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NPD (BC)
J'invoque le Règlement. Pouvez-vous relire l'amendement pour que tout soit clair?
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NPD (NU)
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
2020-04-29 17:07
Mat'na. Merci de me recevoir.
Je sais que nous avons des contraintes de temps. J'ai fourni quelques pages de notes d'information, alors je vais essayer de les parcourir le plus rapidement possible.
Tout d'abord, merci de me donner l'occasion de m'adresser à ce comité. Je suis Mumilaaq Qaqqaq. Je suis la députée qui représente le Nunavut. Le Nunavut est le plus jeune territoire du Canada, et je suis fière d'être la personne la plus jeune à avoir été élue dans la circonscription, et l'une des plus jeunes députées au Parlement. Le Nunavut est également la circonscription électorale la plus grande au monde, avec une population d'environ 39 000 habitants.
J'ai grandi à Baker Lake, une collectivité en pleine croissance de 2 000 habitants. Je vis maintenant dans la capitale du territoire, Iqaluit, qui compte une population d'environ 8 000 habitants. Les 25 communautés de la circonscription sont accessibles par voie aérienne et n'ont aucune route pour relier les familles et les membres des communautés. Environ 85 % de mes électeurs sont inuk, ou inuits.
Je discute actuellement avec tous les membres du Comité, mais je suis à Ottawa. Je ne peux pas affirmer en toute confiance que je pourrais participer à une séance de l'Assemblée législative ou d'un comité si j'étais dans ma circonscription. La connectivité est essentielle.
Malheureusement, notre territoire a le taux de suicide par habitant le plus élevé au Canada. C'est tragiquement le cas depuis des années. J'ai grandi en pensant que c'était une situation normale pour nous, ce qui est inacceptable. J'ai perdu de nombreux amis et membres de ma famille à cause du suicide. Tout le monde dans le territoire a été affecté d'une manière ou d'une autre par le suicide. Cela reflète les déterminants sociaux des habitants dans le territoire.
Le tiers de mes électeurs vivent dans des logements surpeuplés. Nous savons également que 7 enfants sur 10 vont à l'école le ventre vide au Nunavut. Des communautés reçoivent encore des avis d'ébullition d'eau et ont un accès limité à de l'eau potable. Notre coût de la vie est parmi les plus élevés au pays. Outre des investissements dans le logement, la construction d'infrastructures de base est essentielle dans le territoire. La connectivité est essentielle.
L'accès à des renseignements essentiels qui peuvent sauver des vies est souvent problématique au Nunavut. Fournir aux gens des renseignements clés dans leur langue maternelle, en inuktut, peut sauver des vies. En 2016, 23 225 personnes — environ 65 % de la population — ont déclaré que l'inuktut était leur langue maternelle.
J'ai été ravie de voir qu'à la session parlementaire précédente, une annonce a été faite dans le cadre de laquelle on s'engageait à verser 42 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour appuyer des initiatives en langue inuktut. C'était une collaboration entre le gouvernement du Canada, le gouvernement du Nunavut et la Nunavut Tunngavik Incorporated, l'organisme territorial de défense des intérêts.
Bien que les intentions derrière cette entente soient bonnes, je suis confrontée à de nombreux obstacles en tant que députée pour offrir la traduction dont mes concitoyens ont besoin. Par exemple, il faudrait que je traduise tous mes documents cinq fois pour m'assurer que les renseignements sont facilement accessibles à tout le monde. Orienter les électeurs vers les services fédéraux dont ils ont besoin représente un défi semblable. Offrir la traduction en inuktut à l'échelle fédérale pour ma circonscription et d'autres collectivités de l'Inuit Nunangat ne serait que bénéfique pour tous. La connectivité est essentielle.
