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Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
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2020-07-22 15:09 [p.2731]
Madame la présidente, la députée parle des lacunes du régime d'immigration. Ma question concerne la décision rendue aujourd'hui par la Cour fédérale, selon laquelle l'Entente sur les tiers pays sûrs, qui permet au Canada de renvoyer certains demandeurs d'asile aux États-Unis, est inconstitutionnelle. La juge Ann McDonald affirme explicitement que les États-Unis ne sont plus un pays sûr pour les réfugiés qui y sont renvoyés depuis le Canada. De plus, la Cour a conclu que les droits fondamentaux des gens sont violés et que le Canada n'est pas un participant passif dans tout cela.
La députée convient-elle que le gouvernement doit régler ce dossier immédiatement et qu'il ne devrait pas faire appel de la décision?
Madam Chair, the member has been talking about the gaps in immigration. My question relates to the ruling today by the Federal Court that the safe third country agreement, which allows Canada to send certain refugee claimants back to the United States, is unconstitutional. Justice Ann McDonald explicitly states that the U.S. is no longer a safe country for refugees to be sent back to from Canada, and the court found that people's fundamental rights are being violated and that Canada is not a passive participant in these actions.
Does the member agree that the government needs to address this immediately and that it should not appeal this decision?
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
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2020-07-22 15:09 [p.2731]
Madame la présidente, c'est toute une question à laquelle on me demande de répondre en 10 secondes!
Je n'ai pas eu l'occasion de lire ce jugement puisque j'étais assise ici aujourd'hui. Cependant, je rappellerais à ma collègue que le Bloc prône depuis longtemps que soit suspendue l'Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs, qu'on ne l'applique pas pendant quelques mois, voire qu'on ne l'applique plus du tout. Cela donne peut-être une idée de notre position lorsque nous aurons une réponse officielle à faire connaître.
Madam Chair, that is an important question, one that would be hard to answer in 10 seconds.
I have not had a chance to read the ruling, since we are sitting here today. However, I would remind my colleague that the Bloc has long supported either suspending the safe third country agreement with the U.S., not enforcing it for a few months, even scrapping it altogether. Perhaps that gives some idea of what our position will be once we have a chance to issue a formal response.
Voir le profil de Bob Saroya
PCC (ON)
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2020-03-11 17:40 [p.1961]
Madame la Présidente, je viens du secteur privé et je suis très heureuse de parler de ce sujet très important.
Pour les entreprises canadiennes, lorsqu'il s'agit de trouver des clients, la distance est un facteur. Seulement 800 kilomètres séparent Chicago de Toronto, alors que 4 000 kilomètres séparent Vancouver et Toronto. Pour les entreprises de Vancouver, les clients de Seattle sont beaucoup plus proches que ceux de Calgary.
Pour mettre les choses en perspective, 66 % des Canadiens vivent à moins de 100 kilomètres d'une frontière. Les clients américains sont beaucoup plus près que peuvent l'être les clients canadiens. La géographie est un facteur, mais quelque 325 millions de clients potentiels suffisent amplement pour inciter les entreprises à se tourner vers les États-Unis avant de se tourner vers l'Ouest ou l'Est canadien. Ce n'est qu'une question de temps avant que les entreprises canadiennes en pleine croissance ne cherchent à étendre leurs activités au sud de la frontière.
Les entreprises ne sont qu'une partie de cette équation. Les clients américains demandent des produits canadiens, et les Canadiens demandent des produits américains.
Sur le plan du commerce, aucune relation n'est comparable à celle qui existe entre le Canada et les États-Unis: 75 % des échanges commerciaux du Canada se font avec les États-Unis, et des marchandises d'une valeur de 2 milliards de dollars traversent quotidiennement la frontière.
Ce n'est pas parce qu'elles sont mutuellement avantageuses que les relations commerciales entre nos deux pays sont faciles. Réglementation, sécurité, subventions gouvernementales: les pierres d'achoppement peuvent en effet être nombreuses. Le libre-échange, ce n'est pas l'absence de règles, et c'est pour cette raison que les accords commerciaux sont aussi importants.
Historiquement, le Canada et les États-Unis ont toujours établi les règles encadrant leurs échanges commerciaux à la pièce. Du moins jusqu'en 1992. Cette année-là, le Canada, avec à sa tête le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, créait en effet la plus vaste zone économique du monde avec l'Accord de libre-échange nord-américain. Cet accord, qui a connu énormément de succès, a permis d'accroître les échanges commerciaux du Canada avec ses deux partenaires, les États-Unis et le Mexique.
La vice-première ministre a réussi à bien mettre les choses en perspective lorsqu'elle a dit: « Aujourd'hui, le Canada, les États-Unis et le Mexique représentent près du tiers du PIB mondial avec seulement 7 % de la population mondiale. »
Les nets avantages de l'ALENA ont permis de faire du libre-échange la pierre angulaire du conservatisme à la canadienne, sur laquelle l'ex-premier ministre Stephen Harper a pu bâtir en concluant de nouveaux accords commerciaux avec la Corée du Sud, la Jordanie et la Colombie, pour ne nommer que ceux-là. Je rappelle aux députés que l'accord avec l'Union européenne a été presque entièrement négocié par l'ancien gouvernement. En deux mots, les conservateurs ont compris comment ça marche.
