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Voir le profil de Bernard Généreux
PCC (QC)
Monsieur le Président, c'est le cœur lourd que je m'adresse à la présidence, à mes collègues, à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes qui nous écoutent.
Mes pensées les plus profondes accompagnent les familles endeuillées, les proches et les collègues de Jérôme, de Vincent, de Yannick et de Benjamin.
J'ai appris, plus tôt cette semaine, qu'un troisième jeune homme s'est enlevé la vie dans la région de Montmagny. En moins de deux mois, c'est le quatrième d'une bande d'amis. Alors que le déconfinement est bien amorcé et que les élèves et les finissants préparent leur été, ces hommes d'à peine 20 ans ont mis fin à leur vie.
Demander de l'aide, c'est une force, pas une faiblesse. À ceux qui ont mal à l'intérieur, qui sont dans la noirceur et qui se sentent seuls, je dis d'appeler quelqu'un, de parler et d'ouvrir leur cœur pour recevoir de l'aide.
On ne sait pas ce qui se cache derrière les grands sourires, mais nous sommes là pour eux. Il y a de l'espoir, et on les aime. On est parfois maladroit, mais on est aussi là. En attendant qu'il y ait une ligne d'urgence, il faut appeler le service d'intervention téléphonique 1 866 APPELLE, en cas de besoin.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)

Question no 663 --
M. Earl Dreeshen:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à la question Q-488 au Feuilleton et les 941 140,13 $ fournis à la Chine pour les projets financés par l’entremise du Fonds canadien d’initiatives locales: quelle est la ventilation détaillée des projets locaux en Chine pour lesquels l’argent a été dépensé, y compris, pour chacun des projets, (i) le montant, (ii) la description du projet, (iii) le nom de l’organisation locale qui a proposé et mis en œuvre le projet?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 665 --
M. Earl Dreeshen:
En ce qui concerne les exemptions aux règles de mise en quarantaine pour les personnes entrant au Canada, ventilé par mois depuis le 1er  mars 2020: a) combien de personnes ont obtenu une exemption aux exigences de mise en quarantaine, ventilé par motif d’exemption (travailleur essentiel, sport amateur, etc.); b) combien de personnes ont obtenu une telle exemption après avoir reçu une exemption ministérielle, telle qu’une désignation d’intérêt national, ventilé par ministre et type de désignation?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 666 --
Mme Michelle Rempel Garner:
En ce qui concerne le recours à Switch Health par le gouvernement pour l’administration des tests de dépistage du coronavirus après l’arrivée des voyageurs: a) quelles sont les normes de service à l’égard de la distribution, de la cueillette et du traitement des tests; b) quelles sont les normes de service à l’égard de la réponse aux demandes de renseignements des clients ou du traitement de leur plainte; c) dans quel pourcentage de cas Switch Health a-t-elle atteint ou dépassé les normes de service; d) dans les cas où les normes n’ont pas été respectées, quelle était la raison invoquée; e) combien de tests requis après l’arrivée n’ont jamais été effectués; f) quelle est la répartition des tests en e) par raison (Switch Health incapable de fournir le service en espagnol, refus du voyageur, etc.); g) un appel d’offres concurrentiel a-t-il été lancé pour l’attribution du contrat à Switch Health et, le cas échéant, qui étaient les autres soumissionnaires; h) quels sont les détails de toutes les réunions, y compris les réunions téléphoniques ou virtuelles, que Switch Health a eues avec le gouvernement avant l’attribution du contrat, y compris (i) la date, (ii) les noms et titres des représentants de Switch Health, (iii) les noms et titres des représentants du gouvernement, y compris tout personnel ministériel?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 669 --
M. Kenny Chiu:
En ce qui concerne le Cadre fédéral de prévention du suicide: a) quelles recherches ont été menées à l’échelle nationale sur les groupes de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, bispirituelles, allosexuelles ou en questionnement, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants et les réfugiés, les jeunes, les aînés, les Autochtones et les premiers intervenants depuis la publication du cadre; b) où le public peut-il trouver les conclusions des recherches en a); c) le cadre est-il mis à jour afin de tenir compte des répercussions de la COVID-19 sur ces groupes; d) quels programmes de soutien sont offerts actuellement en vertu du cadre; e) quelles initiatives de partage du savoir ou de sensibilisation ont été mises en place depuis l’adoption du cadre?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 672 --
M. Michael Barrett:
En ce qui concerne les dépenses engagées par le gouvernement pour mettre à la ferraille les navires de guerre mis hors service, ventilées par navire: a) quel a été le coût total de la mise à la ferraille du (i) NCSM Fraser, (ii) NCSM Athabaskan, (iii) NCSM Protector, (iv) NCSM Preserver, (v) MS Sun Sea, (vi) NCSM Cormorant; b) pour chaque montant total en a), quelle est la ventilation détaillée des dépenses; c) quels sont les détails de tous les frais de remorquage associés à la mise à la ferraille des navires en a), y compris le point de départ et la destination des navires remorqués, le cas échéant; d) quels sont les détails, y compris les montants totaux, de toutes les dépenses associées au désamiantage des navires en a)?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 673 --
M. Michael Barrett:
En ce qui concerne tous les contrats, subventions, accords et arrangements monétaires et non monétaires conclus par le gouvernement avec Huawei et ses sociétés affiliées, filiales ou sociétés mères connues depuis le 1er janvier 2016: quels sont les détails de ces contrats, subventions, accords et arrangements, ventilés par (i) date, (ii) montant, (iii) ministère, (iv) date de début et de fin, (v) résumé des conditions, (vi) si l’élément a été rendu public ou non par une divulgation proactive, (vii) les détails spécifiques des biens ou services fournis au gouvernement à la suite du contrat, de la subvention, de l’accord ou de l’arrangement?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 675 --
M. Earl Dreeshen:
