Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 968
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Merci, monsieur le président.
Je suis bien contente d'être de retour parmi vous. Au Canada, nous sommes tous animés par cette même passion et ce même engagement à l'égard de l'agriculture.
J'aimerais tout d'abord vous remercier de votre dévouement. Vous vous êtes tout de suite attelés à la tâche pour discuter des programmes de gestion des risques en entreprise, un sujet très important pour nos agriculteurs et auquel je porte une attention particulière.
Notre gouvernement travaille fort pour soutenir les producteurs et pour favoriser la croissance du secteur agricole canadien. Le Budget supplémentaire des dépenses dont nous discutons aujourd'hui en est la preuve. Dans ce budget, 435 millions de dollars sont attribués à Agriculture et Agroalimentaire Canada, ce qui porte le budget total annuel à près de 3 milliards de dollars. Le ministère consacrera 345 millions de dollars aux premiers versements des indemnisations complètes et équitables promises aux producteurs laitiers pour atténuer les répercussions des accords commerciaux conclus avec l'Union européenne et les pays de la zone transpacifique.
Le Budget supplémentaire des dépenses prévoit également 21,4 millions de dollars pour le Programme de paiements anticipés. Cette somme est liée aux améliorations que nous avons apportées l'an dernier à ce programme, notamment l'augmentation des paiements anticipés sans intérêt offerts aux producteurs de canola, qui sont passés de 100 000 $ à 500 000 $, et la hausse de l'ensemble des paiements anticipés offerts aux producteurs de canola et à tous les autres producteurs, qui sont passés de 400 000 $ à 1 million de dollars.
Ces changements étaient demandés depuis longtemps par les producteurs et leur permettront d'avoir davantage accès à des liquidités. Nous sommes fiers d'avoir pu bonifier cet appui.
De plus, 55,3 millions de dollars sont alloués au Partenariat canadien pour l'agriculture afin de donner plus de flexibilité aux provinces pour mettre en place des programmes régionaux.
Monsieur le président, je me soucie profondément des agriculteurs canadiens. Ils ont fait preuve d'une très grande résilience face aux difficultés stressantes auxquelles ils ont été confrontés au cours de la dernière année. Les conditions pour l'ensemencement et la récolte ont été mauvaises dans bien des régions du pays, l'accès à certains marchés a représenté un défi, notamment l'accès au marché chinois pour les producteurs de canola, et une grève des chemins de fer suivie de barrages ferroviaires ont nui au transport des marchandises, à l'accès aux intrants et à la rentabilité.
Nous avons travaillé fort pour trouver des solutions durables et pacifiques, et il est encourageant de voir que le transport des marchandises a repris.
Nous surveillons de près les répercussions du coronavirus sur le secteur agricole. Il s'agit d'un défi mondial, et, grâce aux fonds d'aide annoncés récemment, nous serons en mesure d'affronter ce défi. Les échanges commerciaux constituent une priorité pour nos agriculteurs, et nous continuons de travailler d'arrache-pied pour les aider à saisir les incroyables possibilités qui se présenteront à eux.
Nos efforts portent des fruits. L'an dernier, les exportations de produits agricoles, d'aliments et de fruits de mer ont totalisé plus de 67 milliards de dollars. Nous sommes donc en voie d'atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé d'atteindre, 75 milliards de dollars en exportations d'ici 2025. La valeur des exportations canadiennes de grains a augmenté de 25 % depuis 2016. Nos exportations de bœuf et de bétail ont enregistré une hausse de plus de 20 %, et ces exportations au Japon ont augmenté de près de 70 %, ce qui montre que les producteurs commencent à profiter des avantages du PTPGP.
Pendant que nous continuons de diversifier nos échanges commerciaux, nous travaillons à renforcer nos liens avec notre plus important partenaire commercial au sud de la frontière. Le mois dernier, le secrétaire Perdue et moi-même avons discuté de l'importance du nouvel ALENA et de l'engagement que nous avons pris de le ratifier le plus tôt possible. Des centaines de milliers d'emplois dépendent de cette relation commerciale. J'ai aussi rappelé au secrétaire l'importance et la valeur du système canadien de gestion de l'offre.
Évidemment, le soutien du gouvernement à nos productrices et producteurs agricoles ne se limite pas à l'aide au commerce. Pour ce qui est des secteurs sous gestion de l'offre, nous avançons quant aux compensations promises. Déjà, presque 345 millions de dollars ont été versés en paiements directs aux producteurs laitiers, en plus des programmes d'investissement sur les fermes et en transformation laitière, pour un total de 423 millions de dollars dans cet exercice financier. Nous sommes à finaliser les compensations pour les autres producteurs et transformateurs, selon leurs préférences. Nous ferons de même en ce qui concerne l'ACEUM.
Nous continuons aussi à améliorer nos programmes fédéraux-provinciaux-territoriaux de gestion des risques. C'est mon tout premier objectif parmi tous ceux énoncés par le premier ministre dans ma lettre de mandat.
J'en profite pour remercier le Comité d'entreprendre une étude sur les programmes de gestion des risques de l'entreprise, et j'espère que vos travaux seront constructifs. Vos recommandations seront considérées avec attention et j'espère que vos travaux pourront contribuer à l'amélioration de ces programmes pour nos producteurs agricoles.
En collaboration avec nos collègues des provinces et des territoires, nous avons apporté des améliorations au programme Agri-Stabilité. À compter de cette année, les prestations de régimes d'assurance privés ne seront plus prises en compte dans le calcul des paiements versés par le programme.
En outre, nous avons demandé à nos fonctionnaires d'étudier tous les programmes et de nous dire s'ils atteignent leurs objectifs, et, lorsque ce n'est pas le cas, de nous dire quelles sont les lacunes. Les agriculteurs font face à de nouveaux risques d'entreprise, et les échanges commerciaux et les changements climatiques ont davantage d'incidence sur les exploitations agricoles d'aujourd'hui.
J'ai bien hâte que le Comité entreprenne son étude des programmes de gestion des risques de l'entreprise. Ensemble, nous veillerons à ce que ces programmes répondent aux besoins de nos agriculteurs.
Les producteurs me disent que la protection de l'environnement fait partie de leur ADN. Ils ne cultivent pas leurs terres seulement pour aujourd'hui, mais aussi pour les générations à venir. Les producteurs doivent toutefois avoir accès à de nouvelles technologies vertes, à de meilleurs produits et à de meilleures pratiques. C'est là que nous voulons les aider.
Nous continuons d'investir dans l'innovation et la durabilité environnementale. Par exemple, la semaine dernière, à l'Île-du-Prince-Édouard, nous avons annoncé que nous allons investir avec cette province dans le Programme des technologies propres en agriculture. Les fonds aideront les producteurs en serre de produits biologiques à accomplir la transition vers l'énergie propre.
La durabilité ne concerne pas uniquement l'environnement. Pour les agriculteurs, il y a aussi la durabilité économique et sociale, qui inclut la santé mentale.
Lorsque je parle de diversification, je pense à la diversification des marchés, mais aussi à un éventail plus large de produits à valeur ajoutée.
Investir dans l'innovation constitue une autre façon d'accroître la demande et d'obtenir davantage d'argent pour nos produits.
Dans le cadre de la Politique alimentaire pour le Canada, nous travaillons aussi pour susciter la confiance et de la fierté à l'égard de l'agriculture canadienne et de nos producteurs grâce à une nouvelle initiative, « Achetez canadien », de 25 millions de dollars.
Enfin, nous devons travailler ensemble pour préparer la prochaine génération de producteurs et de transformateurs canadiens. Je travaille avec le ministre des Finances pour faciliter le transfert intergénérationnel des exploitations agricoles. Une ferme familiale, c'est l'œuvre de toute une vie. Nous devons donc aider la prochaine génération à reprendre le flambeau.
Nous devons aussi avoir une plus grande diversité de points de vue autour de la table, car nous voyons tous les défis et les possibilités différemment. Pour encourager nos jeunes à assumer des rôles d'avant-plan dans le secteur, je suis heureuse de lancer le premier Conseil canadien de la jeunesse agricole.
Je veux entendre directement les jeunes du pays, y compris ceux des collectivités autochtones, au sujet de leur vision de l'agriculture. Nous devons leur donner ce dont ils ont besoin pour réussir. L'avenir leur appartient.
De même, nous avons besoin que davantage de femmes occupent des postes de direction dans le secteur agricole. Il est encourageant de voir que plus de femmes présentent leur candidature à de tels postes. Leur perspective est essentielle pour façonner un avenir durable pour notre industrie.
Je comprends les pressions que subissent les producteurs et le stress élevé qu'ils vivent. Les agriculteurs canadiens travaillent fort pour nous nourrir. Leur résilience, leur capacité d'innover et leur respect pour l'environnement et le bien-être des animaux m'inspirent. Ces hommes et ces femmes méritent notre plus grand respect.
Je sais que tout le monde ici autour de la table est prêt à faire tout en son pouvoir pour assurer aux agriculteurs d'aujourd'hui et à ceux de demain un avenir prometteur.
Je tiens à remercier le Comité de son dévouement à l'agriculture et de sa collaboration.
Je me ferai un plaisir d'avoir une discussion avec vous. Je vous remercie.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
En décembre dernier, mes homologues provinciaux et des représentants de l'industrie m'ont demandé de convaincre mes collègues qu'il faut exempter de la tarification de la pollution l'énergie nécessaire pour le séchage des grains. À ce moment-là, je disposais de certaines données provenant du ministère, mais je voulais obtenir d'autres données auprès de l'industrie et de mes collègues des provinces pour voir si je pouvais justifier cette exemption. Je leur ai dit que si je pouvais justifier que la tarification de la pollution visant le séchage des grains a une incidence considérable sur les agriculteurs, je pourrais faire valoir leur demande auprès de mes collègues pour voir ce que nous pourrions faire.
J'ai obtenu les données. Si on examine uniquement la tarification visant le séchage des grains, on constate que c'est moins de 1 % des revenus d'une exploitation agricole moyenne. Les chiffres que j'ai obtenus sont bien plus vastes. On m'a présenté plus de données sur l'incidence de la tarification de la pollution sur les coûts directs et indirects pour les agriculteurs et sur leurs profits. De toute évidence, lorsqu'on examine les données sous cet angle, elles prennent de l'importance.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Je crois vous avez raison. Nous avons tous la responsabilité, en tant que dirigeants, de rassurer les Canadiens sur le fait que le Canada dispose de toutes les ressources nécessaires pour affronter la situation et qu'il travaille en collaboration avec les provinces. Nous avons un bon système de santé et une économie solide. Je suis persuadée qu'en travaillant avec les provinces et les diverses industries qui sont touchées d'une manière ou d'une autre, nous serons en mesure de faire face à cette crise.
Si la crise du coronavirus affecte le Canada de façon plus significative, il y aura vraisemblablement des variations tant dans la demande que dans l'offre. Il deviendra peut-être plus difficile de s'approvisionner chez certains fournisseurs. La demande pourra aussi être moindre en fonction des événements.
Il peut avoir une redistribution en fonction de ce que nous exportions ou de ce qui est à l'intérieur. Il y a déjà des liens entre les provinces, l'industrie et toute notre équipe, au gouvernement fédéral, pour faire face à la situation.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Oui, vous avez tout à fait raison. Après la fermeture du marché chinois aux exportations de canola, nous avons décidé d'améliorer le programme pour permettre à tous les agriculteurs d'obtenir des prêts plus élevés, et particulièrement aux producteurs de canola d'obtenir des prêts sans intérêt plus élevés. Il y a 34 administrateurs différents qui administrent le programme pour nous.
Vous avez raison. En 2018, les administrateurs ont demandé un sursis à la mise en défaut, alors, les paiements dus en octobre 2019 ont été reportés au mois d'avril. Nous communiquons régulièrement avec ces administrateurs. Pour l'instant, ils ne prévoient pas qu'un sursis à la mise en défaut soit nécessaire.
Je ne connais pas le terme correct en anglais.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Oui, nous avons mis en place différents types de programmes pour aider les agriculteurs à adopter de nouvelles technologies et des pratiques exemplaires.
Je me suis rendue en Nouvelle-Écosse récemment pour faire une annonce concernant une serre qui utilise entièrement de l'énergie verte. En fait, je pense que je l'ai mentionné durant mon exposé. Plus près de votre région, nous avons fourni de l'aide à un centre pour qu'il puisse acheter de l'équipement zéro émission, comme des tracteurs. Voilà de bons exemples concrets.
Nous investissons aussi considérablement dans nos centres de recherche. Il y en a une vingtaine au Canada. À titre d'exemple, dans ma circonscription, celle de Lennoxville, un centre de recherche effectue des travaux qui portent sur les élevages de porcs et de vaches laitières. Il cherche des façons de nourrir les animaux qui feraient en sorte qu'ils émettent moins de gaz à effet de serre. Ce sont de nouvelles façons de faire intéressantes. On se trouve aussi à réduire les approvisionnements.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
L'organisme Financement agricole Canada offre des prêts spéciaux assortis de faibles taux d'intérêt pour aider ces agriculteurs. Ma lettre de mandat et celle du ministre des Finances précisent que nous travaillons sur des mesures fiscales visant à faciliter les transferts intergénérationnels.
Je suis aussi très fière de mettre sur pied le premier conseil jeunesse. Nous avons reçu 825 demandes de participation à ce conseil. J'annoncerai très bientôt les noms des personnes qui ont été choisies.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Je ne me ferai pas prendre au piège encore une fois en vous donnant une date. J'ai eu ma leçon. Cependant, je peux vous assurer que nous avons beaucoup avancé et que nos travaux avec ces gens sont terminés depuis un certain temps. Cela a permis de préciser non seulement les répercussions financières, mais aussi le genre de mécanismes qu'ils souhaitent. Chaque secteur a fait des recommandations et s'est prononcé sur les mécanismes financiers différents qu'ils souhaitent voir adopter. J'en suis à l'étape des dernières discussions avec le ministère des Finances, entre autres.
Nous sommes toujours aussi engagés pour ce qui est de verser des compensations pleines et équitables aux secteurs assujettis à la gestion de l'offre, soit la volaille et les oeufs. On peut aussi noter que, jusqu'à maintenant, il n'y a pas eu d'entrée de poulets, de volailles et d'oeufs à nos frontières. L'impact ne s'est donc pas encore fait sentir. Cela dit, nous comprenons très bien qu'il faille donner à ces gens les moyens de faire leurs achats et les investissements nécessaires, de façon à améliorer leur capacité d'adaptation pour l'avenir.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Cela peut toujours être envisagé. L'objectif des programmes de gestion des risques est d'assurer la viabilité à long terme de notre industrie, c'est-à-dire de faire en sorte que les fermes des différents secteurs aient des programmes à leur disposition pour faire face aux années difficiles. Tout est en fonction de l'impact. Souvent, sur le coup, l'impact peut sembler plus grand, mais, quand on regarde les chiffres, c'est différent.
Ces programmes ne sont pas comme une assurance privée, mais l'objectif est d'assurer la viabilité à long terme et de veiller à ce que les producteurs puissent gérer leur entreprise et de passer au travers d'une année plus difficile. Nous visons les risques qui sont imprévisibles.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Différents programmes existent. Prenons par exemple Agri-investissement, qui permet aux producteurs d'aller chercher 10 000 $ chaque année, sans condition ou à peu près.
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Nous y allons selon les répercussions. Nous prenons ce genre de décision sur la base des données et des programmes. Il faut prendre le temps de voir les résultats financiers des entreprises. Ensuite, nous agissons en fonction de la situation. C'est pour cela que nous sommes en relation constante avec les différentes associations de producteurs, qui nous fournissent des chiffres.
Les producteurs de viande ont vécu quatre mois très difficiles, mais ils avaient eu un très bon printemps. À la fin de l'année, nous allons regarder avec les représentants de l'industrie s'ils se trouvent dans une situation telle qu'ils ne pourront pas passer au travers. Il y a aussi des programmes offerts par les provinces et il leur reviendra de faire la demande...
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Nous allons suivre le processus parlementaire pour ce qui est de la ratification de l'entente. Je suis très consciente de la situation et nous verrons ce qui pourra être fait.
Résultats : 1 - 15 de 968 | Page : 1 de 65

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes