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PV (BC)
Madame la Présidente, j'aimerais demander le consentement unanime de la Chambre pour prendre la parole.
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PV (BC)
Madame la Présidente, je serai brève. Puisqu'il s'agit d'une motion nécessitant le consentement unanime, je tiens à déclarer officiellement que le Parti vert donne son accord. Nous vivons une situation hors de l'ordinaire.
Nous pensons à nos amis les députés de la Chambre qui sont maintenant menacés par le virus. Nous pensons à notre pays. Nous pensons à mon amie Mme Grégoire Trudeau, et nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Cette situation concerne tous nos proches, nos amis, nos concitoyens dans nos circonscriptions et tous ceux qui sont touchés par cette épidémie.
Nous n'avons pour l'instant aucune idée de la courbe que suivra la propagation de la COVID-19. Je tiens à remercier les autorités canadiennes de santé publique qui interviennent à tous les niveaux et dans ma propre province. Je remercie en particulier la responsable de la santé publique de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, qui a pris le problème à bras le corps, ainsi que le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, et d'autres intervenants qui ont pris des mesures de précaution énergiques.
J'ai confiance en nos autorités sanitaires. Je fais confiance aux Canadiens. Nous nous réunissons en groupes, et Dieu sait qu'en tant que députés, nous nous réunissons en groupes et voyageons en avion. Nous devons nous résoudre à arrêter nos travaux. Espérons que ce ne soit que pour cinq semaines, afin que nous puissions reprendre au plus vite les affaires de la nation. Dans la mesure où nous voyageons en avion, nous ne voudrions pas découvrir, lorsque l'on fera le bilan de la crise de la COVID-19 au Canada, que les députés ont été des vecteurs de la maladie. Nous devons prendre nos responsabilités.
Je me joins donc à tous nos collègues pour remercier les autorités sanitaires de leur diligence. Je remercie aussi la ministre de la Santé. Nous avons la chance de vivre dans un pays où le gouvernement se conduit de façon responsable et n'essaie pas d'improviser des connaissances scientifiques au fil de son inspiration.
Le Parti vert approuve l'ajournement et a hâte de revoir tout le monde à la Chambre, en bonne santé.
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PV (NB)
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2020-03-12 10:27 [p.1979]
Monsieur le Président, je remercie mes collègues de m'accorder le privilège d'intervenir aujourd'hui. Je remercie la ministre de ses paroles percutantes et les députés de leurs propos.
Les femmes sont donneuses de vie. Elles font des miracles et elles sont elles-mêmes des miracles. Aujourd'hui, nous célébrons nos soeurs, les matriarches et les mères de clan. Nous avons tous notre propre parcours. Pour ma part, c'est lorsque je suis devenue mère que je me suis le plus sentie femme. Je suis mère de deux jeunes garçons, qui voient leur maman travailler fort pour le Canada et accorder beaucoup de temps et d'attention à ses citoyens.
Depuis le moment où j'ai annoncé ma candidature à titre de députée fédérale, la principale question qu'on me pose est: « Comment y arrivez-vous? » Comment réussit-on à jongler avec les exigences de la vie parlementaire et celles de la maternité? Comme de raison, je réponds que c'est difficile.
Parce qu'ils voient des femmes fortes dans des postes importants, ils deviendront des personnes plus fortes et plus lucides qui respectent tout le monde, peu importe leur genre. Malgré ce que j'affirme, je suis consciente qu'il ne nous sera pas facile de donner l'exemple tous les jours, d'êtres constants et innovateurs dans notre manière d'appuyer les femmes et d'ouvrir des perspectives pour elles un peu partout dans le monde.
Alors que nous célébrons les femmes qui atteignent des postes décisionnels et que nous réalisons les avancées marquées afin de réduire l'écart salarial entre les hommes et les femmes, le constat demeure qu'il y a encore beaucoup de travail à faire et à accomplir.
En dépit de leur participation accrue à la population active, les femmes continuent de consacrer une bonne partie de leur temps à du travail non rémunéré. En moyenne, les femmes demeurent les pourvoyeurs prédominants de soins aux enfants et aux membres de leur famille ayant des contraintes physiques ou mentales liées au vieillissement ou à un problème de santé chronique. Ce travail non rémunéré qui passe, la plupart du temps, inaperçu signifie que les femmes canadiennes qui travaillent passent 3,9 heures supplémentaires par jour à accomplir des tâches ménagères et à s'occuper des enfants, entre autres tâches.
Alors que les femmes luttent contre les inégalités dans les milieux de travail, elles sont également confrontées aux attentes sociales liées au genre.
