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Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:31
La Corée du Sud, Taïwan et d'autres pays ont principalement composé avec cette crise en menant d'entrée de jeu des campagnes de dépistage massives et des enquêtes de recherche de contacts très agressives, y compris l'utilisation d'applications sur téléphones intelligents, et en imposant le confinement et la quarantaine. J'ai travaillé en extrême collaboration avec la Corée du Sud et Taïwan à cet égard, et c'est ainsi que cela a fonctionné. Ce n'était pas lié aux voyages...
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:32
Non, je ne dis pas que les restrictions de voyage n'auraient pas été utiles au départ. À ce moment-là, nous avions affaire à un nouveau virus. La plupart du temps, les restrictions de voyage n'étaient pas utilisées. Je pense que nous n'avons tout simplement pas les preuves nécessaires pour formuler des hypothèses solides. Cela dit, nous savons que les tests, la recherche des contacts, l'isolement, la quarantaine et le port universel du masque sont très efficaces. Nous devons...
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:33
Vous savez, franchement, certains pays — surtout les États-Unis, et moins le Canada — n'ont pas pris la chose suffisamment au sérieux, en ce sens qu'ils n'ont pas vraiment exploité leurs capacités en matière de santé publique. Beaucoup de pays qui ont vécu l'expérience du SRAS ont très, très bien réussi, comme vous l'avez dit. Singapour serait un autre exemple.
Je pense que ce que je n'accepte pas, c'est la teneur de vos propos. Jeter le blâme à une institution comme l'Organisation mondiale de la Santé n'est pas la solution.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:36
Monsieur Konyndyk, vouliez-vous répondre à la question, ou dois-je répondre?
Jeremy Konyndyk
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Jeremy Konyndyk
2020-06-23 11:36
Je serai ravi d’offrir une première piste de réponse.
Je pense que c’est là un risque bien réel. Jusqu’à présent, l’un des aspects vraiment frappants de cette crise — contrairement à, disons, l’épidémie d’Ebola de 2014-2015 —, c’est tout simplement l’absence d’un sentiment d’effort commun à l’échelle mondiale. Bien franchement, j’estime que cette situation est attribuable, en partie, aux agissements de mon propre pays. Selon moi, le gouvernement américain a géré le tout de façon très insulaire. D’habitude, on s’attend à ce que le gouvernement américain essaie de prendre les devants et de mobiliser ce genre d’effort mondial, mais cela n’a pas été le cas. C’est à l’image de certaines tendances générales qui se dessinent un peu partout dans le monde, ce qui est bien malheureux et, comme vous l’avez dit, c’est quelque chose de très rare.
Nous faisons tous face à un ennemi commun, d’où la nécessité d’une approche commune. Nous ne pourrons pas vaincre le virus ou en être vraiment à l’abri, où que nous soyons, tant que nous n’aurons pas maîtrisé la situation partout dans le monde.
Je crois que cela rejoint la question précédente sur l’interdiction de voyage. L’une des préoccupations qui s’y rattachent, comme en témoignent les études sur le sujet, c’est que les interdictions de voyage vous font gagner, au mieux, deux à quatre semaines de préparation. Elles ne vous accordent pas une protection permanente. Elles retardent probablement l’arrivée d’une épidémie dans un pays, mais elles ne l’empêchent pas. À moins qu’il s’agisse de la Nouvelle-Zélande ou des Fidji, ces interdictions ne vont pas prévenir une épidémie.
L’utilité d’une interdiction de voyage, le cas échéant, c’est qu’elle permet de retarder légèrement l’arrivée de l’épidémie pour que vous puissiez vous y préparer, mais cet incident aura quand même lieu. Je crois qu’à ce stade-ci, aucun pays n’a été épargné. Dans un pays comme le Canada ou les États-Unis, ou peu importe, nous ne pouvons pas compter sur les restrictions de déplacement pour assurer notre sécurité. Nous devons enrayer la pandémie à l’intérieur de nos frontières, tout en nous efforçant de l’éliminer à l’étranger, car tant que ces...
Chaque pays sera exposé à un risque important d’ici à ce qu’un vaccin soit créé. Tant qu’il y aura des flambées un peu partout dans le monde, nous courrons le risque d’y être exposés à nouveau. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en Corée du Sud et en Chine. La plus grande menace — ou, plutôt, une des menaces importantes — pour ces deux pays, depuis qu’ils ont repris en main la situation, c’est le rétablissement des voyages.
