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Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, nos pensées accompagnent aujourd'hui Mme Grégoire, ainsi que les 155 autres Canadiens de partout au pays qui sont atteints du coronavirus.
Quand nous sommes à la Chambre, les Canadiens voient souvent les différences et les divergences d'opinions entre les partis. Ils voient les questions que nous nous posons à la période des questions. Souvent, donc, les Canadiens voient un éventail d'opinions différentes à la Chambre des communes.
Aujourd'hui, tous les partis et les députés ont une seule et même mission: faire face au défi du coronavirus au Canada et contribuer à en réduire au minimum la propagation dans la communauté.
L'unanimité est rare, mais elle est importante lorsqu'il y a un défi auquel tout le Canada est confronté. C'est important que les députés se réunissent pour dire qu'ils vont collaborer.
Les Canadiens se rassemblent lorsqu'ils ont des défis à relever. Cela a toujours été un trait distinctif de notre identité. Comme nous le savons, aujourd'hui, les responsables de la santé publique nous ont informés qu'il est important que les députés, à l'instar de tout le monde au Canada, pratiquent l'éloignement social. Il s'agit d'une mesure très importante pour empêcher la rapide propagation du virus.
Tous les agents de santé du pays — et j'en profite pour saluer la Dre Bonnie Henry de la Colombie-Britannique — ont travaillé sans relâche pour que les Canadiens comprennent les conséquences de ne pas pratiquer l'éloignement social. La réalité de notre vie parlementaire fait en sorte que nous voyageons à travers le pays. Si nous ne prenions pas cette pause, nous pourrions voir des députés ramener le virus à Ottawa ou l'emporter d'Ottawa dans leur circonscription.
Il est clair que nous devons collaborer et suivre les conseils des agents de santé, qui ont dit de façon très éloquente l'importance de maintenir une distance sociale pour faire en sorte que le virus ne se répande pas.
En attendant, nous serons là où nous devons être. Nous serons dans nos circonscriptions pour aider la population, en exerçant des pressions pour assurer une aide financière aux travailleurs contraints de faire un choix difficile entre mettre du pain sur la table ou aller travailler alors qu'ils savent qu'ils devraient se mettre en quarantaine. Nous veillerons à financer un système de soins de santé capable de relever les défis liés au virus. Nous devons également veiller à ce que les communautés autochtones ne soient pas oubliées, comme elles l'ont été lors de pandémies précédentes, et que toutes les ressources nécessaires soient mises à leur disposition.
Notre rôle est d'être présents dans nos circonscriptions pour aider les gens et faire en sorte que nous puissions contribuer à la lutte contre le virus.
Nous allons fournir notre part d'efforts. Tous les députés parlent d'une seule voix aujourd'hui: nous allons apporter notre contribution.
Nous allons collaborer, et nous l'affirmons aujourd'hui de manière unanime. Nous allons prendre une petite pause pour contribuer à la lutte contre le virus.
Au nom du caucus néo-démocrate, j'aimerais conclure en remerciant les employés, l'administration de la Colline du Parlement, les agents de sécurité, qui font preuve de bravoure et de courage, ainsi que les personnes qui assurent le maintien de cette institution qui sert de manière remarquable la démocratie canadienne. Ils nous manqueront tous, mais ce n'est qu'un au revoir.
Nous sommes aussi convaincus que les Canadiens vont être plus forts que ce virus. Nous pourrons célébrer cette résilience lorsque les travaux reprendront.
Madam Speaker, today our thoughts are with Ms. Grégoire and the 155 other Canadians across the country who have contracted the coronavirus.
In this place, Canadians often see how our parties differ, and the differences we have. They see the questions we ask each other in question period. What Canadians often see is the variety of opinions within this House of Commons.
Today, however, we see all parties and all members of Parliament coming together with the same mission. That mission is to confront the challenge of coronavirus in Canada and to do our part to minimize the dangers of this virus going further in the public sphere.
Unanimity is rare, but it is important when we face a challenge that affects all of Canada. It is important that members come together and confirm that we will work collaboratively.
Canadians come together when there are challenges. That has always been the hallmark of our character. Today, as we know, public health officials told us that it is important for members of Parliament, like everyone else in Canada, to maintain the social distancing that is so important to assure we do not see a rapid multiplication of the virus.
Our health officers across the country, and I would like to give a shout-out to Dr. Bonnie Henry from British Columbia, have been tirelessly working to ensure Canadians understand the implications of not having that social distancing. The reality of our parliamentary life is that we travel across the country. If we did not take this hiatus, we could have members of Parliament bringing the virus back to Ottawa, or taking the virus from Ottawa to their home constituencies.
We definitely need to co-operate and follow the advice of health officials, who have made it very clear that it is vital to maintain social distancing to prevent the virus from spreading.
In the meantime, we will be where we should be. We will be in our ridings assisting our constituents, pressing to make sure those workers who have to make the difficult choice between putting food on the table or going to work, when they know they should be in self-quarantine, are taken care of. We will be making sure that we are absolutely funding and investing in a health care system that is able to meet the challenges of the virus. We also have to make sure indigenous communities are not left aside, as they have been in past pandemics, and that all the resources they need are available to them.
Our role is to be in our ridings assisting the public and ensuring that we contribute to the efforts to fight the virus.
We will do our part. Members of Parliament are speaking with one voice today to say that we will do our part.
Today we are unanimous in saying that we are going to work together. We are going to take a little break to help fight the virus.
To conclude, on behalf of the NDP caucus, I would like to thank the employees and staff, the administration on Parliament Hill, the security guards who are so brave and courageous, and the staff who maintain this infrastructure that serves Canadian democracy so well. We will miss them, but we know we will be back.
We know as well that Canadians will beat this virus. We will be able to celebrate that fact when we reconvene.
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NPD (ON)
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2020-03-12 10:22 [p.1978]
Monsieur le Président, les femmes, au Canada et partout dans le monde, continuent de se heurter à de nombreux obstacles, à de nombreuses difficultés. Je suis heureuse d'avoir l'occasion de parler de quelques-uns d'entre eux à la Chambre aujourd'hui. C'est, bien entendu, en partie en raison de l'annulation de la 64e session de la Commission de la condition de la femme à cause de l'épidémie de COVID-19.
Bien que cette épidémie ait des répercussions pénibles sur les habitants et les collectivités du monde entier, comme bien des maladies, ces répercussions seront pires pour les personnes marginalisées. Cela comprend de nombreuses femmes, surtout des femmes autochtones et des femmes qui habitent des collectivités rurales ou éloignées.
Cette maladie aura également une grave incidence sur les aidants, rémunérés ou non, et les travailleurs de la santé, qui sont aux premières lignes de la lutte. Les femmes représentent 82 % des travailleurs de la santé du pays. Nous devons nous assurer que les protocoles de sécurité fédéraux pour les travailleurs de la santé de première ligne sont assez rigoureux pour assurer leur protection et que le matériel dont ils ont besoin est mis à leur disposition.
Nous savons que les familles, les collectivités et le pays se portent mieux quand les femmes réussissent. Il y a encore trop de femmes au Canada qui sont victimes de discrimination et de violence fondée sur le sexe. Les études nous révèlent qu'une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel au travail.
Le Canada et la communauté internationale ont clairement fait savoir que la violence et le harcèlement dans notre société, y compris sur nos lieux de travail, ne seront pas tolérés et doivent cesser. C'est pourquoi l'Organisation internationale du travail, qui regroupe les gouvernements, les employeurs et les travailleurs, a publié une nouvelle norme internationale pour lutter contre la violence et le harcèlement. La convention no 190 de l'Organisation internationale du travail place la barre plus haut, et le Canada peut — et doit — être un chef de file en étant l'un des premiers pays à ratifier la convention. Nous sommes convaincus que le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer pour améliorer les conditions de travail afin de les rendre plus équitables et plus sûres pour tous.
Dans ma communauté, comme dans beaucoup d'autres communautés au Canada, il y a une crise du logement. Tout le monde devrait avoir le droit d'avoir un chez-soi sûr et à prix abordable. Cependant, pour beaucoup trop de femmes, ce n'est pas le cas. Les gouvernements qui se sont succédé ont trop longtemps négligé la crise du logement au Canada. Le gouvernement fait des annonces exagérées, et s'agissant des sommes réellement investies dans le logement, le directeur parlementaire du budget a constaté que, aux termes de la Stratégie nationale du logement, on dépensera 19 % de moins pour le logement à prix abordable que ce qui était dépensé lorsque les conservateurs étaient au pouvoir.
Le logement est de plus en plus hors de portée en raison de la montée en flèche des loyers, des expulsions pour cause de démolition et de la flambée des prix de l'immobilier. Des parents n'en dorment plus la nuit, car ils se demandent comment ils vont pouvoir financer la maison familiale. Les coûts ne cessent d'augmenter alors que les salaires stagnent. L'année dernière, le montant moyen des loyers a augmenté dans toutes les provinces. Aujourd'hui, 1,7 million de ménages canadiens consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement. Cela signifie que les familles de nos communautés sont confrontées à un stress constant et à des choix impossibles à faire entre payer le loyer ou la nourriture, et entre vivre dans un logement insalubre ou déménager ailleurs. Pire encore, elles sont exposées au risque réel de se retrouver sans abri, surtout lorsqu'elles fuient la violence.
