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PCC (NB)
Madame la Présidente, plus tôt ce soir, nous avons entendu un député libéral affirmer à la Chambre que l'objectif du gouvernement pour le Canada est qu'il produise le pétrole le plus écologique au monde. Or, ce n'est pas le cas. Nous savons que, il y a quelques années, le premier ministre a dit que le gouvernement entend en fait « abandonner graduellement » cette industrie.
Je suis assez sûr de ce que j'avance, car le Canada est déjà un leader en matière d'environnement, notamment en ce qui a trait au raffinage et à la production des produits du pétrole. En fait, il est l'un des producteurs les plus propres du monde, donc, si c'est son objectif, alors le gouvernement pourrait dire que sa mission est accomplie. Il pourrait s'occuper de créer des emplois et des débouchés au Canada, et de continuer l'exportation des technologies et d'autres produits canadiens éthiques et écologiques partout dans le monde.
Nous savons que la décision prise par Teck est le résultat d'un échec du marché, issu de l'incertitude quant à la politique. Il en résulte une diminution du nombre d'emplois, une augmentation des prix de l'énergie et une réduction de la consommation du pétrole canadien éthique, au Canada et partout dans le monde.
La décision de Teck est un coup dur pour le Canada. Elle est dévastatrice pour l'économie albertaine. Elle est également problématique et dommageable, et soulève en Alberta des questions concernant la place de la province dans la Confédération. Des emplois attendus ne seront jamais créés, des possibilités économiques ne se concrétiseront jamais, et l'argent des impôts s'évapore. De surcroît, des gens dans l'Ouest canadien s'interrogent désormais sur la place de l'Alberta dans la fédération. La question est d'autant plus légitime de leur part que lorsqu'ils se tournent vers Ottawa, ils voient un gouvernement qui essaie de mettre fin à cette industrie.
Ce n'est pas la première fois que nous observons ce comportement de la part d'un gouvernement fédéral qui est concentré sur d'autres dossiers. Dans ma province, le projet Énergie Est a été coulé. Dans ce cas-là également, le gouvernement a essayé de dire que c'était une décision commerciale, mais Énergie Est a suivi toutes les règles établies par le gouvernement du Canada. Ces règles ont été modifiées en cours de route — information qu'on ne nous dit jamais. La société s'est engagée de bonne foi dans le processus réglementaire canadien. Elle a dépensé 1 milliard de dollars pour essayer de respecter ce processus. Puis le gouvernement a changé les règles. Le premier ministre n'était pas prêt à dépenser un sou de son capital politique au Québec. La société s'est donc retirée. Il s'agit d'une autre occasion perdue pour le Canada, une occasion de faire participer la véritable région de l'Est du Canada, le Canada atlantique, à l'édification du pays.
Dans l'Ouest et dans les provinces centrales du Canada, il y a des emplois, de la croissance et des possibilités. La population du Nouveau-Brunswick aimerait bien avoir sa part du gâteau. Au lieu d'envoyer nos prodiges travailler dans cette industrie, une industrie vitale pour le Canada, nous aimerions bien leur offrir emplois, croissance et possibilités au Canada atlantique. Hélas, le premier ministre et le Parti libéral ont d'autres desseins. Ils veulent éliminer cette industrie. Ils ont tout fait pour l'éliminer dans l'Est canadien, et maintenant, ils font tout pour l'éliminer dans l'Ouest canadien.
Ce soir, j'ai eu le privilège d'accueillir Preston Manning sur la Colline du Parlement. M. Manning était en ville pour promouvoir son nouveau livre sur l'engagement politique, intitulé Do Something! Je connais Preston Manning depuis maintenant 25 ans. Lorsqu'il siégeait à la Chambre, son mantra était « l'Ouest veut être de la partie ». Il y a 30 ans, il invitait les habitants de l'Ouest canadien à venir à Ottawa, à retrousser leurs manches et à travailler avec leurs concitoyens canadiens.
La société Teck a abandonné son projet non pas en raison du marché, mais en raison de l'échec des décideurs et de l'incertitude au chapitre des décisions stratégiques, tout comme TransCanada a abandonné le projet Énergie Est, tout comme Kinder Morgan s'est retirée du projet d'expansion du réseau Trans Mountain, dont le gouvernement fédéral a fait l'acquisition parce que tout s'écroulait si rapidement. Tout cela en raison de l'incertitude au chapitre des décisions stratégiques et de la réglementation. Aujourd'hui, qu'entendons-nous dans l'Ouest canadien? Non pas que l'Ouest veut être de la partie, mais, peut-être, et je dis bien peut-être, que l'Ouest ne veut plus être de la partie. C'est profondément inquiétant. Cela devrait sonner l'alarme aux plus hauts échelons du gouvernement fédéral. Nous ne voulons pas qu'une telle chose se produise.
Le Canada est fort grâce à l'Ouest. Il est fort grâce à toutes les régions du pays. Si une région ou une province se sent exclue des coulisses du pouvoir et croit que ses préoccupations sont ignorées, c'est un problème, voire une crise. J'espère que le gouvernement reviendra sur sa position.
D'aucuns disent que la décision de Teck a été prise en raison d'une baisse des prix; d'autres, que Teck ne fait que marquer une pause et qu'il poursuivra le projet. D'autres encore disent même que dans un sens, l'Alberta mérite ce qui lui arrive parce qu'elle ne conserve pas suffisamment ses ressources. Cependant, il n'y a pas de ralentissement dans l'industrie. Le problème est propre au Canada, et la baisse des prix est aussi fabriquée au Canada.
Il suffit de voir ce qui se passe aux États-Unis d'Amérique, qui sont florissants. Il s'y produit ce qu'on appelle un boum des cols bleus. On y crée des emplois, de la richesse et des débouchés. En même temps, l'an dernier, les États-Unis sous la direction du président Donald Trump — croyez-le ou non — ont été le plus grand réducteur de dioxyde de carbone au monde. Les États-Unis ont compris qu'on peut être prospère tout en éliminant le dioxyde de carbone et tout en créant des emplois.
À ceux qui pensent que Teck reviendra, je dis que l'entreprise ne reviendra pas tant que le gouvernement actuel et ses politiques sont en place. En fait, j'avancerais même que son projet était le dernier projet d'envergure prévu au pays. Pourquoi une entreprise viendrait-elle ici? Les uns après les autres, les projets sont annulés, abandonnés ou mis à mort par le gouvernement.
Pour ce qui est de dire que l'Alberta mérite ce qui lui arrive parce qu'elle n'a pas économisé suffisamment par rapport à certains pays européens, rappelons-nous que ces pays ne font pas partie d'une ambitieuse fédération. L'Alberta a partagé sa richesse. Elle a partagé sa richesse avec le gouvernement fédéral et elle la partage chaque année avec les autres provinces du pays.
Dans ma province, le Nouveau-Brunswick, le tiers du budget annuel repose sur les transferts du gouvernement fédéral, de généreux transferts auxquels les Albertains et les autres habitants de l'Ouest sont fiers de contribuer. Dans le passé, on laissait les gens de l'Ouest faire ce qu'ils savent faire de mieux, soit créer des emplois et des opportunités en vue du partage de la richesse créée. Ils ont connu une croissance phénoménale et il y a eu un boom de la population dans l'Ouest canadien.
Chers amis de l'Ouest, si les libéraux vont vous voir pour vous dire de ne pas vous inquiéter, parce qu'ils vous aideront au moyen de plus de transferts et de l'assurance-emploi, courez tous aux abris. Nous connaissons cela dans l'Atlantique. Nous réussissons à nous en sortir plutôt bien, mais ce n'est pas de cette façon qu'on crée une économie florissante qui permet aux familles de grandir, qui attire les gens et qui prospère. Nous sommes chanceux et reconnaissants d'avoir accès à ces transferts, mais ce n'est pas la solution pour un pays qui veut connaître la croissance.
Aujourd'hui, le Canada s'est appauvri en raison de cette décision qui découle directement des agissements du gouvernement fédéral. Les communautés autochtones qui avaient approuvé le projet et qui attendaient impatiemment de pouvoir y participer se sont appauvries. À long terme, les provinces aussi se seront appauvries. Le gouvernement empêche le développement des énergies fiables et peu coûteuses, et mine le secteur canadien de l'énergie éthique. Je trouve cela honteux, parce que, de plus en plus, on constate que l'énergie à l'étranger est moins chère que les bonnes vieilles ressources énergétiques produites au Canada. J'en suis révolté.
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PCC (NB)
Madame la Présidente, nous avons entendu les mêmes arguments lorsque le projet d'oléoduc Énergie Est a été abandonné. On a dit que c’était une décision reliée au marché. On voit clairement que le gouvernement fédéral est responsable de cette décision en Alberta, comme il était responsable de la décision liée à Énergie Est. Les libéraux n’ont rien fait; ils ont créé des obstacles et, par la suite, ils ont dit que ce n’était pas leur faute. C’est leur faute.
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PCC (NB)
Madame la Présidente, la situation actuelle est intolérable, et cela m'inquiète parce que je crois que ce problème demeurera d'actualité jusqu'aux prochaines élections fédérales.
Nul besoin de fabuler ou d'être de mauvaise foi pour comprendre que les Albertains pourraient bientôt réaliser qu'ils seront incapables de mener ce type de projet à bien ou d'acheminer leurs produits à l'extérieur du pays avec un gouvernement fédéral comme celui-là. Les conclusions qu'ils tireront à ce moment-là pourraient être plutôt difficiles.
J'ai passé une partie de ma carrière à m'intéresser à la dynamique politique canadienne. Les Albertains ne sont pas stupides. Ils voient bien d'où vient le problème et ils veulent des solutions. J'espère sincèrement que ce sera à l'intérieur du Canada — je pense bien que oui. Cela dit, on sait tous que, quand souffle un vent de changement, les gens proposent parfois des mesures radicales, et force est de reconnaître que, même si les mesures en question n'ont pas mon assentiment ni celui des conservateurs, le gouvernement du Canada fait tout pour l'attiser, ce vent de changement.
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