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PCC (AB)
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2020-03-12 14:58 [p.2022]
Monsieur le Président, en décembre, Jeffrey Kraft a été tué à Lacombe. Deux hommes ont été accusés de meurtre au second degré, de complot en vue de commettre un meurtre et de vol commis avec une arme à feu, mais ils sont pourtant maintenant en liberté sous caution. L'un des inculpés est également accusé de ne pas avoir respecté ses conditions.
Les habitants de ma circonscription ont perdu confiance dans le système de justice en raison de l'approche laxiste des libéraux en matière de criminalité, une approche qui fait passer les intérêts des délinquants avant ceux des victimes et de leurs familles.
Est-ce le résultat espéré que le ministre avait à l'esprit au moment où son parti et lui ont fait adopter à toute vapeur un projet de loi qui force les tribunaux à accorder une libération sous caution à la première occasion, et avec le moins de conditions possible?
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PCC (AB)
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2020-03-12 15:02 [p.2022]
Monsieur le Président, plus tard cette année, Wayne Sands, qui habite dans ma circonscription, sera au chômage à cause de Transports Canada. Wayne a 79 ans et sa demande de certificat médical maritime pour navire hauturier a été refusée.
Wayne est le capitaine du Moyie, un manège du parc d'attractions Heritage Park qui permet aux enfants et aux touristes de faire des promenades de 25 minutes en bateau à aubes. Assujettir un capitaine de manège aux mêmes règles que celles visant les capitaines de porte-conteneurs, c'est typique d'Ottawa qui croit toujours avoir raison.
Le ministre des Transports pense-t-il comme moi que cette situation est ridicule, et approuvera-t-il immédiatement la demande de Wayne?
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PCC (AB)
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2020-03-12 15:46 [p.2029]
Monsieur le Président, tout au long de la journée, j'ai entendu des députés parler du prix des médicaments et de la difficulté qu'éprouvent certaines personnes à s'en procurer. J'ai déjà donné l'exemple suivant.
L'accès est ce dont nous devrions parler, surtout pour les patients atteints de maladies rares. Le système qui est en place actuellement permet à un organisme quasi gouvernemental comme l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé d'approuver des médicaments et laisse aux assureurs publics provinciaux le soin d'en rembourser les coûts. Il y a des gens de ma circonscription, comme Joshua et Sharon Wong, qui prennent un médicament dont l'utilisation est approuvée au Canada, mais qui n'est pas remboursé par leur assureur public.
Un régime national d'assurance-médicaments aggravera la situation. Pour contrôler les coûts d'un tel régime, il faudra établir un formulaire et en rendre l'observation obligatoire, ce qui empêchera les patients et les médecins de prendre les décisions qui leur conviennent le mieux. Je ne pense pas qu'un régime national d'assurance-médicaments améliorera la situation. La Canadian Organization for Rare Disorders a mis en garde le gouvernement à ce sujet.
La députée pourrait-elle nous dire ce qu'elle en pense?
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PCC (AB)
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2020-03-12 16:16 [p.2034]
Monsieur le Président, je trouve honteux que la députée dise à la Chambre que les sociétés pharmaceutiques persuadent des familles de patients à venir faire du lobbying sur la Colline du Parlement pour défendre leurs intérêts.
Mon fils aîné souffre d'une maladie rare. En Alberta, ma famille a accès à un médicament qui l'aide à lutter contre la maladie dont il est atteint. Toutefois, le Québec a décidé que dans son formulaire, il est interdit de prescrire des médicaments utilisés de façon non conforme à l'étiquette, et c'est son choix. La province a le droit de prendre cette décision, donc si je résidais au Québec, je m'adresserais à mon député provincial et je réclamerais que la province permette la prescription de tels médicaments.
Les familles des patients viennent sur la Colline du Parlement et plaident pour l'accès aux médicaments, et le problème est l'accès, pas le prix. Il existe des médicaments approuvés au Canada pour des troubles rares pour lesquels il n'y a pas de remboursement par l'assureur public, le gouvernement. Il y a des familles de patients prises au piège entre deux gouvernements qui se disputent au sujet du prix alors que le problème est l'accès aux médicaments dont nous avons besoin.
Je n'ai pas de question. Il s'agit d'un commentaire. C'est honteux de dire que les familles de patients atteints de maladies rares qui viennent au Parlement le font seulement parce que les sociétés pharmaceutiques les incitent à le faire.