J'aimerais aujourd'hui parler de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, ou ACEUM — que d'aucuns appellent aussi « nouvel ALENA » —, qui représente l'étape suivante de nos relations commerciales avec nos deux partenaires américains
Nous savons tous comment nous en sommes arrivés là. Pendant sa campagne électorale, le président Donald Trump a promis aux Américains un meilleur accord commercial. Des millions d'Américains craignaient de voir des emplois être relocalisés au sud en raison des bas salaires, du peu de réglementation et des droits limités des travailleurs au Mexique. Le président Trump leur a dit que leurs craintes étaient justifiées. Le soir des élections, de nombreux analystes ont indiqué que c'est grâce à ces mots que le président Trump a remporté la victoire dans les États de la « rust belt ». C'est cette victoire qui lui a permis de devenir président.
Malheureusement pour les Canadiens, il est devenu clair après l'élection du président Trump que, loin de n'avoir prononcé que des paroles en l'air, il avait bel et bien l'intention de négocier un nouvel accord. La renégociation de l'ALENA représentait l'un des principaux objectifs de sa présidence, ce qui signifiait que le Canada allait devoir retourner à la table des négociations.
Les propos entourant les négociations n'étaient pas rassurants. Les déclarations du gouvernement du Canada donnaient l'impression qu'il ne prenait pas la situation au sérieux. Le premier ministre lançait des attaques personnelles contre le président Trump, ce qui montrait qu'il était plus enclin à chercher les gains politiques qu'à obtenir un bon accord pour les Canadiens.
Par ailleurs, le président Trump faisait souvent des affirmations erronées au sujet du Canada, qu'il voyait comme une considération secondaire alors qu'il se concentrait sur le Mexique.
La bonne nouvelle, c'est que l'accord est conclu. Après des années d'incertitude, les entreprises peuvent de nouveau recommencer à investir au Canada, et les investisseurs peuvent être assurés que les camions, les navires et les avions qui transportent des marchandises entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ne seront pas immobilisés à cause de la résiliation de l'ALENA.
Beaucoup d'entreprises et d'industries ont clairement indiqué qu'elles souhaitent que l'on signe cet accord, et ce, rapidement. Les premiers ministres provinciaux du pays ont aussi ajouté leur voix à ce message.
J'ai déjà dit clairement que le Parti conservateur appuie le libre-échange. Nous étions conscients que des milliards de dollars et des centaines de milliers d'emplois, voire des millions, étaient en jeu. Nous voulions le meilleur accord possible pour les Canadiens.
Comme mon collègue de Prince Albert l'a mentionné, nous voulions un bon accord qui durerait pour les 50 prochaines années, mais ce n'est pas ce que nous avons obtenu. Les Canadiens ont plutôt obtenu un accord qui prévoit de nouvelles formalités administratives et d'autres obstacles qui nuisent aux entreprises canadiennes, un accord qui fait fi des problèmes persistants et des débouchés économiques mutuellement avantageux.
À mon avis, l'obstacle le plus inquiétant concerne les accords commerciaux conclus avec d'autres pays. Au titre de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, si le Canada continue à élargir son réseau de libre-échange, il devra demander la permission aux États-Unis. Cette ingérence dans la souveraineté du Canada est difficile à avaler. Le Canada devrait être libre de conclure des accords commerciaux avec n'importe qui, selon ses intérêts.
Ce droit de regard accordé aux Américains s'étend également aux règles touchant les produits laitiers. Le Canada a cédé 3 % du marché aux fournisseurs américains dans l'accord, mais les concessions ne s'arrêtent pas là. Le gouvernement américain a dorénavant un droit de regard sur les exportations de protéines laitières. Le gouvernement canadien a également sacrifié les classes de lait 6 et 7. Avec tous ces changements draconiens, il ne faudra pas s'étonner que l'industrie laitière ait besoin d'aide. Cette aide prendra fort probablement la forme de subventions ou d'indemnités que les contribuables devront payer.
Les nouvelles règles touchant l'aluminium ont elles aussi soulevé des questions. Le Canada est un très grand producteur d'aluminium, le quatrième en importance dans le monde. Il était évident qu'il fallait protéger notre part du marché américain dans la négociation de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, une part qui, selon le Financial Post représente « un peu plus de la moitié du marché ». Les nouvelles règles protègent notre industrie de l'acier, mais ne font rien pour l'aluminium.
Comme je l'ai déjà mentionné, on a laissé de côté un certain nombre d'enjeux, ce qui est un des problèmes que pose cet accord. Le premier qui me vient à l'esprit est la politique d'achat aux États-Unis. L'Accord Canada—États-Unis—Mexique empêche injustement les entreprises canadiennes d'obtenir des contrats gouvernementaux aux États-Unis. Le Mexique, lui, a réussi à conclure une entente à cet égard.