Les femmes victimes de violence se voient refuser l'accès aux refuges partout au Canada en raison d'un manque chronique de ressources et de financement. Un refuge sur cinq rapporte que son financement n'a pas été augmenté depuis 10 ans ou plus, une situation qui n'est pas viable. Année après année, les refuges font essentiellement le même travail avec beaucoup moins d'argent.
Notre vision du Canada est celle d'un pays où les organisations de femmes disposent d'un financement stable de sorte que les femmes aient accès à l'aide et aux conseils dont elles ont besoin quand elles en ont besoin. Le gouvernement promet un plan d'action national pour mettre fin à la violence sexiste depuis des années. Ce plan doit s'appuyer sur des fonds pour que des refuges et d'autres programmes soient offerts aux femmes dans toutes les régions du pays, en particulier dans celles qui sont traditionnellement dépourvues de tels services. Il doit s'accompagner, dans le milieu de travail, de politiques en matière de congés en cas de violences familiales et d'une meilleure formation de la police en ce qui concerne les agressions sexuelles, et de l'obligation pour les universités d'élaborer des plans pour mettre fin à la violence sexuelle sur les campus. Le gouvernement doit aussi s'attaquer à la violence contre les femmes, les filles et les personnes LGBTQI2S+ autochtones en travaillant avec les peuples autochtones afin de donner suite aux appels à la justice découlant de l'enquête nationale.
Il y a aussi un manque criant de places en services de garderie au pays. Les familles ont du mal à trouver une place pour leurs enfants et sont forcées de s'inscrire sur des listes d'attente avant même que leur enfant soit né. Les frais sont exorbitants dans de nombreuses villes et les parents sont contraints de faire des choix impossibles entre retarder leur retour au travail ou payer des sommes pharaoniques pour les services de garderie dont ils ont besoin. Tous les parents au Canada devraient être en mesure de trouver une place en garderie chez un fournisseur de services agréé, dont le salaire est juste. Le gouvernement doit travailler avec les autres ordres de gouvernement, les communautés autochtones, les familles et les travailleurs des garderies afin que les soins soient inclusifs et répondent aux besoins de tous les enfants canadiens.
Il reste encore beaucoup à faire pour faire tomber les nombreux obstacles systémiques auxquels les femmes se heurtent aujourd'hui. Les néo-démocrates s'engagent à faire tomber ces obstacles et à faire progresser la cause de l'égalité des sexes. Nous y travaillerons tant que le travail ne sera pas terminé. Nous devons aux femmes d'aujourd'hui et aux filles qui seront des femmes demain d'apporter les changements nécessaires pour qu'elles soient en sécurité et traitées sur un pied d'égalité en toutes circonstances.
Mr. Speaker, women in Canada and around the world continue to face many barriers and challenges. I appreciate the opportunity to raise some of them here in the House today. This is, of course, in part due to the cancelling of the 64th session of the Commission on the Status of Women due to the COVID-19 outbreak.
While this outbreak is having distressing impacts on people and communities around the world, like many diseases it will have a larger impact on those who are marginalized. This includes many women, particularly indigenous women and women in rural and remote communities.
This disease will also have a serious impact on unpaid and paid caregivers, health care workers who are on the front lines of this fight. Women comprise 82% of health care workers in Canada, and we need to make sure that the federal safety protocols for front-line health care workers are good enough to keep them safe and that the equipment they need is made available.
We know that our families, our communities and our country are stronger when women thrive. In Canada today, it is still all too common for women to experience discrimination and gender-based violence. We are seeing in reports that one out of two women has experienced sexual harassment in the workplace.
Canada and the global community have made it clear that violence and harassment in our society, including in our places of work, will not be tolerated and must end. That is why the International Labour Organization, which brings together governments, employers and workers, published a new international labour standard to combat violence and harassment for all. ILO convention 190 raises the bar, and Canada can and should be a leader as one of the first countries to ratify this agreement. It is our belief that the federal government has an important role to play in making work better, fairer and more secure for everyone.
In my community, as in many communities across Canada, there is a housing crisis. Everyone should have the right to a safe and affordable place to call home. However, for far too many women this is not a reality. Consecutive governments have neglected the housing crisis in Canada for far too long. The government makes inflated announcements, and when it comes to the actual dollars invested into housing, the Parliamentary Budget Officer found that the national housing strategy will spend 19% less on affordable housing than what was spent when the Conservatives were in power.
Housing is increasingly out of reach thanks to skyrocketing rents, demovictions and ballooning home prices. Parents lie awake at night worrying about how they can afford the family home, as costs keep going up but paycheques stagnate. Average rents rose in every single province last year, and today 1.7 million Canadian households spend more than 30% of their income on housing. This means that families in our communities are facing constant stress and impossible choices between rent or food and between living in substandard housing or relocating out of their community. Worse, they facing the real risk of homelessness, especially when they are fleeing violence.
We are seeing women who are victims of violence being turned away from shelters across Canada due to a chronic lack of resources and funding. One in five shelters reports that it has not received funding increases in 10 years or more, a situation that is unsustainable. Shelters are essentially doing the same work year after year with far less money.
Our vision of Canada is one where women's organizations have stable funding so that women can access the support and advocacy they need when they need it. The government has been promising a national action plan to end gender-based violence for many years. This plan needs to be backed by funding to ensure that shelter services and other programs are available in all regions of the country, especially areas that have traditionally been underserved. It needs to be complemented by domestic violence leave policies in workplaces and improved police training on sexual assaults, and requires universities to develop plans to end sexual violence on campuses. The government also needs to address violence against indigenous women, girls and LGBTQI2S+ people by working with indigenous peoples to implement the calls for justice from the national inquiry.
There is also an affordability crisis in child care across this country. Families are struggling to find child care spaces and are forced onto wait-lists before their children are even born. Costs are unaffordable in many cities, and parents are forced to make impossible choices between delaying their return to work or paying huge amounts for the child care they need. Every parent across Canada should be able to find child care with a licensed provider who makes a fair wage. The government needs to work with other levels of government, indigenous communities, families and child care workers to ensure that care is inclusive and responsive to the needs of all Canadian children.
So much more needs to be done to address the many systemic barriers facing women today. The New Democrats commit to breaking down those barriers and advancing gender equality. We will not stop until the job is done. We owe it to women now and to the girls growing up to make the changes they need to be safe, secure and equal in every way.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:31 [p.1979]
demande à présenter le projet de loi C-240, Loi modifiant la Loi électorale du Canada relativement à l'âge de voter.
— Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui un projet de loi qui vise à accorder le droit de vote à tous les Canadiens âgés d'au moins 16 ans. Je remercie la députée de London—Fanshawe de coparrainer le projet de loi.
Le droit de vote s'est élargi progressivement au cours de l'histoire du pays. Au début de la Confédération, il n'était accordé qu'aux sujets britanniques de sexe masculin âgés d'au moins 21 ans qui étaient propriétaires fonciers. Cependant, au fil des générations et de l'évolution du pays, le droit de vote s'est étendu pour inclure les femmes, les Canadiens d'ascendance asiatique, les Autochtones ainsi que les Canadiens qui ne sont pas propriétaires fonciers, et l'âge de voter a été abaissé en dessous de 21 ans. Je crois qu'il est temps que les jeunes se voient également attribuer l'ensemble des droits et des responsabilités dont jouissent les autres citoyens.
Les jeunes Canadiens sont des gens engagés et bien informés qui se battent pour un avenir meilleur, leur avenir. Nombre de jeunes travaillent et paient des impôts, mais ils n'ont pas leur mot à dire sur la façon dont l'argent des contribuables est dépensé. Il est injustifié de les priver de ce droit, et la situation doit changer.
J'exhorte tous les parlementaires à appuyer ce projet de loi essentiel pour que les jeunes puissent participer pleinement au processus démocratique.
moved for leave to introduce Bill C-240, an act to amend the Canada Elections Act with regard to voting age.
He said: Mr. Speaker, I am honoured to rise today to introduce legislation that would extend the right to vote to all Canadians aged 16 and over. I would like to thank the hon. member for London—Fanshawe for seconding the bill.
The history of the franchise in Canada is one of constant expansion. At the time of Confederation, voting was restricted to male British subjects who were at least 21 years old and owned property. However, as our country progressed over the subsequent generations, voting rights were extended to women, Asian Canadians, indigenous people, those without property and those under 21 years of age. I believe it is time to give young people the full rights and responsibilities of citizenship as well.
Young Canadians are engaged, well-informed and passionate advocates for a better future, for their future. Many young people work and pay taxes, but they have no say in how those tax dollars are spent. This disenfranchisement is unjustified and must change.
I call on all Parliamentarians to make young people equal participants in our democracy by supporting this vital legislation.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:32 [p.1980]
demande à présenter le projet de loi C-241, Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada (changement d'appartenance politique).
— Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter aujourd'hui, avec l'appui de la députée de London—Fanshawe, un projet de loi qui réglerait les problèmes causés par les changements d'allégeance politique.
Les élections sont essentielles, car elles permettent aux électeurs d'exprimer leurs préférences démocratiques, mais quand un parlementaire change de parti, il bafoue unilatéralement la volonté des électeurs. Il s'agit ni plus ni moins d'un abus de confiance.
