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PCC (AB)
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2020-03-25 4:00 [p.2074]
Madame la présidente, les Albertains sont en difficulté depuis des années. Le taux de chômage chez les jeunes hommes frôle les 20 %. Près de 200 milliards de dollars en projets pétroliers et gaziers ont été annulés ou bloqués et, au cours des cinq dernières années seulement, 200 000 travailleurs ont perdu leur emploi. Tout cela avant l'arrivée de la COVID-19. Les Albertains ont besoin d'aide.
Que fait le gouvernement pour venir en aide aux Albertains pendant cette période sans précédent?
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PCC (AB)
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2020-03-25 4:01 [p.2074]
Madame la présidente, les Albertains ne peuvent plus se contenter d'une approche attentiste et ont besoin que le gouvernement établisse un plan pour leur envoyer les fonds prévus. Par ailleurs, des projets énergétiques d'une valeur de 21 milliards de dollars n'ont toujours pas été soumis à un examen réglementaire, dont au moins un est en attente d'une approbation du Cabinet. Le gouvernement a le pouvoir de demander aux organismes de réglementation d'accélérer le processus d'examen tout en conservant une approche scientifique fondée sur des données probantes qui répond aux normes les plus élevées et qui fait la réputation du Canada.
Le gouvernement accélérera-t-il la réalisation des grands projets énergétiques afin de redémarrer le secteur de l'énergie de l'Alberta, de redonner de l'emploi aux Albertains et de relancer l'économie canadienne d'aujourd'hui et celle de demain?
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PCC (AB)
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2020-03-25 4:03 [p.2074]
Madame la présidente, espérons que nous en saurons plus rapidement.
Nous savons déjà que le taux de chômage a atteint des niveaux sans précédent et que les gens peinent à joindre les deux bouts. La taxe sur le carbone ne fait qu'alourdir le fardeau des Canadiens alors que ces derniers tentent d'économiser le plus d'argent possible pour subvenir aux besoins de leur famille. Le gouvernement remettra-t-il à plus tard l'augmentation de 50 % de la taxe sur le carbone prévue pour le 1er avril?
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PCC (AB)
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2020-03-25 4:04 [p.2075]
Madame la présidente, lundi dernier, la ministre de l'Agriculture a annoncé que des fonds additionnels seraient versés à Financement agricole Canada, mais les producteurs ont besoin maintenant d'argent liquide pour payer leurs factures du printemps, notamment pour les semences, les engrais et le carburant. Comment les fonds versés à Financement agricole Canada seront-ils acheminés aux producteurs canadiens, et dans combien de temps? S'agira-t-il de prêts sans intérêts, et les groupements de producteurs spécialisés y seront-ils tous admissibles?
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PCC (AB)
Madame la présidente, le Canada doit examiner ce qui se fait à l'étranger et copier les stratégies utilisées par des pays ayant réussi à contrôler la COVID-19, tels que la Corée du Sud. L'approche de cette dernière est axée sur des tests de dépistage facilement accessibles et le suivi de la propagation du virus. Elle permet aux gens de savoir à quels endroits précis ils ont pu être exposés au virus et de leur fournit les résultats des tests le plus rapidement possible. Cette approche ciblée en matière de dépistage et de suivi a aidé la Corée du Sud à remonter la pente. L'approche de Taïwan a été semblable et tout aussi efficace.
Le gouvernement a-t-il étudié — et se prépare-t-il à adopter — le modèle d'endiguement très réussi employé par les démocraties asiatiques, qui ont une plus grande expérience en matière de contrôle des pandémies?
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PCC (AB)
Madame la présidente, pour imiter ces modèles, il faut pouvoir avoir facilement accès à des tests de dépistage, ce qui n'est tout simplement pas le cas actuellement. Par rapport au modèle sud-coréen, le modèle canadien prévoit des protocoles de dépistage très contraignants. Un médecin de première ligne m'a dit qu'il doit dire aux patients qu'ils sont probablement atteints de la COVID-19 et qu'ils devraient s'isoler, mais que, dans certaines situations, on ne possède pas la capacité nécessaire pour les tester.
