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Lib. (MB)
Merci beaucoup à vous, monsieur le président, et à tous ceux qui participent par téléconférence à cette importante réunion.
Je suis très heureux de pouvoir comparaître devant le Comité aujourd'hui. J'aimerais, pour commencer, rappeler à tous que le Parlement du Canada se trouve sur le territoire traditionnel du peuple algonquin. En outre, je m'adresse à vous depuis mon bureau de la circonscription de Saint-Boniface—Saint-Vital, qui est le foyer de la nation métisse et qui fait partie du territoire du Traité 1.
Aujourd'hui, j'aimerais faire le point avec vous sur l'évolution de la COVID-19 dans le Nord. Depuis le début de la crise, je m’entretiens régulièrement avec les premiers ministres des territoires et avec nos partenaires dans le Nord issus des Premières Nations et des nations inuites et métisses. Je sais que, si nous voulons avoir une chance de prévenir la propagation de la COVID-19 dans le Nord, nous devons adopter une approche définie avec les habitants de cette région. Leurs idées, innovations et solutions doivent être mises en œuvre pour prévenir et freiner la propagation de ce virus. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à les écouter et à tout mettre en œuvre pour aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à prévenir et arrêter la propagation de la COVID-19. Les gouvernements des territoires s'acquittent avec brio de leur responsabilité de protéger leurs populations. Je les encourage à poursuivre leurs efforts et je poursuivrai ma collaboration avec eux tout au long de la pandémie actuelle.
Le Canada répond directement aux besoins particuliers des territoires en leur fournissant plus de 130 millions de dollars pour quatre grandes priorités: la santé et les services sociaux, les services de transport aérien essentiels, l'aide aux PME ainsi que l'accès à une alimentation adéquate et aux produits essentiels.
Dans le domaine de la santé et des services sociaux, le gouvernement du Canada fournit 72,6 millions de dollars aux territoires, en plus de la somme de 15 millions de dollars qui leur a été accordée initialement et qui constitue la partie du Transfert canadien en matière de santé qui leur revient. L'argent additionnel fourni par le gouvernement fédéral aide les territoires à prendre les mesures prioritaires qu'elles jugent cruciales pour réduire la propagation de la COVID-19. Il permet aux territoires de se préparer concrètement à la lutte contre cette maladie.
Dans le but de maintenir les liaisons aériennes vitales qui permettent d'approvisionner le Nord en produits et services essentiels, le gouvernement du Canada fournit aux territoires un premier montant maximal de 17,3 millions de dollars, qui s'applique à une période de trois mois.
Cet investissement s’ajoute à ceux déjà consentis par les gouvernements territoriaux et aidera les transporteurs aériens du Nord à maintenir un réseau de base de voies aériennes et de services. Ce sont des services vitaux qui assurent un accès continu aux aliments, aux fournitures médicales et aux autres produits et services essentiels dont ont besoin les personnes vivant dans les communautés éloignées qui ne sont accessibles que par voie aérienne.
Comme dans le reste du Canada, de nombreuses entreprises du Nord subissent déjà les conséquences économiques de la pandémie de la COVID-19. Pour aider ces entreprises à payer leurs frais d’exploitation non remboursés par d’autres mesures prises par le gouvernement du Canada, l’Agence canadienne de développement économique du Nord, ou CanNor, fournira un soutien financier non remboursable de 15 millions de dollars aux entreprises des territoires nordiques dans le cadre du Fonds de soutien aux entreprises du Nord. Le Fonds fournira un montant pouvant atteindre 100 000 $ aux entreprises éprouvant des difficultés à payer leurs frais d’exploitation.
Alors que la crise de la COVID-19 continue d'évoluer, nous sommes également conscients que le coût de nombreux produits de base dans le Nord augmente et que de nombreuses familles subissent des pressions financières accrues. C'est pourquoi nous injectons une somme de 25 millions de dollars dans le programme Nutrition Nord Canada, de manière à augmenter le taux de la subvention fédérale pour les produits essentiels comme les aliments nutritifs et les produits d’hygiène personnelle, ce qui rendra ces produits plus abordables pour les familles du Nord, y compris les familles autochtones, en ces temps très difficiles.
