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Peter Glossop
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Peter Glossop
2020-06-18 17:51
Absolument. Nos partenaires commerciaux se fient à nous pour instaurer un cadre stable pour qu'ils investissent, et nous avons les mêmes attentes quand vient le temps d'investir dans leur pays.
Mitch Davies
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Mitch Davies
2020-06-05 11:51
Pour ce qui est du dumping, de toute évidence, l'offre excédentaire mondiale de produits, notamment l'acier et d'autres produits, est un sujet très délicat et très important pour le Canada. Nous collaborons à l'échelle internationale pour encourager les gens à mettre fin à ces pratiques, pour évidemment protéger notre industrie et sa compétitivité.
Je n'ai pas de détails sur les mesures, mais je pense que l'Agence des services frontaliers du Canada pourrait peut-être être consultée au sujet du système adopté pour gérer les importations. C'est une grande priorité, et je ne dirais pas que c'est retardé le moindrement.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 15:09
Je vous remercie, monsieur le président.
Bonjour, tout le monde.
Je m'appelle Benoît Fontaine. Je suis un producteur de poulet de Stanbridge Station, au Québec, et je suis le président des Producteurs de poulet du Canada. M. Michael Laliberté, directeur général, est présent avec moi aujourd'hui.
Notre secteur contribue à hauteur de 8 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada, soutient 101 900 emplois et verse 1,9 milliard de dollars en recettes fiscales. Les 2 877 producteurs de poulet canadiens sont fiers d'élever la protéine de viande numéro 1 au Canada, tant pendant les périodes favorables que pendant les périodes plus difficiles.
Les Producteurs de poulet du Canada ont été enchantés de prendre connaissance de l'annonce du gouvernement en soutien au secteur agricole et agroalimentaire. Cependant, nous devons souligner que ces mesures ne vont pas assez loin pour soutenir les producteurs de poulet. Afin de continuer à assurer la sécurité alimentaire, nos producteurs doivent bénéficier d'un soutien pour pouvoir composer avec le stress et la pression sans précédent qui découlent de cette pandémie.
Les conditions actuelles du marché sont sans précédent dans notre secteur. Les services alimentaires, qui représentent environ 40 % du marché, ont connu une baisse rapide des ventes presque du jour au lendemain. Quant au détail, bien que nous ayons observé une montée considérable des ventes causée par les achats de masse effectués par les consommateurs qui voulaient s'assurer des réserves, cette demande s'est stabilisée et la demande totale est maintenant inférieure aux volumes antérieurs.
La baisse rapide dans les services alimentaires a entraîné des surplus de production pendant une courte période. Heureuseusement, la flexibilité que nous donne la gestion de l'offre a permis à notre conseil d'administration de réagir rapidement et d'ajuster la production, en espérant ainsi éviter le pire des scénarios, à savoir un dépeuplement, l'euthanasie.
Le conseil d'administration a réduit l'allocation de 12,6 % pour la période de mai à juillet, et nous avons réajusté l'allocation pour la période de juillet à août en la réduisant de 9,75 %. Bien que nous ayons pu adapter la production, cet ajustement n'élimine pas entièrement le stress que nous, producteurs et transformateurs, vivons en ce moment. Les usines de transformation pourraient devoir réduire leurs volumes d'abattage en raison des exigences liées à l'éloignement physique, de l'absentéisme chez les employés ou de la fermeture complète d'usines.
Les transformateurs travaillent en étroite collaboration entre eux et avec les producteurs afin de rediriger les oiseaux lorsque cela est nécessaire. Ainsi, cette réduction de la production et la possibilité de la fermeture de certaines usines entraînent pour les producteurs un risque élevé de devoir procéder à un dépeuplement de leurs troupeaux.
Les producteurs ne prennent pas la question du dépeuplement à la légère. En plus d'avoir un effet sur l'approvisionnement alimentaire de la population canadienne, les dépeuplements entraînent la perte de troupeaux auxquels nous avons consacré temps, argent et énergie, ce qui amène aussi des pertes financières plus que considérables. Dans l'éventualité où les transformateurs ne disposent pas de la capacité nécessaire, les producteurs doivent travailler rapidement avec les transformateurs pour déterminer les prochaines étapes.
Pour le moment, nous n'avons pas reçu l'assurance du gouvernement que la valeur marchande des poulets serait couverte. Nous comprenons que le programme Agri-relance couvrira jusqu'à 90 % des coûts de dépeuplement. Cependant, cela ne couvre pas la valeur des troupeaux euthanasiés, le fardeau administratif pour les producteurs et les demandes de soutien aux gouvernements provinciaux afin qu'ils fournissent leur portion du financement de la gestion des risques de l'entreprise.
Pendant nos nombreuses conversations avec le gouvernement, nous avons rappelé qu'en vertu de la Loi sur la santé des animaux, le dépeuplement est couvert en cas de maladies. Nous sommes très conscients que la Loi a été précisément conçue pour ces cas, mais nous croyons que ce que nous vivons actuellement en ce qui a trait à la capacité de transformation, au dépeuplement et aux répercussions globales sur les exploitations cadre avec l'intention de la Loi et entraîne les mêmes répercussions pour les producteurs.
Nous sommes déçus du fait que le gouvernement n'a pas envisagé ce modèle pour soutenir le secteur du poulet dans l'éventualité où un dépeuplement serait nécessaire. Bien que les programmes de gestion des risques de l'entreprise soient conçus pour affronter les fluctuations de revenu afin de soutenir les producteurs en temps de besoin, ils ne seront pas applicables aux producteurs de poulet dans l'éventualité où des dépeuplements seraient nécessaires.
Les incertitudes découlant de la COVID-19 s'ajoutent au stress financier avec lequel les producteurs devaient déjà composer en raison de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ou PTPGP.
Comme vous le savez, nos producteurs ont perdu une portion considérable de leur marché intérieur et attendent depuis plus d'un an que le gouvernement annonce des programmes pour renforcer la durabilité et la compétitivité à long terme du secteur. Nous reconnaissons pleinement que le gouvernement a des priorités plus pressantes à l'heure actuelle. Toutefois, puisque le gouvernement n'a pas indiqué à quel moment le budget fédéral serait présenté, nos producteurs continuent d'attendre le soutien qui leur a été promis.
J'espère que cette présentation aidera les membres du Comité à comprendre que les mesures annoncées à ce jour ne permettront pas de gérer les répercussions financières que subiront les producteurs de poulet dans l'éventualité où des dépeuplements seraient nécessaires. De plus, nous continuons d'attendre patiemment les mesures de soutien promises dans le contexte du PTPGP, des mesures qui nous apporteront un certain degré de certitude alors que nous devons faire face à beaucoup d'incertitude.
Je vous remercie du soutien que vous continuez d'apporter à notre secteur, et j'espère que vous aborderez ces enjeux avec vos collègues du gouvernement. Les producteurs de poulet canadiens sont là pour les Canadiens et le seront toujours.
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président et membres du Comité.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 15:46
Effectivement, la ratification du PTPGP signifie que nous avons donné un accès au marché à hauteur de 26,7 millions de kilogrammes de poulet. Quant à l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, il signifie que nous avons donné, seulement aux Américains, un accès au marché à hauteur de 62,9 millions de kilogrammes de poulet. Par conséquent, dans le cadre de l'ALENA 2.0 seulement, nous offrirons 10,8 % de toute la production intérieure, ce qui est incroyable.
Cela représente la situation qui précède la crise liée à la COVID-19. Nous n'avons pas eu, comme les producteurs laitiers, un forfait de compensation. Nous l'attendons depuis la ratification de ces deux traités, plus particulièrement depuis celle du PTPGP, alors que la question d'une production sur cinq assujettie au système de gestion de l'offre a déjà été réglée.
Nous avons demandé non pas des paiements directs aux producteurs, mais bel et bien des crédits d'impôt pour l'investissement sur les fermes. Surtout, nous demandons des fonds pour promouvoir la production de poulet au Canada afin de conserver les 3 100 emplois qui vont disparaître sinon, tout comme les 240 millions de dollars en contribution au produit intérieur brut.
Après la crise de la COVID-19, comme je l'ai dit dans mon exposé, cela se compliquera encore plus.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 16:32
C'est une très bonne question.
Comme je l'ai dit plus tôt, en raison de l'accord de libre-échange, il y aura effectivement plus de poulet américain sur les tablettes, puisqu'on a réservé 62,9 millions de kilogrammes à ce partenaire financier sous la forme de contingents tarifaires. Je répète: au total, ce sont 129,6 millions de kilogrammes de poulet étranger qui vont entrer dans notre pays, ce qui représente 10,8 % de la production canadienne. Cela représente, pour ce secteur, 3 100 emplois perdus et 240 millions de dollars de moins en recettes. Les producteurs de dindon avaient donc raison quand ils vous ont dit cela.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 16:35
Premièrement, il s'agit de 129 millions de kilogrammes, et non de 129 millions de têtes. Il ne faut pas confondre les têtes et les kilogrammes.
Deuxièmement, ce sont 62,9 millions de kilogrammes réservés sur un total de 129 millions. C'est donc 50 %, grosso modo, et cela représente 10,8 % du volume canadien. Chaque fois qu'une personne consomme 1 kilogramme de poulet, il y a 100,8 grammes qui proviennent d'ailleurs, dont la moitié provient assurément des Américains. Cela a donc créé une très grande brèche dans la gestion de l'offre et cela lui fait très mal. Celle-ci est d'ailleurs présente dans les 10 provinces canadiennes et elle est une solution à l'économie rurale canadienne.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 16:44
Les négociations se poursuivent depuis plus d'un an. Nous avons participé à un groupe de travail. Nous avons participé de bonne foi, les quatre « plumes », les quatre denrées agricoles. Pour le secteur du lait, cela s'est fait par voie rapide: le paiement a été fait directement aux fermes.
Dans le secteur de la volaille, afin de promouvoir le poulet canadien, nous avons demandé des programmes de crédits d'impôt, de soutien et de promotion pour les marques nationales, comme le logo de la petite poule rouge que tout le monde, ou presque, connaît. Nous attendons. Nous n'avons rien eu, et maintenant la COVID-19 s'ajoute à nos problèmes. Nous devons faire face à beaucoup de choses. Il y a aussi eu l'ALENA 2.0, qui donnera des compensations. Nous devrons en parler.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 16:45
Je peux vraiment confirmer que les 2877 producteurs de poulet canadiens n'ont absolument rien reçu.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-06-02 16:46
Nous attendons depuis plus d'un an, comme je vous l'ai dit. Certaines fermes pourraient être poussées à la faillite en raison d'un manque de soutien et de la brèche dans la gestion de l'offre. Il y a aussi l'éventuel accord de libre-échange avec les pays du Mercosur qui nous pend au bout du nez.
Je crois que le directeur général, M. Laliberté, est en mesure de renchérir sur ce que je dis.
Monsieur Laliberté, pouvez-vous poursuivre?
Michael Laliberté
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Michael Laliberté
2020-06-02 16:47
Monsieur Julian, c'est une très bonne question.
Nous n'avons pas encore observé les répercussions du PTPGP sur les producteurs. Cela étant dit, nous en sommes déjà à la troisième année de cet accord commercial. Lorsque des produits arriveront sur le marché, nous nous attendons à ce que cela ait une incidence considérable sur notre industrie, car des millions de kilogrammes de poulet arriveront sur le marché et les producteurs ne bénéficieront pas de programmes d'investissement adéquats pour les aider à faire face à cette situation.
Teresa Scassa
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Teresa Scassa
2020-05-29 16:24
Nous arrivons au point où des normes internationales sont indispensables, parce que nous butons constamment contre, par exemple, des limites très basses pour la protection des données, plus basses que les nôtres, dans des entreprises des États-Unis, ce qui cause des problèmes considérables. La grande inconnue, c'est comment on formera le consensus international et si la protection que nous en retirerons sera supérieure ou inférieure à celle dont nous jouissons actuellement, mais nous devons former ce consensus sur la vie privée.
Michael Bryant
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L'hon. Michael Bryant
2020-05-29 16:24
Il faut d'abord un consensus national et des lois nationales. Nous devons actualiser les lois sur les données. Je suis persuadé que vous êtes d'accord, mais je me permettrai d'insister sur ces points. Les traités internationaux ne sont pas mon rayon.
Benoît Fontaine
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Benoît Fontaine
2020-05-29 14:38
La gestion de l'offre est constituée de cinq types de production, soit les produits du lait, de poulet et de dindon, les œufs d'incubation et les œufs de consommation.
Dans le cas du secteur laitier, je crois que les producteurs ont reçu des paiements directs. Pour ce qui est du secteur avicole, nous avons toujours demandé des fonds afin de promouvoir l'achat de poulet canadien ou des crédits d'impôt afin de permettre aux aviculteurs de moderniser et d'agrandir leurs installations.
Dans le but d'être équitables, nous ne voulions pas que ces sommes d'argent soient disponibles seulement la première année. Dans le cas des crédits d'impôt, nous avons toujours préféré qu'ils soient accessibles pendant une dizaine d'années. Un jeune aviculteur qui entre en production ce mois-ci ou qui est entré en production il y a un an n'aura pas les fonds nécessaires pour investir au début de sa carrière. Or cela lui permettrait de commencer à investir durant la septième, la huitième ou la neuvième année. Nous ne voulons pas de paiements directs aux producteurs. Nous voulons un crédit d'impôt ou des sommes pour promouvoir la production de poulet, qui, d'ailleurs, s'effectue dans les 10 provinces canadiennes.
Sans la gestion de l'offre, il n'y aurait peut-être pas d'élevage de poulets à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard. Sans la gestion de l'offre, le marché serait géré de façon moins serrée. La gestion de l'offre est manifestement une solution économique dans le Canada rural.
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