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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2019-12-09 12:12 [p.79]
Monsieur le Président, prenons le projet de loi C-55, qui est la loi sur la protection des océans. Il y a une loi, mais il y a aussi eu des mesures budgétaires — l'équivalent de près de centaines de millions de dollars — au cours des dernières années. Je pense que nous nous entendons sur l'importance de ces questions.
Le député a parlé des autres régions du monde. Si on compare la population globale du Canada à celle d'autres pays, on constate que l'influence politique du Canada est considérable. Le député pense-t-il lui aussi que l'adoption de mesures progressistes permet au Canada d'avoir une plus grande influence sur ce qui se passe dans le monde et qu'il est important pour cette raison de présenter des mesures législatives comme le projet de loi C-55 afin de conserver cette influence?
Voir le profil de Mel Arnold
PCC (BC)
Monsieur le Président, je suis content que le député de Winnipeg-Nord ait mentionné le projet de loi C-55 parce que c'est exactement à quoi je faisais allusion dans mon intervention de ce matin.
J'ai participé activement aux débats du comité sur le projet de loi C-55. D'ailleurs, avant même que le comité étudie ce projet de loi, j'avais présenté une motion au comité des pêches pour que nous étudiions comment les zones de protection marine sont mises en oeuvre au Canada et le processus de consultation qui était en place avant la présentation du projet de loi C-55. Maintenant, on interdit l'accès à des sites d'intérêt sans mener de consultation auprès des communautés locales de pêcheurs. On fait fi de la volonté des pêcheurs.
Le député affirme que le gouvernement a attribué des fonds et des ressources. Cependant, il a aussi supprimé le processus de consultation qui, à mon avis, est si important.
Voir le profil de Luc Thériault
BQ (QC)
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2019-12-09 12:14 [p.79]
Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord de remercier les électeurs et les électrices de la circonscription de Montcalm, qui m’ont renouvelé leur confiance. Je vais tout faire en mon pouvoir pour satisfaire leurs attentes.
Les vieux partis se succèdent, tantôt au gouvernement, tantôt dans l’opposition. Il semble y avoir une constance lorsqu'il est question d'urgence climatique: il y a parfois de belles paroles, mais les gestes se font toujours attendre. Au lendemain de la Conférence de Marrakech sur les changements climatiques, la COP22, le directeur parlementaire du budget avait indiqué au gouvernement libéral qu’il faudrait donner un solide coup de barre pour atteindre les objectifs que le gouvernement Harper qui l'avait précédé s'était fixés en matière d'environnement. Qu’ont fait les libéraux? Ils ont acheté un vieux pipeline dont personne ne voulait et ils ont investi 19 milliards de dollars dans le pétrole. Pourtant, ce n'était pas assez pour les conservateurs.
Puisque les conservateurs prétendaient avoir un plan pour l’environnement, mon collègue pourrait-il nous dire où est leur solide coup de barre en matière d’urgence climatique?
Voir le profil de Mel Arnold
PCC (BC)
Monsieur le Président, c'est de cela que nous avons parlé dans notre programme électoral. Nous reconnaissons que le Canada peut réduire ses émissions, mais nous devons oeuvrer à l'échelle mondiale. La Chine est responsable de 25 % des émissions mondiales. Alors, pourquoi devrions-nous punir les Canadiens en leur imposant une taxe sur le carbone quand nous pourrions exploiter l'ingéniosité et les technologies canadiennes, les promouvoir partout dans le monde et obtenir de meilleurs résultats dans les pays les plus pollués?
Voir le profil de Brian Masse
NPD (ON)
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2019-12-09 12:16 [p.79]
Monsieur le Président, j'ai une question brève à poser à mon collègue au sujet d'une idée qui commence à faire son chemin et qui répondrait à des intérêts communs en ce qui a trait aux paris sur une seule épreuve sportive.
J'ai présenté un projet de loi d'initiative parlementaire visant à permettre à chaque province d'autoriser les paris sur une seule épreuve sportive. Actuellement, au Canada, cette activité rapporte environ 10 milliards de dollars au crime organisé et aux organisateurs de paris à l'étranger. Cet argent pourrait être mis au service de nos priorités, et les paris sportifs pourraient être organisés de manière plus responsable. Les États-Unis prennent des mesures en ce sens, comme d'autres l'ont fait ailleurs dans le monde.
Le député de North Okanagan—Shuswap appuie-t-il ce projet de loi? Y voit-il une idée pouvant faire consensus parmi les partis et les députés? Ainsi, on pourrait moderniser le cadre législatif, empêcher le crime organisé de tirer profit du marché noir et mettre en place un régime responsable de paris sur une seule épreuve sportive où les revenus seraient imposables et surtout, où le public serait protégé.
