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NPD (ON)
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2020-05-13 16:16 [p.2295]
Monsieur le Président, avant de parler du projet de loi, j'ai de tristes nouvelles à annoncer à la Chambre.
Pendant la Semaine nationale des soins infirmiers à London, la ville d'où je viens et que je représente, Brian Beattie, un infirmier autorisé qui travaillait dans un complexe pour personnes âgées, est décédé de la COVID-19. Il est le premier infirmier autorisé de l'Ontario à avoir succombé à la COVID-19. M. Beattie laisse le souvenir d'un infirmier dévoué qui était passionné par son travail et qui considérait les résidents dont il s'occupait comme sa deuxième famille. J'offre mes plus sincères condoléances à la famille et aux amis de M. Beattie.
Du fond du coeur, je tiens à remercier les travailleurs de la santé de première ligne qui mettent littéralement leur vie en danger pour prendre soin des autres et s'occuper de nos familles.
C'est souvent difficile de changer aussi abruptement de sujet dans de pareilles circonstances, mais je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui concernant le projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi sur la Commission canadienne du lait. Les néo-démocrates sont soulagés que cette mesure législative ait enfin été présentée et ils l'appuient avec plaisir.
Je tiens à souligner l'excellent travail de mon collègue, le député de Cowichan—Malahat—Langford, porte-parole du NPD en matière d'agriculture. Comme il habite plutôt loin, il ne pouvait pas être ici aujourd'hui, mais son absence ne nous empêche pas de lui être très reconnaissants pour tout le travail qu'il fait dans l'intérêt des agriculteurs canadiens.
Les néo-démocrates estiment que faire passer de 300 millions à 500 millions de dollars le plafond d'emprunt des transformateurs de produits laitiers auprès de la Commission canadienne du lait, permettre à cette société d'État d'acheter les stocks excédentaires de beurre et de fromage et aider les transformateurs ayant des problèmes de liquidités jusqu'à ce que le marché se stabilise de nouveau aidera les producteurs et les transformateurs laitiers à traverser cette période de pandémie. Nous avons réclamé ces mesures. Nous savons qu'elles aideront le secteur en cette période de difficultés sans précédent.
Les ventes de lait liquide ont beaucoup diminué en raison des fermetures dans le secteur de la restauration et de la vente au détail. Par conséquent, les producteurs et les transformateurs laitiers ont besoin d'aide. Évidemment, cette aide arrive un peu tard. Les familles d'agriculteurs de ma région s'inquiètent depuis des mois. L'incertitude et le stress qui accompagnent la pandémie de COVID-19 nuisent à tout le monde, surtout aux agriculteurs. Je suis donc heureuse que nous soyons ici aujourd'hui pour appuyer ce plan d'intervention.
Avant de plonger dans le détail du projet de loi et des mesures d'aide dont les secteurs agricole et laitier ont grandement besoin, j'aimerais parler des difficultés auxquelles les femmes doivent faire face dans le secteur agricole. Ces difficultés ne datent pas d'hier, mais elles sont exacerbées par la pandémie actuelle.
Selon les Nations unies, la pandémie de COVID-19 risque de faire disparaître même les petits gains des dernières décennies. La Commission canadienne des droits de la personne abonde dans le même sens lorsqu'elle dit: « Ces impacts disproportionnés peuvent avoir de lourdes conséquences à long terme. » La Fondation canadienne des femmes, pour sa part, dit que la pandémie amplifie les inégalités liées au sexe et à divers autres facteurs, comme la situation économique, la race, la culture, la langue et d'autres éléments de nos identités qui s'entrecroisent.
Le manque d'accès aux services est un problème qui touche des femmes partout au pays, mais particulièrement les femmes qui habitent dans des régions rurales ou de petites villes en raison simplement de leur lieu de résidence ou de leur sexe. Les femmes des régions rurales doivent parcourir de grandes distances pour obtenir l'aide dont elles ont besoin. Nous savons que la pandémie a des conséquences disproportionnées sur les femmes et celles qui travaillent dans le secteur agricole habitent souvent en région rurale ou éloignée. Elles ont donc beaucoup moins accès à des services.
C'est pour cette raison que l'annonce faite la semaine dernière par Greyhound concernant la suspension de son service d'autocars a déclenché la sonnette d'alarme pour de nombreuses organisations de femmes, car la clientèle de Greyhound est composée de 60 % de femmes et que bon nombre d'entre elles utilisent ses services pour se rendre au travail. Je continuerai de demander au gouvernement qu'il aide les gens de ma circonscription, London—Fanshawe, et ceux de l'ensemble du sud-ouest de l'Ontario qui dépendent des services d'autobus urbains. Pouvoir se déplacer est une nécessité dans les régions rurales du Canada; c'est une évidence. Toutes les collectivités canadiennes devraient pouvoir compter sur un service de transport en commun fiable permettant aux gens de se rendre au travail, d'obtenir des soins, d'aller à l'école et de rendre visite aux membres de leur famille.
Bien sûr, les rencontres en personne sont présentement limitées, ce qui rend la capacité de se connecter à Internet beaucoup plus importante pour bien des gens. Encore une fois, la pandémie a mis en évidence de nombreuses lacunes dans les infrastructures pour les agriculteurs et les habitants des régions rurales ou éloignées au pays. Depuis beaucoup trop longtemps, les gouvernements successifs ignorent certains problèmes.
Trop souvent, les Canadiennes, en particulier celles qui habitent dans les régions rurales, se sentent isolées et cette situation est aggravée par le fait qu'elles ne peuvent avoir un accès stable à Internet ou au réseau cellulaire ou qu'elles n'ont pas les moyens de se le payer. Il est très important présentement de pratiquer la distanciation physique, mais l'isolement social doit être évité. Beaucoup de femmes m'ont dit qu'elles s'ennuient de leur famille et de leurs petits-enfants, des câlins et du réconfort qu'ils leur procurent.
Je souhaite en particulier qu'on réponde aux besoins des femmes qui doivent avoir accès aux programmes gouvernementaux de soutien à la santé mentale et aux lignes d'assistance téléphonique en cas de violence domestique. Ce ne sont là que quelques exemples. Si ces femmes n'ont pas accès aux services de soutien en ligne, elles sont laissées dans un isolement encore plus dévastateur.
Le NPD prône un Canada où règne l'égalité, l'équilibre et l'équité, bref, un pays où les organisations féminines bénéficient d'un financement stable afin que les femmes puissent recevoir les services de soutien et de défense des droits dont elles ont besoin, et où elles disposent des outils nécessaires pour obtenir ces services dans leur collectivité, que ce soit en milieu urbain, suburbain, rural ou éloigné.
D'un bout à l'autre du Canada, les refuges ont dû faire face à des dépenses importantes pour répondre aux exigences des autorités de santé publique en matière de distanciation physique et pour adapter les programmes à la nouvelle réalité de la COVID. Cependant, de nombreux refuges et organisations ont besoin d'un financement de base pour offrir des services de soutien. Or, depuis de trop nombreuses années, le gouvernement fédéral ne fournit pas le financement de base nécessaire et les organisations ne peuvent pas utiliser le financement par projet pour faire face à la présente crise. Par surcroît, comme un très grand nombre d'événements de collecte de fonds ont été annulés à cause de la COVID, une autre source de revenus servant à financer les services de soutien communautaires dont les femmes ont besoin s'est tarie.
Il va sans dire que les secteurs à but non lucratif et caritatif sont confrontés à une grave crise financière. Cette crise a commencé bien avant la COVID-19 et, si rien n'est fait, elle perdurera bien après la pandémie.
Je tiens à mettre l'accent sur le stress que vivent les femmes des régions rurales et celles qui travaillent dans le secteur agricole canadien. Ces femmes sont des chefs de file dans ce secteur, mais je ne crois pas que le gouvernement a fait ce qu'il fallait pour réduire l'écart salarial et veiller à ce que ces femmes aient accès à des services de garde abordables et à une éducation. Je sais que même si la proportion de femmes augmente lentement mais sûrement dans le secteur agricole, celles-ci ont encore bien des obstacles à surmonter. Un obstacle de taille pour la plupart des agriculteurs, en particulier les femmes, est l'importance des divers coûts associés à ce secteur, comme le coût des terres, le coût de l'équipement et les problèmes de main-d'œuvre. Je le répète, cette pandémie n'a fait qu'exacerber des problèmes qui existaient déjà dans l'industrie laitière.
Avant d'être élue députée, je faisais partie du personnel parlementaire et j'ai eu l'insigne honneur de travailler avec Tracey Ramsey, qui était alors porte-parole en matière de commerce international. Cette expérience formidable m'a permis de rencontrer des gens extraordinaires de notre secteur agricole — et laitier — et de travailler avec eux. Nombreux sont ceux qui savent que, dans la négociation du nouvel ALENA, le Canada a sacrifié les producteurs laitiers pour apaiser les États-Unis. Ce pays a maintenant accès à 3,59 % du marché canadien des produits laitiers, en sus des concessions qui avaient déjà été accordées dans les deux autres accords commerciaux négociés par les conservateurs et signés par les libéraux, soit le PTPGP et l'AECG, ce qui représente une perte totale et définitive de parts de marché de 8,4 % ou de 800 millions de litres de lait pour nos agriculteurs. Je ne peux songer à un autre secteur à qui un gouvernement oserait retirer près de 10 % de parts de marché.
Il s'agit de familles qui travaillent fort dans tout le pays et qui sont très fières de produire du lait de première qualité pour nos collectivités. Je ne sais pas quel coup les familles de producteurs laitiers pourront encore encaisser. Encore une fois, je fais valoir qu'en raison des décisions qui ont été prises par les gouvernements conservateurs et libéraux qui se sont succédé et qui ont nui à l'industrie laitière soumise à la gestion de l'offre, le secteur s'est affaibli. Il résiste moins bien aux répercussions de la pandémie. Comme pour tant d'autres systèmes que j'ai mentionnés, sur lesquels comptent les femmes, les agriculteurs et tous les Canadiens, il faut renforcer les programmes sociaux et les protections du marché au profit de tous.
Les agriculteurs canadiens profitent du système de la gestion de l'offre depuis le début des années 1970. Le système fixe les prix et crée une certaine stabilité pour les producteurs de lait, d'oeufs et de volaille. La gestion de l'offre est une manière efficace et éprouvée de répartir les avantages de la production laitière entre les consommateurs, les agriculteurs et les transformateurs. Elle stabilise le secteur et le protège contre la fluctuation des prix ou les excédents. Durant les négociations de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique, le gouvernement libéral n'a pas cessé de prétendre préserver et protéger les secteurs soumis à la gestion de l'offre. Pour les protéger, il aurait fallu éviter d'en céder certaines parties durant les négociations.
Les trois piliers du système de gestion de l'offre sont le contrôle des importations, des prix et de la production. Pour ce qui est de la production, nous avons un système de quotas au Canada. Nous veillons à ce que la production n'excède pas la demande du marché. Ce à quoi l'actuel gouvernement renonce dans chacun des accords commerciaux qu'il signe, c'est le contrôle des importations.
Une autre préoccupation de taille concernant l'arrivée du lait étatsunien sur le marché canadien est que l'hormone de croissance bovine est présente dans ce produit. Créée par Monsanto, cette hormone est utilisée par les producteurs laitiers étatsuniens pour accroître la production laitière. Il n'existe aucune étude sur ses effets sur la santé humaine. Je me sens rassurée quand j'achète du lait et que je vois la petite vache bleue sur l'emballage, car je sais que je soutiens les producteurs laitiers canadiens et que mon lait est sain et naturel. Je sais ce qu'il contient et c'est là la valeur extraordinaire de notre secteur laitier; c'est là la raison pour laquelle il faut lutter pour le protéger.
Comme si ce n'était pas suffisant, après avoir sacrifié nos producteurs laitiers dans l'ACEUM, le gouvernement ne leur a toujours pas versé la compensation financière qu'il leur avait promise pour les soutenir. Ironiquement, cette compensation financière n'aurait pas été nécessaire si les libéraux avaient protégé la gestion de l'offre comme ils avaient proclamé vouloir le faire. Aujourd'hui, nous n'aurions pas cette surabondance de lait canadien qui nous a menés à jeter 30 millions de litres de lait liquide ces derniers temps, et ce, parce que notre marché est inondé par les surplus de lait en provenance des États-Unis.
Par ailleurs, ce qui fait aussi très mal aux producteurs laitiers canadiens est la date d'entrée en vigueur de l'ACEUM à la fête du Canada. Autrement dit, il ne reste seulement que quelques semaines avant que les concessions de marchés ne se fassent pleinement sentir dans notre secteur. Voilà une autre raison pour laquelle il était primordial que le Nouveau Parti démocratique et mon collègue le député d'Elmwood—Transcona obtiennent du gouvernement que le processus de négociation des nouveaux accords commerciaux soit beaucoup plus consultatif et transparent. Nous avons fait pression pour que le Parlement puisse, pour la toute première fois, prendre connaissance des accords commerciaux futurs avant leur ratification, au lieu d'en être réduit à voter oui ou non après que l'entente ait été conclue. C'est nécessaire pour préserver notre souveraineté alimentaire et nos systèmes comme la gestion de l'offre. Ainsi, nous protégerions les prochaines générations d'agriculteurs et nous serions plus solides et plus aptes à traverser toute crise ou urgence à l'avenir.
Dans l'ensemble, les autres mesures annoncées par le gouvernement pour aider les agriculteurs canadiens ne suffisent pas à compenser les pertes que ces derniers ont subies collectivement, et elles ne permettront pas non plus d'assurer l'efficacité du système de sécurité alimentaire pour les Canadiens. Personne au Canada ne devrait s'inquiéter de savoir d'où proviendra son prochain repas. La politique alimentaire nationale du Canada doit améliorer la sécurité alimentaire en mettant en relation les producteurs et les collectivités, qui craignent de ne pas disposer de suffisamment d'aliments à un prix abordable.