Dans ma propre circonscription, par exemple, David Emerson a été élu sous la bannière libérale en 2006, mais il s'est joint au Cabinet conservateur à peine quelques semaines après le scrutin. Dans Kingsway, peu importe leur allégeance, les gens étaient furieux. Ils estimaient être les seuls à avoir le droit de déterminer quel parti les représenterait à la Chambre des communes.
Cette mesure législative n'empêcherait pas les députés de quitter leur groupe parlementaire ni de changer d'allégeance politique, mais elle obligerait ceux qui souhaitent siéger au sein d'un autre parti à obtenir le consentement des électeurs de leur circonscription ou à siéger comme indépendants jusqu'aux élections suivantes.
J'invite tous les députés à appuyer cette mesure législative essentielle à la bonne marche de la démocratie et à protéger le droit fondamental qu'ont les électeurs canadiens de choisir qui les représente aux Communes.
moved for leave to introduce Bill C-241, an act to amend the Parliament of Canada Act (change of political affiliation).
He said: Mr. Speaker, I am honoured to rise in the House today to introduce a bill that would address the issue of floor crossing, with thanks to the hon. member for London—Fanshawe.
Elections are an essential opportunity for voters to express their democratic preferences, but when parliamentarians cross the floor they unilaterally negate the will of their electors. This is a fundamental betrayal of trust.
For example, in my riding of Vancouver Kingsway, David Emerson ran as a Liberal in the 2006 election, only to immediately cross the floor to sit in the Conservative cabinet within weeks of being elected. Kingsway citizens of all persuasions were incensed. They know the only people who should have the right to determine which party represents a riding in the House of Commons are the voters themselves.
This legislation would not prevent MPs from leaving their caucus or changing their political affiliation, but it would require members who wish to join another party and sit with it to either obtain the consent of their constituents or sit as an independent until the next election.
I call on all members to support this fundamental democratic legislation and protect the basic rights of Canadian voters to choose how they wish to be represented in their House of Commons.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:37 [p.1980]
propose
Que la Chambre:
a) reconnaisse l’intention du gouvernement d’adopter et de mettre en œuvre un régime national d’assurance-médicaments;
b) demande au gouvernement de mettre en œuvre l’intégralité des recommandations du rapport final du Conseil consultatif Hoskins sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments, en commençant par lancer immédiatement des négociations multilatérales avec les provinces et les territoires afin d’établir un nouveau transfert financier appuyant un régime d’assurance-médicaments public, universel et à payeur unique qui sera durable, prévisible, juste et acceptable pour les provinces et les territoires;
c) exhorte le gouvernement à rejeter l’approche privée et disparate à l’américaine pour l’assurance-médicaments, qui protège les profits des grandes compagnies pharmaceutiques et des compagnies d’assurance, mais qui coûte plus cher aux Canadiens;
d) reconnaisse qu’un investissement dans un régime national d’assurance-médicaments aiderait à stimuler l’économie tout en réduisant le coût de la vie pour tous et en renforçant notre système de soins de santé.
— C'est pour moi un honneur et un privilège de prendre la parole au nom de mes collègues du caucus du Nouveau Parti démocratique, du Nouveau Parti démocratique dans son ensemble et de tous les Canadiens d'un bout à l'autre du pays qui ont à cœur le système de santé canadien.
Il est opportun de souligner que les Canadiens sont présentement aux prises avec une crise de santé publique qu'on peut qualifier de majeure. L'épidémie de COVID-19 affecte des collectivités partout au pays. La chose dont les Canadiens sont extrêmement fiers et en laquelle ils ont confiance lorsque de tels événements surviennent, c'est la robustesse de leur système de santé publique, qui contribue à garder la population en santé partout au pays et qui prend les mesures nécessaires à cette fin et ce, peu importe la capacité de payer de chacun. Au Canada, tous les citoyens ont le droit de bénéficier de ce système.
C'est pourquoi je suis très heureux de prendre la parole au sujet d'un enjeu concernant une lacune grave et immédiate qu'il faut combler de toute urgence dans le système de santé canadien, soit l'absence d'un régime d'assurance public pour les médicaments sur ordonnance, les médicaments dont les Canadiens ont besoin et que leur médecin leur a prescrits.
Je tiens à aborder quatre éléments fondamentaux au cours de mon allocution d'aujourd'hui. Je vais lire la motion, décrire son importance, discuter des solutions, et parler de la responsabilité que nous avons en tant que législateurs.
Je vais d'abord lire la motion. Voici ce que les néo-démocrates proposent:
Que la Chambre:
a) reconnaisse l’intention du gouvernement d’adopter et de mettre en œuvre un régime national d’assurance-médicaments;
b) demande au gouvernement de mettre en œuvre l’intégralité des recommandations du rapport final du Conseil consultatif Hoskins sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments, en commençant par lancer immédiatement des négociations multilatérales avec les provinces et les territoires afin d’établir un nouveau transfert financier appuyant un régime d’assurance-médicaments public, universel et à payeur unique qui sera durable, prévisible, juste et acceptable pour les provinces et les territoires;
c) exhorte le gouvernement à rejeter l’approche privée et disparate à l’américaine pour l’assurance-médicaments, qui protège les profits des grandes compagnies pharmaceutiques et des compagnies d’assurance, mais qui coûte plus cher aux Canadiens;
d) reconnaisse qu’un investissement dans un régime national d’assurance-médicaments aiderait à stimuler l’économie tout en réduisant le coût de la vie pour tous et en renforçant notre système de soins de santé.
J'aimerais brièvement revenir sur la nécessité d'une telle motion, sur le contexte duquel elle émane, et sur ce qui se passe réellement dans toutes les collectivités au pays.
À l'heure actuelle, alors que nous sommes réunis, un quart des Canadiens, soit 7,5 millions de personnes, n'ont aucune assurance pour les médicaments sur ordonnance ou ont une couverture tellement insuffisante ou sporadique qu'elle est pour ainsi dire inutile.
Dans le moment, les provinces offrent différents niveaux d'assurance-médicaments pour divers segments de la population, ce qui crée des inégalités importantes et profondes dans la couverture des médicaments sur ordonnance entre les régions.
On trouve actuellement au Canada un ensemble disparate de régimes d'assurance-médicaments comparable à ce qu'il y a aux États-Unis, comprenant plus de 100 régimes publics et 100 000 régimes privés. Un ménage canadien sur cinq a déclaré que, au cours de la dernière année seulement, un membre de la famille n'a pas pris de médicaments sur ordonnance simplement en raison du coût.
Chaque année, près de trois millions de Canadiens n'ont pas les moyens d'acheter un ou plusieurs des médicaments prescrits par le médecin, alors que ces médicaments sont importants et parfois essentiels pour leur santé. Je précise que 38 % de ces Canadiens ont une assurance privée et 21 %, une assurance publique. Cependant, ces régimes d'assurance ne suffisent pas à couvrir le coût des médicaments dont ils ont besoin.
Chaque année, un million de Canadiens réduisent leur consommation de nourriture ou chauffent moins la maison afin de pouvoir payer leurs médicaments. Chaque année, un million de Canadiens empruntent de l'argent pour acheter des médicaments.
Les adultes canadiens sont de deux à cinq fois plus susceptibles de déclarer qu'ils sautent l'achat de médicaments sur ordonnance en raison des coûts que les résidents de pays comparables ayant un système d'assurance-médicaments universel, comme le Royaume-Uni. En fait, le Canada est le seul pays doté d'une économie moderne qui propose une couverture universelle des soins de santé, mais qui n'offre pas un régime d'assurance-médicaments universel sous une forme ou une autre.
Une étude récente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers fait état des coûts humains de cette situation. Les auteurs de l'étude ont découvert, en étudiant deux types de maladies graves différentes, le diabète et les maladies cardiaques, que chaque année, jusqu'à 1 000 personnes meurent, uniquement parce qu'elles n'ont pu se procurer les médicaments qui auraient pu les sauver. Cela signifie que des milliers de Canadiens — et si l'on inclut toutes les affections médicales, peut-être des dizaines de milliers — meurent inutilement et prématurément simplement parce que le pays n'a pas veillé à ce qu'ils puissent se procurer les médicaments dont ils ont besoin.
Par ailleurs, malgré cet énorme coût en vies humaines, du point de vue économique, les Canadiens se retrouvent paradoxalement et immanquablement parmi ceux qui paient le plus cher pour leurs médicaments sur ordonnance parce que notre système d'assurance-médicaments ressemble à une mosaïque de régimes disparates. En fait, le coût des médicaments au Canada augmente chaque année depuis que le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir en 2015. Je vais m'arrêter ici, car en 2015, le premier ministre, dans sa lettre de mandat à la ministre de la Santé de l'époque, Mme Jane Philpott, avait spécifiquement demandé, comme objectif principal, de réduire le coût des médicaments au Canada. Je peux affirmer que les Canadiens ont constaté que leur accès aux médicaments sur ordonnance n'a pas été amélioré au cours des cinq dernières années, et qu'ils savent que les prix de ces derniers n'ont certainement pas diminué.