Je crois que nous avons raison. Si nous voulons être en mesure de remettre l’économie sur les rails, nous devons pouvoir rétablir les voyages internationaux. Environ 10 % du PIB mondial dépend des voyages ou du tourisme. C’est un coup dur. Il y aura vraiment de lourdes conséquences, surtout si nous devons attendre deux ou trois ans avant qu’un vaccin soit facilement accessible, ce qui fera beaucoup de tort au secteur des voyages internationaux. La meilleure façon de nous y prendre, c’est d’enrayer la pandémie partout, et ce, dans le cadre d’un effort mondial. Aucun pays ne pourra en venir à bout en faisant cavalier seul.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:39
J'approuve tout ce que M. Konyndyk vient de dire sur la réaction actuelle à la COVID et la nécessité de faire front commun. Je crois que c'est tout à fait essentiel.
M. Powlowski a posé une question sur le monde de l'après-COVID. Cette question m'intéresse beaucoup parce qu'un jour, tout cela sera chose du passé. À quoi ressemblera le monde, et quel sera le rôle du Canada dans un tel contexte? C'est vraiment important. Vivrons-nous dans un monde plus fragmenté? Est-ce que cela affaiblira ou sapera les institutions internationales ou les traités internationaux? Les droits de la personne seront-ils affaiblis? Assisterons-nous, dès la première flambée, à des mesures de confinement à grande échelle, à des mises en quarantaine massives et à des restrictions de voyage et de commerce?
Nous sommes déjà passés par là. En effet, cela ne fonctionne pas. Je lance donc un appel au Canada, qui représente pour moi, de l'autre côté de votre frontière du Sud, le pays auquel, bien franchement, j'aimerais parfois que les États-Unis ressemblent: un pays qui s'engage à l'échelle mondiale, un pays qui prend les devants, qui parle de droits de la personne, d'échanges commerciaux, de voyages, de mondialisation et de primauté du droit. C'est ce que je veux voir, et nous avons un choix à faire dans le monde. Nous pouvons emprunter une voie — celle qui consiste à tout fermer, à adopter une démarche nationaliste et à nous bomber le torse comme le font beaucoup de chefs puissants —, ou nous pouvons coopérer.
À vrai dire, si la COVID nous a appris quoi que ce soit, c'est que nous sommes tous dans le même bateau et que nous devons travailler ensemble. Cet esprit de collaboration sera encore plus important dans le cadre de nos efforts pour mettre au point des vaccins et des traitements.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:43
Monsieur Konyndyk, voulez-vous répondre en premier, ou préférez-vous que ce soit moi? Les deux me conviennent.
Jeremy Konyndyk
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Jeremy Konyndyk
2020-06-23 11:43
Je serai heureux d'intervenir en premier, monsieur Gostin.
C'est vraiment une excellente question. L'une des choses que nous avons constatées dans de nombreux pays, c'est une sous-estimation du risque que présente cette maladie.
J'ai écrit un article d'opinion dans le Washington Post, publié le 4 février, dans lequel je préconisais une approche « sans regret ». J'ai invité le gouvernement américain et, en fait, le monde entier à examiner ce qui se passait alors à Wuhan, en Chine, et à se demander si une telle situation pouvait se produire ici. À mon avis, dès que nous avons vu le débordement des hôpitaux dans une métropole aussi riche que Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants, dotée d'un système moderne de soins de santé, dans un pays relativement riche à revenu moyen supérieur, il y avait peu de raisons de croire que les pays développés — que ce soit en Amérique du Nord, en Europe occidentale, en Asie orientale ou ailleurs — seraient à l'abri.
J'estime qu'à tout le moins, chaque pays aurait dû se préparer, dès lors, à la possibilité que les conditions de Wuhan se manifestent sur son propre territoire. Il n'y avait aucune raison valable de penser que cela n'aurait pas lieu. Chaque pays aurait dû se poser deux questions simples le 23 janvier, lorsque Wuhan a commencé à fermer sa frontière. Premièrement, une telle situation pourrait-elle survenir ici? La réponse, dans chaque pays, était clairement oui: si cela pouvait arriver à Wuhan, cela pouvait se produire n'importe où. Deuxièmement, sommes-nous prêts à une telle éventualité? Serons-nous prêts si cela se produit? Voilà en quoi consiste une approche « sans regret ».
Ce n'est pas l'approche qu'ont adoptée les États-Unis ni d'ailleurs la plupart des autres pays. Selon moi, il y avait une certaine pensée magique selon laquelle la crise qui sévissait en Chine resterait là-bas, mais ce raisonnement ne reposait sur aucun fondement scientifique.
Alors, oui, je m'attendais à ce qu'une telle situation se produise aux États-Unis. C'est pourquoi j'ai réclamé la prise de mesures préparatoires, et j'ai été déçu de voir que rien n'a été fait à cet égard.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:45
Je trouve, moi aussi, que c'est une excellente question. Je vous remercie beaucoup de l'avoir posée, et ce, de façon si aimable.