Comme nous l'avons vu durant la réunion du Comité d'hier, même dans certaines des régions les plus prospères du pays, les restrictions techniques nuisent à la capacité des parlementaires de faire leur travail. Je crois qu'il est important pour tous les participants à la réunion du Comité d'aujourd'hui d'avoir une idée des vitesses de connexion Internet ici à Ottawa comparativement à celles dans les communautés au Nunavut. J'ai communiqué avec certains de mes concitoyens et je leur ai demandé leurs Mbit/s, ou leurs mégabits par seconde, et certains chiffres que j'ai entendus m'ont contrariée, mais ne m'ont pas étonnée. Par exemple, j'ai fait mes propres tests ici à Ottawa. Avec mon forfait de téléphone, j'ai 180 mégabits par seconde, et avec mon Wi-Fi, j'ai 200 mégabits par seconde. N'oubliez pas que vous avez besoin d'au moins huit mégabits par seconde pour tenir une vidéoconférence haute définition, et ces résultats changeront si vous partagez un réseau avec d'autres personnes.
Voici certaines réponses de concitoyens que j'ai reçues. J'ai essayé de m'entretenir avec des gens des trois régions que je représente. À Cambridge Bay, le WiFi est à 14 mégabits par seconde et les données sont à 51. À Baker Lake, ma ville natale, le WiFi est aussi à 14 mégabits par seconde et les données sont à 85 mégabits par seconde. À Arviat, le WiFi est à six mégabits par seconde et les données sont à 51 mégabits par seconde. À Sanikiluaq, le WiFi est à deux mégabits par seconde et les données sont à 13 mégabits par seconde. La connectivité est essentielle.
Ceci ne fait pas partie de mes notes, mais plus tôt cet après-midi durant la réunion, un ministre a remercié le député d'une question qu'il a posée sur les services à large bande dans sa région rurale. Nous savons qu'avant que la crise de la COVID-19 éclate, le gouvernement a reconnu qu'un service Internet haute vitesse fiable et abordable était une nécessité, et non pas un luxe. Le gouvernement fédéral sait évidemment que c'est un problème.
Nous continuons de voir de grandes sociétés comme Bell exiger des prix ridicules au Canada. Tout le monde ici conviendra que des heures et des heures d'écoute en continu des délibérations parlementaires sur les forfaits de données pourraient entraîner des frais d'utilisation excédentaires exorbitants. Durant cette crise, nous avons également entendu des histoires où des fournisseurs de services de téléphonie cellulaire ou de services Internet imposent soudainement des frais plus élevés aux Canadiens. Comment pouvons-nous demander aux familles de rester à la maison, aux parents de continuer à travailler et aux étudiants d'apprendre à l'aide de ressources en ligne sans offrir des services Internet abordables et accessibles?
Lorsque je vous dis cela, je veux que vous gardiez à l'esprit les problèmes relatifs aux droits fondamentaux de la personne que j'ai mentionnés et auxquels sont confrontés un trop grand nombre de mes électeurs — les Nunavummiuts, les Canadiens.
Northwestel, l'une des grandes entreprises de télécommunications au Nunavut, a heureusement offert un service Internet temporaire jusqu'au 31 mai à ses clients existants, ce qui est une façon de s'entraider à l'heure actuelle. La connectivité est essentielle.
Dans cette optique, j'aimerais parler du lien hydroélectrique et de fibres optiques de Kivalliq. J'aimerais faire écho aux propos du premier ministre Joe Savikataaq, qui a dit, « Le projet de la ligne de transmission hydroélectrique et de fibres optiques Manitoba-Nunavut correspond à notre mandat de Turaaqtavut, aux besoins en télécommunications croissants du Nunavut et à l'objectif du gouvernement du Canada de réduire les effets des changements climatiques. »
Le lien hydroélectrique et de fibres optiques de Kivalliq est une occasion de non seulement promouvoir des types d'énergie plus propres mais aussi d'offrir du soutien très nécessaire aux réseaux Internet et de données pour nos communautés. Nous attendons toujours l'appui nécessaire du gouvernement fédéral pour ce projet. La connectivité est essentielle.
La quantité des services requis au Nunavut est extrêmement élevée. Des services de connectivité améliorés, accessibles et abordables pourraient sauver des vies. Nous pourrions faire la promotion de counseling en ligne, d'échange de ressources en matière d'éducation, d'échange de renseignements et de nombreuses autres initiatives avantageuses.
Encore une fois, j'aimerais remercier tout le monde de m'avoir donné cette occasion. J'espère avoir pu vous expliquer les aspects fondamentaux de la réalité dans ma circonscription et les raisons pour lesquelles la connectivité est essentielle. Nous avons d'innombrables possibilités d'accomplir de grandes choses et d'offrir ces services aux gens qui en ont besoin.