En ce qui concerne les cartes de crédit émises par le gouvernement, ventilées par ministère, organisme ou bureau ministériel, le cas échéant: a) combien de cartes de crédit ont-elles un solde impayé en date du 28 avril 2021; b) quelle est la valeur totale des soldes impayés; c) quel est le nombre de cartes de crédit et la valeur des soldes impayés en a) et b) qui ont été assignées à des ministres, secrétaires parlementaires ou membres du personnel ministériel exonéré; d) combien de fois est-il arrivé depuis le 1er janvier 2017 que des cartes de crédit émises par le gouvernement se trouvent en défaut de paiement; e) quelle est la valeur totale des soldes en défaut de paiement en d); f) combien de fois est-il arrivé dans les cas en d) et pour quel montant en e) que le gouvernement ait fini par payer les soldes avec l’argent des contribuables; g) combien de fois est-il arrivé et pour quel montant en d), e) et f) pour des cartes de crédit assignées à des ministres, secrétaires parlementaires ou membres du personnel ministériel exonéré?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 676 --
M. Jeremy Patzer:
En ce qui concerne la rénovation, le réaménagement et le réameublement des bureaux des ministres ou des sous-ministres depuis le 1er février 2019: a) quel est le coût total des dépenses de rénovation, de réaménagement et de réameublement pour chaque bureau ministériel, ventilé par (i) coût total, (ii) services de déménagement, (iii) services de rénovation, (iv) peinture, (v) revêtement de sol, (vi) meubles, (vii) appareils, (viii) installation d’œuvres d’art, (ix) toutes autres dépenses; b) quel est le coût total des dépenses de rénovation, de réaménagement et de réameublement pour chaque bureau de sous-ministre, ventilé par (i) coût total, (ii) services de déménagement, (iii) services de rénovation, (iv) peinture, (v) revêtement de sol, (vi) meubles, (vii) appareils, (viii) installation d’œuvres d’art, (ix) toutes les autres dépenses; c) quels sont les détails de tous les projets concernant a) ou b), incluant la description des projets et leur date d’achèvement?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 677 --
M. Jeremy Patzer:
En ce qui concerne les rapports, études, évaluations et documents produits pour le gouvernement, y compris les ministères, organismes, sociétés d’État et autre entité du gouvernement, par Gartner depuis le 1er janvier 2016: quels sont les détails de tous ces documents, ventilés par entreprise, y compris (i) la date d’achèvement du document, (ii) le titre, (iii) le résumé des recommandations, (iv) le numéro de référence, (v) le site Web où l’on peut trouver le document en ligne, le cas échéant, (vi) la valeur du contrat associé au document?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 678 --
Mme Candice Bergen:
En ce qui concerne les contrats à fournisseur unique pour des dépenses liées à la COVID-19 depuis le 25 novembre 2020: a) combien de contrats à fournisseur unique ont été attribués; b) quels sont les détails de chacun des contrats à fournisseur unique, y compris (i) la date d’attribution du contrat, (ii) la description des biens ou services, y compris le volume, (iii) la valeur finale du contrat, (iv) le fournisseur, (v) le pays du fournisseur; c) combien de contrats à fournisseur unique ont été attribués à des entreprises établies au Canada; d) combien de contrats à fournisseur unique ont été attribués à des entreprises établies à l’étranger, ventilés par pays où l’entreprise est établie?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 679 --
Mme Candice Bergen:
En ce qui concerne les ministres et les membres du personnel exempté voyageant à bord d’aéronefs du gouvernement, y compris des hélicoptères, depuis le 28 septembre 2020: quels sont les détails de chaque vol, y compris (i) la date, (ii) le lieu de départ, (iii) la destination, (iv) le type d’appareil utilisé, (v) les noms des ministres et des membres du personnel exempté à bord de l’appareil?
Response
(Le document est déposé.)
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2021-06-10 14:52 [p.8226]
Monsieur le Président, la semaine dernière, le CRTC a annoncé qu'il lancera des consultations sur la création d'une ligne téléphonique nationale à trois chiffres destinée à la prévention du suicide. Nous n'avons pas besoin d'autres consultations. Nous n'avons pas besoin de plus d'inaction. L'aide devrait être accessible simplement en composant un numéro à trois chiffres. Le gouvernement aurait pu présenter un projet de loi tout de suite après l'adoption de notre motion demandant la mise en place du numéro 988 au Canada, il y a six mois.
Le gouvernement a le pouvoir de passer à l'action maintenant. Il a plutôt choisi de se défiler. Il n'a rien fait et a renvoyé la balle au CRTC. Pourquoi?
Voir le profil de Jennifer O'Connell
Lib. (ON)
Monsieur le Président, rien n'est plus faux. L'un des premiers engagements que nous avons pris pendant notre mandat a été d'offrir une aide additionnelle aux provinces et aux territoires, en particulier pour le soutien en santé mentale. Si nous avons conservé cet engagement tout au long de la pandémie, nous y travaillons aussi depuis notre arrivée au pouvoir. Tous les jours, nous nous efforçons d'aider à répondre aux besoins en santé mentale des Canadiens. Nous l'avons aussi fait dans le budget de 2021.
Nous poursuivrons nos efforts pour mettre en place une ligne nationale de prévention du suicide à trois chiffres. Entretemps, nous n'avons pas de leçon à recevoir des conservateurs parce que nous avons été là à toutes les étapes...
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2021-06-10 14:53 [p.8226]
Monsieur le Président, 181 jours se sont écoulés depuis l'adoption de cette motion, 181 jours d'inaction. Toutes les 24 heures, 11 Canadiens se suicident et 275 autres tentent de le faire. À partir de ces chiffres, on peut calculer que, au cours de ces 181 jours, près de 2 000 Canadiens se sont suicidés, et 50 000 ont tenté de le faire. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes Canadiens.
Le gouvernement libéral s'engagera‑t‑il à adopter aujourd'hui mon projet de loi C‑294 pour sauver des vies, enfin agir et mettre sur pied une ligne téléphonique 988 au Canada, oui ou non?
Voir le profil de Jennifer O'Connell
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous savons que chaque vie perdue à cause du suicide en est une de trop. C'est exactement pourquoi nous ne nous sommes pas contentés d'agir au cours des 188 derniers jours. Nous avons agi au cours des cinq dernières années pour effectuer les investissements et apporter le soutien en santé mentale que réclament les provinces et les territoires. Depuis le début de la pandémie, nous avons fourni les fonds nécessaires à la création du portail Espace mieux-être. Plus de 1 million de Canadiens ont obtenu des services de soutien en santé mentale. Le député d'en face a beau les ignorer cavalièrement, il s'agit d'outils concrets permettant à des Canadiens en chair et en os d'obtenir l'aide dont ils ont besoin.
Nous continuerons d'investir de plusieurs façons. Nous ne...
Voir le profil de Robert Kitchen
PCC (SK)
Madame la Présidente, en ce moment même, la demande de services de santé mentale est la plus élevée que nous ayons jamais connue au Canada, et le gouvernement a laissé tomber les Canadiens qui attendent toujours de l’aide.
