Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 157
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le président, j’ai l’honneur de présenter une pétition au nom des électeurs de ma circonscription de Saanich-Gulf Islands. Bien sûr, à cause de la pandémie, il a fallu un certain temps pour que cette pétition parvienne à notre Parlement.
Les signataires demandent au gouvernement du Canada et à la Chambre des communes de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de donner suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation en ce qui concerne la Déclaration. Ils demandent l’arrêt immédiat de tous les travaux de construction en cours ou planifiés du gazoduc Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en. Ils demandent également la tenue de pourparlers de nation à nation, qui ont certes commencé, mais ils veulent aussi qu’on accorde la priorité à une mise en œuvre réelle de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
J'invoque le Règlement, sans vouloir blesser M. Barrett, mais l'utilisation du terme « demeures secrètes », et j'en passe, le ton de la question, si je puis donner un conseil au député, tout cela ne l'aide pas.
Vous devriez pouvoir dire la résidence du lac Mousseau.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Non, excusez-moi, je souhaite invoquer le Règlement.
Le rapport de la résidence du lac Mousseau avec la pandémie, c'est que le premier ministre et sa famille y ont trouvé refuge, d'où un lien suffisant entre la résidence du lac Mousseau et la COVID-19 pour faire valoir, respectueusement, que le gouvernement devrait répondre à la question, mais le langage qu'utilise le député est préjudiciable et fait que la question semble moins pertinente.
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Merci, monsieur le président.
J'aimerais d'abord souligner que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel des Algonquins. Je leur dis meegwetch.
Idéalement, la réponse à l'annonce de l'honorable ministre des Femmes et de l'Égalité des genres serait présentée par l'honorable députée de Fredericton, au nom du Parti vert. Toutefois, c'est à moi que le caucus du Parti vert a confié les tâches parlementaires aujourd'hui, et je ferai humblement de mon mieux pour parler de cet enjeu.
Les honorables députés à la Chambre ont peut-être remarqué que je porte un carré de peau d'orignal sur mon veston, dans le cadre de la campagne Moose Hide. Cette campagne est un mouvement populaire qui réunit des hommes et des garçons autochtones et non autochtones qui prennent position contre la violence faite aux femmes et aux enfants. La campagne a été amorcée en 2011 par Paul Lacerte, un membre de la Première Nation de Carrier, et sa fille, Raven. Cette idée leur est venue pendant une expédition de chasse sur le territoire traditionnel de la nation qui longe la route des pleurs, un tronçon d'une autoroute du Nord de la Colombie-Britannique où de nombreuses femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées.
Depuis le jour où Paul et Raven ont eu l'idée d'amorcer la campagne Moose Hide, plus d'un million de carrés de peau d'orignal ont été distribués. Ces carrés sont censés amorcer la conversation et représenter un moyen de faire participer les hommes et de dénoncer la violence. En tant qu'hommes, nous avons la responsabilité de nous attaquer au problème de la violence faite aux femmes et aux enfants. Il nous revient de promouvoir la responsabilisation par les pairs et d'accomplir le travail qui s'impose pour mettre fin au cycle de la violence.
Certains ménages canadiens ont réussi à transformer l'expérience de l'isolement social en une période constructive passée en famille à jouer à des jeux de société, à faire du bricolage, à cuisiner, à se lancer dans des aventures, et j'en passe. Cependant, pour un grand nombre de femmes et d'enfants, la maison n'est pas un endroit sûr même dans les meilleures circonstances. L'isolement social, les difficultés financières et la consommation d'alcool contribuent tous à accroître la violence faite aux femmes et aux enfants.
Dans la circonscription de Nanaimo—Ladysmith, des organisations comme la Haven Society, la Island Crisis Care Society et la Society for Equity, Inclusion, and Advocacy se trouvent en première ligne de la crise. Je tiens à remercier les employés des centres pour le travail qu'ils accomplissent en aidant des femmes et des enfants à échapper à la violence et aux mauvais traitements, ainsi qu'en soutenant des familles dans leur cheminement vers la guérison.