Mat'na. Merci.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Bonjour, chers collègues. Merci de me recevoir en tant que témoin aujourd'hui.
Je ne suis pas habituée d'être de ce côté-ci de la table, ou de l'écran, en tant que témoin à ce comité. Je suis vraiment reconnaissante d'avoir l'occasion de vous faire part de la perspective d'un grand nombre de concitoyens dans notre région pendant que votre comité trouve des moyens de faire fonctionner un Parlement virtuel.
Premièrement, je tiens à être bien claire: je suis favorable au concept d'un Parlement virtuel. J'ai pris position publiquement sur la nécessité d'avoir un Parlement virtuel tôt durant cette pandémie. Je parle également de la nécessité de rendre le Parlement plus accessible, y compris virtuellement, depuis un certain temps, même avant cette crise.
Nous traversons actuellement une période de crise sans précédent. De nombreux Canadiens ont dû prendre des mesures inédites pour se protéger: la distanciation physique, le télétravail, dans la mesure du possible, et la conciliation entre le rôle parental à temps plein et le travail. Pour d'autres, y compris les travailleurs essentiels, rester à la maison n'est pas une option. De nombreuses personnes ont perdu leur emploi.
Pendant cette période, notre travail en tant que représentants et défenseurs des droits est devenu encore plus important. Au cours des dernières semaines, j'ai été en contact étroit avec les dirigeants des Premières Nations de notre région qui font tout en leur pouvoir pour protéger leurs communautés et qui ont désespérément besoin que le gouvernement fédéral prenne des mesures. Je communique avec les travailleurs de première ligne qui n'ont pas un accès suffisant à l'équipement de protection individuelle dont ils ont besoin. Je communique avec les travailleurs dans les camps de travail et les mines dans le Nord qui ont peur d'aller travailler en raison de la propagation possible de la COVID-19. Je communique avec des concitoyens qui sont coincés à l'étranger, des étudiants qui ne savent pas comment ils paieront leur loyer et des aînés qui ont besoin de soutien.
Notre travail a continué, mais sans le Parlement et sans un accès à des mécanismes de reddition de comptes qui sont essentiels, notre capacité d'apporter des changements a été grandement touchée. Comme bon nombre d'entre vous, je communique avec les ministres, les secrétaires parlementaires et les médias, faisant tout en mon pouvoir pour que des mesures soient prises pour notre région. C'est important, mais au fond, nous sommes des députés. Les Canadiens s'attendent à ce que nous les représentions au Parlement, que nous soyons au pouvoir ou dans l'opposition.
Il faut reconnaître qu'à un moment où les gens qui le peuvent sont encouragés à travailler de la maison, nous devrions faire la même chose aussi. Pour des raisons de santé publique, notre situation ne devrait pas être différente. Nous devrions mettre la barre haute pour montrer qu'il est possible d'accomplir toutes sortes de travaux à distance, y compris le travail du Parlement. Soyons responsables en ce qui concerne notre travail. Lorsqu'on nous dit que nous pourrions être de grands porteurs de la COVID-19, faisons tout en notre pouvoir pour exécuter notre travail en toute sécurité à la maison.
Des recherches ont révélé que nous pourrions être aux prises avec des vagues futures, et possiblement multiples, du coronavirus. Ce n'est pas une question de semaines, mais de mois, voire d'années. Nous devons être perçus comme étant des leaders en matière de santé publique et faire tout en notre pouvoir pour protéger nos communautés, y compris nous abstenir de nous déplacer dans le pays régulièrement, lorsque nous pourrions travailler de la maison.
À l'heure actuelle, dans ma région, une interdiction de voyager est en place et les gens qui ne vivent pas au nord du 53e parallèle ne peuvent pas entrer dans la région à moins qu'ils travaillent là-bas. Les déplacements non essentiels ne sont pas recommandés. Ce sont des mesures publiques qui montrent à quel point notre région est vulnérable. Il y a aussi de vastes recommandations de santé publique pour éviter les voyages entre les provinces. Compte tenu du travail que nous faisons en tant que leaders, nous devons faire tout en notre pouvoir pour assurer la sécurité de nos collectivités et faire notre travail à domicile.