Le différend de longue date sur le bois d'œuvre n'a pas été réglé. On a plutôt laissé le soin à l'Organisation mondiale du commerce de le faire, alors qu'elle n'est jamais vraiment arrivée à avancer dans ce dossier.
Le fait de ne pas avoir prévu davantage de professions au titre de l'article 16 est un exemple flagrant d'occasion ratée. Cela aurait permis aux entreprises de faire venir plus facilement des professionnels en forte demande dont ils ont besoin pour élargir leurs activités.
Au lieu de 50 ans de certitude, le nouvel ALENA nous en donne 16. Autrement dit, dans 16 ans, nous devrons être de retour à la table des négociations, et ce, si nous arrivons à franchir le cap du réexamen formel de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique après six ans.
Même avec beaucoup de défauts, un accord est préférable à l'absence d'accord, et nous devons nous concentrer sur les prochaines étapes. L'accord a mis en péril de nombreuses industries. Il faut discuter de la manière dont le Canada va garantir que l'Accord Canada—États-Unis—Mexique ne leur portera pas un coup fatal. Malheureusement, cela signifie que les contribuables canadiens doivent une fois de plus faire face à de nouveaux coûts en raison des mauvaises décisions du gouvernement libéral.
Madam Speaker, I come from the private sector and I am really glad to speak to this very important subject.
For Canadian businesses, when it comes to finding customers, Chicago and Toronto are separated by only 800 kilometres. Vancouver and Toronto are separated by 4,000 kilometres. For businesses in Vancouver, customers in Seattle are much closer than even customers in Calgary.
To put it into perspective, 66% of Canadians live within 100 kilometres of a border. It is closer to ship to the south. Geography is a part of it, but over 325 million potential customers is a powerful reason for businesses to look south before they look east or west. For any growing Canadian company, it is just a matter of time before it looks to expand south.
Business is just one part of this equation. Customers in the United States demand Canadian products and Canadians demand American products.
In terms of trade, no relationship compares to that between Canada and the United States: 75% of Canada's trade is done with the United States and $2 billion worth of goods crosses the border every day.
Just because trade is mutually beneficial does not mean it is easy. Trade can be complex, with different regulations, safety concerns and government help to the industry in different countries. Free trade is never free of rules. That is why agreements need to be reached.
When Canada and the United States began to trade, we did it piecemeal until 1992. That is when Canada, led by then prime minister Brian Mulroney and the Progressive Conservative Party, signed the North American Free Trade Agreement. That created the world's largest economic trading zone. That agreement was an overwhelming success in growing our trade in both the United States and Mexico.
The deputy prime minister put it into perspective when she said, “Today, Canada, the United States and Mexico account for nearly one-third of global GDP despite having just 7% of the global population.”
The clear benefits of NAFTA have helped establish free trade as a foundation of Canadian conservatism, a foundation that former Prime Minister Harper built on by signing trade agreements with South Korea, Jordan and Columbia, among others. Let me remind everyone that the new European Union trade deal was negotiated almost entirely under the previous government. Simply put, the Conservatives understand that.
I am here to discuss the next stage of our trade relationship with the United States and Mexico, the Canada-United States-Mexico agreement, CUSMA, also known as the new NAFTA.
We all know how we got here. On the campaign trail, President Donald Trump promised Americans a better deal with trade. Millions of Americans were concerned that jobs were flowing south to Mexico because of low wages, little regulation and few rights for workers. President trump told them that they were right. On election night, many analysts pointed to these words as the reason that President Trump was able to carry the rust belt states. That delivered him the presidency.
Unfortunately for Canadians, as soon as President Trump was elected, it became clear that calls for a new deal were more than just hot air. Renegotiating NAFTA was a primary goal for his presidency. That meant Canada would be back at the negotiating table.
The talk around the negotiating table was not comforting. Statements made by the Canadian government made it look like it did not take the situation seriously. The Prime Minister threw personal attacks at President Trump, which showed an interest in scoring political points rather than securing a good deal for Canadians.
On the other side, statements by the President about Canada were often not true. At times, it seemed as if Canada was an afterthought, as President Trump focused on Mexico.
The good news is that the deal is done. After years of uncertainty, businesses can once again begin investing in Canada, and investors can be assured that trucks, ships and planes carrying goods between the United States, Canada and Mexico will not grind to a halt due to the repeal of NAFTA.
Many businesses and industries as a whole have made it clear that they want this deal signed, and they want it signed soon. Premiers across the country have also added their voices to that message.
I have already made it clear that the Conservative Party supports free trade. We understood that billions of dollars and hundreds of thousands of jobs, if not millions, were at stake. We wanted the best deal possible for Canadians.
As my colleague from Prince Albert put it, we wanted a good dealt that would last for the next 50 years, but that is not what we got. Instead, Canadians have a deal with new red tape and other barriers that hurt Canadian businesses, a deal that ignores ongoing problems and mutually beneficial economic opportunities.