Voir le profil de Mel Arnold
PCC (BC)
Monsieur le Président, c'est une question intéressante. J'ai hâte que le député présente son projet de loi d'initiative parlementaire. Évidemment, je ne peux m'engager à voter pour ou contre un projet de loi qui n'a pas encore été présenté, mais je suis d'accord avec lui pour ce qui est de la lutte contre la corruption. Il faut s'attaquer au crime organisé. Il faut s'attaquer aux criminels qui s'en prennent aux Canadiens les plus vulnérables. Le gouvernement libéral précédent n'a rien fait en ce sens et je ne m'attends pas à ce qu'il le fasse au cours de la présente législature, à moins qu'il comprenne enfin le genre de mesures que ce côté-ci de la Chambre considère comme essentielles pour changer les choses.
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
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2019-12-09 12:17 [p.79]
Monsieur le Président, c'est un plaisir d'être de retour à la Chambre et je voudrais d'abord remercier les gens de Parkdale—High Park de m'avoir accordé un deuxième mandat. C'est un honneur et un privilège de les servir, une responsabilité que je ne prends pas à la légère.
Je remercie également les personnes les plus importantes dans ma vie, qui m'ont permis de me rendre où je suis aujourd'hui, les personnes qui m'ont guidé lorsque j'étais enfant et jeune adulte: mes parents, Lou et Sul Virani. Mon père célébrait son 78e anniversaire samedi dernier. Je remercie aussi ma sœur, Shakufe. Dans toute cette aventure, ma famille immédiate m'a toujours offert un soutien indéfectible.
Je dois avouer que ça a été un peu plus difficile pour mon fils cadet cette fois-ci. En 2015, il avait un an et n'était pas très conscient de ce qui se passait. Cette fois-ci, il avait cinq ans et s'est beaucoup ennuyé de son père pendant la période électorale, tout comme mon fils de huit ans. Toutefois, c'est pour eux que je fais ce travail. C'est pour tous les enfants canadiens que nous faisons ce travail. Ne l'oublions pas. J'aime profondément Zakir et Nitin. Je ne porte pas de chemise à boutons de manchette aujourd'hui, mais j'ai des boutons de manchettes portant leurs initiales dans ma poche, comme à toutes les grandes occasions.
Évidemment, la personne la plus importante est ma douce moitié, mon épouse Suchita, qui est mon roc. Nous ne venons pas d'une famille de politiciens, mais, elle me fournit néanmoins un soutien inébranlable et est demeurée à mes côtés tout au long de cette aventure. Elle a même effectué des appels pour encourager le vote le jour du scrutin cette année, ce qu'elle n'avait jamais fait auparavant. Je remercie mon épouse Suchita. Je l'aime profondément. Je la remercie de me permettre de faire ce que je fais, c'est-à-dire servir le Canada et ma circonscription.
Le discours du Trône, qui a été présenté la semaine dernière, contient une série d'initiatives que le gouvernement souhaite mettre en place. J'aimerais en souligner six. Les députés qui siégeaient à la dernière législature se souviendront que je suis toujours avocat plaidant, qui a à coeur de bien organiser ses commentaires.
Mon premier point porte sur la lutte contre les changements climatiques. Nous avons qu'il est urgent d'agir pour le climat. Les Canadiens ont entendu parler de cet enjeu pendant la campagne électorale et avant celle-ci. Nous savons qu'il faut prendre des mesures audacieuses, et c'est ce que nous sommes en train de faire. J'aimerais aussi souligner un autre point important, qui est lié au message que nous ont envoyé les Canadiens, soit qu'ils s'attendent à ce que, dans le cadre d'un gouvernement minoritaire, les députés fassent preuve d'une plus grande collaboration. Nos concitoyens pensent aussi que personne ne détient le monopole des bonnes idées. Nous devons être à l'affût des pratiques exemplaires mises de l'avant par les partis de l'opposition et de celles adoptées dans l'ensemble du pays et partout dans le monde afin de les mettre en pratique ici même, au Canada.
Je vais m'attarder sur une de ces pratiques. Nous avons déjà pris des mesures audacieuses en tarifant le carbone et en adoptant des initiatives visant à éliminer graduellement le charbon et à assurer une transition équitable. Une autre mesure que nous devons prendre ne figure pas dans notre plateforme électorale, mais plutôt dans celle d'un des partis de l'opposition, le NPD. Il s'agit d'un mécanisme de responsabilité climatique, auquel le gouvernement serait tenu de se soumettre. C'est exactement le type de mesure qu'il vaut la peine d'étudier. C'est le modèle qu'utilise la Grande-Bretagne et dont on a vanté les mérites à la COP24, à laquelle j'ai assisté l'an dernier, à Katowice. Je me suis mis à en parler dès mon retour à la Chambre. Je suis heureux de constater que cette idée figure dans la plateforme d'autres partis. C'est le genre d'idée qu'il faut mettre de l'avant, car rien n'est plus pressant que de s'attaquer aux changements climatiques.