J'ai voulu connaître l'explication scientifique derrière cette situation. C'est pourquoi, il y a deux mois, j'ai écrit aux responsables de l'Institut canadien d'information sur la santé, l'ICIS, pour leur demander des précisions sur les prix des médicaments au Canada depuis 2015, année où les libéraux ont accédé au pouvoir. J'ai été abasourdi par ce que j'ai appris. En chiffres absolus, ils m'ont montré qu'au Canada, globalement, le coût des médicaments sur ordonnance a grimpé chaque année depuis que les libéraux dirigent le pays. Autrement dit, le montant par habitant consacré à l'achat de médicaments sur ordonnance a augmenté chaque année au pays depuis que les libéraux sont au pouvoir.
Malgré le mandat donné en ce sens en 2015, rien n'a été fait pour réduire le coût des médicaments sur ordonnance. La situation a même empiré. D'un point de vue institutionnel, les médicaments sur ordonnance se classent au deuxième rang parmi les dépenses en santé au Canada, devant les services médicaux. À l'échelle nationale, seul le coût des hôpitaux surpasse celui des médicaments.
Qu'arrive-t-il quand des patients n'ont pas les moyens de payer leurs médicaments sur ordonnance? Leur santé se détériore, un point sur lequel je reviendrai dans un instant, et plus leur santé se détériore, plus ils ont recours au système de santé provincial ou territorial. En 2016, parce qu'ils ne pouvaient pas payer les médicaments sur ordonnance dont ils avaient besoin, environ 303 000 Canadiens ont dû se rendre de nouveau chez le médecin, environ 93 000 se sont rendus à l'urgence, et environ 26 000 ont été admis à l'hôpital.
SoinsSantéCAN, la voix nationale des organismes de santé et des hôpitaux du pays, estime que de 5,4 % à 6,5 % des personnes admises à l'hôpital le sont parce qu'elles n'ont pas pris leurs médicaments sur ordonnance, faute de moyens financiers. Selon les estimations, ces admissions coûtent au moins 1,6 milliard de dollars par année.
Depuis que, sous la gouverne du Dr Hoskins, le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments a publié son rapport, près d'un an s'est écoulé, il y a eu une élection générale, et nous avons commencé une nouvelle législature. Quelle a été la conclusion de ce comité mis sur pied par les libéraux et présidé par un ancien ministre de la santé d'un gouvernement libéral de l'Ontario, un comité qui a sillonné le pays pour entendre tous les groupes d'intervenants?
Quelle a été la recommandation du comité au Parlement? Il a dit que le Canada doit mettre en place un régime public d'assurance-médicaments universel à payeur unique et qu'il doit s'y mettre dès maintenant. Il a en plus fourni un plan à suivre.
Le conseil consultatif du Dr Hoskins a invité le Parlement à travailler en collaboration et en partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour commencer la mise en œuvre du régime national d'assurance-médicaments en 2020, soit dès maintenant. Il a recommandé que la législation fédérale, d'ici le 1er janvier 2022, décrive la façon dont les gouvernements travailleront ensemble et partageront les coûts. Il a énuméré les responsabilités fédérales et il a précisé que la législation doit inclure les étapes nécessaires pour que les gouvernements provinciaux et territoriaux puissent adhérer au régime national d'assurance-médicaments. On parle d'un délai de moins de deux ans.
Le conseil a fait valoir que le Parlement doit prendre des mesures immédiatement afin d'offrir une couverture universelle pour une liste de médicaments essentiels, à tout le moins, d'ici le 1er janvier 2022. Nous avons donc environ 20 mois pour y arriver. Il a suggéré la mise en œuvre d'une stratégie nationale détaillée et d'une voie distincte de financement et d'accès aux médicaments coûteux pour le traitement des maladies rares d'ici, encore une fois, le 1er janvier 2022. Il a indiqué que le pays doit offrir une liste complète incluant tous les médicaments dont les Canadiens ont besoin pour maintenir une bonne santé, des médicaments qui sont rentables et qui sont couverts par un régime public à payeur unique, au plus tard le 1er janvier 2022.
Les libéraux accusent souvent les néo-démocrates d'agir à la hâte. Prenons un instant pour examiner l'histoire de l'assurance-médicaments. En 1964, la Commission royale d'enquête sur les services de santé, présidée par le juge Emmett Hall — qui avait été nommé par le premier ministre conservateur de l'époque, John Diefenbaker — a produit un rapport à l'intention des Canadiens dans lequel elle disait que le Canada devait couvrir les médicaments sur ordonnance. Près d'un demi-siècle s'est écoulé depuis.
Puis, en 1997, il y a 23 ans, le Parti libéral du Canada a promis aux Canadiens dans sa plateforme, noir sur blanc, que s'il était élu et qu'il avait le privilège de former le gouvernement, il instaurerait un régime public d'assurance-médicaments et qu'il établirait un échéancier au cours de la même législature pour ce faire. Au fait, les libéraux ont depuis formé au moins trois gouvernements majoritaires, ainsi qu'un gouvernement minoritaire. En tout, ils ont eu 13 ans au pouvoir pour concrétiser cette promesse, mais ils ne l'ont pas fait.
Est-ce que nous agirions trop hâtivement si, après un demi-siècle d'attente, nous permettions aux Canadiens de se procurer les médicaments dont ils ont besoin? Est-il trop hâtif de demander à un parti politique de respecter une promesse solennelle qu'il a faite à la population il y a 23 ans?
Près d'un an s'est écoulé depuis que le comité consultatif mis sur pied par les libéraux a présenté les mêmes recommandations que sept commissions royales différentes et divers comités de la Chambre et du Sénat. Ils ont tous tiré la même conclusion. Je voudrais m'arrêter un instant pour préciser qu'absolument tous les organismes qui se sont penchés sur cette question et sur les façons les plus efficaces, efficientes et équitables de faire en sorte que tous les Canadiens obtiennent les médicaments dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, ont conclu que la solution était un régime public à payeur unique.
Le NPD ne fait pas que parler; il agit. On ne se traîne pas les pieds. On travaille, on crée et on livre. Le NDP s'est acquitté du travail que les libéraux ont promis d'entreprendre, mais n'ont jamais réalisé, et que les conservateurs ont écarté du revers de la main. En effet, nous avons élaboré une mesure législative sans précédent, historique et révolutionnaire dans le but de faire de l'assurance-médicaments une réalité incarnée par la loi canadienne sur l'assurance-médicaments. Nous présenterons cette mesure législative à la Chambre des communes au cours des prochaines semaines.
Que ferait cette loi? Elle serait fondée sur les recommandations du rapport du Dr Hoskins et du conseil consultatif, ainsi que sur d'autres rapports d'experts, et elle suivrait le modèle de la Loi canadienne sur la santé parce que les médicaments sur ordonnance devraient être couverts par notre système de santé publique, comme c'est le cas pour tous les autres services qui sont jugés médicalement nécessaires.
Nous proposerons d'inscrire explicitement les principes et les normes nationales de l'assurance-médicaments dans une loi fédérale qui serait distincte de la Loi canadienne sur la santé, mais qui irait de pair avec cette dernière.
Cela signifie que le gouvernement fédéral jouerait un rôle de premier plan et veillerait à ce que les produits pharmaceutiques soient fournis aux Canadiens au même titre que les services de santé et à ce que les provinces respectent les principes d'universalité, d'intégralité, d'accessibilité, de transférabilité et de gestion publique.
Conformément au rapport Hoskins, la loi entrerait en vigueur à la date exacte préconisée par le Dr Hoskins, à savoir le 1er janvier 2022. Le projet de loi prévoit que le gouvernement fédéral prenne l'initiative en fournissant un transfert fiscal stable aux provinces qui acceptent de respecter les principes énoncés et de faire en sorte que leurs résidants obtiennent gratuitement les médicaments qui figurent dans le formulaire négocié, à l'instar des services médicalement nécessaires.
J'aimerais prendre quelques instants pour dire un mot sur les personnes qui n'ont pas les moyens de payer des médicaments. Selon de nombreuses études allant des études du directeur parlementaire du budget aux études universitaires, nous pouvons couvrir tous les citoyens du Canada en économisant des milliards de dollars. À partir de calculs prudents, le directeur parlementaire du budget prévoit que l'instauration d'un régime public d'assurance-médicaments nous permettrait d'économiser 4,2 milliards de dollars par année. Les universitaires, eux, considèrent que c'est une sous-estimation et que les économies s'élèveraient en fait à des milliards de dollars de plus.
Pourquoi? Parce qu'en intégrant l'assurance-médicaments à notre système public de soins de santé, le gouvernement fédéral pourrait faire des achats en gros pour tout le pays, pour 37,5 millions de Canadiens. L'administration pourrait être simplifiée: au lieu de 100 000 régimes privés distincts, nous aurions, dans chaque province, un seul programme à la gestion simplifiée et efficace. Il y a des Canadiens qui ne respectent pas leurs ordonnances en raison du prix des médicaments. Ils deviennent alors plus malades et se retrouvent aux soins intensifs. En remédiant à ce problème, on économise.
Un séjour aux soins intensifs de trois ou quatre jours pour une personne diabétique qui se retrouve à l'hôpital parce qu'elle n'a pas pris son insuline coûte plus cher que de lui fournir gratuitement son insuline à vie. Voilà un exemple. Un régime d'assurance-médicaments universel permettrait de réaliser des économies.