J'habite dans une région incroyable riche en terres agricoles. Toutefois, dans le Sud-Ouest de l'Ontario, les agriculteurs se heurtent à des difficultés importantes. Alors que la ceinture agricole se prépare pour la saison de croissance, la COVID-19 a bouleversé radicalement le paysage à cause des mesures d'isolement et de sécurité qui en ont découlé. La fermeture de l'industrie de la restauration, où les restaurants avec salle à manger ont dû fermer leurs portes, a obligé les producteurs et les transformateurs d'aliments à s'adapter à une forte demande de produits de détail s'adressant directement aux consommateurs. La transformation des aliments destinés à la consommation familiale est extrêmement différente de celle des aliments destinés à la restauration, ce qui cause des difficultés importantes dans le système. Je le répète, même s'il a fallu du temps, je suis heureuse que nous adoptions ces mesures d'aide aujourd'hui.
Les entreprises et les restaurants ayant été obligés de cesser leurs activités en raison de la pandémie, le gouvernement a finalement acquiescé à la demande du NPD et accepté d'aider à la fois les producteurs en achetant leurs surplus et les organismes communautaires en leur fournissant de quoi nourrir ceux qui ont faim. Le Canada est un pays privilégié, car son agriculture est diversifiée, mais cela ne veut pas dire que tout va pour le mieux sur le plan de la sécurité alimentaire. En 1976, il a signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui prévoit un droit à de la nourriture. Pourtant, au-delà de 40 ans plus tard, de trop nombreux Canadiens n'ont pas tous les jours de quoi manger. Il est plus que temps que le gouvernement fédéral honore ses obligations et garantisse l'accès à de la nourriture salubre, abordable et saine.
Les agriculteurs attendent depuis des semaines qu'on leur offre un programme d'urgence comme celui-ci. Or, même si les néo-démocrates voient d'un bon œil la mesure législative dont la Chambre a été saisie aujourd'hui, car il permettra d'augmenter la limite de crédit de la Commission canadienne du lait, il aurait dû voir le jour il y a déjà plusieurs semaines et il est loin de combler tous les besoins. Au lieu d'investir davantage pour aider les producteurs agricoles à traverser la crise, le gouvernement a tourné le dos aux agriculteurs. Bon nombre d'entre eux n'ont pas droit aux différents programmes de soutien. Après tout ce que le gouvernement a fait aux agriculteurs, le moins qu'il puisse faire, c'est de les aider à traverser la pandémie. Au lieu d'investir davantage afin d'aider les producteurs agricoles, il les laisse tomber. Encore aujourd'hui, bon nombre d'entre eux n'ont droit à aucun programme d'aide.
La pandémie de COVID-19 a révélé de nombreuses lacunes dans nos systèmes et nos programmes sociaux. Ceux-ci se sont affaiblis au fil des ans en raison des constantes compressions gouvernementales, de sorte que les gens sont abandonnés à leur sort. L'affaiblissement du soutien fourni par ces programmes nous coûte cher aujourd'hui.
La question demeure: allons-nous continuer de manquer de vision? Nous concentrerons-nous uniquement sur ce qui sera avantageux à court terme pour un petit groupe, ou réparerons-nous maintenant les dommages causés par les compressions et déciderons-nous d'améliorer et de consolider les programmes dont nous disposons? Veillerons-nous à assurer l'équité, l'équilibre et l'égalité entre les secteurs, y compris le secteur agricole? Reconnaitrons-nous l'importance du travail des agriculteurs dans chaque secteur? Reconnaitrons-nous l'importance de l'approvisionnement en aliments locaux? Remettrons-nous en question l'inévitabilité et la suprématie de la mondialisation et du programme néolibéral et réaliserons-nous que c'est la stabilité sociale, le renforcement de la société et de ses piliers qui nous permettront de prospérer?
C'est le bon moment pour commencer à poser des questions difficiles et à parler de nos vies après la crise de COVID. Je sais quelle est ma réponse et je suis prête à faire le travail nécessaire pour obtenir de meilleurs résultats pour tout le monde.
Avant de conclure officiellement mon intervention, je tiens à profiter brièvement de cette occasion pour souligner un anniversaire très important.
Il y a 50 ans, presque jour pour jour, des membres du caucus des femmes de Vancouver sont venues à Ottawa avec la caravane de l'avortement. En 1970, des membres de cette caravane sont venues sur la Colline du Parlement afin de s'opposer aux modifications au Code criminel de 1969. Ce groupe de femmes savait que, si les femmes ne pouvaient pas bénéficier de droits justes et équitables en matière de procréation, cela mettrait leur vie en danger.
La caravane de l'avortement est arrivée à Ottawa le week-end de la fête des Mères, en 1970. Les quelque 500 femmes de ce convoi sont arrivées ici, avec des cintres et un cercueil noir, pour réclamer la légalisation de l'accès, sans restrictions, à des services d'avortement pour toutes les Canadiennes.
Le 11 mai 1970, environ trois douzaines de femmes sont entrées à la Chambre des communes et ont pris place dans les différentes tribunes autour de l'enceinte. Une fois assises, elles se sont enchaînées silencieusement à leur siège. Elles ont écouté attentivement le député néo-démocrate Andrew Brewin demander au ministre de la Justice John Turner s'il allait envisager de revoir les dispositions législatives sur l'avortement. M. Turner a voulu faire fi de la question, mais, juste avant 15 heures, une des femmes assises à la tribune s'est levée et a interrompu le débat de la Chambre des communes en prononçant le discours préparé par la caravane de l'avortement. Lorsque des gardiens du Parlement se sont approchés de cette femme, une deuxième femme s'est levée dans une autre section de la tribune et a poursuivi le discours. Les femmes se sont levées, l'une après l'autre, pour réclamer à l'unisson l'accès sécuritaire et équitable à des droits en matière de procréation.
La caravane pour l'avortement a attiré l'attention du pays sur cette question. Malheureusement, aujourd'hui encore, les femmes sont obligées de se battre pour avoir accès aux différents soins de santé. À l'occasion du 50e anniversaire tout particulièrement, je pense aux femmes courageuses qui ont fait partie de cette caravane et qui ont construit ce mouvement pour que les femmes de ma génération aient la liberté de choix.
Je pense aussi aux femmes à Fredericton et au fait que le gouvernement fédéral soi-disant féministe n'a encore pris aucune mesure pour veiller à ce que la clinique pour femmes à Fredericton soit financée convenablement et fasse le nécessaire pour protéger les droits que les femmes sont censées avoir en vertu de la Loi canadienne sur la santé.
Comme ces femmes il y a 50 ans et comme le député Brewin, les néo-démocrates continueront à se battre pour que les droits génésiques puissent être exercés en toute sécurité et en toute équité. À l'occasion du 50e anniversaire, je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que la Chambre reconnaisse que cette semaine marque le 50e anniversaire de la caravane pour l'avortement, qu'elle souligne l'importante contribution de la caravane à la modernisation des lois canadiennes sur les droits génésiques et qu'elle demande au gouvernement de prendre d'autres mesures pour améliorer l'accès aux services d'avortement, notamment en appliquant la Loi canadienne sur la santé et en veillant à ce que la clinique 554 de Fredericton soit financée de manière adéquate et équitable.
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
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2020-05-13 16:33 [p.2298]
La députée de London—Fanshawe a-t-elle le consentement unanime de la Chambre pour proposer la motion?
Des voix: Non.
Le vice-président: Il n'y a pas de consentement.
Nous allons passer aux questions et observations.
Le député d'Hamilton Mountain a la parole.
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NPD (BC)
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2020-03-25 3:41 [p.2071]
Madame la présidente, j'ai parlé à des dirigeants autochtones de partout au pays. Ils sont extrêmement inquiets. À cause d'injustices historiques qui ont toujours des répercussions aujourd'hui, les communautés autochtones ont un accès inadéquat à l'eau potable, au logement et aux services de santé. En conséquence, les dirigeants craignent que leurs communautés ne soient pas en mesure de faire face à la COVID-19 si le virus les touche et se propage. Ils s'inquiètent du manque de ressources, de matériel et de fournitures.
Quel est le plan pour garantir que les communautés autochtones obtiennent l'aide dont elles ont besoin? Je tiens à souligner que des tentes d'isolement ne seront évidemment pas suffisantes. Comment prévoit-on venir en aide aux communautés autochtones pendant cette crise?
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
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2020-03-25 3:42 [p.2071]
Madame la présidente, dans la période de chamboulements extrêmes dans laquelle nous nous trouvons, nous sommes conscients que les Canadiens se retrouvent dans toutes sortes de situations, toutes plus difficiles les unes que les autres, et que c'est du jamais vu. Nous sommes conscients que les Autochtones, les Premières Nations, les Inuits et les Métis doivent surmonter des obstacles réels, particulièrement lorsqu'ils habitent en région éloignée ou lorsqu'ils n'ont pas accès à des soins de santé appropriés. Nous avons tenu compte des diverses réalités au moment de mettre en place nos mesures de soutien. Nous en avons tenu compte en y consacrant plus de 300 millions de dollars dans notre programme d'aide financière. Par ailleurs, nous reconnaissons qu'il est essentiel d'unir nos forces pour bien saisir les différents défis que nos concitoyens doivent relever aux quatre coins du pays.
C'est ce que nous ferons sans tarder, au cours des prochains jours. J'invite le député d'en face à me faire part de ses suggestions, s'il y a lieu, et nous nous assurerons de les examiner.
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PCC (AB)
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2020-03-11 14:21 [p.1928]
Monsieur le Président, la Journée internationale des maladies rares a été soulignée cette année lors de la journée la plus rare de toutes: le 29 février. Le thème de cette année est: « Les personnes atteintes de maladies rares: partout, fortes et fières. » Des millions de Canadiens, dont les deux tiers sont des enfants, souffrent de l'une des 7 000 maladies rares recensées à ce jour, et seulement le tiers d'entre eux ont accès au traitement dont ils ont besoin.
Il n'y a rien de plus difficile pour un père que de prendre soin d'un enfant atteint d'une maladie incurable. Mes trois plus vieux enfants souffrent d'une néphropathie génétique rare, incurable et dégénérative appelée « syndrome d'Alport ». Ma plus jeune a succombé il y a deux ans au syndrome de Patau, et il ne se passe pas une journée sans que je pense à elle.
Je me joins aux patients de partout au pays qui réclament que le gouvernement fédéral renonce à modifier le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés, qu'il revienne à la formule des associations de patients et qu'il trouve une solution pour que l'accès aux traitements constitue le principal critère au lieu du contrôle des prix, qui bloque l'accès aux médicaments.
J'invite tous les députés à se joindre à moi pour célébrer la Journée internationale des maladies rares.
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PV (NB)
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2020-03-11 18:30 [p.1968]
Madame la Présidente, je suis heureuse de prendre la parole pour faire un suivi de la question que j'avais posée au sujet du financement d'un cadre national en santé mentale. Je voudrais d'abord expliquer comment la santé mentale a influé sur mon parcours jusqu'au Parlement.
J'ai commencé ma carrière comme éducatrice. Un jour, un élève de 14 ans a été envoyé à mon bureau après avoir causé des problèmes en classe. Pendant notre discussion, j'ai bien compris qu'il vivait des moments très difficiles. Je connaissais les problèmes liés à la dynamique sociale de son groupe d'amis et je connaissais aussi le contexte familial.
Tout à coup — je vais m'en souvenir toute ma vie — cet élève pour qui j'avais beaucoup d'affection m'a dit: « Je ne veux plus vivre. » L'élève avait un moyen de fuir sa souffrance et la motivation pour le faire. Le poids de sa souffrance était palpable. J'ai fait ce que toute personne aurait fait dans les circonstances. J'ai fait de mon mieux pour me rendre au bout de notre discussion avec empathie, mais j'ai bien compris que mes collègues et moi n'étions pas outillés pour dénouer la complexité d'une telle situation dans une conversation avec un jeune qui nous fait confiance plus qu'aux autres adultes. J'ai pu consacrer des heures et de nombreuses ressources à trouver les outils pour régler cette crise et je voudrais que de nombreux autres Canadiens puissent avoir la même chance.
Comme nombre d'entre nous, je suis bien consciente de la douleur causée par le suicide. Nous avons tous dû composer avec la perte d'une personne de notre entourage, que ce soit un cousin, l'enfant d'un collègue, un collègue, un ami, une grand-mère. Des recherches ont révélé qu'environ 90 % des personnes qui se sont suicidées souffraient d'une maladie mentale ou d'une dépendance. Le suicide est la deuxième cause de décès en importance parmi les jeunes de 15 à 24 ans. Le taux de suicide est trois fois plus élevé parmi les membres des communautés des Premières Nations que parmi les non-Autochtones. Les facteurs de risque sont directement liés à des caractéristiques socio-économiques comme le revenu du ménage, la situation d'emploi, le niveau d'instruction et le soutien familial.
J'ai raconté une situation que j'ai vécue, j'ai présenté des données sur ce problème, et j'aimerais maintenant qu'on cherche la solution.
Les provinces et les territoires du pays ont besoin d'une aide financière du gouvernement fédéral pour pouvoir résoudre la crise en santé mentale qui touche des familles et des communautés dans toutes les régions du pays.
Nous devons investir dans la formation pour les professionnels de tous les secteurs, les éducateurs et les Canadiens ordinaires afin qu'ils aient accès aux ressources et aux possibilités d'apprentissage nécessaires pour venir en aide aux personnes qui souffrent de maladie mentale.
Nous devons nous doter des moyens pour diagnostiquer les problèmes à temps. Les fournisseurs de service et les familles doivent pouvoir diagnostiquer les problèmes rapidement pour garantir une intervention rapide.
Nous devons investir dans un régime national d'assurance-médicaments. Les Canadiens ne devraient jamais se retrouver face au choix anxiogène d'acheter de la nourriture ou des médicaments qui pourraient leur sauver la vie.
Nous devons investir dans des mesures visant à aider les victimes d'agressions sexuelles. C'est un aspect très important dont nous n'avons pas parlé dans ce débat.
Nous devons investir dans des mesures de soutien aux personnes âgées, comme la création de maisons intergénérationnelles, pour rompre leur isolement et leur solitude.
C'est pourquoi le 26 février, j'ai demandé au ministre des Finances si le budget prévoyait des fonds pour financer un cadre national sur la santé mentale afin que les provinces et les territoires puissent chercher ensemble des solutions pour résoudre cette crise. J'ai hâte d'entendre la réponse du député pour savoir comment, ensemble, nous pourrions redonner espoir aux Canadiens partout au pays.
