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Lib. (NS)
Madame la présidente, le saumon quinnat est en sérieux déclin. Nous prenons actuellement des mesures pour protéger les stocks. Ces mesures constituent un élément crucial de notre plan d'action. Les enjeux entourant la gestion des pêches suscitent toujours de vives réactions quand les gens sont touchés. Cependant, nous savons que ces restrictions s'imposent, tout comme la restauration de l'habitat et la lutte contre le changement climatique. Tous ces facteurs ont une incidence sur les stocks. Nous allons tout mettre en œuvre pour protéger le saumon quinnat.
Madam Chair, the chinook salmon are in serious decline. We are taking measures to make sure that we are going to protect the stocks. It is a critically important piece of the work that we are doing. Fisheries management issues are something that are always difficult when people are impacted, but it is something that we know we have to do, along with habitat restoration and addressing climate change. All of these things are impacting the stocks. We are going to make sure we do everything we can to protect the chinook salmon.
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PCC (NS)
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2020-05-26 14:20 [p.2437]
Monsieur le Président, cette semaine, c'est la première fois que je reviens à la Chambre des communes depuis mars, et je suis content de voir que nous sommes tous en bonne santé et que nous nous dirigeons tranquillement vers une nouvelle normalité.
Depuis plusieurs semaines, toute la population canadienne vit une période difficile en raison de la COVID-19. Malheureusement, beaucoup de personnes ont perdu la vie.
En plus de la crise de santé publique qui sévit partout dans le monde, ma province, la Nouvelle-Écosse, a été frappée par d'autres terribles tragédies. Le 22 avril, 22 victimes innocentes ont perdu la vie dans le pire massacre que le Canada ait jamais connu. Le 30 avril, nous avons perdu six soldats affectés au NCSM Fredericton lorsque leur hélicoptère s'est écrasé au large de la Grèce. Deux d'entre eux étaient néo-écossais. Le dimanche 17 mai, nous avons perdu la capitaine Jennifer Casey dans l'écrasement de l'un des appareils des Snowbirds, en Colombie-Britannique.
Puisque la crise actuelle nous empêche de nous rassembler, il est très difficile pour toutes les familles des victimes de surmonter seules ces moments tragiques. Je tiens à remercier tous mes collègues, les citoyens de Nova-Ouest et l'ensemble des Canadiens d'avoir communiqué leurs messages d'appui à leurs parents et à leurs amis de la Nouvelle-Écosse en cette période difficile.
Ma famille, mon personnel et moi-même tenons à offrir nos plus sincères condoléances à toutes les familles, aux proches et aux amis des personnes décédées. Nos pensées et nos prières les accompagnent. La Nouvelle-Écosse demeurera forte.
Mr. Speaker, this week is the first time that I have returned to the House of Commons since March, and I am pleased to see that we are all healthy and slowly returning to a new normal.
For the past several weeks, the entire Canadian population has been going through a difficult time due to COVID-19. Unfortunately, many people have lost their lives.
In addition to the health crisis hitting the world, at home in Nova Scotia we have faced other terrible tragedies. On April 22, 22 innocent victims lost their lives in the worst slaughter that Canada has ever known. On April 30, we lost six soldiers attached to HMCS Fredericton during a crash of their helicopter off the coast of Greece. Two of them were Nova Scotians. On Sunday, May 17, we lost Captain Jennifer Casey in the Snowbird crash in B.C.
Since the current crisis prevents us from coming together, it is very difficult for all the families of the victims to overcome these tragic moments on their own. I want to thank all my colleagues, my constituents of West Nova and all Canadians for reaching out to friends and family in Nova Scotia with their messages of support during this difficult time.
My family, my staff and I want to offer our deepest condolences to all the families, loved ones and friends of those who have been lost. Our thoughts and prayers are with them. Nova Scotia will remain strong.
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PCC (NS)
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2020-05-26 15:05 [p.2446]
Monsieur le Président, nous savons bien que l'enquête sur le massacre commis en Nouvelle-Écosse est complexe compte tenu du nombre de vies perdues et des diverses scènes de crime. La seule information que les familles et le public arrivent à obtenir provient des médias et est tirée de documents de la GRC très caviardés qui donnent l'impression qu'on veut cacher certaines choses. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a même fini par déclarer que c'est au premier ministre et au gouvernement qu'il incombait d'exiger une enquête indépendante.
Le tueur est mort. Les familles ont droit à des réponses. Le ministre de la Sécurité publique va-t-il demander à ses partenaires de renoncer au secret et de communiquer l'information dès qu'elle est disponible?
Mr. Speaker, we understand that the Nova Scotia massacre investigation is complex due to the number of lives lost and of course the crime scenes that it has. The only information the families and the public are getting are through the media from heavily-redacted RCMP documents and it looks like they are hiding something, leading to the Premier of Nova Scotia saying that it was up to the Prime Minister and the government to call for an independent inquiry.
The gunman is dead. The families deserve answers. Will the minister of public safety ask his partners to break from the secrecy and provide information as it becomes available?
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PCC (NS)
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2020-05-26 15:34 [p.2450]
Monsieur le Président, je m'attendais à ce que cette motion de clôture arrive plus tôt ce matin, mais nous y voilà. Ma question porte sur les conventions et les précédents à la Chambre. On dirait que, dès que nous procédons d'une certaine façon, cela devient une règle à la Chambre, ce qui veut dire que nous pouvons continuer de procéder ainsi dans l'avenir.
Lorsque septembre arrivera et que nous retournerons à une certaine normalité, peu importe la forme qu'elle prendra, allons-nous continuer de procéder de la même façon, parce que cela fera partie des conventions? Comme nous le savons tous, et comme on nous l'a indiqué, d'un point de vue politique, il n'y a pas de votes pour nous à Ottawa. Nous devrions rester dans nos circonscriptions et rencontrer les gens que nous représentons.
Nous devrions pouvoir revenir ici. Cette façon de faire va-t-elle se poursuivre en septembre?
Mr. Speaker, I expected this closure to happen earlier this morning, but here we are today. My question has to do with convention and precedents of the House. It seems that once we do something it becomes a rule of the House, which means that in the future we can go forward and continue to do it.
When September rolls around, when things get back to whatever the normal is going to be, is this going to be continued because it has now become a convention? We all know, and have been told that from a political standpoint, there are no votes for us in Ottawa. We should stay in our constituencies and meet with our folks.
We should be able to come back here. Will this be continued in September?
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PCC (NS)
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2020-05-25 14:57 [p.2357]
Monsieur le Président, le rôle du vérificateur général est très important pour les Canadiens et les Canadiennes. Il fournit des renseignements fondés sur des faits et des conseils d'experts relativement aux programmes et aux activités du gouvernement. Jamais un vérificateur général n'a déclaré que son budget était insuffisant du fait que sa charge de travail a augmenté pour donner suite aux vérifications additionnelles dans l'examen des dépenses hors de contrôle du gouvernement libéral.
Quand le ministre va-t-il financer entièrement le budget du vérificateur général?
Mr. Speaker, the role of the Auditor General is very important to Canadians. An auditor general provides information based on facts and expert advice on government programs and activities. Never before has an auditor general said that his or her budget was insufficient because of the increased workload caused by the additional audits required to review the Liberal government's out-of-control spending.
When will the minister fully fund the Auditor General's budget?
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PCC (NS)
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2020-05-25 14:58 [p.2357]
Monsieur le Président, en toute franchise, la réponse du ministre veut dire que le gouvernement va examiner la question, mais qu'il ne va pas nécessairement prendre les mesures qui s'imposent.
À ce jour, jamais sous aucun premier ministre un vérificateur général n'a été obligé de réduire le nombre de vérifications. Le gouvernement devrait avoir honte. Nous savons que les libéraux n'apprécient pas particulièrement les vérificateurs généraux. Qui pourrait oublier que Sheila Fraser a dénoncé le scandale libéral des commandites?
De toute évidence, le travail du vérificateur général est essentiel au fonctionnement de notre démocratie. Quand le gouvernement accordera-t-il au Bureau du vérificateur général les fonds dont il a besoin pour vérifier les dépenses des libéraux?
Mr. Speaker, quite honestly, the answer says, “We are going to look at it, but we are not necessarily going to do it.”
No auditor general has ever had to cut audits under any prime minister until now. The government should be ashamed of that. We know that Liberals are not fans of auditors general. Who could forget when Sheila Fraser blew the whistle on the Liberal sponsorship scandal?
It is clear that the work of the Auditor General is critical to the functioning of our democracy. When will the government give the Office of the Auditor General the money it needs to audit Liberal spending?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet de la motion du député de Vancouver Kingsway. Je le félicite pour son discours et je le remercie de son travail au comité de la santé.
Le gouvernement est résolu à mettre en place un régime national et universel d'assurance-médicaments qui permettra à tous les Canadiens d'avoir accès aux médicaments sur ordonnance dont ils ont besoin. Tel est notre objectif, comme nous l'avons clairement indiqué dans le 43e discours du Trône. Nous travaillons à la réalisation de cet objectif depuis un certain temps, et nous sommes plus près que jamais de l'atteindre, mais il importe de maintenir une approche mesurée et réfléchie en ce qui concerne la mise en place du régime. Il faut bien faire les choses.
Ce matin, j'expliquerai les mesures que prend le gouvernement pour rendre les médicaments sur ordonnance plus accessibles et abordables pour les Canadiens. J'expliquerai aussi pourquoi ces mesures sont essentielles pour la mise en place d'un régime national d'assurance-médicaments.
Les Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre faire l'épicerie et payer leurs médicaments, mais, pour beaucoup de gens, acheter des médicaments sur ordonnance constitue un lourd fardeau financier, tandis que, pour d'autres, c'est tout à fait hors de portée. Des sondages révèlent que plus de sept millions de Canadiens sont soit non assurés, soit sous-assurés.
Cela signifie que bon nombre de ces Canadiens n'ont pas les moyens d'acheter les médicaments qui leur sont prescrits et dont ils ont besoin. Ils s'en passent, tout simplement. Si leur santé dépend absolument de ces médicaments, il est alors possible qu'ils coupent dans d'autres besoins fondamentaux, comme se nourrir ou se chauffer, afin de pouvoir payer leurs médicaments. Nous ne pouvons plus nous permettre de rester les bras croisés. Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre.
C'est pourquoi nous avons demandé au Dr Eric Hoskins et à un groupe d'éminents Canadiens de fournir au gouvernement un plan de régime national d'assurance-médicaments. Après avoir écouté les commentaires de milliers de Canadiens, le conseil consultatif est parvenu au consensus suivant: tous les Canadiens devraient avoir accès à des médicaments sur ordonnance en fonction de leurs besoins, au lieu de leur capacité à payer ces médicaments.
Le gouvernement est du même avis. Comme un régime national d'assurance-médicaments est en vue, il est impératif de se pencher sur l'abordabilité des médicaments.
Comment? La première étape consiste à mettre à jour certains éléments de notre régime de réglementation afin de les rendre conformes à ce qui existe ailleurs dans le monde.
J'aimerais d'abord parler de l'évolution de l'utilisation des produits pharmaceutiques au Canada et des coûts de plus en plus élevés qui y sont associés. Ces coûts ont des répercussions sur tout le monde.
Les produits pharmaceutiques sont importants pour la santé des Canadiens et constituent un élément essentiel du système de santé du Canada. Les médicaments contribuent à guérir ou à gérer des maladies jadis invalidantes ou mortelles, permettant ainsi aux Canadiens de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Grâce à la vaccination, il est maintenant possible de prévenir des maladies qui étaient mortelles il y a 100 ans, comme le tétanos, la diphtérie, la polio et bien d'autres. Il fut un temps où un diagnostic de VIH constituait un arrêt de mort. De nouveaux médicaments offrent des traitements innovateurs pour des maladies telles que l'arthrite, l'hépatite C et de nombreux types de cancer.
Toutes ces innovations ont un coût. C'est en partie pourquoi les Canadiens paient des prix plus élevés qu'ils ne le devraient pour leurs médicaments sur ordonnance. Le Canada se classe au troisième rang — derrière les États-Unis et la Suisse — des pays où le prix des médicaments brevetés est le plus élevé. Les prix au Canada sont, en moyenne, près de 25 % plus élevés que les prix médians dans les autres pays de l'OCDE pour les mêmes médicaments brevetés. C'est pourquoi les régimes d'assurance-médicaments privés et publics de la majorité des Canadiens deviennent rapidement de moins en moins viables.
Voici un exemple. Le diabète, qui touche environ 3,4 millions de Canadiens, est l'une des principales causes de décès au pays. Le Canada consacre près de 600 millions de dollars chaque année aux nouveaux médicaments oraux contre cette maladie. À eux seuls, les deux médicaments antidiabétiques oraux les plus vendus coûtent près de 1 000 $ par patient par année aux régimes publics d'assurance-médicaments. C'est deux fois plus qu'en France. Imaginons tout ce que nous pourrions économiser si le Canada payait ces médicaments au même prix que la France. C'est beaucoup d'argent, de l'argent qui pourrait servir à payer des médicaments aux gens qui ont une couverture d'assurance limitée ou qui n'en ont carrément pas.
Il en va de même pour le médicament servant à traiter l'ostéomalacie, une maladie rare qui ramollit les os. Grâce à lui, cette maladie autrefois mortelle peut désormais être soignée. Le problème, c'est qu'il figure parmi les médicaments les plus coûteux du pays — au-delà de 1 million de dollars par année par patient, selon la dose requise. Je n'ai pas besoin de préciser qu'à ce prix, de nombreux Canadiens ont hélas dû faire des choix difficiles et retarder le début de leur traitement.
Si le Canada payait ses médicaments moins cher, il y aurait plus d'argent de disponible, et les régimes d'assurance-médicaments pourraient offrir une meilleure couverture et, surtout, protéger ceux qui n'ont aucune assurance.
Même si on fait abstraction des maladies rares, le coût des médicaments ne cesse d'augmenter. Il s'agit en fait du deuxième poste budgétaire en importance dans le domaine de la santé, et les médicaments spécialisés, comme les médicaments biologiques, représentent une part sans cesse grandissante du coût total. Les choses ne pourront pas continuer longtemps à ce rythme, car les Canadiens en ressentent les contrecoups au quotidien.
La tendance étant encore aux médicaments de spécialité toujours plus onéreux, nous ne pouvons pas continuer à payer nos médicaments plus chers que la moyenne. Que pouvons-nous faire? Ne pas dépenser plus, tout simplement. Nous dépensons déjà davantage par habitant pour les produits pharmaceutiques que la quasi-totalité des autres pays. Nous avons besoin d'une solution afin que le prix des médicaments au Canada soit équitable pour tous et abordable à long terme.