Enfin, on réaliserait des économies en utilisant une liste de médicaments rigoureuse élaborée à partir de données pertinentes et en mettant en place un organisme national indépendant qui évaluerait les médicaments selon les données scientifiques et qui obtiendrait le meilleur rapport efficacité-prix. Cette liste servirait de guide des ordonnances médicales au Canada, ce qui constituerait une amélioration par rapport aux pratiques actuelles.
Il est temps d'agir. Les Canadiens ne peuvent plus attendre et ils ne devraient plus avoir à le faire. Il s'agit d'une initiative essentielle en matière de politique de soins de santé. Sur le plan économique, elle est cruciale. Il a été révélé qu'une famille canadienne moyenne économiserait 500 dollars par année grâce à un régime public d'assurance-médicaments, et que l'employeur moyen économiserait 600 dollars par employé assuré. J'ai rarement vu une politique publique qui recueille un assentiment aussi large des acteurs sociaux que le régime public d'assurance-médicaments.
Outre les sociétés pharmaceutiques et les compagnies d'assurance, tous les groupes d'intervenants qui ont comparu devant le Comité permanent de la santé ont déclaré qu'ils appuyaient ce que les néo-démocrates proposaient. Les employeurs sont d'accord parce qu'ils veulent une main-d'œuvre en bonne santé. Ils savent que les produits pharmaceutiques constituent la partie la plus importante et la plus coûteuse de leur régime privé d'assurance-maladie complémentaire et qu'ils doivent payer trop cher. Ils savent qu'il est préférable que ces produits soient fournis par le régime public de soins de santé. Voilà pourquoi le Canada dépense moins d'argent par habitant que les États-Unis pour les soins de santé, et tous les Canadiens sont assurés.
Il est temps d'agir. Je ne veux plus entendre le gouvernement libéral donner des excuses pour ne pas agir plus rapidement et dire qu'il étudie la situation et qu'il a du travail à faire. Je n'ai jamais entendu le premier ministre, la ministre de la Santé actuelle ou tout autre ministre de la Santé depuis 2015 prendre un engagement envers les soins de santé publics. J'ai entendu le ministre des Finances du gouvernement libéral dire à ses collègues du milieu des affaires qu'il préfère une approche privée-publique disparate à l'américaine, mais le gouvernement reste muet quant à la possibilité d'instaurer un régime public d'assurance-médicaments. Ce silence se termine aujourd'hui.
Je mets les députés libéraux au défi d'intervenir à la Chambre aujourd'hui pour dire aux Canadiens s'ils appuient la création d'un régime public d'assurance-médicaments ou s'ils appuient plutôt une approche privée et disparate à l'américaine. Les Canadiens méritent une réponse. Après 50 ans d'études successives qui nous disent que les Canadiens ont besoin d'un régime d'assurance-médicaments, les néo-démocrates vont continuer de se battre pour les patients et de faire ce qu'ils ont toujours fait, c'est-à-dire créer des soins de santé publics au Canada et les renforcer, comme l'envisageait Tommy Douglas dans les années 1940.
Nous allons continuer de travailler fort jusqu'à ce que tous les Canadiens aient accès à des médicaments, à des soins dentaires, à des soins de la vue et à des soins auditifs dans le cadre d'un système de santé public et universel, qui rembourse toutes les dépenses.
moved:
That the House:
(a) acknowledge the government’s intention to introduce and implement national pharmacare;
(b) call on the government to implement the full recommendations of the final report of the Hoskins Advisory Council on the Implementation of National Pharmacare, commencing with the immediate initiation of multilateral negotiations with the provinces and territories to establish a new, dedicated fiscal transfer to support universal, single-payer, public pharmacare that will be long term, predictable, fair and acceptable to provinces and territories;
(c) urge the government to reject the U.S.-style private patchwork approach to drug coverage, which protects the profits of big pharmaceutical and insurance companies, but costs more to Canadians; and
(d) recognize that investing in national pharmacare would help stimulate the economy while making life more affordable for everyone and strengthening our health care system.
He said: It is a great privilege and an honour for me to rise on behalf of my colleagues in the New Democratic Party caucus and on behalf of the New Democratic Party of Canada and all of those Canadians from coast to coast to coast who care so deeply about our health care system.
It is timely to note at this time that Canadians find themselves in the grip of what can fairly be called a major public health crisis. The COVID-19 public health outbreak is affecting communities across our land. The one thing that Canadians feel extremely proud of and strong about at a time like this is that we have a strong public health care system that helps keep everybody across this country healthy and responds to keeping people healthy and, most importantly, regardless of anybody's ability to pay, but rather as a birthright of citizenship in this country.
That is why it gives me great pleasure to stand today and speak to an issue that represents an immediate, urgent and critically important gap that exists in our current health care system, and that is the lack of public coverage for prescribed pharmaceuticals, the medicines that Canadians need as their doctors prescribe.
I am going to cover four basic elements in my remarks today. I am going to read the motion, I am going to discuss the need, I am going to discuss the solution and I am going to talk about the responsibility that we have as legislators in this country.
First I will read the motion. New Democrats propose:
That the House:
(a) acknowledge the government’s intention to introduce and implement national pharmacare;
(b) call on the government to implement the full recommendations of the final report of the Hoskins Advisory Council on the Implementation of National Pharmacare, commencing with the immediate initiation of multilateral negotiations with the provinces and territories to establish a new, dedicated fiscal transfer to support universal, single-payer, public pharmacare that will be long term, predictable, fair and acceptable to provinces and territories;
(c) urge the government to reject the U.S.-style private patchwork approach to drug coverage, which protects the profits of big pharmaceutical and insurance companies, but costs more to Canadians; and
(d) recognize that investing in national pharmacare would help stimulate the economy while making life more affordable for everyone and strengthening our health care system.
I want to briefly review the need, the context in which the motion emanates, and what is really happening in all of our communities across our country.
Right now, as we gather today, one in five Canadians, that is 7.5 million people, either have no prescription drug coverage whatsoever or have such inadequate or sporadic coverage as to effectively have none at all.
Currently, each province offers different levels of drug coverage for different populations, creating significant and profound inequalities in prescription drug coverage between regions.
Canada currently does have a U.S.-style patchwork of more than 100 public and 100,000 private drug insurance plans. One in five Canadian households reports a family member who, in the past year alone, has not taken the prescribed medicine simply due to cost.
Nearly three million Canadians per year are unable to afford one or more of the prescription drugs their doctors prescribe as important and sometimes essential for their health. Of those three million Canadians who cannot afford their medications, 38% do have private insurance and 21% have public insurance, but these insurance plans are not sufficient to cover the medicine they need.
One million Canadians per year cut back on food or home heating in order to pay for their medication. One million Canadians per year borrow money to pay for prescription drugs.
Canadian adults are two to five times more likely to report skipping prescriptions because of costs than residents of comparable countries with universal pharmacare systems, like the United Kingdom. In fact, Canada is the only country with a modern economy that has universal health care coverage and does not provide some form of universal access to prescription coverage.
A recent study from the Canadian Federation of Nurses Unions reveals the human costs of this problem. It has found, just studying two different serious health conditions, diabetes and heart disease, that every year up to 1,000 people die, purely because they do not have access to the medicine that would save them. That means that there are thousands of Canadians, if we include all medical conditions, maybe tens of thousands of Canadians, who die unnecessarily and prematurely because this country simply does not provide them with the medicine they need.
On the other hand, despite this horrific deficit in human terms, economically, Canadians perversely consistently pay among the highest prices in the world for prescription drugs due to our fragmented patchwork of drug coverage. In fact, prescription drug spending in Canada has increased every year since the current Liberal government took power in 2015. I am going to pause, because in 2015 the Prime Minister gave a mandate letter to then-Minister of Health Jane Philpott, and in that mandate letter he specifically tasked her, as a major goal, with reducing the cost of prescription drugs in Canada. I think Canadians know anecdotally that their access to drugs has not increased in the last five years, and they know that the price of prescription drugs certainly has not gone down.
I wanted to get the scientific answer to that question, so two months ago I wrote a letter to the Canadian Institute for Health Information, CIHI, and I asked what has happened to drug prices in Canada since 2015, when the Liberals took power. What it found was shocking. It found that on absolute terms, Canada as a country has spent more money every single year on prescription drugs since the Liberals took office and, on a per capita basis, each Canadian in this country has spent more money on prescription drugs every single year since the Liberals came to power.
That mandate, which was given in 2015, to reduce prescription costs has not only gone completely unfulfilled, it has actually gotten worse. From an institutional point of view, prescription drugs represent the second-largest category of spending in Canadian health care, surpassing spending on physician services. Only what we spend on hospitals costs us more as a nation than what we spend on prescription coverage.
What happens when patients cannot afford their prescription drugs? Besides getting sicker, which I will talk about in a moment, they access provincial and territorial health systems more often as their condition deteriorates. In 2016 about 303,000 Canadians had additional doctor visits, about 93,000 sought care in emergency departments and about 26,000 were admitted to hospital after being forced to forgo prescription medication due to cost.
