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PCC (AB)
Monsieur le Président, je propose que le premier rapport du Comité spécial sur les relations sino-canadiennes, présenté le mercredi 11 mars 2020, soit adopté.
Je partagerai mon temps de parole avec le député de Flamborough—Glanbrook.
Il est essentiel que nous ayons l'occasion de discuter des événements horribles qui se déroulent à Hong Kong en ce moment même. Toutefois, avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à dire quelques mots directement à la communauté sino-canadienne.
Mai est le Mois du patrimoine asiatique, qui représente une occasion de célébrer les riches contributions des Canadiens d'origine asiatique. Au cours de la pandémie, nous avons vu des organismes communautaires asiatiques ainsi qu'un large éventail d'organismes culturels intervenir pour soutenir les membres de leurs collectivités et d'ailleurs. Je tiens à remercier tout particulièrement l'organisme Friends of Hong Kong-Edmonton d'avoir livré une grande quantité de masques aux habitants de ma circonscription.
Les Canadiens d'origine asiatique ont été parmi les premiers à demander une réponse plus robuste face à la pandémie. Nous aurions dû les écouter. Dans la foulée des conversations sérieuses et nécessaires sur la responsabilité du gouvernement chinois, et plus particulièrement du Parti communiste chinois, à l'égard de cette pandémie mondiale, certains Canadiens d'origine asiatique sentent la pression associée à la montée du racisme et même des crimes haineux. Des personnes ont tenté d'utiliser cette pandémie comme excuse pour justifier le racisme anti-asiatique. D'autres ont tenté d'utiliser ce racisme comme excuse pour demander que nous tempérions nos critiques envers le Parti communiste chinois. Les extrémistes des deux côtés — d'un côté, les xénophobes et, de l'autre, les défenseurs du Parti communiste chinois —, cherchent à trompeusement amalgamer les structures politiques oppressives de la Chine avec le peuple chinois, ses cultures et ses valeurs. Ces deux démons qui semblent à l'opposé l'un de l'autre, la xénophobie et le soutien au Parti communiste chinois, peuvent partager la même source intellectuelle: la tentative d'associer le peuple chinois, sa culture et ses valeurs au système politique de ses oppresseurs.
Malheureusement, Dominic Barton, l'ambassadeur du Canada en Chine sélectionné par le premier ministre lui-même, a donné de la crédibilité à cet amalgame trompeur lorsqu'il a affirmé devant le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes: « Les Chinois accordent beaucoup d'importance aux valeurs du collectivisme et de la bonne entente, en raison de leur patrimoine confucianiste. Il faut comprendre à quel point la Chine chérit l'unité et les besoins de la société dans son ensemble, plutôt que la liberté de choix individuel... Nous devons tout simplement saisir cela. »
L'ambassadeur Barton a tort. Il se trompe à propos de Confucius, à propos de la Chine et à propos des Chinois. Pour remplacer cette image déformée, nous devons dissocier ces idées et reconnaître que le matérialisme déshumanisant du marxisme est complètement étranger aux traditions riches et anciennes de la Chine, qui prônent la responsabilité individuelle, la vénération de la beauté, la continuité avec le passé et le respect des aspects immatériels de l'existence.
Il n'est pas contradictoire d'adorer la Chine et de détester le communisme — en fait, c'est une combinaison toute naturelle. Le peuple chinois désire la liberté au moins autant que nous. L'ancien premier ministre britannique Tony Blair n'aurait pas pu mieux dire lorsqu'il a affirmé: « Partout, chaque fois que les gens ordinaires ont la possibilité de choisir, le choix est le même: la liberté, pas la tyrannie; la démocratie, pas la dictature; la primauté du droit, pas la police secrète. » Nous savons que c'est le cas du peuple chinois en particulier, non pas en nous fondant sur un raisonnement général ou une philosophie abstraite, mais par l'observation directe d'événements, y compris des événements qui ont eu lieu à Hong Kong.
La semaine dernière, le député de Steveston—Richmond-Est et moi avons coanimé un webinaire intitulé Why Hong Kong Matters, auquel ont participé des figures marquantes du mouvement démocratique de Hong Kong. Voilà une question à laquelle nous devrions réfléchir: pourquoi exactement Hong Kong est-elle importante?