Que compte faire le gouvernement pour accroître considérablement notre capacité de dépistage?
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PCC (AB)
Madame la présidente, le Canada n'a pas mené suffisamment de tests, et il ne peut pas se contenter de se comparer aux États-Unis.
J'ai une brève question à poser au ministre des Finances.
Nous savons que le secteur caritatif connaîtra des difficultés. Des groupes ont proposé des programmes de contrepartie, ainsi qu'une augmentation du taux de déduction admissible pour les dons à des organismes de bienfaisance en vue de stimuler le secteur caritatif. Quelles mesures sont envisagées pour soutenir le secteur caritatif?
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:00 [p.1983]
Monsieur le Président, j'ai écouté attentivement l'intervention de mon collègue. Il sait que c'est un dossier que je suis attentivement, et j'ai un commentaire à faire, plutôt qu'une question à poser.
Quand le député a parlé de payeur unique, de simplification et d'efficience dans le cadre du régime national d'assurance-médicaments, j'espère qu'il ne le voyait pas entre les mains de ceux qui se sont occupés de Phénix ou du programme d'achat des F-35 et qui dirigent quasiment tout le gouvernement. L'Agence du revenu du Canada se montre, en général, incapable de fournir aux contribuables les services dont ils ont besoin.
J'ai un exemple bien précis à donner, parce que le seul moment où le député a parlé des maladies rares, c'est quand il citait le rapport Hoskins. J'ai un exemple, dans ma circonscription, où le système de santé publique a été un échec.
Sharon Lim et Joshua Wong ont recours au système de santé publique. Il y a un médicament approuvé par l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé. Toutefois, le régime public ne rembourse pas ce médicament-là. Dans un tel cas, le régime national d'assurance-médicaments compliquerait encore plus les choses, selon moi. Dans ce cas particulier, Sharon et Joshua ne peuvent même pas avoir accès à un médicament concurrent par l'intermédiaire du Programme d'accès spécial. C'est l'exemple parfait d'un problème propre au régime d'assurance public, un problème qui sera exacerbé.
J'ai entendu le député parler de rapport efficacité-prix et d'optimisation des ressources, mais ce sont des décisions qui devraient être prises par les patients et leurs médecins, et non par des bureaucrates dans des tours ici, à Ottawa. Cela aura des répercussions sur les malades atteints de maladies rares comme la fibrose kystique, le syndrome d'Alport et toutes les maladies rares possibles et imaginables.
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:30 [p.1988]
Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementaire d'avoir présenté la position du gouvernement sur cette motion.
Beaucoup de députés savent que je critique souvent la façon dont notre système est conçu, mais je crains que la mise en place d’un régime national d’assurance-médicaments ne fasse qu’aggraver les choses.
Le secrétaire parlementaire a omis de dire qu’un grand nombre de médicaments permettent actuellement d’éviter des chirurgies ou d’autres traitements qui, par le passé, auraient exigé un séjour à l’hôpital. Puisqu’il a parlé de l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé ainsi que de la nouvelle Agence canadienne des médicaments, la question que je vais lui poser comportera deux volets.
Premièrement, la nouvelle Agence fera-t-elle l’objet d’un rapport du vérificateur général et sera-t-elle assujettie à la surveillance du Parlement et à la Loi sur l’accès à l’information, ce qui n’est pas le cas actuellement de l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé? En effet, cette dernière n’est pas assujettie à la moindre surveillance du Parlement, et c’est une question dont il a déjà été question au Comité permanent de la santé.
Deuxièmement, il n'y a aucun détail sur le milliard de dollars qui a été réservé aux maladies orphelines dans les budgets futurs. Il y a beaucoup de malades dans ma circonscription qui sont atteints d’une maladie orpheline, comme la fibrose kystique. L'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, une agence gouvernementale, a refusé à deux reprises d'homologuer le Cambia, en octobre 2018 et en novembre 2017, et le Trikafta ne sera pas commercialisé au Canada. Le premier ministre s’est même trompé en prononçant le nom de ce médicament, hier: il l’a appelé « trifacta ». Quand les malades atteints de fibrose kystique vont-ils avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin? Est-ce que ces agences vont être assujetties à la surveillance du Parlement?
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:32 [p.1989]
Monsieur le Président, j’ai l’immense plaisir de partager mon temps de parole avec le député de Mégantic—L'Érable, mon voisin de banquette et un député qui connaît bien ce sujet.
Je crois que les députés de tous les partis s’entendent pour dire que nous voulons que les Canadiens obtiennent les meilleurs services de santé possible. Toutefois, un régime universel ou national d’assurance-médicaments serait lourd de conséquences pour tous les Canadiens, sans pour autant changer quoi que ce soit pour la plupart d’entre eux. Selon un rapport publié en 2017 par le Conference Board du Canada, 98 % des Canadiens bénéficient déjà d’une assurance-médicaments privée ou publique, ou y sont admissibles; nous savons donc que la grande majorité des Canadiens peuvent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin sans que ce soit un fardeau financier.
Si nous mettions en place un programme universel d’assurance-médicaments, il n’en serait rien. Pour financer un système universel, il faudrait augmenter les impôts de tous les Canadiens. On ignore combien cela coûterait, mais les estimations se situent à environ 15 milliards de dollars par an. Dans le cadre d’un système universel, le coût de la vie augmenterait pour les Canadiens les plus vulnérables en raison de la hausse des impôts.
Les Canadiens qui bénéficient actuellement de la couverture dont ils ont besoin renonceraient à une partie de leur revenu disponible pour financer le nouveau système, sans que leur qualité de vie ou leur accès aux médicaments sur ordonnance changent pour autant. S'il y a une chose que mes concitoyens me disent régulièrement, c’est qu’ils ne peuvent pas se permettre de payer plus d’impôts. Ils ne peuvent pas se permettre de voir augmenter le coût de la vie. Les choses sont déjà assez serrées.
Le gouvernement doit garder à l'esprit le contexte économique actuel. Le cours du pétrole est en chute libre, la COVID-19 devrait avoir des répercussions considérables sur notre économie, les blocages ferroviaires ont fait disparaître des millions de dollars en perspectives économiques, et les entreprises y pensent à deux fois avant d’investir au Canada en raison de notre « climat politique ». Hier encore, le TSX a dégringolé de près de 700 points, et nous sommes maintenant dans ce que l’on appelle un marché baissier.
Nous vivons une période d’incertitude. D’aucuns l’ont même qualifiée de terrain inconnu. À l’heure actuelle, de nombreux Canadiens sont inquiets pour leur emploi et leurs moyens de subsistance. Ce n’est pas le moment d’instituer un programme d’assurance-médicaments qui coûterait très cher aux contribuables. Je me soucie particulièrement de notre énorme déficit actuel, qui atteint près de 30 milliards de dollars. En décembre dernier, des documents du ministère des Finances montraient qu’il s’élevait à 26,6 milliards de dollars et prévoyaient qu’il continuerait à augmenter. Nous en saurons davantage quand le ministre des Finances publiera son budget, le 30 mars prochain, date que nous venons tout juste d’apprendre hier.
Nous avons un énorme déficit, et je ne comprends toujours pas pourquoi. Au cours des dernières années, nous avons vécu une période économique relativement bonne. Le Canada était en bonne santé jusqu’en 2015 grâce au gouvernement précédent, un gouvernement conservateur qui savait faire preuve de retenue en épargnant et en prenant des décisions difficiles. Le gouvernement a dilapidé cette richesse. Il s’est plutôt lancé dans de folles dépenses en s'endettant à des niveaux insoutenables et il laissera la facture à nos enfants et à nos petits-enfants.