The barrier I find most disturbing involves trade deals with other nations. Under CUSMA, if Canada continues expanding it free trade network, it will have to seek permission from the United States. This overreach into Canadian sovereignty is a hard pill to swallow. Canada should be free to pursue its trade interests with anyone.
That question of American oversight also made its way into the rules about dairy products. Canada gave up 3% of the market to American suppliers in the deal, but the concessions did not end there. Milk protein exports are now something the United States government has a say over. The Canadian government also negotiated away milk classes 6 and 7. With all these drastic changes, it should not be a surprise that the dairy industry will need help. That help will most likely come in the form of subsidies or payouts for which Canadians will be on the hook.
The new rules around aluminum have also raised concerns. Canada is a massive producer of aluminum. Globally we are the fourth-largest producer in the world. When CUSMA was being negotiated, it was clear we had to protect our market share in the United States, which, according to the Financial Post, is “just over half of it.” The new rules protect our steel industry but do nothing for aluminum.
As I mentioned before, one of the problems with this deal is the issues that were ignored. The issue that comes to the top of mind is the buy America policies. We failed to get rules in CUSMA that would stop the unfair boxing out of Canadian companies from government contracts in the United States. Mexico was able to strike a deal.
As for the lingering softwood lumber dispute, it was ignored and left in the hands of the World Trade Organization, an organization that has struggled to make any progress on the issue at all.
In terms of opportunities lost, a glaring example was not including more professions under section 16. That would have made it easier for companies to bring in high-demand low-supply professionals who they need to grow their businesses.
Instead of the 50 years of certainty, the new NAFTA gives 16 years, 16 years before we are back at the negotiating table, and that is if we can make it past the six-year formal reviews of CUSMA.
While there are many flaws, a deal is better than no deal, and we need to focus on the next steps. The agreement has put many industries at risk. There needs to be discussions on how Canada is going to ensure CUSMA is not a crippling blow for them. Unfortunately, that means Canadian taxpayers are once again facing new costs because of poor decisions by the Liberal government.
Voir le profil de Kelly Block
PCC (SK)
Monsieur le Président, je suis sincèrement reconnaissante d'avoir la possibilité de prendre la parole au sujet du projet de loi C-4, le nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique, à la troisième lecture.
Je devrais peut-être ajouter que je suis reconnaissante de finalement pouvoir prendre la parole au sujet de ce projet de loi, puisque les conservateurs ont essayé à maintes reprises de faire progresser cette entente.
Il est évident que nous avons besoin de stabilité économique, et un accord de libre-échange non signé avec notre plus important partenaire commercial n'est certainement pas garant de stabilité. En 2016 seulement, la valeur des exportations de marchandises et de services du Canada vers les États-Unis s'est élevée à approximativement 425 milliards de dollars, alors que les importations ont totalisé approximativement 407 milliards de dollars.
Je vais expliquer quelle est l'incidence de cet accord sur ma circonscription et ma province, mais j'aimerais d'abord revenir sur le chemin parcouru jusqu'ici.
Pendant plus de 30 ans, le libre-échange en Amérique du Nord a été une pierre angulaire de l'économie canadienne. Fruit des négociations du gouvernement conservateur au début des années 1990, l'ALENA a amélioré de manière tangible la vie de millions de Canadiens. Il a contribué à ce que le Canada devienne l'un des pays les plus prospères au monde, un pays qui a réussi à traverser la récession de 2008 mieux que n'importe quel autre pays du G7. C'est un héritage des conservateurs, un héritage de prospérité.
Cependant, pendant une certaine période au cours de la législature précédente, les actions entreprises par le gouvernement libéral ont semblé mettre en péril cet héritage de prospérité. Pourtant, les libéraux sont parvenus à conclure une entente malgré que la maison était en feu. Évidemment, il aurait mieux valu ne jamais gratter l'allumette.
Cet accord est sans doute le meilleur que les libéraux soient parvenus à négocier, mais il est loin d'être satisfaisant. Lorsque les négociations ont commencé, le président Trump s'est inquiété de ce qui était perçu comme des pratiques commerciales déloyales de la part du Mexique. Il n'avait alors pas le Canada dans sa cible et il n'y avait aucune raison de s'attendre à ce qu'il en soit autrement, mais les libéraux ont pourtant réussi à saper une grande partie de la bonne relation que nous avions avec les États-Unis presque dès le début des négociations. En effet, les libéraux ont présenté une liste de priorités qui n'avaient essentiellement rien à voir avec le libre-échange. Je rappelle d'ailleurs que les libéraux avaient présenté une liste semblable lors de leurs premiers échanges avec la Chine, qui n'a pas tardé à leur fermer la porte.
Après quelques mois à peine, les États-Unis ont ramené à l'ordre du jour la question du mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et l'État, de même que l'enjeu de la gestion de l'offre, alors que peu d'indices avaient pu laisser croire qu'il s'agissait d'un problème avec le Canada. Les États-Unis sont alors allés plus loin en imposant des droits de douane — injustes, de toute évidence — sur l'acier et l'aluminium canadiens. Nous avons ensuite été laissés sur la touche pendant que les États-Unis, à la suite de négociations, acceptaient un accord commercial bilatéral avec le Mexique. Le Canada s'est vu contraint de rattraper son retard sur le plan des négociations et il a eu besoin de chaque once de bonne volonté pour arracher un accord.
Comment celle qui est aujourd'hui la vice-première ministre a-t-elle réagi à cette situation précaire? Elle a réagi en profitant de sa visibilité, au moment de recevoir un prix, pour taxer à demi-mot de totalitaire le président du pays avec lequel nous tentions de signer un accord de libre-échange. Voilà ce que j'appelle gratter l'allumette.
Il est remarquable, et je le dis en toute honnêteté, que les libéraux aient pu sauver l'accord avant qu'il n'en reste que des cendres, d'autant plus qu'il contient un mécanisme de règlement des différends et qu'il n'élimine pas entièrement le système de gestion de l'offre. Cependant, une question s'impose: à quel point l'accord aurait-il été meilleur si les libéraux n'avaient pas constamment miné leurs propres efforts? Malheureusement, nous ne saurons jamais quel accord nous aurions pu obtenir, mais nous savons en quoi consiste l'accord qui a été négocié.
J'aimerais consacrer un peu de temps à l'impact qu'aura l'accord sur ma circonscription et sur ma province.
Comme bon nombre de députés le savent, je représente une grande circonscription majoritairement rurale, où l'on trouve la plupart des exploitations agricoles de la Saskatchewan qui sont assujetties à la gestion de l'offre. Cependant, la plupart de députés ignorent que je représente également une grande région appelée le « triangle de fer », un groupe de municipalités qui ont la transformation de métaux comme industrie majeure ou principale. Des localités comme Humboldt, Annaheim, Englefeld, St. Gregor, Vonda et bien d'autres jouent véritablement dans la cour des grands en ce qui a trait à la conception, au développement et à la fabrication de matériel agricole de grande qualité et de calibre mondial.
Ces collectivités constituent une part importante de l'industrie manufacturière de la Saskatchewan, une industrie en croissance qui exporte annuellement pour plus de 300 millions de dollars de produits. On peut facilement imaginer les répercussions qu'ont eues sur ces collectivités et les entreprises qui s'y sont installées les droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium canadiens.
La guerre commerciale qui s'en est suivie a entraîné des conséquences très concrètes dans ma circonscription, où le gagne-pain de nombreuses personnes repose sur le libre-échange en Amérique du Nord d'équipement manufacturé en métal. Il va sans dire que l'élimination des droits de douane sur l'acier dans le cadre des négociations a été fort bien accueillie. Toutefois, le soulagement qu'a apporté cette bonne nouvelle a été amoindri par le maintien des droits sur l'aluminium canadien. Compte tenu de ce que j'ai déjà souligné, il est fort probable qu'une approche plus judicieuse en matière de négociations aurait permis l'élimination complète des droits de douane.
Dans le même ordre d'idées, le Canada était en bonne position au début de ces négociations pour enfin mettre un terme au long différend sur le bois d'œuvre. Maintenant, comme par hasard, le département américain du Commerce a récemment annoncé une diminution substantielle des droits de douane sur le bois d'œuvre canadien. Cependant, aucune entente n'a encore été conclue pour l'avenir, ce qui laisse les producteurs de bois d'œuvre de la Saskatchewan dans l'incertitude en matière de planification à long terme. Voilà une autre occasion ratée.
Comme je l’ai mentionné plus tôt, la gestion de l’offre est un aspect de notre économie qui n’a probablement fait l’objet d’un examen minutieux qu’en raison de la piètre stratégie des libéraux au début des négociations.
Premièrement, j’aimerais affirmer clairement que je suis très heureuse que les libéraux n’aient pas abandonné les exploitations agricoles. Ce nouvel accord ouvrirait jusqu’à 3,6 % du marché canadien des produits laitiers aux importations, un pourcentage considérablement plus élevé que celui dont le gouvernement conservateur précédent avait convenu dans le Partenariat transpacifique. L’accord imposerait aussi un seuil aux exportations canadiennes de concentrés de protéines laitières et d'autres produits semblables vers les États-Unis et le Mexique.
Il y a plus encore: non seulement l’Accord Canada—États-Unis—Mexique limiterait les exportations de produits laitiers vers les pays signataires, mais il limiterait aussi les exportations vers d’autres pays qui n'y sont pas parties. Qui plus est, nous serions maintenant tenus de nous adresser à la commission du lait des États-Unis avant d’entamer les négociations avec d’autres pays. Cette mesure aurait pour effet de limiter davantage la capacité des producteurs laitiers canadiens à remplacer la part du marché qu’ils ont perdue au Canada par des ventes aux pays signataires de l’Accord, en plus d’entraver nos négociations de libre-échange futures.