Pendant ce webinaire, nous avons discuté de l'importance commerciale de Hong Kong, tant pour la Chine que pour le reste de la planète, et du fait que les efforts du Parti communiste chinois visant à miner son statut juridique unique vont nuire à l'économie chinoise. Nous avons aussi discuté de la façon dont la nouvelle loi imposée par le Parti communiste chinois viole les engagements internationaux de la Chine en vertu de la Déclaration commune sino-britannique. Il a aussi été question de notre obligation de défendre les droits de la personne et de nos obligations à l'égard des nombreux citoyens canadiens vivant à Hong Kong.
Toutefois, tous ces points essentiels cachent une question encore plus fondamentale: pourquoi Hong Kong est-elle importante? Elle est importante parce qu'elle constitue la clé du contexte planétaire en ce qui a trait aux défis et aux conflits qui nous préoccupent en ce XXIe siècle. En effet, deux systèmes politiques irréconciliables s'opposent. Il y a d'une part les sociétés les plus libres de l'histoire de l'humanité, et de l'autre la plus importante tentative de l'histoire de l'humanité visant à faire de la dystopie technologique du roman 1984 de George Orwell une réalité. Le XXIe siècle présentera au monde un choix entre ces deux options, chacune se considérant comme le point culminant de notre évolution sociale et technologique.
Pourquoi Hong Kong détient-elle la clé?
Les Hongkongais ont tant donné pour défendre leurs libertés, non seulement parce que ces libertés leur avaient été promises dans la Déclaration commune sino-britannique, mais aussi parce qu'elles correspondent profondément à l'histoire, à la culture et aux valeurs des Chinois. Hong Kong n'est pas moins chinoise que la Chine continentale et elle n'est pas moins imprégnée de tradition confucéenne, mais ses habitants chérissent leur liberté avec une passion électrisante et inspirante. Tout comme ces courageux manifestants tués lors du massacre de la place Tiananmen, tout comme les Taïwanais, tout comme les membres de plus en plus nombreux des groupes confessionnels chinois, ces hommes et ces femmes chérissent et défendent leur liberté.
Lorsque des extrémistes des deux camps essaient d'assimiler la Chine aux aspects sombres du communisme, Hong Kong est là pour leur donner tort en s'affichant comme un modèle de défense de la liberté.
Le Parti communiste chinois essaie de se servir de cette pandémie, dont il est lui-même responsable, pour éliminer le modèle hongkongais, exercer une répression contre cette grande ville et cacher le désir de liberté des Hongkongais et de tous les Chinois. Le Parti communiste chinois comprend l'importance de Hong Kong, et nous devons aussi en être conscients.
Aujourd'hui, nous étudions une motion concernant le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes, qui a été présentée par le député de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest, et qui vise à s'opposer à l'arrestation de dirigeants pro-démocratie à Hong Kong. Les troublantes arrestations arbitraires de héros de la liberté et de la démocratie semblent avoir marqué le début d'une manœuvre coordonnée pour mettre fin, dans les faits, au principe « un pays, deux systèmes », et pour le remplacer par un contrôle direct de Pékin, prétendument au nom de la sécurité nationale.
Bien qu'il se caractérise par une certaine liberté économique et individuelle, le régime politique de Hong Kong n'est pas démocratique à proprement parler. La présence, au sein de son assemblée législative, de personnes qui représentent ce qu'on appelle les circonscriptions fonctionnelles a pour effet de fausser les résultats et de limiter le contrôle exercé par la population sur le gouvernement du territoire. Ces problèmes ont amené de plus en plus de personnes à réclamer un véritable suffrage universel et une vraie démocratie. J'appuie entièrement ces revendications, mais les ministres libéraux du Canada n'ont pas su en faire autant.
Le gouvernement non démocratique de Hong Kong a tenté de faire avancer diverses lois sur la sécurité qui auraient réduit considérablement les libertés dans cette région du monde. Ces tentatives ont toujours soulevé une vive opposition. Le dernier mouvement de protestation, qui a été déclenché par la présentation d'un projet de loi d'extradition, s'est transformé en un fort appel soutenu pour une véritable démocratie. Au cours de ces manifestations, le gouvernement de Hong Kong a retiré le projet de loi d'extradition, et les partis pro-démocratie ont remporté une victoire historique aux élections locales.
En réponse à l'opposition que ses plans draconiens soulèvent sur le territoire, le gouvernement de Pékin a maintenant l'intention de ne même plus se donner la peine de prétendre respecter le processus décisionnel local en mettant en place de vastes mesures de sécurité sans consulter les institutions affaiblies de Hong Kong. Selon ces nouvelles mesures imposées par Pékin, le Parti communiste chinois pourrait sans aucune limite invoquer la sécurité nationale comme excuse pour appliquer des mesures arbitraires. Cette nouvelle loi impose en fait un système unique à l'ensemble de la Chine, anéantissant ainsi toute autonomie de Hong Kong.
Dans un article récent d'un média de l'État chinois, on déclare ouvertement que Jimmy Lai pourrait être poursuivi pour avoir publié des commentaires pro-démocratie sur Twitter aux termes de cette nouvelle loi sur la sécurité. Elle crée des crimes de toutes pièces afin de poursuivre les personnes qui ont déjà été arrêtées. Ces mesures sont néfastes pour la Chine, son économie et sa réputation internationale. Cependant, le Parti communiste chinois n'a jamais manqué de montrer qu'il est prêt à faire avancer le contrôle qu'il exerce au détriment de l'intérêt national et du peuple chinois.
Le Parti communiste chinois estime que chaque cas de Chinois vivant en liberté est une menace pour la survie de son système, car la liberté est plus contagieuse que n'importe quel virus. Quand les gens jouissent de la liberté, ils ne veulent pas y renoncer. Lorsqu'ils voient que d'autres en bénéficient, ils veulent les imiter. La situation à Hong Kong nous rappelle que la Chine, dans toute sa beauté et sa complexité, est composée de femmes et d'hommes qui désirent et qui méritent la liberté et qui ont défié des chars d'assaut parce qu'ils refusaient de vivre dans une dictature.
En réponse à ces événements, le gouvernement du Canada n'a pas pu jusqu'ici faire preuve de la force et de la clarté morale qui s'imposent. Le ministre des Affaires étrangères a adopté une approche attentiste, tandis que le premier ministre s'est contenté d'en appeler à une atténuation des tensions et à un véritable dialogue. Il est honteux que le gouvernement choisisse de tourner autour du pot devant une question morale aussi évidente, qui englobe aussi la violation du droit international. On pourrait se demander si, après s'être informé au sujet du mouvement américain pour la défense des droits civiques, le premier ministre a conclu que ce qui s'imposait vraiment, c'était une atténuation des tensions.
Le gouvernement ne se fait guère honneur en jouant le rôle d'intermédiaire neutre et indifférent entre l'oppresseur et l'opprimé. Ce qui est honorable, c'est de défendre les opprimés et de promouvoir la justice.
C'est ce que le Canada a fait après l'invasion de l'Ukraine orchestrée par le président Poutine. Nous avons obtenu un consensus international pour arrêter le Kremlin et le punir pour ses actes et pour venir en aide au peuple ukrainien. Nous avons eu recours à une panoplie de mesures économiques et politiques pour soutenir les victimes de violence et pour décourager les agressions futures. Un gouvernement doté d'une politique étrangère fondée sur des principes prendrait le même genre de mesures aujourd'hui.
Au cours des cinq dernières années, le gouvernement s'est rapidement éloigné de la politique étrangère fondée sur des principes au profit d'une politique axée sur l'accommodement et l'apaisement. Cela trahit nos valeurs fondamentales et accorde la priorité aux intérêts d'une poignée d'entreprises bien branchées et aux politiques du Conseil de sécurité des Nations unies plutôt qu'aux questions de droits de la personne et de justice fondamentale.
En l'absence de leadership de la part du gouvernement, nous devons toujours nous servir des outils à la disposition d'un gouvernement minoritaire pour obliger le gouvernement à faire mieux. Nous devons assurer la reprise des travaux du Comité spécial sur les relations sino-canadiennes le plus rapidement possible. Le gouvernement s'était opposé à la création de ce comité, mais tous les partis de l'opposition ont uni leurs efforts pour faire ce qui s'imposait. C'est ce que nous devons faire de nouveau en cette période périlleuse pour Honk Kong et le monde entier.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, cette intervention du député est bizarre et honteuse. Nous en sommes à la rubrique « Motions ». Nous présentons des motions d'adoption de rapports de comités, ce qui est exactement ce que j'ai fait, selon les règles parlementaires. Le député devrait le savoir.
Il insinue que nous ne devrions pas parler de ce qui se passe à Hong Kong à l'heure actuelle, des questions urgentes de droits de la personne et de droit international que cela soulève. Je pense que les Canadiens veulent que le Parlement soit présent, travaille et s'occupe de toutes les questions qui se posent, y compris du fait que des régimes autoritaires partout dans le monde tentent de se servir du coronavirus comme prétexte pour bafouer les droits fondamentaux de la personne. Cela se passe un peu partout dans le monde.
Des gouvernements autoritaires profitent de la crise de la COVID-19 pour s'attaquer aux droits fondamentaux de la personne en espérant qu'on ne le verra pas. Les conservateurs refusent de fermer les yeux. Nous prêterons attention à ce dossier et nous tiendrons ces régimes responsables de leur comportement, avec ou sans la collaboration du gouvernement.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je remercie le chef de l'opposition de son leadership dans ce dossier. Je vais répondre à ces questions dans l'ordre inverse qu'il les a posées.
Oui, j'ai été consterné, mais pas surpris. Nous avons soulevé ces questions la semaine dernière lorsque le gouvernement a fait ses premières déclarations et nous les avons soulevées au cours de la fin de semaine. Cependant, le gouvernement a refusé de condamner cette loi internationale qui viole les droits fondamentaux de la personne. Il ne s'agissait pas d'une question surprise de la part du chef de l'opposition. Pourtant, le premier ministre n'était toujours pas disposé à condamner ces actes répréhensibles.
Le député a raison de souligner que, sous la direction de Xi Jinping, nous assistons au durcissement du régime. Il existait peut-être des espoirs de réforme progressive et ces espoirs étaient peut-être mal placés et trop optimistes, mais des personnes bien intentionnées espéraient qu'une certaine réforme soit possible. Il est toutefois clair que, sous la direction de Xi Jinping, la situation évolue considérablement dans le sens contraire.
Enfin, le député a bien parlé de la grande erreur de l'argument culturel en faveur de l'autoritarisme. Il y a des gens, les relativistes moraux, qui veulent se servir de cet argument culturel pour justifier l'autoritarisme. Il s'agit toujours d'une erreur, car les habitants de tous les pays ayant adopté un régime autoritaire veulent toujours être libres.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, j'aimerais signaler que, pendant l'excellent discours du député, qui est bien connu à titre de défenseur des droits de la personne, j'ai entendu certains députés faire du chahut en parlant du « second avènement » en réponse à la dernière question. J'espère sincèrement que les croyances personnelles du député ne servent pas de fondement à du chahut injurieux au cours d'un échange et d'un débat aussi important. Je m'attends à mieux de la part des députés, en particulier des néo-démocrates, en matière de décorum et de respect.
Le député pourrait-il expliquer pourquoi il est important de former de nouveau, sans tarder, le comité des relations sino-canadiennes pour que nous puissions étudier ces questions plus en profondeur selon ces paramètres?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, j'aime bien siéger au Comité spécial sur les relations sino-canadiennes avec mon collègue.
J'aimerais seulement répondre à certains de ses propos, et il pourra peut-être répondre à mes observations par la suite. Il a parlé de la situation en Israël et des Palestiniens. Ce serait un sujet très intéressant que le Bloc québécois pourrait proposer en présentant une motion lors d'une journée de l'opposition, s'il en a l'occasion. C'est une question importante. Je ne vais pas exposer mon point de vue à ce sujet, parce qu'il me faudrait au moins 10 minutes pour le faire. C'est une question importante dont nous pourrions peut-être discuter dans un autre contexte.
Le député s'interroge sur nos intentions. Je pense que mes intentions sont des plus pures. Cependant, au bout du compte, il n'a pas à voter en fonction de mes intentions, mais seulement en fonction de la teneur de la motion.
Cet amendement essentiel a ceci de particulier qu'il permettrait au comité de se réunir par voie numérique. Actuellement, même si le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes voulait se réunir, il ne le pourrait pas, puisqu'il n'a pas la permission spéciale dont il a besoin pour mener ses travaux par vidéoconférence. Ainsi, en appuyant cet amendement, les députés permettront au comité de mener ses importants travaux par vidéoconférence. Si le député pense que le comité devrait être en mesure de se remettre au travail à distance, étant donné la grande importance que revêt la relation entre le Canada et la Chine dans les circonstances actuelles, alors je lui recommande d'appuyer l'amendement afin que le comité puisse reprendre ses travaux.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, le député du Bloc québécois vient de montrer à quel point il est important de débattre des affaires étrangères à la Chambre et dans les comités parlementaires. J'aimerais beaucoup que le comité des affaires étrangères reprenne ses travaux. J'aimerais beaucoup que le comité sur les relations sino-canadiennes reprenne ses travaux. J'aimerais beaucoup que le Bloc et le Parti conservateur puissent avoir de nouveau des journées de l'opposition. Nous pourrions alors en profiter pour discuter de la réaction du Canada à la situation au Moyen-Orient, ainsi que de questions touchant les droits de la personne en Afrique, dans certaines régions d'Europe et ailleurs dans le monde.
Nous avons la possibilité de faire en sorte que le comité sur les relations sino-canadiennes...
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis heureux de présenter deux pétitions aujourd'hui.
La première porte sur le projet de loi S-204, qui est actuellement à l'étude au Sénat. Cette mesure législative porte sur le prélèvement forcé et le trafic d'organes. Elle érigerait en infraction criminelle le fait pour une personne de se rendre à l'étranger pour recevoir un organe prélevé sans le consentement du donneur. Elle vise également à interdire de territoire au Canada toute personne ayant participé au prélèvement forcé et au trafic d'organes. Les pétitionnaires appuient ce projet de loi.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, la seconde pétition vient de la communauté chrétienne pakistanaise.
Les signataires s'inquiètent de la loi sur le blasphème au Pakistan et sur l'effet pervers qu'elle a sur les minorités en particulier. Ils mettent aussi en évidence la situation critique de différents demandeurs d'asile, dont beaucoup appartiennent à la communauté chrétienne pakistanaise, et à d'autres communautés aussi. Les demandeurs d'asile se trouvent actuellement dans des conditions très difficiles en Thaïlande, et nous savons que les atteintes aux droits de la personne peuvent souvent être exacerbées dans le contexte de la COVID-19, surtout pour les personnes en détention.
Les pétitionnaires encouragent tous les députés à demeurer actifs dans les dossiers relatifs aux droits de la personne, en particulier ceux concernant le Pakistan et la Thaïlande.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis de retour pour parler de la relation entre le Canada et la Chine, dont le gouvernement, comme nous l'avons vu plus tôt aujourd'hui, ne souhaite pas discuter à la Chambre, ce qui est honteux, et ce, après n'avoir fait aucun discours lors du débat spécial sur la situation à Hong Kong. Les députés libéraux, à l'instar des députés néo-démocrates, n'ont fait aucun discours. Ces deux partis ont voté à l'unanimité pour ne pas autoriser le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes à se réunir et à faire son travail. Ils se sont opposés à ce que le Comité se réunisse et qu'il accomplisse son travail important dans le contexte actuel. C'est honteux. Il est honteux que les libéraux et les néo-démocrates aient refusé de prendre part à cette conversation et qu'ils aient travaillé de concert pour écarter cette possibilité. Je sais que leurs concitoyens leur demanderont des comptes pour avoir totalement méprisé ce qui se passe à Hong Kong, pour avoir fait fi du terrible bilan du gouvernement chinois en matière de droits de la personne.
Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes a dit que nous ne sommes pas censés parler de cette question et que nous devrions plutôt parler de la COVID-19. Je voudrais dire quelques mots à ce sujet.
Tout d'abord, le secrétaire parlementaire devrait savoir que divers régimes autoritaires dans le monde, en particulier le gouvernement chinois, utilisent précisément le contexte actuel pour violer les droits fondamentaux de la personne et enfreindre le droit international. Si nous ignorons la nécessité vitale de défendre l'ordre mondial fondé sur des règles au cours de la période actuelle, les choses vont être bien pires après la crise. Si nous jouons à l'autruche et si nous faisons comme si de rien n'était, les choses seront bien pires une fois la crise terminée.
Par ailleurs, le gouvernement doit comprendre qu'il y a une pandémie mondiale précisément parce que des renseignements ont été dissimulés à Wuhan et en Chine plus largement en raison du régime autoritaire. Si la situation s'était produite dans un pays démocratique, il y aurait eu immédiatement des discussions, des débats et des questions, et ce de façon ouverte. Toutefois, dans ce cas-ci, le gouvernement chinois a intentionnellement dissimulé des renseignements et empêché la tenue de discussions sur la flambée de COVID-19. C'est ce qui a permis à la pandémie mondiale de progresser comme elle l'a fait.
Alors que de l'information commence à circuler au sujet de la suppression de renseignements sur la COVID-19 et que des questions importantes doivent être posées à l'Organisation mondiale de la santé sur la façon dont elle est redevable au gouvernement chinois, il est essentiel de poser des questions sur les actions du gouvernement chinois. Cependant, le gouvernement ne veut pas que ces questions soient posées, puisqu'il ne rate pas une seule occasion de faire des déclarations peu convaincantes. Il refuse de condamner la violation des droits fondamentaux de la personne qui a lieu à Hong Kong. Il a refusé d'appuyer une enquête sur les actions de l'Organisation mondiale de la santé qui comprend une enquête sérieuse sur la situation, y compris ce qui se passe sur le terrain en Chine.
En comité, l'ambassadeur Dominic Barton a fait l'éloge de la réponse du gouvernement chinois à la COVID-19. Plus tôt, j'ai demandé au gouvernement s'il faisait confiance à l'ambassadeur Barton, qui a fait l'éloge de la réponse du gouvernement chinois à la COVID-19, a dirigé un séminaire d'entreprise à Kashgar à quatre miles d'un camp de concentration ouïgour et a été à la tête de McKinsey pour améliorer l'image de Viktor Ianoukovitch, le candidat présidentiel ukrainien favorable au Kremlin.
Il s'agit de questions importantes au sujet de l'ambassadeur Barton. Ce sont des questions auxquelles le gouvernement ne veut pas répondre puisque, après n'avoir fait aucun discours, les libéraux ont voté contre la tenue de réunions virtuelles du comité parlementaire sur les relations sino-canadiennes et contre l'enquête du comité sur ces questions.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de répondre aux questions et de permettre des débats au comité sur les relations sino-canadiennes?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je n'ai obtenu que du verbiage et aucune réponse à ma question. Je suis content de savoir que le député vient de la ville où est situé le Musée canadien pour les droits de la personne. Je lui suggère de le visiter un de ces jours; il y apprendra peut-être quelque chose.
Aujourd'hui, nous avions un choix. Nous avions l'occasion d'appuyer la reprise des travaux du Comité spécial sur les relations sino-canadiennes. L'amendement prévoyait la tenue de vidéoconférences, tout comme cela se fait pour d'autres comités. Les audiences auraient permis d'aller au fond des choses et d'exercer des pressions pour que le gouvernement adopte une position plus ferme, car sa réponse jusqu'à présent par rapport aux violations du droit international à Hong Kong est très molle, surtout lorsqu'on la compare à la vigueur avec laquelle Stephen Harper et les conservateurs ont réagi à l'invasion de la Crimée par la Russie. Voilà pourquoi les libéraux ne veulent pas tenir ces discussions.
Pourquoi les libéraux, ainsi que leurs alliés du NPD, ont-ils rejeté l'amendement qui aurait permis au comité de faire son travail et de défendre les droits de la personne?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, j'ai deux questions précises à poser à la ministre qui reflètent les préoccupations dont me font part les propriétaires d'entreprises de ma circonscription.
La première question porte sur le critère de la masse salariale associé au prêt aux entreprises. Beaucoup d'entreprises me disent qu'elles pourraient payer les propriétaires-exploitants à l'aide de dividendes. Il peut y avoir des entreprises familiales dont la masse salariale n'est pas très élevée parce que tout le monde contribue et travaille ensemble. La ministre est-elle disposée à s'assurer que les personnes payées à l'aide de dividendes ou les employés d'entreprises familiales peuvent eux aussi accéder au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes?
La deuxième question porte sur des préoccupations soulevées par des entreprises, qui s'inquiètent de ce qui se passera quand la subvention salariale arrivera à expiration. Les entreprises pensent à l'avance. Qu'arrivera-t-il si elles sont forcées de mettre à pied des gens parce qu'elles ne sont pas en mesure de les garder en poste après la fin de la période prévue pour la subvention salariale? Elles veulent de la clarté afin qu'elles puissent faire des plans et prendre des décisions maintenant. Elles doivent savoir ce qui se produira lorsque la subvention prendra fin. Je saurais gré à la ministre de répondre à ces deux questions précises.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, nous savons comment lutter contre le virus, car nous avons vu Taïwan et la Corée du Sud le faire efficacement. Ils ont axé leurs efforts sur des taux élevés de dépistage et des mesures très efficaces pour suivre la trace des personnes. Certains ont comparé la lutte contre le virus à une guerre. Or, il est impossible de gagner une guerre lorsque l'on ne connaît pas l'ennemi. Pour connaître l'ennemi, il faut effectuer un dépistage et un suivi efficaces. D'après moi, nous ne serons pas en mesure de surmonter la crise tant que nous ne mettrons pas en place des systèmes à cet effet. En ce qui concerne la mise sur pied des systèmes nécessaires pour effectuer des tests de dépistage et des suivis, les progrès accomplis par le gouvernement sont insuffisants.
J'aimerais entendre les observations de la députée sur l'idée que nous devons prendre des mesures énergiques, à en juger par les leçons tirées des expériences de la Corée du Sud et de Taïwan, et mettre sur pied des systèmes qui nous permettent de savoir où se trouve l'ennemi, afin de le combattre efficacement.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, le député a parlé du financement du système de santé. Évidemment, dans un monde idéal, tout le monde voudrait qu'on finance davantage ce genre de choses. Il y a aussi la question de la façon dont ce financement est dépensé.
Nous avons appris que, sous le gouvernement libéral, un stock important d'équipement de protection individuelle a été détruit sans être remplacé. Nous avons appris que l'Agence de la santé publique du Canada, supposément responsable des mesures de préparation à une pandémie, s'était servi des sommes à sa disposition pour financer des programmes liés aux changements climatiques. On pourrait penser que, normalement, ce genre de programmes devrait être du ressort d'Environnement Canada, mais l'Agence de la santé publique du Canada a bien financé des programmes liés aux changements climatiques et pourtant, la ministre de la Santé a reconnu que nous n'étions pas prêts pour faire face à la situation actuelle.
Le député ne croit-il pas qu'il faudrait aussi discuter de la façon pour le gouvernement fédéral de mieux planifier et d'utiliser efficacement les ressources dont nous disposons? Par exemple, le gouvernement devrait utiliser les sommes affectées à la santé publique pour des mesures de santé publique et il ne devrait pas détruire de l'équipement de protection individuelle essentiel.
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PCC (AB)
Madame la présidente, le Canada doit examiner ce qui se fait à l'étranger et copier les stratégies utilisées par des pays ayant réussi à contrôler la COVID-19, tels que la Corée du Sud. L'approche de cette dernière est axée sur des tests de dépistage facilement accessibles et le suivi de la propagation du virus. Elle permet aux gens de savoir à quels endroits précis ils ont pu être exposés au virus et de leur fournit les résultats des tests le plus rapidement possible. Cette approche ciblée en matière de dépistage et de suivi a aidé la Corée du Sud à remonter la pente. L'approche de Taïwan a été semblable et tout aussi efficace.
Le gouvernement a-t-il étudié — et se prépare-t-il à adopter — le modèle d'endiguement très réussi employé par les démocraties asiatiques, qui ont une plus grande expérience en matière de contrôle des pandémies?
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PCC (AB)
Madame la présidente, pour imiter ces modèles, il faut pouvoir avoir facilement accès à des tests de dépistage, ce qui n'est tout simplement pas le cas actuellement. Par rapport au modèle sud-coréen, le modèle canadien prévoit des protocoles de dépistage très contraignants. Un médecin de première ligne m'a dit qu'il doit dire aux patients qu'ils sont probablement atteints de la COVID-19 et qu'ils devraient s'isoler, mais que, dans certaines situations, on ne possède pas la capacité nécessaire pour les tester.
Que compte faire le gouvernement pour accroître considérablement notre capacité de dépistage?
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