La plupart des économistes savent qu'il faut épargner en période de vaches grasses afin de se préparer aux périodes de vaches maigres, comme on dit. Ce n’est pas ce qui s’est passé, et nous nous dirigeons maintenant vers une série de temps durs. Le gouvernement n’est pas capable de donner une réponse le moindrement claire sur la façon dont il réagira à une récession. Je suppose qu’il n’en a aucune idée.
C'est un tournant pour le Canada. Les entreprises n'y voient plus un pays où on peut investir sans risque. Le gouvernement a tout fait pour paralyser le secteur de l'énergie avec des mesures législatives comme les projets de loi C-69 et C-48. Des milliers de travailleurs, hommes et femmes, se retrouvent au chômage dans ma province, l'Alberta, et toute l'économie s'en ressent. Quel est le lien avec l'assurance-médicaments? Comme je l'ai dit plus tôt, les Canadiens ne peuvent pas se permettre plus d'impôts, surtout en période d'incertitude économique.
Dans le budget de l'an dernier, le gouvernement promettait de créer, en collaboration avec les provinces, les territoires et les intervenants, une agence canadienne des médicaments et de consacrer 35 millions de dollars à un bureau de transition. Le groupe consultatif du gouvernement était dirigé par ancien libéral provincial et un habitué des déficits et des dettes sans fin, le Dr Eric Hoskins. Sans surprise, il recommandait dans son rapport la création d'un régime universel. C'est toujours la même chose, « achetez maintenant, payez plus tard ».
La Chambre de commerce du Canada a prévenu le gouvernement qu'il y aurait des conséquences pour les travailleurs si le pays se dote d'un régime d'assurance-médicaments. Son économiste en chef, Trevin Stratton, a déclaré que des millions de Canadiens n'auraient plus accès aux médicaments auxquels ils ont présentement accès. Il a expliqué que le gouvernement doit « réfléchir soigneusement » aux conséquences pour les millions de Canadiens qui bénéficient déjà d'une assurance couvrant les médicaments sur ordonnance.
Certaines familles se sont trouvées dans cette situation dernièrement quand le gouvernement de l'Ontario a mis en œuvre la gratuité des médicaments sur ordonnance pour les personnes âgées de moins de 25 ans. Ce programme, l'Assurance-santé plus, coûtait environ 500 millions de dollars par an lorsqu'il a vu le jour en 2017. Les assurances privées des personnes âgées de moins de 25 ans sont devenues inutiles. De nombreux parents se sont plaints que les médicaments pour le traitement de maladies rares ne figuraient pas sur la liste de médicaments approuvés dans l'Assurance-santé plus alors qu'ils étaient couverts par les assurances privées.
Je crains qu'il n'arrive la même chose lorsque le gouvernement libéral mettra en œuvre un régime universel d'assurance-médicaments dans tout le pays. Beaucoup de Canadiens risquent de ne plus pouvoir se procurer les médicaments sur ordonnance qu'ils utilisent actuellement et dont le coût est couvert par leur assurance privée.
Non seulement un régime universel imposera un plus lourd fardeau aux Canadiens par des impôts et un déficit plus élevés, mais l'accès aux médicaments sur ordonnance vraiment nécessaires risque d'être menacé. Les libéraux promettent un régime d'assurance-médicaments depuis des décennies, mais ils n'ont absolument rien fait pour tenir cette promesse. Ils en parlaient dans leur programme électoral de 1997 et encore dans celui de 2004. Ce n'étaient que de beaux discours pour gagner des voix. En fait, le budget de 2019 ne prévoit pratiquement pas de fonds pour la santé d'ici 2022, soit bien après les élections.
Nous autres, conservateurs, nous savons que l'une des meilleures façons d'aider les Canadiens, c'est de limiter la hausse des impôts et du coût de la vie. Il faut savoir faire preuve de rigueur financière pour assurer la prospérité des générations futures. Nous devons prendre les bonnes décisions maintenant, et je ne pense pas que la mise en œuvre d'un programme d'assurance-médicaments en soit une. Comme je l'ai dit, cela aurait de lourdes conséquences financières, en plus de faire augmenter les impôts et le déficit. Cela compromettrait l'accès aux médicaments actuellement couverts par les régimes d'assurance privés. Des études montrent qu'environ 98 % des Canadiens sont couverts par un régime d'assurance-médicaments privé ou public ou qu'ils y sont admissibles.