Comme vous le savez, nous fournissons en outre la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs, qui est accordée à des partenaires autochtones. Nous ne ménageons aucun effort pour que l'argent soit versé très rapidement. Cette subvention, qui a été créée en collaboration avec des partenaires autochtones, aide les gens du Nord à renouer avec leurs traditions de chasse et de cueillette en réduisant le coût élevé qui est associé à ces activités.
Par ailleurs, nous avons annoncé un financement de 45 millions de dollars fondé sur les distinctions autochtones. L'argent provient du Fonds de soutien aux communautés autochtones, qui est doté de 305 millions de dollars, et il vise à aider les Inuits à élaborer et à mettre en œuvre des solutions communautaires qui leur permettront de se préparer à la propagation de la COVID-19 parmi elles et d'y réagir.
Le gouvernement du Canada est déterminé à favoriser la santé, la sécurité et le bien-être des habitants du Nord durant la crise de la COVID-19 et par la suite, afin de les aider à se rétablir et à prospérer. Nous continuerons donc de prêter une oreille attentive à nos partenaires des territoires, des provinces et des peuples autochtones ainsi qu'à d'autres interlocuteurs afin de déterminer les mesures et les approches qui sont les meilleures pour continuer notre lutte contre la COVID-19.
Meegwetch. Marci. Nakurmiik. Thank you. Merci.
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Lib. (MB)
Je tiens d'abord à prendre un instant pour souligner le travail absolument essentiel qu'accomplissent les gouvernements territoriaux et le gouvernement du Nunavut face à la COVID-19, de même que le leadership du premier ministre Savikataaq au Nunavut. Depuis le début de cette situation en constante évolution, je travaille en étroite collaboration avec le premier ministre du Nunavut et certains des principaux ministres de son gouvernement afin d'assurer la sécurité des résidants du territoire.
Nous avons bien l'intention de continuer à appuyer les gouvernements territoriaux dans leurs interventions face à la COVID-19. Nous savons que la situation du Nunavut est bien particulière — l'éloignement, la qualité des infrastructures et le simple fait que le coût de la vie et d'y faire des affaires est plus élevé —, c'est pourquoi nous...
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Lib. (MB)
Les fonds sont bel et bien engagés et les choses avancent. Je ne pourrais dire où le processus administratif en est exactement. Un des fonctionnaires pourrait peut-être vous en dire plus.
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Lib. (MB)
Pour avoir mangé beaucoup de Kraft Dinner et de Klik quand j'étais plus jeune, je sais que ce ne sont pas des aliments très nutritifs. Le programme Nutrition Nord devrait servir à subventionner des aliments plus nutritifs que ceux-là.
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Lib. (MB)
Je travaille en étroite collaboration avec le premier ministre territorial relativement à la crise de la COVID. Nous nous sommes parlé ce matin. Il est vrai qu'un cas a été confirmé au Nunavut, à Pond Inlet. Le gouvernement du Nunavut a pris les mesures nécessaires. L'équipe de réponse rapide du territoire se trouve à Pond Inlet pour offrir des soins, retracer les contacts et voir à ce que la collectivité ait toute l'aide nécessaire pour gérer la situation.
Le premier ministre du territoire m'assure que le centre de santé de Pond Inlet a tout le personnel nécessaire et est bien préparé. Voici d'ailleurs ce qu'il disait dans le communiqué qu'il a publié hier:
Il n'y a aucun besoin de s'alarmer. Le Nunavut a eu le temps de se préparer, et nous sommes en position de force pour gérer cette situation. Nous demandons aux gens de ne pas chercher de responsable, de ne pas faire de réprimande et de faire preuve de soutien et d'entraide pendant que nous surmonterons la COVID-19 au Nunavut.
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NPD (MB)
Bonjour, chers collègues. Merci de me recevoir en tant que témoin aujourd'hui.
Je ne suis pas habituée d'être de ce côté-ci de la table, ou de l'écran, en tant que témoin à ce comité. Je suis vraiment reconnaissante d'avoir l'occasion de vous faire part de la perspective d'un grand nombre de concitoyens dans notre région pendant que votre comité trouve des moyens de faire fonctionner un Parlement virtuel.