De surcroît, accablées par le sentiment d'être des mères imparfaites et des travailleuses imparfaites, les femmes se blâment de ne pas pouvoir composer avec tout cela. Le sentiment de culpabilité des mères est réel. Toutefois, les députés savent que de bonnes politiques publiques et de bonnes structures de soutien jouent un rôle de premier plan pour façonner l'expérience des mères au travail. Les députés doivent porter une attention particulière au fait que l'atteinte de cet équilibre est encore plus difficile pour les femmes à faible revenu, les femmes transgenres, les femmes aux prises avec une maladie mentale, les femmes handicapées et les femmes de couleur.
Lorsque nous investissons dans les services sociaux tels que les soins de longue durée, les soins de santé, l'assurance-médicaments, les soins de santé mentale, les services de garde universels et abordables et la protection des droits génésiques, nous investissons également dans les femmes. Nous normalisons les enjeux et les intérêts propres aux femmes, nous égalisons les règles du jeu et rapprochons les femmes de l'égalité entre les sexes. Les femmes du Canada sont extraordinaires.
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PV (BC)
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2020-03-12 12:40 [p.1999]
Je suis persuadée qu'il a dit qu'il voulait partager son temps de parole.
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PV (BC)
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2020-03-12 13:15 [p.2004]
Madame la Présidente, je suis heureuse d’entendre les observations du secrétaire parlementaire, mais je le serais encore plus s’il était clair que les députés libéraux voteront pour la motion de l’opposition présentée dans le cadre des travaux des subsides aujourd’hui. Il ne fait pas de doute que la majorité des députés ont été élus par des électeurs qui veulent un régime national d’assurance-médicaments. Les électeurs veulent qu’il soit conforme à celui que le Dr Hoskins a proposé dans le rapport commandé au cours de la dernière législature. Ils ne veulent pas prendre le risque de reporter ce projet. Nous voulons le faire adopter pendant la session actuelle, en situation de gouvernement minoritaire.
Le secrétaire parlementaire dirait-il à la Chambre si les libéraux appuieront cette motion afin que nous puissions mettre en place un régime d’assurance-médicaments le plus rapidement possible?
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PV (NB)
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2020-03-12 15:08 [p.2024]
Monsieur le Président, selon le témoignage d'experts qui ont comparu devant le comité des anciens combattants le mois dernier, des traitements destinés aux membres de la famille d'anciens militaires ont été interrompus ou refusés, et il y a actuellement 18 330 cas en attente.
Le temps d'attente moyen pour le traitement d'une demande est de 32 semaines.
Les témoins ont aussi affirmé que le temps de réponse est plus long que la moyenne pour les femmes et les francophones.
Le ministre des Anciens Combattants a le mandat de voir à ce que le gouvernement soit à la hauteur de son obligation sacrée envers les vétérans et leur famille. J'aimerais savoir quand le gouvernement prendra des mesures concrètes en ce sens, et comment il compte agir.
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PV (BC)
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2020-03-12 15:34 [p.2027]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue et voisine de son excellent discours.
Je suis tout à fait d'accord que nous avons immédiatement besoin d'un régime national d'assurance-médicaments. Je veux poser une autre question qui va dans le même sens que celle de mon ami de Vancouver Kingsway.
La députée sait-elle si le caucus libéral a l'intention de voter en faveur de la motion ou si c'est seulement son intention, en tant que députée, de voter en faveur de la motion?
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PV (BC)
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2020-03-12 16:47 [p.2039]
Monsieur le Président, je suis très heureuse d'avoir l'occasion de discuter de l'assurance-médicaments. Il semble évident que la majorité des députés sont favorables à l'adoption de cette motion. J'espère bien qu'elle sera adoptée, mais c'est ce que je peux en déduire, d'après le ton du débat.
Je voudrais poser la question suivante à ma collègue. Nous savons qu'un régime national d'assurance-médicaments et l'achat en vrac de médicaments feront baisser le prix pour tout le monde. Je me demande si nous pouvons également envisager de garantir que les médicaments que nous homologuons feront plus de bien que de mal.
C'est ce que laisse entendre la motion, me semble-t-il. Je suis très impressionnée par le travail accompli dans le cadre de l'initiative thérapeutique menée par l'Université de la Colombie-Britannique. Dans le cadre de cette initiative, on évalue l'ensemble des données sur les médicaments afin de ne pas céder aux grandes entreprises pharmaceutiques qui pourraient nous imposer des médicaments susceptibles d'avoir des effets secondaires graves et dangereux, de veiller à ce que les médicaments soient homologués et accessibles à tous les Canadiens, et de s'assurer qu'il s'agit des médicaments dont nous avons besoin et qui feront plus de bien que de mal.