Un Parlement virtuel est essentiel pour la représentation régionale. Jusqu'à présent, aucun député du Manitoba de n'importe quel parti n'a participé à une séance d'urgence du Parlement. Nous savons que, encore une fois, pour des raisons de santé publique, les séances d'urgence et les séances en personne sont dominées par les députés du centre du Canada, ceux qui sont près d'Ottawa. Ce n'est pas acceptable. Un Parlement virtuel est essentiel pour assurer la représentation des deux sexes. Selon des recherches réalisées par le Centre Samara pour la démocratie, on a relevé que le pourcentage des femmes à la Chambre durant les séances d'urgence était de 25 à 27 %. Même si cela reflète notre représentation générale, ce qui demeure pathétique, le fait est qu'un Parlement virtuel peut permettre à des femmes députées de se faire entendre partout au pays et aux partis d'exprimer leurs opinions.
Reconnaissons également que d'autres pays ont fait preuve d'initiative et ont organisé des séances parlementaires virtuelles: citons notamment le pays de Galles, le Royaume-Uni, le Parlement européen, l'Ukraine, l'Argentine, et j'en passe. Cependant, en mettant sur pied un Parlement virtuel, nous devons reconnaître que nous ne sommes pas égaux en tant que députés. Dans notre région du Nord du Manitoba, comme dans bon nombre des régions rurales et nordiques du Canada, l'accès à Internet est très mauvais.
Le Winnipeg Free Press a récemment rapporté que, selon le CRTC, on enregistre au Manitoba certains des services Internet les plus lents au Canada. Selon une carte du CRTC montrant la couverture des services à large bande, il y a des lacunes majeures partout dans notre province. Une note d'information interne préparée par Industrie Canada signalait en 2018 que « c'est dans le nord du Manitoba que la connectivité est la pire au Canada ». À l'échelle nationale, seulement 27,7 % des Premières Nations et 37,2 % des collectivités rurales ont accès à des services Internet rapides et fiables.
La crise actuelle expose l'accès de deuxième classe qu'ont de nombreux membres des Premières Nations et résidants des régions rurales du Canada en ce qui concerne l'infrastructure essentielle. Elle expose une inégalité flagrante qui ne cesse de croître dans notre pays. Cette inégalité produit des effets négatifs sur nos enfants, lesquels ont déjà d'immenses obstacles à surmonter.
Un reportage récent de la CBC a clairement montré que pour les enfants des Premières Nations qui vivent dans des collectivités éloignées comme Garden Hill, ici, dans notre région, l'apprentissage en ligne n'est tout simplement pas possible. En réponse à une question sur l'offre d'apprentissage en ligne, Catherine Monias, directrice de l'éducation à Garden Hill, a répondu: « Nous ne pouvons pas… La plupart des élèves n'ont pas accès à un ordinateur et à une imprimante, et la plupart des élèves n'ont pas Internet à la maison. » Mme Monias a souligné que même si plus de gens avaient accès à Internet, « la bande passante d'Internet est si limitée qu'il est impossible d'enseigner en ligne ».
J'ai lu des messages provenant de parents inquiets, d'éducateurs frustrés et de dirigeants de notre région qui s'inquiètent de ce que leurs jeunes ne peuvent pas avoir accès à une éducation. Nous ne pouvons pas nous retrouver dans une situation où une génération d'enfants est freinée par nos échecs.
Le personnel de mon bureau et moi-même avons aussi entendu directement des électeurs dire que l'absence d'accès à Internet ou l'accès inconstant à Internet les empêche de faire leur demande d'assurance-emploi ou de PCU, ou d'obtenir l'aide de Services Canada.
Cette situation ne peut pas durer, et il faut préciser ici que ce n'est pas quelque chose qui vient de se produire. Les gouvernements successifs ont choisi de financer l'entreprise privée dans l'espoir qu'elle fournirait des services à large bande, mais ils ont échoué. Des fonds publics qui auraient pu être utiles ont été engloutis dans des initiatives qui n'ont pas permis de résoudre le problème. Les conservateurs et les libéraux ont promis pendant des années d'assurer l'accès à des services Internet à large bande, mais ils ont échoué. Nous avons entendu les engagements électoraux et nous avons vu les affiches, mais il n'y a pas d'Internet.