Premièrement, je tiens à être bien claire: je suis favorable au concept d'un Parlement virtuel. J'ai pris position publiquement sur la nécessité d'avoir un Parlement virtuel tôt durant cette pandémie. Je parle également de la nécessité de rendre le Parlement plus accessible, y compris virtuellement, depuis un certain temps, même avant cette crise.
Nous traversons actuellement une période de crise sans précédent. De nombreux Canadiens ont dû prendre des mesures inédites pour se protéger: la distanciation physique, le télétravail, dans la mesure du possible, et la conciliation entre le rôle parental à temps plein et le travail. Pour d'autres, y compris les travailleurs essentiels, rester à la maison n'est pas une option. De nombreuses personnes ont perdu leur emploi.
Pendant cette période, notre travail en tant que représentants et défenseurs des droits est devenu encore plus important. Au cours des dernières semaines, j'ai été en contact étroit avec les dirigeants des Premières Nations de notre région qui font tout en leur pouvoir pour protéger leurs communautés et qui ont désespérément besoin que le gouvernement fédéral prenne des mesures. Je communique avec les travailleurs de première ligne qui n'ont pas un accès suffisant à l'équipement de protection individuelle dont ils ont besoin. Je communique avec les travailleurs dans les camps de travail et les mines dans le Nord qui ont peur d'aller travailler en raison de la propagation possible de la COVID-19. Je communique avec des concitoyens qui sont coincés à l'étranger, des étudiants qui ne savent pas comment ils paieront leur loyer et des aînés qui ont besoin de soutien.
Notre travail a continué, mais sans le Parlement et sans un accès à des mécanismes de reddition de comptes qui sont essentiels, notre capacité d'apporter des changements a été grandement touchée. Comme bon nombre d'entre vous, je communique avec les ministres, les secrétaires parlementaires et les médias, faisant tout en mon pouvoir pour que des mesures soient prises pour notre région. C'est important, mais au fond, nous sommes des députés. Les Canadiens s'attendent à ce que nous les représentions au Parlement, que nous soyons au pouvoir ou dans l'opposition.
Il faut reconnaître qu'à un moment où les gens qui le peuvent sont encouragés à travailler de la maison, nous devrions faire la même chose aussi. Pour des raisons de santé publique, notre situation ne devrait pas être différente. Nous devrions mettre la barre haute pour montrer qu'il est possible d'accomplir toutes sortes de travaux à distance, y compris le travail du Parlement. Soyons responsables en ce qui concerne notre travail. Lorsqu'on nous dit que nous pourrions être de grands porteurs de la COVID-19, faisons tout en notre pouvoir pour exécuter notre travail en toute sécurité à la maison.
Des recherches ont révélé que nous pourrions être aux prises avec des vagues futures, et possiblement multiples, du coronavirus. Ce n'est pas une question de semaines, mais de mois, voire d'années. Nous devons être perçus comme étant des leaders en matière de santé publique et faire tout en notre pouvoir pour protéger nos communautés, y compris nous abstenir de nous déplacer dans le pays régulièrement, lorsque nous pourrions travailler de la maison.
À l'heure actuelle, dans ma région, une interdiction de voyager est en place et les gens qui ne vivent pas au nord du 53e parallèle ne peuvent pas entrer dans la région à moins qu'ils travaillent là-bas. Les déplacements non essentiels ne sont pas recommandés. Ce sont des mesures publiques qui montrent à quel point notre région est vulnérable. Il y a aussi de vastes recommandations de santé publique pour éviter les voyages entre les provinces. Compte tenu du travail que nous faisons en tant que leaders, nous devons faire tout en notre pouvoir pour assurer la sécurité de nos collectivités et faire notre travail à domicile.
Un Parlement virtuel est essentiel pour la représentation régionale. Jusqu'à présent, aucun député du Manitoba de n'importe quel parti n'a participé à une séance d'urgence du Parlement. Nous savons que, encore une fois, pour des raisons de santé publique, les séances d'urgence et les séances en personne sont dominées par les députés du centre du Canada, ceux qui sont près d'Ottawa. Ce n'est pas acceptable. Un Parlement virtuel est essentiel pour assurer la représentation des deux sexes. Selon des recherches réalisées par le Centre Samara pour la démocratie, on a relevé que le pourcentage des femmes à la Chambre durant les séances d'urgence était de 25 à 27 %. Même si cela reflète notre représentation générale, ce qui demeure pathétique, le fait est qu'un Parlement virtuel peut permettre à des femmes députées de se faire entendre partout au pays et aux partis d'exprimer leurs opinions.
Reconnaissons également que d'autres pays ont fait preuve d'initiative et ont organisé des séances parlementaires virtuelles: citons notamment le pays de Galles, le Royaume-Uni, le Parlement européen, l'Ukraine, l'Argentine, et j'en passe. Cependant, en mettant sur pied un Parlement virtuel, nous devons reconnaître que nous ne sommes pas égaux en tant que députés. Dans notre région du Nord du Manitoba, comme dans bon nombre des régions rurales et nordiques du Canada, l'accès à Internet est très mauvais.
Le Winnipeg Free Press a récemment rapporté que, selon le CRTC, on enregistre au Manitoba certains des services Internet les plus lents au Canada. Selon une carte du CRTC montrant la couverture des services à large bande, il y a des lacunes majeures partout dans notre province. Une note d'information interne préparée par Industrie Canada signalait en 2018 que « c'est dans le nord du Manitoba que la connectivité est la pire au Canada ». À l'échelle nationale, seulement 27,7 % des Premières Nations et 37,2 % des collectivités rurales ont accès à des services Internet rapides et fiables.
La crise actuelle expose l'accès de deuxième classe qu'ont de nombreux membres des Premières Nations et résidants des régions rurales du Canada en ce qui concerne l'infrastructure essentielle. Elle expose une inégalité flagrante qui ne cesse de croître dans notre pays. Cette inégalité produit des effets négatifs sur nos enfants, lesquels ont déjà d'immenses obstacles à surmonter.
Un reportage récent de la CBC a clairement montré que pour les enfants des Premières Nations qui vivent dans des collectivités éloignées comme Garden Hill, ici, dans notre région, l'apprentissage en ligne n'est tout simplement pas possible. En réponse à une question sur l'offre d'apprentissage en ligne, Catherine Monias, directrice de l'éducation à Garden Hill, a répondu: « Nous ne pouvons pas… La plupart des élèves n'ont pas accès à un ordinateur et à une imprimante, et la plupart des élèves n'ont pas Internet à la maison. » Mme Monias a souligné que même si plus de gens avaient accès à Internet, « la bande passante d'Internet est si limitée qu'il est impossible d'enseigner en ligne ».
J'ai lu des messages provenant de parents inquiets, d'éducateurs frustrés et de dirigeants de notre région qui s'inquiètent de ce que leurs jeunes ne peuvent pas avoir accès à une éducation. Nous ne pouvons pas nous retrouver dans une situation où une génération d'enfants est freinée par nos échecs.
Le personnel de mon bureau et moi-même avons aussi entendu directement des électeurs dire que l'absence d'accès à Internet ou l'accès inconstant à Internet les empêche de faire leur demande d'assurance-emploi ou de PCU, ou d'obtenir l'aide de Services Canada.
Cette situation ne peut pas durer, et il faut préciser ici que ce n'est pas quelque chose qui vient de se produire. Les gouvernements successifs ont choisi de financer l'entreprise privée dans l'espoir qu'elle fournirait des services à large bande, mais ils ont échoué. Des fonds publics qui auraient pu être utiles ont été engloutis dans des initiatives qui n'ont pas permis de résoudre le problème. Les conservateurs et les libéraux ont promis pendant des années d'assurer l'accès à des services Internet à large bande, mais ils ont échoué. Nous avons entendu les engagements électoraux et nous avons vu les affiches, mais il n'y a pas d'Internet.
Je sais qu'une collectivité de notre région a eu accès aux fonds fédéraux, il y a quelques années, pour la construction d'une tour, mais la tour a été achetée, puis démantelée, par notre principal fournisseur de services de télécommunications. Cette collectivité n'a toujours pas accès à des services Internet à large bande.
Nous sommes en 2020, et dans l'un des pays les plus riches du monde, nous avons un fossé numérique troublant et inacceptable. L'actuelle pandémie devrait provoquer une prise de conscience. Il faut que le gouvernement reconnaisse l'accès à des services Internet à large bande comme étant un bien public, une première nécessité, un service essentiel. Le gouvernement doit utiliser la propriété publique pour assurer la construction d'une infrastructure Internet à large bande et garantir un service réglementé et abordable. Il doit également travailler avec les Premières Nations et les collectivités autochtones.
Nombreux sont ceux qui ont comparé la crise actuelle à un effort de guerre et qui ont dit que nous devrions compter sur nos propres capacités pour obtenir ce qu'il nous faut. Nous sommes un pays d'une incroyable richesse. Faisons ce qu'il faut pour répondre aux besoins urgents que les gens ont en ce moment et auront à l'avenir grâce à une action nationale qui garantira un accès Internet égal pour tous.
Faisons ce qu'il faut pour sortir améliorés de cette crise. Bâtissons un Canada qui ne va pas laisser tomber la génération montante et contribuer à des inégalités croissantes. Les Canadiens, y compris les plus jeunes d'entre nous, comptent sur nous pour le faire. Agissons.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Je vous remercie de votre question.
Nous sommes tous d'accord pour dire que les techniciens du Parlement, ceux qui nous aident à travailler de façon virtuelle, font de leur mieux. Cependant, nous devons nous concentrer sur certaines choses que nous venons d'apprendre, notamment en ce qui concerne la sécurité dans les réunions de caucus. Ce serait bien d'avoir plus de soutien à cet égard. Hier, j'ai essayé d'organiser une réunion avec des collègues sur Zoom, mais j'ai constaté que le système n'était toujours pas très flexible.
Par ailleurs, il serait très important que nous nous inspirions des autres gouvernements qui font ce travail virtuel depuis quelque temps. Nous devons être prêts à tirer des leçons des autres afin de faire le meilleur travail possible. Cependant, nous devons également nous assurer que le travail du Parlement, c'est-à-dire le travail public, se fera aussitôt que possible.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Tout à fait, et l'ironie, c'est que ce sont les régions comme les nôtres qui comptent les communautés les plus vulnérables du pays, alors que l'accès à l'internet est inadéquat et ne permet pas aux gens de vivre leur vie au quotidien ou d'accéder à la télésanté et aux services du gouvernement ou — en temps de crise comme aujourd'hui — aux enfants de pouvoir faire leurs travaux scolaires. Les députés ne peuvent pas non plus bien faire leur travail.
Tout comme en temps normal, nous devons assurer une représentation régionale adéquate. Nous le faisons par l'entremise des budgets ou au sein de nos partis, mais soyons clairs: en temps de crise, il est essentiel de voir le Parlement virtuel comme seule façon de communiquer les besoins régionaux.
Si vous me le permettez, j'aimerais répondre à un commentaire de mon collègue libéral au sujet de l'internet pour tous. Je suis fière de parler du besoin — un besoin criant — d'un accès égal à l'internet pour tous. Pour être honnête, je crois qu'il est très élitiste pour nous, les députés, de parler de nos besoins individuels, alors que les obstacles auxquels nous faisons face sont en fait le reflet des obstacles auxquels se butent nos électeurs, nos voisins et nos familles.
Je ne crois pas qu'il soit hors de la portée d'un pays riche comme le Canada d'investir dans les infrastructures nécessaires pour assurer l'égalité d'accès à l'internet pour tous. Cette crise est un coup de semonce pour nous. Nous devons agir et rendre la chose possible pour tous, y compris pour les députés.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Je vous remercie pour votre question.
Pour réitérer les propos de ma collègue, Mme Qaqqaq, je dirais que ce qu'il faut, c'est une volonté politique. Nous avons vu des investissements sans précédent de la part du gouvernement fédéral au cours des dernières semaines pour faire face à la crise que nous vivons. Comme je l'ai dit dans ma déclaration préliminaire, cette crise jette une lumière très crue sur les inégalités numériques au pays, qui sont étroitement liées à l'accès aux services de soins de santé, aux services gouvernementaux et à l'éducation de base.