L'augmentation de la violence fondée sur le sexe est l'un des exemples des répercussions disproportionnées que la pandémie a sur les femmes. Pendant le temps de parole dont je dispose aujourd'hui, je vais mettre en relief d'autres exemples.
La pandémie a exposé au grand jour les inégalités qui existent au sein de notre société. Elle a mis en évidence nos angles morts, parce que les injustices les plus profondément ancrées sont souvent celles que nous avons le plus de mal à repérer.
En tant que Canadiens, nous avons regardé l'Italie manquer de respirateurs et le monde transformer des terrains de soccer en hôpitaux de fortune. Frappés par les images de médecins et d'infirmiers qui ont du mal à maintenir le rythme, nous avons rapidement compris ce qu'allait affronter notre propre système de santé sous-financé. Dans notre empressement de nous préparer, nous avons annulé des chirurgies et reporté des rendez-vous chez le dentiste. Nous avons suspendu des arcs-en-ciel, frappé sur des casseroles etdit au revoir à des membres de notre famille, des amis, des collègues et des voisins.
Comme nous n'étions pas prêts à rester les bras croisés et à permettre que notre système de santé s'effondre, les gouvernements de tous les ordres, les partis politiques de toutes tendances et les citoyens de toutes les régions se sont engagés à aplanir la courbe.
Dans notre désir impérieux de commander un plus grand nombre de respirateurs et de vider un plus grand nombre de lits d'hôpitaux, nous n'avons pas tenu compte des endroits où nous serions touchés le plus durement. La COVID-19 a eu un effet dévastateur sur les établissements de soins de longue durée de l'ensemble du pays. La pandémie a révélé une négligence grave et des inégalités dans la gestion et les pratiques d'embauche des établissements de soins de longue durée privés.
Des changements de propriétaire ont entraîné des roulements de contrats et une réduction du nombre des syndicats accrédités. Des travailleurs ont été mis à pied, puis ils ont été réembauchés à temps partiel à des salaires plus bas et exempts d'avantages sociaux. Ces travailleurs de la santé, dont la grande majorité sont des femmes, ont été obligés de travailler dans plusieurs établissements afin de joindre les deux bouts. En permettant que ces travailleurs soient dévalorisés et exploités afin de hausser les marges de profits, nous avons créé des conditions propices à la propagation rapide de la COVID-19 d'un établissement de soins de longue durée à l'autre.
Cela a été l'une des leçons les plus cruelles de cette crise. Au Canada, 81 % des décès liés à la COVID-19 sont associés à des établissements de soins de longue durée. Les établissements privés à but lucratif ont été touchés le plus durement. Les travailleurs de première ligne pour lesquels nous frappons sur des casseroles sont surtout des femmes. Ce sont les infirmiers, les techniciens, les aide-soignants, les employés de cuisine et les préposés à l'entretien de notre système de soins de santé et de nos établissements de soins de longue durée. Ce sont de bas salariés qui fournissent des services essentiels. Souvent, leur travail n'est ni remarqué ni reconnu. Il est important que nous les encouragions, et plus encore que nous fassions en sorte qu'ils reçoivent une rémunération équitable pour leur travail.
Même si le gouvernement a fourni une bouée de sécurité à de nombreux Canadiens qui ont perdu des heures de travail en raison de la COVID-19, il y a trop de gens qui ont tout de même du mal à garder la tête hors de l'eau.
La semaine dernière, la Chambre de commerce des femmes du Canada et la Dream Legacy Foundation ont publié les résultats d'une enquête nationale qu'elles ont menée auprès de quelque 350 entrepreneurs diversifiés, qui englobent des femmes, des minorités visibles, des Autochtones, des membres de la communauté LGBTQ+, des réfugiés et des immigrants. Elles ont découvert que la crise de la COVID-19 avait des répercussions plus prononcées sur ces propriétaires d'entreprises que sur d'autres segments de la population. En effet, 53 % des femmes entrepreneures ont signalé qu'elles endossaient le fardeau supplémentaire de la garde de leurs enfants, comparativement à 12 % des hommes entrepreneurs. De plus, 61 % des entreprises appartenant à des femmes ont indiqué avoir perdu des contrats et des clients. En comparaison, seulement 34 % des entreprises de l'ensemble du Canada ont signalé l'annulation de certains de leurs contrats.
Dans la circonscription deNanaimo—Ladysmith, j'ai entendu d'innombrables propriétaires d'entreprises dire qu'ils subissaient des pertes de recettes liées à la COVID-19. Je sais que, malgré l'aide apportée par les gouvernements, bon nombre d'entreprises ne survivront pas à cette crise. La plupart des propriétaires des microentreprises dont j'ai entendu parler sont des femmes. Un grand nombre d'entre elles ont indiqué qu'il leur était impossible d'avoir accès à l'aide gouvernementale. Bon nombre des propriétaires de petites entreprises qui me disent que leurs entreprises ne survivront probablement pas jusqu'à la fin de l'année sont des femmes.
Je pense à un restaurant qui a ouvert ses portes récemment et dont les antécédents commerciaux ne sont pas suffisamment établis pour avoir accès aux programmes d'aide et dont la survie ne tient qu'à un fil. Je pense à l'exploitante d'une garderie qui a rempli les conditions requises pour obtenir des fonds provinciaux pour l'aider à assumer les coûts fixes de son entreprise, mais qui a découvert par la suite qu'elle était maintenant inadmissible à la PCU et incapable de payer ses coûts de subsistance personnelle.
Pendant que le Canada se remet de la crise, nous ne pouvons pas nous permettre de faire une autre erreur. Nous devons penser à ceux qui sont vulnérables, à ceux qui sont passés entre les mailles du filet de sécurité.
Hier, ma collègue, l'honorable députée de Fredericton a déclaré qu'elle s'était entretenue avec les dirigeantes de l'Association des femmes autochtones du Canada. Elles lui ont dit qu'elles n'avaient pas l'impression d'être entendues par le gouvernement actuel. Elles se sont dites frustrées par les formalités administratives et les critères coloniaux des demandes de financement. Elles ont indiqué que, le mois dernier, elles avaient écrit au premier ministre afin d'exprimer leur déception d'avoir été exclues de la prise de décisions cruciales. Étant donné que le premier anniversaire de la publication du rapport d’enquête sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées approche et que la COVID-19 a causé une recrudescence récente de la violence faite aux femmes autochtones, la ministre s'engagerait-elle à octroyer un financement de base direct et solide à l'Association des femmes autochtones du Canada?
Très peu de Canadiens sont conscients que l'une des principales recommandations ayant découlé de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées était la création d'un revenu minimum garanti pour tous les Canadiens, un revenu annuel qui tiendrait compte des divers besoins, des diverses réalités et des diverses régions géographiques. En à peine deux mois, l'idée d'un revenu minimum garanti qui faisait l'objet de discussions politiques relativement obscures est devenue un sujet débattu par le grand public. C'est une idée qui a reçu l'appui de politiciens de toutes les allégeances. L'Espagne a annoncé récemment son intention de mettre en œuvre un tel programme. Un revenu minimum garanti réduirait les inégalités au Canada et atténuerait bon nombre des problèmes sociaux liés à ces inégalités. J'exhorte le gouvernement à accorder à cette idée l'examen sérieux qu'elle mérite.
Nous devons investir adéquatement dans les structures qui nous unissent. Sinon, notre pays risque de s'effondrer. Je veux voir notre détermination à empêcher notre système de soins de santé d'être surchargé se refléter dans notre réponse à la crise de la santé mentale, à la crise du logement, à la crise permanente des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées et à la crise de la violence familiale.
Trop de Canadiens passent entre les mailles du filet de sécurité, et un nombre disproportionné d'entre eux sont des femmes. Nous, les parlementaires, pouvons prendre des décisions politiques qui aplaniront la courbe de l'inégalité dans notre pays et partout dans le monde. Voilà la courbe que j'aimerais voir aplanie.
Merci.