Même si un certain nombre de Canadiens n'ont effectivement pas les moyens de se procurer les médicaments qui leur sont prescrits, ce n'est pas le cas de la majorité de la population. Nous avons déjà l'un des meilleurs systèmes de santé du monde et nous devrions en être fiers.
Au lieu de se préoccuper de systèmes coûteux comme un régime national d'assurance-médicaments, le gouvernement ferait mieux de penser à la crise économique qui est en train de se développer. Nous devons prendre rapidement des mesures pour stimuler l'économie. Le budget de 2020 devra alléger le fardeau des travailleurs et des entrepreneurs et récompenser l'investissement et le travail. Il devra prévoir un plan raisonnable pour éliminer progressivement le déficit et rassurer les investisseurs ainsi que des règles précises pour réduire les tracasseries administratives et alléger ainsi le fardeau des entreprises. Il devra également mettre fin aux subventions aux entreprises parasites de même qu'aux dépenses incontrôlées auxquelles se livrent les libéraux depuis quatre ans.
Nous sommes tous ici pour défendre les intérêts des habitants de notre circonscription et de l'ensemble du Canada. Nous voulons qu'ils soient heureux et prospères. Or, ce n'est pas avec un régime coûteux d'assurance-médicaments qu'on y parviendra, car cela alourdira le fardeau fiscal des travailleurs, sans compter que la grande majorité des Canadiens n'ont pas besoin d'un tel régime. Vu l'incertitude qui plane sur l'économie, ce n'est pas le moment de consacrer 15 milliards de dollars à un régime d'assurance-médicaments.
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:41 [p.1990]
Monsieur le Président, c'était le principal argument de mon intervention. Comme je l'ai dit, il faut en effet laisser davantage d'argent dans les poches des Canadiens et maintenir les impôts à un niveau peu élevé. Il est évident que la mise en œuvre d'un régime d'assurance-médicaments de 15 milliards de dollars va tout à fait dans le sens opposé.
Selon le Conference Board du Canada, seulement 1,8 % des Canadiens ne sont pas couverts par un régime d'assurance-médicaments ou n'y sont pas admissibles. Quand j'entends dire que nous allons laisser plus d'argent dans les poches des Canadiens, je me permets d'en douter puisque nous allons puiser 15 milliards de dollars dans les coffres de l'État pour faire exactement le contraire.
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:43 [p.1991]
Monsieur le Président, les libéraux le préconisent depuis longtemps, en effet. C’était dans leur programme électoral de 1997, mais depuis, rien n’a été fait. Ils ont pourtant été au pouvoir à plusieurs reprises depuis, mais ils n’ont pas été capables d'aller plus loin.
Nous voulons tous que les Canadiens aient accès aux médicaments dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. J’aimerais attirer l’attention du député sur le rapport du Conference Board du Canada, qui indique que seulement 1,8 % des Canadiens, soit moins de 2 %, n'y ont pas accès en ce moment. Certes, nous voulons être certains de faire tout notre possible pour ces 1,8 % de Canadiens, mais ce n’est certainement pas en budgétant 15 milliards de dollars qu’on réglera la situation de ces 1,8 %, sans compter que cela aura aussi un impact sur beaucoup d’autres Canadiens car, comme l’a dit le député, cela fera augmenter le coût de la vie, notamment le prix des aliments, de même que les impôts.
Les conservateurs estiment qu’il existe une meilleure solution. Nous sommes sans doute tous d’accord pour dire que nous devons régler le problème de ces 1,8 % de Canadiens, mais la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments n’est certainement pas la bonne façon d’y parvenir.