HealthCareCAN, the national voice of health care organizations and hospitals across Canada, estimates that between 5.4% and 6.5% of all hospital admissions in Canada are the result of cost-related non-adherence to prescription medication, resulting in costs that they estimate to be at least $1.6 billion per year.
It has been almost one year, a Parliament and a general election ago, since the Hoskins advisory council on the implementation of national pharmacare issued its report. What was the conclusion of that Liberal-appointed committee, headed by a former Liberal minister of health from Ontario, a committee that crossed the country listening to consultations from every stakeholder group across the country?
What did the committee recommend this Parliament do? It said that Canada must implement universal, single-payer public pharmacare and get started on it now. Not only that, it gave us a blueprint.
The Hoskins advisory council told Parliament to work collaboratively in partnership with provincial and territorial governments to begin the implementation of national pharmacare in 2020, right now. It advised that we should have federal legislation in place by January 1, 2022, that outlines how governments will work together and share costs. It listed federal responsibilities and said that legislation must include the steps required for provincial and territorial governments to opt into national pharmacare. That is in less than two years.
The council said that Parliament must act immediately so that we offer universal coverage for at least a list of essential medicines by January 1, 2022. That is about 20 months from now. It suggested that we implement a detailed national strategy and distinct pathway for funding and access to expensive drugs for rare diseases by January 1, 2022, and said that this country needs to offer a fully comprehensive formulary, covering all medicines that Canadians need, that are cost effective and that are required to keep them healthy and covered by a public single-payer system, no later than January 1, 2022.
Liberals often accuse the NDP of being in a hurry. Let me just pause for a moment and review the history of pharmacare. It was in 1964 that the Royal Commission on Health Services, chaired by Justice Emmett Hall, who was appointed by the Conservative then prime minister John Diefenbaker, issued a report to Canadians saying that Canada needed to offer prescription drug coverage in this country. That was almost half a century ago.
It was 23 years ago, in 1997, that the Liberal Party of Canada promised Canadians in a platform, in writing, that if the Liberals were elected and given the privilege of serving as the government they would bring in public pharmacare and they would produce a timeline in that Parliament for doing so. Incidentally, the Liberal government has had at least three majority governments since then, as well as a minority. They have had 13 years of majority government and minority government to make that happen since that time, and they have failed to do so.
Is half a century for bringing necessary medicine to Canadians too much of a hurry? Is 23 years to have a political party deliver on a promise that it made to Canadians in a solemn platform, in a public way, too much of a hurry?
Almost a year has passed since the Liberal-appointed advisory committee recommended the same thing as seven different royal commissions, task forces, Senate committees and House of Commons committees of all types have recommended and come to the same conclusion on. I want to pause and emphasize that every single body that has ever looked at this question of what is the most effective, efficient and fair way to make sure that all Canadians get the medicine they need when they need it, has found that it is through a public single-payer model.
The NDP does not just talk. We act. We do not dawdle. We work, we create and we deliver. The NDP has done the work that the Liberals promised to do and have failed to do, and that the Conservatives refused to even commit to. That is, we have drafted the very first, historic, groundbreaking legislation to make pharmacare a reality in the Canada pharmacare act. We will be introducing that legislation in the House of Commons in the weeks ahead.
What would the proposed act do? It is based on the recommendations of the Hoskins advisory council, along with the other expert reports, and we have modelled it on the Canada Health Act because prescription medicine should be covered, like every other medically necessary service, through our public health care system.
Our act would enshrine the principles and national standards of pharmacare in federal legislation, separate and distinct from, but parallel with, the Canada Health Act.
That means that the federal government would take a leadership role and ensure pharmaceuticals were delivered to Canadians just as other services are delivered, with provinces respecting the principles of universality, comprehensiveness, accessibility, portability and public administration.
Like the Hoskins report, our legislation would come into force exactly when Dr. Hoskins said it should: on January 1, 2022. The bill says that the federal government should take leadership by providing a stable fiscal transfer to the provinces that agree to respect the principles of it and make sure their citizens get the drugs that are covered on a negotiated formulary at no cost, just like they do every other medically necessary service.
I want to pause a moment and go to those who cannot afford it. Study after study, from the Parliamentary Budget Officer to academics, says that we can cover every single Canadian in this country and save billions of dollars doing so. The Parliamentary Budget Officer, using conservative assumptions, said that we would save $4.2 billion every single year by bringing in public pharmacare. Academics have said that is a low estimate and it would be billions more.
Why is that? It is because by bringing pharmacare under our public health care system, we could have national bulk buying led by the federal government for 37.5 million Canadians. We could have streamlined administration. We could take those 100,000 separate private plans and fold those into a single streamlined, efficient and effective administration program in each province. We would save money from the results of cost-related non-adherence, because we know that when Canadians do not take their medications, they get sicker, and when they get sicker, they end up in the ICU.
It has been estimated that having one diabetic in the ICU for three or four days because that person did not take his or her insulin costs more money than giving that person free insulin for life. That is the kind example I am talking about, and we would save money by having universal pharmacare.
Finally, we would save money by using a disciplined, evidence-based formulary, and by having an independent body in this country that assesses medication based on science and that gets the best value for money and efficacy. That would form the basis for prescribing practices in this country, and it would better prescribing practices.
It is time to act. Canadians cannot wait any longer for this and should not have to wait any longer. This is an essential health care policy initiative. It is essential from an economic point of view. It has been found that an average Canadian family would save $500 a year with public pharmacare and that the average employer would save $600 per insured employee. I have rarely seen a public policy that has broader stakeholder agreement than public pharmacare.
Outside of the pharmaceutical companies and the insurance companies, every single stakeholder group that appeared before the Standing Committee on Health said that it supported what the New Democrats are proposing. Employers support it because they want a healthy workforce. They know that pharmaceuticals are the fastest-growing and most expensive part of their extended private health care plans, and they cannot afford it. They know it is better to have this delivered through the public health care system. That is why Canada spends less money per capita than the United States does in delivering health care, and we cover every single Canadian.
It is time to act. I no longer want to hear the Liberal government give excuses about why it cannot move faster and it is studying the situation and has work to do. I have never heard the Prime Minister or the health minister, or in fact any Liberal health minister since 2015, utter a commitment to public health care. I have heard the Liberal finance minister tell his business colleagues that he prefers a U.S.-style private-public patchwork, but there has been radio silence from the government on public pharmacare. That ends today.
I challenge my Liberal colleagues to stand in the House today and tell Canadians if they support public pharmacare or if they support a private, U.S.-style patchwork. Canadians deserve to know. After 50 years of study after study telling us that Canadians need pharmacare, the New Democrats are going to continue to fight for patients and do what we have always done, which is to create and build public health care in Canada, just like Tommy Douglas envisioned back in the 1940s.
We are going to continue working hard until every Canadian has pharmacare, dental care, eye coverage, auditory coverage and full comprehensive coverage under a public health care system.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:58 [p.1983]
Monsieur le Président, précisons que, si le Canada a des soins de santé publics, c'est grâce au travail de députés néo-démocrates qui, dans les années 1960, ont collaboré avec un gouvernement libéral minoritaire, le gouvernement Pearson. Je dirais que cette confluence historique se reproduit maintenant à la Chambre, puisque les libéraux et les néo-démocrates sont assez nombreux pour adopter cette amélioration importante à notre système de santé publique, une amélioration envisagée depuis longtemps.
Pour ce qui est de savoir si nous agissons trop rapidement ou trop lentement, je tiens à rappeler que l'assurance-médicaments était considérée, en 1964, comme l'un des éléments essentiels que devrait comporter notre système de santé publique. En 1997, le parti du député a aussi promis aux Canadiens d'instaurer une assurance-médicaments publique. Nous sommes rendus en 2020 et les libéraux disent: « Je pense qu'on va trop vite. »
La réponse la plus mordante qui me vient à l'esprit, c'est que la motion d'aujourd'hui demande simplement à nos collègues libéraux de suivre les recommandations du conseil consultatif Hoskins, qu'ils ont eux-mêmes mis sur pied. Le conseil consultatif a recommandé un échéancier et proposé un plan selon lequel nous devrions, cette année, élaborer un projet de loi et nous engager à instaurer un régime d'assurance-médicaments public.
Je n'ai pas encore entendu le point de vue des députés libéraux, mais je continue de leur poser la même question: soutiennent-ils la création d'un régime d'assurance-médicaments public, oui ou non?
Mr. Speaker, to be more precise, we have public health care in this country because of the work of NDP MPs in the 1960s who worked together in a Liberal minority Parliament, the Pearson government. However, I would say that this provides another historic opportunity today, in my view, because the Liberals and the New Democrats together have enough votes in the House to make that next important expansion of our public health care system, which was always envisioned.
I want to speak to whether we are moving too fast or not. I will reiterate that pharmacare was envisioned as a critical piece of our public health care system back in 1964. My colleague's own party pledged to Canadians that it would bring in public pharmacare in 1997, but here we are in 2020, and the Liberals are saying, “I think we're moving too quickly.”
The most pointed answer I could give to my hon. colleague is that this motion today simply calls on Liberal colleagues to follow the recommendations of their own Hoskins advisory council, which recommended a timeline and a provided a blueprint that requires us to work on legislation this year and commit to a public pharmacare system.
I still have not heard from my Liberal colleagues, but I will ask them every time: Do they or do they not support public pharmacare?
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NPD (BC)
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2020-03-12 11:01 [p.1984]
Monsieur le Président, je remercie infiniment mon collègue de nous faire part de ses préoccupations par rapport aux personnes qui souffrent de maladies rares. En tant que porte-parole du NPD en matière de santé, je partage entièrement son avis. Il faut trouver une meilleure façon d'aider les familles et les personnes de toutes les régions du pays qui souffrent à cause d'une maladie rare et qui ne peuvent se procurer les médicaments nécessaires.
Le député a cité un exemple intéressant en parlant d'une famille qui, sous l'actuel régime public-privé disparate, ne peut se procurer les médicaments dont elle a besoin. Voilà pourquoi le NPD propose une solution.
Dans les années 1960, il y a eu un grand débat au pays sur le système de santé public. Ceux qui s'opposaient à un tel régime ont soutenu à maintes reprises que les Canadiens ne seraient plus en mesure d'obtenir les services dont ils avaient besoin. Cet argument s'est avéré tout à fait injustifié.
Aujourd'hui, les Canadiens seraient-ils prêts à renoncer au système de santé publique et à l'échanger contre un régime public-privé disparate comme aux États-Unis? Pensent-ils qu'un tel régime faciliterait davantage l'accès aux services de santé? La réponse est non, car, les Canadiens savent que tous leurs concitoyens devraient avoir accès aux soins de santé dont ils ont besoin, peu importe leur capacité de payer. Nous sommes d'avis qu'il devrait en être de même pour les médicaments sur ordonnance.
Il est absurde que le système de santé ne couvre pas les médicaments. Nous savons que le système public est le modèle de prestation de soins de santé le plus efficace. De nombreuses études le confirment. Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais le milieu universitaire, les intervenants et les associations de ce secteur. C'est bien connu partout dans le monde. C'est le meilleur modèle, et c'est pour cette raison que tous les pays sont dotés d'un tel régime.
Mr. Speaker, I deeply appreciate my hon. colleague's concern for those with rare diseases and I absolutely agree, as the health critic for the NDP, that we need to find a better way for families suffering across this country and individuals who have rare diseases who cannot get access.
Interestingly, the example the member points out is a family who, under the current system, under the current private-public patchwork, cannot get access to the drugs they need. This is why the NDP is proposing a solution.
In the 1960s, there was a great debate in this country over public health care, and a very common argument against public medicare was that Canadians would not be able to get the services they need. That turned out to be a hollow argument.
Would Canadians today give up their public health care system and trade it for the U.S. style, the private-public patchwork? Do they think that would be a better way to access health services? No, because in this country Canadians know that every Canadian should get access to the health care they need, regardless of their ability to pay. We say the same thing should happen with prescription medicine.
It is absurd to have a medicare system that does not cover medicine. We know that the most efficient way to deliver health care services is through the public model. Study after study proves that. It is not me saying that, but academics, stakeholders and industry groups. It is renowned around the world. This is the best way, and that is why every single country does this.
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NPD (BC)
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2020-03-12 11:03 [p.1984]
Monsieur le Président, c'est un plaisir pour moi de siéger au comité de la santé avec mon collègue.
Le député a mentionné que le Québec est un chef de file à l'échelle du pays dans le domaine des régimes universels d'assurance-médicaments. C'est la seule province, à l'heure actuelle, où les besoins pharmaceutiques de tous les citoyens sont couverts.
Ce modèle est critiqué, parce que la province a choisi un modèle hybride où les employeurs doivent assumer la couverture de leur personnel, et où tous les autres citoyens sont couverts par le régime public. Selon les témoins qui ont comparu devant le comité de la santé, nous ne devrions pas étendre ce modèle à l'échelle du pays. En effet, c'est au Québec que le coût de la couverture des médicaments sur ordonnance par habitant est le plus élevé dans tout le Canada.
Par conséquent, les néo-démocrates estiment qu'il serait avantageux pour le gouvernement du Québec et les Québécois de participer au projet que nous proposons, puisque la population québécoise en tirerait clairement profit, mais nous respecterons complètement la décision du Québec de conserver son propre système, le cas échéant. Le Québec pourrait certainement ne pas joindre le régime national d'assurance-médicaments et utiliser ces fonds pour améliorer le régime qu'il a déjà mis en place.
Le NPD souhaite rencontrer toutes les provinces, y compris le Québec, pour examiner comment nous pourrions instaurer un régime national d'assurance-médicaments, un peu comme nous avions collaboré dans le dossier des soins de santé. Toutefois, il reviendra uniquement au Québec de décider s'il veut se joindre au projet ou non — avec une indemnisation du gouvernement fédéral —, parce que nous respectons la possibilité du Québec de faire ce choix, s'il le veut.
Mr. Speaker, it is a pleasure to sit with my hon. colleague on the health committee.
The member pointed out that Quebec has been a leader in this country on universal pharmacare. It is the only province right now that covers all of its citizens' pharmaceutical needs.
There are some criticisms of the model that Quebec uses, because it has a hybrid model that requires employers to cover their employees, while anybody else is covered by the public system. The health committee heard evidence that we should specifically not adopt that model for all of Canada, because Quebec has the highest per capita cost of delivering prescription drugs in the country.
Consequently, New Democrats believe it will benefit the Government of Quebec and Quebeckers to remain involved in the project we propose, considering its clear benefits to the people of Quebec, but we totally respect that it is Quebec's decision to retain its own system. It could absolutely withdraw from national pharmacare and use those funds to improve its existing system.
The NDP would like to sit down with all provinces, including Quebec, and look at how we can build a national system for delivering pharmacare, similar to the way we worked together on health care. However, it will absolutely be up to Quebec to decide if it wants to opt in or opt out, with federal compensation, because we respect Quebec's ability to do so if that is Quebec's choice.
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NPD (MB)
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2020-03-12 11:05 [p.1984]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Vancouver Kingsway de la motion qu'il a présentée et qui porte sur une question dont on a déjà parlé à la Chambre. Comme il l'a déjà dit plusieurs fois, après de nombreuses années — des décennies en fait —, il est plus que temps que nous agissions dans ce dossier.
J'aimerais qu'il parle un peu d'un élément que je trouve toujours étrange lorsqu'on parle de cette question. Beaucoup de députés des autres partis réclament régulièrement plus d'efficacité de la part du gouvernement et moins de dépenses publiques en général. Nous savons que l'un des principaux postes budgétaires en santé dans les provinces est la couverture pour les médicaments sur ordonnance. Étendre cette couverture à l'ensemble du pays constituerait un moyen de diminuer ces coûts, qui exercent une forte pression sur les finances provinciales. Je suis toujours étonné de voir aussi peu d'appuis venant de l'autre côté de la Chambre lorsqu'on propose une mesure qui, sans nuire aux services, permettrait de réduire les coûts qu'assument déjà les gouvernements.
Je me demande si le député pourrait parler de ce phénomène, et peut-être expliquer aux Canadiens la forme que cette mesure pourrait prendre.
Mr. Speaker, I thank my colleague from Vancouver Kingsway for the motion, which is something we have talked about in this place before. As he has said many times, after many years—decades, in fact—it is high time that we got something done on this file.
I would like him to speak a little more on something that I always find strange in this debate. A lot of members from other parties routinely stand and say they want efficiency in government and less money spent overall. We know that prescription drug coverage for provinces is one of the major cost drivers in health care. Drug coverage on a federal scale is a way to drive down those prices, which are putting upward pressure on provincial budgets. It is always mystifying to me that when we come up with an idea that would, without sacrificing services, drive down the cost of something that governments are already providing, we do not see more support on the other side of the House.
I wonder if the member could speak to that phenomenon and maybe help Canadians understand how that could be.
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NPD (BC)
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2020-03-12 11:06 [p.1984]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue d'Elmwood—Transcona du merveilleux travail qu'il fait à la Chambre au nom des citoyens de sa circonscription. C'est un excellent parlementaire.
Il est si important de faire valoir auprès des Canadiens les avantages économiques de ce que proposent les néo-démocrates. Le directeur parlementaire du budget, en prenant pour modèle l'année 2016, a calculé qu'environ 24 milliards de dollars ont été dépensés au pays cette année-là pour tous les médicaments qui seraient couverts par le régime d'assurance-médicaments. Une modélisation lui a ensuite permis de calculer ce que nous aurions dépensé si un système public à payeur unique couvrant exactement les mêmes médicaments avait été en place. Il est parvenu à la conclusion que nous aurions dépensé 20 milliards de dollars, et ce, selon des hypothèses prudentes.
Le directeur parlementaire du budget n'a attribué aucune économie au refus de suivre les traitements prescrits à cause du coût élevé des médicaments. Il n'a attribué aucune économie à la rationalisation de l'administration. Les économies qu'il a calculées proviennent uniquement de l'achat des médicaments en vrac et d'un moyen plus discipliné de les acheminer aux Canadiens.
Comme je l'ai dit plus tôt dans mon discours, il s'agit d'une faible estimation des économies qui seraient réalisées. Des universitaires avancent des chiffres beaucoup plus élevés, allant de 6 milliards de dollars à 8 milliards de dollars, voire 10 milliards de dollars. Sur le plan économique, cette décision stratégique s'impose essentiellement d'elle-même.
Je reviens à l'élément le plus important: les patients canadiens. Il est inacceptable que sept millions et demi de Canadiens ne puissent même pas se procurer les médicaments dont ils ont besoin. C'est d'autant plus inacceptable quand on sait qu'il existe un moyen de faire en sorte que tous les Canadiens obtiennent les médicaments dont ils ont besoin. La création d'un régime national d'assurance-médicaments est impérative.
Les néo-démocrates demandent au gouvernement et aux libéraux d'agir maintenant, de s'engager à créer ce régime et d'approuver les recommandations du conseil consultatif présidé par le Dr Hoskins. Mettons-nous au travail et fournissons une assurance-médicaments pour tous.
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague from Elmwood—Transcona for the wonderful work he does on behalf of his constituents in the House. He is a fine parliamentarian.
It is so important to emphasize to Canadians the economic advantages of what New Democrats are proposing. The Parliamentary Budget Officer, taking 2016 as a model year, calculated the amount spent in the country during that time on all drugs that would be covered under a pharmacare system. He found that about $24 billion was spent that year. He then ran a model to find out what would have been spent if there had been a public single-payer system covering exactly the same drugs. He found that $20 billion would have been spent, and that is with conservative assumptions.
He attributed no savings to cost-related non-adherence. He attributed no savings to streamlining the administration. The savings came only through bulk buying and a more disciplined way of delivering these drugs to Canadians.
As I said in my speech earlier, that is low. There are academics who say we will save much more, between $6 billion and $8 billion to $10 billion per year. As an economic imperative, this is essentially a policy no-brainer.
I want to come back to the most important thing of all, and that is Canadian patients. We should not be content in this country when seven and a half million Canadians cannot get medicine. We cannot be okay with that. We cannot be content with that when we know there is a way to make sure all Canadians get the medications they need. This is imperative.
New Democrats are asking the government and the Liberals to act now, commit to public pharmacare and endorse the Hoskins advisory council's recommendations. Let us get to work and provide pharmacare to everybody.
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NPD (MB)
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2020-03-12 11:22 [p.1987]
Monsieur le Président, voilà 23 ans que les libéraux promettent ce régime dans leur programme électoral. Ils ont dirigé des gouvernements majoritaires pendant de nombreuses années entre-temps. Nous venons d’avoir un gouvernement majoritaire libéral et les libéraux n’ont même pas encore rencontré les provinces pour examiner l’idée, pour savoir ce qu’elles en pensent et pour voir où elles en sont à ce sujet.
Si les libéraux sont vraiment sérieux quand ils disent vouloir mettre en place régime d'assurance-médicaments public, national et complet à payeur unique, quand vont-ils convoquer une réunion avec les provinces à la seule fin de connaître leurs préoccupations, afin de pouvoir commencer à définir des mesures pour y répondre et de leur proposer des étapes acceptables afin qu’on avance? Je ne voudrais pas que, dans 23 ans, des députés néo-démocrates aient à parler de 46 ans d’inaction des libéraux depuis leur promesse initiale, en 1997.
Quand le gouvernement va-t-il convoquer une réunion avec les provinces pour parler d’un régime national d’assurance-médicaments? Quand va-t-il se décider?
Mr. Speaker, we are here 23 years after the Liberals initially promised this in their platform. They have had many years of majority government since making that promise. We just came off a Liberal majority government and the Liberals have not even had a meeting with the provinces to discuss the idea, to feel them out and see where they are with this.
If the Liberals are really serious about developing a single-payer national public comprehensive pharmacare plan, when will they call a meeting with the provinces for the express purpose of figuring out what the concerns of the provinces are so they can start to develop a plan to deal with those and make an offer that would be acceptable to the provinces to move ahead on? I do not want NDP MPs standing here 23 years from now, talking about 46 years of inaction by the Liberals. They first promised it in 1997.
When is the government going to actually convene a meeting with the provinces to talk about a national pharmacare plan? When is it going to happen?
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NPD (BC)
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2020-03-12 11:41 [p.1990]
Monsieur le Président, selon le rapport Hoskins, la mise en place d'un régime public universel à payeur unique fera économiser aux Canadiens 6,4 milliards de dollars par an, ce qui sera bénéfique aux familles qui ont du mal à assumer les coûts élevés du logement et de la garde d'enfants.
Le député d'en face ne pense-t-il pas qu'il serait normal que nous rendions cet argent aux Canadiens et que nous nous attaquions au problème du coût élevé des médicaments sur ordonnance, qui est élevé non seulement pour l'économie, mais aussi pour les Canadiens dans leur quotidien?
Mr. Speaker, according to the Hoskins report, universal single-payer public pharmacare will reduce out-of-pocket costs for families by $6.4 billion a year. That means families are saving money, families that are struggling with the high cost of housing and struggling with the high cost of child care.
Does the member opposite agree that we should be putting that money back into people's pockets and focusing on the high cost of prescription medication and the cost not only to the economy but to the day-to-day living experience of Canadians?
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NPD (BC)
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2020-03-12 11:57 [p.1993]
Monsieur le Président, je tiens à mettre les choses au clair. Le collègue conservateur du député a déclaré qu'il n'y a qu'un petit pourcentage de Canadiens qui ne sont pas couverts, qui ont de la difficulté à payer leurs médicaments. En fait, un Canadien sur cinq ne prend pas ses médicaments parce qu'il ne peut pas se le permettre. C'est sans compter ceux qui les paient avec difficulté, mais qui se privent ensuite d'autres produits de première nécessité.
Depuis 12 ans, les dépenses canadiennes en médicaments ont dépassé celles de tous les autres pays, y compris les États-Unis, avec une croissance de 184,4 % des dépenses totales en médicaments. Pourquoi les conservateurs, lorsqu'ils étaient au pouvoir, n'ont-ils rien fait pour empêcher que les Canadiens se fassent escroquer par les sociétés pharmaceutiques?
Le député d'en face a le choix: veut-il appuyer l'assurance-médicaments universelle à payeur unique ou veut-il protéger les grosses sociétés pharmaceutiques? De quel côté est-il?
Mr. Speaker, I want to correct the record. The member's Conservative colleague said that there is a small percentage of Canadians who are without coverage, who are struggling to pay for medication. It is one out of every five Canadians who is not taking their medication because they cannot afford it. That does not take into account those struggling to pay, who are paying but then going without other basic necessities.
Over the past 12 years, Canadian expenditures on drugs have outpaced all other countries, including the U.S., with 184.4% growth in total drug expenditures. Why did the Conservatives in their time in government do nothing to stop Canadians from being gouged by pharmaceutical companies?
The member opposite has a choice: Does he want to support universal single-payer pharmacare or does he want to protect big pharma? Whose side is he on?
Voir le profil de Lindsay Mathyssen
NPD (ON)
Voir le profil de Lindsay Mathyssen
2020-03-12 12:13 [p.1995]
Madame la Présidente, j'aimerais apporter une précision. Lorsqu'il a présenté sa motion, mon collègue a été très clair: nous reconnaissons tout à fait que le Québec a son propre système. Si c'est la volonté du Québec de continuer à avoir son propre régime d'assurance-médicaments, c'est son choix. Nous voulions offrir le plus de choix possible aux gens du Québec.
En fait, même si le Québec a une longueur d'avance grâce à son régime public et privé, les Québécois sont ceux qui dépensent le plus par habitant en médicaments sur ordonnance, et 10 % d'entre eux ne peuvent pas se payer les médicaments dont ils ont besoin.
Même si le Québec a un système d'avant-garde, le Bloc québécois ne pourrait-il pas envisager d'améliorer les choses pour la population du Québec, d'écouter ce que le NPD a à dire, de regarder ce que la version nationale a à offrir et de voir si elle peut aider les Québécois?
Madam Speaker, I want to clarify something. My colleague who introduced the motion was very specific and said that we absolutely do recognize that Quebec has its own system. If it is Quebec's will that it continue on with its own system of pharmacare, then that is its choice. We wanted to provide as much choice as possible to the people of Quebec.
In fact, even though Quebec is ahead of the curve with its public and private system, Quebeckers are among those who spend the most per capita on prescription drugs and 10% of them cannot afford the drugs they need.
Even though Quebec has this ahead-of-the-curve system, would it not be something that the Bloc Québécois could consider in terms of improving things for the people of Quebec, that they listen to what the NDP has to say, explore the national version and see if that actually helps Quebeckers in their province?
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
J'aimerais rappeler au député qu'il doit s'adresser à la présidence. Je suis certaine que, quand il utilise le mot « vous », il ne veut pas dire que c'est à moi à décider de mettre en œuvre des programmes ou rien du genre. Je demanderais au député de s'assurer, lors de ses discours, d'adresser la parole à la présidence et non directement aux partis.
L'honorable député d'Elmwood—Transcona a la parole pour les questions et commentaires.
I would remind the member to address his remarks to the Chair. I am sure that when he uses the word “you”, he does not mean that it is up to me to decide about implementing programs or anything of the kind. I would ask the member to direct his speeches to the Chair and not to the parties directly.
Questions and comments. The hon. member for Elmwood—Transcona.
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