Mon deuxième point porte sur la pertinence que revêt l'abordabilité partout au pays. Cela ne concerne pas uniquement ma circonscription, ni la ville de Toronto ou les centres urbains, mais toutes les régions du Canada, rurales ou urbaines. Je veux parler d'un engagement clé qui a été pris dans le discours du Trône et qui a été répété lors de la lecture du discours, à savoir que la toute première mesure que prendra le gouvernement sera de réduire le fardeau fisacal des Canadiens à revenu faible ou moyen. Comment y parviendrons-nous? En augmentant le montant de l'exemption personnelle de base.
Comme je l'ai déjà dit, il ne s'agit pas d'une question partisane. Toutefois, je tiens à signaler une nuance subtile qui expose la différence entre les deux principaux partis à la Chambre. Les conservateurs ont présenté la même idée, sauf qu'ils voulaient que cette augmentation s'applique à tous. Les libéraux, quant à eux, trouvaient que c'est une excellente idée, mais ils ont décidé de l'appliquer à tous, à l'exception du centile le plus riche. Pourquoi? C'est parce que nous croyons qu'il est fondamentalement important que nos mesures ciblent les personnes qui en ont le plus besoin.
Par le passé, certains ont critiqué, peut-être à juste titre, le fait que nous ayons accordé, lors de la dernière législature, une baisse d'impôt pour les personnes dont le revenu se situait approximativement entre 42 000 $ et 85 000 $, si mon souvenir est bon. Des gens ont dit, à juste titre, que les personnes à faible revenu ont besoin d'un allégement fiscal comme n'importe qui. C'est ce que nous avons prévu dans le cadre de notre plateforme électorale et de cette première initiative. Avec cette approche légèrement différente qui consiste à s'assurer que la mesure profite à ceux qui en ont le plus besoin et non à ceux qui n'en ont pas besoin, le Parti libéral s'affiche résolument comme un parti centriste qui s'efforce de répondre aux besoins des plus vulnérables.
Le logement est le troisième sujet dont je veux parler. C'est une question d'une importance capitale. Les gens m'en parlaient constamment lorsque je faisais du porte-à-porte. Qu'il soit question de l'aide au logement, de l'abordabilité des logements locatifs ou de la capacité d'acheter sa première maison, les gens se sentent dépourvus. Ils ont l'impression d'être exclus du marché immobilier.
Il nous incombe, à nous tous, de poser des gestes clairs et énergiques pour améliorer la situation du logement. Et c'est exactement ce que nous faisons grâce à un plan de 55 milliards de dollars sur 12 ans.
La campagne électorale est terminée. Il est maintenant temps de mettre en œuvre des politiques dans ce domaine, en commençant par l'Allocation canadienne pour le logement. Comme il s'agit d'une prestation transférable, elle ne sera pas associée à un appartement ou à un logement en particulier. Les gens pourront donc la transférer s'ils déménagent, qu'ils changent ou non de circonscription ou de ville à l'intérieur du pays.
Le quatrième thème, le contrôle des armes à feu, est d'une importance capitale. Je souhaite dire quelques mots à ce sujet, car il s'agit d'un besoin qui touche l'ensemble des Canadiens, qu'ils vivent en zone rurale ou urbaine.
J'étais tellement ravi de parler du discours du Trône que j'ai oublié de mentionner que je partagerai mon temps de parole avec le député de Vaughan—Woodbridge. Je le félicite d'avoir été réélu à la Chambre.
Je reviens donc au contrôle des armes à feu. On a souligné, vendredi dernier, un anniversaire important: c'était le 30e anniversaire de la tuerie de Montréal.
Je me souviens très bien de cette année-là, il y a 30 ans, parce que ma sœur était une jeune étudiante à l'Université McGill. Comme elle était dans la ville même de Montréal, nous avons reçu plusieurs appels de gens qui voulaient savoir si Shakufe était correcte etsi elle était en sécurité. Nous avons pu répondre que oui, car nous avions eu des nouvelles d'elle. Nous avons été chanceux, notre famille a été chanceuse.
Quatorze familles ont été bouleversées à tout jamais ce soir-là. Ce qui me dérange, c'est que bien des gens félicitent Jacinda Ardern pour la façon dont elle s'est acquittée du dossier du contrôle des armes à feu dans le sillage du massacre brutal perpétré en Nouvelle-Zélande, mais croient que nous devrions attendre le prochain massacre avant d'agir. Nous avons eu notre lot de problèmes et nous continuons d'en avoir. Je pense par exemple à la tuerie survenue il y a 30 ans à Montréal, et à celle qui a eu lieu le 29 janvier 2017 dans la ville de Québec.