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Monsieur le président, j'ai deux pétitions à présenter aujourd'hui.
La première pétition exhorte le gouvernement à faire une déclaration pour condamner la persécution des adeptes du Falun Dafa par la République populaire de Chine. Les pétitionnaires demandent au ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté de placer la RPC sur la liste des pays sources de réfugiés, ce qui permettrait d'accommoder plus rapidement les personnes qui fuient la persécution de la RPC.
La deuxième pétition provient d'un grand nombre d'électeurs de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith. Ils veulent que nous suivions l'exemple de l'Union européenne. Ils demandent que le gouvernement interdise, au Canada, la vente ou la fabrication des cosmétiques testés sur des animaux et de leurs ingrédients, à partir de maintenant.
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Merci, madame la présidente.
Les conservateurs, qui forment l’opposition, ont soulevé la possibilité de fraude quant à la PCU et à d’autres programmes d’aide. Un article dans le National Post donne comme exemple de fraude le cas d’une mère âgée et ses deux enfants handicapés qui auraient reçu la PCU. Un paiement universel, un revenu de subsistance garanti, par exemple, ne serait-il pas une façon plus digne d’aider les Canadiens qui étaient aux prises avec la pauvreté avant même que la COVID-19 n’augmente le coût de la vie?
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
J’aimerais vous poser une question au sujet d’une escroquerie persistante et très grave impliquant plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants de plus de 450 sociétés ont extrait de la richesse des ressources pétrolières et gazières du Canada. Eux et leurs actionnaires se sont payés grassement avant de déclarer faillite et abandonner des centaines de milliers de puits de pétrole qui doivent être nettoyés. Les contribuables subventionnent ce nettoyage à hauteur de 1,7 milliard de dollars.
Le gouvernement sait-il si des personnes impliquées dans cette vaste grivèlerie collaborent maintenant avec les entreprises qui reçoivent des fonds du gouvernement pour nettoyer ces puits orphelins?
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Je crois que les travailleurs ont besoin d’aide et qu’ils la méritent. Ce que j’aimerais, c’est que les dirigeants rendent des comptes. Le gouvernement sait-il si les anciens dirigeants qui ont abandonné ces puits orphelins et refilé aux contribuables cette énorme facture de nettoyage sont impliqués dans les entreprises qui reçoivent ces prestations d’urgence?
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
En effet, nous avons appuyé et préconisé le nettoyage des puits de pétrole orphelins. Ce que j’aimerais savoir, c’est si nous allons exiger des comptes aux gens qui ont abandonné ces puits de pétrole orphelins. J’aimerais savoir s’ils ont été nommés dans les Panama Papers ou dans les Paradise Papers qui identifient des fraudeurs fiscaux.
On estime un manque à gagner annuel de 19 milliards de dollars en raison de l’évasion fiscale et de l’évitement fiscal. Le gouvernement forcera-t-il les entreprises qui utilisent ces comptes à l’étranger à modifier leurs pratiques et à payer leur juste part d’impôt afin de recevoir ces prestations d’urgence?
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Je suis d’accord. Je pense que les pollueurs devraient payer, et nous devons trouver un moyen pour les faire payer.
J’ai une brève question: le gouvernement accordera-t-il des allocations de secours aux personnes qui reçoivent la prestation d’invalidité du RPC?
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Merci, madame la présidente. C’est un honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre et d’être parmi vous.
Je voudrais rappeler que nous sommes sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Algonquins en tant qu’hôtes non invités. Je leur dis meegwetch.
Je tiens à souligner le travail acharné des membres de mon personnel, qui ont fait des heures supplémentaires pendant cette crise. C'est une tâche difficile que de répondre aux appels téléphoniques et aux courriels et de traiter avec des électeurs en situation de crise. J’apprécie vraiment ce qu’ils ont fait, et je sais que les électeurs aussi.