Selon l'indice de sécurité sanitaire mondiale — un travail auquel M. Konyndyk et moi participons tous les deux —, les États-Unis se trouvent en tête de liste au chapitre des capacités sanitaires, et le Règlement sanitaire international exige que tous les pays renforcent les capacités essentielles de leur système de santé afin de pouvoir détecter rapidement les nouvelles éclosions et d'intervenir en temps opportun.
Il est tout à fait pertinent de se demander pourquoi des pays à revenu élevé en Amérique du Nord, en Europe et en Asie ont été si durement touchés. À mon avis, c'est parce que les systèmes de santé ne sont pas suffisants. Nous devons miser sur la préparation et la planification, et nous avons besoin de leadership pour agir. Comme le dit la première ministre de la Nouvelle-Zélande: « Agissons avec fermeté et avec célérité. » Ce n'est pas ce que nous avons fait. Les États-Unis, l'Europe et de nombreux autres pays n'ont certainement pas agi de la sorte.
J'aimerais revenir sur ce que M. Konyndyk a dit dans sa déclaration préliminaire. J'ai été très impressionné — à vrai dire, je suis toujours impressionné par les propos de M. Konyndyk — en ce qui concerne l'idée selon laquelle, comme je l'ai déjà dit, la confiance est un élément essentiel de la santé publique. Il faut gagner la confiance du public.
Je remarque qu'il y a un autre sujet dont nous n'avons pas discuté, à savoir le dénigrement populiste de la science et des experts. On le voit dans les attaques contre l'OMS, on le voit dans le dénigrement et la mise à l'écart des CDC aux États-Unis et, maintenant, du groupe de travail de la Maison-Blanche sur le coronavirus. Le même phénomène s'observe au Brésil et ailleurs.
Le leadership est important. Il nous faut donc deux éléments. Nous avons besoin d'un système de santé solide, mais nous devons aussi prendre ces questions au sérieux et rallier les gens autour d'un message cohérent de solidarité.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:48
J'ai cru que la question ne viendrait jamais. Je vous en remercie.
Il y a un certain nombre de points. Je proposerais d'abord un financement durable. Le niveau de financement actuel de l'Organisation mondiale de la Santé est inférieur à celui d'un grand hôpital américain, soit le quart du budget des CDC, et ce, malgré son mandat international.
Pire encore, l'OMS ne contrôle qu'environ 25 à 30 % des fonds dérisoires dont elle dispose dans le cadre son budget. Tout le reste est destiné à des projets de prédilection. Aucune organisation ne peut réussir quand elle est sous-financée à ce point-là et quand on ne lui donne pas le pouvoir discrétionnaire de concentrer ses ressources sur des priorités mondiales.
Le deuxième changement que j'apporterais en est un de nature fondamentale. Nous avons l'OMS que nous méritons parce que nous ne la soutenons pas politiquement. Nous la plaçons au milieu de questions et de luttes politiques. Je travaille actuellement en étroite collaboration avec des représentants de l'OMS, mais ils sont absorbés par d'autres préoccupations, et le moment est mal choisi. Bref, le deuxième changement serait d'assurer un appui politique.
Troisièmement, il faudrait renforcer la conformité au Règlement sanitaire international en donnant à l'OMS des outils de vérification indépendante, de telle sorte que nous puissions, au moyen de rapports d'État officiels, travailler en partenariat avec les pays pour mieux comprendre la situation sur le terrain et assurer une conformité aux recommandations de santé publique. Je suis conscient que les recommandations elles-mêmes ont été contestées.
Ensuite, il y a le processus de déclaration d'une urgence de santé publique de portée internationale.
Je le répète, l'OMS n'est pas parfaite. Cela peut parfois s'avérer très frustrant, mais l'OMS travaille vraiment fort, et nous devons en faire la meilleure organisation mondiale possible en matière de santé, au lieu de la démanteler.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:52
Je crois que nous aurons peut-être bientôt droit à une déclaration du président des États-Unis sur cette question, et je ne suis pas libre de révéler des détails...
J’ai recueilli, jusqu’ici, plus de 1 000 signatures d’éminents spécialistes de la santé publique aux États-Unis, qui demandent au Congrès d’empêcher le retrait. À mon avis, tourner le dos à l’Organisation mondiale de la Santé serait la décision la plus désastreuse d’un président de l’histoire moderne. Je ne pensais jamais qu’une telle situation se produirait un jour dans mon pays. Je crois que cela affaiblirait non seulement l’ordre mondial, mais aussi la santé publique, et j’estime que la sécurité même des États-Unis serait davantage menacée.
Pour ce qui est de votre deuxième question — ce sont deux questions très pertinentes —, l’OMS est une organisation intergouvernementale. On l’a souvent appelée la démocratie mondiale de la santé, parce qu’elle fonctionne selon le principe « un pays, une voix » à l’Assemblée mondiale de la Santé. L’idée selon laquelle un bailleur de fonds privé... Même si j’admire beaucoup Bill et Melinda Gates — deux personnes remarquables, qui ont le cœur sur la main et qui dirigent une fondation extraordinaire —, nous ne pouvons néanmoins pas laisser une fondation privée, qui n’a pas de comptes à rendre, qui n’est pas transparente et qui a ses propres préférences, prendre des décisions qui pourraient influer sur les priorités en matière de santé mondiale. Il faut que les pays prennent...
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:54
Je vous remercie beaucoup de cette question. Je vous ferai parvenir un article paru dans le JAMA , article dont je suis le coauteur et qui porte sur ce sujet précis.
L’idée, c’est que nous devons planifier le tout dès maintenant. J’aimerais que cette planification se fasse sous les auspices de l’Organisation mondiale de la Santé, de sorte que tous les pays s’engagent à ne pas fixer de prix sur la propriété intellectuelle issue de la concurrence et à partager équitablement le vaccin, mais ce travail pourrait aussi se faire sous l’égide du G7, du G20 ou des Nations unies.
Ce qu’il nous faut, selon moi, c’est une coalition, et j’estime que le Canada peut en assumer la direction et essayer de mobiliser les pays. Nous devons prévoir l’équité dès maintenant, avant que le vainqueur de la course soit connu. À l’heure actuelle, tout le monde est enclin à collaborer. Nous devons donc planifier une distribution équitable très tôt dans le processus.
Je vous remercie infiniment de ces questions. Je les trouve très utiles.
Jeremy Konyndyk
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Jeremy Konyndyk
2020-06-23 11:56
Il serait peut-être bon de revenir aux questions que vous aviez. Ce n'est pas une question facile. C'est une question très importante pour le Canada et, sincèrement, c'est une question importante pour les États-Unis.
Il est on ne peut plus clair que la pression politique vient restreindre les conseils en santé publique du gouvernement américain. C'est incontestable. Le président lui-même l'a pour ainsi dire admis.
Jeremy Konyndyk
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Jeremy Konyndyk
2020-06-23 11:57
On a demandé au président un peu plus tôt aujourd'hui s'il blaguait quand il a déclaré que le gouvernement devait réduire le nombre de tests de dépistage de la COVID-19, ce à quoi il a répondu qu'il ne blague jamais.
Il est évident que les responsables américains de la santé publique subissent des pressions politiques intenses. Mais, les Centers for Disease Control ou CDC et les National Institutes of Health ou NIH m'inspirent encore une grande confiance. Je crois que nous ne les entendons vraiment pas assez. J'ai confiance en ce que déclarent les représentants des CDC, des personnes comme Tony Fauci, mais je crois qu'une validation s'impose. Les CDC ne sont manifestement pas autorisés à s'exprimer en toute liberté. La dernière fois que nous avons entendu des représentants des CDC s'exprimer librement était à la fin février, quand la Dre Nancy Messonnier a déclaré que la vie des Américains serait sérieusement bouleversée. Cette déclaration a tellement vexé la Maison-Blanche que ses représentants ont passé des jours à faire machine arrière, mais la Dre Messonnier avait bien sûr tout à fait raison.
J'aimerais beaucoup que nous puissions de nouveau entendre ce genre de vérités sans fard de la part des CDC. Il y a très longtemps que ce n'est pas arrivé, et on sent que ses représentants sont littéralement bâillonnés pour des raisons politiques. Donc, je crois que l'idéal est de les valider. Simplement pour conclure sur ce point, il faut valider ces déclarations par rapport à ce que disent les commentateurs américains en santé publique en général et, selon moi, c'est ce que fait la population américaine à l'heure actuelle.
Lawrence Gostin
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Lawrence Gostin
2020-06-23 11:58
Vous constatez sans doute que M. Konyndyk et moi sommes foncièrement préoccupés par notre gouvernement et sa gestion de la situation de même que par la façon dont il muselle les scientifiques. C'est indéniable. En revanche, nous devons aussi citer les forces des États-Unis. Elles ne se trouvent pas à la Maison-Blanche. Elles sont dans la société civile, chez les lanceurs d'alerte, aux CDC, aux NIH, dans nos mesures communautaires. Je crois que nous avons des institutions solides, une société civile solide. Nous ne devons pas oublier que le président Trump ne parle pas au nom de toute l'Amérique, et qu'il y a beaucoup de personnes sensées aux États-Unis que nous pouvons écouter.
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