Les pertes occasionnées à notre secteur des produits laitiers par ces concessions se chiffreront en centaines de millions de dollars. De plus, elles surviennent à un moment où les producteurs laitiers accusent des coûts à la hausse en raison de la tarification du carbone, coûts qu’ils ne peuvent pas recouvrer par l’intermédiaire de remises ou du marché. Le gouvernement doit prendre conscience que notre secteur des produits laitiers, en particulier les nombreuses exploitations familiales dans ma circonscription, ne peut pas continuer à voir ses marges de profit diminuer et rester en affaire.
Je pourrais en dire davantage sur cet accord, mais en vérité, le Canada a besoin d’un accord de libre-échange à l’avenir. Nous le reconnaissons. Notre économie déjà faiblissante ne peut pas supporter un surcroît d’incertitude commerciale. Les groupes de l’industrie, les chambres de commerce et les premiers ministres provinciaux le comprennent, si bien que la majorité d’entre eux a demandé à la Chambre de ratifier l’Accord Canada—États-Unis—Mexique.
Face à cette réalité, il nous faut arrêter de penser à ce qui aurait pu être et composer avec la situation telle qu’elle est. En conséquence, bien qu’il soit loin d’être parfait, l’Accord vaut mieux que rien.
Mr. Speaker, I truly appreciate the opportunity to speak to Bill C-4, the new free trade agreement with the United States and Mexico, at third reading.
Perhaps I should say that I appreciate finally having the chance to speak to this agreement, as Conservatives have tried time and again to move this deal forward.
It is that clear we need economic stability, and an unsigned free trade agreement with our largest trading partner is anything but stable. In 2016 alone, Canada exported approximately $425 billion in goods and services to the United States while importing approximately $407 billion.
I will be speaking about how this deal will impact my riding and my province, but first I want to reflect on how we got here.
For over 30 years, free trade in North America has been a cornerstone of the Canadian economy. Negotiated by a Conservative government in the early 1990s, NAFTA made tangible, positive impacts on the lives of millions of Canadians. It helped propel us to becoming one of the most prosperous countries in the world, a country that weathered the 2008 recession better than any of our G7 counterparts. This is a Conservative legacy, a legacy of prosperity.
However, for some time during the previous Parliament, it appeared that this legacy of prosperity was in jeopardy as a result of the actions of the Liberal government. Still, the Liberals managed to pull a deal out of the fire. Of course, it would have been better not to have started the fire in the first place.
This deal is likely the best the Liberals could do, but it certainly was not the best deal possible. When negotiations began, President Trump was concerned about what were perceived as unfair trade practices from Mexico. Canada was not his target, nor was there any reason to expect that we would be, yet the Liberals squandered much of the goodwill we had with the United States almost as soon as the negotiations began by presenting a list of priorities that had essentially nothing to do with free trade, a list not, I would note, dissimilar to the list the Liberals presented in their initial discussions with China, who quickly sent them on their way.
Within months, the United States placed the removal of the dispute settlement mechanism and supply management on the table. There had been little indication that these were issues with Canada. The United States went further by imposing tariffs, no doubt unfairly, on Canadian steel and aluminum. We were then left on the outside looking in as the Americans negotiated and agreed to a bilateral trade agreement with Mexico. Canada was forced to play catch-up in negotiations and needed every ounce of goodwill to save a deal.
How did the now Deputy Prime Minister respond to this precarious situation? She responded by using her platform while accepting an award to imply that the president of the country we were trying to sign a free trade agreement with was a totalitarian. That is what I mean by starting the fire.
It is remarkable, and I say this with all honesty, that the Liberals were able to salvage any deal out of that house fire, let alone one that contained a dispute resolution mechanism and did not do away with supply management entirely. Still, the question must be asked: How much better would this deal be if the Liberals had not undermined themselves time and time again? Unfortunately, we will never know what deal we could have had, but we do know what deal we have.
Now I would like to take some time to speak about how this agreement would impact my riding and my province.
As many in the House may know, I represent a large, mostly rural riding which is home to the majority of Saskatchewan's supply-managed farms. However, most of my colleagues would be unaware that I also represent a large area that is referred to as the “iron triangle”, a cluster of municipalities with metal manufacturing as a primary or major industry. Communities like Humboldt, Annaheim, Englefeld, St. Gregor, Vonda and many others punch well above their weight in the design, development and manufacture of high-quality, world-leading agricultural equipment.
They make up an important part of Saskatchewan's growing manufacturing industry, which is an industry that exports over $300 million in products each and every year. One can imagine how much of an impact the tariffs placed on Canadian steel and aluminum had on these communities and the companies that call them home.
The trade war that resulted had real consequences for the constituents in my riding, many of whose livelihoods rely on the free movement of manufactured metal equipment throughout North America. Understandably, it came as a relief that the tariffs on steel were removed in the negotiation process. However, that good news has been tempered by the ongoing tariffs on Canadian aluminum. Given what I have already outlined, I think there can be little doubt that a better approach in negotiations would have seen these tariffs removed completely.
Similarly, Canada was in a good position at the beginning of these negotiations to finally bring an end to the long-running saga of softwood lumber disputes. Now, as luck would have it, the United States Department of Commerce recently announced that there would be a significant decrease in the tariffs on Canadian softwood lumber, yet there is still no agreement in place going forward, leaving lumber producers in Saskatchewan in limbo for long-term planning. This was another missed opportunity.
Supply management, as I mentioned earlier, is a part of our economy that likely only came under scrutiny because of the Liberals' poor strategy in the early days of negotiations.
First, let me be clear that I am very happy to see that the Liberals did not literally give away the farm, although whether they figuratively did is up for debate. This new agreement would open up 3.6% of the Canadian dairy market to imports, significantly more than was agreed upon by the previous Conservative government in the TPP. It would also impose a threshold on Canadian exports of milk protein concentrates and other similar products to the United States and Mexico.
But there is more: Not only would CUSMA limit dairy exports to the signatory countries, but it would also limit exports to other countries not party to this agreement. What is more, we would now be required to report to the U.S. dairy commission before we begin negotiations with other countries. This would further limit the ability of Canadian dairy farmers to replace market share lost in Canada by sales to the signatories of CUSMA, and would handcuff us in other free trade negotiations going forward.
The losses to our dairy sector arising from these concessions will be in the hundreds of millions of dollars, and this comes at a time when dairy farmers are seeing increased costs from the carbon tax, costs they cannot recover either through rebates or through the market. The government must realize that our dairy industry, especially the many family farms in my riding, cannot continue to see their margins shrink and still remain in business.
There is more I could say on this deal, but in truth, Canada needs a free trade agreement going forward. We recognize that. Our already weakening economy cannot handle further trade uncertainty. Industry groups, chambers of commerce and provincial premiers understand this, and the majority have therefore asked the House to ratify CUSMA.
Faced with this reality, the questions of what could have been must give way to what is, and so, while far from perfect, CUSMA is better than nothing.
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PCC (SK)
Voir le profil de Warren Steinley
2020-03-10 17:35 [p.1912]
Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir l'occasion d'intervenir à la Chambre aujourd'hui. J'ai écouté les propos du député d'en face, le député de Winnipeg-Nord. En Saskatchewan, John Gormley a une émission quotidienne à la radio. Un des auditeurs qui téléphonent souvent a comme surnom « le Kevin des complots ». Je crois que nous avons à la Chambre notre propre « Kevin des complots » aujourd'hui, puisque le député de Winnipeg-Nord parle du supposé programme caché des conservateurs et multiplie les observations pas tout à fait exactes.
Quand la vice-première ministre est allée aux États-Unis au milieu des négociations du nouvel ALENA et s'est clairement moquée du président des États-Unis pendant l'une des discussions, cette intervention a-t-elle eu pour effet d'aider l'industrie pour la suite des négociations ou de lui nuire, selon le député?
Mr. Speaker, I appreciate the opportunity to rise today. I have been listening to the hon. member across the aisle for Winnipeg North. In Saskatchewan, there is a radio show that is on every day, the John Gormley show. It has a frequent caller, and his name is “Conspiracy Kevin”. I believe we have our own version of “Conspiracy Kevin” in the chamber today. We have heard of the Conservative hidden agenda and many not-so-accurate comments coming from the member for Winnipeg North.
When the Deputy Prime Minister went down to the States in the middle of the new NAFTA negotiations and blatantly made fun of the President of the United States at one of their talks, does the member think that helped or hurt our industry in the trade deal going forward?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-03-10 17:36 [p.1912]
Monsieur le Président, voici un exemple de complot pour le député d'en face. Un ex-premier ministre du nom de Brian Mulroney est l'auteur de l'accord commercial initial. Je suis sûr que les députés d'en face le connaissent puisqu'ils sont en train d'applaudir. Cependant, je me demande s'ils continueraient d'applaudir s'ils savaient que, selon M. Mulroney, le nouvel accord est avantageux pour les Canadiens.
Mr. Speaker, let me give a conspiracy for the member opposite. There was a prime minister whose name was Brian Mulroney. He is the original author of the trade agreement. I am sure members on that side will know him, as they applaud. Having seen them applaud that, I wonder if they would applaud his remarks when he said that this is a good deal for Canadians.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2020-03-10 18:18 [p.1918]
Monsieur le Président, mon collègue d'en face a demandé ce que les conservateurs auraient fait différemment. Les points sont trop nombreux pour une simple réponse, mais l'un d'entre eux aurait certainement dû être de faire preuve de respect à l'égard de nos partenaires de négociation. Il y a beaucoup d'exemples où le premier ministre, lors d'une conférence de presse, ou encore l'ancienne ministre des Affaires étrangères, pendant un événement auquel elle participait, semblaient provoquer la colère des personnes avec qui ils prenaient place à la table de négociation.
Pour répondre à la question, voilà l'une des choses qui auraient été faites différemment, entre autres. Comment le député peut-il concevoir qu'il était approprié de carrément insulter les personnes avec qui nos négociateurs devaient s'asseoir en vue de conclure une entente? À certaines occasions, les insultes avaient été proférées dans les heures précédant la rencontre.