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PCC (AB)
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2020-03-12 11:46 [p.1991]
Monsieur le Président, je me réjouis que mon collègue du comité de la santé soulève cette question. À l’heure actuelle, nous constatons que les investissements dans la fabrication de médicaments au Canada ont brusquement ralenti. Les changements que le gouvernement a apportés au Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés, qui entreront en vigueur en juillet, ont eu un impact important sur la capacité des entreprises à se lancer dans la commercialisation de médicaments, ce qui signifie qu’il n’y a pas assez d’investissements dans la recherche et les produits au Canada. Ces investissements ont brusquement ralenti parce que nous allons trop vite.
Pas plus tard qu’hier, j’ai eu l’occasion de demander à la ministre de la Santé qui comparaissait devant notre comité s’il ne serait pas possible de faire une pause, parce que les patients viennent nous voir dans nos bureaux pour nous dire qu’ils n’ont pas été invités à participer au processus de consultation. Qu’il s’agisse des maladies orphelines, dont on a déjà parlé, ou de futurs médicaments, les patients n’ont pas eu voix au chapitre.
Les conservateurs demandent à la ministre de la Santé de songer à inclure davantage de ces points de vue. Un grand nombre de ces médicaments ne vont pas être offerts au Canada, mais ils le seront aux États-Unis.
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PCC (AB)
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2020-03-12 12:43 [p.1999]
Madame la Présidente, j'ai écouté ce que disent les gens. J'ai plutôt une observation à faire sur ce que le député a dit et sur la déclaration de son collègue au moment où il a présenté la motion ce matin.
Le 25 novembre 2019, le ministre des Finances de l'Alberta a envoyé au ministre des Finances fédéral une lettre indiquant que l'Alberta ne participerait pas à un programme national d'assurance-médicaments. En fait, l'Alberta demanderait la même entente que celle qu'a obtenue le Québec. Je tiens à préciser qu'il s'agit d'une demande officielle du gouvernement de l'Alberta.
Dans ce débat, trop peu de députés ont parlé de l'accès. Ils ont parlé des prix difficiles à payer de certains médicaments récents ou délivrés sur ordonnance. L'accès est ce dont les patients veulent entendre parler, et trop peu de députés l'ont mentionné. Je pense que le député de Montcalm a été le premier à mettre l'accent sur cette question. Pour les patients atteints de fibrose kystique et les patients souffrant de maladies rénales chroniques, comme mes enfants, un régime national d'assurance-médicaments serait désastreux.
S'agissant de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, celle-ci a refusé à deux reprises le médicament Orkambi. Pourtant, dans le système disparate des États-Unis, les gens peuvent y avoir accès, de même qu'au Trikafta. Bref, ils peuvent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin.
Je veux simplement que les députés soient prudents. Lorsqu'ils disent que cela permettrait à tout le monde d'avoir accès aux médicaments, ce n'est pas vrai. Ce système ne fonctionnerait pas pour les patients atteints de maladies rares.
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PCC (AB)
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2020-03-12 13:00 [p.2002]
Madame la Présidente, je remercie la députée de ses observations. Ce qu’elle nous a dit au sujet du cancer de son père est émouvant. Des membres de ma famille ont eu des expériences semblables.
J’aimerais faire un bref commentaire. Elle a mentionné que le régime d’assurance-médicaments serait gratuit pour les Canadiens. Cependant, la réalité est tout autre. La hausse des coûts d’administration et l’alourdissement bureaucratique auraient pour résultat d’empêcher les services de première ligne d’obtenir les ressources dont ils ont besoin.
Ma question à la députée est très simple. Il y a dans ma circonscription un certain nombre de propriétaires de petites entreprises, des pharmaciens, qui sont très préoccupés en ce moment même par l'accès aux médicaments qui sont prescrits aux patients. Ils sont terrifiés. J’utilise le mot « terrifié » parce que c’est le mot qu’ils utilisent. Il s’agit de fournisseurs de soins de santé et de pharmaciens de première ligne dans de petites villes. Ils sont terrifiés à l’idée de ne pas avoir accès à des médicaments en raison de la bureaucratie hypertrophiée que créerait une stratégie nationale d’assurance-médicaments.
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