Nous avons déjà été témoins de massacres perpétrés au moyen d'armes à feu conçues uniquement pour tuer un maximum de personnes. Ce ne sont ni des fusils de chasse ni des armes que l'on peut avoir une raison légitime de se procurer; ce sont des armes qui n'ont pas leur place dans la société canadienne. Nous avons pris l'engagement audacieux de nous débarrasser des armes d'assaut de type militaire. Cet engagement a été réitéré dans le discours du Trône, et j'ai la ferme intention de veiller à ce qu'il soit mis en œuvre sans tarder.
Cependant, cela ne s'arrête pas là. En tant que député de Toronto, je crois fermement à la nécessité de contrôler les armes à feu. Il y a certes beaucoup d'éléments qui contribuent au problème des armes à feu et à la violence dans des villes comme la mienne. Nous avons des problèmes liés aux gangs et au contrôle de nos frontières, mais une partie du problème s'explique par l'accessibilité des armes de poing, qui n'ont pas leur place dans une ville comme Toronto ni dans un grand nombre de nos centres urbains.
C'est un enjeu qui touche nos collectivités, y compris les communautés racialisées. L'accessibilité des armes à feu fait du tort aux gens qui ont des problèmes de santé mentale ou des pensées suicidaires. Elle est étroitement liée à la violence familiale, en particulier la violence envers les femmes. C'est en nous attaquant au nœud du problème — le contrôle des armes à feu — que nous remédierons à cette situation.
Le cinquième thème que je souhaite aborder est la réconciliation avec les Autochtones. J'étais très fier de voir ce thème être réitéré dans le discours, comme il doit l'être. Il faudra sept générations pour que la réconciliation se concrétise. Lors de la dernière législature, nous avons réalisé d'énormes progrès relativement aux besoins monétaires, aux avis d'ébullition de l'eau, aux mesures législatives sur les services à l'enfance et à la Loi sur les langues autochtones, sur laquelle j'ai eu le grand privilège de travailler à titre de secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien de l'époque. Abstraction faite de mes antécédents concernant les questions d'équité et la lutte contre la discrimination, ce dossier m'a appris que nous ne parviendrons à remédier à toutes sortes d'autres problèmes d'iniquité au Canada que si nous nous attaquons au problème fondamental, à savoir les 400 ans de colonialisme et de racisme dont les Autochtones ont été victimes.
L'assurance-médicaments est le sixième thème dont je voulais parler. Dans le but de tendre la main à nos collègues d'en face, nous avons entendu différents partis en parler à la Chambre. Le temps est venu de combler les lacunes dans les politiques actuelles. Parmi tous les pays membres de l'OCDE, le Canada est le seul à avoir un régime public de soins de santé, mais pas de régime public d'assurance-médicaments. Personnellement, je ne souhaite pas faire partie d'une telle minorité et je sais que mes collègues d'en face partagent cet avis.
Une autre excellente suggestion, qui se trouve dans la plateforme électorale du NPD, c'est d'examiner l'intégration des soins dentaires au régime de soins de santé. On l'a mentionné dans le discours du Trône, et je crois que cette idée mérite d'être examinée.
Monsieur le Président, vous savez que, avant d'être élu, j'étais avocat spécialiste des droits de la personne et du droit constitutionnel. Étant donné que nous avons siégé ensemble, vous savez que je suis arrivé au Canada comme réfugié de l'Ouganda, que j'ai tiré parti des occasions qui se sont offertes à moi dans ce beau pays et que j'ai travaillé pour le rendre meilleur. Depuis quatre ans, nous avons fait de grands progrès, mais il reste encore beaucoup de pain sur la planche.
Je tiens à conclure en mentionnant quatre points auxquels j'ai pensé après ma réélection, qui sont des engagements envers moi-même, mes concitoyens et la Chambre.
Premièrement, je continuerai à exprimer mes convictions de toujours: lutter contre la discrimination, promouvoir l'égalité et faire du Canada un pays plus inclusif pour tous.
Deuxièmement, je continuerai à défendre les droits de la personne, tant ici qu'à l'étranger, à chaque occasion qui se présente.
Troisièmement, je veillerai à ce que l'abordabilité du logement ne soit pas uniquement une idée farfelue, mais bien une mesure qui se concrétise pour les habitants de ma circonscription.
Quatrièmement, je m'assurerai que nous travaillerons toujours sans relâche, rapidement et de façon ambitieuse pour lutter contre les changements climatiques parce qu'il s'agit du problème le plus urgent de notre époque.
Dans un esprit de collaboration et de collégialité, je félicite tous les nouveaux députés et ceux qui sont de retour. J'espère travailler en collaboration avec l'ensemble des députés pour améliorer le pays et le Parlement.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le député d'en face. Nous avons une chose en commun: nous sommes les deux seuls ici à avoir participé au Programme de stages parlementaires.