Voir le profil de Gudie Hutchings
Lib. (NL)
Voir le profil de Gudie Hutchings
2020-03-11 18:33 [p.1969]
Madame la Présidente, je tiens d'abord et avant tout à remercier la députée d'avoir partagé son histoire et d'avoir donné à la Chambre cette occasion de parler de la santé mentale.
Selon Statistique Canada, un Canadien sur trois sera touché par une maladie mentale au cours de sa vie. La santé mentale subit l'influence d'un certain nombre de facteurs, notamment l'expérience de vie et les conditions socioéconomiques. Le gouvernement reconnaît la nécessité d'adopter une approche globale en matière de santé mentale, une approche qui favorise tant la promotion du mieux-être et la prévention de la maladie mentale que le traitement et le rétablissement des personnes touchées.
Pour cette raison, nous avons collaboré avec nos partenaires et avec les intervenants pour mettre en œuvre des programmes et des initiatives communautaires qui visent à promouvoir la santé mentale et qui contribuent à la prévention des maladies mentales.
Le gouvernement s'est aussi engagé à accroître l'offre de services de santé mentale de grande qualité pour tous les Canadiens. Dans le budget de 2017, nous avons fourni aux provinces et aux territoires 5 milliards de dollars sur 10 ans pour améliorer l'accès aux services de santé mentale et de traitement de la toxicomanie. Ces investissements ciblés permettront de combler des lacunes précises dans l'accès aux services de santé mentale, notamment pour les enfants et les jeunes.
Je vais expliquer, à l'aide d'exemples concrets, la manière dont ces investissements devraient aider directement les Canadiens qui souffrent d'une maladie mentale.
Grâce à ce financement, ma province, Terre-Neuve-et-Labrador, va ajouter de nouvelles maisons d'hébergement communautaire afin d'offrir un lieu sûr aux personnes qui vivent une crise. Plusieurs modèles seront étudiés pour ces places en fonction des besoins émergents de chaque autorité sanitaire régionale de la province.
Le Québec améliorera les services d'hébergement et de maintien dans la communauté afin de permettre l'hospitalisation en psychiatrie et de réduire les séjours dans les ailes psychiatriques.
Les Territoires du Nord-Ouest engageront à contrat une équipe itinérante qui offrira des services de consultation privés et apportera de l'aide, en période de pointe, aux personnes souffrant de maladies mentales. L'équipe offrira du soutien rapide en cas de crise lorsqu'il n'y aura pas de ressources locales ou lorsque ces ressources seront débordées.
La Saskatchewan mettra en place des options d'hébergement avec soutien intensif pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale graves et persistants.
Grâce aux fonds fédéraux, l'Ontario s'est engagé à créer et à fournir de nouveaux services dans les unités de soutien, comme de l'aide pour les activités de la vie quotidienne et des services de gestion de cas pour les personnes atteintes d'une maladie mentale, les toxicomanes et les gens qui risquent de devenir des sans-abris.
En Ontario, ainsi qu'au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse, les investissements fédéraux appuieront aussi d'autres initiatives intégrant les services de santé mentale et de traitement de la toxicomanie à des programmes de logements supervisés, à des services judiciaires et à des milieux éducatifs. Toutes ces initiatives accorderont une attention particulière aux jeunes.
Pour soutenir les personnes aux prises avec des pensées suicidaires, le gouvernement investit également près de 3 millions de dollars sur cinq ans pour le développement du Service de prévention du suicide du Canada offert par l'entremise des Services de crises du Canada. Ce service met les Canadiens en contact avec des intervenants qualifiés qui leur fournissent des ressources et de l'aide confidentielle en cas de crise et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Enfin, pour promouvoir la santé mentale chez les enfants et les jeunes, le gouvernement a prévu d'investir aussi 1,1 million de dollars en 2019-2020 et 4,7 millions de dollars en 2020-2021 puis 4,9 millions de dollars à partir de 2021-2022 par l'intermédiaire du Fonds d'innovation pour la promotion de la santé mentale. Ce fonds appuiera la mise au point de nouvelles interventions prometteuses visant à s'attaquer aux facteurs déterminants sous-jacents de la santé mentale chez les enfants et les jeunes dans l'ensemble du Canada.
En résumé, la santé mentale est une priorité pour le gouvernement fédéral et nous continuerons de travailler avec tous nos partenaires pour apporter des améliorations dans ce domaine.
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PV (NB)
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2020-03-11 18:37 [p.1970]
Madame la Présidente, je remercie la députée de sa réponse merveilleuse. De nombreuses initiatives formidables se concrétisent au Canada. J'ai l'impression que nous avons fait énormément de progrès.
Je tiens toutefois à souligner qu'il reste beaucoup à faire. Depuis longtemps, on reconnaît que la santé mentale est un élément fondamental de la santé d'une personne. Or, dans notre régime de santé actuel, la majorité des services de santé mentale ne répondent pas à la condition d'admissibilité voulant qu'ils soient « médicalement nécessaires ».
Selon moi, il faut rouvrir ce dossier. C'est pourquoi je demande la mise en place d'un cadre législatif à l'échelle nationale. Il existe un amalgame d'initiatives provinciales et régionales, mais je pense que nous avons besoin d'une approche unifiée. Cela me fait penser à l'histoire d'un citoyen qui parcourt les provinces à la recherche de son fils et qui éprouve beaucoup de difficultés dans ses démarches parce que les provinces ne communiquent pas et ne collaborent pas beaucoup entre elles.
Je demande au gouvernement d'élaborer et de financer une stratégie nationale à cet effet.
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Lib. (NL)
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2020-03-11 18:38 [p.1970]
Madame la Présidente, je sais que la députée s'intéresse grandement à ce dossier et je l'encourage à communiquer et à collaborer avec tous les ordres de gouvernement.
Je suis persuadée que la députée sait qu'il revient aux provinces de déterminer comment elles affecteront l'argent que leur accorde le gouvernement fédéral. C'est pourquoi nous avions insisté pour que cet argent soit réservé aux initiatives en matière de santé mentale.
Nous nous engageons à adopter une approche globale en matière de santé mentale, une approche qui favorise tant la promotion du mieux-être et la prévention de la maladie mentale que le traitement et le rétablissement des personnes touchées. Nous sommes en train d'investir dans une série d'initiatives et de programmes de santé mentale qui sont adaptés aux particularités culturelles et qui tiennent compte des facteurs sociaux, économiques et environnementaux, notamment le revenu, le logement et l'éducation. Nous collaborons également avec nos partenaires provinciaux et territoriaux pour améliorer l'accès des Canadiens aux services de santé mentale.
Comme nous l'avons mentionné, dans le budget de 2017, nous nous sommes engagés à consacrer 5 milliards de dollars sur 10 ans pour offrir des services de santé mentale appropriés et abordables aux Canadiens. Nous veillerons à ce que les provinces continuent d'œuvrer en ce sens.
Le défi que représente le traitement des problèmes de santé mentale nécessite la collaboration de tous les ordres de gouvernement et de nombreux intervenants, ainsi que celle de tous les députés à la Chambre.
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PV (BC)
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2020-02-27 11:10 [p.1658]
Monsieur le Président, ce sujet est revenu souvent dans la série de questions adressées à la ministre. Le projet de loi qui nous est soumis prévoit, le cas échéant, l’obligation de vérifier que le patient a été informé d’autres moyens de soulager sa souffrance, y compris les services de santé mentale et de counselling et les soins palliatifs.
Je voudrais demander à la ministre plus de détails. Il est évident que nous sommes loin de situations adéquates dans ces domaines. Il est facile de dire dans le projet de loi qu’il faut informer les patients de l’accès à ces services, mais l’accès est insuffisant.
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, à titre de ministre de la Santé, une partie de mon travail consiste à améliorer l’accès aux soins de santé partout au Canada. Cette directive ne se trouverait certainement pas dans ma lettre de mandat si nous pensions que tout est parfait.
Nous savons que des travaux sont en cours avec les provinces et les territoires. J’ai mentionné la somme de 10 milliards de dollars investie il y a deux ou trois ans. De toute évidence, dans le cadre de mon mandat, le premier ministre m’a demandé d’améliorer l’accès aux soins primaires et les mesures de soutien au traitement de la toxicomanie dans les collectivités. Nous savons aussi que les Canadiens veulent de l’autonomie pour décider du moment de leur mort, alors il y a un équilibre important à établir.
Nous devons continuer de veiller à ce que les Canadiens aient un accès égal aux services partout au pays. La loi exige que les gens soient informés des services qui leur sont offerts dans leur collectivité afin de faire les choix qui correspondent à leur situation personnelle.
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PCC (ON)
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2020-02-27 12:10 [p.1666]
Madame la Présidente, j'apprécie les observations du député à l'égard de nombreux dossiers, notamment celui-ci. Je remets en question le fait qu'il a suggéré l'existence d'une fausse opposition entre les soins palliatifs et le projet de loi dont nous sommes saisis. En fait, au cours de la législature précédente, la Chambre a adopté une mesure législative qui, dans son préambule, dit clairement ceci:
que le rapport final précise qu'une demande d'aide médicale à mourir ne peut être véritablement volontaire si le demandeur n'a pas accès à des soins palliatifs appropriés pour alléger ses souffrances...
Il s'agit d'un enjeu crucial. Comme l'accès aux soins palliatifs fait cruellement défaut au Canada, il n'y a pas de fausse opposition. Pourquoi le gouvernement n'élabore-t-il pas une stratégie pancanadienne sur les soins palliatifs et n'investit-il pas les fonds nécessaires à cette fin?
Voir le profil de Nathaniel Erskine-Smith
Lib. (ON)
Madame la Présidente, le député doit savoir que le gouvernement a investi des milliards de dollars dans le cadre d'ententes bilatérales avec les provinces et qu'il a désigné les soins à domicile, y compris les soins palliatifs, comme une priorité. Le député doit également savoir que les soins de santé, notamment la prestation des soins palliatifs, relèvent essentiellement de la compétence des provinces. Enfin, il doit savoir qu'en définitive, qu'il y ait des soins palliatifs ou non, la question est de savoir si les gens ont le droit de faire ce choix si profondément personnel pour eux-mêmes. Le député croit-il en la liberté, oui ou non?
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je tenais à applaudir le courage de ma collègue et reconnaître que tous les mots qu’elle a prononcés aujourd’hui sont probablement les mêmes que ceux que nous avons tous prononcés en tant que parlementaires. L’espoir est éternel. L’espoir est ce qui nous donne à tous l’énergie nécessaire pour livrer les batailles qui nous attendent dans notre vie et dans celle de notre famille. Nous ne devons jamais renoncer à cet espoir que les gens veulent avoir dans différents aspects de leur vie.
Quand nous avions traité de ce projet de loi, il était étonnamment compliqué, comme ma collègue l’a mentionné. C’était probablement l’un des enjeux les plus difficiles sur lesquels j’ai dû me pencher au cours de mes quelque 20 ans de carrière parlementaire. En écoutant les gens, comme ma collègue et d’autres, nous essayons de trouver la façon de tenir compte des sentiments de tant de gens.
Des investissements accrus font en sorte qu’il existe des programmes qui offrent de l’espoir, que nous parlions de santé mentale, de soins palliatifs ou de tant d’autres solutions. Nous essayons de garantir que tous aient de l’espoir et ne veuillent pas abandonner et que nous leur offrions toutes les possibilités d’obtenir cette aide.
Ma collègue estime-t-elle qu’il y a encore un manque énorme de services de cette nature dans les régions qu’elle représente?
Voir le profil de Nelly Shin
PCC (BC)
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2020-02-27 12:37 [p.1670]
Madame la Présidente, je remercie la députée de ses propos empreints de compassion. Je suis très émotive en ce moment, parce que l’enjeu est très important pour tous et que, d’une façon ou d’une autre, il nous touche tous. J’ai passé du temps en première ligne. Que ce soit dans la région que je représente ou ailleurs au Canada, je crois qu’il y a un manque d’accès à des services d’aide psychosociale et de santé mentale qui donneraient aux Canadiens, comme je l’ai dit dans mon allocution, les outils nécessaires pour surmonter leurs difficultés, l’adversité et les douleurs et ouvrir ainsi la porte à l’espoir avant de s’orienter vers l’aide médicale à mourir.
Je comprends parfaitement les implications en ce qui concerne la compassion que ce projet de loi veut présenter, mais vu l’irréversibilité de la mort, j’estime qu’il faut du temps. À titre préventif et pour l’avenir à long terme de notre pays, nous devons accorder plus d’attention et de temps à tous ces autres domaines.
Voir le profil de Jenica Atwin
PV (NB)
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2020-02-27 15:09 [p.1693]
Monsieur le Président, chaque année, un Canadien sur cinq souffre d'un grave problème de santé mentale ou d'une maladie mentale grave. Les coûts liés aux maladies mentales s'élèvent à plus de 50 milliards de dollars par année au Canada.
Les coûts sociaux sont élevés. Les personnes qui souffrent d'une maladie mentale grave risquent davantage de vivre dans la pauvreté.
Le ministre des Finances a été chargé d'établir des normes nationales en matière d'accès aux services de santé mentale.
Le ministre peut-il confirmer que le prochain budget prévoira le financement d'un cadre national qui permettra aux Canadiens d'avoir accès à un éventail de professionnels de la santé mentale, y compris des conseillers, et qui incitera les provinces et les territoires à travailler ensemble pour agir concrètement dans ce dossier important?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
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2020-02-27 15:09 [p.1693]
Monsieur le Président, la santé des Canadiens est une très grande priorité dans toutes les circonscriptions du pays.
Pendant la dernière campagne électorale, nous nous sommes engagés à investir des milliards de dollars afin non seulement d'appuyer les services de santé mentale, mais aussi d'améliorer l'accès aux soins primaires, de mettre en place un programme d'assurance-médicaments et d'améliorer les soins à domicile destinés aux aînés.
J'ai bien hâte de poursuivre mes discussions avec mes collègues des deux côtés de la Chambre en vue de mettre en oeuvre un plan qui respectera notre cadre financier et qui améliorera la santé de tous les Canadiens.