Je remercie le gouvernement pour les mesures qu'il a prises et je sais que beaucoup de Canadiens ont besoin d’aide et en obtiennent. Les membres de l'opposition et les députés libéraux d’arrière-ban ont soulevé toutes sortes de questions et signalé des lacunes dans les programmes, et le gouvernement s’est montré réceptif et a aidé les Canadiens. Je pense qu’il est vraiment essentiel en ce moment d'être unis et de travailler ensemble, parce que l'important, ce sont nos électeurs et les Canadiens en général. Ils ont besoin de notre aide, et faire de la politique politicienne en temps de pandémie et de crise n'est pas de mise. Ce qu'il faut, c’est travailler ensemble pour nous occuper des gens et les aider à régler leurs problèmes.
Les gens ont encore beaucoup de besoins. Beaucoup trop de petites entreprises passent entre les mailles du filet et ne peuvent pas obtenir d’aide. Beaucoup de microentreprises ont des problèmes. Certains propriétaires de locaux refusent de s'inscrire au nouveau programme AUCLC. Dans les cas où ceux-ci refusent de coopérer, les locataires commerciaux devraient pouvoir présenter une demande directement au gouvernement. Selon le dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la moitié des petites entreprises interrogées ne peuvent pas payer leur loyer de juin. Nous demandons au gouvernement de permettre aux locataires d’avoir accès au financement de 50 % du loyer dans les cas où les propriétaires n’acceptent pas de participer au programme AUCLC. Nous demandons également au gouvernement d’assouplir le critère d'une baisse de 70 % des recettes pour qu’un plus grand nombre d’entreprises puissent présenter une demande.
Le programme CEBA, le compte d’entreprise, exige toujours un compte-chèques d’entreprise. Je sais que le gouvernement a promis des changements à cet égard et j’ai hâte d’en entendre parler. C’est une question que les députés de l’opposition ont soulevée à plusieurs reprises.
Beaucoup de gens qui, dans le secteur des arts et de la musique, dépendent des activités estivales auront besoin de beaucoup plus d’aide pour survivre jusqu’à l’an prochain. Je pense à tous les festivals et aux entreprises qui les soutiennent. L'entreprise de son et d'éclairage RSM Productions, de Nanaimo, a perdu tous ses contrats. C’est une entreprise qui a besoin d’aide.
Les recettes des municipalités ont diminué dramatiquement alors que leurs dépenses, elles, augmentaient. Elles doivent malgré tout continuer à fournir des services essentiels, dont le maintien de l'ordre, la protection contre les incendies, l'alimentation en eau, les égouts et la gestion des déchets. Elles auront de la difficulté à percevoir des impôts fonciers auprès des entreprises et des propriétaires en difficulté. Dans ma collectivité, le transport en commun est gratuit, mais le nombre d’usagers est tombé à peu près à zéro de toute façon. Selon la FCM, les réseaux de transport en commun municipaux subissent en ce moment des pertes mensuelles d’environ 400 millions de dollars en raison de la diminution de l’achalandage, dont au moins 10 à 15 milliards de dollars de pertes irrécupérables à court terme à cause de la COVID-19.
Nous devons aider les municipalités. Je comprends que cela relève de la compétence provinciale, mais nous travaillons avec les municipalités dans le cadre du Fonds pour l’infrastructure verte et de la taxe sur l’essence et nous devons être en mesure d’aider les municipalités à traverser cette tempête.
Les centres d’amitié autochtones demandent plus d’aide. Je sais que le centre d’amitié autochtone Tillicum Lelum offre toute une gamme de programmes importants aux 12 000 Autochtones de ma circonscription, dont un centre de santé, des logements pour les jeunes et les aînés, un refuge pour les jeunes sans-abri, un foyer pour les mères célibataires et un programme de paniers alimentaires. Il offre également des services de counseling en santé mentale et en toxicomanie et il continue de le faire en ligne pendant cette crise. Il fait partie intégrante de la communauté autochtone urbaine et il connaît de graves difficultés. Il n’a pas encore reçu de financement et espère recevoir 25 000 $ à 30 000 $. J’espère que le gouvernement augmentera le financement des organisations autochtones urbaines.
