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Voir le profil de Yves-François Blanchet
BQ (QC)
Monsieur le Président, c'est en tout respect, compte tenu de la très bonne relation que nous avons avec la présidence, que j'exprime une inquiétude.
Le Bloc québécois jouit d'une considérable légitimité dans sa représentation d'une part importante du Québec, et il le fait en accord, sur bien des sujets, avec l'Assemblée nationale du Québec et le premier ministre du Québec. Je m'inquiète qu'une agression verbale, un préjudice grave, une injure n'ait pas de sanction digne de ce nom. Ce sont des précédents dangereux que nous ne devons pas vivre lorsque des choses peuvent être dites de façon irréfléchie. Je pense que le premier ministre me comprendra, parce qu'il a lui-même eu droit à une médecine comparable à cela ce matin. Je n'en dirai pas davantage et je veux accorder toute ma confiance à la présidence pour l'avenir des choses, mais nous aurons le devoir d'être extrêmement vigilants.
Aujourd'hui, le gouvernement va clarifier l'existence d'un déficit plus qu'historique pour l'État canadien. Un déficit important peut se justifier. Cela dépend de ce qu'on fait avec l'argent. Lorsqu'on refuse, malgré un engagement très clair de la vice-première ministre de moduler la Prestation canadienne d'urgence — ce que le Parti conservateur, et je le salue sur une base non partisane, semble appuyer aussi comme soutien au retour à l'emploi —, lorsqu'on ne tient pas compte des besoins particuliers des industries saisonnières ou des artistes, lorsqu'on met des conditions au transfert de 14 milliards de dollars dans des territoires ou des provinces, ou lorsqu'on échoue lamentablement dans un programme de frais fixes, cela veut dire qu'on n'a pas toujours fait la meilleure chose avec l'argent qu'on aura emprunté pour le dépenser dans le contexte de crise.
Un autre exemple très clair est celui de tout l'argent dont aura bénéficié Air Canada. Ont été mis à la disposition d'Air Canada quelque 800 millions de dollars, un recours à la Subvention salariale d'urgence, une pratique de très mauvais traitement du français dans ses services, des pratiques de dumping dans les régions du Québec pour réduire les prix et tuer la concurrence et, maintenant, des suppressions de service graves dans l'ensemble du Canada, dont beaucoup dans les régions du Québec.
Est-ce que le premier ministre est d'accord pour dire qu'Air Canada a très mal servi les régions du Québec?
Voir le profil de Xavier Barsalou-Duval
BQ (QC)
Madame la présidente, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Manicouagan.
Après qu'Air Canada ait sauvagement annoncé qu'elle allait couper la desserte de toutes les régions du Québec, plusieurs transporteurs ont levé la main en disant qu'ils seraient prêts à prendre le relais. Or ils ont peur de tout perdre si Air Canada décide de revenir avec ses gros sabots, parce qu'ils ont goûté trop souvent aux pratiques anticoncurrentielles d'Air Canada.
Le ministre des Transports peut-il nous garantir qu'il n'y aura plus d'aide apportée à Air Canada? Peut-il nous rassurer à ce sujet?
Voir le profil de Xavier Barsalou-Duval
BQ (QC)
Madame la présidente, le service en région est un service essentiel pour les compagnies aériennes. Air Canada a reçu 800 millions de dollars du gouvernement fédéral ainsi que la Subvention salariale d'urgence. Air Canada bénéficie d'une situation de monopole et est à peu près tout le temps protégée par le gouvernement fédéral.
Que va-t-on faire pour s'assurer que ces régions puissent avoir ces services essentiels? De petits transporteurs veulent donner ces services, mais ne veulent plus voir Air Canada dans leurs platebandes, parce qu'ils savent qu'Air Canada a des pratiques anticoncurrentielles.
Le ministre va-t-il les défendre?
Voir le profil de Xavier Barsalou-Duval
BQ (QC)
Madame la présidente, j'ai une simple question à poser.
Est-ce que le ministre travaille pour Air Canada ou pour les régions du Québec? Ces dernières ont besoin de ces services.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2020-07-08 12:58 [p.2544]
Madame la présidente, dans l'Est-du-Québec, au Québec, à Val-d'Or, à Mont-Joli, à Baie-Comeau et à Gaspé, il y a de grandes difficultés présentement. Il y a les coupes d'Air Canada, des comptoirs qui ferment et des liaisons qui n'existent plus. On nous dit que c'est très décevant, mais je pense qu'il faut aller au-delà de cela.
Je pense à des gens de ma circonscription, dont Megan Henley, qui ont entamé des démarches auprès d'Air Canada, parce que celle-ci ne veut même pas rembourser leurs vols. Des comptoirs d'Air Canada ferment maintenant. Ces gens n'ont pas accès à Air Canada et l’on ne les rembourse pas.
Je pense aux élus et aux préfets de tout l'Est-du-Québec et de l'Abitibi qui sont en train de discuter pour trouver des solutions québécoises. Je pense aussi à mes collègues d'Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia et de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, qui travaillent avec les gens, qui viennent ici défendre ce projet.
Je me demande où est la ministre du Revenu national en ce qui concerne ce dossier. Je la trouve très silencieuse. J'aimerais savoir si elle appuie également nos régions.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2020-07-08 13:00 [p.2544]
Madame la présidente, je ne me répéterai pas.
Ce que je dirai à l'honorable ministre des Transports, c'est qu'il y a une augmentation de 30 % des passagers dans l'Est-du-Québec — je crois que c'est à Mont-Joli. C'est ce qu'on avait dernièrement. Donc, ce n'est pas tout à fait la bonne lecture. En fait, j'ai entendu le ministre des Transports se répéter. Plutôt que de le faire répéter, j'aimerais poser ma question à la ministre du Revenu national, dont la circonscription est extrêmement touchée, qu'on pense à Gaspé ou aux Îles-de-la-Madeleine. Pourtant, je ne l'ai pas entendue réagir à cet égard.
Est-ce qu'elle va appuyer une initiative québécoise et refuser d'aider Air Canada?
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la présidente, je partagerai mon temps avec ma collègue d'Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia.
Depuis des décennies, l'Est du Québec et en particulier ma région, le Bas-Saint-Laurent, voit réduire comme peau de chagrin la quantité et la qualité de ses services de transport. Que ce soit sur la terre ou dans les airs, il y a longtemps que nous avons été aussi peu et aussi mal desservis. Depuis les années 2010, VIA Rail a réduit de moitié son service vers le Bas-Saint-Laurent et s'est départie d'une dizaine de ses gares chez nous.
La semaine dernière, tout aussi cavalièrement, c'était au tour d'Air Canada de suspendre ses vols dans notre grande région. Cette entreprise a habitué ses clients en région à une desserte souvent chaotique, sans égard aux inconvénients subis par le public. Absolument rien ne garantit qu'Air Canada daignera reprendre ses vols à l'automne ou même jamais. Des citoyens, des travailleurs, des gens d'affaires se retrouvent le bec à l'eau, du jour au lendemain.
Est-ce que le ministre des Transports peut s'engager à ce qu'Ottawa ne réponde pas au chantage d'Air Canada en lui versant encore un soutien financier, alors qu'elle en a déjà trop eu?
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la présidente, j'aimerais informer le ministre des Transports qu'entre janvier 2019 et janvier 2020, il y a eu une augmentation de 30 % des vols d'Air Canada à l'aéroport de Mont-Joli. Ce serait bien de vérifier les données avant d'avancer d'autres informations.
Le passé nous a démontré que, loin de l'inciter à offrir un meilleur service à ses clients, l'argent public accordé à Air Canada a subventionné une concurrence déloyale aux petits transporteurs régionaux.
Le ministre des Transports s'engage-t-il à mettre un terme à ce cercle vicieux et à exaucer le souhait des régions, qui en ont unanimement assez d'Air Canada?
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la présidente, mes collègues l'ont incessamment répété, Air Canada abandonne lâchement les régions du Québec, des régions comme la mienne, la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, des régions qui peinent à se relever de la crise. Air Canada est largement subventionnée par les gouvernements. Ces gens qui paient les mêmes taxes et les mêmes impôts que ceux des grands centres ont droit aux mêmes services. Or les gens de chez nous ne se laissent pas abattre. Ils se relèvent les manches rapidement et, déjà, de nouvelles initiatives voient le jour. Ils ont besoin d'un coup de main.
Le gouvernement s'engage-t-il à financer un projet québécois qui assurerait une desserte régionale fiable et durable et qui nous éviterait tous de rejouer dans le même film où Air Canada est financée à nouveau sans obligation de desservir les régions?
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la présidente, Air Canada a reçu beaucoup plus d'aide financière que plusieurs entreprises de ma circonscription et de plusieurs autres circonscriptions, qui passent toujours entre les mailles du filet pendant cette crise.
Le ministre des Transports s'engage-t-il à soutenir les initiatives québécoises en prenant des mesures concrètes, comme diminuer les délais administratifs pour l'obtention d'autorisation de nouvelles lignes et donner accès au réseau national, au lieu de continuer à subventionner des entreprises comme Air Canada, qui, encore une fois, laisse tomber les régions du Québec?
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la présidente, quand ce n'est pas Air Canada, c'est Service Canada.
Alors que les commerces non essentiels sont rouverts au Québec depuis des semaines, les citoyens n'ont toujours pas accès à Service Canada. On annonce une réouverture à Montréal, à Québec et à Gatineau, mais il n'y a toujours rien pour les régions du Canada.
Quand le gouvernement va-t-il donner les mêmes services aux régions qu'ailleurs?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2020-07-08 14:30 [p.2559]
Monsieur le Président, on nous a convaincus que le gouvernement avait fait les dépenses voulues à un moment exceptionnel. Tout le monde le voit bien, évidemment, puisqu'on a un déficit de 243 milliards de dollars. On le sent aussi très bien.
Cependant, il y a quelque chose qu'on oublie: ce sont les provinces et le Québec qui ont été sous les feux de la rampe en ce qui concerne les dépenses en santé. Ce sont les provinces et le Québec qui ont eu à répondre à cette pandémie et à faire en sorte que le système de santé puisse répondre adéquatement aux besoins exceptionnels qu'on avait à combler à cause de la situation.
Au début, le gouvernement libéral a donné 500 millions de dollars aux provinces et au Québec. Cela équivaut à environ 100 millions de dollars pour le Québec. Récemment, le gouvernement du Québec a dit que les dépenses supplémentaires en santé causées par la pandémie, à elles seules, dépassaient la barre des 3 milliards de dollars, et on n'a pas fini de compter.
La santé est une compétence qui relève des provinces et du Québec, et il est écrit dans la Constitution canadienne que le gouvernement fédéral doit supporter une partie du fardeau des dépenses en santé. Auparavant, le gouvernement fédéral finançait 50 % des dépenses en santé. Ensuite, on a baissé cela jusqu'à 25 %, et maintenant, il finance 20 % des dépenses en santé.
Alors, ce gouvernement va-t-il faire les efforts nécessaires pour donner, sans condition, l'argent aux provinces et au Québec, afin qu'ils puissent souffler un peu dans le domaine qui a été le plus durement touché par la pandémie?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2020-07-08 14:50 [p.2562]
Madame la présidente, le 29 avril dernier, le Bloc québécois proposait une modulation de la PCU pour que, peu importe le montant ou le nombre d'heures travaillées, il y ait toujours une augmentation du revenu à mesure qu'on travaille. C'est une évidence. Nous avions demandé au gouvernement d'agir en ce sens, et la vice-première ministre avait accepté de considérer cela. Elle s'était même engagée à ce que cela se fasse.
À l'époque, les conservateurs avaient été silencieux à cet égard. Finalement, il y a quelques semaines, on les a vus ressurgir avec l'idée que, oui, la modulation de la PCU était une bonne idée. Pourquoi est-ce une bonne idée? D'abord, en modulant la PCU, on fait en sorte d'encourager les gens à retourner au travail. Cela veut dire que ce n'est pas un frein à la croissance, au contraire. La relance serait plus facile dans le cas où la PCU encouragerait les gens à retourner travailler. C'est ce que le gouvernement du Québec n'arrête pas de nous dire.
D'un autre côté, si les gens retournent travailler, c'est assez simple à comprendre, cela nous coûte moins cher en PCU. Tout le monde est gagnant là-dedans. Cela veut dire que le revenu du gouvernement augmente parce que la croissance est plus forte. De plus, les dépenses du gouvernement diminuent parce que, justement, les gens retournent au travail. Tout le monde est content, parce qu’on arrive à une situation où on améliore le sort de notre communauté.
Le Parti conservateur a vu la lumière, j'en conviens. J'aimerais savoir si le chef de l'opposition officielle trouve que si on avait modulé la PCU dès le départ, lorsque le 29 avril notre chère vice-première ministre...
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2020-07-08 15:06 [p.2564]
Madame la présidente, j'aimerais demander à mon collègue ce qu'il pense de la situation entourant les possibles cas de fraude relatifs à la Prestation canadienne d'urgence dénoncés par les médias. Des gens auraient profité frauduleusement des programmes. Le gouvernement a annoncé qu'il allait mener une enquête et récupérer ces sommes.
Mon collègue s'attendait-il à retrouver, dans le portrait économique présenté aujourd'hui, les mesures que le gouvernement devra prendre?
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2020-07-08 15:09 [p.2565]
Madame la présidente...
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