Le problème tient en bonne partie au fait que la réglementation canadienne sur le prix des médicaments brevetés est désuète. Le dernier règlement datait des années 1980. On compte plus d'une centaine de régimes publics d'assurance-médicaments et des milliers de régimes privés au pays, ce qui veut dire que la couverture globale est assurée par une multitude de payeurs.
Il était plus que temps de modifier ce règlement afin de l'adapter aux réalités du XXIe siècle. Le Canada avait besoin d'une approche modernisée à l'égard de la réglementation du prix des médicaments brevetés, qui offrirait une durabilité à long terme et qui protégerait les Canadiens des prix excessifs. Voilà pourquoi, l'été dernier, le gouvernement a modernisé le Règlement sur les médicaments brevetés pour fournir au Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés les outils et les renseignements dont il a besoin pour protéger les Canadiens contre les prix excessifs des médicaments brevetés.
Je veux qu'on se rappelle que le coût des médicaments au Canada est le troisième en importance dans le monde. Aux fins de comparaison, nous payons deux fois le prix que paie la France.
Nous allons maintenant établir des prix de référence par rapport aux pays comparables au Canada économiquement et du point de vue de la protection des consommateurs. Auparavant, nous établissions les plafonds des prix de médicaments brevetés au Canada en comparant nos prix avec ceux de sept pays prédéterminés: la France, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis. Nous avons mis à jour la liste des pays en y supprimant les États-Unis et la Suisse et en y ajoutant l'Australie, la Belgique, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège et l'Espagne, pour un total de 11 pays auxquels nous pouvons nous comparer.
Nous voulions alors que le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés puisse examiner les prix réels payés au Canada, et non seulement les prix au détail divulgués par les sociétés pharmaceutiques. Au moment de la création du Conseil, les prix des médicaments mis sur le marché correspondaient aux prix du détail. Au fil du temps, grâce aux importants rabais et ristournes confidentiels négociés par les tiers payeurs, les prix réels payés sur le marché sont devenus nettement inférieurs aux prix du détail. À défaut d'avoir accès à ces renseignements, le Conseil a dû réglementer le plafond des prix intérieurs en se basant sur des prix au détail gonflés.
Grâce à la modernisation de la réglementation, les titulaires de brevet seront tenus de communiquer tout renseignement sur les prix canadiens nets de tous les ajustements, tels que les rabais et les ristournes, de sorte que le Conseil soit informé des prix réels sur le marché canadien.
Enfin, nous avons tenu à prendre en considération la valeur de chaque médicament, de même que son abordabilité générale. La plupart des autres pays qui bénéficient d'un programme d'assurance-médicaments le font déjà. Lorsque nous fixons un prix, nous devons tenir compte de trois éléments. D'abord, le rapport qualité-prix: le médicament offre-t-il un bienfait thérapeutique justifiant son coût? Ensuite, la taille du marché: combien de personnes bénéficieront du médicament? Finalement, il faut également tenir compte du PIB du Canada et du PIB par habitant. Autrement dit, pouvons-nous nous permettre de payer le médicament?
Grâce à ces modifications, le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés disposera des outils nécessaires pour protéger les Canadiens contre les prix excessifs des médicaments, et les politiques et les pratiques du Canada s'harmoniseront à celles de la majorité des pays développés. Ce sont là des mesures décisives pour rendre les médicaments d'ordonnance plus abordables et accessibles. L'ensemble de ces modifications réglementaires devrait permettre d'économiser 13 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années. Il s'agit d'économies considérables pour les Canadiens.
Étant donné ces économies, les régimes d'assurance-médicaments publics et privés seront plus à même d'améliorer les prestations pour leurs membres ou d'inclure d'autres thérapies qui ne sont pas couvertes à l'heure actuelle. Tous les Canadiens, avec ou sans régime d'assurance-médicaments, profiteront d'une réduction des prix des médicaments d'ordonnance.
La modernisation de la réglementation des prix complémente le travail que mène actuellement Santé Canada en vue de rationaliser le processus d'examen réglementaire des médicaments pour accélérer l'entrée des médicaments prioritaires sur le marché. Elle appuie le travail qu'effectue l'Alliance pancanadienne pharmaceutique pour renégocier à la baisse le prix de médicaments d'ordonnance. En tant que membre de l'Alliance, le gouvernement du Canada est en mesure de joindre son pouvoir d'achat à celui des régimes publics des provinces et des territoires.
On estime que l'Alliance fait économiser chaque année plus de 2 milliards de dollars aux régimes publics d'assurance-médicaments. Des négociations fructueuses permettent de rendre plus abordables les prix des médicaments sur ordonnance couverts par ces régimes publics et de réduire les prix des médicaments génériques pour tout le monde.
Avant de pouvoir mettre en oeuvre un régime national d'assurance-médicaments au Canada, nous devons remédier à la hausse des coûts des médicaments au pays en prenant les mesures que j'ai décrites. Cela permettra d'accroître la viabilité d'un régime national d'assurance-médicaments. La mise en place d'un tel régime pourrait également nous aider à contrôler les prix des médicaments.
Je suis convaincu que le gouvernement est sur la bonne voie. Nous explorons maintenant des options pour la mise en oeuvre d'un régime national d'assurance-médicaments, et nous faisons des investissements considérables.
Dans le budget de 2019, le gouvernement a prévu 1 milliard de dollars sur deux ans, à compter de 2022, et jusqu’à 500 millions de dollars par année par la suite, afin d’aider les Canadiens atteints d’une maladie rare à accéder aux médicaments dont ils ont besoin. C'est un investissement crucial qui doit être fait.
Dans ce même budget, le gouvernement propose de verser 35 millions de dollars sur quatre ans pour appuyer la création de l'Agence canadienne des médicaments, une étape importante dans la mise en place d'un tel régime. Nous nous sommes engagés à collaborer avec les provinces, les territoires et les intervenants pour créer l'Agence canadienne des médicaments. Cette dernière pourrait se servir de son pouvoir de négociation pour obtenir de meilleurs prix de médicaments sur ordonnance au nom de tous les Canadiens. La négociation de meilleurs prix pourrait permettre de réduire de 3 milliards de dollars le coût des médicaments sur ordonnance, pour les Canadiens, à long terme.
Je suis heureux de pouvoir discuter d'une partie des efforts importants que nous déployons pour préparer la mise en oeuvre d'un régime national d'assurance-médicaments, notamment en nous occupant du problème de l'abordabilité des médicaments sur ordonnance, ce qui est une composante essentielle de cette démarche. Pour ce faire, nous avons aligné notre approche en matière de réglementation des prix des produits pharmaceutiques sur ce qui se fait dans le reste du monde. Les mesures que nous avons prises pour améliorer le système contribueront à réduire le prix des médicaments sur ordonnance.
Je tiens à remercier le député de Vancouver Kingsway de sa motion. Je suis heureux de dire que nous avançons résolument. Chacune des mesures que j’ai décrites aujourd’hui aide à préparer le terrain pour un programme d’assurance-médicaments efficace.
De la baisse du prix des médicaments délivrés sur ordonnance à l’amélioration de la gestion de ces médicaments dans notre système de santé, nous prenons le temps nécessaire pour bien faire les choses, en gardant à l’esprit que les provinces et les territoires auront un rôle clé à jouer dans la forme que prendra l’assurance-médicaments.
Les produits pharmaceutiques occupent une place importante dans le système de santé canadien. C’est pourquoi les ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux ont fait de l’abordabilité, de l’accessibilité et du bon usage des médicaments sur ordonnance une responsabilité commune.
La mise à jour que nous avons faite de la réglementation des médicaments brevetés, combinée à la Loi sur les brevets, donnera au Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés les outils nécessaires pour protéger les consommateurs canadiens de prix excessifs en ce qui concerne ces médicaments.
Toutes ces mesures sont des étapes importantes de notre préparation à la mise en œuvre d’un programme national d’assurance-médicaments. Il est crucial que le gouvernement travaille en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, car ils jouent un rôle clé dans la création d’une agence des médicaments et de la stratégie nationale en ce qui a trait aux médicaments onéreux utilisés dans le traitement des maladies rares. Ensemble, nous progressons vers un système plus efficace.
Il est évident, à voir ces initiatives et d’autres dont j’ai parlé aujourd’hui, que nous donnons suite aux recommandations du rapport Hoskins. J’appuie avec plaisir la motion à l’étude et j’invite les députés à en faire autant.
Nous devons continuer de collaborer avec les provinces et les territoires. Le gouvernement se réjouit de poursuivre ces pourparlers, tout en franchissant le pas qui permettra de mettre en œuvre un régime national d'assurance-médicaments universel.
Mr. Speaker, I am certainly pleased to stand today to address the motion from the hon. member for Vancouver Kingsway. I congratulate him on his speech and I thank him for his work on the health committee.
The government is committed to implementing a national universal pharmacare program that ensures that all Canadians have access to the prescription drugs that they need. This is our goal, as clearly stated in the 43rd Speech from the Throne. It is a goal that we have been working towards for some time. While we are now closer than ever, it is important that we continue our measured, considered approach to implementation. We need to get this right.
This morning I will explain the steps the government is taking to make prescription drugs more accessible and affordable for Canadians. I will also explain why these actions are key to the implementation of a national pharmacare program.
Canadians should not have to choose between buying groceries and paying for medication, but for many people, paying for prescription drugs is a heavy burden and for others it is completely out of reach. Surveys show that more than seven million Canadians are either entirely uninsured or under-insured.
This means that many of these Canadians cannot afford to fill their prescriptions. They simply do without the medication they need. If their health absolutely depends on taking these drugs, they may forgo necessities, such as food and heat, so that they can pay for their prescriptions. We can no longer afford to do nothing. We cannot afford to wait.
That is why we asked Dr. Eric Hoskins and a panel of eminent Canadians to provide the government with a blueprint for a national pharmacare program. After hearing from many thousands of Canadians, the council found a consensus of opinion that everyone in Canada should have access to prescription drugs based on their need and not on their ability to pay.
The government shares this view. With national pharmacare on the horizon, addressing the affordability of drugs is imperative.
How do we do that? The first step is to update specific parts of our regulatory regime and bring them into line with the rest of the world.
Let me begin with a few words about the evolving use of pharmaceuticals in Canada and the associated increasing costs, costs that impact everyone.
Pharmaceuticals are important to the health of Canadians and a vital part of Canada's health care system. Drugs help cure or manage previously debilitating or fatal diseases, allowing Canadians to live longer and healthier lives. Diseases that were deadly 100 years ago, such as tetanus, diphtheria, polio and many others, can now be prevented by vaccination. An HIV diagnosis was a death sentence at one time. New drugs offer innovative treatments for diseases like arthritis, hepatitis C and many types of cancer.
All this innovation comes at a cost. It is part of the reason that Canadians are paying higher prices for prescription drugs than they should. Patented drug prices in Canada are the third-highest in the world, behind only the United States and Switzerland. Canadian prices are, on average, almost 25% more than the OECD median for the same patented drugs. As a result, the private and public drug plans that cover the majority of Canadians are rapidly becoming unsustainable.
Let me give an example. Diabetes affects an estimated 3.4 million Canadians and is one of the leading causes of death in Canada. Canada spends nearly $600 million annually on new oral anti-diabetic drugs. The two top-selling oral anti-diabetic drugs cost Canadian public drug plans close to $1,000 per year per patient, twice as much as in France. Imagine the savings if Canada paid France's prices for these drugs. That is a lot of money. It is money that could be used to cover the cost of drugs for people with limited or no insurance coverage.
A second example is a drug used to treat a rare soft-bone disease. This disease used to be almost always fatal, but this drug changed the prognosis. However, it is one of the most expensive drugs in Canada, costing more than $1 million per year per patient, depending on the required dosage. Unfortunately, this high price resulted in difficult decisions and delayed access to the drug for many Canadians.
If Canada paid lower prices for all drugs, there would be more money available in drug plans to provide better coverage or to provide coverage to those without insurance.
Even outside the area of rare diseases, pharmaceutical costs keep going up. Drugs are now the second-largest category of spending in health care, and biologics and other specialty drugs account for an increasing share of these total drug costs. This rate of growth in drug costs is unsustainable, and it is hurting Canadians every single day.
As a trend toward higher-cost specialty drugs continues, we cannot continue to pay higher-than-average prices for drugs. What could we do? The answer is not to spend more. We already spend more per capita on pharmaceuticals than nearly every country in the world. We need a solution to bring fair prices and sustainable drug costs for Canada.
Part of the problem was that Canada's approach to patented drug price regulations was outdated. Our previous pricing regulations were established in the 1980s. We have more than 100 different public drug plans and thousands of private drug plans, which means that drug coverage is provided by a patchwork of payers.
It was well past time to bring these regulations into the 21st century. Canada needed a modernized approach to regulating patented drug prices, one that would provide long-term sustainability and protect Canadians from excessive prices. That is why last summer the government modernized the patented medicines regulations to provide the Patented Medicine Prices Review Board, or PMPRB, with the tools and information it needs to protect Canadians from excessive prices for patented medicines.
I want everyone to remember that Canada pays the third-highest costs in the world. As a comparison, we pay double what France pays on some drugs.
We will now benchmark prices against countries that are similar to Canada economically and similar from a consumer protection standpoint. Previously, the price ceilings for patented drugs in Canada were set by comparing our prices against prices in seven predetermined countries: France, Germany, Italy, Switzerland, Sweden, the United Kingdom and the United States. The list of countries has now been updated by removing the United States and Switzerland and adding Australia, Belgium, Japan, the Netherlands, Norway and Spain, for a total of 11 countries as comparables.
We then wanted the PMPRB to see the actual prices being paid in Canada, not just the list prices being published by pharmaceutical companies. When the PMPRB was created, the market prices of drugs matched the list prices. Over time, as a result of the significant confidential discounts and rebates negotiated by third party payers, actual prices paid in the market became significantly lower than list prices. Without access to this information, the PMPRB was left to regulate domestic price ceilings based on inflated list prices.
With the modernized regulations, patentees will be required to report Canadian price information as the net of all adjustments, such as rebates and discounts, so that the PMPRB is informed of the actual market prices being paid in Canada.
Finally, we wanted to consider the value that a drug offers and its overall affordability. Most other countries with national pharmacare programs already do this. When setting a price, we need to consider three things. First is the value for money: Does the drug offer a therapeutic benefit that justifies its cost? Next is the size of the market: How many people will benefit from the drug? Last is to consider Canada's GDP and GDP per capita: Can we afford to pay for the drug?
These changes will provide the PMPRB with the tools it needs to protect Canadians from excessive drug prices and bring us in line with the policies and practices of most other developed countries. This was a critical step toward improving the affordability and accessibility of prescription drugs. Taken together, we anticipate that these regulatory changes will save roughly $13 billion over the next 10 years. That is a significant saving for Canadians.
From those savings, public and private drug plans will have greater capacity to improve benefits for plan members or to consider new therapies not currently covered. All Canadians, including those with drug plans and those paying out of pocket, will benefit from lower prices for prescription drugs.
Modernizing pricing regulations complements the work already under way at Health Canada to streamline the regulatory review process for drugs by enabling priority drugs to reach the market more quickly. It supports the work already taking place under the pan-Canadian pharmaceutical alliance to negotiate lower prices for prescription drugs. As a member of this alliance, the Government of Canada is able to combine its buying power with that of the public plans in the provinces and territories.
It is estimated that the alliance saves public drug plans more than $2 billion a year. Successful negotiations result in more affordable prescription drug prices for public plans and lower generic drug prices for all players.
Before we can implement a national pharmacare program in Canada, we have to address the rising cost of drugs in the country by taking the steps I have outlined. Doing so will improve the viability of a national pharmacare program. National pharmacare, in and of itself, would be another step that could help us control drug prices.
I am confident that this government is on the right path. We are now exploring options as we move forward with a national pharmacare plan, and we are making significant investments.
Budget 2019 earmarked $1 billion over two years beginning in 2022, with up to $500 million ongoing to help Canadians with rare diseases access the drugs they need. This is very important. This is an investment that must be made.
Budget 2019 also proposed $35 million over four years to support the creation of the Canadian drug agency, an important step toward a national pharmacare program. We have pledged to work with provinces, territories and stakeholders on the creation of the Canada drug agency. This agency could use its negotiating power to achieve better prescription drug prices on behalf of Canadians. Negotiating better prices could help lower the cost of prescription drugs for Canadians by up to $3 billion over the long term.
I appreciate the opportunity to discuss some of the important work we are doing to prepare for the implementation of a national pharmacare program. Part of this effort involves addressing the affordability of prescription drugs, an essential building block for pharmacare. To do that, we have brought our regulatory approach to pharmaceutical pricing in line with approaches that are used in the rest of the world. The actions we have taken to improve the system will help to bring down the prices of prescription drugs.
I would very much like to thank the hon. member for Vancouver Kingsway for his motion. I am pleased to say that we are moving forward steadily. Each of the actions I have described today is helping to pave the way for an effective pharmacare program.
From bringing down prescription prices to improving the management of these drugs in our health care system, we are taking the time necessary to get this right, keeping in mind that the provinces and territories will have a key role to play in determining how pharmacare will take shape.
Pharmaceuticals are an important part of Canada's health care system. That is why federal, provincial and territorial ministers of health have made affordability, accessibility and appropriate use of prescription drugs a shared responsibility.
The updates we have made to the patented medicines regulations, when taken together with the Patent Act, will provide the PMPRB with the tools to protect Canadians consumers from excessive patented drug prices.
All of these measures are important steps in our plan to prepare for the implementation of a national pharmacare program. It is critical that the government work closely with the provinces and territories, as they play a key role in the development of a drug agency, the strategy for high-cost drugs and for rare diseases. Together we are making progress toward a more efficient and effective system.
Based on these initiatives and others I have outlined today, it is clear that we are in fact moving forward with the recommendations from the Hoskins report. I am pleased to support today's motion and urge other hon. members in the House to do so as well.
We must continue to collaborate with the provinces and territories. Our government looks forward to continuing these discussions while taking the critical next step to implement national universal pharmacare.
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, beaucoup de travail a déjà été fait au cours des dernières années. Les efforts de collaboration vont bon train, et beaucoup de progrès ont été réalisés.
Alors que nous allons de l'avant avec la mise en œuvre d'un régime national d'assurance-médicaments, nous devons continuer à collaborer avec les provinces et les territoires, comme en a parlé le député. À ce que j'ai compris, il y aura une rencontre très bientôt, dès ce printemps. Le gouvernement est heureux de poursuivre ces discussions tout en franchissant les prochaines étapes essentielles à la mise en œuvre d'un régime national d'assurance-médicaments.
Mr. Speaker, a lot of work has already happened in the last couple of years. A lot of collaboration has already begun and there are a lot of positive steps.
As we move forward on implementing national pharmacare, we have to continue to collaborate with the provinces and territories. I believe there is a meeting very soon, this spring in fact. Our government looks forward to continuing these discussions while taking critical next steps to implement national pharmacare.
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, c’est un problème très sérieux, que nous devons prendre à bras-le-corps en élaborant une stratégie applicable aux maladies rares. C’est très important. Pour ce qui est du Trikafta, l'entreprise n’a pas soumis de demande pour commercialiser ce produit au Canada.
Maintenant, en vue de la stratégie sur les maladies rares, le budget de 2019 a prévu 1 milliard de dollars sur deux ans et 500 millions chaque année suivante, afin de permettre de trouver une solution pour que les Canadiens aient accès aux médicaments voulus à un prix abordable.
J’ai dit tout à l’heure que nous étions au troisième rang mondial pour ce qui est de la cherté des médicaments. Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi payons-nous deux fois plus que certains pays? Pourquoi payons-nous 25 % de plus que les habitants des pays de l’OCDE, en moyenne? Il nous faut trouver un équilibre entre l’abordabilité et l’accessibilité, pour que tous les Canadiens puissent vivre en bonne santé.
Mr. Speaker, this is a very serious issue. We need to do some serious work on a rare diseases strategy for Canadians. It is very important. As it pertains specifically to Trikafta, the company has not submitted an application to market this product in Canada.
However, working toward the rare diseases strategy, budget 2019 put forward a billion dollars over two years and $500 million each year ongoing to come up with a way to solve this issue so Canadians have access and affordability.
I spoke about the fact that we paid the third-highest prices. Why is Canada paying the third-highest prices for pharmaceuticals in the world? Why is it twice as much as some countries? Why are we paying 25% more than OECD countries on average? We need to find a balance between affordability and accessibility so all Canadians can be safe and healthy.
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question.
J’aimerais féliciter le Québec d’avoir adopté un régime d’assurance-médicaments efficace, un modèle pour notre pays.
Comme l’a dit le député, les Canadiens sont parmi ceux qui paient le plus cher les médicaments sur ordonnance. Sur ce plan, notre pays vient au troisième rang mondial après les États-Unis. Nous avons déjà fait plus que n’importe quel autre gouvernement, dans les 30 dernières années, pour abaisser le prix des médicaments. Nous avons mis en place de nouvelles règles pour les médicaments brevetés, qui permettront aux Canadiens d’économiser plus de 13 milliards de dollars. Nous nous sommes joints à l’Alliance pancanadienne pharmaceutique. Maintenant, nous sommes en train de préparer la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments. Nous ne ménagerons aucun effort tant que les Canadiens n’auront pas accès aux médicaments dont ils ont besoin à un prix abordable.
Mr. Speaker, I thank my colleague for her question.
I want to congratulate Quebec on doing a great job with moving toward national pharmacare. Quebec has one of the models for our country.
As the member said, Canadians do pay the highest prices in the world for prescription drugs, the third-highest behind the United States. We already have done more than any government in a generation to lower drug prices. We have new rules on patented drugs that will save Canadians over $13 billion. We joined the pan-Canadian pharmaceutical alliance. Now we are taking the next critical steps to implement national pharmacare. We will not rest until Canadians can get and afford the medications they need.
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, je ne voudrais pas présumer de ce qui arrivera étant donné qu’une grande partie de la responsabilité, dans le cadre du partenariat avec le gouvernement fédéral, relèvera des provinces et des territoires. Nous ne devons pas essayer de leur imposer la volonté du gouvernement fédéral, mais plutôt collaborer pour déterminer quel serait, pour eux, le meilleur moyen de garantir aux Canadiens qu'ils auront l'accès voulu aux médicaments à un prix abordable.
Mr. Speaker, I would not want to presuppose an outcome or what may or may not come to be when so much of the responsibility, so much of partnership with the federal government will be the provinces and territories. It is so important to not try to foist upon provinces and territories what the federal government wants, but to work closely with the provinces and territories to determine what is best for them and for Canadians to ensure access and affordability for all Canadians.
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, c’est un dossier très sérieux et très délicat pour le Canada. Nous avons déjà parlé du Trikafta, et j’ai précisé qu'il n'a encore fait l'objet d'aucune demande d'homologation au Canada. Je sais qu’il y a d’autres enjeux.
Pour ce qui est des maladies graves ou mortelles, comme la fibrose kystique, il existe un programme d’accès spécial, qui donne des résultats. Cependant, je me garderai de vous donner plus de détails sur l’utilisation qui sera faite de ce milliard de dollars tant que nous n’aurons pas conclu de partenariat avec les provinces et les territoires sur ce que nous allons faire.
Le milliard de dollars qui a été alloué sur deux ans et les 500 millions de dollars récurrents chaque année nous permettront de trouver une solution aux problèmes que le député a déjà soulevés à la Chambre et qui, à vrai dire, sont très sérieux et me touchent personnellement.
Je prends acte des commentaires du député et des questions qu’il a posées. Nous savons que nous devons préparer une stratégie sur les maladies orphelines. Nous avons prévu des fonds dans le budget de 2019 et dans les budgets ultérieurs. Nous continuerons de faire absolument tout ce que nous pouvons pour les Canadiens.
Mr. Speaker, this is a very sensitive and serious issue in Canada. We spoke earlier about Trikafta and how there had been no application for its approval in Canada yet. I know there are other issues.
For serious or life-threatening conditions, such as cystic fibrosis, there is the special access program. It does work and it has worked. However, we would not necessarily put specifics on what the $1 billion looks like until we form a partnership with the provinces and territories in order to move forward.
The $1 billion over two years and the $500 million ongoing each year is to ensure we can solve these problems the member has spoken about in the House before, which, frankly, are very serious and affect me personally.
I appreciate the comments of the member and the questions he has asked. We know we have to work on a rare diseases strategy. We have put the money in budget 2019 and in future budgets. We will continue to do the absolute most we can for Canadians.
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Lib. (NS)
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2020-03-12 13:04 [p.2002]
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Bonavista—Burin—Trinity.
La motion d’aujourd’hui porte sur l’assurance-médicaments. Je commencerai peut-être par ma conclusion. Je vais appuyer cette motion parce qu’en toute franchise, j’en ai plus qu’assez de me faire dire par des personnes âgées qu’elles doivent fractionner leurs médicaments pour les faire durer. À cause de la précarité de leur situation financière, ces personnes réduisent l’efficacité des médicaments qui leur ont été prescrits.
La plupart des gens à qui je parle dans ma circonscription, et j’oserais même dire la plupart des Canadiens, sont satisfaits de leur protection à l’heure actuelle. Toutefois, ce qui caractérise le tissu social au Canada, c’est que nous nous soucions autant de notre prochain que de nous-mêmes. Il est extrêmement frustrant pour moi de savoir que dans un ménage canadien sur cinq, une personne ne prend pas ses médicaments parce qu’elle n’en a pas les moyens. Je suis convaincu que les 36 millions de Canadiens qui n’ont pas ce problème sont consternés de savoir qu’un million de Canadiens ont réduit leurs dépenses de nourriture ou de chauffage pour payer leurs médicaments. Quand mes voisins n’ont pas les moyens de payer leurs médicaments, ma qualité de vie s’en trouve réduite du simple fait de savoir que je vis dans une société qui ne s’occupe pas des personnes vulnérables comme elle le devrait.
L’une des plus grandes frustrations que j’éprouve en ma qualité de député fédéral, c’est que les principaux enjeux pour mes électeurs sont liés au système de soins de santé, qu’il s’agisse d’avoir accès à un médecin de famille, de la qualité des services en santé mentale, des soins à domicile pour des parents âgés ou de la difficulté de se procurer des médicaments de qualité. Les gens de ma circonscription finissent parfois par aboutir dans mon bureau de comté, malgré le fait que les soins de santé relèvent principalement des provinces en vertu de la Constitution. C’est à regret que je dois leur répondre que je ne peux rien faire pour eux puisqu’il s’agit d’une question qui relève de la compétence provinciale. Ces personnes ont besoin d’aide dans des situations souvent désespérées.
En dépit de la répartition des pouvoirs prévue dans la Constitution, le gouvernement fédéral peut prendre des mesures concrètes, notamment augmenter les transferts en santé aux provinces, investir dans la recherche, investir pour lutter contre la pénurie de médecins de famille et mettre en place un régime national d’assurance-médicaments pour que les gens puissent se procurer les médicaments qui leur ont été prescrits et rester en bonne santé, peu importe leur situation financière et la classe sociale d'où ils proviennent qui est un facteur indépendant de leur volonté.
À mon avis, l’absence d’un régime national d’assurance-médicaments pose deux types de problèmes.
Premièrement, la difficulté d’accès aux médicaments est liée à l'abordabilité. À mon avis, il s'agit d'un vrai problème. Cette situation est injuste pour les aînés car à mesure qu’ils vieillissent ils ont de plus en plus de problèmes de santé. Elle est également injuste pour les gens qui vivent dans la pauvreté parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer des médicaments.
Lorsqu'on frappe à une porte, il est déchirant de se faire ouvrir par un enfant qui n'a pas mangé à sa faim et d'apprendre, en parlant à ses parents, qu’ils ne peuvent pas payer les médicaments que le médecin a prescrit à l'enfant. Cette situation est également injuste pour les personnes qui ont un problème de santé qui n’est pas couvert par les régimes d’assurance privés ou publics. En fait, parmi les gens qui déclarent ne pas avoir les moyens de payer leurs médicaments, 38 % sont couverts par un régime d’assurance privée, et 21 % par un régime public. De toute évidence, ces régimes ne répondent pas à leurs besoins.
Deuxièmement, outre la difficulté d’accès, parlons de l'absence d’économies systémiques faute d'avoir fait progresser le dossier.
Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, qui est un de mes collègues de la Nouvelle-Écosse, a expliqué avec beaucoup d’éloquence que le Canada se classe au troisième rang dans le monde pour ce qui est de la cherté des médicaments, après les États-Unis et la Suisse.
Nous sommes extrêmement fiers de notre système de soins de santé public et de son universalité. Peu importe le lieu ou le milieu d'origine des gens, on s’occupera d’eux s’ils tombent malades. Il n’en est pas de même pour l’accès aux médicaments dont certains ont besoin pour survivre ou pour se maintenir en santé. Beaucoup de Canadiens ne comprennent pas cela.
Au Canada, ce problème tient en partie au fait que nous avons un ensemble disparate de programmes provinciaux et territoriaux et plus de 100 000 régimes d'assurance-maladie privés. On ne saisit pas nécessairement les occasions de négocier l’achat en vrac de médicaments. Néanmoins, on y est parfois arrivé en concluant des partenariats avec diverses provinces. Cependant, si on suivait le modèle de Costco et qu'on achetait en grandes quantités, on pourrait réduire le prix unitaire, ce qui permettrait aux gens qui n’en ont actuellement pas les moyens d'avoir accès aux médicaments .
D'après certaines estimations, en réduisant le coût des médicaments et en soignant plus d’aînés à domicile, il serait possible de réaliser plus de 4 milliards de dollars d'économies dans l'ensemble du système de santé, d'une part, parce que les gens auraient les moyens de payer les médicaments dont ils ont besoin pour rester en santé et, d'autre part, parce que cela réduirait le nombre de visites aux services d’urgence et d’admissions à l’hôpital.
Nous comprenons tous qu’il y a un problème d’accès aux médicaments au Canada. Au cours des dernières années, nous avons travaillé à résoudre cette question.
Il y a quelques années à peine, nous avons formé un comité consultatif dirigé par le Dr Eric Hoskins, l’ancien ministre de la Santé de l’Ontario. Cet effort a mené à un rapport qui a défini la voie à suivre pour un programme national d’assurance-médicaments. Le comité avait signalé que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, mais que certaines mesures devaient être prises pour réduire le coût des médicaments, afin de pouvoir profiter des économies systémiques découlant de la mise en œuvre de ces mesures.
L’une des toutes premières mesures que nous avons heureusement prises dans le dernier budget fédéral, avec un investissement de 35 millions de dollars, a été la création de l’Agence canadienne des médicaments. Cet organisme doit pouvoir évaluer l’efficacité des médicaments dont l’intégration est proposée dans le système canadien. On pourrait ainsi négocier de meilleurs prix en raison de l’achat d’un volume accru, qui pourrait être administré grâce aux systèmes de soins de santé publics provinciaux. La création d’un formulaire national permettrait d’assurer une couverture uniforme, quelle que soit la collectivité de résidence au Canada.
En plus de la création de l’Agence canadienne des médicaments, nous avons élaboré une stratégie nationale concernant les médicaments coûteux et les maladies rares. C’est important. Un certain nombre de Canadiens vivent avec une telle maladie et, malgré le fait qu’ils sont couverts, n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin en raison de leur coût exorbitant ou parce que leur police d’assurance ne couvre pas leur problème de santé particulier ou les médicaments nécessaires pour le traiter. Nous avons prévu 500 millions de dollars par année pour cette stratégie.
Il n’est tout simplement pas juste que, du fait de problèmes présents à sa naissance, une personne ne puisse pas avoir droit aux médicaments qui pourraient la maintenir en vie. Il y a encore des problèmes au Canada. Des cas tragiques sont mis au jour chaque semaine dans tous les coins du pays. Toutefois, si nous allons de l’avant avec cette stratégie sur les maladies rares, nous serons en mesure d’aider certains des Canadiens les plus vulnérables.
En plus de la création d’une agence des médicaments et d’une stratégie sur les maladies rares, nous sommes également allés de l’avant avec des changements au Règlement sur les médicaments brevetés, qui permettront des économies de milliards de dollars dans notre système de soins de santé. L’un de ces changements comprend des facteurs additionnels dont il faut tenir compte pour assurer un équilibre entre le coût des médicaments proposés et les avantages pour le système public de soins de santé. Certaines dispositions exigeront une meilleure reddition de comptes, afin que le coût réel des médicaments se reflète dans notre réglementation.
Le plus important, de mon point de vue, c'est que nous avons modifié la composition du bassin de pays comparables pour établir le prix des médicaments au Canada. Nous avons retiré les États-Unis et la Suisse, les deux pays au monde où les médicaments sont les plus chers, et nous avons ajouté d'autres pays dont l'économie se compare à la nôtre, comme les Pays-Bas et le Japon, ce qui mènera à une réduction systémique du coût des médicaments au Canada et, ce qui est plus important encore, pour les Canadiens qui ont besoin de cette aide.
Les soins de santé comptent beaucoup pour les gens à la maison, qu'il s'agisse de l'accès à un médecin de famille, du fait que leurs parents n'arrivent pas à trouver une place dans un établissement de soins de longue durée ou des services en santé mentale insuffisants dans leur région. Les gens me parlent de ces questions sans arrêt, car ils constatent les problèmes. Qu'ils soient personnellement confrontés à ces problèmes ou non, ils se soucient du sort des autres membres de leur collectivité qui n'arrivent pas à avoir accès aux services qui pourraient leur sauver la vie ou, ce qui est tout aussi important, aux médicaments qui pourraient leur sauver la vie.
Il y a une solution. Nous pouvons mettre en place un régime national d'assurance-médicaments afin que personne, peu importe son lieu de résidence, son lieu de naissance ou la situation économique de ses parents, n'ait de problèmes d'accès aux médicaments en raison de sa situation financière.
C'est le Canada du XXIe siècle. Les Canadiens considèrent que leurs voisins et eux doivent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin pour bien se porter. La mise en œuvre d'un régime national d'assurance-médicaments nous permettra de faire de ce rêve une réalité pour les millions de Canadiens qui ne peuvent pas se procurer les médicaments dont ils ont désespérément besoin.
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Bonavista—Burin—Trinity.
Today's motion is about pharmacare. Perhaps I will lead with my conclusion. I will be supporting this motion. I will be supporting it because quite frankly I am sick of knocking on the doors of seniors who tell me they have to split their medication because they cannot afford it, not only putting themselves in a difficult financial position but reducing the effectiveness of the medicine they have been prescribed.
Most of the people I talk to at home, and I dare say most Canadians, are happy with their own coverage right now. However, the golden thread that runs through the social fabric of Canada is that as Canadians, we care as much about our neighbours as we do about ourselves. It is incredibly frustrating for me to know that one in five Canadian households report that a family member is not taking his or her medication because he or she cannot afford it. I am sure that the 36 million Canadians who do not suffer from this problem are disappointed to know that one million Canadians cut back on their food or home heating because they cannot afford the cost of their pills. When my neighbours cannot afford the cost of their medication, it decreases the quality of my life to know I live in a society that does not adequately take care of its vulnerable.
One of the greatest frustrations I have as a federal member of Parliament is that the number one issue for my constituents is their health care system, whether that is access to a family doctor, the quality of mental health services, in-home care for their aging parents or a lack of access to quality medications. They sometimes end up at my office, despite the fact that health care is primarily a provincial responsibility under our Constitution. It is cold comfort for the people who bring these kinds of concerns to my office for me to say that I have to wash my hands of it because it is a provincial responsibility. What they are looking for is help in often desperate circumstances.
Despite the fact that there is this constitutional division of power, there are concrete things the federal government can do, such as transfer more money to the provincial health care systems, invest in research, invest to ensure we can do something to combat the family doctor shortage, or, yes, implement a national pharmacare program to ensure people have access to the medications they have been prescribed so they can be healthy, regardless of the financial circumstances they may have been born into through no fault of their own.
There are two categories of problems I see with the lack of access to an adequate national pharmacare system.
First is the lack of access to medication because of issues surrounding affordability. I find this to be a real problem. It discriminates against our seniors on the basis of their age, because they do have increased health care concerns as they get older. It discriminates against people who are living in poverty, because they cannot afford to access drugs.
It is heartbreaking to knock on a door that is answered by a child who has not had enough to eat that day and then to sit down with his or her parents, who explain the child has been prescribed medication to which they do not have access. It also discriminates against people who have an underlying health condition that may not be the subject of coverage through private or public insurance plans. In fact, of the people who report they cannot afford their medication, 38% have access to a private insurance plan and 21% have access to public coverage that does not cover their needs.
Second, in addition to the lack of access is an issue around the lack of systemic savings that we are not benefiting from because we have not been moving forward.
The Parliamentary Secretary to the Minister of Health, a colleague of mine from Nova Scotia, quite eloquently has described the fact that Canada is the third most expensive country in the world when it comes to the costs of medication, ranking only behind the United States and Switzerland.
We are so proud of our public health care system and the universality of it. No matter where people come from or who their parents are, they will be taken care of when they fall ill. The same is not true, and a lot of Canadians do not appreciate this, when it comes to access to the medications they need, which are often to sustain life or remain healthy.
Part of the reason this is the case in Canada is that we have a very serious patchwork of provincial and territorial programs and over 100,000 private sector health care plans in Canada. We do not necessarily benefit from the opportunity that presents itself when we can negotiate bulk purchases of medications. Some efforts have yielded success by partnering with various provinces. However, if we adopt the Costco model and buy in greater volume, we can reduce the price per unit and extend access to people who currently cannot afford their medication.
I have seen estimates in excess of $4 billion of systemic savings that come not only from a reduced cost in the price of medication, but also fewer visits to emergency rooms, fewer hospitalizations and more seniors being taken care of in their homes because they can afford access to the medication they need to be well.
We all can appreciate that there is a problem with access to medication in Canada. Over the past few years we have been working toward solving this problem.
Just a few years ago, we appointed an advisory committee, led by Dr. Eric Hoskins, the former minister of health for the Province of Ontario. That effort led to a report that identified the path forward to a national pharmacare program. The committee flagged that it would not happen overnight, but there were certain things that needed to happen to bring down the cost of drugs so we could benefit from the systemic savings that would accrue once we implemented those steps.
One of the very first steps we thankfully moved forward with in the last federal budget, with a $35-million investment, was the creation of the Canada drug agency. This body would be able to assess the effectiveness of drugs that could be proposed to enter into the Canadian system. It would provide an opportunity to negotiate better prices because of the purchase of increased volume that could be administered through the provincial public health care systems. The creation of a national formulary would allow us to ensure we would have consistent coverage, regardless of which community of province in Canada one may live.
In addition to the creation of the Canada drug agency, we have created a national strategy for high-cost drugs and rare diseases. This is important. Quite a few Canadians live with a condition that, despite the fact they may have coverage, do not have access to the medication because of its exorbitant cost or their insurance policy may not provide coverage for their particular condition or its required medication. We have earmarked $500 million annually for this approach.
It is simply not fair that the circumstances of people's birth means they would not be entitled to benefit from the medication that could keep them alive. There are still problems in Canada. Tragic cases pop up in every corner of our country each week. However, by moving forward with this rare disease strategy, we will be able to help some of the most vulnerable Canadians.
In addition to the creation of a drug agency and rare disease strategy, we have also moved forward with changes to patented medicine regulations, changes that will save billions of dollars to our health care system. One of these changes adds additional factors that need to be considered so the cost of drugs reflect the benefits to public health care system in which they can enter. Some of the regulations will require better reporting to ensure our regulations reflect the actual cost of medication.
Perhaps most important, from my perspective, is we have changed the comparator basket of countries we look at to set drug prices for Canada by removing the United States and Switzerland, the two most expensive countries in the world, and added other comparator countries with similar economies, such as the Netherlands and Japan, which will lead to a systemic reduction in the cost of medication in our country and, most important, for Canadians who need that help.
Health care is front of mind for people back home, whether it is access to a family doctor, the fact that their parents cannot find a place in a long-term care facility or the underserved mental health services in their communities. I hear about these things non-stop because people recognize there are problems. Whether they live with those problems or not, they are equally concerned for the people who live in their communities who do not have access to life-saving services and, importantly, life-saving medication.
There is something we can do. We can implement a national pharmacare program to ensure that no matter where people live, no matter where they were born or their parents' economic situation, they will not be denied access to medication because of their financial circumstances.
It is Canada in the 21st century. Canadians expect that they and their neighbours will have access to the medications they need to be well. By implementing a national pharmacare program, we can turn that dream into a reality for the millions of Canadians who go without the medicines they so desperately need.
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
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2020-03-12 13:14 [p.2004]
Madame la Présidente, il y a beaucoup de choses à décortiquer dans cette question, mais je vais faire mon possible pour y répondre.
Au-delà de mes frustrations au sujet des lacunes du système de santé géré par les provinces, d’autres enjeux qui me tiennent vraiment à cœur relèvent directement de la compétence du gouvernement fédéral, comme la lutte contre les changements climatiques et l’élimination des inégalités des revenus au Canada, qui auront des effets positifs sur les régimes de santé provinciaux.
Cela dit, certains enjeux de compétence fédérale nous permettent de jouer un rôle structurant en aidant les provinces à fournir les soins de qualité dont nos concitoyens ont désespérément besoin.
Concernant l'augmentation des transferts financiers, je signale que nous avons conclu un accord de 10 ans en matière de santé qui est assorti d'une hausse des transferts fédéraux. Nous avons également fait des investissements supplémentaires. Ma province, la Nouvelle-Écosse, dispose de 288 millions de dollars de plus pour les soins à domicile destinés aux aînés et pour l’amélioration des services en santé mentale.
Je serais ravi d’expliquer au député, à sa convenance, le rôle que le gouvernement fédéral pourrait selon moi jouer pour améliorer les services de santé.
Madam Speaker, there is a lot to unpack in that question, but I will do my best to address it.
In addition to my frustrations with the shortcomings of the provincial health care system, there are other issues squarely within the federal purview that I care deeply about, notably the fight against climate change and solving income inequality in Canada, which in turn will actually have benefits for our provincial health care systems.
That being said, there are items within the federal purview that allow us to demonstrate leadership and assist the provinces in delivering the quality of care our citizens so desperately need.
In terms of the question regarding the increases to the quality of the financial transfers, I will note that we actually did land on a 10-year health accord that has seen the federal transfer go up. On top of that, we have created additional investments. My province of Nova Scotia has $288 million additional dollars for in-home care for seniors and to improve mental health services.
I would be happy to go over the role I see for the federal government to improve health care services with the hon. member at his leisure.
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
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2020-03-12 13:16 [p.2004]
Madame la Présidente, comme je l’ai dit dans mon intervention, je vais m’en tenir à ma conclusion et appuyer cette motion. Je ne parle pas au nom du gouvernement, mais en mon nom personnel. J’espère que mes collègues feront de même.
Il est vrai que nous avons une rare occasion, pendant que le gouvernement est minoritaire, de vraiment changer les choses en élargissant l’accès aux médicaments pour les Canadiens les plus vulnérables. Je ne me pardonnerais jamais de ne pas saisir cette occasion de faire tout en mon pouvoir pour que les Canadiens les plus vulnérables aient accès aux médicaments dont ils ont si désespérément besoin.
Madam Speaker, to reiterate my opening comment, when I said I would lead with my conclusion, I will be supporting this motion. I speak not for the government, but for myself. I hope my colleagues will do the same.
The fact is that we have a time-limited opportunity in this minority Parliament to make a real difference that will extend access to medication to some of Canada's most vulnerable. I will never forgive myself if I do not take the opportunity to do everything within my power to ensure the most vulnerable Canadians have access to the medication they so desperately need.
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