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Lib. (MB)
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2020-06-17 14:42 [p.2488]
Monsieur le Président, il y a eu d'autres discussions entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que la composition du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration soit modifiée comme suit: M. Dhaliwal, Surrey—Newton, pour M. Tabbara, Kitchener‑Sud—Hespeler, et que le nom de M. Zuberi, Pierrefonds—Dollard, soit ajouté à la liste des membres associés du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international.
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Lib. (MB)
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2020-06-17 14:43 [p.2488]
Monsieur le Président, il y a eu d'autres discussions entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que, pendant le débat aujourd’hui relatif aux travaux des subsides conformément à l'ordre adopté le 26 mai 2020:
a) à l’intérieur de chaque période de 15 minutes, chaque parti puisse allouer du temps à un ou plusieurs de ses députés pour des discours ou des questions et réponses, à condition que, dans le cas des questions et réponses, la réponse du ministre corresponde approximativement au temps pris par la question, et que, dans le cas des discours, les députés du parti auquel la période est consacrée puissent parler les uns après les autres;
b) le Président puisse présider le comité plénier.
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Lib. (MB)
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2020-06-17 15:40 [p.2495]
Madame la présidente, j'apprécie le travail qu'accomplit le ministre. Dans le contexte actuel, des gens de partout au pays tiennent à ce que le gouvernement fasse le nécessaire pour que personne ne soit laissé pour compte. C'est une grande priorité du gouvernement, je crois.
Le ministre pourrait-il nous dire pourquoi il est important, selon lui, que le gouvernement fasse tout son possible pour soutenir l'ensemble des citoyens?
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Lib. (MB)
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2020-06-17 15:42 [p.2495]
Madame la présidente, le ministre pourrait-il expliquer à quel point il est important que le gouvernement fédéral travaille avec ses homologues provinciaux et d'autres intervenants afin de protéger les Canadiens?
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Lib. (MB)
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2020-06-17 16:30 [p.2503]
Madame la présidente, je me demande si la ministre pourrait nous dire ce qu'elle pense des nombreuses entreprises et sociétés canadiennes qui ont vraiment redoublé d'efforts partout au pays. Elles se sont adaptées et elles ont contribué à accroître le contenu canadien dans ce secteur très important.
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PCC (MB)
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2020-06-17 16:31 [p.2503]
Madame la présidente, je ferai une déclaration de cinq minutes, puis je partagerai le reste du temps de parole dont je dispose aujourd'hui avec les députés de Central Okanagan-Similkameen-Nicola et de Regina—Lewvan.
C'est un honneur d'être de retour à la Chambre pour représenter mes concitoyens de Kildonan—St. Paul en ce dernier jour de la session parlementaire. Même si le gouvernement libéral a décidé de fermer le Parlement durant la pire crise que le pays ait traversée de mémoire d'homme, je ferai de mon mieux pour parler au nom des Canadiens et défendre leurs intérêts durant le peu de temps qui nous reste.
Malheureusement, le premier ministre a seulement accordé aux parlementaires quatre heures pour débattre et approuver des dépenses de 87 milliards de dollars, ou approximativement 362 millions de dollars par minute, ce qui représente peut-être un record dans l'histoire du Parlement canadien.
Si le député d'en face écoutait ce que j'ai à dire, il apprendrait peut-être quelque chose.
La situation actuelle est vraiment sans précédent. La raison d'être du Parlement est de faire contrepoids au pouvoir du gouvernement. Si nous ne pouvons pas interroger le gouvernement, étudier des questions émergentes en comité ou proposer des solutions de rechange, comment sommes-nous censés faire notre travail? Comment sommes-nous censés faire contrepoids au pouvoir du gouvernement si nous ne siégeons pas?
En fait, le gouvernement dit aux Canadiens qu'ils n'ont pas à s'inquiéter, qu'ils n'ont qu'à lui faire confiance et qu'il est inutile que le Parlement se réunisse ou surveille les énormes dépenses que fait le gouvernement depuis trois mois. Comme les libéraux ont malheureusement l'habitude de tenter de s'arroger des pouvoirs et de contrevenir à l'éthique, le moins qu'on puisse dire c'est que les partis de l'opposition sont évidemment sceptiques. Dans les faits, le Canada n'a jamais eu autant besoin d'une surveillance parlementaire depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Les derniers mois ont apporté leur lot de difficultés à tout le monde, et certains ont été touchés plus durement que d'autres. Jusqu'à maintenant, trois millions de personnes ont perdu leur emploi et 13 % de la population active est toujours sans emploi. Nous savons aussi que la crise a touché davantage les femmes que les hommes et que, d'après les rapports, la traite de personnes et la violence conjugale sont à la hausse. Huit mille personnes sont mortes de la COVID-19, et le bien-être d'une multitude d'autres gens a été ébranlé en raison du report de milliers de chirurgies et des graves conséquences de l'isolement sur la santé mentale des gens.
Être députée pendant cette période sans précédent a été une expérience inoubliable ponctuée de nombreux défis et de journées difficiles. Les centaines d'électeurs et de propriétaires de petites entreprises de ma circonscription qui ont été durement touchés par la pandémie m'ont raconté des histoires à crever le cœur, mais ils ne seront pas oubliés par le Parti conservateur. Nous travaillons tous sans relâche pour eux, et nous représenterons tous les Canadiens qui ont été laissés pour compte par le gouvernement et sa réponse inadéquate à la crise de la COVID-19.
Les résidants de ma circonscription, Kildonan-St. Paul, et moi nous inquiétons vivement de la possibilité d'une deuxième vague de la pandémie. En toute honnêteté, le gouvernement libéral n'a pas fait grand-chose pour prouver aux Canadiens qu'il est prêt à faire face à une deuxième vague de la pandémie et qu'il dispose des outils financiers nécessaires pour le faire, puisque nous avons traversé la première vague de peine et de misère. Nous pouvons constater cette mauvaise gestion de nos propres yeux lorsque le premier ministre refuse de nous fournir une mise à jour économique et financière au cours de la présente séance, même si le directeur parlementaire du budget lui en a demandé une.
Il est primordial que les Canadiens sachent si le gouvernement a la souplesse financière nécessaire pour prolonger les programmes avant que des mesures soient prises en ce sens. C'est essentiel. Autrement, nous prenons des décisions fondées sur des hypothèses en espérant que tout aille pour le mieux et que le pays ne fasse pas faillite, ce qui n'est vraiment pas une bonne stratégie.
Faisant partie des 338 députés et des 121 députés de l'opposition officielle au Canada, je demande au gouvernement libéral, en toute sincérité, d'utiliser les trois mois de suspension de la surveillance et de la reddition de comptes pour se consacrer sans relâche à la préparation en vue de la deuxième vague de la pandémie de COVID-19: qu'il fasse les préparatifs concernant l'équipement de protection individuelle, le dépistage, la capacité de retraçage des contacts, et tout ce qui est nécessaire pour que les Canadiens puissent avoir confiance en la capacité du gouvernement à faire son travail. En outre, le gouvernement doit reconnaître que les petites entreprises canadiennes et les millions de travailleurs qu'elles emploient ne pourront traverser un autre confinement, que ce soit sur le plan financier ou sur le plan de la santé mentale. De plus, les contribuables n'ont pas les reins assez solides pour financer une réponse à la pandémie de près de 100 milliards de dollars par mois sans qu'il y ait d'augmentations d'impôt salées et de conséquences graves pour les finances de leur famille.
Le gouvernement libéral a la responsabilité de présenter un plan et de bien le communiquer aux Canadiens, afin qu'ils puissent se préparer dans les mois à venir. Les Canadiens ont le droit d'obtenir des réponses sur le niveau de préparation du pays et sur les perspectives financières du Canada, alors je demande avec insistance au gouvernement d'être transparent, honnête et responsable. C'est son devoir envers les Canadiens.
En terminant, je remercie de tout cœur les employés de première ligne dans tous les secteurs de Kildonan—St. Paul, tant les travailleurs de la santé que les commis d'épicerie et les employés de station-service, de s'être rapidement adaptés aux mesures de distanciation physique pendant la première vague de la pandémie, et je remercie aussi les organisations qui, malgré des changements draconiens à leurs routines quotidiennes, ont su relever le défi et continuer de servir la collectivité. Les églises, les gurdwaras, les synagogues, les centres de soins pour aînés, les épiceries, les écoles et des centaines de petites entreprises de Kildonan—St. Paul se sont serré les coudes dans le plus pur esprit canadien de résilience et d'innovation pour permettre à la collectivité de traverser la première vague de la pandémie.
Cela me donne beaucoup d'espoir en vue de la deuxième vague et de ce qui viendra après. Je crois sincèrement que nous traverserons cette épreuve ensemble.
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Lib. (MB)
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2020-06-17 16:59 [p.2509]
Monsieur le Président, quand je pense à la Prestation canadienne d'urgence, je constate qu'il s'agit d'un programme qui vise à soutenir les Canadiens à un moment où ils ont besoin du soutien du gouvernement. Ce n'est pas une tâche facile d'élaborer un programme pour soutenir littéralement plus de huit millions de Canadiens.
La ministre pourrait-elle nous fournir des chiffres et nous expliquer pourquoi, vu le grand nombre de Canadiens qui bénéficient de ce programme, il est tellement important que nous l'ayons présenté? À cela se rattachent les autres emplois sauvés grâce à la subvention salariale d'urgence, dont le nombre s'élève à plus de deux millions, si je ne m'abuse.
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Lib. (MB)
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2020-06-17 17:32 [p.2513]
Monsieur le Président, je sais que la ministre a vigoureusement défendu le Fonds de diversification de l'économie de l'Ouest, une initiative qui a une grande valeur pour les provinces des Prairies. Je me demande si elle peut nous parler de l'engagement envers ce programme de la part du gouvernement.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, pourrais-je demander une précision? L'interprète a parlé des articles 7 et 8, mais je crois qu'il s'agit plutôt des articles 15 et 17. Le leader du gouvernement à la Chambre peut-il préciser?
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Lib. (MB)
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2020-05-26 10:07 [p.2399]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à une pétition.
Pendant que j'ai la parole, je propose:
Que la Chambre passe maintenant à l'ordre du jour.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 10:17 [p.2400]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 10:34 [p.2403]
Monsieur le Président, le député passe à côté d'un point très important. Les membres du caucus libéral peuvent lui assurer qu'ils travaillent, peu importe qu'ils se trouvent à Ottawa ou dans leur circonscription. Au bout du compte, le rôle d'un député va bien au-delà de la simple représentation à la Chambre des communes. Il ne fait aucun doute que celle-ci est un élément important de leurs fonctions. C'est un privilège, indéniablement. C'est un honneur de se lever pour intervenir à la Chambre.
La motion à l'étude aujourd'hui fera en sorte que le gouvernement rende des comptes et que l'institution continue de tourner rondement malgré la pandémie. On a tort de laisser sous-entendre que les députés ne travaillent pas — c'est le cas du moins pour les membres du caucus libéral. Nous travaillons chaque jour, que ce soit à la Chambre des communes ou ailleurs.
Le député ne réalise-t-il pas que son travail à la Chambre se poursuivra, en mode hybride, même durant les mois de juillet et d'août, ce qui est sans précédent?
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Lib. (MB)
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2020-05-26 10:42 [p.2404]
Monsieur le Président, les Canadiens de partout au pays méritent toute notre admiration pour la façon dont ils ont réagi au cours des derniers mois.
Je préfère utiliser l'expression « distanciation physique » plutôt que « distanciation sociale », parce que les gens peuvent encore communiquer entre eux de différentes façons, mais il est important de maintenir les mesures de distanciation physique. Il faut se laver les mains et mettre un masque. Les Canadiens ont vraiment bien répondu à l'appel de multiples façons afin de minimiser les impacts négatifs du coronavirus. Nous devons tous être reconnaissants aux Canadiens en général pour la façon dont ils ont réagi.
J'aimerais que mon collègue nous dise ce qu'il en pense.
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Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-05-26 11:25 [p.2410]
Monsieur le Président, le député fait allusion à la nécessité d’aider les travailleurs et à celle d’aider les entreprises, mais aussi au fait qu'il y a un lien entre les deux. Que ce soit au Québec ou dans ma province, le Manitoba, tant les petites entreprises que les travailleurs sont en mauvaise posture. C’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement a consacré tant d’énergie et de nombreuses ressources pour veiller à ce que cet aspect de notre économie subisse le moins de dommage possible.
La subvention salariale en est un exemple. En proposant un programme de subvention salariale solide, nous garantissons que les travailleurs et les employeurs sont protégés. En assurant cette protection, nous serons mieux placés pour faire croître notre économie. Nous protégeons des emplois tout en protégeant des entreprises.
Ce n’est qu’un des nombreux programmes disponibles et cela montre pourquoi il est si important que le gouvernement du Canada travaille avec les gouvernements provinciaux pour veiller à atténuer les répercussions négatives du coronavirus. Le député ne pense-t-il pas que c’est une bonne chose?
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Lib. (MB)
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2020-05-26 11:39 [p.2412]
Monsieur le Président, la députée fait valoir plusieurs points. Je suis d'accord avec certains, mais d'autres sont discutables, selon moi. Par exemple, je suis d'avis que le gouvernement a investi des montants sans précédent dans les soins de santé et je n'ai pas été témoin des compressions qu'elle évoque. Je pose une question à la députée afin de faire un lien entre ses observations et l'importance véritable de la motion à l'étude.
Assurément, il faut reconnaître que personne n'aurait été en mesure de prédire la situation il y a quelques mois. Si on considère tout ce qui a été fait, qu'il s'agisse des programmes ou de la collaboration du gouvernement avec l'opposition, force est d'admettre que nous avons accompli beaucoup de choses en une période relativement courte. La démocratie est importante. Nous avons discuté de l'intégration virtuelle complète ces derniers mois et nous avons réalisé des progrès considérables à cet égard. C'est là l'objet de la motion: nous faire avancer dans l'atteinte d'une intégration complète, pour que tous les députés puissent apporter leur contribution au Parlement.
La députée convient-elle que, grâce à la motion, elle aura beaucoup plus de latitude et sera beaucoup plus en mesure d'interroger le gouvernement sur tous les points qu'elle soulève? Elle pourra le faire non seulement durant les mois de mai et juin, mais aussi durant les mois de juillet et août, ce qui est sans précédent, d'après ce que je comprends.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 12:33 [p.2420]
Monsieur le Président, je serai aussi concis que possible par rapport au sujet à l'étude aujourd'hui et à la raison pour laquelle que recommande fortement à la députée d'en face d'appuyer notre position. Le premier ministre est présent et justifie les décisions du gouvernement, que ce soit ici ou dans le cadre des séances virtuelles du Parlement ou sur Internet.
Les conservateurs réclament une journée de l'opposition et l'étude d'initiatives parlementaires. Ces rubriques pourraient peut-être venir avec le temps. Toutefois, pour le moment, nous devons poursuivre avec la mise en œuvre d'un Parlement virtuel et l'adoption d'un système hybride qui permettrait à tous les députés de participer.
Je donne un exemple. Admettons que nous tenions une journée de l'opposition. À la fin de la journée, la motion devra être mise aux voix. Or, en raison de la distanciation physique, nous ne pouvons avoir les 338 députés présents à la Chambre. Même les conservateurs semblent d'accord sur ce point. Nous devons donc prévoir une méthode pour voter, mais les conservateurs s'y opposent. Que nous étudiions une motion de l'opposition ou un projet de loi d'initiative parlementaire, le problème est le même. Il faut trouver une solution. Les leaders parlementaires doivent trouver un terrain d'entente.
La députée ne convient-elle pas que nous proposons aujourd'hui plus de poser plus de questions que jamais? Nous proposons de siéger pendant l'été, ce qui est sans précédent. Les députés pourront débattre en long et en large d'un grand éventail de questions, tant dans les séances virtuelles qu'au Parlement. D'ailleurs, le premier ministre et le caucus libéral se sont engagés à respecter la procédure parlementaire et à servir les citoyens des circonscriptions qu'ils représentent.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-05-26 13:13 [p.2426]
Monsieur le Président, j'apprécie à leur juste valeur les commentaires de mon collègue d'en face. Je place toujours les habitants de Winnipeg-Nord, leurs préoccupations et leurs problèmes au haut de ma liste de priorités. Je mesure à leur juste valeur les centaines de millions de dollars dépensés pendant cette pandémie pour aider les gens ordinaires: jeunes, moins jeunes, entrepreneurs et ainsi de suite. C'est essentiel.
C'est encourageant de voir des députés de tous les partis politiques contribuer aux changements qui sont nécessaires pour maximiser les prestations et minimiser les effets négatifs de la pandémie à laquelle nous faisons face.
Ma question porte sur l'intégration virtuelle totale que nous voudrions mettre en place. C'est en raison des problèmes éventuels de santé et par respect des avis médicaux qu'on ne peut permettre à 338 députés de se réunir à la Chambre et qu'il faut chercher une solution hybride.
Mon collègue voudrait-il expliquer pourquoi il est important que nous la trouvions à un moment donné?
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Battlefords—Lloydminster.
Je suis heureux d'être de retour à la Chambre. J'adore être ici. Un de mes amis, qui est de la presse écrite, dit de la journée où il fait le montage des articles et des photos de son journal qu'elle est magique. Pour nous, politiciens, c'est ici, à la Chambre, que la magie opère. Je crois que c'est le seul endroit où on peut vraiment ressentir la façon dont le Parlement est censé fonctionner.
J'apprécie le fait que certains collègues rendent hommage à leur personnel, et j'aimerais en faire autant. Les membres de mon personnel travaillent avec tellement de diligence et d'ardeur au nom de nos concitoyens qui éprouvent des difficultés pendant cette pandémie. Je tiens à remercier chaleureusement Dana, Lisa, Laura, Lindsay, Megan et Gianfranco. Les services qu'ils rendent à nos concitoyens sont sans égal, et je suis fier de chacun d'entre eux. Je suis conscient des efforts et des prouesses dont ils font preuve pour chacun des dossiers qui nous parviennent, que ce soit par courrier, par courriel ou par téléphone. Même si les visiteurs ne sont pas encore admis dans nos locaux, nous travaillons à mettre en place les mesures de sécurité appropriées qui nous permettront de rencontrer à nouveau nos concitoyens lorsqu'un coup de fil ne suffira tout simplement pas.
Les séances et les discussions à la Chambre sont un élément fondamental de la démocratie. Nous les conservateurs, nous pensons que le Parlement doit siéger, comme nous le faisons aujourd'hui, et ce, de manière constante. Nous ne sommes pas en train de dire que les 338 députés doivent être sur place. Nous pouvons fonctionner selon un modèle hybride, ce que nous allons essayer de faire pour le comité plénier spécial sur la COVID-19. Il y a moyen de fonctionner de cette façon et aussi de pouvoir procéder aux votes. Nous souhaitons arriver à un compromis qui permettrait au Parlement de fonctionner et de poursuivre ses travaux.
Les gouvernements municipaux se réunissent. Les conseils municipaux tiennent des réunions tous les mois pour régler des dossiers au nom de leurs contribuables. Toutes les assemblées législatives provinciales continuent de se réunir. Elles tiennent compte des règles de distanciation sociale, mais poursuivent leurs travaux pour s'assurer de bien gérer la crise de la COVID-19 tout en s'occupant de tous les dossiers qui relèvent du gouvernement.
Si nous regardons dans le monde, nous pouvons voir que les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Union européenne, de l'Australie et même de la Chine se réunissent. Compte tenu de l'admiration du premier ministre pour la « dictature » chinoise, je suis convaincu qu'il surveille de près la réunion des membres du Congrès national du peuple de Chine, qui travaillent côte à côte. Les députés qui les ont vus aux nouvelles ont remarqué qu'ils portent tous des masques, mais qu'ils sont assis côte à côte dans leur assemblée législative. Il est important que les députés se réunissent. Nous échangeons des idées et menons des débats rigoureux, ce qui est impossible avec Zoom en raison de problèmes technologiques, de l'incapacité de s'entendre les uns les autres et de mauvaises connexions.
Je suis convaincu que le député de Timmins—Baie James sera heureux de m'entendre lire la citation suivante de Winston Churchill:
Il est difficile d’expliquer cela à ceux qui ne connaissent pas notre façon de faire. Il peut être difficile de comprendre pourquoi nous considérons que l’intensité, la passion, l’intimité, le caractère informel et la spontanéité de nos débats représentent la personnalité de la Chambre des communes et lui donnent son but et sa force.
C'est le meilleur moyen d'expliquer pourquoi nous devons être ici à débattre, et même à chahuter. C'est ici que nous avons l'occasion d'échanger des idées, de voir les réactions et, dans une certaine mesure, de nous nourrir des émotions de nos collègues, à condition de ne pas aller trop loin bien sûr. C'est le rôle des parlementaires qui siègent à la Chambre des communes de tenir de telles discussions. Même si la motion du gouvernement parle d'une période des questions de 95 minutes en comité plénier comprenant des échanges de cinq minutes, cela ne peut remplacer ce que nous faisons ici dans nos échanges et nos discussions sur les différents projets de loi, chose que nous ne faisons pas du tout lorsque nous sommes constitués en comité parlementaire spécial. Nous ne débattons pas d'un budget, par exemple. J'y reviendrai plus tard.
Voici ce qu'a déclaré Christian Leuprecht, professeur à l'Université Queen's:
Au bout du compte, le grand principe constitutionnel sous-jacent en l'espèce est le principe du gouvernement responsable. C'est d'abord et avant tout une question de responsabilité ministérielle en situation de crise et d'urgence. [...]
Le Parlement a le devoir suprême, surtout en temps de crise, d’obliger l’appareil exécutif à rendre des comptes. Les Canadiens ont besoin d'une surveillance parlementaire continue du pouvoir exécutif et des décisions des instances gouvernementales.
C'est le rôle des députés de l'opposition et des députés ministériels d'arrière-ban de poser les questions difficiles. Notre Constitution, notre système parlementaire fondé sur le modèle de Westminster, s'appuie sur cette reddition de comptes ministérielle, qui n'a pas lieu lorsque nous travaillons au moyen de Zoom.
Cela préoccupe les gens dans ma circonscription. Lorsque je suis ici, je peux prononcer mon discours de 10 minutes, participer à la période de questions et disposer d'une certaine période de temps en comité pour parler des préoccupations des habitants de ma circonscription. J'aimerais d'ailleurs parler de certaines de leurs préoccupations maintenant.
L'une des propriétaires de petites entreprises de ma circonscription possède quelques entreprises. Elle a dit qu'elle avait dû fermer les portes en raison du genre d'entreprise qu'elle exploitait, et qu'elle avait du mal à payer son loyer. Malheureusement, son propriétaire refuse d'adhérer à l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial. Elle va donc être obligée de quitter les lieux sans payer et son locateur va devoir lui courir après pour les mois qui lui restent à payer. Cette affaire va se retrouver devant les tribunaux et pourrait même avoir des conséquences sur ses autres entreprises, car la propriétaire en question n'a plus d'argent.
Si j'ai l'occasion de participer à une réunion du comité spécial et aux 95 minutes pour les questions et réponses, je vais peut-être obtenir des réponses du ministre, mais si nous sommes ici toute la journée, j'aurai plus de chance d'aborder les questions directement avec le ministre.
Pour leur part, les agriculteurs sont vraiment aux prises avec de grandes difficultés. La région d’Interlake que je représente a connu sécheresse après sécheresse. Il y a eu auparavant la crise de la vache folle ainsi que les inondations le long du lac Manitoba et du lac Winnipeg, qui ont frappé durement beaucoup d’agriculteurs. Ces derniers ont suffisamment de pâturages et ils essaient de cultiver leurs champs et d’obtenir de quoi nourrir leur bétail pendant l’hiver. En outre, comme nous le savons — et je remercie mon collègue de Battle River—Crowfoot pour le magnifique travail qu’il fait en qualité de ministre du cabinet fantôme en matière d’Agriculture —, les prix de la viande sont à la hausse parce qu'il y a moins de viande bovine transformée dans nos usines, les abattoirs étant touchés par la COVID et les travailleurs ne pouvant pas se rendre au travail.
Le contraire se produit en raison de l’offre excédentaire dans les parcs d’engraissement et chez les éleveurs de veaux de boucherie. Un citoyen de ma circonscription a perdu 600 $ par tête sur les veaux qu'il a gardés pendant l’hiver, comme il le fait toujours. Il a vendu ses bêtes au printemps 600 $ de moins que l'année précédente. La plupart des éleveurs ne pourront pas soutenir une telle baisse. La perte s’élève à plus de 60 000 $ pour ce seul agriculteur.
Ma circonscription compte également une exploitation de pêche commerciale qui a suscité de nombreuses préoccupations. L'Office de commercialisation du poisson d'eau douce a cessé d'acheter du doré du lac Winnipeg et n’essaiera même pas de le mettre sur le marché parce que les restaurants qu’il approvisionne ont tous fermé et qu'il y a une surabondance de stocks. Les pêcheurs doivent se rendre plus loin sur les lacs et ne peuvent rien attraper d’intéressant, comme du doré ou du poisson blanc qu’ils pourraient vendre.
Ce qui manque dans tout ce processus, c’est un budget du gouvernement. Nous faisons cette année des dépenses qui pourraient très bien nous amener à avoir un déficit égal au budget de l’an dernier, qui s’élevait à 350 milliards de dollars. Avec la contraction de l'économie et l'augmentation des dépenses gouvernementales en réponse à la COVID-19, nous pourrions avoir un déficit de 350 milliards de dollars. Or, le gouvernement n’a toujours pas présenté de budget ni rendu compte de la façon dont il dépense cet argent sans faire s'effondrer l’économie et sans nous engloutir dans une dette dont nous pourrions ne plus jamais émerger.
Comme parlementaires, il nous incombe de nous occuper des contribuables, mais nous ne pouvons pas le faire à cause de ce comité spécial.
Je pourrais continuer longtemps. Dans ma circonscription, les propriétaires d'armes à feu sont mécontents. Les questions de ce genre doivent faire l'objet de discussions en comité, mais les travaux de certains comités sont suspendus. Le comité de la sécurité publique ne se réunit plus. Le comité de la défense nationale, dont je suis le vice-président, a interrompu ses travaux. En l'absence de ces comités, nous ne pouvons pas étudier en temps opportun les enjeux de l'heure afin de pouvoir répondre aux préoccupations des Canadiens d'un bout à l'autre du pays.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-05-26 13:46 [p.2431]
Monsieur le Président, le député évalue mal la situation. Une fois que la motion aura été adoptée, le député pourra parler de tous les sujets qu'il lui plaira sous forme de questions. Les députés pourront aussi faire des déclarations et présenter des pétitions.
Il ne sera toutefois pas possible de faire certaines choses, comme tenir des journées de l'opposition. Pour pouvoir organiser une journée de l'opposition ou une période d'une heure réservée aux affaires émanant des députés, il faudra régler certains détails, comme la façon dont les députés pourront voter. Il n'est pas possible de demander aux 338 députés de siéger en même temps à la Chambre. Même les conservateurs semblent l'admettre.
La situation évolue, comme d'ailleurs bon nombre des programmes mis sur pied. Il y a trois ou quatre mois, personne n'aurait pu prévoir l'ampleur des changements dont nous avons été témoins, comme la création de programmes d'aide totalisant plusieurs milliards de dollars. Si le gouvernement n'avait pas agi, peut-on imaginer ce qu'il serait advenu de l'économie et de la société canadiennes?
Le gouvernement va de l'avant, l'opposition met l'épaule à la roue, la vie continue et nous cherchons toujours des façons d'améliorer le système.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, voici des propos tenus en décembre 2013. Je cite:
Nous savons pourquoi le premier ministre a prorogé le Parlement en septembre: il ne voulait pas que la Chambre siège. Il voulait éviter que des comptes soient rendus quotidiennement sur ce qui se passait à la Chambre, parce qu'il n'était pas satisfait de la séquence des événements qui était rapportée et qui faisait état de corruption et de fraude [...]
Nous avons donc perdu des semaines de débat cet automne parce que le premier ministre ne voulait pas revenir à la Chambre. Pourquoi? Un très grave problème l'accablait, et cette épine au pied n'est pas près de s'en aller.
Les députés savent-ils qui a tenu ces propos? C'est nul autre que le député de Winnipeg-Nord.
Évidemment, le député refuse de reconnaître que le processus proposé nuit à la reddition de comptes et à la capacité des simples députés de présenter des projets de loi d'initiative parlementaire. Nous n'examinons ni mesures législatives ni motions de l'opposition comme il l'a déjà prétendu. Or, ces activités s'inscrivent dans le droit fil de la reddition de comptes. Les libéraux essaient de se défiler et gouvernent en tenant des conférences de presse devant Rideau Cottage.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, je suis agriculteur, et mon gendre achève de semer le soya en ce moment. Étant donné que je sais comment Agri-stabilité et la série de programmes de gestion des risques de l'entreprise fonctionnent, je peux vous dire qu'ils n'ont jamais été conçus pour gérer ce genre de crise.
Que l'on soit producteur de bœuf, exploitant de ferme de céréales et d'oléagineux ou producteur laitier soumis à la gestion de l'offre, il y a beaucoup de problèmes auxquels le gouvernement ne répond pas. Le gouvernement refuse, primo, de reconnaître le problème, et, secundo, d'intervenir concrètement pour assurer la sécurité alimentaire du Canada et la prospérité des collectivités rurales. Sans une société agricole saine, les collectivités rurales souffrent. Le gouvernement refuse d'injecter les capitaux nécessaires pour couvrir la perte de parts de marché à l'échelle internationale et nationale, et de reconnaître le fait que nous devons contrôler l'approvisionnement.
Si le gouvernement ne met pas en place ces mesures et ces programmes, comme le programme de retrait pour les animaux de boucherie, nous ne pourrons pas atteindre la viabilité nécessaire aux producteurs agricoles pour traverser la pandémie.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, lorsque le député deTimmins—Baie James et moi-même avons été élus pour la première fois, nous faisions partie du comité de l'agriculture. Le député a raison. La capacité régionale au pays est insuffisante. Avons-nous une capacité excédentaire lorsque tout va bien? Oui, c'est le cas. Lorsque tout le secteur fonctionne à plein régime, nous avons une capacité suffisante au pays.
Cependant, lorsqu'il commencera à y avoir des réductions de quarts de travail ou des fermetures d'usines en Alberta, en Ontario et au Québec, cela finira par se répercuter dans d'autres régions du pays. Plus les installations sont loin, plus il est difficile de mettre en marché les animaux et plus les prix seront réduits.
Nous devons examiner la sécurité alimentaire globale et le rôle qu'y jouent la transformation et la production. Nous devons également maintenir la capacité d'exporter nos produits alimentaires de qualité supérieure dans le monde entier.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 14:03 [p.2433]
Monsieur le Président, j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier tout particulièrement les personnes dont le travail a amélioré la vie de tous les Canadiens.
Nous remercions souvent les premiers intervenants et les travailleurs de la santé, mais il y a tant d'autres gens à remercier, tels que les agriculteurs qui produisent les aliments, les camionneurs qui les livrent aux supermarchés ou aux centres alimentaires, les caissiers, les personnes qui remplissent les rayons, ainsi que celles qui fournissent des services essentiels.
L'autre jour, j'ai eu l'occasion de parler à des chauffeurs de taxi et d'autobus. Imaginons devoir conduire un autobus ou un taxi sans savoir qui monte à bord. Beaucoup de personnes aident la société canadienne à surmonter la pandémie bien plus facilement.
Au nom des habitants de Winnipeg-Nord, et je crois de tous les députés siégeant à la Chambre, je tiens à exprimer notre reconnaissance et gratitude envers ces personnes.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, des militaires qui participent à l'opération Laser ont sonné l'alarme au sujet des traitements horribles et de la négligence dont sont victimes les aînés vulnérables dans les établissements de soins de longue durée. L'armée a fait état de ces mauvais traitements le 14 mai, mais le ministre de la Défense n'y a donné suite que vendredi dernier. L'Ontario n'en a rien su avant dimanche parce que le ministre de la Sécurité publique a laissé traîner les choses jusqu'à ce moment-là.
Nos troupes mettent leur vie en danger et elles ont constaté un mépris flagrant de la prévention des infections, mais aussi de mauvais traitements à l'endroit de résidants âgés et une qualité de soins « horrible ».
Pourquoi le ministre de la Défense a-t-il mis près de deux semaines à réagir à ces allégations?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, cela ne répond pas à la question. La question porte sur le fait que l'information a été révélée le 14 mai. Le gouvernement a refusé de donner suite aux renseignements et aux allégations de manière à protéger les Canadiens plus vulnérables, à savoir nos proches qui vivent dans des établissements de soins de longue durée.
La question est très simple: pourquoi les libéraux sont-ils restés les bras croisés pendant deux semaines, sans rien faire pour protéger nos proches dans les établissements de soins de longue durée?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, une étudiante parente d'une personne de ma circonscription loue une chambre chez elle à un étudiant étranger. L'étudiant en question l'a informée récemment qu'il avait trouvé un moyen d'obtenir la Prestation canadienne d'urgence et qu'il retournait chez lui, à l'étranger, et qu'il ne lui paierait plus de loyer. Il peut quitter le Canada, il peut toucher la PCU et elle, elle se fait escroquer. Nous entendons de plus en plus d'histoires de ce genre.
Pourquoi les libéraux font-ils fi des individus qui semblent essayer de frauder délibérément le système?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, d'après une note de service obtenue par le National Post, les ressortissants étrangers ne sont pas tenus de présenter de preuve de leur statut pour recevoir la prestation. Les travailleurs étrangers temporaires n'ont pas besoin de présenter de permis de travail et les étudiants étrangers n'ont pas besoin de présenter de preuve d'inscription ou de visa d'étudiant. Il n'y a pratiquement pas de mesures en place pour éviter la fraude.
Le ministre ne voit-il pas qu'en ne tentant pas d'empêcher la fraude, il l'encourage en fait?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, j'invoque moi aussi le Règlement. Au cours de la période des questions, j'ai posé une question au ministre de la Sécurité publique concernant la situation tragique dans les établissements de soins de longue durée dont nous entendons parler et dont ont été témoins des membres des Forces armées canadiennes qui participent à l'opération LASER. Le ministre a affirmé n'avoir jamais été informé de la situation avant vendredi dernier.
Selon le chef de bureau de Global News, à Ottawa, le rapport et une lettre ont été envoyés directement au ministre de la Sécurité publique le 14 mai.
J'aimerais qu'il rectifie les faits.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, je suis vraiment très déçue de constater que le gouvernement met fin au débat sur cette motion très importante. Lorsque le gouvernement a présenté son avis, j'ai d'abord cru qu'il tenterait cette manœuvre plus tôt aujourd'hui, et j'ai été agréablement surprise de constater que le leader du gouvernement à la Chambre n'a pas présenté de motion visant à clore le débat.
Je ne vois pas ce qui pourrait le pousser à agir ainsi maintenant, outre le fait que je sais pertinemment que le gouvernement ne tient pas à ce que le Parlement siège. Le gouvernement souhaite que ce soit un comité qui siège afin que les libéraux puissent se soustraire à la reddition de comptes et à la rigueur qu'exige le Parlement. Jour après jour, depuis plusieurs mois, nous voyons le premier ministre sortir de son chalet et répondre aux belles questions des médias. Il évite ainsi la période des questions, les motions des journées de l'opposition, les questions au Feuilleton ou encore les projets de loi d'initiative parlementaire.
Jour après jour, le premier ministre parvient à se soustraire au travail que les parlementaires devraient faire à la Chambre et cette motion lui offre une nouvelle échappatoire.
Nous savons que le leader du gouvernement à la Chambre des communes étouffe le débat, mais je vais lui poser la question suivante. Le premier ministre et lui croient que nous pouvons nous réunir ici en personne, étant donné que quelque 40 députés sont réunis ici aujourd'hui. Si nous pouvons faire une telle chose chaque jour, quatre jours par semaine, au cours des prochaines semaines, pourquoi ne pouvons-nous pas nous réunir en personne en tant que véritable assemblée parlementaire capable de travailler et de prendre des décisions, au lieu de nous contenter d'un comité pitoyable qui n'est qu'une pâle copie de la Chambre des communes?
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Lib. (MB)
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2020-05-26 16:02 [p.2453]
Monsieur le Président, en ce qui concerne la défense de l'institution parlementaire, je serais prêt n'importe où et n'importe quand à comparer le bilan de Stephen Harper à celui du premier ministre actuel. Stephen Harper a prorogé le Parlement, c'est-à-dire qu'il a fermé le Parlement et n'a travaillé avec aucun des partis de l'opposition.
Comparons cela à ce que nous avons actuellement: un premier ministre faisant preuve d'un engagement soutenu à écouter les experts de la santé et à respecter l'importance de l'institution qui est la nôtre afin que nous soyons là où nous en sommes aujourd'hui.
Au bout du compte, même, plus de questions pourront être posées et plus de pétitions pourront être présentées par des Canadiens de partout au pays. Nous avons la possibilité d'entendre les déclarations des députés. Nous espérons que cela permettra une intégration virtuelle plus complète, où tous les députés pourront participer à l'aide d'outils technologiques. Il est à espérer que les conservateurs se rendront compte de l'importance de trouver un moyen d'assurer une certaine forme de vote afin que les parlementaires puissent voter, peu importe où ils se trouvent. Cela fait, nous pourrions peut-être ensuite aller un peu de l'avant avec certains des autres changements qui sont si importants.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 16:31 [p.2457]
Monsieur le Président, je tâcherai d'être bref.
Si cette motion est adoptée, la députée aura la possibilité de présenter toutes les différentes questions qu'elle a soulevées, que ce soit lors de la période des questions, des déclarations de députés, des pétitions, ou à un autre moment. L'argument avancé par les bloquistes et les conservateurs comporte une lacune importante. D'une part, ils affirment que selon les experts en matière de santé, il n'est pas souhaitable que 338 personnes se rassemblent à la Chambre en même temps. D'autre part, les conservateurs disent qu'ils ne sont pas prêts à passer au vote électronique. Nous devons dénouer cette impasse pour aller de l'avant. Nous devons permettre aux 338 députés de voter sur des enjeux liés par exemple aux journées de l'opposition et aux projets de loi d'initiative parlementaire. N'est-elle pas d'accord?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue pour son excellent discours et pour ses observations concernant la nécessité que le Parlement puisse siéger. Je me demande si elle pourrait aborder certains des défis auxquels les habitants de sa circonscription sont confrontés pendant cette pandémie. Bien que le gouvernement ait fourni un certain soutien à la population, il semble que chaque fois que les libéraux déploient des mesures d'aide, ils doivent ensuite corriger telle ou telle erreur. Les problèmes liés à certains de ces programmes auraient pu être abordés lors de séances parlementaires. Je me demande si la députée pourrait nous faire part de ses commentaires à ce sujet.
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Lib. (MB)
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2020-05-26 18:30 [p.2474]
Monsieur le Président, les députés du Bloc ont en commun avec les conservateurs leur approche relative au logement et aux services de santé dans le cadre de la Confédération. S'il n'en tenait qu'à eux, le gouvernement national n'interviendrait aucunement au chapitre du logement. Pour ce qui est de la santé, le gouvernement conservateur précédent s'en souciait vraiment peu, et le Bloc dirait que cela ne relève aucunement du gouvernement fédéral.
En tant que nationaliste qui mise sur toutes les régions de notre pays, je suis très fier que le gouvernement ait lancé la Stratégie nationale sur le logement, grâce à laquelle de nombreuses personnes sont sorties de situations très graves. Nous consacrons des sommes historiques aux services de santé. Ces sommes ont augmenté, quoi qu'en disent les députés du Bloc.
Tous les problèmes que soulève le député d'en face pourraient être réglés si la motion était adoptée. Elle prévoit un large éventail de travaux, dont la tenue de débats, des périodes de questions, la présentation de pétitions, des déclarations de députés, et j'en passe.
J'invite le député à considérer la motion comme une solution qui nous permettra de veiller à ce que l'institution rende des comptes en dépit de la pandémie. Voilà le but de la motion.
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PCC (MB)
Madame la Présidente, je tiens à remercier le leader du gouvernement à la Chambre pour ses commentaires et pour son témoignage de gratitude à notre égard. À quelques exceptions près, je suis d'accord avec lui sur tous les points qu'il a soulevés.
Ma question est très simple. Tout d'abord, je crois qu'il est important de préciser que la motion no 7 n'a pas pour but de rappeler le Parlement, mais plutôt de rappeler un comité afin qu'il poursuive ses travaux.
Ma question comporte deux volets. Premièrement, le leader du gouvernement à la Chambre croit-il que le Parlement, et non un comité, est essentiel pour les Canadiens? Deuxièmement, si nous pouvons nous réunir ici, en personne, quatre jours par semaine — comme le fera le comité si la motion est adoptée — pourquoi le Parlement ne ferait-il pas de même?
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PCC (MB)
Madame la présidente, je crois savoir que mon temps de parole est illimité. Toutefois, j'aimerais le partager avec la députée de Kelowna—Lake Country. Je demande le consentement unanime de la Chambre pour ce faire.
La vice-présidente adjointe (Mme Alexandra Mendès): Y a-t-il consentement unanime?
Des voix: D'accord.
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PCC (MB)
Madame la présidente, je suis heureuse d'intervenir au sujet de la motion no 7. Le leader du gouvernement à la Chambre des communes a prononcé un discours enflammé sur la manière dont nous avons tous uni nos efforts lorsque la crise a frappé. Nous avons tout de suite collaboré afin d'assurer des conditions sécuritaires à Ottawa. Les séances de la Chambre ont été suspendues le 13 mars, et nous sommes tous rentrés dans notre circonscription pour entamer le dur travail qui consiste à faire face à la pandémie.
Lorsque la Chambre a suspendu ses travaux, je doute que quiconque ait pensé que le gouvernement profiterait de l'occasion pour contourner les processus démocratiques et fermer le Parlement pendant une aussi longue période. Les conservateurs n'ont jamais voulu qu'il en soit ainsi.
Avec la motion no 7, la démocratie resterait au point mort. Le Parlement demeurerait fermé. Tous les députés continueraient de ne pas pouvoir faire le travail que les Canadiens leur ont confié en les élisant. Concrètement, la motion no 7 rétablirait le comité spécial. Certes, on peut poser des questions au comité spécial, mais on ne peut vraiment pas dire qu'on y obtient des réponses. L'opposition peut accomplir beaucoup de choses, lorsque le Parlement siège en bonne et due forme, afin d'obtenir des réponses et de demander des comptes au gouvernement. Ce n'est pas ce qui se passera si la motion est adoptée.
Je rappelle aux Canadiens qu'il y a un certain nombre de choses que nous pouvons faire en tant que députés de l'opposition, notamment dans le cadre des journées de l'opposition, qui nous permettent de débattre des journées entières sur des questions que les partis de l'opposition jugent importantes. Des initiatives parlementaires peuvent être mises à l'étude lorsque le Parlement siège. Or, selon cette motion, de telles initiatives ne pourront probablement pas être mises à l'étude avant la fin de septembre. On peut inscrire des questions au Feuilleton pour obtenir des réponses à des questions très précises et détaillées, ce qui nous a permis d'obtenir beaucoup d'information au fil des années. L'opposition ne sera plus en mesure de le faire. Il y a des débats et des discussions sur d'importants rapports de comité lorsque le Parlement siège. Ce ne sera pas possible dans le cadre de ce comité spécial.
Soyons très clairs. Pour l'ensemble des Canadiens et des députés, le Parlement ne reprendrait pas ses travaux. Les membres d'un comité siégeraient en personne dans cette enceinte, ce qui m'amène à me poser la question suivante. Si nous pouvons nous réunir en comité quatre jours par semaine, dans cette Chambre, alors pourquoi tous les parlementaires ne pourraient-ils pas reprendre leurs travaux en bonne et due forme?
Le comité de la procédure et des affaires de la Chambre a justement réalisé une étude sur le sujet dernièrement. Il s'agissait d'une bonne étude, quoique peut-être un peu courte. Le comité aura sans doute besoin de plus de temps pour venir à bout des tâches qui lui ont été confiées, et je crois qu'il en aura. Il a entendu plusieurs témoins qui sont venus expliquer de manière extraordinairement éloquente en quoi le Parlement est un service essentiel. Certains seront tentés de dire qu'il s'agit d'une simple tactique pour attirer l'attention des médias. Quelle insulte pour le travail que les députés accomplissent depuis 150 ans chaque fois que le Parlement siège. Que nous soyons sur les banquettes ministérielles ou sur celles de l'opposition — et j'englobe là-dedans autant l'opposition officielle que la deuxième et même la troisième opposition —, nous avons un travail à faire. Les députés sont ici pour faire leur travail, et j'ose espérer que personne ne souhaite insulter le troisième parti de l'opposition en affirmant que ses députés cherchent seulement à attirer l'attention sur eux, même s'ils sont en nombre réduit.
Marc Bosc, qui a déjà été greffier de la Chambre par intérim, a su mieux que quiconque résumer l'importance du Parlement:
Dans trop de pays, les organes exécutifs font de l'ombre au Parlement. Les Parlements finissent alors par être plus faibles et moins pertinents. On doit corriger ce déséquilibre, particulièrement en période de crise.
C'est le cas actuellement, madame la Présidente. M. Bosc a ajouté ceci:
Il faut que la Chambre des communes [et non un quelconque comité] fonctionne et qu'elle soit perçue comme étant une Chambre des communes qui fonctionne. Je veux être clair: le Parlement, particulièrement la Chambre des communes [et non ses comités], est un service essentiel pour le pays. Les députés sont également des travailleurs essentiels [...]
Il ne s'agit pas d'opinions purement théoriques. De nombreux observateurs chevronnés de la scène politique canadienne pensent la même chose. Voici par exemple ce qu'a écrit John Ibbitson:
Tout ce qui a été débattu sur Twitter, sur Facebook et dans la presse doit être débattu sur le parquet de la Chambre [des communes] et pendant la période des questions.
Là encore, il n'est pas question de comités. M. Ibbitson dit que les députés doivent se réunir et débattre de ces sujets à la Chambre des communes. Il ajoute ceci:
Le Canada est une démocratie parlementaire, urgence sanitaire ou pas [...] Les partis de l'opposition ont tout à fait le droit de poser ces questions, et le parti au pouvoir a absolument le droit de défendre ses décisions. Or, l'endroit pour ce faire est le Parlement, pas devant un micro une fois par jour.
Qui prend la parole tous les jours devant un micro, tout sourire, devant sa résidence, répond à quelques questions et explique comment il se sent à la galerie, mais sans plus? Pas le Parlement en tout cas. Ce n'est pas ainsi que fonctionne la démocratie canadienne.
La journaliste québécoise Manon Cornellier a écrit ceci dans Le Devoir: « Les conservateurs [...] n'ont pas tort d'exiger du gouvernement qu'il rende davantage de comptes. Les discours et les conférences de presse à répétition ne peuvent servir de substitut à l'obligation des ministres et du premier ministre d'être responsables devant les élus. En système parlementaire de type britannique, l'existence du gouvernement repose sur la confiance qui lui témoigne la Chambre — pas un comité de la Chambre, mais le Parlement. [Ultimement, le gouvernement] doit répondre de ses actes et décisions. »
Beaucoup d'universitaires et de journalistes posent la question, mais, surtout, beaucoup d'habitants de ma circonscription me demandent chaque jour pourquoi le Parlement ne siège pas. Ils font valoir que nous sommes en pleine crise et que j'ai été élue pour siéger au Parlement. J'ai été obligée de répondre que le gouvernement, avec l'aide de certains partis, nous a lié les mains. L'opposition a quand même été capable de faire beaucoup de très bon travail. On peut constater ce que nous avons accompli. Même le leader du gouvernement à la Chambre des communes a reconnu que l'opposition a amélioré pratiquement tous les programmes proposés par le gouvernement; c'est parce que nous avons refusé que quiconque nous contraigne au silence et nous nous sommes servis de tous les outils à notre disposition.
Voilà pourquoi nous voulons que le Parlement siège. Nous voulons livrer de meilleurs résultats aux Canadiens. Nous savons que, dans une démocratie, il est préférable pour les Canadiens que le gouvernement soit remis en question, qu'il doive défendre ses mesures et peut-être les améliorer, qu'il doive nous écouter lors des journées de l'opposition et prendre position. C'est la raison pour laquelle les conservateurs veulent que le Parlement siège.
La question qui se pose alors est de savoir pourquoi le gouvernement préférerait que le Parlement ne siège pas. Pourquoi le gouvernement libéral préférerait-il un point de presse quotidien, comme celui du premier ministre devant sa résidence, pour répondre à quelques questions et annoncer certains programmes à l'intention de la population, plutôt que la reprise des travaux du Parlement? Pendant longtemps, le gouvernement se disait préoccupé pour la santé et la sécurité des députés et des gens dans la Cité parlementaire. Ce prétexte n'est plus très valable, puisque sa propre motion nous convoque tous ici quatre jours par semaine.
Quatre jours par semaine, nous serons ici, face à face, en respectant les normes de distanciation physique et en étant très responsables, comme le réclament les conservateurs. Toutefois, étant donné que le premier ministre ne veut pas que le Parlement siège, nous formerons plutôt un comité. Par conséquent, l'argument de la sécurité ne tient pas la route. C'est une bien piètre excuse; ce n'est pas la vraie raison.
Selon moi, la vraie raison pour laquelle les libéraux ne veulent pas que le Parlement siège, c'est parce qu'ils ne veulent pas avoir à rendre des comptes en bonne et due forme, ils ne veulent pas se soumettre pleinement à l'examen du public et ils ne veulent pas être assumer pleinement la responsabilité de leurs actions, comme ce sera le cas lorsque le Parlement siégera. En effet, ne nous méprenons pas: nous siégerons de nouveau. Les conservateurs sont prêts à reprendre les travaux parlementaires n'importe quand, et nous exigerons des comptes du gouvernement pour sa réaction à la pandémie, ses défauts d'intervention, sa lenteur, et l'aide et la protection insuffisantes qu'il aura fournies aux Canadiens.
Il n'y a aucun doute, le jour du jugement viendra pour le premier ministre. Il pense peut-être échapper au Parlement en ce moment, mais le jour viendra. Les conservateurs exigeront qu'il rende des comptes. Nous ferons notre travail. Les conservateurs sont prêts, disposés et aptes à faire, pour les Canadiens, le travail que personne d'autre ici ne semble vouloir faire.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 11:42 [p.2326]
Madame la Présidente, je suis parlementaire depuis près de 30 ans, en combinant l'expérience que j'ai acquise en politique provinciale et fédérale. Comme le premier ministre et le leader du gouvernement à la Chambre l'ont dit, les libéraux comprennent toute l'importance du Parlement ainsi que de la reddition de comptes et de la transparence. C'est une des raisons pour lesquelles nous facilitons une étroite collaboration avec la députée d'en face, les partis de l'opposition et les députés ministériels. Nous cherchons à créer des occasions qui permettent de demander des comptes au pouvoir exécutif. Somme toute, je suis d'avis que nous y sommes parvenus.
Depuis trois mois, nous traversons une pandémie qui est sans précédent. En tenant compte de l'ensemble de la situation et en m'appuyant sur l'expérience que j'ai accumulée au fil des 30 dernières années, je peux affirmer que nous avons adopté une approche appropriée et équilibrée. Grâce à cette motion, les députés pourraient demander des comptes au gouvernement et servir les gens de leur circonscription, ce qui est d'une importance capitale compte tenu des circonstances et des besoins de la population.
La députée convient-elle que les besoins des gens de nos circonscriptions sont beaucoup plus grands aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a à peine deux mois?
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PCC (MB)
Madame la Présidente, je suis tout à fait d'accord. Dans nos circonscriptions, nous nous occupons tous de gens extrêmement stressés et qui subissent d'énormes préjudices. De petites entreprises s'apprêtent à cesser leurs activités pour de bon, si ce n'est déjà fait. Je sais que, dans ma circonscription, les agriculteurs se sentent abandonnés par le gouvernement actuel. Quoi qu'il en soit, les besoins des habitants de nos circonscriptions ont augmenté et nous faisons tous l'impossible pour répondre à cela.
Si le gouvernement avait proposé cette motion il y a six semaines, elle aurait probablement reçu un soutien unanime. Elle aurait eu le nôtre à tout le moins. Comme d'habitude, elle arrive environ deux mois trop tard. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est que le Parlement reprenne ses travaux. Il y a quelques semaines, cette réunion en face à face en comité, même seulement trois jours par semaine, nous aurait satisfaits. Toutefois, ce dont nous avons besoin maintenant, à ce stade de la pandémie, après un aussi long arrêt des travaux du Parlement, ce n'est pas de poursuivre nos activités en comité, mais de reprendre les travaux.
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PCC (MB)
Madame la Présidente, un des problèmes que nous avons eus lors de l'étude des mesures législatives présentées par le gouvernement, c'est que nous avons dû le faire de manière si précipitée que nous n'avons pas été en mesure de convoquer des témoins. Cette situation présente des failles. C'est un gros manque, en ce moment, parce que le Parlement ne siège pas.
Des mesures législatives sont adoptées. Après coup, on découvre que lesdites mesures sont lacunaires et problématiques. Qu'il s'agisse de la subvention salariale, de l'aide aux agriculteurs, nettement inadéquate, ou de l'aide aux petites entreprises, on s'aperçoit toujours, après coup, qu'il y a un problème. Nous avons vu le gouvernement essayer d'arranger les choses ou, dans certains cas, d'effectuer un rattrapage. C'est une raison de plus pour que les parlementaires dans leur ensemble recommencent à siéger et qu'on ne se contente pas du comité spécial.
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PCC (MB)
Madame la Présidente, c'est avec grand plaisir que je vais préciser mon propos pour le député.
Nous convenons tout à fait que la Chambre ne doit pas reprendre ses travaux comme si tout était normal. Il ne faut pas réunir les 338 députés ici. Nous devons être beaucoup moins nombreux en cette enceinte. Cela dit, je crois que mon collègue, qui est ici depuis un bon bout de temps, comprend la différence entre les fonctions et les pouvoirs d'un comité et ceux du Parlement.
Nous réclamons une reprise responsable des travaux parlementaires par un nombre très réduit de parlementaires. Si les députés néo-démocrates veulent se démettre de leurs fonctions et siéger à un comité pendant toute leur carrière, c'est leur choix, mais, pour notre part, ce n'est pas ce que nous souhaitons.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 12:19 [p.2331]
Madame la Présidente, je remercie le chef du Bloc pour bon nombre de ses observations. Il ne fait absolument aucun doute que l'objectif du gouvernement est d'atteindre 100 % dans toutes les régions du pays. Comme tous les parlementaires, nous nous soucions de ce qui arrive aux Canadiens. Nous voulons être là pour les gens et pour les entreprises. Quand les Canadiens ont besoin du gouvernement, nous tenons à être là pour eux et à nous rapprocher le plus possible de la cible de 100 %.
Cela étant dit, une question me vient à l'esprit quand j'écoute les propos du chef du Bloc: son parti est-il disposé à appuyer la motion d'aujourd'hui? Selon ce qu'il a dit tout à l'heure, il semble y être favorable. Il a insisté sur certains de ses bons côtés. Le Bloc a-t-il l'intention d'appuyer la motion dont la Chambre est saisie?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 12:49 [p.2336]
Madame la Présidente, je remercie le chef du Nouveau Parti démocratique de ses propos. Quand on pense au travailleur, à la personne souvent à faible revenu, on voit, à mon avis, toute l'importance de la Prestation canadienne d'urgence. Les gouvernements, que ce soit à l'échelon national, provincial ou municipal, sont là pour aider les citoyens. Je pense que c'est ce qui se passe en bonne partie.
J'aime bien ce que dit le député à propos d'options pour les travailleurs. J'aimerais qu'il nous en dise un peu plus sur l'idée voulant qu'Ottawa ne peut pas nécessairement agir seul. Ottawa peut faire preuve d'un solide leadership national, mais il est également très important de travailler avec les provinces. Il a parlé de la Colombie-Britannique.
Peut-il nous parler de l'importance de la collaboration entre Ottawa et les provinces et territoires en matière de défense des droits des travailleurs?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 12:58 [p.2338]
Madame la Présidente, les Canadiens peuvent consulter de nombreuses ressources pour obtenir des mises à jour et toutes sortes de renseignements très utiles. Je recommande toujours aux résidants de ma circonscription et à toutes les personnes qui souhaitent être informées de télécharger sur leur téléphone intelligent les applications qui leur permettent d'être au fait des nombreux changements. Je tiens à féliciter les fonctionnaires fédéraux qui sont chargés de publier les renseignements pertinents sur le Web et de les tenir à jour. Je tiens aussi à les remercier du travail extraordinaire qu'ils font pour informer les Canadiens d'un bout à l'autre du pays.
Dans le même ordre d'idées, à 11 heures ce matin, 1 479 838 Canadiens de partout au pays avaient subi un test de dépistage. On peut imaginer l'inquiétude et la peur d'avoir contracté le coronavirus qui poussent les gens à passer un test de dépistage. Sur ce nombre, on compte 85 103 cas en tout, dont 6 453 décès. Je dirais que des milliers, voire des dizaines de milliers de vies ont été sauvées à ce jour. Elles ont été sauvées grâce à l'ensemble des Canadiens et aux actions du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux, des administrations municipales et de nombreux intervenants, y compris des organismes sans but lucratif, qui ont reconnu la nature exacte de la COVID-19 et les dangers qu'elle représente pour la société. En conséquence, nous avons sauvé des dizaines de milliers de vies et atténué considérablement les pressions exercées sur le système de santé tout en essayant d'apporter les changements nécessaires pour fournir les services de santé de qualité qui sont absolument essentiels pour, encore une fois, sauver des vies.
Il ne fait aucun doute que le gouvernement, en collaboration avec de nombreux autres intervenants, fait de son mieux pour minimiser jour après jour les répercussions du coronavirus, ou de la COVID-19, peu importe son nom. Nous avons constaté les graves conséquences de ce virus dans toutes les régions du pays. Il suffit de se promener dans différentes collectivités, à la fois urbaines et rurales, pour constater que les gens portent le masque, se lavent régulièrement les mains, savent de quelle manière tousser et connaissent bien les symptômes qui nécessitent d'appeler les autorités médicales. Au Manitoba, nous parlons de « Health Links », mais j'imagine que les autres provinces utilisent d'autres termes.
Je remarque que les gens sont de plus en plus informés par rapport à cet enjeu précis. Je mets quiconque au défi de trouver un autre enjeu où la courbe d'apprentissage s'est avérée aussi rapide. Nous avons été en mesure d'amoindrir les répercussions de la pandémie, car la population est à l'écoute des experts en santé, et elle adopte en règle générale les directives émanant des différents ordres de gouvernement et des divers organismes. Quand je dis « nous », je veux dire collectivement, au sens large, et pas seulement le gouvernement du Canada. Chacun d'entre nous a un rôle très important à jouer.
À titre de députés, nous devons jouer un rôle de premier plan. Chaque citoyen à un rôle à jouer, et ce rôle varie souvent en fonction de la personnalité et du poste occupé par chacun. Les Canadiens, en grande partie, ont été très satisfaits par la réaction du gouvernement fédéral face à cette pandémie.
Animé par une grande compassion, le premier ministre a clairement affirmé son objectif, à savoir que le gouvernement fédéral fasse tout en son pouvoir pour sauver des vies et outiller le mieux possible les collectivités en vue de la lutte contre cette pandémie. Nous avons lancé des programmes en partant pratiquement de zéro pour en arriver à subventionner un large éventail de gens et d'organismes, autant du secteur privé que du secteur à but non lucratif. Nous parlons de centaines de millions de dollars, voire de milliards de dollars, qui ont été affectés pour continuer à soutenir les Canadiens de toutes les façons imaginables.
Nous parlons de la cible de 100 %. Je sais qu'il est important pour le Cabinet, le premier ministre et, à mon avis, l'ensemble des députés de ne laisser personne en plan. Malheureusement, nous ne vivons pas dans un monde idéal et nous n'atteindrons peut-être pas les 100 %, mais c'est notre objectif. Si les gouvernements avaient refusé d'offrir de l'aide, on ose à peine imaginer quelles auraient été les répercussions de l'inaction. Des centaines de milliers de vies auraient été fauchées, des entreprises des quatre coins du pays auraient fait faillite et nous aurions assisté à un effondrement économique. Je ne peux pas imaginer ce qu'il aurait fallu pour nous sortir d'une telle situation. C'est pourquoi le gouvernement se devait d'agir. Je suis très fier de la façon dont les députés, en particulier le premier ministre, ont dirigé le pays en s'efforçant de tout prévoir. Il est difficile d'imaginer les milliers de décisions politiques qui sont prises en très peu de temps.
J'aime bien dire aux gens de ma circonscription qu'à titre de parlementaire, je crois en nos institutions démocratiques. Même en temps de pandémie, je ne pense pas que nous devrions renoncer à la reddition de comptes et à l'important rôle que joue la Chambre des communes. Je suis très heureux que nous ayons un premier ministre qui croit en cette institution. C'est l'une des raisons pour lesquelles le premier ministre, les chefs des partis de l'opposition et les députés ont assez clairement dit vouloir maintenir un certain niveau d'interaction et de reddition de comptes à la Chambre. Nous l'avons constaté de manière bien réelle et tangible. En fait, on pose davantage de questions maintenant, dans un Parlement virtuel, que lors des périodes des questions d'avant la pandémie.
Je prends cette question très au sérieux. J'ai posé ma première question depuis mon retour à la Chambre. Elle portait sur la motion à l'étude aujourd'hui, qui vise à déterminer si la Chambre devrait siéger et sous quelle forme. Je suis parlementaire depuis près de 30 ans maintenant, et j'ai passé beaucoup plus de temps sur les banquettes de l'opposition que sur les banquettes ministérielles. Je sais pertinemment que les députés de l'opposition — tous les députés en fait — ont un rôle important, qui consiste à exiger des comptes du gouvernement. Je crois sincèrement que nous n'avons pas perdu cette réalité de vue, et que c'est pourquoi la motion d'aujourd'hui prévoit la tenue de séances et une reddition de comptes de la part du gouvernement. Toutefois, en tant que parlementaire, j'aurais tendance à dire que notre principale responsabilité consiste à servir les habitants de notre circonscription et à être là pour eux.
Je connais le genre de questions que nous recevons, que ce soit par courriel ou par téléphone. J'apprends à mieux maîtriser Zoom et Skype et j'utilise mon téléphone plus que d'habitude afin de communiquer avec les électeurs de ma circonscription pour répondre aux questions et, à bien des égards, pour faire de mon mieux pour les aider dans cette situation très éprouvante.
Au sein du caucus libéral, il est prioritaire que les députés travaillent avec les électeurs et qu'ils soient présents de toutes les façons possibles pour bien comprendre ce qui se passe dans les collectivités. Tout comme les députés de l'opposition, nous avons la possibilité de communiquer des messages sur les questions liées à la COVID-19 et sur les suggestions que nous pourrions avoir pour aider l'ensemble des Canadiens. Je suis très heureux de pouvoir compter sur des personnes comme la whip adjointe du gouvernement qui, plusieurs jours par semaine, répond aux questions des membres du caucus concernant la COVID-19 et nous demande constamment ce qui se passe sur le terrain.
Nous avons des députés qui sont à l'écoute des électeurs de leur circonscription afin de pouvoir suggérer au gouvernement des changements pertinents aux politiques lorsque c'est possible. Compte tenu de l'ampleur des bouleversements que nous avons observés en relativement peu de temps et des milliards de dollars qui sont dépensés, nous avons tous un rôle important à jouer. Non seulement les députés ministériels ont été capables d'influencer et de modifier avec succès des politiques, mais nous avons vu les députés de l'opposition faire de même.
Le chef du Bloc a souligné à quel point il est important que les gens aient confiance en leurs dirigeants, qu'il s'agisse de députés fédéraux, de députés provinciaux, de conseillers municipaux, de dirigeants communautaires ou de premiers ministres. Je tiens à attirer l'attention sur le premier ministre parce que j'ai entendu quelques commentaires négatifs provenant de l'opposition, particulièrement du Parti conservateur.
Selon moi, le premier ministre travaille tous les jours de la semaine. Je crois que la question occupe son esprit chaque heure du jour. Je l'ai constaté lors des présentations, des conférences de presse, des appels téléphoniques et des discussions qui ont eu lieu avec les nombreux organismes qui ont communiqué avec nous pour s'assurer que le gouvernement répond aux besoins de la société, qu'ils soient économiques ou sociaux.
Je sais que, chaque jour, beaucoup de gens ont hâte d'entendre ce que le premier ministre a à dire. Comme le chef du Bloc l'a signalé à juste titre, c'est une question de confiance. L'une des façons de gagner la confiance des gens, c'est en ne se cachant pas derrière des prétextes et en étant disposé à s'expliquer. C'est exactement ce que le premier ministre a fait.
On a participé en grand nombre au Parlement virtuel. Lorsque j'y participe les mardis et les jeudis à partir de ma résidence, à Winnipeg, ou de la partie cloisonnée de mon bureau, plus de 250 députés y participent aussi.
Les députés ont la possibilité de poser un certain nombre de questions sur la COVID-19 au gouvernement. En général, je n'approuve pas nécessairement toutes les questions posées, même la manière dont elles sont présentées, mais je respecte le fait qu'elles font partie du processus. Avoir la possibilité de revenir siéger à la Chambre dans une formule restreinte, c'est très positif.
Il y a des mesures de vérification qui sont mises en place pour veiller à ce que notre institution parlementaire ne soit pas négligée. Certains parlementaires, comme moi, sont à l'aise avec la formule qui a été mise en place pour poursuivre les travaux de la Chambre durant la pandémie. Nous devons faire preuve de leadership. Si les 338 députés siégeaient en personne ici aujourd'hui, nous ne donnerions pas le bon exemple. Faire venir les députés de partout au pays, les obligeant à se rendre à l'aéroport pour prendre l'avion ou à prendre le train et ainsi de suite, ce n'est pas ce que les experts de la santé nous recommandent. Nous devons respecter nos experts de la santé, qui ont fait un travail remarquable pour nous fournir l'information et les données scientifiques dont nous avions besoin pour prendre de bonnes décisions.
Ce même principe s'applique à la Chambre des communes. Nous avons des options pour nous permettre de jouer notre rôle, et certaines personnes s'emploient à trouver des solutions afin d'accroître la participation. C'est pourquoi le comité de la procédure et des affaires de la Chambre examine comment il serait possible de modifier certaines règles. Tous les députés devraient avoir la possibilité de voter. C'est très important. J'aimerais que des modifications soient apportées pour que cela se concrétise.
Ce qui semble faire l'objet de discorde est le fait que l'opposition officielle demande à ce que des journées de l'opposition aient lieu, car cela lui manque. J'aimerais rappeler aux députés de l'autre côté de garder en tête que nous sommes en temps de crise. Étant donné les autres mesures qui ont été mises en oeuvre, que ce soient les travaux des comités permanents ou les séances virtuelles du Parlement, nous pouvons nous passer des journées de l'opposition à court terme, c'est-à-dire quelques mois. Les députés devraient s'attarder aux répercussions de la pandémie sur l'ensemble des Canadiens et des petites entreprises.
Je pourrais parler des nombreuses mesures qui ont été mises en place. Certaines sont directes, d'autres indirectes. Je cite entre autres des mesures prises pour les aînés. Les paiements uniques de 200 $ et 300 $, au titre du SRG et de la SV respectivement, constituent une aide directe aux aînés. Pour ce qui est des nombreuses mesures indirectes, mentionnons entre autres les subventions accordées à Centraide pour soutenir les aînés dans les collectivités et les investissements dans les soins de santé. Du côté des entreprises, le gouvernement offre des prêts. Parmi les moyens pour aider les Canadiens à payer le loyer, pensons notamment à la subvention salariale sans oublier la Prestation canadienne d'urgence qui est en train de devenir indispensable pour assurer aux Canadiens des entrées d'argent absolument essentielles en cette période de crise. Les programmes mis en oeuvre visent à permettre au Canada de traverser la présente tempête aussi bien, voire mieux, que des pays comparables entre autres sur le plan social et celui de la performance économique.
Je conclus en soulignant le travail remarquable des personnes qui ont contribué à ce que nous soyons là où nous en sommes actuellement. Je donnerai peut-être des précisions à ce sujet au cours de la période réservée aux questions et observations.
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PCC (MB)
Madame la Présidente, nous avons aujourd'hui l'occasion de débattre et d'exiger que le gouvernement rende des comptes dans le cadre de comités pléniers élargis, mais le Parlement ne fonctionne toujours pas normalement. Nous n'en sommes pas encore au point où tous les députés peuvent participer aux travaux de la Chambre, soit virtuellement soit en personne. Je suis convaincu que le député est au courant que même au Manitoba, il y a de sérieux problèmes de connectivité à Internet, particulièrement dans les collectivités rurales, nordiques et éloignées. Pas plus tard que la semaine dernière, lors d'une séance virtuelle du comité sur la COVID-19, ma connexion Internet a flanché et j'ai dû me rendre à mon bureau en voiture. Il m'a fallu 40 minutes pour y aller et 40 minutes pour en revenir. J'ai passé plus de temps sur la route qu'à participer à la séance du comité.
Comment le député explique-t-il aux habitants de sa circonscription ce qu'il en est du budget? Comment le gouvernement peut-il présenter sa vision pour l'avenir hors la réponse à la pandémie de COVID-19? Qu'en est-il de la planification financière et de la reddition de comptes qui vont de pair avec la présentation d'un budget? Le budget permet au gouvernement d'aller de l'avant et de s'occuper de tous les autres programmes ainsi que des difficultés que rencontre le pays. Si les comités ne peuvent pas tous mener leurs travaux, comment, moi, à titre de vice-président du comité de la défense nationale, puis-je poser des questions et demander à des témoins de comparaître pour parler des plus de 29 membres des Forces armées canadiennes qui ont été contaminés après avoir travaillé dans des établissements de soins de longue durée dans le cadre de l'opération Laser?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 13:20 [p.2340]
Madame la Présidente, le député sait, j'en suis certain, qu'il a toujours la possibilité de poser des questions, et ce, de bien des manières, directement ou indirectement. Il est possible de les poser dans un Parlement virtuel.
Nous devons accepter l'idée selon laquelle, pendant la pandémie, il est peu probable que tout se passe comme d'habitude. Est-ce que cela sera parfait? J'en doute. Quoi qu'il en soit, je reste convaincu que cette motion particulière ou d'autres qui l'ont précédée ont favorisé la reddition de comptes et la transparence du gouvernement. Il y a eu plus de questions posées au gouvernement au cours des dernières semaines que si nous avions siégé dans l'enceinte de la Chambre. Les choses ont été plus ciblées, mais, en fin de compte, il ne fait aucun doute dans mon esprit qu'il y a une très grande imputabilité dans un Parlement virtuel. Au bout du compte, j'espère que le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre reviendra avec de nouvelles recommandations.
Je ne pense pas que les préoccupations soulevées par le député n'ont pas été prises en compte dans les changements que nous avons apportés jusqu'à présent pour nous permettre de traverser cette période particulièrement difficile.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 13:23 [p.2340]
Madame la Présidente, les programmes ont été élaborés pour réduire au minimum les effets négatifs du coronavirus sur les entreprises privées, les organismes sans but lucratif et les particuliers. Nous avons mis ces programmes sur pied parce que les Canadiens en ont besoin. Y a-t-il des gens qui en profiteront indûment? Je pense que oui. Nous en entendrons sûrement parler. Or, la situation aurait été bien pire si nous avions décidé, pour une raison quelconque, de ne pas accorder d'aide financière aux personnes qui en avaient besoin. Il n'existe pas de formule parfaite.
En ce qui concerne la période des questions, le député n'est pas sans savoir qu'on nous accorde 30 secondes pour poser une question, puis 30 secondes pour y répondre. Pendant les séances virtuelles du Parlement, on a plutôt affaire à un dialogue de questions et de réponses. En tant que parlementaire, j'aimerais mieux disposer de cinq minutes pour m'adresser à un ministre, avec des limites de temps différentes pour les réponses et les questions, plutôt que de poser une seule question suivie d'une seule réponse.
Les séances virtuelles du Parlement nous permettent de faire certaines choses qui sont impossibles lors de nos séances normales. Autrement dit, il s'agit d'un compromis.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 13:26 [p.2341]
Madame la Présidente, comme je l'ai indiqué, les programmes gouvernementaux aident les gens de façon directe et indirecte. J'ai cité l'exemple des aînés. Dans Winnipeg-Nord, les aînés les plus pauvres et les plus ébranlés par la crise du coronavirus sont ceux qui touchent le Supplément de revenu garanti. Ce sont eux qui reçoivent le plus d'argent, et nous donnons 200 $ aux autres aînés. C'est un montant considérable, étant donné leur revenu annuel.
Nous faisons de notre mieux pour que les aînés aient un revenu disponible pendant cette période très pénible et éprouvante. Ils ont dû composer avec des dépenses supplémentaires. Nous en sommes conscients. Cependant, au bout du compte, le gouvernement essaie d'aider les Canadiens à composer avec cette période difficile en offrant une foule de programmes pour les aider de façon directe ou indirecte. Par exemple, pour ce qui est de l'aide indirecte, nous faisons appel à Centraide. À Winnipeg, cet organisme a reçu des millions de dollars pour aider les aînés. Les aînés handicapés seraient couverts par cette aide.
Je ne peux pas donner plus de détails spontanément, mais je remercie le député de la question.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, soyons clairs: le plan présenté par les libéraux sur la façon dont les députés peuvent accomplir leur travail à la Chambre ne prévoit pas de reprise du Parlement. Les libéraux veulent un comité survalorisé dont les fonctions et les pouvoirs sont limités. Il s'agit de séances parlementaires qui n'en sont pas, ce qui n'a rien d'étonnant de la part des libéraux.
Si le premier ministre estime qu'il est acceptable que nous nous réunissions en personne quatre jours par semaine au sein d'un comité survalorisé, pourquoi est-il inacceptable de nous réunir ici, comme nous le faisons aujourd'hui, pour tenir des séances parlementaires en bonne et due forme?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, nous sommes très heureux de poser des questions. Il semblerait que le premier ministre n'aime pas vraiment y répondre, mais nous sommes très heureux de continuer à les poser.
Alors que nous nous préparons à émerger de la pandémie, nous nous attendons aussi à une reprise économique. Il pourrait y avoir une deuxième vague. N'est-il pas plus important que jamais que le Parlement siège dans cette enceinte, avec tous ses pouvoirs, y compris les journées de l'opposition, les affaires émanant des députés et les travaux du Parlement, et qu'il ne se contente pas du fameux comité, que les libéraux tentent de faire passer pour un vrai Parlement — ce qu'il n'est pas?
Le gouvernement estime-t-il que le Parlement est essentiel?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, j'aimerais remercier les plus de 1 700 militaires qui affrontent le danger aux premières lignes de la lutte contre la COVID-19 et qui continuent de travailler dans les établissements de soins de longue durée. Nous devons veiller à ce qu'ils aient la formation voulue et suffisamment d'équipement de protection individuelle de qualité non seulement pour prendre soin de nos êtres chers pendant la pandémie, mais aussi pour se protéger eux-mêmes. Il s'agit d'un travail dangereux. Au moins 29 membres des Forces armées canadiennes ont contracté la COVID-19.
Le gouvernement garantira-t-il à chacun des militaires canadiens qui participent à l'opération Laser qu'ils pourront recevoir la prime de danger?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 15:12 [p.2360]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à 24 pétitions.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 15:25 [p.2362]
Monsieur le Président, avant même que le Canada ne devienne un pays, des personnes d'origine chinoise considéraient le Canada comme leur chez-eux. Tout ce qui a des répercussions sur la Chine concerne non seulement les Canadiens d'origine chinoise, mais aussi tous les Canadiens. Le gouvernement n'a eu de cesse de régler les nombreux différends qui enveniment cette relation spéciale qui existe entre le Canada et la Chine.
Aujourd'hui, des gens mourront du coronavirus. Nous nous battons contre une épidémie. Tous les ordres de gouvernements présents à la table des négociations veulent un leadership fort dans ce dossier. Aujourd'hui, avant que le député n'intervienne, son chef lui-même nous a parlé de l'importance du Parlement en lien, pour une bonne part, avec le coronavirus.
Pourquoi les conservateurs pensent-ils qu'aujourd'hui est le meilleur moment pour soulever cette question alors qu'il y a d'autres moyens de le faire? Nous débattons des règles de la Chambre et essayons, au bout du compte, de prendre la meilleure décision, en particulier en ce qui concerne la motion dont nous sommes saisis aujourd'hui et que le député nous empêche de débattre en déposant ce rapport.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 15:44 [p.2365]
Monsieur le Président, comme mon collègue d'en face s'en souviendra, lorsque Stephen Harper était premier ministre, les Canadiens ont été témoins de son voyage en Chine. À son retour, il a beaucoup été question du fait qu'il était parvenu à obtenir la visite de pandas pendant un certain temps, mais il avait aussi conclu des accords commerciaux, si j'ai bien compris. De nombreuses discussions ont certainement précédé la signature de ces ententes.
Mon collègue d'en face peut-il dire à la Chambre, et par l'entremise de celle-ci aux Canadiens, comment l'ancien premier ministre Stephen Harper tenait alors un discours sur la Chine bien différent de celui que tiennent aujourd'hui les conservateurs ? Ne convient-il pas que parfois, dans les situations extrêmement difficiles, les grands dirigeants tentent de négocier le mieux possible, tout comme l'a fait Stephen Harper alors qu'il était premier ministre?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 15:59 [p.2367]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue d'en face de ses observations. Une chose qu'il faut reconnaître, c'est que, en tant que gouvernement, et même lorsque nous formions l'opposition, nous avons souvent parlé de l'importance des libertés. J'ai livré bien des discours au sujet de la Charte dans lesquels j'ai exprimé à quel point j'en suis fier. Les Canadiens ont adopté la Charte des droits et libertés et nous comprenons à quel point il est important que nous jouissions de libertés.
Nous devons promouvoir les valeurs canadiennes dans le monde lorsque nous le pouvons. Il peut arriver que nous soyons appelés à débattre de cette question plutôt que d'autres à la Chambre. Toutefois, aujourd'hui, je croyais que nous devions débattre de l'important dossier du coronavirus et de l'incidence qu'il a sur les Canadiens, en particulier les travailleurs et les petites entreprises. Que pense le député du sujet à l'étude aujourd'hui?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 16:20 [p.2369]
Monsieur le Président, si les questions nos 380 à 424 pouvaient être transformées en ordres de dépôt de documents, les documents seraient déposés immédiatement.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 16:20 [p.2374]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, la députée de Kanata—Carleton et moi siégeons au comité de la défense; elle en est la présidente, et moi, le vice-président. Le Comité permanent de la défense nationale ne s'est pas réuni depuis la semaine du 9 mars.
Même si elle dit que nous avons plus de temps, dans le cadre du comité spécial sur la COVID, pour poser des questions et que c'est beaucoup mieux que durant la période des questions, ne conviendra-t-elle pas que les travaux de la Chambre des communes ne se limitent pas à la période des questions?
Comme nous l'avons constaté aujourd'hui, en cette journée complète de débats, nous avons l'occasion de présenter des idées et d'intervenir à la Chambre concernant les différentes motions à l'étude.
La députée admettra-t-elle que, tant que certains comités ne se réuniront pas, comme le comité de la défense nationale, nous n'aurons pas l'occasion de discuter du nombre de militaires infectés dans les centres de soins de longue durée pendant l'opération Laser, ni de discuter des autres opérations qui ont été modifiées en raison des répercussions de la COVID-19 et de la pandémie?
Même si les libéraux tiennent à convaincre les Canadiens que ce comité spécial auquel nous continuerons de siéger au moyen de séances virtuelles ou hybrides constitue une meilleure façon d'assurer une reddition de comptes, la députée admettra-t-elle qu'il y a beaucoup plus à faire au sein du Parlement que ce que peut accomplir un seul comité spécial?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 17:37 [p.2385]
Madame la Présidente, le gouvernement a beaucoup discuté de la voie à emprunter pour assurer une reddition de comptes optimale. C'est une priorité pour le premier ministre depuis le début.
Nous reconnaissons l'importance de cette institution. Cela dit, il faut faire ce qui s'impose et, en même temps, respecter les conseils des experts en santé. Je pense que tous les députés s'entendent pour dire que nous ne pouvons pas réunir les 338 députés ici.
Le meilleur moyen de faire participer les 338 députés serait d'avoir un genre de système hybride qui permettrait aux députés qui le choisissent de participer par Internet, pour ainsi dire, tandis que d'autres seraient présents dans l'enceinte. On pourrait procéder par rotation. Qui sait?
Bref, nous proposons de maintenir l'institution tout en assurant une reddition de comptes et une transparence élevées. En fait, selon les modifications au Règlement à l'étude aujourd'hui, nous siégerions, pour la première fois, certains jours en juillet et en août. Si je comprends bien, c'est une première pour la Chambre des communes, du moins dans le passé récent.
Mon collègue et ami d'en face s'est vu décerner un prix des parlementaires de l'année. Reconnaît-il que notre proposition comporte des éléments positifs et que le gouvernement en fait beaucoup au chapitre de la reddition de comptes et de la transparence?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 17:51 [p.2387]
Madame la Présidente, les députés de l'opposition ont travaillé avec le gouvernement pour parvenir à ce que nous considérons être une bonne solution. Tous les députés pourront ainsi participer dans le cadre de ce modèle hybride qui permettra d'avoir un nombre adéquat de députés ici même, à la Chambre, tout en respectant les mesures de distanciation sociale. Les autres députés pourront rester dans leur collectivité et continuer d'y servir leurs concitoyens.
Mon collègue ne conviendra-t-il pas que, compte tenu de la pandémie et de qui se passe dans nos collectivités, cette approche constitue la meilleure solution? Il a aussi été question d'explorer des façons de rendre possible le vote électronique.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, la secrétaire parlementaire a encore parlé du nouveau système hybride de travaux parlementaires. Elle dit que ce système est suffisant pour gérer ce qui doit l'être. Or, en tant que secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, elle est au courant des tragédies qui ont frappé récemment les Forces armées canadiennes, notamment l'écrasement de l'avion appartenant à l'équipe des Snowbirds et l'écrasement de l'hélicoptère maritime Cyclone dans la Méditerranée, au large de la Grèce. Les parlementaires n'ont pas eu la chance d'en discuter. Entre autres lacunes, la présente motion omet de prévoir la reprise des travaux des comités permanents encore inactifs, y compris le Comité permanent de la défense nationale.
Quel est le meilleur moyen pour les parlementaires de s'occuper de ce dossier si les comités permanents ne peuvent pas entendre de témoins et que les discussions nécessaires ne peuvent pas avoir lieu pour déterminer ce qui est dans l'intérêt supérieur des Forces armées canadiennes?
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Lib. (MB)
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2020-05-25 18:35 [p.2393]
Monsieur le Président, j'étais présent lors du vote et je suis en mesure d'affirmer que, outre des députés ministériels, des députés de l'opposition de deux autres partis politiques se sont montrés d'accord avec la position du gouvernement à cet égard.
C'est intéressant de voir comment la question a évolué au fil des ans. Lorsque Stephen Harper était premier ministre, il a parlé de la Chine à diverses occasions. En fait, il s'est rendu en Chine et, à son retour, a dit combien les choses allaient bien. Il s'était entendu avec la Chine pour ramener deux pandas. C'est à ce moment-là que j'ai acheté ma cravate à motifs de pandas. Je m'en souviens clairement. Il y a eu des genres d'accords commerciaux qui ont été signés sans jamais être débattus à la Chambre — des accords entre le gouvernement conservateur de Harper et la Chine. Et voilà qu'une fois dans l'opposition, les conservateurs prônent une approche tout à fait contraire à l'égard de la Chine.
Nous n'avons pas de leçon à recevoir des conservateurs sur l'importance de l'expression des libertés et des droits, y compris la liberté d'expression. C'est au Parti libéral que l'on doit la Charte des droits et libertés, laquelle a été présentée par Pierre Elliott Trudeau dans les années 1980. La Charte des droits fait maintenant partie intégrante des valeurs canadiennes et nous en sommes très fiers. Nous réfléchissons à nos valeurs au Canada et nous tentons de les faire adopter un peu partout dans le monde et nous jouons un rôle de chef de file à cet égard. Je trouve très intéressant de voir comment les conservateurs continuent de vouloir opérer un virage à 180 degrés, de trouver leur chemin de Damas, en ce qui concerne la Chine.
Nous devons surmonter certains obstacles particulièrement difficiles, tout comme Stephen Harper a dû en surmonter quand il était premier ministre. Oui, il y a eu un comité spécial. Il y a eu de longues discussions. Un des comités de la Chambre a produit un rapport, que nous avons ensuite adopté. Non, le député n'a pas obtenu exactement ce qu'il voulait, et c'est parce qu'il y avait des gens — des deux côtés — qui disaient que ce n'était pas nécessaire.
Comme quelqu'un le disait plus tôt, les gens d'origine chinoise étaient ici avant le début de la Confédération. Ils étaient ici avant même que le Canada tel que nous le connaissons ne voie le jour, alors quand il se passe des choses en Chine, à Hong Kong ou en Asie en général, le Canada a de quoi s'inquiéter. Quand je parle du Canada, je parle évidemment des Canadiens, même ceux qui ne sont pas d'origine chinoise. Il y a toutes sortes de façons de défendre les droits de la personne. C'est à Winnipeg que se trouve le Musée canadien pour les droits de la personne, et il s'agit d'un des joyaux de notre ville.
Il y a de nombreux parlementaires qui ont toujours été d'ardents défenseurs des libertés et des droits de la personne et qui souhaitent aujourd'hui que le Canada demeure un exemple pour le reste de la planète. Depuis quelques années, c'est-à-dire depuis que le premier ministre et les libéraux sont au pouvoir, le Canada a recommencé de plus belle à faire rayonner les valeurs canadiennes sur la scène internationale.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 18:40 [p.2394]
Monsieur le Président, je ne peux pas parler au nom du Nouveau Parti démocratique. Je ne peux pas non plus parler au nom du député du Parti vert qui, si je comprends bien, a également voté pour ne pas aller de l'avant, comme le député l'a laissé entendre.
Ce que je peux dire, cependant, c'est que les députés libéraux sont d'ardents défenseurs des droits de la personne. Nous avons été très forts. Contrairement aux conservateurs, toutefois, nous n'avons pas choisi certaines causes à défendre. Nous reconnaissons que de nombreuses injustices sont commises dans le monde entier. Même à un moment où les Canadiens sont aux prises avec le problème du coronavirus et où le gouvernement actuel s'efforce de les aider, nous n'avons pas perdu de vue cette question et d'autres violations des droits de la personne.
Notre caucus est diversifié, bienveillant et désireux de veiller à ce que les valeurs que nous avons au Canada soient partagées par le monde entier, et nous continuerons de militer en ce sens.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 18:56 [p.2396]
Monsieur le Président, depuis des années, la question des armes à feu donne lieu à de vifs débats à la Chambre des communes. Il en était déjà question au début des années 1990, quand j'étais député à l'Assemblée législative du Manitoba. Les conservateurs ont choisi d'axer leur discours sur les propriétaires d'armes à feu qui vivent dans le respect de la loi. Qu'il s'agisse du gouvernement, des libéraux, des néo-démocrates, des verts ou même des bloquistes, dès qu'on propose quoi que ce soit qui resserrerait le contrôle des armes à feu ou la vérification des antécédents des propriétaires, les conservateurs affirment que le gouvernement s'en prend aux propriétaires qui n'ont rien à se reprocher. C'est déplorable.
Au fil des ans, j'ai eu l'occasion de discuter avec de nombreux Canadiens qui possèdent des armes à feu et qui respectent la loi. Selon moi, la position du gouvernement n'a absolument rien d'irresponsable. Nous avons prouvé que nous sommes ouverts à la collaboration avec les autres administrations, notamment avec les municipalités. Nous avons des discussions avec les différents ordres de gouvernement, nous écoutons les parties intéressées et, pour la majorité des partis représentés à la Chambre, nous faisons progresser un dossier extrêmement important.
Le Parti conservateur semble vouloir adopter une approche d'extrême droite en s'opposant à tout changement. Je suis content que le député ait mentionné le fait que, lorsqu'il était ministre, les conservateurs ont présenté une mesure législative, car les députés conservateurs en parlent peu. Ces programmes de formation obligatoire sont essentiels. Bon nombre de propriétaires d'arme à feu qui respectent les lois appuient la prise de mesures progressistes à l'égard des armes à feu.
Un policier m'a parlé des armes-jouets. Certaines armes-jouets qui ressemblent à des armes d'assaut ont un embout orange qui les identifie comme étant des jouets. Selon le policier, il est possible de pulvériser de la peinture noire sur ces embouts, auquel cas l'arme-jouet peut ressembler à s'y méprendre à une vraie arme.
Le gouvernement ne prend pas ces mesures sur un coup de tête. Il travaille et écoute les Canadiens, qui réclament des progrès dans cet important dossier. C'est une question de sécurité. L'objectif est de faire de nos collectivités des endroits plus sûrs. C'est une question de collaboration.
J'invite le Parti conservateur à se joindre à la coalition élargie qui cherche à faire des collectivités du pays de meilleurs milieux de vie tout en respectant les propriétaires d'arme à feu qui observent la loi.
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Lib. (MB)
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2020-05-25 19:01 [p.2397]
Ce n'est tout simplement pas vrai, monsieur le Président. Le gouvernement reconnaît que la grande majorité des propriétaires d'armes à feu sont consciencieux et respectueux des lois, et nous avons un immense respect pour eux. Toutefois, lorsque des armes à feu tombent entre les mains de criminels violents, les résultats peuvent être tragiques.
Nous avons également l'intention de prendre d'autres mesures pour éviter que des armes à feu ne tombent entre de mauvaises mains en renforçant les lois sur l'entreposage sécuritaire et en continuant à mettre en place un système national qui permettra de surveiller les achats d'armes à feu en gros. La question de la violence liée aux armes à feu et aux gangs est complexe et en constante évolution. Elle nécessite une collaboration entre tous les ordres de gouvernement, les forces de l'ordre et les groupes communautaires pour trouver la cause profonde du problème et prendre des mesures qui permettront de changer les choses.
Voilà pourquoi le gouvernement a fait des investissements sans précédent pour soutenir la prévention, la sortie des gangs et des programmes de sensibilisation par le biais d'initiatives visant à lutter contre la violence liée aux armes et aux gangs. Nous investissons en effet 327,6 millions de dollars pour donner à la police et aux procureurs de nouvelles ressources et de nouveaux outils afin de lutter contre la violence liée aux gangs et la contrebande d'armes à feu.
Je vois que le temps est écoulé. Comme toujours, je suis reconnaissant d'avoir pu dire quelques mots.
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PCC (MB)
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2020-05-13 15:04 [p.2284]
Monsieur le Président, pour poursuivre dans cette veine, mon collègue du Bloc a affirmé que nous devrions accorder aux agriculteurs ce qu'ils demandent. Je conviens qu'il faut adopter ce projet de loi et j'exhorte la ministre et mes collègues à le faire aujourd'hui.
La Fédération canadienne de l'agriculture avait réclamé 2,6 milliards de dollars et elle a obtenu 10 % de cette somme. La ministre peut-elle revenir sur les remarques du premier ministre, qui a indiqué qu'une aide supplémentaire sera offerte?
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:00 [p.2302]
Monsieur le Président, le ministre a fait des observations sur le soutien à l'industrie laitière, et nous sommes certainement favorables à ce projet de loi. J'aimerais seulement souligner l'excellent travail des gens de cette industrie qui consacrent beaucoup de temps à leurs activités pour pouvoir offrir leurs excellents produits aux Canadiens ainsi qu'aux transformateurs du pays.
Je me demande si le ministre peut indiquer quelles autres demandes ont été faites par l'industrie laitière avant la présentation du projet de loi C-16. Une aide de 200 millions de dollars a été accordée. L'industrie a-t-elle fait d'autres demandes?
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:01 [p.2302]
Monsieur le Président, c'est pour moi un privilège d'intervenir aussi à la Chambre aujourd'hui pour parler du projet de loi C-16, qui vise à modifier la Loi sur la Commission canadienne du lait. Cette mesure législative a pour objet de faire passer à 500 millions de dollars le montant total que la Commission peut emprunter.
Avant de commencer, je tiens à remercier mes collègues les députés de Foothills et de Beauce des excellents discours qu'ils ont prononcés aujourd'hui. Ils ont décrit à quel point il est important de soutenir encore plus le secteur agricole. Je tiens aussi à souligner l'excellent travail, comme je viens de le dire, des travailleurs de l'industrie laitière, ainsi que les efforts qu'ils ont déployés pour tenter de convaincre la ministre, alors que celle-ci tentait de nous convaincre, nous et les agriculteurs, qu'elle joignait le geste à la parole. Or, à ce qu'on me dit, les choses ne vont pas trop bien pour elle. Aujourd'hui, nous souhaitons transmettre à la ministre d'autres idées quant au type d'aide dont nous entendons parler au pays et qui pourraient l'aider à prendre un engagement plus ferme. J'espère que la ministre s'inspirera de ces idées.
Je vais partager mon temps de parole avec mon collègue le député de Huron—Bruce, une autre grande région du pays pour la production agricole. C'est peut-être la raison pour laquelle mes ancêtres ont quitté la région de Wingham dans les années 1870 pour aller s'établir dans l'Ouest, plus précisément dans les prairies dénudées d'Elgin, au Manitoba, où les terres étaient plus fertiles. Bien des descendants de mes ancêtres y vivent encore. Il faudra un jour que je retourne les voir là-bas.
En donnant notre appui au projet de loi C-16, nous reconnaissons l'importance de l'industrie laitière au Canada. Nous sommes également conscients des lacunes du gouvernement dans sa façon d'aborder l'industrie laitière. Le député du Bloc qui a dit qu'il était enseignant nous a donné une brève leçon d'histoire aujourd'hui, et je tiens à répéter ses propos. Il a parlé des excellents accords commerciaux que nous avons conclus. Des représentants de l'industrie laitière sont venus à mon bureau pour exprimer leur appui à l'accord que nous venions de signer, l'Accord de partenariat transpacifique. Le député d'Abbotsford a signé cet accord avec le premier ministre et le ministre de l'Agriculture de l'époque, qui est originaire de la Saskatchewan.
C'étaient d'excellents accords commerciaux. Les producteurs laitiers ont compris qu'ils leur donneraient la possibilité de pousser leurs activités beaucoup plus loin et que le gouvernement conservateur de l'époque était prêt à défendre leurs intérêts. Nous avions présenté, comme mes collègues du Québec l'ont rappelé, un plan chiffré à 4,2 milliards de dollars pour fournir à l'industrie toute l'aide dont elle avait besoin pendant la période d'ajustement en vue des retombées positives que le PTP allait apporter dans d'autres domaines de l'industrie et d'autres industries au Canada.
Je tiens à reconnaître que, environ une semaine avant les élections de l'automne dernier, le gouvernement a effectivement mis de côté 2 milliards de dollars pour les producteurs laitiers du Canada. Le moment choisi semble un peu suspect. Les libéraux ont agi ainsi parce que l'accord qu'ils avaient conclu avec les États-Unis n'était pas aussi favorable pour l'industrie laitière que le Partenariat transpacifique que nous envisagions de signer, de sorte que les libéraux ont estimé que le secteur avait besoin de soutien. Nous, les députés de l'opposition, savons et reconnaissons à nouveau l'importance de l'industrie laitière.
De nombreux secteurs éprouvent des difficultés dans les Prairies et en Ontario, ce dont j'ai conscience parce que j'ai parlé à des éleveurs de bétail de cette province. J'ai parlé à mes collègues du Québec et à certains de mes collègues des Maritimes des difficultés actuelles du secteur agricole. Comme d'autres collègues l'ont dit, leurs difficultés ne semblent pas être reconnues dans la même mesure que celles de certaines autres industries qui ont reçu du soutien au cours de la pandémie de COVID-19. Je le répète, lorsque j'ai posé une question à la ministre tout à l'heure, elle a répondu que les libéraux aideraient à répondre aux demandes du secteur agricole. Comme je l'ai dit quand j'ai posé ma question, la Fédération canadienne de l'agriculture a indiqué que l'industrie aurait besoin d'un soutien de 2,6 milliards de dollars.
L'organisme a fait cette déclaration il y a quelques semaines, et pourtant, la ministre a annoncé 252 millions de dollars, dont 150 millions de dollars sont destinés au programme Agri-relance. Comme mes collègues l'ont mentionné, pour offrir le programme Agri-relance, ce montant est prévu chaque année et dans toutes les provinces dans le cadre de l'entente de partenariat que ces dernières ont conclue. Par conséquent, il ne s'agit même pas d'argent frais, et ce montant constitue la plus grosse part des 252 millions de dollars annoncés.
J'appuie la disposition du projet de loi qui vise à augmenter de 200 millions de dollars la capacité d'emprunt de la Commission canadienne du lait, parce qu'il faut éviter que ce genre de produits agricoles périssables se gâtent et s'assurer qu'ils sont stockés à des fins ultérieures. Il s'agit d'une préoccupation majeure, mais, à l'heure actuelle, on ne peut pas faire de parallèle entre cette situation et l'engagement du gouvernement à l'égard de certains secteurs de l'industrie agricole, comme les industries du bœuf et du porc. Comme d'autres l'ont fait, je dirais que la détérioration du beurre, du fromage et des produits laitiers est tout aussi inacceptable que l'euthanasie de porcelets et de vaches de réforme pratiquée au Canada actuellement. Cette situation est survenue parce que le gouvernement n'a pas offert de soutien immédiat et qu'il a tardé à fournir de l'aide pour tenter de répondre et de s'adapter aux besoins de l'industrie agricole, particulièrement à ceux des éleveurs.
Le gouvernement pense pouvoir y arriver grâce au programme Agri-relance. Je suppose que c'est mieux que d'essayer d'y arriver avec le programme Agri-stabilité, mais je tiens à corriger la ministre des Aînés. Elle vient de dire que le gouvernement travaille fort pour essayer de faire passer les paiements provisoires du programme Agri-stabilité à 75 % alors que, en fait, c'est déjà le cas. Par ailleurs, l'industrie souhaite qu'ils passent à 85 %. La ministre de l'Agriculture l'a reconnu. Je veux donc m'assurer qu'ils sont sur la même longueur d'onde au sein du Cabinet.
Je souhaite rappeler que le programme Agri-stabilité offre un soutien, mais de nombreux agriculteurs ont déjà vécu des situations catastrophiques, et l'aide est accordée de 18 mois à 2 ans après les faits. C'est beaucoup trop tard lorsqu'on est frappé de plein fouet lors d'une pandémie comme celle-ci. Voici ce que j'entends par frappé de plein fouet. Des exploitants de parcs d'engraissement m'ont dit qu'il leur en coûte 800 000 $ par mois pour nourrir 10 000 têtes de bétail, ce qui est un troupeau d'assez bonne taille dans une province comme le Manitoba. Je sais également que les parcs d'engraissement du Sud de l'Alberta sont plus gros et que certains comptent de 20 000 à 25 000 têtes. J'en ai visité un grand nombre. Ce sont de vastes exploitations, et il en coûte plus de 2,4 millions de dollars par mois pour nourrir ce nombre de bêtes dans cette région. C'est une question de sécurité alimentaire. Nous pourrions parler de la taille des exploitations ou de n'importe quoi d'autre, tout cela est pertinent, mais nous devons vraiment nous assurer que nous nous occupons de la sécurité alimentaire.
Un des programmes dont j'ai beaucoup entendu parler et dont les agriculteurs ont dit qu'ils y seraient admissibles et qu'ils aimeraient y participer est le Programme d'assurance des prix du bétail dans l'Ouest. Je transmets leur suggestion à la ministre pour qu'elle en prenne connaissance et pour qu'elle s'en serve. Le Programme ne fonctionne pas actuellement parce que, comme je l'ai dit dans la question que je lui ai posée aujourd'hui, les cotisations ne sont pas abordables. Si elles étaient abordables, le gouvernement pourrait s'en servir maintenant pour faire avancer le programme Agri-relance.
Cependant, retournons au 13 mars, le jour où la Chambre s'est ajournée. Tous les partis étaient d'accord, alors nous savons qu'une situation catastrophique se profilait ce jour-là. Nous pourrions nous en servir comme point de référence. Prenons le Programme d'assurance des prix du bétail dans l'Ouest: les agriculteurs ontariens me disent qu'il serait utile pour eux. Si les cotisations étaient abordables, ils s'y adhéreraient immédiatement, sachant très bien qu'ils obtiendraient un rendement cette année. Le grand problème de tout programme d'assurance, ce sont les liquidités. Donc, si le gouvernement pouvait rendre les niveaux de cotisation plus abordables, la cotisation de l'ensemble de l'industrie canadienne du bétail pourrait remédier au grave problème du programme en assurant sa liquidité.
Pour mettre cette solution en place, les agriculteurs devraient s'engager pour trois ou quatre ans et le gouvernement devrait envisager d'appuyer l'industrie également. Des agriculteurs m'ont affirmé que c'est ce qu'ils feraient, parce qu'ils savent que cela rendrait l'industrie du bétail plus prévisible et plus stable, tant du côté du porc que du côté du boeuf.
S'ils vont s'engager, nous pourrions nous entendre là-dessus à la Chambre, parce que nous reconnaissons l'impact de la COVID-19.
C'est cet engagement qui permet l'accès aux liquidités et le concours progressif des provinces. Nous n'avons pas vraiment d'autre choix que de le faire au moyen de financement fédéral en ce moment, car les provinces sont déjà appuyées par le gouvernement fédéral à bien des égards.
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:13 [p.2304]
Monsieur le Président, je tiens à remercier le député de Foothills de sa question. Elle est très pertinente.
J'ai effectivement mentionné que l'accord que le gouvernement a conclu, l'Accord États-Unis—Mexique—Canada, est moins avantageux pour l'industrie laitière que ce que nous avions auparavant. L'industrie laitière a besoin dès maintenant d'une aide semblable aux 2,2 milliards de dollars promis une semaine avant le lancement de la campagne électorale. Je suis conscient que la pandémie a changé la donne, mais les accords commerciaux auraient dû être beaucoup plus robustes pour garantir la pérennité d'une industrie aussi essentielle que l'industrie laitière du Canada.
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:14 [p.2304]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Kelowna—Lake Country de cette intervention. J'ai eu l'occasion de visiter sa région au début des années 1990, dans le cadre des nouveaux programmes environnementaux alors utilisés dans l'industrie fruitière. Il s'agit d'une industrie phénoménale et d'un coin phénoménal du Canada.
Comme je l'ai dit, le gouvernement doit soutenir ces autres secteurs, que ce soit par l'entremise d'Agri-relance ou d'Agri-investissement. Cependant, Agri-stabilité est la solution la moins avantageuse pour l'industrie du bétail, c'est certain.
Une pandémie comme celle-ci n'est pas une catastrophe naturelle dont on s'attendrait à ce qu'elle ait une incidence sur le rendement des récoltes et la survie des vergers. Par conséquent, on a vraiment besoin d'un programme d'aide immédiate fait sur mesure, voire d'une subvention par tête de bétail par jour. J'ignore si c'est ce qu'envisagent les libéraux dans le cadre du programme Agri-relance en ce moment, mais cela aiderait ce secteur.
Il faut penser à tous les secteurs d'approvisionnement. Le pouvoir d'achat des Canadiens a chuté, entre autres parce que tout le monde doit rester chez soi, ce qui a des répercussions sur l'industrie en Colombie-Britannique et dans toutes les régions vinicoles du Canada.
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:17 [p.2304]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de cette question parce que l'aide du Canada n'a rien à voir avec celle de nos voisins du Sud. Je fais toujours des comparaisons en me basant sur la population. Il y a environ 37 millions d'habitants au Canada, comparativement à 370 millions aux États-Unis, alors le Canada représente un dixième des États-Unis. Les États-Unis viennent d'injecter d'un seul coup 19 milliards de dollars dans leur industrie agricole, et l'argent a déjà été distribué. Le Canada, lui, a accordé 252 millions de dollars. Pour que l'aide financière du Canada soit comparable, toutes proportions gardées, à celle des États-Unis, il faudrait investir au moins 1,9 milliard de dollars; l'industrie canadienne a d'ailleurs demandé 2,6 milliards de dollars.
Ainsi, les industries agricoles de ce côté-ci de la frontière ne sont même pas près d'être concurrentielles avec celles des États-Unis. À cela s'ajoute le fait que le nouvel accord de libre-échange n'est pas aussi profitable que l'ancien.
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PCC (MB)
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2020-05-13 17:43 [p.2308]
Monsieur le Président, la députée a soulevé beaucoup de bons points dans son allocution. Plus tôt cette semaine, j'ai lu dans le Globe and Mail un article d'un certain M. Nielsen, un producteur céréalier de l'Alberta, où il indique qu'il s'est lancé dans l'agriculture parce qu'il aimait cela, et non parce qu'il pensait que ce serait facile. L'industrie laitière n'est certainement pas un domaine facile, comme je l'ai fait remarquer plus tôt aujourd'hui.
M. Nielsen mentionne également qu'il n'est pas rare que les agriculteurs vivent des difficultés liées aux conditions météorologiques, à l'instabilité des marchés et aux coûts des intrants, mais qu'ils gèrent la situation du mieux qu'ils peuvent.
La santé mentale des agriculteurs mérite aussi notre attention. J'aimerais entendre les observations de la députée à ce sujet. Dans l'article du Globe and Mail, on indique que 58 % des agriculteurs ont des symptômes correspondant à de l'anxiété et que 35 % montrent des signes de dépression. Malgré l'état des choses, ils adorent leur industrie. J'ai été agriculteur toute ma vie et je les comprends.
La députée pourrait-elle nous livrer ses observations là-dessus? A-t-elle quelque chose à ajouter?
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PCC (MB)
Voir le profil de Larry Maguire
2020-05-13 18:20 [p.2313]
Monsieur le Président, je remercie le député de son discours. Au député libéral, je répondrai que, certes, je sais que tout le monde travaille fort, mais il parle d'un mois et trois jours, alors que, parallèlement, les Américains ont été en mesure de verser le même montant, ou même plus, en trois jours et non en un mois et trois jours.
Je veux simplement dire que nous poursuivons nos efforts pour améliorer les programmes. L'objet du débat d'aujourd'hui est un bon exemple. L'industrie laitière mérite cela pour éviter qu'elle ait à détruire le produit qu'elle a traité. Étant donné le coût des intrants dans le processus, ce serait dommage d'avoir à tout jeter.
Dans beaucoup d'autres dossiers, nous avons entendu le gouvernement dire: « Voici 10 % de ce qui a été demandé et peut-être que vous en recevrez davantage plus tard. » Pour revenir au point que vous soulevez, nous ne savons tout simplement pas ce qui s'en vient. Dans une situation désespérée et fluctuante, lorsqu'on a déjà vu ce qui avait été demandé, tout le monde se trouve dans un état d'incertitude. J'aimerais connaître vos observations là-dessus.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement pour obtenir des éclaircissements. Je souhaite demander une simple précision au sujet du paragraphe c). Le leader du gouvernement à la Chambre a dit que la Chambre se formerait en comité plénier pendant au plus une heure. Toutefois, je crois qu'à l'interprétation, il a été dit une heure et 45 minutes. Le leader du gouvernement à la Chambre pourrait-il tirer au clair la durée?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, je fais abstraction de toute partisanerie pour un instant pour affirmer que nous reconnaissons tous que le pays, le monde et le gouvernement canadien — sans égard à son allégeance politique — traversent une période difficile. Le défi à relever est énorme. Je me réjouis que nous nous réunissions en dépit de nos différences d'opinion et que nous soyons d'accord sur le fait qu'il faut accorder la priorité aux besoins de nos concitoyens canadiens.
Ma question porte sur les petites entreprises. Elles semblent avoir été oubliées dans le projet de loi du ministre des finances. Les petites entreprises sont l'épine dorsale de nos communautés. Les petits restaurants, cafés ou salons de manucure emploient de une à trois personnes. Ces entreprises ont été négligées. J'aimerais que le ministre des Finances nous dise ce que les libéraux vont faire pour aider les petites entreprises qui ont besoin de soutien en ce moment.
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Lib. (MB)
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2020-03-12 10:06 [p.1975]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à une pétition. Cette réponse sera déposée sous forme électronique.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-03-12 10:35 [p.1980]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
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NPD (MB)
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2020-03-12 11:05 [p.1984]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Vancouver Kingsway de la motion qu'il a présentée et qui porte sur une question dont on a déjà parlé à la Chambre. Comme il l'a déjà dit plusieurs fois, après de nombreuses années — des décennies en fait —, il est plus que temps que nous agissions dans ce dossier.
J'aimerais qu'il parle un peu d'un élément que je trouve toujours étrange lorsqu'on parle de cette question. Beaucoup de députés des autres partis réclament régulièrement plus d'efficacité de la part du gouvernement et moins de dépenses publiques en général. Nous savons que l'un des principaux postes budgétaires en santé dans les provinces est la couverture pour les médicaments sur ordonnance. Étendre cette couverture à l'ensemble du pays constituerait un moyen de diminuer ces coûts, qui exercent une forte pression sur les finances provinciales. Je suis toujours étonné de voir aussi peu d'appuis venant de l'autre côté de la Chambre lorsqu'on propose une mesure qui, sans nuire aux services, permettrait de réduire les coûts qu'assument déjà les gouvernements.
Je me demande si le député pourrait parler de ce phénomène, et peut-être expliquer aux Canadiens la forme que cette mesure pourrait prendre.
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NPD (MB)
Voir le profil de Daniel Blaikie
2020-03-12 11:22 [p.1987]
Monsieur le Président, voilà 23 ans que les libéraux promettent ce régime dans leur programme électoral. Ils ont dirigé des gouvernements majoritaires pendant de nombreuses années entre-temps. Nous venons d’avoir un gouvernement majoritaire libéral et les libéraux n’ont même pas encore rencontré les provinces pour examiner l’idée, pour savoir ce qu’elles en pensent et pour voir où elles en sont à ce sujet.
Si les libéraux sont vraiment sérieux quand ils disent vouloir mettre en place régime d'assurance-médicaments public, national et complet à payeur unique, quand vont-ils convoquer une réunion avec les provinces à la seule fin de connaître leurs préoccupations, afin de pouvoir commencer à définir des mesures pour y répondre et de leur proposer des étapes acceptables afin qu’on avance? Je ne voudrais pas que, dans 23 ans, des députés néo-démocrates aient à parler de 46 ans d’inaction des libéraux depuis leur promesse initiale, en 1997.
Quand le gouvernement va-t-il convoquer une réunion avec les provinces pour parler d’un régime national d’assurance-médicaments? Quand va-t-il se décider?
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Lib. (MB)
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2020-03-12 11:42 [p.1991]
Monsieur le Président, pour la première fois nous avons un premier ministre qui comprend les difficultés qu’ont beaucoup de Canadiens lorsqu’ils doivent choisir entre se soigner ou se nourrir. C’est là un problème très concret pour ceux qui vivent dans la pauvreté.
Notre parti préconise depuis longtemps l’adoption d’un système garantissant des médicaments à prix abordable pour ceux qui en ont besoin. Pour la toute première fois, nous avons un premier ministre qui a pris ce dossier à bras-le-corps, afin de répondre aux besoins des Canadiens qui ont besoin de ce genre de médications. Le coût des médicaments est trop élevé.
Je me demande si mon collègue conservateur, en face, pourrait nous dire ce qu'il pense des personnes pour qui cette situation est très pénible et qui doivent choisir entre se soigner, se nourrir et, bien souvent, se loger convenablement en raison du coût de leurs médicaments. Ne pense-t-il pas que c’est un problème auquel nous devons nous attaquer?
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Lib. (MB)
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2020-03-12 11:59 [p.1993]
Monsieur le Président, permettez-moi de rétablir un peu la confiance de mon collègue d'en face. Plusieurs aujourd'hui ont critiqué les promesses faites par les libéraux au fil des ans.
Je rappellerai une chose à mon collègue: le premier ministre s'est engagé auprès de la classe moyenne canadienne à réduire les impôts. Il l'a fait. Nous nous sommes engagés à augmenter le Supplément de revenu garanti pour les aînés qui en ont le plus besoin. Nous l'avons fait. Nous nous sommes engagés à bonifier l'Allocation canadienne pour enfants. Nous l'avons fait. Nous nous sommes engagés à tout faire pour que les Canadiens puissent se procurer les médicaments dont ils ont besoin. Je tiens à assurer au député d'en face que cet engagement sera respecté lui aussi.
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Lib. (MB)
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2020-03-12 12:15 [p.1995]
Madame la Présidente, le Canada est une grande nation qui compte de nombreux partenaires, à commencer par les gouvernements provinciaux. Le gouvernement de la Saskatchewan a directement contribué à faire du système de santé ce qu'il est aujourd'hui. À bien des égards, c'est grâce à lui si nous avons un réseau national de santé dont les habitants du Québec, du Manitoba, du Canada atlantique et de la Colombie-Britannique ont tous bénéficié.
Le Québec a joué un rôle très important dans le dossier de l'assurance-médicaments. Comme la Saskatchewan, le Québec a l'occasion de se démarquer; qui sait, peut-être les Québécois auront-ils un programme encore meilleur? Mon collègue ne convient-il pas que, compte tenu du leadership dont le Québec a fait preuve jusqu'ici, il peut donner l'exemple sur la scène nationale et faire en sorte que Canadiens d'un bout à l'autre du pays, y compris les Québécois, puissent bénéficier d'un meilleur programme? Après tout, ne sommes-nous pas ici pour servir d'abord les gens que nous représentons?
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:27 [p.1997]
Madame la Présidente, je pense que le député sait bien que le NPD appuie l'idée d'augmenter les transferts fédéraux en matière de santé. Beaucoup de Canadiens, pas seulement les Québécois et les Québécoises, sont déçus non pas du gouvernement fédéral comme tel, mais des gouvernements libéraux et conservateurs qui n'ont pas fait en sorte que le gouvernement fédéral paie sa propre part.
Notre parti veut travailler avec les Québécois et les Québécoises, ainsi qu'avec les Canadiens progressistes de partout au pays, afin que le gouvernement fédéral donne un juste montant aux provinces, pour que celles-ci gèrent le système de santé provincial.
Le programme comme celui dont on discute aujourd'hui a le potentiel de faire économiser de l'argent, chose que n'importe quelle province ne peut pas faire toute seule. Si nous travaillons ensemble, à l'échelle de notre grand pays, nous pouvons faire des économies que nous ne pouvons pas réaliser si chaque province travaille seule de son côté. C'est cela, le grand avantage.
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:32 [p.1997]
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Victoria.
Je prends la parole encore une fois pour parler d’un régime d’assurance-médicaments. Il est vraiment regrettable qu’il faille attendre une motion de l’opposition pour pouvoir aborder cette question. Cela montre bien que le gouvernement n’a rien présenté à la Chambre qui permet de favoriser la mise sur pied d’un régime national d’assurance-médicaments. Pourtant, nous savons qu'un tel régime est nécessaire. Nous l’avons fait valoir à maintes reprises dans le passé, et les Canadiens sont très conscients de la nécessité de mettre en œuvre un tel régime.
Lors d’une assemblée publique par téléconférence tenue dans ma circonscription, nous avons fait un petit sondage auprès des centaines de personnes qui y participaient. Nous leur avons demandé si eux-mêmes ou certaines de leurs connaissances, des amis proches ou des membres de leur famille coupaient leurs comprimés en deux, préféraient se priver de nourriture, avaient des difficultés à payer leur loyer ou décidaient de se passer de leurs médicaments sur ordonnance parce qu’ils devaient faire un choix entre se nourrir ou payer le loyer. Nous leur avons demandé combien devaient vivre avec les conséquences de ne pas pouvoir se soigner, et nous avons constaté que c’était à peu près le tiers des gens d’Elmwood-Transcona. Cela correspond à peu près au sondage national qui indique qu’un grand nombre de Canadiens sont dans cette situation. Pourquoi?
Nous savons qu'au Canada, les prix des médicaments figurent parmi les plus élevés au monde. Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé a dit tout à l’heure qu’il était important de comprendre pourquoi les prix au Canada sont parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Nous savons pourquoi. C’est parce que nous sommes l’un des rares pays à ne pas avoir de régime national d’assurance-médicaments. Il n’y a pas de mystère. Nous savons exactement pourquoi. Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé a parlé des mesures superficielles que prend le gouvernement pour régler le problème et il se demandait pourquoi elles ne fonctionnent pas.
Nous savons, d’après les innombrables rapports qui remontent aux années 1960, que la façon de faire de sérieux progrès dans ce dossier consiste à aller droit au but et à mettre en place un régime public d’assurance-médicaments national, universel et à payeur unique. Si nous faisions cela, nous verrions le Canada chuter dans la liste de l’OCDE des pays où les médicaments sont les plus coûteux. Ce n’est pas bien malin. Le seul mystère est de savoir pourquoi un parti qui a promis cela il y a 23 ans pendant sa campagne électorale, et qui a formé plusieurs gouvernements majoritaires depuis, n’a pas réussi à mettre cette assurance sur pied. Je suis trop gentil d’appeler cela un mystère. Cela demeure un mystère si nous n’expliquons pas aux gens fâchés ce qui nous semble être l’évidence même, c’est-à-dire que les lobbyistes des sociétés pharmaceutiques et des compagnies d’assurance ont manifestement beaucoup d’influence sur le gouvernement. Voilà pourquoi nous ne réussissons pas à faire avancer ce dossier important.
Les libéraux répondent que le NPD veut aller trop vite, qu’il est beaucoup trop pressé. Nous parlons ici d’une politique proposée pendant les années 1960 et d’une promesse que les libéraux ont faite il y a plus de 23 ans, alors je ne crois pas que les néo-démocrates soient trop pressés. Cela reviendrait à dire qu’une personne qui a contracté une hypothèque de 25 ans sur sa maison était trop pressée et qu’elle n’aurait pas dû amortir sa maison sur 25 ans, mais étendre cela sur une plus longue période. On peut accomplir beaucoup de choses en 25 ans. Des gens sont morts en attendant un régime national d’assurance-médicaments, et j’espère que cela ne se produira plus. Nous avons les preuves et les résultats de recherche en main. Nous espérions que dans ces conditions, la présente législature mettrait cette assurance sur pied.
Plus tôt pendant le débat d’aujourd’hui, quelqu’un a parlé de l’établissement du régime d’assurance-maladie à l’échelle du pays pendant les années 1960, ajoutant qu’il était dû à une collaboration entre le gouvernement libéral minoritaire de l’époque, sous Pearson, et le NPD. Les néo-démocrates espéraient que les libéraux seraient disposés à prendre une décision audacieuse. Les circonstances sont les mêmes aujourd’hui, et nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement.
Nous avons rédigé un projet de loi pour encadrer cette initiative et nous avons déposé la motion aujourd’hui. Les résultats de recherche existent déjà. Non seulement le directeur parlementaire du budget et un certain nombre de groupes de la société civile et du milieu universitaire qui ont étudié la question les ont déjà en main, mais le gouvernement, pendant la dernière législature, a commandé un rapport qui recommande exactement ce que nous proposons. La recherche a été effectuée. Le Parlement a toutes les conditions qu’il exigeait.
Si les libéraux ont besoin de blâmer quelqu’un, ils peuvent dire aux compagnies d’assurance et aux sociétés pharmaceutiques qu’ils se sont efforcés de protéger leurs profits, mais que les maudits néo-démocrates ne leur ont laissé aucun répit et qu’ils ont été obligés d’établir cette assurance. Les libéraux peuvent nous blâmer, nous comprendrons. Cela ne nous dérange pas d’être vus comme des pas fins par les compagnies d’assurance et les sociétés pharmaceutiques si cela nous permet d’arracher la victoire pour les Canadiens qui ont un mal fou à payer leurs médicaments. Ils peuvent nous blâmer. C’est ainsi que nous avons accompli beaucoup de bonnes choses pour notre pays.
Le problème, c’est que le gouvernement ne veut pas d’entente et ne veut pas avancer. Ce qui est frustrant dans ce cas-ci, c’est que beaucoup de Canadiens ont eu l’impression qu’avec la composition actuelle du Parlement, une politique sensée aurait pu être proposée.
Souvent, lorsqu’il est question d’aide à la population, les premières objections concernent le coût des mesures envisagées et où trouver l’argent pour les financer. Le fait est que nous pouvons non seulement maintenir le niveau de service actuel, mais l’étendre à tout le monde tout en économisant des milliards de dollars. Nous dépensons déjà cet argent. En fait, nous dépensons déjà trop pour les médicaments sur ordonnance au Canada. La recherche le prouve éloquemment, et nous pensions que le contexte politique serait favorable pour que tous les morceaux tombent en place.
Ce qui se passe en partie, si nous examinons la situation et la réticence des libéraux à profiter de la présente session parlementaire pour réaliser des gains importants, relève en quelque sorte d’une sagesse conventionnelle dépassée. Le Parti libéral doit réaliser que les temps ont changé. Ce n’est plus tout à fait pareil depuis 1993, mais il y a quand même une image qui reste dans la tête de bon nombre de Canadiens. Ils se souviennent des gouvernements libéraux minoritaires qui collaboraient de façon constructive avec le NPD pour réaliser de grandes choses, mais aujourd’hui, c’est comme mettre du beurre sur une brûlure. C’est une chose que les gens faisaient autrefois parce que cela semblait être une bonne idée.
Toutefois, lorsqu’on examine les faits jusqu’ici cette session, et le bilan des gouvernements libéraux majoritaires au pouvoir depuis 1993, on constate que cette notion est de plus en plus dépassée. Les faits réfutent l’affirmation selon laquelle les libéraux sont ici pour accomplir de véritables progrès et sont prêts à proposer de nouvelles politiques sociales novatrices qui permettraient non seulement d’économiser de l’argent, mais qui élargiraient aussi les services offerts aux Canadiens. C’est un message que les Canadiens doivent selon moi prendre au sérieux.
Au cours de la plus récente campagne électorale, il a beaucoup été question de ce qu’un gouvernement minoritaire pourrait réaliser, et je sais que pour la population non seulement d’Elmwood—Transcona, mais de partout au pays, on espérait vraiment pouvoir assister à ce genre de collaboration. C’est un point de départ, comme je l’ai dit. Nous avons beaucoup travaillé pour que le gouvernement libéral puisse avancer le plus facilement possible. Nous en avons désespérément besoin. C’est une mesure qui, lorsqu’on examine les avantages potentiels pour les Canadiens dans leur vie quotidienne, a d’énormes répercussions, et il est rare que nous obtenions ce genre d’avantages tout en économisant de l’argent.
Selon le directeur parlementaire du budget, nous dépensons déjà plus de 4 milliards de dollars par année que nous pourrions ainsi économiser. Les députés peuvent consulter d’autres études. Il y est question de dépenses de 6, 8 ou 10 milliards de dollars par année. Tous s’entendent pour dire que les hypothèses à la base du rapport du directeur parlementaire du budget sont très prudentes.
Voilà où nous en sommes. Le contexte politique est favorable. La recherche est éloquente. Nous pouvons y arriver. C’est exactement ce que nous devons faire, et c’est ce que nous attendons.
Une voix: Vous devez redemander le partage de votre temps de parole. Ils ne vous ont pas entendu.
M. Daniel Blaikie: Je sais.
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:40 [p.1999]
Madame la Présidente, je me réjouis de constater que la députée a hâte d'entendre l'intervention de la députée de Victoria. Je suis également impatient d'entendre ce qu'elle a à dire. Ce sera un excellent discours puisque c'est une question extrêmement importante.
Je vais terminer en réaffirmant certains points. Il arrive rarement que nous soyons saisis d'une politique publique qui a clairement pour effet de faire économiser de l'argent à la population et d'offrir davantage de services aux personnes qui en ont désespérément besoin. En politique, nous consacrons énormément de temps à écouter des politiciens affirmer que nous devons réduire et équilibrer le budget et économiser de l'argent. Ce qui fait le plus grimper les coûts des soins de santé des provinces, ce sont les médicaments sur ordonnance que les provinces paient déjà. Nous pouvons remédier à ce problème en tirant parti du pouvoir d'achat du Canada et en améliorant les services pour les Canadiens.
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Lib. (MB)
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2020-03-12 12:42 [p.1999]
Madame la Présidente, le député était présent à la Chambre lorsque des députés du Bloc ont parlé du programme d'assurance-médicaments du Québec. Tout comme la Saskatchewan a joué un rôle très important pour doter le Canada d'un solide programme national de soins de santé, le Québec pourrait jouer un rôle de premier plan dans la mise en place d'un programme national d'assurance-médicaments.
Le député ne convient-il pas que pour mettre sur pied un programme national d'assurance-médicaments, il est absolument nécessaire de collaborer avec les provinces puisqu'elles jouent un rôle déterminant dans les services de santé?
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:42 [p.1999]
Madame la Présidente, en réponse à la question du député, je vais simplement reprendre le point b) de la motion, qui est le suivant:
b) demande au gouvernement de mettre en œuvre l’intégralité des recommandations du rapport final du Conseil consultatif Hoskins sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments, en commençant par lancer immédiatement des négociations multilatérales avec les provinces et les territoires afin d’établir un nouveau transfert financier appuyant un régime d’assurance-médicaments public, universel et à payeur unique [...]
La réponse à sa question se trouve dans la motion. Bien sûr, nous pensons qu'il est important de collaborer avec les provinces. C'est pourquoi nous l'avons indiqué dans la motion.
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:44 [p.1999]
Madame la Présidente, au terme de beaucoup de débats, de discussions et de recherches, on a conclu que les médicaments pour les maladies rares constituaient une catégorie distincte et devaient être traités différemment. Il ne s'agit pas de prétendre qu’un régime national d’assurance-médicaments est une panacée pour tous les patients et pour toutes les maladies. Comme le député l’a souvent souligné à la Chambre et pas seulement dans le débat d’aujourd’hui, les gens ont déjà de la difficulté à avoir accès à ces médicaments au Canada dans le cadre d’un système disparate. Ce n’est pas une raison pour ne pas créer un système qui rend l’accès aux médicaments courants beaucoup plus facile et beaucoup moins coûteux pour la plupart des Canadiens, et pour ensuite travailler à une solution appropriée pour les gens qui ont du mal à avoir accès aux médicaments pour les maladies rares.
Le député voit ces deux choses comme étant fondamentalement opposées. Je ne suis pas d’accord. Il soulève un besoin légitime qui doit trouver une réponse dans une politique, sans que l'on nie pour autant tous les avantages d’un régime national d’assurance-médicaments.
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NPD (MB)
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2020-03-12 12:47 [p.2000]
Madame la Présidente, notre porte-parole en matière de santé a dit aujourd'hui qu'il s'agit de notre politique et qu'elle est dans notre plateforme.
Nous espérons avoir un programme qui fonctionnera bien. Les Québécois et les Québécoises peuvent participer à ce programme s'ils le veulent. Nous sommes ouverts à ce qu'ils adhèrent au programme s'ils le veulent. Nous ne voulons pas entamer le processus avec l'idée qu'ils n'y participeront pas. Nous voulons les convaincre d'y adhérer. Or nous reconnaissons qu'il s'agit de leur choix.
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Lib. (MB)
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2020-03-12 12:58 [p.2001]
Madame la Présidente, j’ai écouté avec grand intérêt l’intervention passionnée de ma collègue. Le gouvernement, sous la direction de l’actuel premier ministre, a pris des mesures importantes pour mettre en place un programme national d’assurance-médicaments qui permettra aux gens d’obtenir les médicaments sur ordonnance dont ils ont tant besoin.
Je n’ai pu m’empêcher de penser à une autre époque où nous avions un gouvernement libéral minoritaire et où nous avions débattu de l’Accord de Kelowna et d’un accord pour améliorer les services de garderie. Les néo-démocrates n'ayant pas appuyé le budget, les libéraux avaient été défaits, ce qui a pratiquement signé l’arrêt de mort de ces accords très importants.
Quel conseil la députée donnerait-elle à ses collègues en ce qui concerne le prochain budget si, dans les faits, une certaine forme d’intégration de l’assurance-médicaments faisait son chemin?
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Lib. (MB)
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2020-03-12 13:31 [p.2006]
Madame la Présidente, j’aimerais attirer l’attention sur ce que, selon moi, nous observons depuis quelques années. Sous ce premier ministre, nous avons eu un gouvernement progressiste qui s’est attaqué à des enjeux comme la pauvreté, en particulier chez les aînés et les enfants.
Une des façons dont nous pouvons prêter main forte est de continuer à avancer dans le dossier de l’assurance-médicaments qui, à mon avis, est une question réellement importante pour tous les Canadiens, quelle que soit leur province d’origine. L’idée de fournir des médicaments aux Canadiens grâce à un programme d’assurance-médicaments en est une qui se fait attendre depuis trop longtemps. Pour la première fois, nous avons un premier ministre et un caucus qui sont déterminés à faire bouger les choses dans ce dossier.
Mon collègue et ami ne convient-il pas que c’est merveilleux qu’il y ait enfin un groupe serré de députés ministériels et autres qui souhaitent que cela se concrétise?
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Lib. (MB)
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2020-03-12 13:55 [p.2010]
Madame la Présidente, le NPD sait très bien que, pour pouvoir créer un régime d’assurance-médicaments national, le gouvernement du Canada est tenu de collaborer avec les provinces et territoires. D'entrée de jeu, l'auteur de la motion a déclaré que, si le Québec souhaitait ne pas y participer, cela ne poserait pas de problème. Le Québec pouvait choisir de ne pas participer au régime national.
Le NPD défendrait-il un tel traitement pour les autres provinces? Nous avons entendu dire que l’Alberta souhaite créer son propre régime. Les autres provinces et territoires seront-ils tenus de participer au régime. Le Québec sera-t-il la seule province autorisée à ne pas y participer?
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Monsieur le Président, les Premières Nations du nord du Manitoba ont peur des répercussions de la COVID-19 sur les communautés de la région. Les gens dans la région d'Island Lake tirent la sonnette d'alarme. Ils n'ont pas accès à l'eau courante, les logements sont surpeuplés, il n'y a pas d'hôpitaux ni d'endroit où faire un isolement volontaire ou se faire soigner. Pendant ce temps, le gouvernement parle de téléconférences, de désinfectant pour les mains et de tentes pour le dépistage. Ce sont des solutions pour les pays développés, alors qu'on parle de conditions équivalentes à celles du tiers monde.
Le gouvernement doit revenir sur terre pour comprendre la réalité vécue par les Premières Nations. Ces communautés ont un urgent besoin d'infrastructures maintenant avant que les routes d'hiver soient fermées. Qu'entend faire le gouvernement pour montrer qu'il prend au sérieux les impacts de la COVID-19 sur les Premières Nations?
Voir le profil de Raquel Dancho
PCC (MB)
Voir le profil de Raquel Dancho
2020-03-12 14:50 [p.2020]
Monsieur le Président, les libéraux introduisent des seringues dans nos prisons fédérales afin que les détenus puissent s'injecter des drogues illégales « en toute sécurité ». Les détenues de l'Établissement d'Edmonton pour femmes ont protesté contre le programme d'échange de seringues en prison. Elles s'y opposent. Cependant, au lieu d'écouter ces femmes, les libéraux mettent en péril la vie de détenus et d'agents correctionnels en invoquant la réduction des méfaits.L'Établissement de Stony Mountain emploie des agents correctionnels, au Manitoba, qui m'ont dit qu'ils sont extrêmement inquiets pour leur sécurité.
Qu'est-ce que les libéraux ont à dire aux courageux agents correctionnels qui craignent pour leur vie?
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, le ministre de la Sécurité publique n'écoute pas ce que ses propres agents correctionnels lui disent.
Les agents correctionnels et le personnel du pénitencier de Stony Mountain, dans ma circonscription, sont extrêmement inquiets pour leur propre sécurité. Pourquoi? Parce que le gouvernement libéral met des aiguilles entre les mains de criminels endurcis. Stony Mountain abrite certains des délinquants les plus dangereux au Canada, et la dernière chose que nous devrions faire est d'armer les détenus d'aiguilles contaminées.
Pourquoi donc le ministre fait-il passer la consommation de drogues illégales des détenus avant la sécurité des vaillants agents correctionnels canadiens?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-03-12 15:44 [p.2029]
Monsieur le Président, comme la députée le sait, le Québec a été un chef de file important dans le dossier de l'assurance-médicaments, prouvant précisément ce qu'une province pouvait faire. C'est encourageant de voir ce genre d'initiative.
J'entends souvent mes collègues néo-démocrates parler d'une promesse de 1997. Je tiens à signaler à ma collègue néo-démocrate — et j'espère qu'elle en conviendra — que, depuis que le premier ministre actuel est en poste, nous faisons avancer ce dossier de bien des façons. Il progresse. De mon point de vue, les dirigeants du Parti libéral, le caucus libéral et les députés qui composent actuellement la Chambre lui permettent de progresser. Par ailleurs, je pourrais demander à la députée pourquoi, par exemple, il y a eu 10 gouvernements provinciaux néo-démocrates par le passé, mais aucun d'entre eux n'a envisagé de mettre en place un régime provincial d'assurance-médicaments semblable à celui du Québec. C'est plutôt le Québec qui a été le fer de lance de l'assurance-médicaments au Canada.
La députée ne convient-elle pas que c'est la composition actuelle de la Chambre des communes qui permettra à la motion d'être adoptée?
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Monsieur le Président, je suis très fière d'intervenir aujourd'hui à la Chambre pour appuyer notre motion de la journée de l'opposition.
Je voudrais saluer l'important travail de mon collègue, le député de Vancouver Kingsway, qui n'a pas ménagé ses efforts dans ce dossier. Je voudrais faire remarquer que ce désir de mettre sur pied un régime d'assurance-médicaments universel est au cœur de notre identité en tant que néo-démocrates.
Ce sont des néo-démocrates qui ont milité en faveur de l'assurance-maladie, des chefs comme Tommy Douglas ou d'autres chefs et militants néo-démocrates partout au pays. L'assurance-médicaments universelle fait partie intégrante de cet héritage. Il nous incombe, en tant que néo-démocrates, mais aussi en tant que Canadiens, de voir cet héritage se concrétiser. Le Canada en a désespérément besoin aujourd'hui.
Ce que nous proposons est très important. Des commissions, des comités et des conseils consultatifs ont recommandé la couverture publique universelle des médicaments dès les années 1940 pour des raisons cliniques, éthiques et économiques. Les spécialistes des soins de santé ont été on ne peut plus clairs: une approche privée et fragmentée à l'américaine coûtera plus cher et donnera un accès restreint aux médicaments sur ordonnance.
D'après le propre rapport Hoskins des libéraux, un régime public d'assurance-médicaments universel exhaustif contribuerait à réduire les dépenses annuelles liées aux médicaments sur ordonnance de 5 milliards de dollars grâce à une baisse négociée du prix des médicaments, à un usage plus fréquent des médicaments génériques et des médicaments biosimilaires et à d'autres changements comme le passage vers des thérapies médicamenteuses moins chères.
Le régime d'assurance-médicaments, pour tout dire, est un investissement dans notre avenir. Selon le rapport Hoskins, il va stimuler notre économie en réduisant le coût des médicaments sur ordonnance à hauteur de 16,6 milliards de dollars par an pour les entreprises et les employés, et de 6,4 milliards de dollars pour les familles. En outre, ce régime va soulager le système de santé publique en améliorant les résultats en matière de santé, car les gens ne seront plus confrontés à des obstacles liés au coût des traitements. Cela permettra des économies à long terme, ainsi qu'une plus grande stabilité et une meilleure résistance à des crises telles que la pandémie de COVID-19.
Nous croyons que le régime d'assurance-médicaments devrait suivre les mêmes principes qui constituent le fondement de notre système de santé publique: universalité, exhaustivité, accessibilité, transférabilité et administration publique. Ces principes forment l'essence même de notre motion d'opposition d'aujourd'hui et de ce que nous sommes en tant que néo-démocrates. Je crois qu'ils sont également au centre des valeurs de nombreux Canadiens. Voilà pourquoi j'espère que la Chambre jugera bon d'appuyer cette motion essentielle.
Nous avons actuellement un gouvernement libéral qui, bien que minoritaire, a trop souvent su utiliser les bons mots pour parler des priorités des Canadiens. Nous avons entendu les libéraux parler de leur engagement envers la classe moyenne. Nous les avons entendus parler de réconciliation. Nous les avons entendus parler de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Toutefois, leurs gestes ne correspondent pas à leurs paroles.
En fait, très souvent, les libéraux affichent une sorte de façade vertueuse comme celle de la soi-disant réconciliation: ils tiennent des propos qui semblent rassurants pour tout le monde quant au travail à accomplir, mais nous les voyons faire exactement l'inverse.
En ce qui a trait à l'assurance-médicaments, ils parlent sans cesse de leur « engagement à l'égard du régime d'assurance-médicaments ». Ils nous l'ont répété à maintes reprises au cours de la dernière législature, alors qu'ils formaient un gouvernement majoritaire. Ils en parlaient aussi à l'époque où ils formaient d'autres gouvernements minoritaires, antérieurement. Nous ne voyons toujours poindre aucun régime universel national d'assurance-médicaments, alors que nous en aurions cruellement besoin.
Nous avons aussi vu les libéraux prendre des mesures concrètes qui profitent non pas aux Canadiens, mais en réalité aux plus riches d'entre nous, plus particulièrement aux grandes sociétés, y compris certainement aux grandes sociétés pharmaceutiques.
Dans un rapport publié en 2018, le Centre canadien de politiques alternatives ou CCPA, indique qu'une crise sévit dans le secteur pharmaceutique, mais ce n'est pas la rentabilité des entreprises qui est menacée.
En décembre 2015, selon la revue Forbes, les marges bénéficiaires nettes des grandes sociétés pharmaceutiques étaient de 25,5 %, celles des sociétés de biotechnologie, de 24,6 % et celles des fabricants de médicaments génériques, de 30 %. Par comparaison, les marges des compagnies de tabac, des fournisseurs de logiciels et de services Internet, des sociétés de technologies de l'information et des grandes banques étaient respectivement de 27,2 %, de 25 %, de 23 % et de 22,9 %.
Le rapport du CCPA dit encore ceci: « [...] la crise dans le secteur pharmaceutique est causée par l'augmentation en flèche du prix de certains médicaments surtout aux États-Unis, mais pas exclusivement là-bas [car c'est bel et bien une réalité également au Canada], ainsi que par le nombre peu élevé de nouveaux produits qui sont nettement plus efficaces que les médicaments existants. Ces problèmes sont d'autant plus difficiles à tolérer que les profits de l'industrie sont faramineux. »
Nous savons qu'entre 2006 et 2015, les 18 entreprises pharmaceutiques comprises dans l'indice S&P 500 ont dépensé 465 milliards de dollars en recherche et développement, 261 milliards de dollars en rachats d'actions et 255 milliards de dollars en paiements de dividendes. Ces sociétés s'enrichissent sur le dos des gens ordinaires de nos collectivités. Nous savons que les grandes entreprises pharmaceutiques se sont mobilisées pour contrer les régimes d'assurance-médicaments proposés.
Je veux attirer l'attention de la Chambre sur le travail de PressProgress, qui a publié ceci le 10 mars:
Le secteur pharmaceutique et le secteur des assurances préparent discrètement une campagne pour s'opposer à une coalition de 150 organisations canadiennes qui poussent le gouvernement fédéral à suivre les recommandations de son propre groupe d'experts et à instaurer un système universel d'assurance-médicaments à payeur unique.
La Chambre de commerce du Canada a lancé un « plan d'action » au nom des « acteurs du monde des affaires à travers le pays », à savoir les « fournisseurs de prestations » et les « entreprises pharmaceutiques ».
La Chambre de commerce a l'audace d'appeler cela un « mouvement populaire ». Elle affirme vouloir « défendre le modèle privilégié d'assurance-médicaments auprès de dirigeants fédéraux, provinciaux/territoriaux et municipaux » et « se concentrer sur les principaux décideurs politiques à Ottawa. »
Ce message est troublant. Les Canadiens n'envoient pas les députés à la Chambre des communes pour prendre des décisions qui profiteront aux sociétés les plus grosses et les plus riches du pays.
Nous représentons tous des personnes qui sont dans une situation difficile parce qu'elles n'ont pas les moyens de se procurer des médicaments d'importance vitale. Nous représentons tous des familles qui doivent faire passer l'achat d'aliments et le paiement du loyer avant l'achat des médicaments dont elles ont besoin. Nous connaissons tous des gens qui ont ignoré leurs problèmes de santé, qui se sont passés des médicaments dont ils avaient besoin et qui, dans bien des cas, ont vu leurs problèmes de santé s'aggraver considérablement.
Je pense aux nombreux aînés de ma circonscription qui sont dans une situation difficile parce qu'ils n'ont pas les moyens de se procurer les médicaments dont ils ont besoin. Cependant, je pense aussi de plus en plus aux jeunes de ma circonscription qui travaillent dans un milieu qui, il y a quelques années, offrait un excellent régime d'assurance-médicaments. Dans certains cas, les emplois en question n'existent plus, où alors ce sont les régimes d'assurance-médicaments qui ont disparu. Étant donné que les jeunes sont de plus en plus nombreux à occuper un emploi précaire qui ne leur permet pas d'obtenir la protection dont ils ont besoin, la nécessité de mettre en place un régime national universel d'assurance-médicaments n'a rien de théorique. C'est un besoin on ne peut plus concret et urgent pour de nombreuses personnes.
Ces jours-ci, nous devons prendre des mesures pour faire face à la pandémie de COVID-19, et c'est particulièrement le cas dans les communautés vulnérables comme celles des Premières Nations que je représente. Cependant, nous ne devons pas oublier qu'il est essentiel de fournir un appui aux Canadiens jour après jour, un appui suffisant afin qu'ils soient mieux préparés lorsque la menace d'une pandémie se présente. Je pense à toutes ces personnes qui vivent aujourd'hui avec des maladies chroniques. Elles sont particulièrement préoccupées par la COVID-19. Je pense aux gens qui peinent à joindre les deux bouts, que ce soit pour acheter des médicaments ou d'autres biens essentiels. Ils ne savent pas exactement quelles pourraient être les conséquences financière d'une pandémie pour eux. Aidons-les à affronter ce genre de situation.
En tant que parlementaires, représentants et personnes qui ont le pouvoir d'améliorer le sort des Canadiens, donnons notre appui à une motion qui pousse le gouvernement à mettre en œuvre un régime universel d'assurance-médicaments, qui pousse le Canada à faire mieux en ce qui concerne le système de santé. Nous sommes fiers de ce système, mais il aura besoin d'un appui beaucoup plus grand dans l'avenir. Soyons du bon côté de l'histoire. Appuyons cette motion de l'opposition et faisons du régime national d'assurance-médicaments universel une réalité dans le Canada d'aujourd'hui.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-03-12 15:59 [p.2032]
Monsieur le Président, depuis que le premier ministre, le Cabinet et le caucus ministériel se sont réunis pour la première fois, il y a cinq ans, pour discuter des enjeux importants pour les Canadiens, on nous a souvent rappelé de communiquer les préoccupations des gens de nos circonscriptions respectives au caucus. L'assurance-médicaments est un des enjeux qui arrivent en tête de liste pour bon nombre de mes collègues libéraux. J'ai fait de nombreuses choses pour tenter de garder cet enjeu à l'avant-plan. Je l'ai fait pour la circonscription que je représente. Je sais à quel point les gens de ma région veulent que ce dossier avance.
Au cours des 5 dernières années, le dossier de l'assurance-médicaments a plus progressé qu'au cours des 20 années précédentes. À l'exception d'une ou deux, les provinces n'ont pas bougé. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a un mouvement vers la concrétisation de cette idée.
La députée ne croit-elle pas qu'il faut continuer de travailler avec les provinces si nous voulons mettre en œuvre le meilleur régime d'assurance-médicaments possible et qu'Ottawa ne peut pas — et ne devrait pas — tenter de le faire seul, du moins, pas avant d'avoir...
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Monsieur le Président, nous avons eu de nombreuses conversations sur l'importance d'instaurer un régime d'assurance-médicaments. Il est maintenant temps d'agir.
Nous avons actuellement la possibilité d'appuyer une motion de l'opposition qui demande au gouvernement de donner suite à son propre rapport, le rapport Hoskins, et d'assurer la mise en oeuvre d'un régime national et universel d'assurance-médicaments. Le temps des discussions est terminé; il est terminé depuis longtemps. Les besoins des Canadiens ne cessent de croître, compte tenu de la composition démographique de notre pays et du fait que, comme je l'ai signalé, de plus en plus de gens, surtout des jeunes, n'ont pas d'assurance-médicaments à leur travail. Nous savons que de nombreuses personnes se trouvent dans une situation de plus en plus précaire.
Nous avons une occasion unique de faire preuve de leadership dans ce dossier. Nous pouvons soutenir l'élargissement de la couverture des soins de santé au Canada et aider ainsi nos concitoyens. Saisissons cette occasion unique. Ne gaspillons plus de temps. Appuyons la motion de l'opposition. C'est ce que j'implore les libéraux de faire aujourd'hui.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Monsieur le Président, nous sommes ici pour faire preuve de leadership pour les Canadiens, et non pour les différentes administrations. Nous sommes ici pour faire preuve de leadership pour nos concitoyens. À mon avis, nous pouvons tous convenir que bon nombre de nos concitoyens en arrachent parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas payer leurs médicaments. C'est ce que nous pouvons faire pour leur venir en aide.
Je suis persuadée que bien des arguments présentés aujourd'hui ressemblent à l'opposition à laquelle Tommy Douglas et ses collègues ont dû faire face dans le dossier de l'assurance-maladie. À l'époque, ils ont défendu les intérêts des Canadiens malgré une grande opposition, qui, bien souvent, provenait de groupes d'intérêts qui souhaitaient faire des profits au détriment des personnes malades.
Tirons des leçons de cette époque, ayons le courage de nos convictions et concrétisons pleinement l'idée d'une assurance-maladie pour tous en instaurant un régime universel et national d'assurance-médicaments et en défendant réellement nos concitoyens, les gens qui nous ont envoyés ici et qui nous font part des expériences déchirantes qu'ils vivent.
Cette possibilité nous est offerte à cet instant même. Rangeons-nous du bon côté de l'histoire.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-03-12 17:03 [p.2041]
Monsieur le Président, dans toutes les régions du pays, l'appui à la mise en place d'un régime d'assurance-médicaments sous une forme ou une autre est très fort. Il s'agit d'un enjeu qui arrive en tête de lice dans la sphère publique depuis quatre ou cinq ans. Lorsque j'y reviendrai un peu plus tard, j'espère avoir l'occasion d'expliquer pourquoi cette question a obtenu autant d'attention depuis quatre ou cinq ans.
Le député ne croit-il pas qu'il faut négocier avec les provinces si nous voulons maximiser les retombées positives d'un régime national d'assurance-médicaments pour tous les Canadiens?
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