Nous pouvons le faire. Nous avons la capacité de le faire. Je suis d'accord avec vous: nous ne sommes pas les seules dans cette situation. Trois de mes collègues provinciaux vivent aussi au nord des restrictions relatives aux déplacements et ne devraient pas se déplacer vers le sud pour assister à l'assemblée législative.
Encore une fois, il est question d'accès à un service essentiel, pas seulement pour nous en tant que députés, mais aussi — et c'est très important — pour les citoyens que nous représentons.
Voir le profil de Dan Vandal
Lib. (MB)
Merci, monsieur le président.
Je suis ravi d’avoir l’occasion de discuter des dépenses liées aux affaires du Nord dans le Budget supplémentaire des dépenses 2019-2020 et dans le Budget principal des dépenses de 2020-2021 pour la composante des Affaires du Nord de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.
J'aimerais tout d'abord souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel du peuple algonquin.
Après un bref mot de présentation, je serai heureux de répondre aux questions des membres du Comité.
Ces budgets témoignent de l’engagement de notre gouvernement à créer une plus grande croissance économique et une meilleure qualité de vie dans le Nord canadien et dans l’Arctique et ce, d’une manière responsable sur le plan financier. Ces budgets rendent compte du plan de notre gouvernement pour développer des opportunités à long terme qui contribueront à protéger le riche environnement naturel du Canada et favoriseront l'édification de collectivités saines tout en protégeant les droits et les intérêts des peuples autochtones.
Le Budget supplémentaire des dépenses comprend un investissement supplémentaire de 12,5 millions de dollars dans le programme Nutrition Nord Canada. De cette somme, 8 millions de dollars seront utilisés pour mettre en place une subvention de soutien aux exploitants de ressources alimentaires. La direction de la subvention sera confiée aux Autochtones et son action servira à encourager la récolte locale de denrées alimentaires et la distribution de ces denrées à plus de 100 collectivités isolées.
Nous continuons à travailler en partenariat avec les principales parties prenantes et les principaux partenaires pour faire en sorte que les intérêts, les priorités et les circonstances uniques de tous les habitants du Nord soient reconnus. En fait, nous avons pu constater de première main comment l'intervention directe auprès des partenaires autochtones et communautaires a permis d'améliorer considérablement le programme Nutrition Nord Canada en 2018 et 2019.
Nous sommes toujours prêts à écouter les habitants du Nord au sujet de l'importance de la nourriture traditionnelle et de la façon de mieux faire face aux coûts croissants de la chasse et de la récolte dans les collectivités isolées. En plus des bienfaits pour la santé des produits locaux frais, la participation aux activités de chasse et de récolte est un élément essentiel du bien-être des collectivités et de la continuité culturelle.
En somme, le Budget principal des dépenses prévoit des dépenses de 530 millions de dollars relatives à la composante des affaires du Nord du ministère. Un montant de 108,5 millions de dollars est inclus dans le Budget principal des dépenses pour la poursuite au cours du prochain exercice de cette importante initiative qu’est Nutrition Nord Canada. Ce financement répondra à l’augmentation du taux de subvention et servira à couvrir les frais d’une liste grandissante de choses subventionnées comprenant entre autres des articles utiles aux familles et pertinents sur le plan culturel, comme les ingrédients de la bannique, des préparations pour nourrissons et des couches.
Notons que près de la moitié de ce montant, soit 253,5 millions de dollars, sera versée au Programme des sites contaminés du Nord, afin de financer, entre autres, le Programme de remise en état des mines abandonnées du Nord annoncé dans le budget de 2019.
Comme le Comité le sait déjà, le gouvernement du Canada est responsable de la gestion d’un portefeuille de sites contaminés dans le Nord. Ces sites sont le résultat d’activités d’exploitation de ressources du secteur privé qui ont été abandonnées par leurs anciens opérateurs lorsqu’ils sont devenus insolvables. Ces projets complexes présentent des risques graves et continus pour l’environnement ainsi que pour la santé et la sécurité humaines. Le gouvernement du Canada a accepté la responsabilité financière de cette contamination passée et il est légalement tenu de gérer ces sites.