Beaucoup d'organismes sans but lucratif souffrent. En Colombie-Britannique, ils injectent 6,4 milliards de dollars dans l’économie et emploient 86 000 personnes. Mais 78 % d'entre eux font face à de graves perturbations, 74 % subissent une forte baisse de leur financement et au moins 19 % sont en train de fermer.
J’ai été déçu de constater que le gouvernement a conclu un contrat avec Amazon plutôt qu’avec Postes Canada pour la livraison de l’EPI, à cause de la façon dont Amazon traite ses employés. Jeff Bezos est en voie de devenir le premier trillionnaire au monde. Par contre, les employés de Postes Canada sont bien payés, ils travaillent fort pour gagner leur argent et ils le réinvestissent dans notre économie. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes a d’excellentes idées sur les moyens d'améliorer notre situation économique, notamment des services bancaires publics et des systèmes de livraison plus écoénergétiques. Nous devrions donc vraiment appuyer nos sociétés d’État plutôt qu’un trillionnaire.
Nos compagnies aériennes ont vraiment laissé tomber les passagers. La chambre de commerce locale a acheté des billets pour assister à deux conférences distinctes et, quand elle a annulé ces billets, elle a obtenu un avoir sur 11 mois à compter du jour de l’annulation. Comment pourrait-elle s’en servir pour la conférence annuelle de l’an prochain? C’est complètement inutile. Certains de mes électeurs ont des billets d'avion qu’ils devront utiliser avant septembre, mais il n’y a pas de réservation avant septembre. Donc, les compagnies aériennes laissent tomber les gens. Nous devons défendre les intérêts des consommateurs canadiens, comme le font les Européens et les Américains, et veiller à ce que les passagers reçoivent un remboursement ou au moins un avoir qu'ils puissent utiliser. Onze mois, c’est ridicule. Quatre mois, c’est ridicule.
Les personnes qui reçoivent des prestations d’invalidité du RPC ont besoin d’aide et ont vraiment besoin d’une augmentation permanente pour que leurs prestations soient à hauteur des prestations que la province accorde aux personnes handicapées.
Nous avons pu constater le besoin d'améliorer notre système de soins de santé et nous savons qu’il y a un déficit de 15 milliards de dollars rien que pour l’entretien du système. Par ailleurs, notre système de soins de longue durée doit être correctement intégré au système de soins de santé pour que nos aînés ne soient pas abandonnés à un modèle de type lucratif.
Concernant le RPC, la SV et le SRG, nos aînés demandent depuis longtemps une augmentation de ces prestations. Ils la méritent. Le coût de la vie dans ma circonscription a beaucoup augmenté. Comme la valeur des biens immobiliers a augmenté au cours des cinq dernières années, le coût de location d’un logement a fait grimper le coût de la vie. Nous devons tenir compte de ces facteurs. Ce n’est pas la même chose dans toutes les régions du pays, mais c'est devenu hors de contrôle à certains endroits.
Je sais qu'on craint la fraude dans les programmes d’aide, mais nous voyons des cas de fraude dans d’autres domaines. Nous voyons des pollueurs qui laissent la pagaille derrière eux, déclarent faillite et nous laissent, à nous les citoyens et les contribuables, le soin de faire le ménage. Cela s'appelle privatiser les profits et socialiser les pertes et cela doit cesser.
Il faut également s'assurer de mettre un terme à la délocalisation de la richesse, qu’elle soit légale grâce à des échappatoires ou illégale sous la forme d’évasion fiscale. Nous perdons environ 19 milliards de dollars par année en impôts à cause de l’évasion fiscale ou de l’évitement fiscal.
Je vous parle ici depuis un certain temps de l'idée d'un revenu de subsistance garanti. Cela ressemble au revenu de base ou au revenu de base universel proposé, mais il est calculé à partir d'un panier de biens, comme le serait un salaire minimum, pour que les gens aient de quoi survivre. Cette idée a obtenu l’appui de tous les partis politiques, mais les Verts en parlent depuis plusieurs décennies. En fait, 50 sénateurs canadiens ont écrit au premier ministre du Canada pour demander l'instauration d'un revenu de base minimum pour les Canadiens. Le revenu de subsistance garanti fixe un seuil de revenu en dessous duquel aucun Canadien ne doit tomber. Il est grand temps d'y songer.