Je sais qu'une collectivité de notre région a eu accès aux fonds fédéraux, il y a quelques années, pour la construction d'une tour, mais la tour a été achetée, puis démantelée, par notre principal fournisseur de services de télécommunications. Cette collectivité n'a toujours pas accès à des services Internet à large bande.
Nous sommes en 2020, et dans l'un des pays les plus riches du monde, nous avons un fossé numérique troublant et inacceptable. L'actuelle pandémie devrait provoquer une prise de conscience. Il faut que le gouvernement reconnaisse l'accès à des services Internet à large bande comme étant un bien public, une première nécessité, un service essentiel. Le gouvernement doit utiliser la propriété publique pour assurer la construction d'une infrastructure Internet à large bande et garantir un service réglementé et abordable. Il doit également travailler avec les Premières Nations et les collectivités autochtones.
Nombreux sont ceux qui ont comparé la crise actuelle à un effort de guerre et qui ont dit que nous devrions compter sur nos propres capacités pour obtenir ce qu'il nous faut. Nous sommes un pays d'une incroyable richesse. Faisons ce qu'il faut pour répondre aux besoins urgents que les gens ont en ce moment et auront à l'avenir grâce à une action nationale qui garantira un accès Internet égal pour tous.
Faisons ce qu'il faut pour sortir améliorés de cette crise. Bâtissons un Canada qui ne va pas laisser tomber la génération montante et contribuer à des inégalités croissantes. Les Canadiens, y compris les plus jeunes d'entre nous, comptent sur nous pour le faire. Agissons.
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NPD (NU)
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2020-04-29 18:01
Je pense que dans les territoires, tout le monde est désavantagé, quel que soit le domaine d'emploi, si le travail exige un accès Internet. Par exemple, pour renouveler ou obtenir un permis de conduire ou une carte d'identité, les renseignements doivent être envoyés ici, à Ottawa, puis renvoyés dans les territoires, parce que nous n'avons pas la capacité Internet nécessaire pour les traiter. Les gens attendent pendant des mois. Ma mère a attendu plus d'un an pour obtenir le sien.
En tant que députée... 100 %. J'utilise surtout les réseaux sociaux pour mes communications. Si je veux que les gens aient accès à leurs courriels, si je veux interagir avec mes électeurs, recevoir leurs questions et prendre connaissance des problèmes qui touchent ma circonscription, l'accès à Internet représente évidemment un problème énorme. Mes électeurs doivent pouvoir y accéder et obtenir des renseignements auprès de moi et des gens de mon bureau.
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NPD (NU)
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2020-04-29 18:02
Oui, mais nous n'avons jamais été confrontés à une pandémie mondiale non plus.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Je vous remercie de votre question.
Nous sommes tous d'accord pour dire que les techniciens du Parlement, ceux qui nous aident à travailler de façon virtuelle, font de leur mieux. Cependant, nous devons nous concentrer sur certaines choses que nous venons d'apprendre, notamment en ce qui concerne la sécurité dans les réunions de caucus. Ce serait bien d'avoir plus de soutien à cet égard. Hier, j'ai essayé d'organiser une réunion avec des collègues sur Zoom, mais j'ai constaté que le système n'était toujours pas très flexible.
Par ailleurs, il serait très important que nous nous inspirions des autres gouvernements qui font ce travail virtuel depuis quelque temps. Nous devons être prêts à tirer des leçons des autres afin de faire le meilleur travail possible. Cependant, nous devons également nous assurer que le travail du Parlement, c'est-à-dire le travail public, se fera aussitôt que possible.