Ensemble, ces initiatives et bien d’autres encore visent à assurer la santé des terres et des eaux du Nord pour les générations futures, tout en favorisant l’emploi des résidents du Nord et des partenaires autochtones. Parmi ces initiatives, on compte notamment 52,1 millions de dollars pour l’adaptation au changement climatique, les énergies propres et d’autres mesures visant à améliorer la durabilité environnementale.
En dernier lieu, je tiens à souligner que le Budget principal des dépenses comprend aussi 96,6 millions de dollars pour la gouvernance et les partenariats dans le Nord et l'Arctique, ainsi que 18,4 millions de dollars pour les cadres réglementaires et législatifs du Nord. Ces fonds soutiendront la mise en œuvre du Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord, y compris l’élaboration et la mise en œuvre collaboratives d’une politique de l’Inuit Nunangat, alors que nous nous employons à réaliser la mise en œuvre intégrale des ententes sur les revendications territoriales inuites.
Je vous remercie du temps que vous m'avez accordé ce matin, et c'est avec plaisir que je répondrai maintenant aux questions des membres du Comité.
Merci.
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Lib. (MB)
Bien sûr, absolument. Les habitants du Nord et les personnes vivant dans l'Arctique nous disent depuis longtemps que l'insécurité alimentaire est un énorme problème pour eux. Nutrition Nord Canada a tenté de faire partie de la solution à l'insécurité alimentaire. Or, il faut avant tout reconnaître que l'insécurité alimentaire est un problème énorme qui dépasse de beaucoup l'action d'un seul programme.
Ce qui est impressionnant dans le programme des exploitants de ressources alimentaires, c'est qu'il a été développé en collaboration avec les détenteurs de droits inuits, car il était clair que l'augmentation du coût de la chasse et de la récolte dans les collectivités isolées était un réel problème, au même titre que l'augmentation du coût d'absolument tout dans le Nord. Il s'agit d'un programme qui offre une aide financière aux habitants du Nord et aux Inuits qui chassent, cueillent et pêchent. Ces subventions visent à faire en sorte que les aliments traditionnels soient accessibles pour les familles de ces régions. C'est quelque chose qui a été développé conjointement.
Cette semaine, j'ai eu l'occasion de rencontrer la présidente du Conseil consultatif de Nutrition Nord Canada, Nellie Cournoyea. Elle m'a raconté l'histoire de Nutrition Nord Canada, avec ses problèmes et ses bons côtés. Je pense que c'est l'un des aspects vraiment positifs du codéveloppement. J'estime que l'ère des solutions pour le Nord venant du Sud est révolue. Nous voulons des solutions mises au point par le Nord et pour lui.
Il y a 8 millions de dollars dans le Budget supplémentaire des dépenses pour Nutrition Nord Canada. Je crois qu'il y a près de 100 millions de dollars dans le Budget principal des dépenses pour cette même initiative. Il y a aussi là-dedans des fonds pour le programme des exploitants de ressources alimentaires, et les gens attendent son lancement avec impatience.
Voir le profil de Dan Vandal
Lib. (MB)
Bien sûr.
Je pense que ce programme a été conçu pour offrir une certaine flexibilité.
En fait, je viens de terminer une réunion avec la première ministre des Territoires du Nord-Ouest, Caroline Cochrane, qui est en ville. Nous avons parlé de Nutrition Nord Canada, et elle m'a demandé de lui donner une idée de l'étendue de la flexibilité du programme, car ils aimeraient mettre en place des programmes de petits-déjeuners dans les écoles. Ils aimeraient parler de la possibilité d'avoir des congélateurs communautaires. Le programme offre justement ce genre de flexibilité. Comme je l'ai dit, il est élaboré en collaboration avec les détenteurs de droits inuits. Ils sont donc à la table. S'il y a des possibilités de partenariat et de synergie, nous sommes tout à fait d'accord avec cela.
En ce qui concerne la façon dont l'argent sera administré, peut-être que Diane peut nous en parler.
Voir le profil de Dan Vandal
Lib. (MB)
Et quel était le nom original du projet?
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Lib. (MB)
Le Projet d’accès aux ressources.
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