Voir le profil de Larry Maguire
PCC (MB)
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2020-02-27 15:26 [p.1696]
Monsieur le Président, je partagerai aujourd'hui mon temps de parole avec mon collègue le député de Saskatoon-Ouest.
En tant que nouveau membre du comité de la justice, je suis impatient de travailler à tous les dossiers que nous aurons à traiter pendant la présente législature. Bien que je ne sois pas avocat — et que je n'aie absolument pas l'intention de le devenir —, j'espère que ma contribution et mon point de vue aideront à rétablir la confiance envers le système de justice canadien.
Je suis bien conscient que de nombreux Canadiens sont très inquiets. Beaucoup cherchent des solutions pour assurer la sécurité dans les collectivités du pays et ils veulent que nous entamions un processus de reconstruction de la confiance du public envers le système de justice.
Le projet de loi à l'étude représente un de ces enjeux dont la plupart des Canadiens ont entendu parler. Ils suivront sans aucun doute la progression de ce dossier aux nouvelles. En tant que député du caucus conservateur, je peux débattre de cet enjeu et voter comme bon me semble. J'ai l'intention d'améliorer le projet de loi et de représenter les bonnes gens de Brandon—Souris au meilleur de mes capacités.
Comme beaucoup de Canadiens, je trouve difficile de discuter des tenants et aboutissants de l'aide médicale à mourir. Force est de reconnaître qu'il est extrêmement difficile pour beaucoup de personnes de discuter ouvertement de la mort. À la suite de l'arrêt Carter de 2016, le Parlement a dû élaborer une réponse législative appropriée pour respecter l'article 7 de la Charte des droits et libertés. Il faut aussi dire que la portée de l'arrêt Carter se limitait à une personne adulte ayant la capacité de donner son consentement pour recevoir l'aide médicale à mourir.
Lorsque nous avons été saisis du projet de loi, beaucoup de députés ont estimé que la réponse du gouvernement n'allait pas assez loin. Un des députés libéraux qui a voté contre le projet de loi n’était nul autre que le ministre de la Justice. Certains députés étaient très préoccupés par le manque de clarté de la mesure, notamment du fait que le terme « raisonnablement prévisible » n'avait pas été défini. D'autres députés voulaient que le Parlement ne tienne pas compte de l'arrêt Carter.
Les divergences d'opinions ne sont pas une nouveauté à la Chambre. Il faut s'y attendre, car, au Parlement, il y a des députés de tous les horizons et de toutes les allégeances politiques. À mon avis, la démocratie est beaucoup mieux servie du fait qu'il y a des opinions divergentes qui illustrent toutes les positions.
Lorsque nous avons débattu le projet de loi C-14, le caucus conservateur a étudié le projet de loi avec toute la rigueur que les Canadiens attendaient de nous. Nous avons posé les questions difficiles, nous avons proposé des amendements et nous avons fait ce pourquoi on nous a envoyés ici, c'est-à-dire faire valoir les préoccupations de nos concitoyens. J'espère sincèrement que nous pourrons, encore une fois, accorder le temps nécessaire à cette question et le faire de la façon la plus inclusive possible afin que les tous les Canadiens puissent s'exprimer au sujet du projet de loi C-7.
Il va sans dire que les avis sont profondément partagés sur la question de l'aide médicale à mourir dans son ensemble. Je sais que tous les députés reçoivent de la rétroaction de la part des gens de leur circonscription à ce sujet, et que nombre de pétitions sur cette question ont été envoyées à tous les bureaux de circonscription dans les dernières semaines. J'ajouterais aussi que, pendant la dernière campagne électorale, des gens m'ont demandé ce qu'il allait advenir de ces mesures législatives et si le Parlement allait les réexaminer bientôt.
À l'origine, les dispositions législatives prévoyaient notamment un examen automatique, qui sera réalisé cet été. Fait à souligner, le projet de loi dont nous sommes maintenant saisis propose de devancer l'examen automatique pour certains aspects. L'examen à venir sera beaucoup plus détaillé que le sondage en ligne de deux semaines effectué à l'égard du projet de loi C-7.
Nombreux sont ceux qui s'attendaient à ce que le projet de loi qui devait être présenté suive la décision de la Cour supérieure du Québec. Nous savons maintenant que ce n'est pas le cas. D'ailleurs, pendant le débat d'hier, le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice a reconnu que les libéraux sont allés au-delà de ce qui était attendu parce qu'ils croyaient que c'était ce que les Canadiens voulaient. C'est peut-être ce qu'il croyait, mais, fait préoccupant, les changements les plus importants qui sont proposés dans le projet de loi C-7 auraient pu être étudiés dans le cadre de l'examen détaillé de cet été.
Le projet de loi que nous débattons aujourd'hui propose de nombreux changements qui vont bien au-delà du simple remplacement du terme « raisonnablement prévisible » afin de se conformer à la décision récente de la cour. Par exemple, le gouvernement veut assouplir les mesures de sauvegarde, et j'ajouterais que ce sont exactement les termes qui ont été utilisés dans la présentation que des fonctionnaires du ministère ont donnée aux députés.
À l'heure actuelle, les patients qui souhaitent avoir recours à l'aide médicale à mourir doivent soumettre une demande écrite qui doit être signée par deux témoins indépendants. Le projet de loi C-7 modifierait la loi pour qu'un seul témoin indépendant soit nécessaire. Je pense qu'il incombe au gouvernement de justifier ce changement. Il a également l'intention d'éliminer la période d'attente obligatoire de 10 jours qui commence après que la demande écrite a été signée. Encore une fois, il s'agit d'un changement important qui va au-delà de ce qui était requis pour que la loi soit conforme au jugement de la Cour supérieure du Québec.
J'ai l'intention d'inviter le plus d'experts, de professionnels de la santé et de gouvernements provinciaux possible pendant l'étude en comité pour les questionner sur les changements proposés et pour déterminer s'ils sont nécessaires. Nous devons avoir l'assurance que les mesures de sauvegarde nécessaires pour protéger les personnes vulnérables sont toujours en place.
Je tiens à préciser que bon nombre des propositions que nous avons faites au cours de la dernière législature sont tombées dans l'oreille d'un sourd, comme le fait de donner le droit aux médecins de suivre leur conscience. Presque tous mes collègues libéraux étaient en faveur d'une telle mesure, mais le gouvernement libéral du jour ne l'a pas adoptée.
Nous avons également été assez catégoriques à propos de l'amélioration de l'accès aux soins palliatifs. Même si la prestation de soins de santé est du ressort des gouvernements provinciaux, nous avons adopté un projet de loi d'initiative parlementaire visant à mettre en œuvre un plan d'action. Ma collègue de Sarnia—Lambton, qui a travaillé fort pour faire adopter ce projet de loi, est très déçue de constater que dans le cadre du plan d'action quinquennal du gouvernement, on n'a pas consacré suffisamment de ressources et on n'a pas défini d'ensemble clair de résultats mesurables. Les gens qui vivent dans une circonscription rurale, comme la mienne, n'ont pas accès à assez de services de soins palliatifs. Mes pensées vont aux familles qui doivent organiser un déplacement pour un proche qui en est aux derniers jours de sa vie.
En tant que grand défenseur du Canada rural, je suis bien placé pour connaître les défis uniques que doivent relever chaque jour des millions de personnes à cause de leur isolement ou de leur éloignement. Je veux donner le bénéfice du doute au gouvernement et croire que le sort des Canadiens des régions rurales lui tient à coeur, mais son bilan à cet égard indique tout à fait le contraire. Même si ces problèmes ne peuvent pas être corrigés dans la mesure législative, nous ne pouvons pas en faire fi lorsque nous parlons de l'aide médicale à mourir.
En terminant, je veux que le gouvernement sache que je tiens à collaborer avec lui de façon constructive à l'égard de ce projet de loi. Je m'assurerai que les préoccupations de mes concitoyens sont entendues. Nous savons que rien n'est plus précieux que le don de la vie: la capacité de vivre librement, sainement, heureusement et à l'abri du danger. Il est de notre responsabilité collective de faire tout en notre pouvoir pour améliorer la qualité de vie de l'ensemble de la population canadienne.
J'ai hâte d'entendre ce que mes collègues ont à dire sur la présente mesure législative. Si elle est renvoyée au comité de la justice, nous ferons preuve de diligence raisonnable, nous écouterons les témoins et nous y apporterons des améliorations dans la mesure du possible.
Voir le profil de Lloyd Longfield
Lib. (ON)
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2020-02-27 16:08 [p.1703]
Monsieur le Président, je remercie la députée de Brampton-Ouest à la fois pour son discours aujourd'hui et son travail en tant que professionnelle de la santé. Quand je l'écoute, je me demande ce que ses patients pensent d'elle qui défend maintenant leurs intérêts à la Chambre.
J'ai eu de nombreuses conversations avec des habitants de ma circonscription qui ont besoin qu'on améliore cette mesure législative pour eux. En décembre, j'ai parlé à une personne dont le meilleur ami essayait d'avoir accès à l'aide médicale à mourir, et son frère aussi était dans la même situation. Au bout du compte, c'est la souffrance qui les a poussés tous les deux dans cette voie, ainsi que le sentiment de perdre leur indépendance et leur dignité, et non une mort prévisible.
Finalement, ce sont les personnes qui essaient d'avoir accès aux services ou les membres de leurs familles qui sont au courant de leur situation qui sont les plus marquantes. Il est important de donner la priorité à ces gens qui sont privés de leurs droits aux termes de la loi actuellement en vigueur.
La députée voudrait-elle nous expliquer combien il est important de protéger les libertés des personnes que nous servons et qui essaient d'avoir accès à ce genre de service?
Voir le profil de Kamal Khera
Lib. (ON)
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2020-02-27 16:10 [p.1703]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue des efforts soutenus qu'il déploie pour défendre cette cause dont nous avons maintes fois discuté ensemble.
Cela me touche personnellement de parler de cette question, comme je l'ai fait lorsque la Chambre a commencé à en débattre, en 2015. Juste avant les élections, en 2015, j'étais infirmière agréée. Je suis encore infirmière agréée et je travaille en oncologie avec des patients à qui je donne des soins palliatifs et que j'aide en fin de vie.
C'est le droit à ces soins et à cette aide que nous protégeons aujourd'hui. Je pense que le député a répondu à sa propre question en la posant et je l'en remercie. C'est exactement ce que fait le projet de loi. J'espère que tous les députés voteront en sa faveur pour qu'il soit renvoyé au comité, où il y aura peut-être des discussions sur ce qui pourrait être fait pour l'améliorer.
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NPD (NL)
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2020-02-25 12:30 [p.1492]
Madame la Présidente, je suis très heureux de pouvoir parler de la motion dont la Chambre est saisie. Cette motion demande au gouvernement de réaffecter une partie des ressources qui seront consacrées à une réduction d’impôt pour ce qu’il appelle la classe moyenne à des gens qui en ont vraiment besoin et qui n'ont pas d'assurance dentaire.
Je suis vraiment heureux de participer à ce débat historique. Il n’arrive pas souvent que les députés de la Chambre des communes aient l’occasion d’adopter une résolution qui profiterait à des millions de Canadiens aujourd’hui et à l’avenir. Nous faisons là un premier pas pour rehausser l’égalité dans notre pays, l’égalité dans un enjeu qui est extrêmement important pour les Canadiens.
Les soins dentaires sont des soins de base pour les gens qui peuvent se les payer. Leur revenu leur permet de se payer le nettoyage de leurs dents, les examens annuels, les radiographies, au besoin, et tous les soins qui en découlent.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Cowichan—Malahat—Langford. Je suis très heureux de le faire et j’ai hâte d’entendre son allocution.
Comme moi et d’autres membres de notre caucus, il préconise l’accès à des soins dentaires de qualité pour tous les Canadiens. Cela devrait déjà faire partie de notre système de santé. En fait, en 1964, il avait été prévu que l’assurance-maladie inclue les soins dentaires, mais l'idée a été abandonnée pendant les négociations, de sorte que ces soins n'ont pas fait partie de la mesure adoptée.
Nous sommes devant une disparité. Lorsqu’une personne se casse le poignet, elle peut aller à l’hôpital ou chez un médecin et se faire mettre un plâtre. Elle peut suivre les traitements de physiothérapie nécessaires à l’hôpital. On s’occupe d’elle. Toutefois, lorsque les gens ont une carie, qu’ils se cassent une dent ou qu’ils ont besoin de soins pour assurer leur santé buccodentaire, ils doivent payer. Pourquoi? C'est parce que l'on a renoncé à la promesse et déçu l’espoir d’un système de santé général qui comprendrait des soins dentaires. Évidemment, l’assurance-médicaments faisait également partie du plan original.
Il y a des générations, le grand chef, le premier chef du NPD national nouvellement formé, Tommy Douglas, a fait campagne pendant de nombreuses décennies pour assurer une plus grande égalité dans l’accès aux soins de santé pour les Canadiens. C’est exactement ce que vise cette motion.
Au moment de faire campagne, c’est une idée que nous avons voulu mettre de l’avant. Nous avons fait campagne là dessus. Nous en avons parlé. Les gens étaient très intéressés pour des raisons qui me semblaient assez évidentes, sachant, et je suis certain que les députés le savent aussi, que lorsqu’on parle de la classe moyenne dans ce pays, il s’agit d’une notion assez vague. Je ne pense pas que la ministre puisse nous dire qui cela inclut.
Les gens qui ne reçoivent pas de soins dentaires et qui n’ont pas les moyens d’en recevoir savent qui ils sont et ne pensent pas qu’ils font partie de la classe moyenne. Ils savent qu’ils ne sont pas en mesure d’avoir ce que les autres ont et ce à quoi ils ont droit. Cette motion ferait en sorte que ces gens auraient le droit de recevoir des soins dentaires au même titre que tout le monde.
Nous présentons cette motion en raison du plan du gouvernement libéral, qui a promis une réduction d’impôt pour la classe moyenne. Qu’est-ce que les libéraux veulent dire par là? Nous ne le savons pas, mais nous savons que le plan proposé par les libéraux coûtera plus de 6 milliards de dollars par année une fois qu’il sera pleinement opérationnel. Ces 6 milliards de dollars représentent beaucoup d’argent. Il s’agit essentiellement de l’argent que versent les contribuables sous forme d’impôts et que le gouvernement propose de dépenser à même les recettes générales pour accorder une réduction d’impôt à certains.
Cette réduction d’impôt profiterait aux gens qui gagnent jusqu’à 130 000 $ par année. Il s’agit d’un avantage qui se chiffre à 347 $ par année au maximum, je crois. Cette somme irait aux gens qui se trouvent dans la tranche de revenu supérieure. Plus on descend dans l’échelle des revenus, plus l’avantage diminue. Lorsqu’on descend sous les 40 000 $, je pense qu’il est à peu près nul.
À qui profite cette mesure? Est-ce qu’elle profiterait aux gens qui n’ont pas de revenu pour payer des impôts? Profitera-t-elle aux gens qui n’en ont pas besoin?
Les libéraux ont beau dire qu’ils réduiront les impôts de la classe moyenne, et ils tiendront leur promesse, mais ce Parlement est censé travailler de concert. Nous pourrions améliorer considérablement ce plan en permettant aux libéraux de réduire les impôts, mais nous devons nous demander pourquoi ils font profiter de cette mesure les personnes qui gagnent 90 000 $ et plus par année. Cette somme de 300 $ ou de 340 $ au maximum, ne changera pas leur vie. Oui, ils aimeraient peut-être avoir 300 $, qui n’en voudrait pas? Cependant, je doute qu’ils en aient autant besoin que les personnes qui n’ont pas les moyens de se payer des soins dentaires et qui n’y ont pas accès. Ce montant pourrait changer la vie de ces personnes.
Je le dis parce que les soins dentaires sont extrêmement importants pour la santé et le bien-être d’une personne. Non seulement sont-ils importants pour la santé et le bien-être, mais pensons aux enfants qui grandissent sans avoir accès à des soins dentaires, cette carence a une incidence sur leur bien-être, leur santé, leur digestion et leur situation sociale.
Tous les députés de la Chambre savent qu’il existe un profond fossé dans ce pays. Un fossé entre les gens qui ont une bonne dentition et ceux qui n’ont pas accès aux soins dentaires essentiels pour s’occuper de leur santé buccodentaire. Ce n’est pas juste. Il y a là une grande inégalité. C’est l’un des aspects les plus inéquitables du régime de soins de santé du Canada parce que la plupart des soins dentaires ne sont pas couverts par l’assurance-maladie publique. Certains soins d’urgence le sont. Si une personne souffre d’un abcès dentaire parce qu’elle n’a pas reçu les soins dentaires dont elle avait besoin, parce qu’elle n’a pas pu faire traiter ses caries, elle n’a d’autre choix que d’attendre et d’endurer la douleur. Elle peut se présenter à une urgence où le médecin lui extraira sa dent d’urgence, ce qui coûtera plusieurs centaines de dollars au régime de soins de santé. Et cette personne se retrouvera avec une dent en moins et en souffrira le reste de sa vie.
C’est ça la réalité. C’est une situation injuste et inutile. C’est une inégalité que nous pouvons corriger. À la Chambre des communes, nous avons l’occasion aujourd’hui d’adopter une résolution qui nous permettra de le faire. Nous n’avons pas besoin d’accorder un allégement fiscal de 300 $ à une personne qui a un revenu de 125 000 $ par année. Nous devons cependant veiller à ce que tout le monde ait un accès équitable aux soins de santé.
Au cours de la campagne électorale, nous avons annoncé notre plateforme et ce programme en particulier. Des gens m'abordaient dans la rue. Ils en avaient entendu parler et voulaient en savoir plus. Ils pensaient que c’était un excellent programme. Je ne veux pas trop entrer dans les détails, mais les gens me montraient leurs dents et me demandaient si je pensais qu’ils pourraient obtenir un emploi compte tenu de l’apparence de leur dentition. C’est la réalité. Les gens savent qu’ils sont exclus du marché du travail et de certaines activités sociales à cause de leur dentition. Le piètre état de la dentition affecte la vie de bien des façons.
Je me souviens d’un homme âgé de 70 ans environ qui pleurait presque en me racontant qu’il avait eu le cancer et que cela lui avait causé de graves problèmes dentaires. Il a dû se faire remplacer ou obturer quelques dents. Il croyait que certains traitements seraient remboursés par la province, mais ce n’était pas le cas. Il a dû payer lui-même pour cela. Il a dû attendre deux ans pour économiser suffisamment d’argent pour faire réparer ses autres dents. C’était terrible. Il n’était intéressé ni à voter ni à participer. Je lui ai dit que pour faire changer la situation, il fallait voter pour quelque chose qu’il voulait et dont il avait besoin. J’espère qu’il l’a fait. Je n’ai pas vérifié auprès de lui par la suite.
L’occasion nous est offerte aujourd’hui de souscrire à ce programme. Je fais appel à tous les députés. C’est une véritable occasion historique pour les députés, toutes allégeances confondues, de collaborer pour adopter un programme qui améliorerait la vie de millions de Canadiens.
Voir le profil de Michael McLeod
Lib. (NT)
Monsieur le Président, j'ai assisté aux funérailles de ma nièce, Cheryl, il y a deux semaines et, six mois plus tôt, à celles de son père.
Le cancer touche toutes les familles. Il ne s'arrête pas à l'âge, au revenu, à l'emploi, aux rêves d'avenir ni au milieu de vie de ses victimes.
Dans les régions rurales du Canada, il est souvent difficile d'avoir accès à des soins de santé en temps opportun. De plus, les autres obstacles propres aux régions les plus éloignées du Canada, où le seul moyen de transport pour consulter un médecin est souvent l'avion, compliquent encore plus l'accès aux soins de santé. Nos centres de santé et notre personnel peuvent faire du travail remarquable, mais leurs capacités ne sont pas illimitées.
Je veux vraiment m'assurer que nous donnions suite à la promesse énoncée dans notre plateforme, c'est-à-dire « de faire en sorte que chaque Canadien puisse trouver un médecin de famille ou une équipe de soins de santé primaires » et « d'améliorer la qualité des soins pour près de cinq millions de Canadiens dont l’accès aux soins est limité », parce que nos vies en dépendent.
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
NPD (NU)
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
2020-02-21 11:40 [p.1383]
Monsieur le Président, une rencontre avec les chefs des Wet'suwet'en serait un pas dans la bonne direction pour faire avancer la réconciliation. Or, encore une fois, le premier ministre faillit à la tâche. Il n'a pas respecté les promesses faites aux gens de ma circonscription, et la réalité quotidienne nous le montre bien: les lacunes en matière de soins de santé, physique et mentale, de logement, d'éducation et de transport sont évidentes.
Les libéraux ont appuyé notre motion sur la prévention du suicide, mais quand vient le temps d'agir, ils abandonnent leurs promesses.
Pourquoi les libéraux tiennent-ils tant à refuser aux peuples autochtones leurs droits fondamentaux?
Voir le profil de Dan Vandal
Lib. (MB)
Monsieur le Président, rien n'est plus faux. Le gouvernement libéral a à cœur d'améliorer la qualité de vie des habitants du Nord.
Au cours des dernières années, nous avons investi 40 millions de dollars sur 5 ans pour améliorer l'accès aux études postsecondaires dans le Nord, de l'Arctique. Grâce à la Stratégie nationale sur le logement, nous aidons plus de 3 000 personnes dans le Nord à se loger. Nous avons signé des ententes de 10 ans avec les trois territoires pour l'investissement de plus de 550 millions de dollars dans le logement dans le Nord. Nous avons signé avec l'Inuit Tapiriit Kanatami une entente de 10 ans qui prévoit un investissement de 400 millions de dollars pour le logement dans le Nord.
Nous savons qu'il y a beaucoup de travail à faire et nous sommes déterminés à le faire en partenariat.
Voir le profil de Claude DeBellefeuille
BQ (QC)
Monsieur le Président, je suis assez honorée de prendre la parole sur cette motion si chère et si importante à mes yeux. Si les personnes qui nous regardent à la télévision se demandent pourquoi je porte un ruban vert, c'est simplement qu’au Québec nous célébrons et soulignons les Journées de la persévérance scolaire. Les députés du Bloc québécois qui prennent la parole aujourd’hui sont fiers de soutenir ces Journées de la persévérance scolaire qui sont si importantes pour notre nation.
Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je suis travailleuse sociale de profession. Avant d’être députée, je travaillais dans un CLSC. J’étais au service des gens les plus vulnérables comme les gens malades et les gens qui ont besoin de soutien. C’est donc avec fierté que je raconte aujourd’hui un peu l’histoire de ma pratique, parce qu’elle renforce mon soutien à cette motion si importante.
Quand on est travailleuse sociale dans le réseau de la santé au Québec, on a la chance d’avoir un bon emploi, un emploi syndiqué, sécurisé, un emploi avec une assurance collective permettant, en cas de maladie, d’être rémunéré. C’est une police d’assurance négociée par le syndicat. Cela permet de se faire soigner et de revenir rapidement au travail.
Aujourd’hui, je peux dire qu'au cours de ma pratique j’ai rencontré plusieurs personnes qui n’ont pas ce privilège d’être assurées et d’avoir un emploi qui leur offre tout ce qu’il faut pour faire face à des moments difficiles de leur vie.
Les personnes dont nous parlons aujourd’hui et qui seront touchées par cette motion, si jamais le gouvernement nous donnait son appui, c’est le genre de personnes qui n’ont pas ce bonheur, ce privilège d’avoir un emploi qui leur garantit une couverture d’assurance collective, en cas de grandes difficultés personnelles. Ce sont des travailleurs qui aiment leur emploi et qui par malheur tombent malades. Quand on leur parle de chimiothérapie et de radiothérapie, la première chose qu’ils se demandent, c’est comment ils feraient pour payer leur loyer, si les traitements se poursuivaient ou si on leur annonçait un deuxième cancer. Je ne parle pas ici d’hypothèque, parce que les gens qui ont une maison prennent souvent une assurance hypothécaire qui couvre les paiements en cas de malheur. On parle de gens qui ont un emploi précaire, qui vivent dans un appartement, qui n’ont pas de maison et qui tombent malades. On parle de gens qui doivent se battre pour vaincre cette maladie grave et revenir rapidement au travail.
Dans l’exercice de ma pratique professionnelle, j’ai rencontré des gens qui vivaient cette situation, qui travaillaient dans cette précarité, des bons travailleurs, des femmes et des hommes qui voulaient travailler et qui payaient leurs cotisations à l’assurance-emploi, qui honoraient toutes leurs responsabilités de travailleurs, mais qui tombaient malades. Cette motion, cette modification à la Loi sur l’assurance-emploi que le Bloc québécois porte depuis de nombreuses années, vise à répondre aux besoins de ces gens, de ces travailleurs en particulier.
J’entends le gouvernement nous dire que c’est exagéré de demander 50 semaines, alors qu’on passe de 15 semaines à 26 semaines. Il dit que l’opposition veut toujours avoir le maximum. C’est une bien drôle de façon de voir les choses. Comme l’a dit ma collègue de Thérèse-De Blainville, quand on est victime de cette maladie grave et qu’on doit recevoir des traitements qui empêchent de travailler, quand on est le numéro, la statistique qui dépasse la 15e semaine ou la 26e semaine, ce n’est pas une question d’exagération, c’est une question de compassion, de compréhension et d’inclusion. Il s'agit d’un filet social que le Québec et l’ensemble des provinces veulent offrir à leurs travailleurs qui tombent malades.
Regardons maintenant les 26 semaines qui sont offertes aux proches aidants. Les gens qui sont dans la mi-cinquantaine comme moi se retrouvent souvent parents, grands-parents, mais aussi aidants naturels. Comme la société change et fait que les gens vivent plus vieux, les gens de ma génération doivent soutenir leurs enfants, leurs petits-enfants et leurs parents.
Dans le fond, la Loi sur l'assurance-emploi a été modifiée pour rendre justice et pour pallier cette nouvelle réalité de notre société en majorant les prestations spéciales à 26 semaines pour les proches aidants. C'est très bien.
Ayant travaillé dans un CSLC, je peux dire très sincèrement que cette mesure a vraiment aidé, particulièrement dans la direction du soutien à domicile pour les personnes âgées d'un territoire. Elle permet à des personnes âgées ou à des personnes très malades de quitter ce monde en toute dignité et en étant entourées de leurs proches.
Maintenant, il n'est pas normal de se retrouver sans revenu si on tombe malade parce que les traitements exigent une absence du travail de plus de 15 semaines. De toute évidence, la dernière chose à laquelle on a envie de songer est la manière dont on va honorer ses obligations financières si les traitements doivent se poursuivre.
Quand une personne a un cancer et qu'elle vit dans une région rurale, en plus de subir la maladie, elle doit avoir les moyens financiers de payer le transport qui l'amène aux traitements. Ces traitements sont souvent dans des grandes régions urbaines. Par exemple, si une personne part de Salaberry-de-Valleyfield, dans ma circonscription, cela lui prendra une heure ou une heure et demie en voiture pour se rendre à Montréal et cela lui coûtera en moyenne de 45 $ à 50 $ pour se rendre à son traitement de chimio ou de radiothérapie.
Dans le fond, les personnes ne reçoivent que 15 semaines d'assurance-emploi, alors qu'elles ont souvent des emplois peu rémunérés leur permettant tout juste d'honorer leurs obligations financières. Ces personnes doivent sortir de l'argent de leur poche pour payer leur transport et recevoir leur traitement.
Les libéraux prétendent que le Bloc québécois est un peu gourmand parce qu'ils ont déjà promis de faire passer la durée des prestations de 15 à 26 semaines. Ils disent que c'est déjà beaucoup et qu'il ne faut pas crier au loup. Ils proposent que l'on continue de réfléchir et qu'une modification de la Loi comme celle d'augmenter les prestations à 50 semaines pourra être présentée un peu plus tard.
J'ai été témoin d'une situation. Un membre de ma famille a eu un diagnostic de cancer et il s'est battu contre le cancer. Sa guérison et ses traitements se sont prolongés sur plus de 15 semaines. Il était très heureux, et nous aussi, de pouvoir compter sur une assurance collective pour être capable d'honorer ses engagements.
Nous, au Bloc, avons du mal à comprendre pourquoi il serait si compliqué de modifier la Loi sur l'assurance-emploi et d'augmenter la durée des prestations à 50 semaines. Nous savons qu'une modification à une loi si importante ne se fait pas à toutes les législatures et, comme le dit ma collègue de Thérèse-De Blainville, nous avons une grande occasion de régler une fois pour toutes cette question d'iniquité et d'injustice.
Il n'est pas question pour nous d'abdiquer et de nous contenter de 26 semaines. Nous voulons appuyer ces gens qui doivent, jour après jour, se battre pour leur vie, recouvrer la santé, passer à travers leur maladie et retourner au travail.
Dans le cadre des débats à la Chambre, on ne parle pas assez de ces travailleurs et de ces travailleuses qui vivent cette situation. Je ne sais pas s'il y a des députés à la Chambre qui sont aussi des actuaires, mais cela ne prend pas la tête à Papineau pour savoir que ce ne sont pas 100 % des travailleurs malades qui profiteront des 50 semaines pour arriver à la guérison.
Je crois que nous en avons les moyens. Nous avons une occasion en or et j'espère que les députés du gouvernement appuieront notre motion et seront inspirés par nos arguments. Il s'agit de travailleurs et de travailleuses qui ont des emplois précaires et qui sont les plus vulnérables de notre société. Ils ont le droit d'avoir une loi qui les protège mieux qu'à l'heure actuelle.
Voir le profil de Mike Kelloway
Lib. (NS)
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2020-02-04 15:05 [p.912]
Monsieur le Président, trop de gens de ma circonscription, Cape Breton—Canso, n'arrivent pas à trouver un médecin de famille ou une équipe de soins primaires. Cela veut dire que bon nombre d'entre eux doivent se rendre à Halifax ou dans d'autres villes simplement pour subir un examen médical ou obtenir une ordonnance.
La ministre de la Santé pourrait-elle dire aux habitants de ma circonscription ce que fait le gouvernement pour aider les provinces à faciliter l'accès à un médecin de famille ou à une équipe de soins primaires?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de Cape Breton—Canso de sa question.
Tous les Canadiens devraient pouvoir compter sur le système de santé. Pourtant, plus de cinq millions de Canadiens n'ont pas accès à un médecin de famille ou à une équipe de soins de santé primaires. Nous savons qu'il faut en faire plus.
Nous faisons d'importants investissements. D'ailleurs, plus de 40 milliards de dollars iront aux provinces et aux territoires cette année, et nous continuerons de collaborer avec nos partenaires, comme la province de la Nouvelle-Écosse et le député de Cape Breton—Canso, pour faire en sorte que tous les Canadiens obtiennent les soins dont ils ont besoin lorsqu'ils en ont besoin.
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Lib. (ON)
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2020-01-27 17:09 [p.517]
Madame la Présidente, il y a quelques jours, j'ai vu sur Twitter une histoire qui, contrairement à ce que je vois d'habitude, m'a fait chaud au cœur. C'était l'histoire d'un jeune garçon de troisième année qui est venu de Syrie pour s'établir à Terre-Neuve comme réfugié avec sa famille. Selon ce que j'ai appris, ce jeune garçon savait que certains de ses camarades de classe jouaient au hockey, et il voulait jouer aussi. Cependant, il y avait quelques obstacles à surmonter. Il ne savait pas comment jouer, il n'y avait personne pour lui montrer comment jouer et il n'avait pas d'équipement. Cependant, il connaissait la leçon la plus importante à retenir lorsqu'on joue au hockey. Wayne Gretzky l'a dit lui-même: « Le hockey est un sport unique dans la mesure où tous les joueurs doivent s'entraider et travailler ensemble pour réussir. » Cela ressemble à un autre sport que je connais.
Des camarades de classe ont parlé à leurs parents de ce garçon qui voulait jouer au hockey, et c'est exactement ce que les gens de la ville lui ont permis de faire. Les résidants ont travaillé ensemble pour atteindre leur objectif: aider ce garçon à sauter sur la glace. Tous ont uni leurs efforts pour que rien n'empêche ce garçon de jouer au hockey. Du jour au lendemain, le garçon s'est retrouvé avec tout l'équipement dont il avait besoin, des gens prêts à l'entraîner et, après ce gazouillis viral, des admirateurs de partout au Canada et dans le monde.
Cette histoire émouvante nous rappelle deux choses très importantes.
Premièrement, être Canadien, s'est s'efforcer, tous les jours, de faire preuve de générosité, c'est faire en sorte que tous les gens se sentent accueillis et respectés, et c'est se rendre compte de ce qu'on peut accomplir quand on travaille ensemble.
Deuxièmement, cette histoire nous rappelle que les problèmes qui touchent les Canadiens ne sont pas des cas isolés. Pouvoir pratiquer un sport n'est pas une question de désir ou d'ambition. Il y a des obstacles qui empêchent des jeunes de participer.
Pour certains, c'est une question d'abordabilité. Pour ceux qui vivent dans une région rurale où il y a peu ou pas de transports en commun, cela peut être une question d'accès. L'absence d'espaces culturellement adaptés pourrait aussi constituer un obstacle pour certains Canadiens.
Le sport, c'est plus qu'un jeu. Le sport, c'est la santé et la santé mentale. Le sport encourage les bonnes relations et le développement d'un esprit communautaire. Le sport donne confiance en soi et permet de se rapprocher de la nature. Le sport est formateur. Il emploie des milliers de Canadiens, est un moteur économique et nous aide à nous définir comme nation. Le sport a sa place dans la vie de tous les enfants et dans tous les portefeuilles du présent gouvernement.
À titre de secrétaire parlementaire de la ministre de la Diversité et de l'Inclusion et de la Jeunesse et du ministre responsable du Sport, je trouve que cette anecdote met en relief la convergence de mes portefeuilles. Moi, élevé par une mère seule dans une coopérative de logement, j'ai eu la chance de découvrir le kayak. Cela a changé ma vie. Toutefois, que serait-il arrivé si des obstacles m'avaient empêché de pratiquer ce sport? Si les frais au club de kayak avaient été élevés au point où ma mère n'aurait pas pu les payer? Je prenais les transports en commun tous les jours pour me rendre au club et en revenir. Que serait-il arrivé si la petite ville où j'ai grandi n'avait pas eu de transports en commun? Ces obstacles à la participation constituent exactement le genre de choses que j'espère pouvoir reconnaître et éliminer au cours des prochaines années.
Grâce aux possibilités offertes par mes fonctions, je suis prêt à écouter et à apprendre, ainsi qu'à trouver des solutions pour que tous les Canadiens puissent pratiquer des activités sportives, récréatives et physiques. Entre autres, j'examinerai les obstacles auxquels se heurtent les femmes occupant des rôles de premier plan à l'intérieur et à l'extérieur de l'industrie du sport, je m'efforcerai d'élargir la portée de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme, et je faciliterai l'accès aux activités sportives et communautaires pour les nouveaux arrivants au pays.
Le discours du Trône reconnaît qu'aucun enjeu n'existe en vase clos. C'est l'une des raisons pour lesquelles je crois qu'il s'agit d'un plan d'action très ambitieux pour concrétiser la vision du gouvernement à l'égard du Canada. Le gouvernement a fixé des objectifs bien équilibrés, interdépendants et complémentaires. Aucun ministère ne travaille seul. Les ministères unissent plutôt leurs efforts en vue d'assurer un meilleur avenir pour tous les Canadiens. Il incombe à tous les députés de collaborer à cette fin.
Parlons maintenant du plan du gouvernement en matière de changements climatiques.
Chaque jour, quelque chose nous rappelle les répercussions des changements climatiques. Les incendies de forêt en Australie ont détruit l'habitat naturel de presque 100 espèces. Les calottes polaires fondent, et le niveau de la mer augmente. Les jeunes veulent que nous agissions. Nous ne devons pas les ignorer.
Les changements climatiques nuisent à l'économie et lorsque l'économie est en difficulté, ce sont les gens marginalisés qui en souffrent le plus. Il s'agit d'une question urgente, une question de sécurité publique et mondiale. En effet, des problèmes de santé que nous n'avions jamais prévus surviennent partout dans le monde à cause de la mauvaise qualité de l'air et de la présence de toxines dans nos aliments.
Le gouvernement libéral comprend que le changement climatique est un problème complexe, et nous avons fixé des objectifs ambitieux pour le résoudre. Nous nous sommes engagés à protéger 25 % de nos terres et de nos océans d'ici 2025. Nous nous sommes également engagés à éliminer la pollution par le plastique pour veiller à la propreté des océans et des lacs. Le gouvernement lance un programme visant à planter deux milliards d'arbres, un programme qui appuiera la création de 3 500 emplois saisonniers, permettra de conserver et de restaurer les forêts et aidera les villes à agrandir et à diversifier leurs forêts urbaines.
Nous avons la responsabilité de nous attaquer aux changements climatiques et nous avons un plan qui nous permettra d'éliminer toutes nos émissions d'ici 2050. Le gouvernement fixe des cibles non seulement ambitieuses, mais aussi atteignables. Nous devons faire mieux pour tous les Canadiens, mais surtout pour les jeunes et les personnes les plus vulnérables. Les répercussions des changements climatiques touchent de façon disproportionnée les gens les plus marginalisés de notre société, comme les populations autochtones, racialisées et économiquement défavorisées.
Renforcer la classe moyenne et aider plus de Canadiens à en faire partie représentent une grande partie de ce que signifie « faire mieux ». S'efforcer de faire du Canada un pays sans pauvreté est une des priorités du gouvernement. Ayant moi-même grandi dans des coopératives, c'est une priorité qui me tient à cœur.
Au cours de son dernier mandat, le gouvernement a réalisé des gains historiques pour sortir de la pauvreté les familles et les enfants et le discours du Trône ne fait que réitérer cet engagement à faire davantage.
Le gouvernement continuera à faire des investissements essentiels dans les logements abordables exactement du type où j'ai grandi avec ma famille. Sans accès à un logement sûr et abordable, ma mère aurait été obligée de choisir entre payer le loyer, acheter des aliments sains et inscrire mon frère et moi à des activités sportives et parascolaires. La construction de logements abordables offre aux Canadiens dans l'ensemble du pays la possibilité de réussir, et les coopératives devraient faire partie de ce plan. Notre ambition, comme gouvernement, n'est pas seulement d'aider les Canadiens à joindre les deux bouts, mais à les aider à prospérer.
Grâce à des initiatives comme l'Allocation canadienne pour enfants, le gouvernement a facilité la vie de parents et de familles qui tentent d'améliorer leur sort. Dans ma propre circonscription, Milton, de 2016 à 2018, au cours d'un mois type, le gouvernement a accordé en moyenne 550 $ à 15 000 familles. J'ai entendu dire que Milton est la plus jeune circonscription du Canada et celle où il y a le plus grand nombre d'enfants, donc c'est possible que les familles de cette région reçoivent plus d'argent, mais ce chiffre représente néanmoins, en moyenne, 180 millions de dollars au cours des quatre dernières années. C'est du jamais vu.
Cette initiative ouvre d'innombrables portes pour de nombreuses familles et leurs enfants. Pour une famille qui peine à joindre les deux bouts, ces 500 $ font toute la différence. C'est peut-être ce qui permet à un parent de poursuivre sa carrière ou ses études puisque la famille a maintenant les moyens d'envoyer ses enfants à la garderie. Voilà ce qui est possible grâce à l'Allocation canadienne pour enfants.
Des études démontrent que les enfants qui grandissent dans la pauvreté en subissent les conséquences dès un très jeune âge, et ils continueront d'en ressentir les effets jusqu'à l'âge adulte. Aucun enfant ne devrait être victime de l'insécurité alimentaire. Aucun enfant ne devrait penser que l'accès à des soins de santé adéquats et adaptés à sa culture constitue un privilège. Dans le discours du Trône, le gouvernement indique clairement qu'il prend les mesures nécessaires pour que ces faits deviennent réalité au Canada.
Le gouvernement est au courant des difficultés auxquelles de nombreux Canadiens se heurtent actuellement pour obtenir des soins de santé de qualité. Tous les Canadiens, où qu'ils vivent, devraient avoir accès à un médecin de famille de première ligne.
Lorsqu'il est question de l'interaction entre les problèmes, la santé mentale est un élément qui est étroitement lié à tous les aspects de la vie. La Journée Bell Cause pour la cause aura lieu ce mercredi, alors nous devons célébrer tout le travail qui a été accompli pour réduire les préjugés entourant la santé mentale. Toutefois, il reste encore beaucoup de travail et il ne faut pas ralentir maintenant.
Nous devons veiller à ce que les lieux de travail au Canada aient des normes en matière de santé mentale en place. Les gens qui veulent obtenir des services de santé mentale ne devraient pas avoir à attendre des mois avant d'obtenir l'aide dont ils ont besoin. Voilà exactement le genre de problèmes auxquels le gouvernement va s'attaquer en s'efforçant de mettre en place des normes pertinentes en matière de santé mentale dans les lieux de travail et en s'assurant que les Canadiens peuvent obtenir des services quand ils en ont besoin.
Nous vivons à une époque incertaine. De nombreux Canadiens d'un océan à l'autre sont inquiets face à l'avenir. Nous reconnaissons l'existence des craintes fondées que peuvent avoir les Canadiens et nous allons tout faire pour faire du Canada un pays plus sûr.
Le gouvernement a déjà adopté des mesures historiques de lutte contre la criminalité armée et contre les groupes criminels organisés. Il ne faut pas attendre qu'une autre tragédie survienne avant d'interdire les armes d'assaut de type militaire, une des priorités du gouvernement. Nous travaillerons avec les municipalités pour épauler ceux qui veulent interdire les armes de poing. Il faut des mesures qui protègent les Canadiens. Nous devons également faire ce que nous pouvons pour aider le reste de la planète à devenir plus sûr.
Je vais prendre quelques instants pour parler des événements survenus au cours des dernières semaines. Le pays pleure toujours la perte de ceux qui étaient à bord du vol PS752. Cette tragédie nationale a touché les Canadiens de partout au pays. Au cours des dernières semaines, j'ai vu des collectivités s'unir pour soutenir la famille et les amis des victimes en cette période difficile. J'ai participé à une vigile à Oakville en compagnie de mes collègues et de mes voisins où j'ai allumé une chandelle en mémoire des disparus. C'était un moment triste, mais important.
Une telle tragédie ne doit pas se reproduire. Notre responsabilité dépasse nos frontières et englobe les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. Les promesses du gouvernement de fournir de l'aide humanitaire et de l'aide au développement, notamment en investissant dans l'éducation et l'égalité hommes-femmes, ouvriront la voie vers de nouvelles possibilités et un avenir meilleur pour des gens partout dans le monde en plus de contribuer à la paix dans le monde. Ensemble, avec l'aide de nos alliés, nous défendrons les droits de la personne et rétablirons la paix dans les régions touchées par la guerre, la pauvreté et la maladie.
Demandons-nous quelle est notre vision d'avenir pour le Canada. Je reviens à l'histoire du jeune garçon de Terre-Neuve dont j'ai parlé au début de mon discours. En tant que député débutant, je me pose souvent deux questions.
La première, c'est: « Qui suis-je ici pour représenter? » La réponse est facile; je suis ici pour représenter les gens de Milton. Tant et aussi longtemps que les gens de la circonscription de Milton m'éliront pour les représenter, je défendrai ardemment leurs intérêts à Ottawa.
La deuxième, c'est « Pourquoi suis-je ici? », et la réponse à cette question est un peu plus difficile. Cependant, l'histoire du jeune garçon m'a aidé à prendre conscience que nous sommes ici essentiellement pour nous assurer que tous les Canadiens peuvent réussir, peu importe leur âge, leur sexe et l'endroit d'où ils viennent. Quand j'examine la vision du gouvernement et les objectifs qu'il a fixés, je nous vois travailler ensemble pour faire du Canada un pays où tout le monde peut réussir.
Comme je l'ai dit tout au long de ma campagne et depuis mon arrivée ici, je crois que la gauche et la droite ont toutes les deux de bonnes idées, et que nous sommes bien plus forts quand nous travaillons comme une seule équipe au service du Canada.
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NPD (ON)
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2019-12-10 14:44 [p.216]
Monsieur le Président, il est inacceptable que le gouvernement refuse de protéger l'accès de base aux services de santé et ce droit fondamental qu'est le droit de choisir. Le gouvernement ne défend pas les intérêts des habitants du Nouveau-Brunswick, qui sont sur le point de perdre l'accès au seul service d'avortement de Fredericton. Cette situation a été signalée au gouvernement pour la première fois en 2005. Le ministre libéral de l'époque devait intervenir, mais il n'a rien fait. Près de 15 ans se sont écoulés depuis, et la ministre continue de ne rien faire.
Que faudra-t-il pour que les libéraux se décident à défendre les droits des personnes? Quand feront-ils respecter la Loi canadienne sur la santé?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, de ce côté-ci de la Chambre, notre parti et notre chef ont affirmé très clairement que toutes les Canadiennes ont le droit de recevoir des soins de santé reproductive, ce qui comprend les services d'avortement. Comme l'a dit le premier ministre, nous verrons à ce que le gouvernement du Nouveau-Brunswick soutienne des cliniques qui offrent un service d'avortement ailleurs qu'à l'hôpital.
Je sais que le premier ministre du Canada a eu une conversation très constructive avec le premier ministre provincial. Pour ma part, je prévois parler avec mon homologue provincial cette semaine. Nous poursuivrons nos efforts afin que la population de partout au pays bénéficie d'un accès égal aux services d'avortement et aux soins de santé reproductive.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
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2019-12-09 15:40 [p.111]
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Kingston et les Îles.
Tout d'abord, je tiens à féliciter tous les députés qui ont été élus pour siéger durant la 43e législature, ainsi que vous, monsieur le Président, qui avez été nommé à la vice-présidence. Je remercie les résidants de Surrey—Newton, qui, de nouveau, m'ont fait confiance pour que je les représente à la Chambre. C'est un honneur pour moi d'être de retour ici, où je travaillerai fort en leur nom. Je suis fier de représenter l'une des circonscriptions les plus diversifiées au Canada.
Cela dit, j'aimerais prendre un moment pour transmettre mes sincères salutations à toutes les personnes qui ont célébré récemment le 550e anniversaire de la naissance du gourou Nanak Dev Ji et le Milad un Nabi, qui commémore la naissance du prophète Mahomet, que la paix soit avec lui. Je tiens aussi à souhaiter un joyeux Noël et de très belles Fêtes à mes concitoyens qui célèbrent ce temps de l'année.
Les électeurs canadiens nous ont confié la responsabilité de travailler ensemble afin de faire croître l'économie et de mieux appuyer les familles, de telle sorte qu'il soit plus facile pour leurs membres d'épargner, de faire des études, d'acheter une première maison et de jouir d'une retraite confortable. C'est le mandat que les Canadiens nous ont confié, et le discours du Trône que la gouverneure générale a prononcé la semaine dernière définit le plan d'action qui nous aidera à le remplir.
Au cours de la législature précédente, le gouvernement libéral a jeté des fondements qui ont permis d'améliorer la vie des Canadiens. La création de plus d'un million de nouveaux emplois et des investissements records dans les programmes et les services dont les Canadiens ont besoin, comme les soins en santé, le RPC et les infrastructures, ont permis de faire des progrès. Pendant que l'autre camp ne faisait que s'opposer, notre gouvernement a obtenu des résultats.
La présente législature offre l'occasion à tous les députés de s'employer à répondre aux besoins des Canadiens et d'appuyer les programmes et les services que la population demande. Nous allons offrir de meilleurs soins de santé et plus de logements abordables. Nous allons réduire les impôts de ceux qui en ont le plus besoin et poursuivre nos investissements records dans les infrastructures et le transport en commun. Nous allons lutter contre les changements climatiques tout en créant des emplois bien rémunérés.
Ce qui est plus important encore pour les habitants de ma circonscription, Surrey—Newton c'est que notre gouvernement prendra des mesures pour interdire les armes d'assaut et donner aux villes le pouvoir d'interdire les armes de poing. Les gens que je représente ont dit haut et fort que ces types d'armes n'ont pas leur place dans nos quartiers.
Je tiens à souligner le travail acharné que mon ami et ancien ministre Ralph Goodale à fait à ce sujet. Ralph a travaillé fort pour s'assurer que le Canada continue d'être un pays sûr et accueillant. Chaque fois que je lui faisais part d'un problème ou d'une préoccupation, il m'écoutait attentivement et m'aidait à trouver des solutions. Il y a deux ans, lorsque je lui ai parlé des besoins de Surrey en matière de services de police, il a déclaré sans détour que le gouvernement allait répondre aux souhaits du gouvernement municipal, qu'il s'agisse de recruter 100 nouveaux agents de police — ce que le gouvernement précédent n'a pas fait — ou d'appuyer la ville de Surrey dans sa volonté d'envisager une transition vers un service de police local.
Je suis convaincu que le député de Scarborough-Sud-Ouest — qui vient d'être nommé ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile — assumera ce rôle avec autant d'enthousiasme et de rigueur que notre ami Ralph Goodale.
Je sais que tous les députés de ce côté de la Chambre ont à cœur de travailler dans l’intérêt de la population canadienne. Les mesures énoncées dans le discours du Trône de la semaine dernière amélioreront vraiment la vie des Canadiens. L’économie du Canada est en croissance et le taux de chômage au pays reste faible. Nous allons réduire davantage les impôts pour permettre aux Canadiens et aux personnes qui en ont le plus besoin de garder une plus grande partie de l'argent qu'ils ont difficilement gagné.
Nous devons nous assurer que les jeunes puissent concrétiser leur rêve d’acheter une maison. Voilà pourquoi nous travaillerons fort pour régler la question de l’abordabilité et nous investirons dans le logement abordable afin qu’il soit plus facile pour les familles d’acquérir leur première maison.
Les parents veulent donner à leurs enfants toutes les occasions possibles de se faire instruire et la chance de réaliser leurs rêves. Les membres de notre gouvernement visent le même objectif. Nous allons donc faire en sorte que les services de garde avant et après l’école soient plus abordables et accessibles qu’ils ne le sont actuellement.
Afin de permettre aux aînés de prendre leur retraite dans la dignité, comme ils le méritent, nous renforcerons les pensions pour qu’ils puissent vivre dans la confiance et non la peur.
La santé des Canadiens est primordiale. Nous collaborerons avec les provinces et les territoires afin que tous les Canadiens aient accès à un médecin de famille. Nous instaurerons des normes en matière de santé mentale en milieu de travail et ferons en sorte que les travailleurs bénéficient des soins dont ils ont besoin à cet égard.
Enfin, nous allons prendre des mesures pour mettre sur pied un régime national d'assurance-médicaments afin d'offrir aux Canadiens l'aide dont ils ont besoin dans ce domaine. Voilà les mesures que nous allons adopter afin d'épauler les familles canadiennes.
Comme je l'ai déjà mentionné, les familles de Surrey—Newton veulent que les lois en matière d'armes à feu soient resserrées afin de réduire la violence commise au moyen de ces armes dans nos rues. Le moment est venu d'adopter des mesures vigoureuses à cet égard. C'est pourquoi nous allons interdire les armes d'assaut de type militaire et mettre sur pied un programme de rachat. C'est ce que nous devons faire pour nous attaquer au problème des armes à feu et des gangs et assurer la sécurité des Canadiens.
Globalement, ces mesures améliorent les perspectives de tous les Canadiens. Nous faisons ce que la population canadienne nous a demandé de faire.
Je suis fier d'appuyer ce plan et je demande à tous les députés de la Chambre d'y souscrire pour nous permettre d'améliorer le sort de tous les Canadiens.
J'aimerais féliciter tous mes collègues de leur élection à la 43e législature et souhaiter bonne chance à tous.
Joyeux Noël et joyeuses Fêtes.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2019-12-09 15:54 [p.113]
Monsieur le Président, c'est un honneur d'être de retour et de prendre la parole dans cette enceinte. Je vous félicite d'avoir été nommé, il y a quelques instants, vice-président de la Chambre. Je suis impatient de vous voir occuper ce fauteuil avec brio, comme vous l'avez fait au cours des quatre dernières années. C'est un véritable honneur pour moi de siéger de nouveau à la Chambre.
Comme c'est la première fois que j'ai la chance de le faire, j'aimerais tout d'abord remercier les électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles, de m'avoir fait confiance encore une fois pour les représenter au cours de la nouvelle législature. Il n'y a rien de tel que le sentiment de savoir qu'on a l'appui des électeurs de sa circonscription pour les représenter et s'assurer que leur voix est entendue à Ottawa. C'est un honneur incroyable pour moi d'avoir cet appui.
Je profite aussi du moment pour remercier le très grand nombre de bénévoles qui m'ont aidé, comme c'est le cas pour l'ensemble des députés. Nous pouvons tous compter sur des bénévoles dévoués dans nos circonscriptions. C'est grâce à eux que les campagnes prennent forme et que nous parvenons à atteindre le fil d'arrivée.
Il ne fait aucun doute que je jouis de ce même degré de soutien dans ma circonscription. Plus précisément, je tiens à remercier les membres de l'association libérale de l'Université Queen's, qui ont donné des heures et des heures de leur temps. J'en dégage l'impression que la jeune génération s'intéresse vivement à la politique. Voir ces jeunes s'impliquer en politique me remplit d'optimisme.
Je remercie également mon personnel à Kingston. Je pense à Ann, Nicole, Kaitlin et Parth, qui font un travail extraordinaire pour me représenter et interagir avec les gens de ma circonscription au quotidien. À Ottawa, je peux compter sur Jeanna. Son excellent travail me permet de respecter l'horaire prévu et d'être ici lorsque c'est à mon tour de prendre la parole ou pour autre chose.
Surtout, je remercie ma famille, ma femme, Vanessa, et mes enfants, Mason, Frankie et Vivian. Il n'est pas facile, comme la plupart des députés le savent, de quitter sa circonscription et de ne pas voir sa famille pendant plusieurs jours. Même si nous disposons de moyens technologiques, rien ne se compare à passer du temps en personne avec nos proches. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur amour et leur soutien, des incontournables pour un travail comme le nôtre.
Je tiens aussi à féliciter tous mes collègues, les 337 autres députés de cette Chambre. Nous provenons des différentes régions du pays. Nous avons été dûment élus par les gens de nos circonscriptions.
Cette fois-ci, les électeurs de tout le pays ont décidé de reporter le Parti libéral au pouvoir, mais en situation minoritaire. Les Canadiens nous ont donné mandat de travailler ensemble dans un esprit de collaboration pour que nous puissions élaborer des mesures législatives et les leur présenter. Voilà qui décrit avec exactitude la présente législature.
Il convient de signaler que des mesures législatives assez formidables, notamment celle portant création du RPC, ont été adoptées par la Chambre en situations de gouvernement minoritaire. Même le drapeau canadien a vu le jour sous un gouvernement minoritaire. Le régime d'assurance-maladie a été créé en situation de gouvernement minoritaire. Les exemples extraordinaires de collaboration abondent, et j'ai hâte de travailler avec tous les députés pour présenter des mesures législatives qui reflètent la volonté et les demandes des Canadiens.
J'aimerais parler de trois choses en particulier qui m'ont interpellé dans le discours du Trône, l'une d'elles étant le désir d'accroître la sécurité et d'améliorer la situation économique de nombreux Canadiens. Je veux aussi parler un peu de l'engagement du gouvernement dans le domaine de la santé et, plus particulièrement, de l'assurance-médicaments. Bien entendu, je veux aussi aborder un sujet dont j'ai maintes fois parlé à la Chambre: les changements climatiques.
Premièrement, en ce qui concerne l'accroissement de la sécurité des Canadiens et le renforcement de la classe moyenne, je suis extrêmement fier d'avoir fait partie, à la dernière législature, d'un gouvernement qui a profité de sa toute première occasion de présenter une mesure législative à la Chambre pour réduire l'impôt des Canadiens de la classe moyenne et demander aux Canadiens dont le revenu est considérablement plus élevé, le fameux 1 %, d'en payer un peu plus.
Une autre mesure que nous avons instaurée dès le début, probablement au moyen du deuxième ou du troisième projet de loi à être présenté, était l'Allocation canadienne pour enfants. Quelques années plus tard, Statistique Canada a publié des données qui montraient que l'allocation a eu comme effet de sortir un peu moins d'un million de Canadiens de la pauvreté — ce chiffre s'élève probablement à un million à ce stade-ci — et, en particulier, près de 300 000 enfants. Voilà l'incidence de ces politiques sur les Canadiens.
C'est pourquoi j'ai été ravi de voir des initiatives semblables dans le discours du Trône. Il est important de mentionner qu'un discours du Trône constitue un document d'orientation. Il s'agit d'un document de principe qui établit le programme général d'un gouvernement durant son mandat. Il est extrêmement gratifiant de voir que le gouvernement est déterminé à poursuivre ses efforts en ce sens.
Je pense plus particulièrement à l'exemption de base qui grimpera à 15 000 $ afin d'alléger le fardeau fiscal des Canadiens qui en ont le plus besoin.
Le logement abordable est aussi mentionné dans le discours du Trône. Dans ma circonscription, en particulier, on observe actuellement une très grave pénurie de logements. Le taux d'inoccupation s'élève à 0,6 %. Pour ceux qui l'ignorent, un taux d'inoccupation acceptable serait d'environ 3 ou 4 %. Cela entraîne une hausse du coût des logements, tant ceux à acheter qu'à louer. Cela place des gens dans des situations fort difficiles.
Je suis extrêmement heureux de savoir que nous continuerons à renforcer nos infrastructures, et pas seulement les infrastructures matérielles, mais aussi les infrastructures sociales dont ont besoin les familles, ainsi que les mesures de soutien que nous pouvons mettre en place pour ces dernières.
Nous proposons de bonifier l'Allocation canadienne pour enfants, ce programme phare qui a sorti des centaines de milliers de personnes et d'enfants de la pauvreté, de manière à offrir une aide accrue pour les enfants de moins d'un an.
Ma famille compte deux enfants très jeunes, l'un d'à peine trois ans et l'autre d'à peine un an. Je suis bien conscient des difficultés que peuvent éprouver les familles qui ont un enfant de moins d'un an ou un nouveau-né.
Il est très encourageant de savoir que les gens en difficulté pourront se prévaloir de plus de ressources mises à leur disposition pour prendre soin de leur bébé au cours de sa première année, une période très déterminante de sa vie. Je sais également que cela permettra à encore plus d'enfants et de familles de sortir de la pauvreté.
En ce qui concerne le deuxième sujet, les soins de santé, je suis très encouragé par deux points qui ont été mentionnés. Le premier est l'assurance-médicaments, un régime qui sera créé afin de répondre aux besoins des Canadiens en matière de médicaments sur ordonnance. Dans nos collectivités, et la mienne en particulier, beaucoup de gens doivent choisir quotidiennement entre prendre tous leurs médicaments ou payer le loyer ou la nourriture.
En réalité, dans un pays aussi riche et aussi développé que le Canada, j'estime que les gens ne devraient pas avoir à choisir entre des médicaments et d'autres nécessités de la vie. Il nous importe de mettre en oeuvre un régime d'assurance-médicaments, et il me tarde d'y travailler.
L'autre point est l'accès à un médecin de famille. Je me réjouis que le gouvernement veuille assurer à tous les Canadiens l'accès à un médecin de famille. À Kingston, il y a quelques années, nous avons eu une grave pénurie de médecins, et le conseil municipal a mis en place des mesures pour attirer plus de médecins.
Le problème, c'est que ces médecins provenaient des localités environnantes et que nous causions un problème à celles-ci en attirant leurs médecins chez nous. Il est extrêmement encourageant de voir qu'on envisage un plan national pour attirer et retenir des médecins au Canada pour que tous aient accès à un médecin de famille.
Enfin, rien n'est plus pressant pour les générations futures que les mesures que nous prenons dès maintenant pour lutter contre les changements climatiques.
Comme l'a dit l'ancienne ministre de l'Environnement, notre génération est la première à sentir les effets des changements climatiques et elle sera la dernière à pouvoir y remédier. Nous devons atteindre certains de ces objectifs extrêmement ambitieux si nous voulons une économie carboneutre d'ici 2050. Nous devons diminuer notre consommation de plastique dès maintenant en utilisant moins de plastiques à usage unique, et nous devons continuer de stimuler l'économie verte et d'investir dans les technologies de l'avenir qui seront viables sur le plan économique et environnemental.
Je me réjouis à l'idée de travailler avec mes collègues afin que la Chambre continue, dans les mois et les années à venir, de proposer des mesures législatives constructives et positives pour tous les Canadiens.
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Lib. (NS)
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2019-12-09 16:39 [p.119]
Monsieur le Président, avant de commencer, j'aimerais signaler que je partagerai mon temps de parole avec le député de St. Catharines.
Quel privilège d'être ici aujourd'hui au cœur de la démocratie du pays en tant que représentant élu des formidables résidants de Kings—Hants. Située sur les côtes de la baie de Fundy et du bassin Minas, la circonscription de Kings—Hants est le lieu des marées les plus fortes du monde. C'est aussi là que se trouve l'Université Acadia, l'un des établissements de premier cycle les mieux classés du Canada; la ville de Windsor, qui est considérée comme le berceau du hockey; une industrie vinicole, qui est de plus en plus reconnue mondialement; et une agriculture dynamique et diversifiée, qui constitue le pilier de l'économie et une composante essentielle de l'identité des résidants.
J'invite tous les députés et tous les Canadiens à venir nous rendre visite en Nouvelle-Écosse, où coexistent diverses cultures, où les fruits de mer abondent, où on peut admirer des panoramas époustouflants, et où des gens exceptionnellement sympathiques les accueilleront durant leur séjour. Ils ne seront pas déçus.
Monsieur le Président, je voudrais également vous féliciter pour votre élection. Je me réjouis à l'avance de votre appui à nous tenir responsables de veiller à ce que le décorum de la Chambre demeure au plus haut niveau.
J'aimerais remercier les gens de Kings—Hants pour le soutien et la confiance qu'ils m'ont accordés. Je reconnais à la fois le privilège et la responsabilité associés à mon rôle. Tous les jours à venir, je consacrerai toute mon énergie à les servir et à servir tous les Canadiens.
Tous les parlementaires peuvent témoigner de l'importance des membres de leur famille et de leur appui alors que nous assumons le rôle important de législateurs à la Chambre. J'ai beaucoup de chance d'avoir l'amour d'une famille et d'amis qui me soutiennent en Nouvelle-Écosse, surtout ma fiancée Kimberly et ma mère Shelley. Sans eux, ce n'est pas moi qui prendrais la parole à la Chambre. Je sais qu'ils sont chez eux, en Nouvelle-Écosse, et qu'ils me regardent fièrement aujourd'hui.
J'aimerais aussi rendre hommage aux bénévoles. Nous avons tous des bénévoles grâce auxquels nous sommes élus et devenons des privilégiés. Je tiens à remercier tous les bénévoles de ma circonscription qui nous regardent aujourd'hui.
Enfin, il y a deux personnes chères à mon coeur qui veillent sur moi aujourd'hui à la Chambre. Mon père, Gordon, est décédé quand j'avais 14 ans, et j'ai récemment perdu mon grand-père, Leroy, en janvier dernier. Tous deux étaient d'incroyables supporters. Ils n'ont jamais manqué un de mes matchs de hockey ou de balle molle. Je sais qu'ils nous regardent d'en haut aujourd'hui et j'espère qu'ils sont fiers.
Les Canadiens nous ont envoyés ici pour travailler aux questions qui comptent le plus pour eux. Je suis fier d'être membre du Parti libéral, et j'ai hâte de travailler avec tous les députés sous la direction du premier ministre, ce qui aura pour effet d'améliorer la vie des Canadiens aux quatre coins du pays.
Je veux parler de l'importance de poursuivre le bon travail que le gouvernement a fait pour soutenir la classe moyenne et ceux qui s'efforcent d'en faire partie. J'ai grandi dans une famille ouvrière. Mon père était chauffeur de camion et ma mère est adjointe administrative dans une école de la région. J'ai pu voir de mes propres yeux à quel point ils ont dû travailler pour m'assurer un avenir meilleur. En fait, il y a eu des moments où nous n'avions même pas assez d'argent pour payer l'épicerie. Par conséquent, je suis fier d'être membre du parti au pouvoir, de ce parti qui s'efforce de soutenir ceux qui ont le plus besoin d'aide.
J'aimerais raconter l'histoire de Sarah, une mère seule que j'ai rencontrée durant la campagne. Sarah a deux emplois pour subvenir aux besoins de ses deux filles. Elle était en larmes sur le pas de la porte quand elle m'a expliqué comment l'Allocation canadienne pour enfants lui permettait d'acheter des aliments plus sains et d'envoyer ses deux filles au soccer.
Les politiques du gouvernement ont sorti 250 000 aînés de la pauvreté. Le taux de pauvreté chez les enfants au Canada n'a jamais été aussi faible. Parallèlement à cela, nous avons créé plus d'un million d'emplois et le taux de chômage est presque à son niveau le plus bas de tous les temps. Nous savons qu'il y a encore du travail à faire, mais nous savons aussi que lorsque nous investissons dans les gens et que nous mettons de l'argent dans les poches de ceux qui en ont besoin, ces gens dépensent cet argent et font progresser l'économie.
J'ai 28 ans. Je suis l'un des députés les plus jeunes à siéger à la Chambre et je suis fier d'être membre d'un parti qui prend des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour lutter contre les changements climatiques. Je veux que mes enfants et mes petits-enfants aient un brillant avenir et qu'ils puissent jouir d'un environnement dont nous pourrons tous être fiers. En même temps, il faut veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte et à ce que les collectivités rurales et leurs habitants aient les moyens d'assurer la transition nécessaire. L'équilibre ne sera pas facile à atteindre, mais il est nécessaire de le faire pour que nous puissions tous progresser main dans la main.
Partout au pays, les soins de santé préoccupent les Canadiens. Pendant la campagne électorale, les résidants de Kings—Hants m'ont très souvent parlé de cet enjeu. Le recrutement et la rétention des médecins de famille dans les régions rurales du pays sont une priorité absolue pour bien des gens. Comme on le sait, les soins de santé représentent un défi non seulement au Canada, mais aussi partout ailleurs dans le monde occidental. Les provinces administrent les soins de santé, mais il est essentiel que le gouvernement fédéral soit disposé à appuyer leurs efforts. Je suis fier de dire que le gouvernement est un partenaire solide des provinces et qu'il continuera de l'être.
Par exemple, en Nouvelle-Écosse, depuis la signature de l'accord canadien sur la santé en 2016, il y a eu un transfert sans précédent de fonds à la province pour financer les soins de santé. Je sais, cependant, qu'il reste du travail à faire. Grâce à notre engagement à mettre en place un régime national d'assurance-médicaments et à verser davantage d'argent pour le recrutement de médecins dans les régions rurales, je sais que nous parviendrons à améliorer les soins de santé offerts au pays.
Trois communautés autochtones font partie de ma circonscription, Kings—Hants: les nations de Sipekne'katik, de Glooscap et de l'Annapolis Valley. Selon moi, tous les députés, et pas seulement le gouvernement du Canada, ont la responsabilité de forger des relations solides avec les communautés autochtones en raison de la relation constitutionnelle spéciale que nous partageons.
Aucun autre premier ministre ou gouvernement dans l'histoire du Canada n'en a fait autant pour soutenir les communautés autochtones et en arriver à une véritable réconciliation. Nos détracteurs diront que nous n'en avons pas fait assez, mais les séquelles des longues années de négligence et des pensionnats autochtones ne peuvent pas disparaître en quatre ans. Le gouvernement continuera à déployer les efforts nécessaires pour apporter des changements significatifs et créer des débouchés durables dans ces communautés, qui connaissent la croissance démographique la plus rapide au Canada.
Dans le cadre des efforts du gouvernement pour améliorer la vie de tous les Canadiens, nous nous sommes engagés à consacrer des sommes historiques aux infrastructures. Je suis fier de voir que d'importants projets d'infrastructure progressent fort bien dans Kings—Hants. Par exemple, l'élargissement à quatre voies de la route 101 à Windsor sauvera des vies. Le nouvel échangeur Lantz, quant à lui, réduira la congestion routière. Enfin, le nouveau centre de loisirs de Windsor-West Hants et le nouveau centre aquatique d'East Hants favoriseront un mode de vie plus sain. Les grands projets déjà réalisés, comme la construction du nouvel échangeur à New Minas, la rénovation des installations scientifiques à l'Université Acadia et la reconstruction des quais à Halls Harbour, ont tous amélioré les perspectives économiques.
Enfin, je veux parler d'agriculture. C'est à Kings—Hants que l'on retrouve la plus forte concentration de producteurs agricoles à l'est de Montréal. Ces producteurs sont les piliers de notre économie et représentent un élément essentiel de notre identité. Depuis plus d'un siècle, le Centre de recherche et de développement de Kentville, qui relève d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, offre un soutien essentiel au secteur agricole de la Nouvelle-Écosse. Il a mis au point 60 % des variétés de fraises cultivées au Canada et a fait ressortir les avantages de la pomme Honeycrisp, une variété de qualité supérieure qui s'adapte bien au climat maritime.
Fait important, le gouvernement a récemment ouvert un vignoble expérimental au centre de recherche, dans le but de soutenir le secteur vinicole en plein essor de la Nouvelle-Écosse. J'ai hâte de travailler avec la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire ainsi qu'avec tous les députés, sur les dossiers qui préoccupent les agriculteurs et sur les mesures susceptibles de favoriser la croissance du secteur agricole.
Bien entendu, les Canadiens doivent relever des défis au quotidien, mais ces défis s'accompagnent de possibilités nouvelles. Voilà pourquoi il est important de travailler tous ensemble dans cette enceinte pour apporter des changements positifs dans la vie des gens que nous représentons.
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