elle a souligné l’augmentation de la moyenne mobile de sept jours des nouveaux cas quotidiens au cours des dernières semaines, ce qui annonce l’arrivée de la troisième vague en Colombie-Britannique. Enfin, selon l’Agence de la santé publique du Canada, l’activité de la COVID-19 s’est stabilisée à un niveau élevé au pays depuis la mi-février et le nombre moyen de cas quotidiens est maintenant à la hausse. Les plus récentes données nationales font état d'une moyenne de 3 297 nouveaux cas quotidiens sur sept jours.
Troisièmement, nous devons examiner le rythme de la vaccination. Au 22 mars, le Royaume-Uni avait entièrement vacciné 3,3 % de sa population, ce qui représente 44 doses pour 100 personnes. Aux États-Unis, 13,2 % de la population est entièrement vaccinée, ce qui représente 37 doses pour 100 personnes. En comparaison, seulement 1,7 % de la population canadienne est entièrement vaccinée, ce qui représente 10 doses pour 100 personnes.
Quatrièmement, si nous comparons les stratégies, l’administration Biden ouvrira la vaccination à tous les adultes américains au plus tard le 1er mai. Dès que la vaccination sera ouverte à tous les Américains, l’administration Biden veillera à ce que chaque adulte puisse se faire vacciner en augmentant le nombre de sites de vaccinations et de préposés à la vaccination, en fournissant des outils pour faciliter l'accès aux vaccins et en donnant des consignes claires aux Américains vaccinés. Les États-Unis aident aussi le personnel scolaire à se faire vacciner. Le président a mis au défi les 50 États de faire vacciner d’ici la fin du mois le personnel des écoles et des garderies de la maternelle à la douzième année.
Le Royaume-Uni a adopté une stratégie similaire. La vitesse à laquelle l’Angleterre sortira du confinement dépendra de quatre critères clés: la façon dont se déroule la vaccination, l’influence des vaccins sur les hospitalisations et les décès, le maintien des taux d’infection à un bas niveau et la garantie que les nouveaux variants n'auront pas d'effets sur les trois autres critères.
Que disent les autorités de la situation actuelle? Une déclaration commune du Fonds monétaire international et de l’Organisation mondiale de la santé affirme: « à première vue, il faudrait faire le choix entre sauver des vies et sauver l’économie. C’est un faux dilemme: il faut absolument contrôler la propagation du virus pour pouvoir sauver l’économie ».
Beaucoup de gens au Canada sont de cet avis.
Tyler Shandro, le ministre albertain de la Santé, déclare:« il n’y aura pas d’assouplissement des restrictions pour le moment. C’est une mesure de précaution, et c’est ce qu’il faut faire, étant donné la situation dans notre province, car nous devons absolument éviter une troisième vague qui ferait encore plus de victimes et qui aggraverait les pressions sur le système hospitalier ».
Le Dr Peter Juni, directeur scientifique de l’Ontario COVID-19 Science Advisory Table, déclare: « c’est la présence de cas contaminés par les nouveaux variants qui est alarmante […] [La] courbe est en train de monter en flèche […] il faut donc resserrer les restrictions ».
Le premier ministre du Québec, Francois Legault, déclare: « lorsqu’on voit ce qui se passe en Ontario, dans l’État de New York, dans l’État du New Jersey et en France, on a de bonnes raisons de s’inquiéter. Il faut être très prudent ».
Enfin, la Dre Caroline Colijn, titulaire de la chaire de recherche Canada 150 à l’Université Simon Fraser, déclare: « nous n’allons probablement pas gagner la course entre la vaccination et le variant B.1.1.7 pour la simple raison que le variant est déjà là, qu’il circule et qu’il se propage rapidement, ce qui le rend plus difficile à contrôler. C’est le défi que nous allons devoir relever au cours des prochains mois ».
Chers collègues, je veux dire par là que nous ne pouvons pas nous permettre de lever les restrictions pour l’instant. Nous devons les maintenir, et même les resserrer, car il serait prématuré de les lever aujourd’hui. Si nous ne les maintenons pas, cela coûtera la vie à encore plus de personnes et cela augmentera le taux de contamination que nous avons pourtant essayé de contenir avec beaucoup d’effort.
Je vais faire une courte pause pour parler des congés de maladie au Canada.
Une forte proportion des cas de COVID-19 sont survenus sur les lieux de travail parce que, dans certains cas, les travailleurs n’ont pas droit à des congés de maladie. Nous savons que la Colombie-Britannique et le Yukon, par exemple, ont mis en place des aides supplémentaires, mais nous savons aussi que ces aides ne sont pas offertes à tous les travailleurs du pays. Les néo-démocrates demandent au gouvernement libéral de corriger les lacunes de son programme actuel afin qu’il soit plus facile aux Canadiens d’y avoir accès et d’obtenir de l’aide plus rapidement.
Je propose de modifier la motion en ajoutant, après un point virgule: « et que, afin de faciliter la levée des restrictions, le plan prévoie que tous les travailleurs canadiens aient accès à 10 jours de maladie payés, en commençant par modifier le Code canadien du travail pour qu'il prévoie 10 jours de congé de maladie pour tous les fonctionnaires fédéraux ».