Cela fait presque six mois que la Chambre a passé une motion pour créer un service téléphonique national pour la prévention du suicide, et au lieu de passer à l’action, les libéraux renvoient la balle au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, ce qui provoque encore des retards.
Pourquoi le gouvernement fait-il traîner les choses au lieu de prendre des mesures immédiates concernant cette initiative qui pourrait sauver des vies?
Voir le profil de Jennifer O'Connell
Lib. (ON)
Madame la Présidente, au contraire, depuis le début de notre mandat, nous avons réalisé des investissements dans les services de soutien en santé mentale, car nous savons qu’il était important de financer ce secteur avant la COVID, pendant la COVID et après la COVID.
Pour ce qui est du numéro d’urgence à trois chiffres, je suis heureux de dire que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a annoncé la tenue de consultations. Je prie instamment tous les intéressés à partager leur avis avec le Conseil.
Nous avons également investi dans des ressources comme Espace mieux-être Canada, qui fournit des services immédiats à plus de 1 million de Canadiens, et nous poursuivrons nos investissements dans ce secteur critique.
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
NPD (NU)
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
2021-06-03 17:26 [p.7929]
Monsieur le Président, matna. La découverte des restes de 215 enfants sur le site du pensionnat de Kamloops a étonné de nombreux Canadiens, mais pas les Autochtones. Pour nous, cette découverte confirme ce que nous savions depuis le début: un génocide a été commis.
Je suis contente d'entendre que des députés réalisent enfin ce que les Autochtones savaient déjà. Toutefois, il est évident que beaucoup en cet endroit en ont encore long à apprendre sur la réalité de la colonisation des Autochtones qui se poursuit toujours au Canada. Je le constate tous les jours dans ma circonscription, et j'ai besoin que mes collègues, les Canadiens et le monde écoutent.
Récemment, je me suis entretenue avec une de mes amies, Nikki Komaksiutiksak. Nikki est originaire du Nunavut, mais elle a déménagé à Winnipeg à un très jeune âge avec sa mère pour y vivre avec sa tante. Sa mère et sa tante sont toutes deux des survivantes des pensionnats.
Après son arrivée dans sa nouvelle ville, Nikki a subi une multitude de mauvais traitements. Elle a fini par fuir sa maison pour échapper à la violence, mais la police l'a trouvée et l'a ramenée chez elle. Les policiers attribuaient son refus de rentrer à son caractère rebelle. Ils l'ont donc forcée à rentrer. Nikki était si terrifiée de ce qui l'attendait de l'autre côté qu'elle a arraché ses vêtements pour montrer ses blessures aux policiers. Ils ont fixé Nikki du regard, une enfant de 13 ans, portant des centaines de marques de fouet et de poignard partout sur son corps.
Les policiers l'ont emmenée à l'hôpital, où elle est restée pendant 24 heures, après quoi on l'a conduite à son premier foyer de groupe. Elle s'y est sentie incroyablement seule. On n'a jamais demandé à Nikki ce qu'elle voulait, comment elle se sentait ou de quel genre d'aide elle avait besoin. C'est pourquoi elle s'est dit qu'il valait mieux s'enfuir pour aller rejoindre ses amis, mais les policiers l'ont encore une fois rattrapée pour la ramener dans le système.
En deux ans à peine, Nikki avait séjourné dans 15 foyers de groupe. Elle s'enfuyait sans cesse, à la recherche de normalité, se sentant de plus en plus seule. Elle est allée dans une famille d'accueil avec sa cousine, dont elle était si proche qu'elles se considéraient mutuellement comme des sœurs. Sa cousine a été assassinée à Winnipeg à l'âge de 17 ans, et personne n'a encore assumé la responsabilité de sa mort.
Avant même d'avoir terminé l'école secondaire, imaginez d'être trimballé de foyer en foyer, de ne recevoir que très peu d'amour — celui qu'on accorde normalement à un enfant — et de ne pas avoir de stabilité ni de régularité dans sa vie quotidienne.
Nikki a tenté de se suicider de nombreuses fois, et on a fini par l'envoyer dans un centre de traitement. C'est là qu'elle a bénéficié de counseling et de thérapie pour la première fois de sa vie. Elle a commencé à apprendre de nouveaux moyens de gérer les situations, et on lui a donné des outils pour rompre les cycles de traumatismes. Après la thérapie, on lui a trouvé une famille d'accueil avec des parents aimants.
Durant les années où elle était en foyer d'accueil, Nikki a eu trois enfants et elle s'est battue pour qu'on ne les lui enlève jamais. Cela n'a pas été facile, mais elle s'est battue et elle a gagné. Elle a éventuellement terminé ses études secondaires, est allée à l'université et a déniché un emploi extraordinaire où elle se bat pour soutenir les Inuits tous les jours au centre Tunngasugit. C'est maintenant elle qui héberge de jeunes adolescentes à risque.
L'histoire de Nikki est celle de milliers de jeunes inuits et autochtones partout au Canada. La force et la résilience dont elle a fait preuve assureront un avenir radieux à ses enfants. Cette force, elle l'a trouvée en elle et dans sa volonté de s'améliorer.
La colonisation n'est pas terminée: elle a changé de nom. On sépare encore les enfants de leur communauté. Le système des familles d'accueil a remplacé les pensionnats. L'épidémie de suicides a remplacé le génocide des Autochtones.
Je viens d'une communauté qui présente l'un des taux de suicide les plus élevés. Toute ma vie, j'ai vu des personnes sombrer dans un profond désespoir à Baker Lake, où l'on compte parfois trois ou quatre suicides en moins de deux mois. Ceux qui se sont enlevé la vie étaient mes amis, mes coéquipiers, mes camarades de classe.
En grandissant, je me suis souvent demandé si les choses s'amélioraient ou si elles empiraient, mais le traumatisme intergénérationnel du passé récent a créé un cycle terrible où les décès sont devenus normaux. Les Inuits sont aux prises avec une véritable épidémie de suicides. Au Nunavut, nous savons que souvent, les cas ne sont pas recensés et les enquêtes ne sont pas menées de manière rigoureuse. De nombreuses familles demeurent sans réponse. Des informations controversées ne sont pas divulguées. Les questions restent sans réponse et sont ignorées. Les familles ne reçoivent aucun soutien. Souvent, elles doivent elles-mêmes nettoyer les restes de leurs proches.
J'ai entendu toutes sortes d'histoires au sujet de corps découverts sans tête, de la couleur que prend le corps lorsqu'une personne se pend ou de l'odeur qui se dégage lorsqu'une personne décède. Il arrive souvent que les enfants et les jeunes soient témoins de tout cela. Malheureusement, malgré toutes ces expériences traumatisantes, il y a très peu de ressources en santé mentale, et encore moins de ressources en santé mentale adaptées à la culture, à la disposition des enfants et des familles.
Tout comme le suicide et la mort, le départ d'un enfant confié à une famille d'accueil devient la norme pour les familles inuites. C'est un résultat direct...
Voir le profil de Yvonne Jones
Lib. (NL)
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2021-06-01 22:26 [p.7812]
Monsieur le Président, je remercie tous mes collègues de la Chambre des communes de me donner cette occasion de prendre la parole au sujet de cette motion.
En tant que fière Inuite du Labrador, fille d'une ancienne élève de pensionnat autochtone, lorsque de telles histoires sont révélées de génération en génération, c'est le souvenir quotidien des traumatismes que nous avons vécus et du legs de cette époque qui remonte.
L'affaire dont nous parlons aujourd'hui est horrible. Elle découle de notre horrible passé qui est révélé. À Kamloops, les restes de 215 enfants innocents ont été découverts dans une fosse commune. Cette affaire est accablante et elle nous brise le cœur. Il s'agit d'un crime contre l'humanité. Je crois que tous en conviendront. Il s'agit d'un crime commis contre des enfants qui n'avaient aucun droit de parole. Ils étaient seuls. Ils étaient effrayés. Ils étaient réduits au silence. Ils étaient isolés. On leur a volé leur existence et on les a enterrés d'une façon aussi horrible qu'a été leur passage dans la société.
Hier, dans ma circonscription, j'ai rejoint Jodie Ashini et Thea Penashue, deux mères très fortes de la Première Nation innue de Sheshatshiu, ainsi que le chef Eugene Hart, en compagnie de nombreux enfants, de mères et de pères. J'étais entourée de survivants et de victimes des pensionnats autochtones, unis dans l'amour et l'affection qu'ils ont les uns pour les autres et j'étais submergée par les pleurs.
Au nom de toutes ces personnes, au nom des habitants de Labrador, je souhaite exprimer notre amour et notre soutien aux nombreuses familles qui souffrent ce soir au pays, aux nombreuses familles autochtones qui ressentent la perte, le vide et la douleur de ce qui s'est passé.
Je pense que nous sommes d'accord sur plusieurs points et sur le fait qu'il y a beaucoup de travail à accomplir pour promouvoir les droits des Autochtones au pays, mais aussi pour faire respecter les droits des enfants autochtones innocents. Nous avons beaucoup parlé des dommages causés par l'héritage des pensionnats indiens et les traumatismes connexes. Cependant, nous savons également qu'encore aujourd'hui, les Autochtones sont victimes de racisme. Nous subissons toujours des injustices inacceptables dans de nombreuses communautés d'un bout à l'autre du pays.
L'un après l'autre, les députés se sont engagés à améliorer la situation. Nous nous sommes engagés à restaurer la langue et la culture, à restaurer le fier héritage des Autochtones. Le chemin sera long et ce sont les Autochtones qui devront le tracer et être devant.
Tout acte néfaste engage une responsabilité. Je suis certaine que beaucoup de gens pensent, comme moi, qu'il faut une plus grande reddition de comptes. Je crois fermement que l'Église catholique ne s'est pas encore rachetée et n'a pas encore reconnu ce qui s'est produit dans ses institutions. C'est inacceptable.
Tandis que nous nous engageons, à titre de gouvernement du Canada, à continuer d'aller de l'avant pour combler l'écart qui persiste pour les Autochtones du pays, nous devons le faire avec l'appui des parlementaires des divers territoires et provinces. C'est donc dire que, lorsque nous traitons un projet de loi comme celui qui porte sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, nous devons être en mesure de le défendre et de l'appuyer. Cela fait partie du travail de réconciliation et des façons de combler le fossé qui nous sépare des Autochtones.
Je me réveille chaque jour en me demandant quelles seront les mauvaises nouvelles. Quand je me suis réveillée aujourd'hui dans une circonscription peu peuplée, j'ai découvert que deux magnifiques personnes, très jeunes, s'étaient suicidées hier soir, dans ma circonscription. L'une était membre des Premières Nations, l'autre était inuite. Cela a assez duré. La guérison ne progresse pas comme elle le devrait. Elle est plus lente que prévu. Comment pourrions-nous l'accélérer? Comment pourrions-nous combler encore mieux les écarts?
Comment garantir que tous les enfants puissent se réveiller dans une maison bien chauffée et manger à leur faim? Voilà où nous devons porter notre attention. C'est aussi rudimentaire que cela dans de nombreux cas.
La réconciliation avec les peuples autochtones et la reconnaissance que chaque enfant compte ne sont pas compliquées, mais nous devons agir plus vite. Nous devons avancer plus rapidement que nous ne l'avons fait.
Cela nous concerne comme gouvernement, mais cela concerne aussi les dirigeants autochtones. Cela nous concerne tous pour que nous travaillions ensemble, afin de faire avancer les choses. En cette période, l'évolution est essentielle pour les peuples autochtones. Ne ratons pas l'occasion qui nous est offerte. Ne dissimulons pas cette question sous le tapis pour ensuite devoir attendre 10 ans avant d'en faire une priorité au pays.
Je suis très fière de ce que le gouvernement a fait pour aider les peuples autochtones. J'ai vu plus d'enfants autochtones obtenir de l'aide dans ma circonscription au cours des 5 dernières années que j'en ai vus durant les 15 années précédentes. J'ai vu plus de maisons être construites dans des communautés de ma circonscription pour des familles autochtones que j'en ai vues durant les 15 années précédentes.
J'ai vu plus d'investissements dans les banques alimentaires et dans les mesures d'aide sociale. Le système d'aide sociale et le système d'aide à l'enfance ont été ravivés au pays pour soutenir les communautés et les peuples autochtones, mais il reste encore beaucoup à faire...
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PCC (ON)
Voir le profil de Marilyn Gladu
2021-05-28 10:43 [p.7547]
Madame la Présidente, j'ai le plaisir de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-21. J'espère pouvoir ajouter à la discussion en présentant un point de vue calme et raisonné. Tous les partis à la Chambre veulent que la criminalité liée aux armes à feu cesse au Canada. La question est de savoir quelle est la meilleure façon de procéder.
Nous savons que nos décisions doivent être fondées sur des faits et des données probantes. D'ailleurs, le gouvernement libéral ne cesse de dire qu'il se fie aux faits et aux données probantes, mais il a raté sa cible dans ce dossier particulier.
Nous savons que 95 % des armes à feu utilisées pour commettre des crimes au Canada sont illégales ou utilisées illégalement. Que fait le projet de loi C-21 pour empêcher que des armes à feu entrent illégalement au Canada? La réponse est: rien. Alors que fait le projet de loi C-21 pour empêcher que des armes à feu soient utilisées illégalement? Encore une fois, la réponse est: rien. Le projet de loi en question ne fait absolument rien pour lutter contre les cimes commis avec une arme à feu au Canada.
Quand on examine les 261 crimes commis avec une arme à feu l'an dernier, on constate que 60 % d'entre eux ont été perpétrés avec des armes de poing qui sont déjà interdites ou à autorisation restreinte. Un homicide sur quatre était lié aux gangs. En ce qui concerne les personnes qui ont été arrêtées en 2019 pour des infractions commises avec une arme à feu illégale, le chef de la police de Toronto a affirmé que les 326 personnes accusées de ces infractions sont maintenant en liberté sous caution. On n'applique même pas la loi lorque les gens commettent des crimes, et les peines sont réduites.
Pour réduire le nombre de crimes commis avec des armes à feu au Canada, la première chose à envisager est de cibler le problème des armes qui sont introduites illégalement sur le territoire. Je suis triste de constater que les députés libéraux ont voté à l’encontre d’un projet de loi d’initiative parlementaire présenté par le député de Markham—Unionville qui aurait pu permettre d’instaurer des mesures contre la contrebande d’armes à feu.
Il a déjà été démontré clairement aujourd’hui que nous devons intensifier nos efforts pour sécuriser nos frontières, car nous savons d’après les statistiques que la plupart des armes viennent des États-Unis. Nous avons un rôle à jouer ici. Je sais que la Fédération de la police nationale a exhorté le gouvernement du Canada à augmenter les fonds destinés au programme de l’intégrité des frontières de la GRC afin de permettre à la GRC de mener des enquêtes proactives sur les armes à feu pour lutter contre les crimes commis avec des armes à feu depuis nos frontières.
Il y a un autre problème que le projet de loi C-21 ne fait rien pour régler; il s’agit du crime organisé et des gangs. Les statistiques nous ont montré que le gangstérisme est à l’origine d’environ un homicide sur quatre. Or, le gouvernement ne fait rien pour s'attaquer à ce problème.
Qu'est-ce que le projet de loi C-21 accomplit? Il accomplit plusieurs choses mais, en gros, il permet aux propriétaires légitimes d'armes à feu de conserver des armes déjà interdites. Cependant, aucun dédommagement n'a encore été prévu. Cette mesure législative cible les gens respectueux des lois. Le gouvernement les punit. Ils ne sont pas autorisés à utiliser ces armes, et ils ne seront pas dédommagés. Du moins, rien n'a été prévu à cet effet.
Parallèlement, les libéraux tentent de transférer au commissaire fédéral aux armes à feu le pouvoir, actuellement détenu par les contrôleurs provinciaux des armes à feu, « d’approuver, de refuser, de renouveler ou de révoquer l’autorisation de port ». Encore une fois, le gouvernement semble croire qu'Ottawa a toujours raison.
Par ailleurs, le gouvernement veut imposer des exigences supplémentaires pour l'obtention d'un permis d'importation de munitions. Encore une fois, il cible toujours les gens respectueux des lois, et il oublie quelque chose d'important: les criminels n'obéissent pas à la loi. Ils n'obéissent déjà pas aux lois actuelles sur les armes à feu; ils n'obéiraient pas davantage à ces nouvelles lois. Ils ne se conformeraient pas à l'exigence d'obtenir un permis d'importation de munitions. Le gouvernement doit arrêter d'être naïf, et il doit commencer à adopter des approches raisonnées qui permettront de réellement corriger le problème.
De nombreux maires au pays se sont dits contre la possibilité pour les municipalités d'imposer une interdiction telle que le prévoit le projet de loi C-21. Le gouvernement devrait écouter les maires qui lui disent qu'il ne s'agit pas d'une question de compétence municipale. C'est la GRC qui possède l'expertise requise dans le domaine et c'est elle qui devrait avoir ce pouvoir.
Alors que le gouvernement s'entête à mettre en œuvre des mesures qui n'auront aucun effet sur les crimes commis avec des armes à feu au Canada, il présente d'autres projets de loi, comme le projet de loi C-22, qui visent à réduire les peines pour les crimes commis avec une arme à feu. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les libéraux songent à faire une telle chose.
Le projet de loi C-22 abroge les peines minimales pour plusieurs infractions. Je vais en dresser la liste: possession non autorisée, possession d'une arme prohibée, possession d'une arme criminellement obtenue, trafic d'armes, possession d'une arme en vue d'en faire le trafic, décharge d'une arme à feu avec insouciance, décharge d'une arme à feu dans l'intention de blesser ou de mettre en danger la vie d'une personne et vol qualifié commis avec une arme à feu. Pourquoi voudrions-nous réduire les peines pour le genre de crimes qui font partie du problème de la violence armée au Canada, que nous cherchons à endiguer?
En outre, le projet de loi C-22 ferait en sorte que, dans le cas d'un certain nombre d'infractions, dont agression sexuelle, enlèvement, traite de personnes dans le but d'en retirer un avantage matériel, enlèvement d'une personne âgée de moins de 14 ans, vol d'un véhicule à moteur et incendie criminel dans une intention frauduleuse, les délinquants ayant commis ces crimes soient admissibles à un emprisonnement avec sursis.
Encore une fois, nous voulons régler le problème de la violence armée au Canada: les armes illégales, les armes utilisées de manière illégale et les activités du crime organisé et des gangs de rue qui sont liées à ces comportements illégaux. Il y a un grave problème de drogue au Canada, alors c'est à ce problème que nous devrions nous attaquer.
Je vois qu'il me reste peu de temps et, oui, je vais en venir à mes arguments. Il y a également des gens qui maintiennent que le suicide est un motif pour interdire aux propriétaires légitimes d'armes à feu de posséder des armes, car cela permettrait de vraiment réduire le taux de suicide au Canada. Malheureusement, je crois que les gens qui veulent se suicider trouveront d'autres moyens d'y parvenir, notamment en se pendant, se tranchant les veines ou en prenant des pilules.
Nous avons constaté que le nombre de suicides au pays a augmenté considérablement. Étant donné que la pandémie dure depuis très longtemps et que le gouvernement libéral n'a pas réussi à mettre en place un plan de sortie de crise, le nombre de suicides a quadruplé. Habituellement, 4 000 personnes se suicident chaque année. Si l'on quadruple ce chiffre, le nombre de suicides s'approche du nombre de décès attribuables à la COVID-19. C'est pourquoi il est important que le gouvernement concentre ses efforts sur ce problème et, s'il veut vraiment éliminer le suicide, qu'il nous présente un plan pour sortir complètement de la pandémie.
Le programme de rachat non défini doit être clarifié afin que nous puissions vraiment y faire nos observations. Pour l'instant, on dirait simplement que les armes seront interdites et qu'il n'y a pas de plan bien défini. Toutefois, l'éventuel plan sera probablement très coûteux, et il me semble qu'au départ, on en a nettement sous-estimé le coût.
Somme toute, le projet de loi C-21 rate la cible, car il ne permettra pas d'éliminer les crimes commis au moyen d'une arme à feu au Canada. En résumé, le problème, ce sont les armes à feu illégales et les armes à feu utilisées illégalement. Or, le projet de loi C-21 ne prévoit rien pour les armes à feu illégales et ne prévoit rien pour les armes à feu utilisées illégalement.
Que devons-nous faire? Intensifions les efforts visant à empêcher les armes à feu illégales d'entrer au pays et punissons plus sévèrement la participation à la contrebande d'armes à feu. Quand des personnes sont reconnues coupables de ce crime, gardons-les en prison et ne les remettons pas en liberté, où elles pourraient circuler de nouveau dans nos rues avec leurs armes.
Mettons l'accent sur le crime organisé et les activités des gangs. Je crois que ce serait une meilleure utilisation des ressources. En fait, la Fédération de la police nationale a déclaré que nous devrions affecter une partie des fonds investis dans les activités de surveillance des propriétaires légitimes d'armes à feu à la prévention de la criminalité. C'est une excellente chose à faire aussi.
En définitive, nous voulons tous la même chose. Nous voulons tous éliminer les crimes commis au moyen d'une arme à feu au Canada, mais ce n'est pas ce que fait le projet de loi C-21.
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PCC (BC)
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2021-05-07 12:17 [p.6906]
demande à présenter le projet de loi C-294, Loi modifiant la Loi sur les télécommunications (prévention du suicide).
— Monsieur le Président, il y a 147 jours, la Chambre des communes a adopté à l'unanimité la motion que j'ai présentée concernant la mise en place d'une ligne de prévention du suicide à trois chiffres. Cela fait 147 jours et, toutes les 24 heures, 11 Canadiens s'enlèvent la vie et 275 font une tentative de suicide. À partir de ces chiffres, ont peut calculer que, depuis l'adoption de la motion, ce sont 1 617 Canadiens qui se sont suicidés et plus de 40 000 qui ont tenté de le faire. Ce sont les suicides et les tentatives de suicide qui ont été comptabilisés, mais nous savons qu'il y en a beaucoup d'autres qui ne sont pas rapportés.
Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes Canadiens. Les chiffres que j'ai mentionnés sont ahurissants. Ce qui est d'autant plus inquiétant, c'est que ces données datent d'avant la COVID.
Le projet de loi d'initiative parlementaire que je présente est très simple. Il vise à ajouter une disposition à la Loi sur les télécommunications afin qu'une nouvelle ligne de prévention du suicide à trois chiffres soit créée et accessible aux Canadiens dans l'année qui suivra l'adoption du projet de loi.
Nous sommes confrontés à une crise de santé mentale sans précédent. Nous avons la possibilité de sauver des vies, de poser un geste concret et de montrer aux personnes qui souffrent que nous nous battons pour elles. Créons la ligne 988 au Canada.
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PCC (ON)
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2021-05-06 11:16 [p.6768]
Monsieur le Président, je suis heureux de participer à distance au débat sur le budget de 2021, budget qui, malheureusement, voit dans cette pandémie l’occasion de réinventer l’économie, alors que les Canadiens n’ont qu’une envie: sortir de la pandémie. C’est manifestement un budget électoral, comme l’ont dit les libéraux, qui va nous conduire tout droit à l’inflation. Ce n’est pas un plan de relance, mais plutôt une somme monstrueuse portée à notre carte de crédit nationale.
Traditionnellement, les gouvernements canadiens prônaient la création d’emplois et les emplois de l'avenir. Aujourd’hui, les libéraux profitent des circonstances pour faire la promotion du crédit et des cartes de crédit. Le premier ministre a même eu le culot de dire qu’il allait s’endetter pour que les Canadiens n’aient pas besoin de le faire. Voyons donc. Avant de devenir premier ministre, il n’a jamais eu besoin de travailler pour subvenir à ses propres besoins. Pour les vacances, pour les voyages de ski et pour les voitures, il utilisait la carte de crédit de papa. C’était toujours quelqu’un d’autre qui payait la facture.
Voilà qui explique peut-être pourquoi les libéraux pratiquent aujourd’hui un nouveau type d’économie, qu’ils appellent la théorie monétaire moderne. Autrement dit, les libéraux ne planifient nullement de revenir à l’équilibre budgétaire. Ce qu’ils vont laisser aux Canadiens et aux gouvernements futurs, c’est une dette sans fin. Certains vont même jusqu’à dire qu’il s’agit là du plus grand braquage intergénérationnel de toute l’histoire du Canada. Le premier ministre laisse une dette de 1,4 billion de dollars aux générations futures, ce qui va représenter un fardeau considérable pour nos enfants et nos petits-enfants.
C’est une somme astronomique. Le premier ministre fait marcher la planche à billets à raison de 3 milliards de dollars par semaine pour financer son programme. Au lieu de laisser à nos enfants une économie en bonne santé, le premier ministre, par ses décisions, est en train de détruire leurs espoirs dans un avenir meilleur.
Ici à Oshawa, nous faisons d’énormes investissements dans les emplois de l’avenir. Nous sommes une ville universitaire. L'Institut universitaire de technologie de l'Ontario a fait d’énormes investissements dans l’éducation des jeunes pour les préparer aux emplois de l’avenir, ce qui va nous aider à sortir de cette pandémie.
En 2018, l’Université Brock a réalisé avec l’Université de Toronto et la Munk School of Global Affairs une étude sur l’exode des cerveaux issus des programmes de technologie des universités canadiennes qui s’intitulait « Reversing the Brain Drain: Where is Canadian STEM Talent Going? ». C’était en 2018, avant la pandémie. Cette étude avait constaté que 65 % des informaticiens canadiens et 30 % des autres diplômés des domaines de la science, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques quittaient le Canada après leurs études. Autrement dit, le Canada finance l’éducation de ces jeunes pour qu’ils puissent occuper des emplois de l’avenir, mais comme le gouvernement ne leur offre pas de débouchés, ils sont de plus en plus nombreux à quitter le pays.
La prochaine phase de la croissance planétaire et de la relance va s’articuler autour des technologies. Les libéraux se vantent de reconstruire le Canada en mieux, moi je pense que c’est en pire. Comme je viens de l'indiquer dans la question que j'ai posée au secrétaire parlementaire, ce budget ne contient aucun incitatif pour que les jeunes restent au Canada.
Alors que les autres pays encouragent la croissance, le Canada la freine avec ce budget. Mes collègues ont déjà rappelé les commentaires de Robert Asselin et David Dodge à propos de ce budget, à savoir qu’il n’encourageait pas l’investissement dans la croissance. Les États-Unis, mais aussi la Chine, l’Inde, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon vont tous gagner la course aux technologies avec nos étudiants canadiens. Nos jeunes sont notre investissement le plus important et notre ressource la plus importante. Nous devons tout faire pour qu’ils restent au Canada.
Les jeunes de ma circonscription me disent que les problèmes de santé mentale se sont considérablement aggravés pendant la pandémie. Les provinces ont fait une demande simple au premier ministre, celle d’investir 4 milliards de dollars dans ce secteur. Toutefois, que leur a-t-il répondu, pendant la terrible pandémie actuelle? Il leur a dit d’attendre, que ce serait pour plus tard.
Dans ma déclaration la semaine dernière, j’ai parlé de la nécessité, aujourd’hui plus que jamais, que tous les Canadiens aient accès à de meilleurs services de santé mentale.
Il y a des organismes d'aide à Oshawa. Comme les députés peuvent le voir derrière moi, l'Église Unie de la rue Simcoe abrite l'organisme Back Door Mission. Il y a aussi l'organisme The Refuge qui cible les jeunes de la rue et ceux ayant des problèmes de santé mentale. Cela dit, ils ne peuvent pas y arriver seuls. Ils ont besoin de l'appui du gouvernement fédéral.
Mon collègue de Cariboo—Prince George réclame la mise en place d'une ligne pour la prévention du suicide, le 988, afin d'aider les Canadiens...
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PCC (ON)
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2021-05-06 12:17 [p.6777]
Madame la Présidente, quand j’étais jeune, j’étais fou de l’émission de télévision Bonanza, qui se déroulait dans une région très riche en gisements d'or. Certains d’entre vous ont peut-être entendu parler de cette émission, qui était fantastique. J’aimerais maintenant dire aux députés ce que je n’apprécie pas autant. Je n’aime pas voir la frénésie de dépenses que nous voyons ici à Ottawa depuis deux ans, comme si nous roulions sur l'or.
Je veux parler de la dette accumulée. Ces deux dernières années, le gouvernement a accumulé une dette de 509 milliards de dollars. Les Libéraux ont doublé la dette nationale en deux ans seulement. Malgré toutes ces dépenses, des lacunes flagrantes persistent dans la façon dont on répond aux besoins des Canadiens. Je veux parler de certains besoins dont le gouvernement n’a pas tenu compte, malgré ses folles dépenses.
Je tiens également à dire que je partage mon temps de parole avec le député de Prince Albert.
Je vais d’abord parler de la large bande. C’est un énorme problème dans la circonscription de Dufferin—Caledon, que je représente. Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un appel ou un courriel de résidents de ma circonscription qui se plaignent du manque d’accès à un service Internet abordable à haute vitesse.
Le 30 avril, j’ai reçu un courriel d’Andrew. Les députés libéraux devraient écouter attentivement, car la lecture de ce courriel est déchirante. « Cher Kyle, je vous écris aujourd’hui pour vous dire qu’il est urgent que nous ayons accès à Internet à un prix abordable dans un avenir très rapproché. Je suis sans travail depuis février 2020. Ma fille doit suivre ses cours à domicile. Je suis incapable de trouver un emploi qui ne m’oblige pas à travailler à domicile. J’utilise mon forfait de données de téléphone cellulaire et celui de ma femme simplement pour essayer de trouver du travail. De nos jours, l’absence d’Internet, en cette ère de coronavirus, est littéralement paralysante pour moi et pour ma capacité de subvenir aux besoins de ma famille. »
Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas investi massivement dans les services à large bande? C’est essentiel dans les circonscriptions comme la mienne, qui ont une importante composante rurale. Il n’y a pas de réseaux 5G pour les forfaits de téléphonie cellulaire de mes concitoyens. Il n’y a pas de plans de données illimitées qu’ils peuvent utiliser pour travailler à la maison ou pour que leurs enfants puissent poursuivre leur cheminement scolaire à la maison, ce que nous faisons pendant la pandémie.
L’absence d’investissements rapides dans ce domaine est un échec monumental pour le gouvernement. Les libéraux promettent de brancher tout le monde à la large bande haute vitesse d’ici 2030. Je suis devenu avocat parce que je n’étais pas bon en mathématiques, mais mes calculs me disent que c’est dans neuf ans. Ce ne sera pas suffisant pour Andrew, et ce ne sera pas suffisant non plus pour les très nombreux Canadiens qui n’ont pas accès à Internet haute vitesse à un prix abordable. Le gouvernement devrait avoir honte de ne pas avoir réglé cette question, surtout dans le contexte de la pandémie.
Il y a un autre problème relativement auquel je suis stupéfait que le gouvernement n’ait rien fait, que ce soit dans le budget ou dans la loi d’exécution du budget. Le 11 décembre, mon collègue a présenté une motion en faveur d’une ligne téléphonique 988 pour la prévention des suicides.
La motion concernant la ligne téléphonique 988 a été adoptée à l’unanimité à la Chambre il y a cinq mois, et la seule chose que le gouvernement a proposée, c’est qu’il pourrait demander au CRTC de se pencher sur la question. Tout ce dont nous entendons parler ces jours-ci, c’est la crise de santé mentale qui sévit au Canada en raison de la pandémie. La situation est difficile pour tout le monde. Il n’a jamais été aussi important que maintenant d’avoir accès à un numéro à trois chiffres pour prévenir les suicides.
J’ai parlé de ma propre expérience de la dépression. Je peux dire aux députés que le fait d’avoir accès à un numéro et de pouvoir parler à quelqu’un à titre confidentiel permettrait de sauver des vies. Parfois, les gens n’ont pas la force d’appeler un membre de leur famille ou un ami. Un numéro simple à retenir, un service confidentiel, permettra de sauver des vies. Très franchement, je trouve stupéfiant qu’on n’agisse pas dans ce dossier.
J’aimerais aussi aborder un autre sujet. En décembre, j’ai parlé de Paul, un homme de la circonscription que je représente qui a ouvert une nouvelle entreprise en avril 2020, alors qu’il devait le faire en mars. Paul a essayé de faire en sorte que les choses marchent bien. Il a augmenté sa marge de crédit et cherché des moyens de refinancer sa maison. Pourquoi les nouveaux propriétaires d’entreprise comme Paul doivent-ils faire cela? C’est parce qu’il n’y a pas de programmes de soutien pour eux.
Le gouvernement peut prétendre qu’il n’est pas au courant de cela, sauf que j’ai soulevé cette question pendant la période des questions et pendant le débat d’ajournement. Le gouvernement sait très bien qu’il n’y a pas de programmes pour les nouvelles entreprises. Pourquoi ne pas corriger cela dans le budget? Nous dépensons déjà 509 milliards de dollars. Ne pouvons-nous pas trouver de l’argent pour les nouveaux entrepreneurs qui se sont investis corps et âme pour lancer leur entreprise? C'est une situation dont le gouvernement est pourtant conscient. Tout ce que je peux dire à Paul, c’est que le gouvernement ne se soucie guère du succès ou de l’échec de son entreprise. C’est le seul message que je peux lui transmettre, compte tenu du budget et du projet de loi d’exécution du budget.
Des mesures concernant le prix des logements constituent une autre omission flagrante de la part du gouvernement. Une taxe de luxe de 1 % pour les acheteurs étrangers n'aura aucun effet. Nous l’avons entendu à maintes reprises. Cela va simplement être considéré comme le coût de faire des affaires, surtout lorsque les prix de l’immobilier augmentent de 25 %, 30 % ou 40 % au cours d’une année. La taxe de 1 % est une farce. Le gouvernement aurait dû se montrer plus sérieux, car nous savons que les acheteurs étrangers posent un problème. Il y a des façons de refroidir le marché de l’habitation, où nous savons que les choses ne vont pas bien. Les jeunes disent qu’ils n’auront jamais les moyens d’acheter une maison à cause des prix actuels. La réponse du gouvernement n’a rien donné.
J’ai envisagé récemment d’acheter une maison. Lorsque j’ai vu le prix, j’ai été stupéfait et je me suis dit: « Cela me semble beaucoup d’argent pour une maison. » Devinez quoi? Le prix de cette maison a augmenté de 50 %. Elle a été achetée en août 2020, et au printemps 2021, elle était en vente à un prix 50 % plus élevé. Nous sommes aux prises avec une crise du logement, et le gouvernement ne fait pratiquement rien. Il n’a rien fait pour régler la crise du logement qui sévit au Canada.
L’un des éléments importants dont nous avons entendu parler est le nouveau système national de garde d’enfants. On nous a annoncé en grande pompe qu’on allait régler le problème des garderies au Canada. Ce que j’ai appris en tant qu’avocat, c’est que le diable est souvent dans les détails, et les détails dans ce cas sont un peu différents de ce qui est annoncé. J’appellerais cela un concept de garde d’enfants, parce que le gouvernement ne dépensera pas d’argent à moins que les provinces n’emboîtent le pas. C’est un programme à frais partagés. Si les gouvernements provinciaux n’acceptent pas de s’en occuper, l’argent ne sera pas dépensé. Lorsque nous examinons la situation financière des provinces après 15 mois de pandémie, nous nous inquiétons de plus en plus du fait qu’elles ne pourront pas se permettre ce nouveau programme, dont les coûts doivent être partagés.
Bien sûr, nous n’avons aucun détail sur la façon dont le partage des coûts se fera. Les libéraux vont s’entendre avec les provinces à un moment donné, tout en leur disant qu’elles devront payer tant ou tant si elles veulent l’argent du fédéral. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un plan national de garderies, mais d’un projet national de garderies. C’est une idée qui pourrait se concrétiser un jour si le gouvernement parvenait à obtenir l’appui des provinces. Pour moi, ce n’est pas un plan, comme je ne cesse de le répéter. C’est un projet.
Enfin, nous avons une dette de 509 milliards de dollars. La dette nationale a doublé. Si les taux d’intérêt augmentent pour contrer l’inflation actuelle, le gouvernement sera incapable de payer les intérêts sur la dette.
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Monsieur le Président, en ce mois saint du ramadan, je prends la parole pour rendre hommage à un pionnier de Scarborough: le regretté Danish Memon.
M. Memon était un bâtisseur et une personnalité dévouée du milieu communautaire, un entrepreneur et un mentor pour de nombreux jeunes de Scarborough et d'ailleurs. Malheureusement, il était aux prises avec des problèmes de santé mentale et il s'est ultimement enlevé la vie.
Récemment, Ahmed Ismail et Ginella Massa, deux pionniers de Scarborough, ont organisé un événement en ligne qui a été vu partout dans le monde pour reconnaître le travail de M. Memon et son influence dans notre collectivité. Ils ont souligné la nécessité de lutter contre les préjugés liés à la santé mentale et de faire en sorte qu'une aide appropriée soit accessible à tous, en particulier aux membres des communautés marginalisées.
Je remercie son épouse, Yasmin Merchant, et ses enfants, Usama, Mariam, Safiyyah et Aaminah, qui ont eu l'extraordinaire courage de raconter leur expérience publiquement. Je remercie M. Memon du travail inspirant qu'il a accompli. Il nous manque, et nous rendons hommage à sa mémoire et à sa famille aujourd'hui.
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