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NPD (NU)
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2020-04-29 18:18
Tout à fait. Ma circonscription est la plus grande: elle compte 25 collectivités isolées. Dans la capitale, Iqaluit, il y a plus de services et l'accès est peut-être un peu meilleur, mais je ne pourrais en dire autant de ma ville natale, Baker Lake. En fait, même à Iqaluit, je ne sais pas si je serais en mesure de participer aux séances d'un Parlement virtuel.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Tout à fait, et l'ironie, c'est que ce sont les régions comme les nôtres qui comptent les communautés les plus vulnérables du pays, alors que l'accès à l'internet est inadéquat et ne permet pas aux gens de vivre leur vie au quotidien ou d'accéder à la télésanté et aux services du gouvernement ou — en temps de crise comme aujourd'hui — aux enfants de pouvoir faire leurs travaux scolaires. Les députés ne peuvent pas non plus bien faire leur travail.
Tout comme en temps normal, nous devons assurer une représentation régionale adéquate. Nous le faisons par l'entremise des budgets ou au sein de nos partis, mais soyons clairs: en temps de crise, il est essentiel de voir le Parlement virtuel comme seule façon de communiquer les besoins régionaux.
Si vous me le permettez, j'aimerais répondre à un commentaire de mon collègue libéral au sujet de l'internet pour tous. Je suis fière de parler du besoin — un besoin criant — d'un accès égal à l'internet pour tous. Pour être honnête, je crois qu'il est très élitiste pour nous, les députés, de parler de nos besoins individuels, alors que les obstacles auxquels nous faisons face sont en fait le reflet des obstacles auxquels se butent nos électeurs, nos voisins et nos familles.
Je ne crois pas qu'il soit hors de la portée d'un pays riche comme le Canada d'investir dans les infrastructures nécessaires pour assurer l'égalité d'accès à l'internet pour tous. Cette crise est un coup de semonce pour nous. Nous devons agir et rendre la chose possible pour tous, y compris pour les députés.
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NPD (NU)
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2020-04-29 18:35
Oui. Je vous remercie pour votre question.
Pour revenir aux propos de Mme Ashton, tout cela est interrelié, toutes les questions se recoupent. La liaison pour acheminer la fibre optique, dont j'ai parlé plus tôt, représente aussi une occasion de bâtir une route qui partira du Manitoba et qui se rendra jusqu'au territoire, dans plusieurs communautés. On étudie des projets similaires dans l'Ouest, dans la région de Kitikmeot. Avant de commencer à parler des autres options, il faut aussi parler de certains enjeux comme le logement, les infrastructures et l'accès aux transports.
Le manque de services a une incidence sur tout cela. Il faut améliorer ces éléments pour accroître les services. Il faut investir, faire bouger les choses pour que puissent se réaliser les possibilités en matière de connectivité.
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NPD (NU)
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2020-04-29 18:36
Je ne crois pas. Je crois que nous pourrions aller aussi vite que le gouvernement fédéral nous le permettra. Par exemple, lorsque le réseau d'alerte rapide à distance a été mis en place, il a fallu moins de deux ans, je crois, pour installer les lignes dans tout le Nord.
Lorsqu'on dit qu'il faudra des années pour tout faire, ce n'est pas vrai. C'est seulement parce que nous n'avons pas les fonds et les services nécessaires. Notre population n'est pas considérée à titre de priorité.
Je crois toutefois que vous soulevez un bon point. On entend dire qu'il faudra beaucoup de temps. Dans les faits, ce n'est pas nécessairement le cas, mais voilà où nous en sommes.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Je vous remercie pour votre question.
Pour réitérer les propos de ma collègue, Mme Qaqqaq, je dirais que ce qu'il faut, c'est une volonté politique. Nous avons vu des investissements sans précédent de la part du gouvernement fédéral au cours des dernières semaines pour faire face à la crise que nous vivons. Comme je l'ai dit dans ma déclaration préliminaire, cette crise jette une lumière très crue sur les inégalités numériques au pays, qui sont étroitement liées à l'accès aux services de soins de santé, aux services gouvernementaux et à l'éducation de base.
Nous pouvons le faire. Nous avons la capacité de le faire. Je suis d'accord avec vous: nous ne sommes pas les seules dans cette situation. Trois de mes collègues provinciaux vivent aussi au nord des restrictions relatives aux déplacements et ne devraient pas se déplacer vers le sud pour assister à l'assemblée législative.
Encore une fois, il est question d'accès à un service essentiel, pas seulement pour nous en tant que députés, mais aussi — et c'est très important — pour les citoyens que nous représentons.
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