Voir le profil de Scott Duvall
NPD (ON)
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2021-03-23 12:22 [p.5107]
Madame la Présidente, puisque la motion d'aujourd'hui demande le dépôt d'un plan et que le député a fait mention de congés de maladie payés, ce dernier peut-il nous en dire davantage sur l'importance de prendre les deux semaines actuellement offertes en bloc et non peu à peu? Pourquoi est-ce important? Le gouvernement ne cesse d'affirmer qu'il a déjà mis une telle mesure en place, mais cela ne fonctionne pas et les Canadiens veulent que l'on procède différemment. Le député peut-il s'exprimer sur ce sujet?
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
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2021-03-23 12:23 [p.5107]
Madame la Présidente, le problème est de taille: 58 % de tous les travailleurs canadiens n'ont pas accès à des congés de maladie payés. Pour les travailleurs à faible salaire, cette proportion grimpe à 70 %. Seulement 10 % environ des entreprises ont bonifié leur politique sur les congés payés en réponse à la COVID. En outre, la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique, créée par le gouvernement libéral, ne donne pas directement accès à des congés de maladie payés, en plus d'offrir un montant inférieur au salaire versé pour un emploi à temps plein au salaire minimum dans la plupart des provinces. Bien entendu, ce programme exclut certains travailleurs essentiels, notamment les travailleurs migrants. Il est temps de délaisser cette approche disparate et de garantir 10 jours de congé de maladie payé à chaque travailleur au pays...
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Madame la Présidente, tout au long de la pandémie, beaucoup d'employés des usines de transformation du Canada ont exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité au travail et à un plan de retour au travail. Je sais que le député a beaucoup parlé d'espoir. Récemment, mon collègue de Vancouver Kingsway a essayé de présenter un amendement à la motion, qui nous aurait permis d'offrir 10 jours de congé de maladie payé aux travailleurs.
Pourquoi ne pouvons-nous pas donner de l'espoir à ces travailleurs pour éviter de les forcer à choisir entre leur santé et leur revenu?
Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
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2021-03-23 15:43 [p.5138]
Monsieur le Président, je suis d'accord avec la députée sur le fait que les directives du gouvernement fédéral concernant la COVID‑19 doivent être basées sur les meilleures données scientifiques et probantes disponibles. Par ailleurs, le gouvernement fédéral devrait également indiquer clairement aux Canadiens la voie à suivre et leur présenter un plan complet et la démarche à suivre pour assurer la relance. Le gouvernement ne peut pas attendre la fin de la pandémie pour commencer à agir et en tirer les enseignements essentiels, notamment en ce qui concerne les congés de maladie payés pour tous les travailleurs canadiens. Le gouvernement doit corriger les failles de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique afin d'en faciliter l'accès aux travailleurs. La députée est-elle d'accord avec moi pour dire que tous les travailleurs canadiens devraient avoir en permanence droit à dix jours de congés de maladie payés?
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
Voir le profil de Don Davies
2021-03-23 15:57 [p.5140]
Monsieur le Président, il est bien connu que l'un des principaux vecteurs ayant contribué à la transmission de la maladie, durant cette crise de la COVID‑19, a été les travailleurs à temps partiel qui se déplaçaient d'un établissement de soins de longue durée à l'autre et les travailleurs qui n'avaient pas les moyens de rester chez eux lorsqu'ils étaient malades.
Voici ce qu'a dit Mme Caroline Colijn, de l'Université Simon Fraser: « Même avant que la pandémie de COVID‑19 ne survienne, les travailleurs se présentaient malades au travail parce qu'ils n'avaient pas d'autre choix [...] Il est plus évident que jamais qu'il faut prévoir dans la loi des congés de maladie payés pour tous les travailleurs canadiens. »
Je sais que mes collègues ont droit à un congé payé lorsqu'ils doivent rester chez eux parce qu'ils sont malades. Le député est-il d'accord pour dire que le plan doit inclure la modification du Code canadien du travail pour donner à tous les travailleurs canadiens le droit à 10 jours de congé de maladie payés par année, de sorte qu'ils puissent rester chez eux lorsqu'ils sont malades, sans que cela diminue leur paie?
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2021-03-23 16:43 [p.5147]
Monsieur le Président, mes collègues néo-démocrates et moi demandons au gouvernement libéral de remédier aux lacunes présentes dans la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique, afin que les Canadiens puissent avoir plus facilement accès à ce programme. Les travailleurs devraient être en mesure de bénéficier d'un revenu de remplacement complet le plus rapidement possible lorsqu'ils en ont besoin. Ils le méritent. Ils doivent être en mesure de prendre un jour ou deux de congé à la fois. Ils doivent également bénéficier de la protection de leur emploi et de l'aide dont ils ont besoin.
Par ailleurs, nous trouvons totalement inacceptable que les Canadiens ne soient pas au courant de ce programme simplement parce que celui-ci n'est pas suffisamment publicisé. Le député est-il d'accord pour dire que le gouvernement fédéral doit corriger les lacunes de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique afin que les travailleurs aient plus facilement accès au programme et obtiennent de l'aide plus rapidement?
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