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PCC (AB)
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2020-03-12 16:45 [p.2038]
Monsieur le Président, j'ai soulevé la question de l'accès pour les personnes atteintes de maladies rares à de nombreuses reprises. Je veux en dire plus à ce sujet. Voici une des façons dont fonctionnerait le régime national. À l'heure actuelle, le processus d'approbation d'un médicament au Canada commence par une évaluation des technologies de la santé par l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé. Ensuite, l'Alliance pancanadienne pharmaceutique négocie pour le compte des provinces.
Je sais bien que certains députés libéraux ont dit que ce serait I'Agence canadienne des médicaments qui s'en chargerait à présent, mais dans le cadre du processus actuel, un médicament sera approuvé, mais ne sera pas remboursé par les assureurs publics. C'est ce qui se produit et ce qui se produira avec le régime national d'assurance-médicaments. J'en ai des exemples dans ma circonscription et partout au pays. Dans certains cas, les gens ne sont même pas autorisés à utiliser le Programme d'accès spécial parce que le médicament est approuvé au Canada, mais il n'est pas remboursé par les assureurs publics.
Si le NPD pense qu'il est important d'instaurer cette mesure, j'aimerais que la députée nous dise pourquoi il n'est fait aucune mention des personnes atteintes de maladies rares dans la motion si elles doivent être visées par le régime national d'assurance-médicaments parce que le processus du système réglementaire actuel désavantage vraiment les familles de ces patients.
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:01 [p.2041]
Monsieur le Président, dans ma circonscription, Lethbridge, il y a une université qui contribue aux avancées scientifiques de manière incroyablement novatrice et créative, notamment en médecine. Je pense notamment à des travaux de recherches en vue de créer un logiciel qui pourrait décoder l'ADN d'une personne et pour ensuite prescrire un médicament en fonction de ces données. Au lieu de donner au patient des produits pharmaceutiques offerts sur le marché, on pourrait formuler un médicament adapté à ses besoins en fonction de ces données génétiques. C'est une technologie absolument incroyable qui changerait à jamais les façons de faire de la médecine.
C'est un procédé qui ne serait pas couvert par un régime d'assurance-médicaments. D'ailleurs, la création d'un tel régime aurait pour effet de ralentir les progrès dans le domaine médical, ce qui veut dire que les Canadiens seraient extrêmement désavantagés et que, dans bien des cas, les maladies et les problèmes de santé rares dont nous avons parlé plus tôt demeureraient sans remède pendant très longtemps. Ce serait extrêmement nuisible à notre pays.
D'après le député, comment peut-on concilier cela avec l'implantation d'un régime d'assurance-médicaments?
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:23 [p.2044]
Monsieur le Président, je suis ravi de me joindre au débat à cette heure tardive.
Je commencerai par le bon proverbe yiddish que voici: « C'est plus facile à dire qu'à faire. » En fait, cela sonne beaucoup mieux en yiddish. Quoi qu'il en soit, ce que propose la motion semble bien beau. Je pense que beaucoup de gens l'appuieraient, c'est normal. Si nous l'appelions « le régime national pour l'épicerie afin de distribuer gratuitement de la nourriture à tout le monde ou de la vendre à prix cassés », c'est évident que beaucoup de monde penserait que c'est une bonne idée.
Nous avons entendu parler du rapport Hoskins. Il parle constamment de « rapport qualité-prix » et de « rapport coût-efficacité ». Beaucoup de députés ont parlé du prix, mais je veux parler de l'accès, de l'accès aux médicaments pour les patients atteints de maladies rares.
Il s'agit actuellement d'une part du libre marché très réglementée. Les sociétés pharmaceutiques, qu'elles soient grandes, petites ou moyennes, sont en concurrence sur un marché rigoureusement contrôlé à la fois par le système des brevets et par les règles régissant le marché des médicaments génériques. C'est extrêmement réglementé. Au Canada, il y a très peu d'acheteurs.
Les députés ministériels ont parlé d'une agence canadienne des médicaments, mais nous avons déjà l'Alliance pancanadienne pharmaceutique qui fait la même chose, et elle offre des rabais. Voilà pourquoi je ne suis pas d'accord avec le rapport du directeur parlementaire du budget. L'Alliance pancanadienne pharmaceutique offre la même chose que les rabais dont les députés ne cessent de parler concernant les médicaments. En effet, elle y est arrivée en effectuant des achats en gros et en négociant au nom de l'ensemble des provinces.
Ce que je n'aime pas du régime actuel, c'est qu'il y a très peu de surveillance parlementaire. Je prie les députés de me pardonner pour le jeu de mots, mais un régime national d'assurance-médicaments s'apparenterait au fait de gonfler le présent système aux stéroïdes. Les médicaments seraient approuvés et les gouvernements discuteraient ensuite du coût avec les fabricants. Je n'ai encore jamais vu un gouvernement fabriquer un seul médicament ou un seul vaccin. C'est un problème d'accès.
J'ai mentionné Sharon et Joshua Wong, des habitants de ma circonscription, un peu plus tôt. Sharon est atteinte d'une forme très rare de cancer du poumon et elle n'a jamais fumé de sa vie. Il n'y a que 2 % des patients qui ont ce type de cancer, et le sien est encore plus rare. Elle est atteinte d'un cancer du poumon ROS-1 positif. Il existe un médicament au Canada pour ce type de cancer et, heureusement, il est approuvé. Or, il n'est pas remboursé en Alberta.
J'ai parlé à des représentants de Pfizer et du gouvernement de l'Alberta. J'ai aussi parlé directement au sous-ministre adjoint responsable. Personne n'est disposé à faire quoi que ce soit. Bien qu'elle soit en mesure de payer le médicament, Sharon n'y a pas accès. On ne peut avoir accès au médicament tout simplement parce que l'assureur public et le fabricant n'arrivent pas à s'entendre sur son prix. Une famille est prise au piège et un enfant de 13 ans, Jonathan, pourrait perdre sa mère. Ce n'est pas une question de coût. C'est une question d'accès aux médicaments pour les maladies rares. Les choses ne vont qu'empirer.
En ce qui a trait à la fibrose kystique, plusieurs résidants de ma circonscription sont venus me voir au fil des ans pour me parler du fait qu'à deux reprises, l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé a refusé d'approuver l'Orkambi. Ces refus se sont produits en novembre 2017 puis en octobre 2018. Ce médicament a été refusé en raison de critères de qualité-prix, c'est-à-dire de rentabilité. C'est écrit noir sur blanc dans le rapport pharmacoéconomique produit par l'Agence, qui dit que le médicament n'est pas rentable et qu'elle choisit donc de ne pas l'approuver. Or, il est approuvé aux États-Unis. Le système disparate des États-Unis a approuvé son utilisation, et les patients étatsuniens atteints de la fibrose kystique ont accès au Trikafta, à l'Orkambi et au Kalydeco.
Dans ma province, l'Alberta, le ministre de la Santé, l'honorable Tyler Shandro, a réussi à faire approuver le Kalydeco afin qu'il soit remboursable pour les patients albertains, et je l'en remercie. Au moins, certains patients atteints de la fibrose kystique auront accès à ce médicament par l'entremise de leur régime public d'assurance ou de nombreux assureurs privés.
Voici ce qui me pose problème avec le régime national d'assurance-médicaments: avec tout le respect que je dois aux néo-démocrates pour le travail qu'ils font comme parlementaires, le régime d'assurance-médicaments ne règlera pas le problème qu'ils croient qu'il règlera.
J'ai assisté à plusieurs réunions du comité et j'ai écouté les discussions au sujet d'un éventuel régime national d'assurance-médicaments. Les députés qui ont lu les prémisses du rapport Hoskins savent qu'il faudrait que toutes les provinces y participent. Le Québec a indiqué qu'il ne le ferait pas, parce qu'il a la RAMQ, la Régie de l'assurance-maladie du Québec. Le gouvernement de l'Alberta, dans une lettre officielle adressée au ministre des Finances en novembre dernier, a fait savoir qu'il ne participerait pas au régime. L'Alberta a son propre régime et peut se débrouiller seule.
Selon le Conference Board du Canada, le pourcentage de Canadiens n'ayant accès à aucun régime se situe entre 1,6 % et 1,8 %. Ce n'est pas les coûts qui constituent le pire problème, mais le fait qu'ils n'ont pas accès à un régime.
Il a été question d'économies pour les petites entreprises. Les petites entreprises peuvent se joindre à une chambre de commerce. Le réseau des chambres de commerce a un excellent régime de prestations d'assurance-médicaments. Les petites entreprises peuvent s'adresser à une association de professionnels agréés des ressources humaines. J'ai été registraire pour l'une de ces associations avant de devenir député. Une petite entreprise peut s'adresser à une de ces associations afin de trouver un programme de prestations qui lui convient.
Le problème, c'est l'accès. Un régime national d'assurance-médicaments aggraverait le problème, car un système réglementaire ne fonctionne pas pour les patients atteints d'une maladie rare. J'ai un autre exemple à présenter à la Chambre.
Le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés est, en fait, un conseil de contrôle des prix des médicaments de marque. La consultation qu'il a menée n'était qu'une mascarade. Elle n'incluait pas de groupes de patients. Si les députés souhaitent voir ce qu'on en dit sur Internet, je les invite à chercher dans Google « Canadian Organization for Rare Disorders ». Ils verront que cet organisme a qualifié de mascarade le processus de consultation. Les familles de patients ont été exclues du processus; des rencontres ont été annulées; les organisateurs ne voulaient pas entendre des patients de partout au Canada. Tout cela découragera les grandes et les petites entreprises de venir au Canada pour être inscrites dans les listes des médicaments assurés des provinces. La situation n'aide aucunement les patients. Elle n'aide pas les gens de ma circonscription, ni mes enfants. Je ne suis pas ici pour représenter les grandes pharmaceutiques. Je suis ici pour représenter mes concitoyens et mes enfants, qui sont atteints d'une maladie rare, le syndrome d'Alport. Je connais beaucoup de gens qui en sont atteints. Des compagnies font des essais cliniques de médicaments pour ce syndrome.
C'est aussi à cause des effets qu'il aura sur les familles que le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés, ce conseil de contrôle des prix, n'est qu'une mascarade. En effet, le nombre d'essais cliniques a chuté d'un tiers au Canada depuis que la ministre de la Santé a annoncé ce qu'elle faisait avec le conseil de contrôle des prix. Le nombre d'essais cliniques a chuté d'un tiers, et il était déjà bas. Voilà le problème.
À ce que je comprends, les libéraux appuieront la motion. En cette période précédant la mise en place d'un programme national, ils préparent le terrain en vue de l'instauration d'un régime d'assurance-médicaments universel à payeur unique même si deux provinces affirment qu'elles ne veulent pas y participer. D'autres pourraient se retirer, ce qui entraînerait une diminution des économies annoncées. Les hypothèses du rapport Hoskins ne tiennent pas compte de toutes ces décisions qui n'ont pas encore été prises de façon définitive par d'autres gouvernements, en plus de laisser tomber les patients atteints de maladies rares.
Le budget de 2019 prévoyait des fonds, mais il n'y avait pas un mot sur la façon de dépenser l'argent — que ce soit une mise en commun des risques ou un régime d'assurance distinct — ni sur les moyens de diminuer les coûts.
Au début mon discours, j'ai parlé du fait qu'il s'agit d'une partie du marché qui est hautement réglementée. Il est difficile de commercialiser un médicament breveté. Toute une série d'obstacles doivent être surmontés. Beaucoup d'entreprises peinent à y arriver. Les entreprises doivent mettre en marché leurs produits avant l'expiration de leurs brevets. Autrement, elles doivent composer avec leurs concurrents. Le système pancanadien actuel, celui de l'Alliance pancanadienne pharmaceutique, s'appuie sur un pourcentage des médicaments de marque, même en tenant compte de la liste des médicaments génériques et du prix que nous payons.
Personne n'a vraiment parlé de ce qui se passe lorsque le médicament de marque et le médicament générique appartiennent tous les deux à une société pharmaceutique. Si ce n'est qu'une question de pourcentage, pourquoi n'augmenterait-on pas simplement le prix? Il n'y a pas de transparence par rapport aux prix. Lorsque nous achetons des comprimés de la marque Tylenol, nous pouvons voir combien ils nous coûteront. Nous pouvons acheter des comprimés de la marque Advil si nous le voulons. On peut voir les prix facilement. Cependant, il n'y a pas d'indicateurs de prix facilement visibles pour les patients, les organismes de défense des consommateurs, les sociétés pharmaceutiques ou le gouvernement.
J'aimerais attirer l'attention de la Chambre sur un ouvrage intitulé Overcharged: Why Americans Pay Too Much for Health Care, rédigé par Charles Silver et David Hyman. La préface a été rédigée par le doyen de la faculté de médecine de l'Université Harvard. L'ouvrage parle de l'importance de la transparence des prix, ce qui n'existe pas au sein du système actuel. C'est de la cuisine interne. Ce sont les bureaucrates de Santé Canada qui prennent les décisions à huis clos. Si on met en place un régime national d'assurance-médicaments, je crains qu'ils n'obtiennent encore plus de pouvoir pour déterminer quels médicaments seront approuvés.
Tout à l'heure, j'ai entendu le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique parler de la Nouvelle-Zélande. Pour une personne atteinte d'une maladie rare, la Nouvelle-Zélande est le pire pays où vivre. La grande majorité des personnes souffrant d'une maladie rare en Nouvelle-Zélande n'ont pas accès à leurs médicaments. Nous ne voulons pas prendre exemple sur un régime de la sorte.
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:34 [p.2046]
Madame la Présidente, d'après un rapport publié il y a quelques années sur les effets estimés de la couverture universelle des médicaments essentiels sur les régimes publics d'assurance-médicaments au Canada, 117 médicaments inscrits dans la liste modèle des médicaments essentiels représentaient 44 % de toutes les dépenses en médicaments sur ordonnance en 2015. Un tout petit groupe de médicaments génère tous ces coûts. Nous n'en parlons pas ici. Nous parlons plutôt d'adopter un régime universel.
Le député mentionne tout l'argent que nous économiserons. Or, la mise en oeuvre d'un régime national d’assurance-médicaments permettrait seulement de faire des économies sur le dos des personnes atteintes d'une maladie rare, qui seront privées de leurs médicaments pour économiser quelques dollars. Elles se retrouveront à l'urgence parce qu'elles n'auront pas accès aux médicaments dont elles ont besoin.
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:35 [p.2046]
Madame la Présidente, le premier commandement d'un bon gouvernement est de ne causer aucun tort. Je vais revenir sur mon expérience au sein de la chambre de commerce. Avant de lancer un nouveau programme pour nos membres, nous tentions d'abord de cerner tout ce qui pourrait mal se passer. Dès qu'il semblait y avoir quelque chose qui cloche, nous ne procédions pas à une mise en œuvre mur à mur. Le même principe aurait dû s'appliquer à Phénix.
Encore une fois, ce régime ne fonctionnerait pas comme le croient les députés. Par exemple, le Spinraza est un médicament pour les personnes atteintes d'amyotrophie spinale. Evan Palmer, un jeune de ma circonscription, est en fauteuil roulant. Pendant des années, la recommandation de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé était de ne pas offrir de couverture à Evan, parce qu'il était trop jeune et qu'il n'en avait donc pas besoin. Chaque année, Evan se retrouvait aux soins pédiatriques intensifs. Une place aux soins pédiatriques intensifs coûte environ 10 000 $ la nuit. Par conséquent, le coût du séjour de 30 jours aux soins pédiatriques intensifs était de 300 000 $. Le coût des médicaments aurait été de 150 000 $.
Lorsque je suis allé présenter la situation au ministre de la Santé de l'Alberta, il m'a répondu que j'avais absolument raison et que les médicaments d'Evan devraient être couverts. Grâce au député provincial local, Matt Jones, le ministre de la Santé de l'Alberta a fait fi des recommandations de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé et il a négocié une excellente entente pour que les Albertains comme Evan Palmer puissent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin. On peut justifier une mesure, mais il faut s'assurer de ne causer aucun tort.
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:37 [p.2047]
Madame la Présidente, je remercie la députée de Shefford de sa question. Je vais répondre à la première partie de la question en français et je passerai à l'anglais pour parler des éléments plus techniques.
Je suis d'accord sur le fait que certains pays devraient être retirés de la liste des pays qui sont considérés pour établir la moyenne des prix qui devraient être payés.
Je reviens à ma langue maternelle, parce que c'est une réponse technique.
Le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés tient également compte de l'année de vie ajustée en fonction de la qualité, ce qui signifie en gros « la valeur de chacune des années de vie », afin de déterminer si un médicament doit être couvert.
Je ne dis pas qu'un régime national d'assurance-médicaments ne fonctionnerait pas. Je dis qu'il serait probablement défaillant et qu'il empirerait la situation en limitant l'accès aux médicaments les plus chers au début. On parle de vraies personnes, qui ont de vrais problèmes et de vraies familles qui devront aller à l'étranger pour se procurer les médicaments dont elles ont besoin.
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PCC (AB)
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2020-03-12 17:48 [p.2049]
Madame la Présidente, la députée de Fredericton a mentionné que certains députés ne sont pas d'accord avec la mesure, alors je la remercie de l'avoir reconnu. Je suis ravi que ce soit elle qui siège à la Chambre désormais, et non son prédécesseur, avec qui j'étais souvent en désaccord.
Même si nous avons des divergences d'opinions, il va de soi que nous convenons qu'aucun patient ne devrait être laissé pour compte. Mon principal argument, c'est que, dans un régime d'assurance-médicaments national, les personnes atteintes d'une maladie rare seront laissées pour compte parce que, pour optimiser les dépenses et réaliser des économies comme l'indique le rapport Hoskins, il faut choisir les médicaments qui seront couverts. Alors, on se contentera d'amplifier le cadre réglementaire du gouvernement fédéral.
La députée convient-elle que nous devrions d'abord corriger les lacunes du système de réglementaire actuel avant de tenter d'imposer un régime centré sur Ottawa à l'ensemble des provinces du Canada?
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NPD (AB)
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2020-03-12 17:51 [p.2049]
Madame la Présidente, j'interviens aujourd'hui afin d'exprimer mon appui pour la motion à l'étude.
Je vais d'abord parler de la pandémie de COVID-19. Elle sert à nous rappeler que nous sommes tous des citoyens du monde et que nous sommes tous liés les uns aux autres. La santé des Canadiens est liée à celle des gens partout dans le monde. Il se peut même que, certains jours, nous tenions pour acquis notre santé et notre système de santé, bien que ce ne soit évidemment pas le cas aujourd'hui. Cette pandémie mondiale nous rappelle cruellement que la santé est fragile, tout comme notre système de santé.
À l'échelle mondiale, les pays possédant les infrastructures et les capacités requises pour isoler et traiter rapidement des patients sont ceux qui ont le mieux réussi à infléchir la courbe de l'infection. Au bout du compte, ces pays réussiront probablement à sauver des milliers, voire de dizaines de milliers, de vies. Même si les Canadiens sont fiers à juste titre de notre système national de soins de santé, il nous manque un élément crucial que les autres pays possèdent: la capacité d'offrir des soins médicaux de longue durée à l'aide de médicaments. Comme je l'ai dit, nous sommes tous liés. Mes problèmes de santé influent sur la santé d'autrui. Si je ne peux pas accéder aux médicaments dont j'ai besoin, d'autres personnes pourraient en subir les conséquences. Les Canadiens en sont conscients.
Je suis une députée nouvellement élue. Je fais partie des députés qui n'avaient jamais présenté leur candidature auparavant. C'était un véritable privilège de faire du porte-à-porte dans ma circonscription, Edmonton Strathcona, pour apprendre certaines choses en parlant aux électeurs. J'ai été particulièrement touchée par l'intelligence et la générosité des Edmontoniens qui m'ont donné leurs opinions. Ce sont de toute évidence des gens qui comprennent bien l'écart grandissant entre les riches et les pauvres au Canada.
Edmonton Strathcona est une circonscription très diversifiée, où résident des Canadiens de toutes les régions du monde et où coexistent des gens issus d'un éventail aussi varié de milieux socio-économiques que dans les autres grandes villes du Canada. Alors que je faisais du porte-à-porte pour parler des priorités du Nouveau Parti démocratique, je n'ai pas été surprise de constater que ceux qui peinaient à subvenir à leurs besoins appuyaient fortement notre plateforme. Cependant, j'ai été un peu surprise de voir à quelle fréquence les gens qui n'éprouvaient pas de difficultés se souciaient des mêmes questions.
Je n'oublierai jamais un jeune homme en particulier, un entrepreneur prospère qui habite une belle maison à Infill. Il m'a dit que l'accès aux soins médicaux pour les Canadiens en difficulté figurait en tête de ses priorités. Nous avons parlé longtemps du régime d'assurance-médicaments, du régime d'assurance dentaire et de l'accès aux soins de santé mentale que préconise le Nouveau Parti démocratique. Il m'a parlé de ses deux fillettes et des enfants qui fréquentaient la garderie et l'école avec elles. Il était très préoccupé par le bien-être de ses filles, bien sûr, mais il a souligné que c'était directement lié à celui de leurs amis.
Il m'a parlé des gens qu'il connait, dont beaucoup sont des néo-Canadiens qui n'ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin. Les parents ou les enfants n'ont pas les médicaments nécessaires parce qu'ils n'ont pas d'assurance-médicaments. Il m'a regardé droit dans les yeux et a dit que c'était ridicule que la santé de ses enfants soit menacée parce que ces gens ne peuvent pas se payer leurs médicaments. Il m'a dit que je devais faire quelque chose. Je suis ici en espérant pouvoir aider.
La semaine dernière, on pouvait voir que l'Alberta était aux prises avec une crise économique. Le taux de chômage y a grimpé en flèche au cours des neuf derniers mois. Edmonton affiche le plus haut taux de chômage au pays. Des milliers d'Albertains ont perdu, en tout ou en partie, leur assurance-médicaments fournie par l'employeur.
Comme si la situation n'était pas déjà assez pénible, le gouvernement de Jason Kenney, formé par le Parti conservateur uni, a décidé d'enlever l'assurance-médicaments à des milliers d'aînés et à leurs personnes à charge. Il vient d'éliminer l'aide financière aux aînés pour les appareils médicaux et les appareils fonctionnels et de réduire l'accès de milliers d'autres personnes aux produits biologiques dont elles ont besoin. En tout, 46 000 Albertains ont perdu leur assurance-maladie ou leur assurance-médicaments ou ont vu celles-ci modifiées de façon draconienne. Maintenant, ces Albertains devront payer de leur propre poche, s'ils le peuvent, sans quoi ils paieront de leur santé, voire de leur vie.
Une famille touchée par les compressions cruelles de Jason Kenney a communiqué avec moi récemment. Helen a passé 35 ans au service de la collectivité à titre d'infirmière. Elle a dû prendre sa retraite avant d'avoir 65 ans en raison d'une lésion cérébrale. Heureusement, son fils et elle étaient couverts par l'entremise de son époux, Steve, qui est âgé de plus de 65 ans, grâce au régime provincial d'assurance-médicaments pour aînés. Les trois membres de cette famille ont des problèmes de santé. Lorsque Jason Kenney a exclu les personnes à charge du régime, Helen et son fils ont perdu leur couverture.
Aujourd'hui, cette famille doit payer 4 000 $ de plus en médicaments. Je parle de 4 000 $ par mois. Helen et Stan cherchent désespérément des solutions. En ce moment, ils envisagent de vendre leur maison pour payer les coûts additionnels, mais ils ne savent pas si ce sera suffisant. Étant donné le taux de chômage élevé en Alberta, les prix des maisons à Edmonton sont vraiment à la baisse.
Les membres de cette famille se trouvent devant la décision la plus difficile de leur vie. Ils doivent choisir entre leur maison et leur santé. Cette famille et des centaines de milliers d'autres partout au pays font face à de terribles dilemmes parce que le Canada n'a pas de régime national d'assurance-médicaments universel.
En coupant l'assurance-médicaments de cette famille, Jason Kenney a permis au gouvernement de l'Alberta d'économiser des millions de dollars, plus précisément 72 millions de dollars. C'est beaucoup d'argent. Toutefois, si nous tenons compte du contexte, les dépenses et les économies sont loin de correspondre. Pour chaque dollar que Jason Kenney a cédé aux actionnaires étrangers par l'entremise d'une réduction de l'impôt des sociétés, il a obtenu 1,5 ¢ de gens comme Helen et Stan. Une telle cruauté est ahurissante.
Pour se faire une idée du nombre de personnes dans une situation semblable à celle de Helen et Stan, on peut poser la question à un travailleur de la santé. Les médecins sont au courant, et c'est pourquoi ils appuient un régime d'assurance-médicaments universel. Les infirmiers sont au courant, et c'est pourquoi ils appuient un régime d'assurance-médicaments universel. Pratiquement tous les professionnels de la santé du pays sont en faveur d'un régime d'assurance-médicaments universel.
Comme je l'ai déjà mentionné à la Chambre, j'ai survécu à un cancer. D'ailleurs, j'ai une excellente nouvelle. La semaine dernière, on m'a annoncé que je n'ai plus de cancer. Normalement, j'aurais dû célébrer cette nouvelle, mais j'avais de la difficulté à le faire parce que je me suis rendu compte de la chance que j'ai eue d'avoir accès aux médicaments et aux soins dont j'avais besoin pour survivre à cette maladie. Ce n'est pas le cas de nombre de résidants de ma province.
L'autre jour, j'ai eu la chance de rencontrer ma pharmacienne et de discuter de cette question avec elle. Elle m'a dit que les gens seraient étonnés d'apprendre combien de personnes se passent de médicaments parce qu'elles n'ont pas les moyens de se les procurer. Ces gens font la file, ils présentent leur ordonnance, mais lorsqu'ils découvrent combien coûte leur médicament, ils s'en vont. Ce sont les cas les plus faciles pour elle. Ce qui est beaucoup plus difficile, c'est de voir ceux qui ne se décident pas à partir, ceux qui essaient d'acheter une ou deux pilules, ceux qui offrent de payer une partie du coût maintenant et une autre partie plus tard, ceux qui pleurent et ceux qui supplient.
Elle m'a parlé d'une femme qui, après avoir payé le médicament sur ordonnance dont son enfant avait besoin, a simplement pris son enfant et son sac à main avant de s'en aller, laissant son chariot plein de marchandises derrière elle. Cela ne s'est pas produit dans un quartier pauvre d'Edmonton, mais au coeur d'Edmonton Strathcona, un endroit où les jolies maisons et les gens instruits ne manquent pas.
Les choses ne sont pas appelées à s'améliorer. Elles vont s'aggraver. La semaine dernière, l'économie de l'Alberta faisait face à une crise. C'était la semaine dernière. Cette semaine, l'économie de l'Alberta s'effondre.
Tommy Douglas, le père de l'assurance-maladie, savait que notre régime de soins de santé était incomplet sans l'assurance-médicaments. Il y a plus de 40 ans, il a reconnu que les soins de santé ne sont pas universels si les Canadiens ont à payer leurs médicaments de leur poche. En 1984, il a déclaré:
N'oublions pas que le but ultime de l'assurance-maladie doit être de maintenir les gens en bonne santé plutôt que de simplement les remettre sur pied lorsqu'ils tombent malades. Cela veut dire qu'il faut des cliniques. Cela signifie rendre les hôpitaux disponibles uniquement pour les cas de traitement actif, placer les patients chroniques dans des maisons de repos, poursuivre les programmes de soins à domicile qui sont beaucoup plus efficaces, rendre les bilans annuels et les vaccinations accessibles à tous. Il s'agit d'étendre et d'améliorer l'assurance-maladie en proposant des programmes d'assurance-médicaments et de soins dentaires. Il s'agit de promouvoir la forme physique par le biais du sport et d'autres activités.
L'absence de l'assurance-médicaments est un trou béant dans notre système de soins de santé, qui laissent tomber des Canadiens.
Depuis 23 ans, les libéraux fédéraux accordent une importance prioritaire à l'assurance-médicaments, c'est du moins ce qu'ils disent. Elle a été l'une des pièces maîtresses de toutes leurs plateformes électorales des deux dernières décennies. Le premier ministre a promis en 2015 et en 2019 qu'il instaurerait un régime d'assurance-médicaments, et je soupçonne qu'il répétera la même promesse pendant la prochaine campagne. Il faut un immense cynisme pour continuer à traiter les Canadiens de la sorte. Il est temps que l'assurance-médicaments passe du rang de promesse à celui de réalité.
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PCC (AB)
Madame la Présidente, j'ai entendu une partie des observations de la députée à propos des défis auxquels l'Alberta fait face. J'ai siégé au conseil d'administration d'hôpitaux à l'époque du gouvernement Chrétien, alors que les transferts aux provinces étaient passés de 58 % à 25 %. J'ai vu les problèmes que nous tentions de résoudre tandis que Ralph Klein essayait de s'occuper de ce qui restait du système de santé, un système ravagé par les libéraux. Quand nous étions au pouvoir, nous voyions à ce que ce système reçoive du financement. On garantissait d'ailleurs que 3 % irait toujours aux provinces, mais quand les libéraux sont arrivés, ce pourcentage a baissé.
Les libéraux répètent toujours que les conservateurs ont fait des coupes et que les fantastiques libéraux viendront sauver l'assurance-maladie. Le NPD fait le même genre de commentaires à propos des problèmes et des enjeux que vit l'Alberta. Si nous décidons de mettre sur pied cette assurance-médicaments pour tous, cela nuira à tous ceux qui s'occupent des maladies rares et des enjeux qui y sont associés. Je crois que notre collègue devrait reconnaître les défis auxquels l'Alberta est réellement confrontée.
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NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2020-03-12 18:03 [p.2051]
Madame la Présidente, j'aimerais faire écho à certains commentaires qui ont été formulés à la Chambre ce soir. Je m'inquiète vraiment quant à notre capacité de répondre aux besoins des personnes souffrant d'une maladie rare. Je me suis entretenue très souvent avec les électeurs de ma circonscription à ce sujet. Je rencontrerai des électeurs la semaine prochaine lorsque je serai de retour à la maison, et je veux m'assurer qu'ils comprennent à quel point cette question me tient à coeur.
Cela dit, je trouve un peu fort que mes collègues conservateurs accusent les libéraux d'être le parti ayant le plus réduit les dépenses destinées au système de santé. Nous avons certainement vu une réduction des paiements de transfert sous le régime de Stephen Harper. Il faut arrêter de parler de telles choses et nous concentrer sur les mesures que nous pouvons prendre pour améliorer notre système. Évidemment, la mise en place d'un régime universel d'assurance-médicaments est la meilleure façon d'y arriver.
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NPD (AB)
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2020-03-12 18:05 [p.2051]
Madame la Présidente, la motion présentée par le NPD garantirait la tenue de consultations auprès des provinces. Comme le régime universel d'assurance-médicaments a reçu un vaste appui de la part des Canadiens, je suis persuadée qu'il ne serait pas difficile de les convaincre d'encourager leurs dirigeants provinciaux à appuyer une telle initiative.
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