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PV (BC)
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2020-03-12 17:12 [p.2043]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Avec tout le respect que je dois à mon collègue, je suis certaine qu'il finira par discuter de l'assurance-médicaments, mais son intervention semble un peu hors sujet jusqu'à présent.
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PV (BC)
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2020-03-12 17:33 [p.2046]
Madame la Présidente, le Parti vert appuie cette motion. Le moment est propice pour évoluer vers un régime universel d'assurance-médicaments au Canada. Nous savons que cela fera économiser de l'argent au système de santé. Nous sommes le seul pays à avoir un système de santé universel qui ne comprend pas un régime universel d'assurance-médicaments.
Les personnes qui souffrent d'une maladie chronique et qui n'ont pas les moyens de payer leurs médicaments finissent par développer de graves problèmes de santé. Ils aboutissent à l'hôpital, ce qui coûte beaucoup plus cher que s'ils avaient obtenu des médicaments par l'entremise d'un régime universel d'assurance-médicaments à payeur unique.
Nous savons que la moitié des personnes âgées qui se présentent aux urgences ont développé des problèmes de santé parce qu'ils ne prennent pas les médicaments dont ils ont besoin. Toutes proportions gardées, ma circonscription compte le plus grand nombre de personnes âgées de 75 ans et plus. Les professionnels de la santé nous diront que les gens ont besoin de leurs médicaments.
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PV (NB)
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2020-03-12 17:38 [p.2047]
Madame la Présidente, je remercie mes collègues du NPD de me donner l'occasion de prendre la parole. Je vais partager mon temps de parole avec la députée d'Edmonton Strathcona.
Le tiers des Canadiens qui travaillent n'ont pas de régime d'assurance-médicaments parrainé par l'employeur. Un ménage sur cinq déclare que, au cours de la dernière année, un membre de la famille a renoncé à un médicament sur ordonnance en raison de son prix.
Chaque année, près de 3 millions de Canadiennes et de Canadiens affirment ne pas être en mesure de payer les frais de l'un ou de plusieurs de leurs médicaments prescrits.
Ces statistiques correspondent à ce que j'ai entendu, comme les candidats de tous les partis, en faisant du porte-à-porte au cours de la campagne électorale de 2019. Je suis emballée à l'idée d'instaurer un régime national d'assurance-médicaments et je me réjouis de l'appui des députés en vue d'améliorer la vie des Canadiens. Je suis également emballée de voir tout le travail qui a déjà été fait pour comprendre à quoi devra ressembler notre régime national d'assurance-médicaments.
En juin dernier, dans son fameux rapport final, également appelé le rapport Hoskins, le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments nous informait qu'il avait reçu plus de 15 000 réponses à un questionnaire de la part de particuliers et d'organismes, qu'il avait reçu plus de 14 000 lettres et pétitions, qu'il avait examiné plus de 150 mémoires, qu'il avait analysé les pratiques exemplaires à l'échelle mondiale et qu'il avait tenu des assemblées publiques et des tables rondes. Il a découvert des lacunes considérables en matière de couverture des médicaments.
Sur les près de trois millions de personnes qui ont dit ne pas avoir les moyens de payer leurs médicaments, 38 % étaient couverts par une assurance privée et 21 %, par une assurance publique. Toutefois, quand on tient compte des exemptions et de la participation aux coûts, elles n'avaient toujours pas les ressources voulues pour payer leurs médicaments. Près d'un million de Canadiens ont dû réduire leurs dépenses en nourriture et en chauffage afin de pouvoir payer leurs médicaments.
Près de 1 million de Canadiens et de Canadiennes ont dû emprunter des sommes d'argent afin de payer les frais de leurs médicaments prescrits.
Cette réalité met en évidence l'écrasante pauvreté qui afflige les Canadiens. Les causes de cette pauvreté sont multiples, mais avec l'assurance-médicaments, il y aura une inquiétude en moins. Nous pouvons atténuer une partie du stress et de l'incertitude dans leur vie.
Dans le rapport Hoskins, le conseil consultatif formule plusieurs recommandations pour combler ces lacunes, et je vais les rappeler.
Sa première et principale recommandation était que le gouvernement fédéral collabore avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour établir un système public, universel et à payeur unique de couverture des médicaments sur ordonnance au Canada. Un système à deux niveaux creuserait les inégalités, laissant en danger les Canadiens à faible revenu et sans emploi. L'administration d'un tel programme serait inefficace sur le plan des coûts. Un système administré par le secteur privé créerait des incitatifs aux profits alors que l'intérêt public doit être la priorité absolue.
Le conseil consultatif a également recommandé que les prestations nationales d'assurance-médicaments soient transférables entre les provinces et les territoires, ce qui fait ressortir la nécessité pour le gouvernement fédéral de s'associer aux ministères provinciaux de la Santé afin de garantir que le système soit réellement de portée nationale.
Une autre recommandation voulait que l'ensemble de la population canadienne puisse profiter d'un programme d'assurance-médicaments afin que tous et toutes puissent obtenir les médicaments nécessaires pour maintenir une bonne santé physique et mentale.
Le conseil a également recommandé l'élaboration d'un formulaire national pour répertorier les médicaments sur ordonnance et les produits connexes qui devraient être couverts afin de garantir que tous les Canadiens jouissent d'un accès égal aux médicaments dont ils ont besoin pour maintenir ou améliorer leur santé, quel que soit l'endroit où ils vivent au Canada.
Il est clair que c'est un travail considérable. Pour l'accomplir, nous allons avoir besoin du leadership du premier ministre et du Cabinet, ainsi que d'un investissement financier conséquent de la part du gouvernement fédéral.
Il est remarquable que le Canada soit le seul pays développé à disposer d'un programme de soins de santé universel qui n'inclut pas la couverture universelle des médicaments sur ordonnance, surtout quand on sait qu'il y a des coûts réels associés aux patients qui doivent sauter des doses ou éviter de remplir des ordonnances par manque de moyens. Ces décisions mettent à rude épreuve notre système de santé.
Les gens ne sont pas en mesure de vivre pleinement en santé durant toute leur vie, ce qui entraîne des complications et des maladies chroniques plus tard dans leur vie.
Des gens finissent par avoir besoin de soins d'urgence et par devoir retourner aux urgences et être hospitalisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de se soigner convenablement à la maison.
Le directeur parlementaire du budget a déjà souligné qu'un tel régime permettra aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d'économiser des milliards de dollars, sans compter l'effet positif qu'il aura sur la qualité de vie des Canadiens qui ont besoin de médicaments sur ordonnance.
Une étude récente du MAP Centre for Urban Health Solutions de l'Hôpital St. Michael's a révélé que la gratuité des médicaments avait fait augmenter de 44 % le nombre de personnes qui prennent leurs médicaments essentiels et qu'elle avait aussi fait augmenter de 160 % la probabilité que les participants au régime puissent joindre les deux bouts.
Le fait de garantir aux gens l'accès aux médicaments dont ils ont besoin tout au long de leur vie aura des effets réels et positifs, tels que la réduction de la pauvreté, puisque les gens pourront consacrer leur argent à la nourriture, au loyer, au chauffage de leur maison ou à la garde de leurs enfants. Lorsqu'une maladie chronique est bien gérée à l'aide de médicaments, les personnes atteintes peuvent plus aisément accéder au marché du travail et participer à la vie dans leur milieu.
Les personnes atteintes d'une maladie rare ne devraient pas avoir à déclarer faillite en raison de leur diagnostic.
Les personnes qui touchent un revenu fixe, comme les personnes âgées, ne sont pas aux prises avec une augmentation du coût des médicaments. Les personnes traversant une crise de santé mentale ne subissent pas l'angoisse financière supplémentaire que peut causer la prise d'un nouveau médicament.
Je suis frappée par le consensus qui existe au sujet de cette question.
La majorité des députés de la Chambre se sont engagés auprès de partis qui ont fait de cet enjeu une priorité lors de la dernière élection.
Selon les sondages, 90 % des Canadiens sont favorables à un accès égal pour tous aux médicaments sur ordonnance, indépendamment du revenu. Quand j'ai vu que le régime national d'assurance-médicaments était mentionné dans la lettre de mandat de quatre ministres, j'ai eu espoir que cela se concrétiserait pendant la 43e législature. Il semble toutefois que le dossier n'avance pas très vite pour l'instant; je suis donc contente que mes collègues néo-démocrates aient présenté cette motion.
Nous aurons peut-être une agréable surprise au moment de la présentation du budget, mais je crains que le gouvernement ait envie de reculer, influencé peut-être par les pressions exercées par les pharmaceutiques et les compagnies d'assurance. J'espère que le gouvernement ne laisse pas des entités qui ne manquent pas de moyens financiers et qui emploient des lobbyistes d'Ottawa à temps plein acheter de l'influence et agir sur notre processus d'élaboration de politiques.
J'ai rencontré des représentants d'organismes communautaires et des professionnels de la santé ainsi que des représentants de leurs syndicats. Selon eux, nous avons besoin d'un régime d'assurance-médicaments public et universel. Parmi ces groupes figurent la fondation des maladies du coeur et de l'AVC, National Nurses United, l'Association canadienne du diabète, l'Association canadienne de counseling et de psychothérapie, la Coalition canadienne de la santé et le Congrès du travail du Canada, pour n'en nommer que quelques-uns. Ce sont des organismes qui représentent les Canadiens ordinaires, les travailleurs du domaine de la santé et les personnes qui sont atteintes d'une maladie chronique ou aiguë, qui habitent avec une telle personne ou qui en prennent soin. Bref, des gens pour qui nous travaillons.
L'Association médicale canadienne a relayé les anecdotes de médecins qui luttent pour un régime national d'assurance-médicaments. Le Dr Nav Persaud avait ceci à dire: « Pourquoi avoir fait toutes ces années d’études pour devenir médecin si, en fin de compte, les diagnostics que je pose sont peu utiles, les patients n’étant pas en mesure de payer leur traitement? »
Le Conseil consultatif sur la mise œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments nous a laissé une voie à suivre: « Il faudra du temps, d'importants investissements fédéraux et une étroite collaboration entre tous les partenaires du système de santé pour transformer la mosaïque de régimes d'assurance-médicaments du Canada en un régime public national d'assurance-médicaments. »
Cela dit, c'est possible. Grâce au travail du Conseil, la voie à suivre est claire. Les données sont incontestables, et les Canadiens sont favorables au régime, ainsi que la plupart des parlementaires de la Chambre. Nous sommes ici pour représenter le peuple, et c'est ce que le peuple veut.
Ma dernière réflexion est la suivante: qu'attendons-nous?
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PV (NB)
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2020-03-12 17:47 [p.2049]
Madame la Présidente, je me souviens de la campagne électorale. J'ai fait beaucoup de porte-à-porte et visité tous les établissements de soins de longue durée et toutes les maisons de retraite de ma circonscription pour discuter de la question des soins de santé et des coûts élevés. Dans ma circonscription, il y a aussi beaucoup d'aînés, et ils ont indiqué qu'effectivement, cette mesure les aiderait.
Des aînés m'ont parlé des fois où ils ont dû choisir entre se chauffer, s'alimenter ou s'acheter des médicaments. Nous avons entendu la même rengaine très souvent, mais c'est parce qu'il faut la répéter. Ce genre de situation ne devrait pas se produire au Canada. Il y avait aussi des infirmiers et des médecins. Nous avons tenu beaucoup de rencontres avec ces organismes au cours des derniers mois, et ils étaient unanimes. Le régime semble aller de soi, et j'espère vraiment que nous pourrons le mettre en place pour eux.
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PV (NB)
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2020-03-12 17:49 [p.2049]
Madame la Présidente, je suis heureuse d'être ici également, à la place de mon prédécesseur. Je tiens également à remercier le député de son plaidoyer concernant les maladies rares. Cette question nous tient également à cœur. Nous savons que nous devons travailler plus fort.
Pour résoudre le problème, nous devrions peut-être d'abord nous occuper du système de réglementation. Toutefois, je ne pense pas que le problème puisse attendre. Nous pouvons sûrement faire les deux en même temps. Cela devrait certainement faire partie des options à envisager dans le dossier du régime national d'assurance-médicaments, mais il ne faut pas penser que nous oublierions ces patients.
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PV (NB)
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2020-03-12 17:51 [p.2049]
Madame la Présidente, c'est un défi. Il faudra que toutes les provinces participent pour arriver à un bon rapport coût-efficacité. Il est donc vraiment important que nous ayons ces débats à la Chambre, que le projet de loi soit renvoyé en comité et que nous veillions à ce que les intérêts du Québec soient pris en considération.
Avec toutes les données statistiques, l'appui reçu et les organisations qui se sont montrées favorables, j'ai du mal à comprendre pourquoi quelqu'un ne voudrait pas de ce régime. Nous avons également réclamé une augmentation des transferts en santé. Il me semble que ce serait la meilleure chose pour le Québec ainsi que pour le Canada. J'aimerais qu'on m'explique cette opposition.
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PV (BC)
Voir le profil de Paul Manly
2020-03-12 18:05 [p.2051]
Madame la Présidente, il est vraiment important de discuter de l'assurance-médicaments universelle. Le Parlement doit aller de l'avant. Nous avons parlé de la somme d'argent que nous pouvons faire économiser à notre système de santé en fournissant des médicaments sur ordonnance aux gens qui ne peuvent pas se les payer.
La députée pourrait-elle en dire davantage sur les économies que notre système pourrait réaliser et expliquer comment cela va aider les Canadiens et notre système de santé?
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