Ma question est simple. Dans son intervention d'aujourd'hui, le député a parlé de mesures ciblées pour ceux qui en ont le plus besoin. Croit-il qu'il est approprié que le gouvernement du Canada subventionne l'achat de voitures électriques pour ceux qu'il considère comme le 1 % le plus riche ou qu'il leur offre des incitatifs?
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Voir le profil de Arif Virani
2019-12-09 12:28 [p.81]
Monsieur le Président, c'est un honneur extraordinaire pour moi que la première personne à me poser une question à la Chambre, en cette nouvelle législature, soit un ancien stagiaire parlementaire. Je félicite le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon. Nous sommes maintenant trois. Judy Wasylycia-Leis, que je peux nommer puisqu'elle ne siège plus ici, a été la première stagiaire à être élue.
C'est une question délicate que pose le député. Nous avons prévu un incitatif universel à l'achat de véhicules sans émissions, mais je ferai remarquer au député que c'est pour les véhicules sans émissions parmi les moins chers, ceux qui coûtent 50 000 $ ou moins.
Les véhicules Tesla et d'autres types de véhicules coûtent dans les 80 000 $ et 90 000 $. Nous les avons expressément exclus parce que ces véhicules sont à la portée d'une certaine tranche de la population. Ils ne sont pas à la portée des personnes à faible revenu ou à revenu moyen. Ce sont elles que nous ciblons. C'est pour cette raison que le crédit d'impôt pour véhicules non polluants n'est offert que pour les véhicules dont le prix est inférieur au prix plafond que nous avons fixé.
Voir le profil de Jack Harris
NPD (NL)
Voir le profil de Jack Harris
2019-12-09 12:29 [p.82]
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre encore une fois la parole à la Chambre en tant que représentant de St. John's-Est.
J'aimerais revenir sur les commentaires du député au sujet de la collaboration. C'est ce que veulent les Canadiens, et ils l'ont fait savoir.
Je ne veux pas faire preuve de cynisme lorsqu'il est question de collaboration, mais en ce qui a trait à la question du régime d'assurance-médicaments, les néo-démocrates réclamaient un régime universel et complet. Or, le discours du Trône ne parle que de prendre certaines mesures en ce sens. Pour ce qui est des soins dentaires, nous réclamions un programme précis, concret et réalisable qui aurait pu être mis en œuvre immédiatement, mais le discours du Trône se contente de mentionner que la possibilité d'un régime universel serait étudiée. À mon avis, il s'agit là d'une façon cynique d'aborder ces deux questions importantes.
J'aimerais savoir ce que le député en pense. Comment concilie-t-il cela avec le concept de collaboration?
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Voir le profil de Arif Virani
2019-12-09 12:30 [p.82]
Monsieur le Président, je félicite le député de St. John's-Est de son retour à la Chambre. C'est un député expérimenté qui a été brièvement et involontairement absent, et je lui souhaite la bienvenue à la Chambre.
Sur ces deux points, c'est en toute bonne foi que nous nous engageons à adopter l'assurance-médicaments et entamons un dialogue sur les soins dentaires.
En ce qui concerne le deuxième point, les soins dentaires, j'en ai beaucoup entendu parler dans ma circonscription et pendant la campagne. Plus précisément — et je ne suis pas certain que cela ne concerne que l'Ontario — , les personnes admissibles à ce qu'on appelle le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées pâtissent d'une lacune du programme. En effet, elles ont droit à l'assurance dentaire, mais celle-ci leur est subitement coupée dès lors qu'elles atteignent l'âge de 65 ans et qu'elles ont accès au Programme de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada. C'est un problème, notamment pour les gens qui vivent jusqu'à 80 ou 90 ans. Nous devons nous pencher sur cette question. Nous devons l'étudier.
Au sujet du calendrier, nous parlons de changements structurels massifs de la même ampleur que ceux que nous avons faits dans les années 1960 avec l'assurance-maladie ou dans les années 1950 avec les pensions, si je me souviens bien.
Nous devons les apporter de façon méthodique et nous assurer de bien faire les choses. C'est la raison d'être de l'étude et du rapport Hoskins et c'est ainsi que nous allons procéder.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord remercier les citoyens et les citoyennes de Lac-Saint-Jean qui ont décidé de me faire confiance. C'est une situation très spéciale pour moi, puisque mon père a siégé ici pendant 20 ans. J'en suis très heureux.
Tout le monde parle des changements climatiques. Évidemment, c'est très important. Cependant, en 2015, les libéraux nous avaient promis de mettre fin aux subventions aux pétrolières. Je me demande à quoi cela sert de subventionner l'industrie du pétrole si on veut aller de l'autre côté du spectre et faire la transition vers une économie verte.
Mes honorables collègues libéraux croient-ils qu'ils ne devraient pas briser cette promesse encore une fois et qu'ils devraient arrêter de subventionner l'industrie pétrolière?
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Voir le profil de Arif Virani
2019-12-09 12:32 [p.82]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question et je le félicite pour son élection et son histoire familiale. J'aimerais souligner deux choses.
Premièrement, les subventions pétrolières ne sont pas aussi simples qu'il ne les fait paraître. Les subventions pétrolières comprennent aussi des subventions aux communautés autochtones, plus particulièrement celles du Nord du Canada. Ce sont elles qui nous ont dit, lors de la dernière législature, que si nous éliminions ces subventions, nous éliminerions le lien leur permettant d'avoir accès à une source d'énergie économique.
Deuxièmement, nous nous sommes engagés à éliminer les subventions pétrolières d'ici 2025, et nous allons atteindre cet objectif.
Voir le profil de Francesco Sorbara
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je m'adresse à vous pour féliciter le député de Nipissing—Timiskaming d'avoir été élu à la présidence. Je suis très heureux de ce choix et je suis persuadé que le nouveau président s'acquittera avec brio de sa tâche à la Chambre, dans l'intérêt de tous.
Cela me fait plaisir de prendre la parole en ces premiers jours de l’ouverture de la 43 législature du Parlement afin de répondre au discours du Trône du gouvernement.
Je voudrais commencer ce discours par un grand merci.
Je remercie également les résidants de Vaughan—Woodbridge d'avoir cru en moi en me confiant un second mandat. Je suis honoré du fait que les citoyens de ma circonscription ont massivement exprimé leur confiance dans ma capacité de les représenter puisque, le soir des élections, j'ai remporté la victoire avec plus de 50 % des voix et une marge trois fois plus grande que mes adversaires. Je remercie les électeurs de cet extraordinaire vote de confiance.
Ces résultats témoignent des nombreux efforts que j'ai consentis et de mon engagement inébranlable à représenter mes concitoyens au mieux de mes capacités et à défendre vigoureusement leurs intérêts au Parlement. Je veillerai toujours à ce que la voix des gens de ma circonscription soit entendue. Pour ce faire, je continuerai à faire des visites à domicile pour connaître les préoccupations et les problèmes, à être toujours disponible pour nos formidables aînés, que j'affectionne tout particulièrement, et à écouter l'opinion du milieu des affaires dont les acteurs dynamiques ont l'esprit d'entreprise et font leurs preuves puisqu'au cours des cinq dernières années, ils ont créé plus de 60 000 nouveaux emplois à temps plein dans la ville de Vaughan.
Mon équipe de bénévoles, notamment les personnes qui ont fait du démarchage, installé des pancartes, envoyé de l'énergie positive et fait des appels téléphoniques importants sont une source d'inspiration pour moi. Je les remercie chaleureusement, merci beaucoup, grazie mille.
Mon épouse Rose et nos enfants Natalia et Eliana regardent les débats aujourd'hui. Je leur exprime tout mon amour et je les remercie chaque jour de faire preuve d'une immense patience et de beaucoup d'amour en me permettant de m'acquitter de l'importante responsabilité qui m'incombe à titre député au Parlement du Canada.
Je vois le discours du Trône comme une feuille de route: une feuille de route pour un Canada plus prospère et plus inclusif pour tous les Canadiens, pour un pays qui va de l'avant et qui fait face non seulement aux difficultés d'aujourd'hui, mais aussi — c'est également important — à celles qui l'attendent peut-être demain.
En tant que députés, nous avons de nombreux devoirs et responsabilités sur le plan financier à remplir. Selon moi, notre plus grande responsabilité est de promouvoir des politiques qui donnent à tous les Canadiens ce que j'appelle l'égalité des chances. Je m'explique.
Le devoir suprême de chaque député est de faire en sorte que tous les Canadiens aient la possibilité, individuellement, de réaliser leur plein potentiel. On ne peut y arriver que d'une manière et d'une manière seulement. Nous-mêmes devons faire preuve de leadership, mais leadership est synonyme de service. Tous les députés sont des serviteurs. Comme l'a dit Martin Luther King Jr., la plus importante question que nous devons nous poser dans la vie est la suivante: que faisons-nous pour les autres? L'écrivain et homme d'affaires Max De Pree a déclaré ceci:
La première responsabilité d'un chef est de comprendre la réalité des choses. La dernière est de dire merci. Entre les deux, le chef doit se faire serviteur et débiteur.
Le temps est venu pour les 338 députés de cette illustre Chambre de servir, d'être à l'écoute, d'agir avec humilité et de veiller à bâtir un pays plus fort et plus inclusif pour tous les Canadiens d'un bout à l'autre du territoire, un pays qui laisse à tous ses enfants un environnement sain ainsi qu'un avenir prospère et brillant.
Le discours du Trône aborde diverses questions sur lesquelles le gouvernement concentrera ses efforts en collaboration avec tous les partis. Il s'agit de dossiers importants comme la lutte aux changements climatiques, la réconciliation, un coût de la vie plus abordable et le renforcement de la classe moyenne. Je vais consacrer le temps de parole qui me reste au dernier point, soit la classe moyenne et le renforcement de l'économie.
Le capitalisme des XXe et XXIe siècles a créé d'énormes richesses dans le monde. Partout sur la planète, il a tiré des milliards de personnes de la pauvreté et permis une augmentation exponentielle des rendements agricoles et l'avancement des technologies, de la médecine et des innovations sociales. Le monde est plus branché que jamais. Qui sait ce que l'avenir nous réserve? En tout cas, le futur s'annonce très prometteur.
Le gouvernement que nous formons continuera de veiller à ce que ses politiques soient fondées sur les valeurs auxquelles le pays est profondément attaché et à ce qu'elles stimulent l'économie d'ici en plus de créer de bons emplois et un avenir prometteur pour les Canadiens.
Comme dans notre premier mandat, nous favoriserons la concurrence. Nous encouragerons les entrepreneurs à prendre des risques et à investir. Nous outillerons les Canadiens pour leur permettre de s'adapter à un marché mondial en évolution constante. Nous rendrons la fiscalité plus équitable afin que les familles canadiennes disposent de plus d'argent, dans le but de continuer à renforcer la classe moyenne et de créer un avenir prometteur pour notre pays, qui saura encore faire l'envie du monde entier.
Nous avons constaté les résultats de notre approche au cours des quatre premières années du gouvernement: plus d'un million d'emplois ont été créés, principalement des emplois à temps plein dans le secteur privé — là où j'aime les voir créés. Plus de 800 000 Canadiens ont pu sortir de la pauvreté, y compris de 200 000 à 300 000 enfants. C'est ce qui s'est réellement passé un peu partout au Canada. Peu importe la province ou la ville, des Canadiens ont bénéficié directement des politiques que nous avons mises en place dès la première session, après notre arrivée au pouvoir.
Comme nous l'avons fait en 2015, nous allons alléger le fardeau fiscal de millions de Canadiens. Nous l'avons fait une fois et nous allons le faire de nouveau. C'est une promesse qui a été faite et qui sera respectée. La baisse d'impôt est destinée aux Canadiens qui en ont le plus besoin. Tous les Canadiens qui touchent un revenu, que ce soit un revenu de travail, de pension ou même de placements, profiteront d'une hausse du montant personnel de base. Je tenais à ce que cette mesure figure dans notre plateforme et je suis heureux qu'elle y soit. Le revenu exempté d'impôt fédéral augmentera plus vite qu'il ne le ferait normalement, pour passer de 12 000 $ à 15 000 $, avec indexation. Donc, les contribuables canadiens qui gagnent environ 15 000 $ auront 300 $ de plus à consacrer aux choses importantes à leurs yeux. Qu'il s'agisse d'épargner pour assurer un bon avenir à leurs enfants ou de payer les nécessités de la vie, cet argent leur appartient et nous allons leur redonner. Cette baisse d'impôt représente un allégement fiscal de plus de 5 milliards de dollars par année.
Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui tient à réduire l'impôt des Canadiens de la classe moyenne. Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui va alléger le fardeau fiscal des Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Ce sont neuf millions de Canadiens qui ont bénéficié de notre première baisse d'impôt, soit un montant d'environ 20 milliards de dollars sur cinq ans. Au cours des deux ou trois prochaines années, un allégement fiscal représentant de 15 à 20 milliards de dollars sera accordé aux familles qui en ont le plus besoin, pas au centile le plus riche, pas à ceux qui gagnent plus de 200 000 $ ou 300 000 $. La famille canadienne type de la classe moyenne ayant un revenu de 70 000 $ ou de 75 000 $ pourra garder un montant additionnel de plus de 600 $ dans ses poches. C'est une excellente chose à mes yeux.
J'ai le privilège de représenter une circonscription caractérisée par le dynamisme de ses entrepreneurs et une attitude fonceuse. Cette attitude, je la vois à l'oeuvre chaque jour dans les quelque 12 000 petites entreprises qui ont pignon sur rue dans la ville de Vaughan ainsi que dans les quelque 4 000 entreprises de ma circonscription. Les gens se demandent ce qu'ils peuvent faire pour leur pays, et non l'inverse. Ils sont animés par le désir d'embaucher du personnel et de favoriser la croissance économique, ils veulent se mettre à l'ouvrage et faire avancer les choses. J'ai le plus grand respect pour les propriétaires d'entreprise et les entrepreneurs. Ils ne doivent pas leur succès à la chance, mais à leurs immenses efforts et à leur persévérance.
Certains des entrepreneurs et des entreprises privées les plus prospères au pays se trouvent dans ma circonscription. Je sais d'expérience que nous devons nous concentrer sur des politiques qui favorisent les investissements. Nous devons également stimuler ce que j'appelle la croissance inclusive, c'est-à-dire l'ensemble des Canadiens doivent profiter de la croissance.
C'est ce que le gouvernement vise depuis le début. Son objectif est de redonner de l'argent aux Canadiens au moyen de réductions d'impôt pour la classe moyenne et de l'Allocation canadienne pour enfants. D'ailleurs, grâce à cette dernière, la situation financière de huit ou neuf familles canadiennes sur dix s'est améliorée. Chaque mois, dans ma circonscription, 5 millions de dollars, libres d'impôt, sont versés aux familles, ce qui aide près de 18 000 enfants et plus de 10 000 familles. C'est un vrai changement. C'est ce changement qui a convaincu les Canadiens de nous élire pour notre premier mandat.
Dans le cadre de la présente session, je suis heureux de voir dans le programme libéral d'autres ajustements à l'Allocation canadienne pour enfants, qui aideront les familles non seulement de ma circonscription, mais surtout de l'ensemble du pays. Nous continuerons de sortir des enfants de la pauvreté. Nous continuerons de créer de bons emplois à temps plein dans le secteur privé, comme ceux qui ont été créés au cours de notre premier mandat. D'ailleurs, au cours des 12 derniers mois, soit de novembre 2018 à aujourd'hui, près de 300 000 emplois à temps plein ont été créés au Canada. La façon dont les données sont mesurées a une incidence, mais si nous comparons des pommes avec des pommes, nous avons encore l'un des taux de chômage les plus bas au monde.
J'ai passé plus de 20 ans à travailler sur les marchés financiers de la planète. J'ai grandi dans une petite ville et j'ai travaillé dans une usine de pâte à papier, dans un silo-élévateur et dans un McDonald's — l'un de mes premiers emplois —, alors je sais ce que c'est de travailler dur. C'est ce qui définit notre pays et c'est ce qui définit les gens qui habitent ma circonscription. Voilà pourquoi le gouvernement continuera d'écouter ce que les travailleurs canadiens d'un océan à l'autre ont à dire. Nous allons continuer de miser sur les politiques permettant d'assurer la croissance économique du Canada.
Je vois certains de mes collègues des partis de l'opposition qui habitent dans la magnifique province de l'Alberta. Nous allons faire le nécessaire pour que le pipeline Trans Mountain soit achevé. Les travaux sont déjà commencés. Nous pourrons ainsi acheminer nos ressources vers de nouveaux marchés, en obtenir le plein prix et réduire l'écart entre les prix des différents types de pétrole, ce qui fait si mal à l'économie albertaine depuis plusieurs années. Nous devons tout faire pour que les ressources et les produits canadiens soient vendus à leur plein prix.
Je sais que je pourrai compter sur la collaboration de mes collègues de tous les partis pendant la 43e législature.
L'une de mes spécialités, durant la 42e législature, était de tendre la main aux députés des autres partis, de les saluer, de devenir leur ami et d'apprendre à les connaître. Si nous sommes nombreux à le faire, nous vivrons une expérience plus agréable et nous aurons une meilleure attitude. Je vois certains députés d'en face sourire.
Monsieur le Président, par votre entremise, j'aimerais dire bonjour à tous et good morning. Je tiens aussi à envoyer un bonjour tout particulier à mes enfants et à leur dire de rester fortes, et que papa les aime beaucoup et qu'elles le verront bientôt.
Sur ce, je suis prêt à entendre les questions et les observations.
Voir le profil de Marilyn Gladu
PCC (ON)
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2019-12-09 12:44 [p.84]
Monsieur le Président, les paroles et les intentions du député d'en face sont louables, comme toujours. Je crains toutefois que sa description optimiste de la situation du pays ne corresponde pas à ce que nous avons appris. Nous savons que les pertes d'emplois se chiffrent à 71 000 ce mois-ci. Nous savons que des investissements totalisant 80 milliards de dollars sont sortis du Canada et que les investissements étrangers ont baissé de moitié. Nous savons aussi que l'économie devrait faire du surplace et ne connaître aucune croissance pendant la prochaine année ou les deux prochaines années.
Si nous voulons vraiment aider la classe moyenne, nous devons tout d'abord reconnaître quelle est la situation actuelle et admettre qu'elle découle des politiques désastreuses du gouvernement libéral. Récemment, nous avons été témoins de l'inaction du gouvernement dans le dossier de la grève du CN et des pénuries de propane dont ont souffert les agriculteurs. Je rappelle que trois abattoirs ont fermé et que 60 000 vaches n'ont pas encore été abattues. Le gouvernement n'a rien fait.
Quels gestes précis le gouvernement posera-t-il pour améliorer la situation au Canada?
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