Cette crise nous a montré qu’il y a beaucoup de problèmes à régler. Nous avons, entre autres, appris que la vie est plus importante que l’argent et que nous pouvons faire avancer les choses en travaillant ensemble. Je serai heureux de continuer à améliorer les programmes lancés par le gouvernement.
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Monsieur le président, je présente aujourd'hui une pétition qui a été soumise par des membres de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes réunie en Parlement de s'engager à faire respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en prenant immédiatement les mesures suivantes: exiger l'arrêt de tous les travaux de construction en cours ou prévus du projet Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en; ordonner à la GRC de démanteler sa zone d'exclusion et de se retirer; prévoir la tenue de pourparlers de nation à nation entre les Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provinciaux — une mesure que le gouvernement a déjà prise, et je suis certain que les pétitionnaires en sont ravis —; et se donner comme priorité de mettre véritablement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Je vous remercie, monsieur le président.
C'est un honneur pour moi de présenter une pétition. Elle a été certifiée par le greffier. La pétition numéro 431-00198 porte sur la crise des opioïdes. Les pétitionnaires prient la Chambre de déclarer l'état d'urgence en matière de santé publique et de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour faire face à cette crise.
Je souligne que le nombre de décès causés par la crise des opioïdes au Canada est largement supérieur au nombre de morts dues à la COVID-19. Les pétitionnaires prient le gouvernement de déclarer l'état d'urgence en matière de santé publique; d'agir rapidement en vue de commencer à protéger les personnes victimes de la crise; de considérer la crise comme un enjeu de santé publique et non comme un enjeu criminel; ainsi que de décriminaliser les drogues au Canada afin de sauver des vies menacées par la crise des opioïdes.
Voir le profil de Jenica Atwin
PV (NB)
Voir le profil de Jenica Atwin
2020-05-19 13:31
Monsieur le président, j'ai parlé dernièrement avec les dirigeantes de l'Association des femmes autochtones du Canada, et elles n'ont pas l'impression que le présent gouvernement les écoute. Elles sont frustrées par les formalités administratives des demandes de financement et par les critères coloniaux qui les privent de fonds de fonctionnement ou de fonds d'infrastructure, selon le volet.
Dans une lettre qu'elles ont fait parvenir au premier ministre en mars, elles lui ont aussi fait part de leur déception d'être exclues des discussions importantes.
Un an après la publication du rapport Réclamer notre pouvoir et notre place: Rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et compte tenu de la récente hausse du nombre de femmes autochtones qui sont victimes de violence en raison de la COVID-19, la ministre s'engage-t-elle à verser unfinancement de base stable à l'Association des femmes autochtones du Canada?
Voir le profil de Jenica Atwin
PV (NB)
Voir le profil de Jenica Atwin
2020-05-19 13:33
Je remercie la ministre de sa réponse.
Monsieur le président, je vais passer à un autre sujet. Le 17 mai, nous avons joint nos voix pour défendre les droits des personnes 2SLGBTQQIA à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie.
Dans une déclaration faite ce jour-là, le premier ministre a mentionné que les membres de cette communauté continuent de faire l'objet de préjugés et de discrimination pour le simple fait d'être eux-mêmes.
En 2015, le gouvernement avait promis aux Canadiens de mettre fin à la politique interdisant aux hommes ayant eu des relations intimes avec un autre homme de donner du sang. Il est vrai que la période d'interdiction temporaire a été réduite, mais cette réduction ne leur a pas vraiment permis de donner du sang dans la dignité, et la politique en place demeure discriminatoire.
Monsieur le président, la ministre peut-elle nous dire pourquoi cette mesure législative discriminatoire n'a pas encore été abrogée et quand tous les hommes, peu importe qui ils aiment, pourront sauver des vies en donnant du sang?
Résultats : 1 - 15 de 157 | Page : 1 de 11

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes