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PCC (AB)
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2020-05-13 15:24 [p.2287]
Monsieur le Président, je suis vraiment content que mon collègue ait posé cette question. Quand nous avons apporté ces changements aux programmes de gestion des risques de l'entreprise, la taxe sur le carbone n'existait pas. Nous n'avions pas perdu cinq milliards de dollars de ventes de nos produits de base sur les marchés étrangers où nous n'avions plus le même accès. Il n'y avait pas de barrages illégaux, de grèves du Canadian National ni de retards dans le transport du grain.
La situation de l'agriculture canadienne aujourd'hui est tout à fait différente de ce qu'elle était sous le gouvernement conservateur. Personne ne demandait d'améliorations des programmes de gestion des risques de l'entreprise sous le gouvernement conservateur parce que l'agriculture se portait bien et qu'elle était une priorité à l'époque du ministre de l'Agriculture Gerry Ritz et de notre ministre du Commerce, le député d'Abbotsford, lequel a trouvé 50 nouveaux marchés étrangers pour nos produits agricoles. Plus tard, l'agriculture a été négligée, et nous en voyons les conséquences actuellement.
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PCC (AB)
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2020-05-13 17:12 [p.2303]
Monsieur le Président, je remercie le député de Brandon—Souris de son intervention, de ses vastes connaissances sur le secteur agricole et de ses observations sur le projet de loi C-16.
J'aimerais que le député nous fasse part de propos de certains habitants de sa circonscription concernant les répercussions de la pandémie sur la Commission canadienne du lait et les producteurs laitiers.
Est-ce que l'accord dont il est question aujourd'hui a plus à voir avec l'Accord États-Unis—Mexique—Canada? Quelle est l'incidence de ce dernier sur les producteurs laitiers du pays?
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PCC (AB)
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2020-05-13 17:16 [p.2304]
Monsieur le Président, le débat de ce soir se résume à l'insuffisance lamentable des efforts des libéraux, notamment en ce qui concerne l'aide destinée au secteur de l'agriculture.
À ce sujet, si on inclut les 200 millions de dollars accordés à la Commission canadienne du lait, comment l'aide financière du Canada pour le secteur agricole dans son ensemble se compare-t-elle à celle d'autres pays, comme les États-Unis?
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PCC (AB)
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2020-05-13 17:28 [p.2306]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue de nous avoir fait part de son expérience et pour ses explications détaillées sur cette question.
Quelles sont les répercussions pour les citoyens de sa circonscription du fait que rien n'a été prévu pour accroître la capacité de transformation à l'échelle du Canada et des conséquences de cette inaction?
On a annoncé deux enveloppes de 50 millions de dollars, une pour les éleveurs de bétail et l'autre pour les producteurs de porc. C'est loin d'être suffisant pour compenser les pertes associées à l'abattage d'animaux, même pour les producteurs laitiers. Le projet de loi C-16 ne prévoit aucun financement pour compenser les pertes subies par les producteurs qui ont dû abattre de leurs animaux en raison non seulement de la pandémie, mais aussi de l'augmentation des importations en vertu de l'Accord États-Unis—Mexique—Canada.
Quelles sont les conséquences de n'avoir prévu aucune solution pour résoudre le problème d'engorgement dans la capacité de transformation? À quel point la situation est-elle critique?
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PCC (AB)
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2020-05-13 18:46 [p.2317]
Monsieur le Président, j'ai écouté l'allocution du député avec attention. Il a parlé du fait qu'environ 95 % des aliments dans sa circonscription sont importés, ce qui est un problème. Comment les agriculteurs canadiens pourraient-ils nourrir le pays si le secteur pétrolier et gazier disparaissait?
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PCC (AB)
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2020-04-29 17:12 [p.2265]
Monsieur le Président, j'ai beaucoup apprécié l'histoire de mon collègue, le fait que pratiquer son métier de chiropraticien l'a amené à comprendre l'industrie automobile.
Avec ce que le gouvernement libéral propose en matière d'agriculture, je crains que deux ou trois générations séparent plusieurs jeunes du monde agricole, et qu'ils n'aient aucune idée de la provenance de leur nourriture, à part qu’elle se trouve à l'épicerie du coin.
Le député pourrait-il expliquer comment cette expérience va aider la jeune génération à mieux comprendre l'agriculture et la provenance de leurs aliments?
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PCC (AB)
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2020-04-29 17:14 [p.2266]
Monsieur le Président, pour donner suite aux propos du député, je précise que j'étais mécanicien automobile avant d'être élu à la Chambre des communes. Les voitures sont un sujet populaire aujourd'hui. Mes amis m'ont toujours dit qu'il n'y avait pas d'outil assez puissant pour régler les problèmes au Parlement, mais je leur ai dit que je devais tout de même tenter ma chance, et c'est pourquoi je siège dans cette enceinte.
La COVID-19 a bouleversé la vie de tout le monde. Nous pratiquons la distanciation physique et avons considérablement changé notre façon de vivre. Ce que je trouve le plus difficile, c'est de ne pas pouvoir me réunir le dimanche avec ma congrégation locale. La COVID-19 a grandement changé nos vies.
De nombreuses personnes m'ont demandé quand nous reviendrons à un semblant de normalité et quand nous pourrons nous rassembler, notamment à l'église. Ce sont des questions importantes et légitimes pour ma collectivité.
Beaucoup de gens veulent savoir comment nous en sommes arrivés là. On dirait que nos prises de décisions reposent sur un certain nombre de modèles, mais il s'agit d'une science inexacte. Les modèles n'ont de valeur qu'en fonction des données sur lesquelles ils reposent. Qui élabore ces modèles? D'où ces modèles viennent-ils? Quels modèles utilisons-nous? Voilà des questions pertinentes qui me sont posées et pour lesquelles je n'ai pas de réponse. Je ne sais pas de quoi ont l'air ces modèles, je ne sais pas qui les élabore et je ne sais pas sur quelles données ils sont fondés. Au fur et à mesure que la pandémie évolue, je pense que nous devrions nous demander si les hypothèses que nous avons formulées au départ sont toujours valables. Les données utilisées pour élaborer les modèles étaient-elles exactes?
Aujourd'hui, nous discutons d'un programme de prestations pour les étudiants. À mon avis, il s'agit très certainement d'une mesure qui se trouve au bas de la liste. Chaque fois que nous prenons une nouvelle mesure pour résoudre la crise de la COVID-19, nous devrions revenir en arrière pour vérifier si les hypothèses émises au début de la crise tiennent toujours la route. On dit toujours qu'il est plus facile de porter un jugement après coup. Maintenant que nous avons un peu de recul, nous pouvons vérifier si les hypothèses émises en janvier sont toujours valables. La maladie est-elle aussi contagieuse qu'elle l'était? A-t-elle des répercussions? Je sais que des gens meurent partout au pays, mais les mesures que nous prenons pour prévenir la mortalité fonctionnent-elles? Comment savons-nous qu'elles fonctionnent? Voilà des questions qu'on me pose, mais le gouvernement n'a pas nécessairement réussi à y donner de réponses adéquates.
Chaque jour, le gouvernement annonce des mesures en réaction à la crise de la COVID-19, mais il revient rarement en arrière. S'il revenait en arrière, le gouvernement pourrait dire qu'une hypothèse émise le 3 janvier s'est confirmée ou infirmée et que la situation s'est améliorée ou détériorée. Ce n'est pas vraiment ce qu'il fait, et je crois que nous devrions nous attaquer à ce problème d'entrée de jeu. J'aimerais savoir quels sont les modèles utilisés, qui en est l'auteur et quelles hypothèses sont tirées de ces modèles pour que les Canadiens moyens, où qu'ils se trouvent au Canada, puissent dire qu'elles sont sensées.
On demande aux Canadiens de mettre leur vie en suspens. Je dirais que les propriétaires de restaurant de ma région ont particulièrement hâte de savoir à quoi s'en tenir. Ils communiquent avec moi pour savoir quand ils pourront rouvrir et certains me disent qu'ils sont au bord de la faillite.
Ils ont aussi l'impression que les objectifs ne cessent de changer. Ils me disent qu'il y a plus d'un mois, on ne parlait que d'aplanir la courbe et qu'à présent, on parle d'arrêter la propagation. Ce sont deux objectifs valables, mais qui semblent différents. On ne dit plus tout à fait la même chose, mais on ne nous a jamais expliqué pourquoi nous sommes passés d'aplanir la courbe à arrêter la progression. Je souscris à ces deux objectifs, mais on ne nous a pas expliqué pourquoi il fallait les poursuivre. Les gens me disent qu'on semble avoir aplani la courbe et me demandent quand ils vont pouvoir rouvrir leur restaurant, quand ils vont pouvoir retourner au travail. C'est très important.
Les gens craignent aussi beaucoup que toutes les interventions du gouvernement, c'est-à-dire les versements mensuels de 2 000 $ au titre de la PCU et même la prestation proposée pour les étudiants, altèrent l'économie. Il ne fait aucun doute que ce sera le cas. Les interventions du gouvernement vont changer l'économie du pays. Le gouvernement peut-il nous fournir des modèles des changements économiques auxquels nous pouvons nous attendre?
Nous avons constaté ailleurs que lorsque le salaire minimum est augmenté, par exemple, les loyers augmentent proportionnellement. Savons-nous l'incidence qu'aura le fait de donner 2 000 $ par mois, comme nous le faisons actuellement? Qu'adviendra-t-il de cet argent? Il ne restera pas simplement dans le compte de banque de la personne qui le reçoit. Celle-ci l'utilisera pour payer des choses comme son loyer et son épicerie. Quelle incidence cela aura-t-il sur le coût du logement et des aliments? Il faut tenir compte de toutes ces choses. A-t-on établi des modèles? Nous nous attendons à ce que le gouvernement nous explique quelles seront certaines des répercussions des prestations qu'il met de l'avant.
Nous avons fait part de notre crainte que le système de paiements aux étudiants dissuade les gens de travailler, puis le NPD a répondu que nous accusions les gens d'être paresseux. Personne n'a accusé qui que ce soit d'être paresseux. Nous disons simplement que, la nature humaine étant ce qu'elle est, les gens feront une analyse coûts-avantages. Si une personne a le choix entre aller travailler dans une usine locale et gagner 1 000 $ ou bien rester à la maison et recevoir 1 200 $ par mois du gouvernement, elle fera une analyse coûts-avantages. Il n'y a rien de paresseux là-dedans. Il s'agit simplement d'une analyse coûts-avantages, et nous ne voulons pas créer une mesure qui encouragerait les gens à rester chez eux.
Il est également intéressant de constater qu'ils semblent être d'accord avec nous concernant le caractère incitatif de la prestation et le fait qu'une personne devrait pouvoir gagner de l'argent tout en recevant la prestation pour étudiants.
Nous, les conservateurs, sommes heureux d'appuyer la mesure, même si de nombreux points doivent être améliorés. Le gouvernement a écouté, en particulier lors de la première ronde, en ce qui concerne la subvention salariale de 10 %. Lorsque nous avons dit que ce n'était pas suffisant, il est revenu avec une subvention salariale de 75 %, qui devrait suffire.
Il était également intéressant d'entendre le chef néo-démocrate demander pourquoi ces systèmes semblent être plutôt taillés sur mesure que généralisés. Je pourrais peut-être proposer une réponse à cette question, car je me souviens de la campagne électorale de 2015. Je suppose que je peux pardonner au député, car je ne pense pas qu'il était ici en 2015.
Pendant la campagne électorale de 2015, les libéraux nous ont accusés, partout au pays, de donner des chèques à des millionnaires avec notre programme de prestation fiscale pour enfants. La première chose qu'ils ont faite en arrivant au pouvoir fut de modifier ce programme pour empêcher que des chèques soient envoyés à des millionnaires. Cependant, nous avions dit que puisque la prestation était imposable, nous pouvions la récupérer en impôts. Même si, au départ, nous l'accordions à tous les parents, nous pouvions récupérer l'argent versé aux gens riches au moment de l'imposition. Voilà notre raisonnement en 2013-2014, lorsque nous avons mis en place cette prestation. À l'époque, il m'a semblé que c'était un raisonnement logique. Je suis heureux de constater dans les discours des néo-démocrates sur la Prestation canadienne d'urgence pour étudiants qu'ils commencent aussi à comprendre ce raisonnement.
Sur ce, je suis heureux de pouvoir dire que nous allons appuyer le projet de loi, mais que nous espérons que des changements importants pourront y être apportés afin que les éléments qui dissuadent les gens de travailler soient éliminés. Nous voudrions qu'il y ait un système d'enregistrement afin que les étudiants qui demandent la prestation inscrivent leurs compétences et que nous puissions tenter de leur trouver du travail, notamment dans le secteur de l'agriculture.
Dans ma région, de nombreux agriculteurs ont commencé à préparer leurs semoirs. Ils installent de nouveaux socs et ils sont prêts à commencer les labours pour planter les semailles de cette année.
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PCC (AB)
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2020-04-29 17:26 [p.2267]
Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que la Seconde Guerre mondiale offre un bon modèle pour sortir de la présente crise. Ma question porte davantage sur les modèles de propagation de la pandémie et sur ce qu'il est possible d'anticiper à partir de ceux-ci. En janvier, j'estimais la situation très nébuleuse lorsque nous avons pris la décision de fermer le Parlement et de mettre l'économie canadienne en veilleuse. Nous avons essentiellement suivi la recommandation du gouvernement. Je n'ai pas vu le modèle concernant le coronavirus en particulier et j'aimerais qu'on réponde à ces questions et qu'on donne des précisions. Les hypothèses faites au sujet de la COVID et de sa propagation se sont-elles révélées justes?
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PCC (AB)
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2020-04-29 17:28 [p.2268]
Monsieur le Président, la dernière fois que les libéraux ont parlé d'équilibre budgétaire, c'est lorsqu'ils ont garanti aux Canadiens que le budget allait s'équilibrer de lui-même en 2019. Depuis lors, il n'a plus du tout été question d'équilibre budgétaire de l'autre côté de la Chambre. C'est plutôt inquiétant.
Mon collègue a parlé d'argent tombé du ciel, et c'est un miracle auquel j'aimerais bien croire.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, j'aimerais que le leader du gouvernement à la Chambre explique aux Canadiens pourquoi le Parlement ne peut pas siéger, avec le même nombre réduit de députés qu'aujourd'hui, trois fois par semaine en cette période exceptionnelle, comme l'opposition officielle le propose.
Compte tenu de tous les problèmes qui ont nui au déroulement des réunions virtuelles de comité, il est difficile de s'imaginer que les 338 députés arriveraient à faire mieux. De plus, un grand nombre des députés qui vivent en région rurale n'ont pas accès à un bon service Internet à large bande. Ils ne pourraient donc pas participer à ces séances. L'imposition d'un Parlement virtuel ne serait-elle pas une atteinte à leur privilège?
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PCC (AB)
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2020-04-20 13:17 [p.2176]
Monsieur le Président, comme d'autres députés, je ferai écho aux observations du député de Regina—Qu'Appelle, le chef de l'opposition officielle de Sa Majesté, en disant que nos pensées et nos prières accompagnent les victimes de la fusillade de cette fin de semaine. Cette tragédie rappelle aux députés à quel point la vie sur Terre est précieuse et brève.
Les membres de mon caucus m'ont chargé de parler en leur nom durant cette période de questions, de faire part de leurs réflexions et de rapporter ce que nos concitoyens nous disent sur les divers programmes de subventions visant à compenser une partie des coûts liés aux fermetures et les politiques à l'intention des Canadiens qui souffrent parce qu'ils ne peuvent pas travailler ou être avec leur famille parce qu'on leur a demandé de s'isoler.
Depuis des semaines, je me penche sur le cas d'électeurs cherchant à être rapatriés, plus particulièrement du Pérou. Je veux m'assurer de remercier le ministre des Affaires étrangères de son travail dans ce dossier, qui a permis le rapatriement de ces nombreux Canadiens. Ce n'était pas une tâche facile.
Avant de parler de certaines des remarques que j'ai entendues au sein de mon caucus dernièrement, je mentionnerai les Parlements virtuels. En tant que président d'un des plus grands caucus de cette enceinte, caucus qui inclut les sénateurs conservateurs, c'est une question que je dois aborder. Je peux dire à la Chambre la forme que prendra un Parlement virtuel et les problèmes et les difficultés qui découleront de la tenue d'une séance comptant plus de 150 participants, y compris les très rares membres du personnel qui seront autorisés par notre caucus à y participer.
Dans ma circonscription, il y a un foyer pour personnes âgées qui a été touché par la propagation de la COVID-19: le McKenzie Towne Continuing Care Centre. Je souhaite remercier le personnel et dire aux aînés vivant dans cet établissement que nos pensées les accompagnent pendant cette période.
De nombreux aînés de cette résidence sont décédés. Je voudrais toutefois prendre quelques minutes pour parler de Keith Earl van Vliet, qui est âgé de 93 ans. Après avoir reçu un résultat positif au test de la COVID-19, il a recouvré la santé aujourd'hui même. Je tenais donc à le saluer. J'en parle aussi parce qu'il vient d'une longue lignée de loyalistes qui ont traversé la frontière vers le Canada il y a des siècles. Même si le nom van Vliet n'est pas typiquement québécois, les membres de sa famille ont été des loyalistes du Québec pendant plusieurs générations avant de déménager dans l'Ouest. Ils sont très fiers de leurs origines. Ces loyalistes anglophones ont décidé de s'exprimer en français. Keith Earl van Vliet est le descendant de cette longue lignée. Je tenais à parler de cette famille et à souligner que son patriarche est maintenant guéri.
Tous les jours, à 15 heures, des gens de ma circonscription se rendent devant la résidence. Tout en respectant l'éloignement physique, ils encouragent les résidants pour leur remonter le moral. Vendredi, ils ont organisé un spectacle de camions monstres. Samedi, quelques gentils dinosaures ont défilé à l'extérieur. C'est important de parler de ces initiatives. Elles font plaisir aux aînés et au dirigeant de la résidence, tout comme aux membres du personnel touchés.
On dit que le fait de présider le caucus conservateur à la Chambre équivaut à porter une couronne d'épines. Je confirme que c'est bel et bien le cas. Ce n'est pas une sinécure. Le pays vit actuellement une situation sans précédent — une pandémie virale. Par le passé, le Parlement a continué de siéger au cours de nombreuses périodes difficiles, dont des guerres mondiales, de grandes dépressions, des récessions très graves, ainsi que des pandémies.
Les députés ont un devoir à remplir. Nous nous sommes tous portés candidats à une charge publique en sachant que, à l'occasion, nous devrions prendre la décision difficile d'être séparés de notre famille et de demander aux membres de notre personnel d'en faire parfois plus que ce à quoi ils s'attendaient au départ. Je sais que je dépends du travail des employés de mon bureau pour que le caucus conservateur puisse continuer de se réunir virtuellement. Ce n'est toutefois pas la même chose que de se réunir en personne. C'est totalement différent.
Tous les programmes annoncés jusqu'ici par le gouvernement ont été modifiés à un moment ou à un autre, que ce soit à l'occasion de la conférence de presse que le premier ministre tient le matin ou au cours de séances d'information techniques. Nous sommes toujours informés après coup, qu'il s'agisse du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, de la Subvention salariale d'urgence du Canada ou de la Prestation canadienne d'urgence, programmes dont profitent bon nombre de nos concitoyens.
Ces changements ont souvent été proposés par les partis de l'opposition, autant par notre caucus que par les autres, et l'objectif n'était pas de critiquer les différentes mesures, mais bien d'y apporter des améliorations afin qu'elles soient réellement adaptées aux personnes qui communiquent avec nous. Au quotidien, le volume d'appels à mon bureau a doublé, et je reçois environ trois fois plus de courriels que d'habitude. Dans la plupart des cas, s'il s'agissait de problèmes faciles à régler, les gens communiqueraient avec Service Canada, à condition d'arriver à obtenir la ligne. S'il s'agissait de problèmes faciles à régler, les gens iraient en ligne se connecter à leur compte MonARC. Or, il s'agit chaque fois de cas particuliers, de personnes qui passent entre les mailles du filet ou de problèmes inhabituels. Il s'agit du genre de problèmes que les députés doivent régler pour les Canadiens et qu'ils doivent présenter à la Chambre, celle que de nombreux députés, actuels et passés, ont appelée la « cathédrale de la démocratie ». Dans la période actuelle, peut-être que cette description semble immatérielle et que certains pourraient penser qu'il ne s'agit que de belles paroles, mais la démocratie est un service essentiel et c'est ici qu'elle se déroule.
J'ai regardé ce que d'autres pays font. Les Parlements du Japon, de l'Italie, de la France, de l'Allemagne, de la Grèce, de la Suède, de la Finlande et de l'Union européenne se réunissent tous de façon limitée. On nous a accusés de vouloir réunir les 338 députés du Parlement. On voit bien que ce n'est absolument pas le cas. Nous siégeons à une distance respectable les uns des autres. Nous suivons les directives des organismes de santé publique.
J'ai discuté avec le Président de l'Assemblée législative de l'Alberta, qui se réunit trois fois par semaine. Évidemment, un nombre restreint de députés sont présents, mais il y a tout de même une période des questions, des discours et des périodes pour les commentaires et observations. D'ailleurs, le premier ministre de l'Alberta et le chef de l'opposition de Sa Majesté ont débattu pendant une heure de la situation en Alberta et des mesures mises en place par la province. Plusieurs Parlements au pays continuent de se réunir; nous pouvons aussi le faire.
Nos propositions ont été faites de bonne foi. La date de retour a toujours été aujourd'hui; c'est ce que nous avions convenu dès le départ. Ce n'est pas la première fois. Le 13 mars, la Chambre a convenu de se réunir de nouveau le 20 avril. Nous sommes revenus deux fois déjà pour voter des lois importantes que le gouvernement souhaitait faire adopter. Maintenant, j'espère que les députés nous pardonneront si nous ne faisons pas entièrement confiance au gouvernement, car il a tendance, quand il rédige ses projets de loi, à aller beaucoup plus loin que ce qui a été convenu entre les leaders parlementaires puis communiqué aux caucus. Nous nous attendons à ce que l'on poursuive les négociations de bonne foi, comme nous l'avons fait jusqu'ici. Notre intention a toujours été de faire valoir les droits des habitants de nos circonscriptions et les enjeux dont ils nous parlent.
Je viens de l'Ouest, mais il est question de nombreuses autres régions du pays dans les conférences téléphoniques organisées par notre caucus. Nous parlons aussi des agriculteurs, des éleveurs, des chefs de petite entreprise et des propriétaires de clubs de golf. Les temps sont durs pour tous ces entrepreneurs, et il est temps que le gouvernement découvre tout ce qu'ils font pour gagner leur vie.
Je me suis entretenu avec un propriétaire de petite entreprise de ma circonscription, un franchisé de la chaîne de restaurants OPA! of Greece. Il y a justement une fête orthodoxe. Ce monsieur, Raj Chahal, qui n'est de toute évidence pas grec, possède des restaurants. Il a perdu 60 % de son personnel, et ce, pas seulement à cause de la COVID-19, mais aussi parce que le programme de la Prestation canadienne d'urgence du gouvernement est tellement généreux que les employés choisissent de rester à la maison. Il a réussi à s'entendre avec certains d'entre eux qui sont prêts à venir travailler pour qu'il puisse continuer de servir des clients. Il y a d'autres gens qui livrent des repas à nos portes avec les services Uber Eats et DoorDash, par exemple. Je pense que tout le monde utilise ces services à l'heure actuelle. Ces services sont essentiels, tout comme la démocratie.
Avant d'aller plus loin, j'aimerais remercier nos interprètes, qui font, à n'en pas douter, un excellent travail. Je veux remercier les greffiers, les agents de sécurité et les responsables de la sécurité de la TI. Certaines de ces personnes seraient dans cet édifice, que la Chambre siège ou non.
En ce qui concerne les Parlements virtuels, nous tenons des réunions de caucus virtuelles tous les mercredis, comme d'habitude, et plus souvent au besoin. C'est l'usage. Nous avons des services d'interprétation pour ces réunions.
Nous avons des services d'interprétation lors de nos rencontres de caucus. Les députés de mon caucus ont voulu que je sois leur président. Nous sommes un pays bilingue et je veux m'assurer que nous pouvons faire notre travail à la Chambre des communes dans les deux langues officielles de notre pays.
Cependant, je ne peux pas y parvenir tout seul et je dépends des interprètes à la Chambre. Chaque mercredi, je leur demande de venir à la Colline du Parlement. En effet, je viens de comprendre de leur directeur que les interprètes sont obligés de se présenter sur place, à la Chambre ou en comité, pour faire leur travail. Chaque mercredi, notre caucus se réunit et nous bénéficions donc de services d'interprétation. Je demande à mon personnel et aux membres des Services informatiques de se présenter à la Colline pour nous aider à faire notre travail. Nous respectons bien sûr les consignes de distanciation sociale et physique, mais il faudra que des membres du personnel de la Chambre soient ici, et ce, que nous siégions en personne ou virtuellement.
Je préside un caucus conservateur de 150 personnes, qui regroupe 121 députés, plus de 20 sénateurs et certains membres de notre personnel politique que notre caucus a autorisé à assister à nos appels. Il n'est pas facile de tenir de telles rencontres et il n'y a qu'à voir comment se déroulent jusqu'ici les réunions virtuelles du Comité permanent de la santé et du Comité permanent des finances pour constater les grandes difficultés que soulèvent ces rencontres.
Il n'est pas évident de faire un rappel au Règlement lors d'une réunion virtuelle de comité. Au-delà de la question de l'interprétation vers l'anglais ou le français, il y a plusieurs boutons à manipuler afin d'être compris par les autres députés. Je ne pense pas ici seulement aux députés unilingues francophones, mais aussi aux députés unilingues anglophones. Parfois, je dois servir d'interprète pour mes députés, ce qui ralentit nos rencontres: une rencontre qui devrait durer de une à deux heures peut durer entre quatre et cinq heures. Personne ne veut participer à un appel pendant quatre ou cinq heures, et je constate que le président du Conseil du Trésor hoche la tête pour signifier qu'il est d'accord avec moi.
Dans le cas d'un Parlement virtuel regroupant 338 députés de partout au pays, dans leur maison ou leur bureau de circonscription, nous aurons des problèmes de décalage et nous perdrons des appels. Certains députés ne pourront pas se connecter, alors que d'autres ne comprendront pas ce qui se dira. Ces problèmes surviennent déjà lors de nos propres réunions de caucus, durant lesquelles même certains députés de grandes villes au Canada ont de la difficulté à entendre ce que leurs collègues disent. Il y a tellement de choses qui peuvent aller mal durant une rencontre virtuelle et qui feront que cela ne fonctionnera pas. Cependant, j'entends le leader du gouvernement à la Chambre des communes dire que nous allons en pratique ignorer le travail réalisé par le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre et passer directement à un Parlement virtuel.
Parfois, un député veut poser une question au greffier. Dans un Parlement virtuel, comment pourrons-nous le faire sans interrompre les discussions de la Chambre? Il m'a fallu près de quatre ans pour apprendre toutes les procédures de la Chambre suffisamment bien pour pouvoir défendre mes droits de député et les privilèges de mes concitoyens. Comment les députés sont-ils censés y parvenir dans le cadre d'un Parlement virtuel?
Dans une Chambre virtuelle, rien n'empêche les ministres ou les députés de se faire donner des réponses ou des informations par des personnes qui seraient à côté d'eux. Nous nous attendons à ce qu'absolument tous les ministres se soient un tant soit peu préparés à répondre à nos questions. Nous n'essayons pas de satisfaire notre curiosité personnelle. Nous tentons d'obtenir des réponses au nom de nos concitoyens, qui veulent savoir pourquoi leur entreprise est oubliée par certains programmes gouvernementaux. Ils nous demandent pourquoi, à titre de propriétaires uniques, ils tombent entre les mailles du programme.
J'ai reçu un appel, auquel je compte bien répondre, au sujet du régime enregistré d'épargne-invalidité. Personne ne répond aux appels à ce sujet en ce moment. Les bureaux sont fermés, mais le régime fonctionne toujours. Les gens doivent appeler pour confirmer que toutes les transactions ont bien été effectuées, mais il n'y a personne pour leur répondre en ce moment.
Nous ne demandons pas l'impossible. Je remercie les membres du personnel qui sont ici pour veiller au bon fonctionnement de notre démocratie et permettre aux députés d'être présents. Nous nous acquittons de nos tâches et nous réagissons aux enjeux de santé publique de façon responsable. Nous aurions peut-être pu négocier un séjour d'un mois pour les députés, afin que ceux qui viennent à Ottawa puissent y rester et ne pas avoir à retourner dans leur circonscription.
Le Parlement, c'est le lieu important où nous obtenons des réponses du gouvernement, où nous effectuons des travaux qui ne peuvent pas être faits sur Twitter ou Facebook, et où différentes personnes échangent des idées. Une bonne partie de nos débats politiques prennent maintenant place dans les médias sociaux, mais il y a des travaux qui ne peuvent être menés que dans cette enceinte, et au nom des habitants de nos circonscriptions.
C'est un honneur et un privilège pour nous d'avoir été choisis par les habitants de nos circonscriptions pour venir ici effectuer ces travaux en leur nom. C'est ce qu'ils attendent de nous. D'ailleurs, depuis le début de la séance d'aujourd'hui, j'ai reçu plusieurs messages textes et courriels d'habitants de ma circonscription qui m'ont dit qu'ils voulaient que je sois présent dans cette enceinte. J'entends un député d'en face dire que non, mais je suis bel et bien en possession de ces messages, de ces courriels. Mes concitoyens s'attendaient à ce que je vienne ici et que je m'exprime en leur nom. Je suis également conscient que je dois parler au nom des autres députés de mon caucus qui ne sont pas présents pour représenter leurs électeurs et soulever les problèmes concernant de nombreux programmes gouvernementaux.
Nous sommes nombreux à cultiver nos relations avec les ministres et à faire tout notre possible pour attirer leur attention sur un dossier en particulier, lorsqu'un citoyen est passé entre toutes les mailles du filet. Nous avons voté pour les projets de loi contenant les vastes mesures proposées par le gouvernement. Nous les avons adoptés rapidement. En fait, si le débat actuel peut se tenir aujourd'hui, c'est que nous avons accepté le dépôt immédiat de la motion. Nous avons dit au gouvernement qu'il n'avait pas besoin de nous donner un préavis et que nous étions prêts à débattre immédiatement de la motion et des mesures qu'elle contient. Nous convenons que nous nous trouvons dans une situation inhabituelle, mais les leaders parlementaires n'ont pas pu parvenir à un consensus au préalable.
Notre caucus est très actif et tient à être entendu. Nous souhaitons avoir l'occasion de vérifier si les ministres sont bien renseignés. Par nos questions, nous voulons nous assurer qu'ils réfléchissent et qu'ils ne sombrent pas dans le panurgisme.
Au Royaume-Uni, le leader parlementaire du gouvernement conservateur, Jacob Rees-Mogg, a déclaré qu'il appréciait le fait que la Chambre continuait de siéger. Maintenant, la Chambre siégera de manière virtuelle, une option que nous devrions envisager. Des écrans seront installés. Le premier ministre et le conseil des ministres devront être à la Chambre.
Je ne sais pas comment nous pourrions appliquer cette option ici, et si cela serait possible du point de vue des TI, ni combien de personnes seraient nécessaires pour y parvenir, mais Jacob Rees-Mogg a indiqué qu'il voulait éviter la pensée unique de la part de ses ministres ou de son parti. C'est le but que nous visons. Nous essayons d'améliorer le processus décisionnel et les mécanismes stratégiques utilisés par le gouvernement à l'heure actuelle et qui ont une incidence sur certains secteurs industriels et toutes les pertes d'emploi. Cela concerne les habitants de nos circonscriptions qui se retrouvent au chômage tout en tombant entre les mailles du filet des divers programmes du gouvernement. Cela concerne les propriétaires, dans le secteur autant résidentiel que commercial, qui tombent entre les mailles du filet.
Je vais passer au français pour m'assurer que tout le monde comprend. Nous sommes un pays bilingue. Nous sommes censés travailler dans les deux langues officielles à la Chambre et dans le cadre de tous les travaux parlementaires et des comités.
Je veux que le gouvernement, comme vous, monsieur le Président, défende nos droits et nos privilèges, pas seulement pour nous, mais aussi pour les futurs députés, afin que nous puissions travailler dans les deux langues officielles, proposer des motions et des amendements et faire tous les travaux parlementaires que nos concitoyens veulent que nous fassions. C'est d'une grande importance.
Comme je l'ai dit, je préside un caucus de près de 150 personnes lors de rencontres virtuelles chaque semaine. Ce n'est pas facile de faire en sorte que 150 personnes puissent suivre l'ordre du jour, poser des questions et faire des commentaires pour contribuer aux travaux parlementaires. Je pense donc que ce sera un énorme défi. Le gouvernement dit qu'on va immédiatement passer à un Parlement virtuel, sans laisser la chance au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre de décider comment cela devrait fonctionner et si cela devrait fonctionner de cette façon.
En conclusion, il est important de souligner que nous sommes ici pour travailler pour nos concitoyens. Ce n'est pas du tout pour faire avancer nos carrières politiques ni pour faire des sondages. Nous sommes ici pour nous assurer que toutes les politiques et tous les programmes du gouvernement aident vraiment les gens qui en ont besoin durant cette pandémie, alors que le gouvernement a forcé la majorité des entreprises du secteur privé à fermer leurs portes.
Je vous remercie, monsieur le Présdient, de cette occasion de m'adresser à la Chambre.
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PCC (AB)
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2020-04-20 13:38 [p.2179]
Monsieur le Président, je remercie la députée de Salaberry—Suroît de sa question.
Tous les membres de notre caucus conservateur, en particulier ceux du Québec comme le député de Portneuf—Jacques-Cartier, défendent les droits et la santé des Québécois et des Québécoises. J'assure à la députée que les députés québécois de notre caucus me rappellent chaque jour les défis et les préoccupations du Québec, et le besoin que nos rencontres se déroulent de façon efficace dans les deux langues officielles, en respectant la langue de Molière.
Nous avons à la Chambre des procédures pour éviter que tous les 338 députés soient obligés d'être ici en même temps. Nous avons été accusés de vouloir cela, mais on peut voir que ce n'est pas le cas. Nous pouvons notamment recourir au pairage de députés par l'intermédiaire des whips à l'occasion de votes. Nous pouvons ainsi réduire le nombre de députés requis pour qu'ait lieu une séance du Parlement du Canada.
Je sais que le plus grand rêve du Bloc est de voir le Parlement canadien fermé pour les prochains mois, mais nous ne pensons pas que c'est une bonne idée. Ce n'est pas une bonne idée pour les Québécois est les Québécoises ni pour tous les électeurs de nos circonscriptions qui nous demandent de faire notre travail.
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PCC (AB)
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2020-04-20 13:41 [p.2180]
Monsieur le Président, je remercie le député de Rosemont—La Petite-Patrie de sa question.
Pour ce qui est des questions qu'il attend comme porte-parole du NPD de poser au ministre du Patrimoine, je suis sûr qu'il a une expérience comparable à la mienne, à savoir que les ministres de l'autre côté ne répondent pas à nos questions, mais qu'ils ne font que parler. Beaucoup de mots sont échangés de part et d'autre, mais nous n'obtenons généralement que peu de réponses à nos questions. Il est toujours possible d'envoyer un courriel à un ministre, mais c'est une démarche qui est secrète et qui manque de transparence. Le gouvernement ne rend pas de comptes en public devant tous les gens du pays et c'est là la grande différence.
Nous pourrions faire cela par l'entremise d'un Parlement virtuel et nous ne disons pas non. Cependant, nous voulons voir le Comité des procédures et des affaires de la Chambre faire son travail et nous expliquer comment cela fonctionnerait et s'il s'agit de la meilleure option. De plus, je rappelle à mon collègue qu'il y a 121 députés conservateurs à la Chambre et que nos rencontres virtuelles de caucus fonctionnent plus ou moins bien jusqu'à maintenant. Le Canada est un grand pays et plusieurs de nos collègues sont dans des régions éloignées, où ils ne disposent pas d'une connexion Internet leur permettant de travailler de manière efficace et de participer aux réunions de leur caucus parlementaire.
Je pense que plusieurs députés, ainsi que le leader du gouvernement à la Chambre des communes et le chef du NPD, n'ont pas assez réfléchi à comment fonctionnerait un Parlement virtuel dans la pratique. C'est pour cela qu'existe le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, qui peut entendre des témoins. Je pense d'ailleurs que le Comité n'a pas encore décidé quels témoins il inviterait pour étudier comment tout cela fonctionnerait pour la Chambre des communes.
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PCC (AB)
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2020-04-20 13:44 [p.2180]
Madame la Présidente, je suis heureux de vous voir occuper le fauteuil.
Je répondrai au député que c'est exactement ce que j'essaie de dire. Je veux que chaque député se fasse entendre et soit en mesure de participer au sein d'un Parlement virtuel. Les députés croient-ils toutefois que le dispositif permettant les connexions par satellite pourra être installé en un clin d'oeil ou que plus personne n'aura besoin de se déplacer grâce à ces connexions? Je me souviens d'une réunion de notre caucus, tenue il y a longtemps, où je me suis plaint avec véhémence auprès de la Présidence des défaillances de la cabine d'interprétation. L'équipement installé dans la pièce ne fonctionnait pas.
Combien d'employés responsables des technologies de l'information devront se présenter dans cet édifice et d'autres immeubles de la Cité parlementaire pour que nous soyons en mesure de tenir des réunions virtuelles où chaque député pourra participer? Participer, ce n'est pas seulement écouter. Il faut aussi avoir la possibilité de prendre part pleinement à la réunion dans la langue de son choix. Il ne faut pas l'oublier.
Le député était prêt à laisser les leaders à la Chambre des partis reconnus décider quand la Chambre devrait se réunir de nouveau. Nous avons convenu que nous étudierions aujourd'hui des motions et un amendement pour déterminer comment le Parlement fonctionnera au cours des prochaines semaines. C'est exactement ce que les Canadiens attendent de nous. C'est exactement ce qu'ils veulent que nous fassions. Nous sommes réunis aujourd'hui. Nous allons régler les questions sans tarder et faire en sorte que le gouvernement rende des comptes.
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PCC (AB)
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2020-04-20 13:46 [p.2180]
Madame la Présidente, je confirme qu'elles ne se sont pas déroulées sans difficulté, mais j'aime bien être capable de mettre en sourdine le microphone quand je le désire, ce qui est impossible en personne. Je suis certain que vous trouvez cela malheureux vous aussi, madame la Présidente, et le Parlement virtuel offre la possibilité de faire une telle chose.
Les Canadiens s'attendent à ce que nous puissions tenir une rencontre de 20 personnes sur Zoom, Skype ou un autre logiciel quelconque, et cela fonctionne assez bien. Toutefois, lorsqu'il est question de tenir une vidéoconférence avec 338 personnes, il faut confirmer l'identité des gens et fournir des services d'interprétation. Il faut que les députés soient capables d'échanger pour apporter des changements à l'ordre du jour et, à la Chambre, dans ce cas-ci, pour invoquer le Règlement ou proposer des changements. Nous constatons les difficultés que connaissent les comités parlementaires, et il ne s'agit que de deux comités par semaine, où il faut, selon ce qu'on m'a dit, de 45 minutes à une heure de préparation avant la réunion. La Chambre compte 30 comités, sans compter les comités mixtes avec le Sénat.
Le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre a encore beaucoup de travail à faire pour déterminer comment procéder pour 338 députés.
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