Mr. Speaker, my hon. colleague across the floor asked what Conservatives would have done differently. There are far too many things to list in a question, but certainly one of the things that should have been done was to treat our negotiating partners with respect. There are a number of examples, whether it was the Prime Minister in a press conference or the then foreign affairs minister attending an event, that seemed to draw the ire of the people they were sitting down at the negotiating table with.
To answer his question, that is one thing that would be done differently, among a whole host of other things. How does the member think it was appropriate to basically insult the people our negotiators had to sit across the table from and try to get an agreement done? In some cases, insults had been flying hours before.
Voir le profil de Robert Morrissey
Lib. (PE)
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2020-03-10 18:19 [p.1918]
Monsieur le Président, c'est très simple, qui a reçu des félicitations lors de l'accord final? C'est notre négociatrice en chef, qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères. Elle a reçu des félicitations de son homologue aux États-Unis et du président des États-Unis. Cela répond à la question sur le traitement qui a été réservé à nos négociateurs aux États-Unis. La conclusion d'un accord fructueux parle aussi de lui-même.
Mr. Speaker, very simply, who was complimented in the final agreement? It was our lead negotiator, the then minister of foreign affairs. She was complimented by her trade counterpart from the U.S. and by the President of the United States. That answers the question of our position on how our trade people were treated in the U.S. Likewise, the end result of a successful agreement addresses that particular issue.
Voir le profil de Sébastien Lemire
BQ (QC)
Monsieur le Président, pour votre gouverne, je vais commencer par rappeler les interventions que j’ai faites hier.
D’abord, si nous nous positionnons contre l’accord de libre-échange, c’est notamment en raison de la menace de délocalisation qui pèse sur les industries minières. On parle de possibles compensations à l’industrie comme s’il s’agissait d’une situation avantageuse pour l’industrie. Par contre, même si cet argent est versé à l'industrie, 60 000 emplois sont peut-être en péril, parce qu’il n’est pas garanti que cet argent s’en ira au Saguenay–Lac-Saint-Jean ou à la Côte-Nord.
Ensuite, le présent accord ne règle aucunement la situation du bois d’œuvre. Ce sont 30 000 emplois qui sont en jeu et nous ne sommes pas à même de sauver nos villages. Bon nombre de villages, particulièrement dans ma circonscription, dépendent de ces enjeux et des accords de libre-échange, qui ne protègent pas l’industrie du bois d’œuvre. C’est une situation qui peut être difficile.
Pour ce qui est de la gestion de l’offre, toute la question de la stabilité du revenu représente un défi difficile pour les agriculteurs. Ils doivent pouvoir prévoir leurs revenus, mais les brèches qui ont été créées dans la gestion de l’offre rendent la situation difficile. De plus en plus, on voit des situations de vente de quotas.
Lorsque mon discours a été interrompu, j’en étais à mentionner que les États-Unis imposent des contraintes à nos négociations avec les autres marchés mondiaux. Je pense que, si on réussissait à faire adopter un amendement pour changer cette pénalité, on aurait au moins sauvé le droit de faire du commerce avec qui on veut et ainsi préservé notre souveraineté.
Les producteurs laitiers représentent 10 000 fermes au Canada, dont 5 600 au Québec. C’est très important et cela représente 83 000 emplois directs ou indirects et plus de 1 milliard de dollars en taxes et en impôts versés au gouvernement du Québec. C’est aussi une industrie qui ne demande aucune subvention directe. C’est ce qui fait sa fierté, et malheureusement les compensations vont jouer là-dessus. Les producteurs laitiers ne veulent pas de la charité du gouvernement. Ils veulent être autonomes et prospères. Leur prospérité est essentielle à la vitalité de la vie agricole des petites fermes familiales tout autour de nos villes et villages dans les régions du Québec.
En conclusion, à mon avis, le Québec est le grand perdant de cet accord. Les compensations ont été faites sur le dos du Québec. Le gouvernement du Canada dit qu’il veut que nous travaillions ensemble et qu’il nous tend la main. Cela implique une ouverture aux demandes du Québec. Il est donc irresponsable de signer cet accord sans l’ajout d’une protection pour la gestion de l’offre et l’aluminium et sans mettre fin au conflit du bois d’œuvre.
Le Canada pourra-t-il écouter les solutions proposées par le Québec? Pour l’instant, nous devons constater que l’économie du Québec a été encore abandonnée par le gouvernement fédéral.
Mr. Speaker, for your reference, I will start by reminding you of my interventions from yesterday.
First, our unwillingness to support the free trade agreement is largely due to the threat of outsourcing that mining industries are facing. The government talks about possible compensation for the industry as if this is something that would benefit the industry. Even if the industry does receive that money, 60,000 jobs could be in jeopardy, because there is no guarantee that the money would reach Saguenay—Lac-Saint-Jean or the North Shore.
Second, this agreement does nothing to address the softwood lumber issue. Thirty thousand jobs are at stake, and we are struggling to save our villages. Many villages, especially in my riding, are depending on these issues and free trade deals, which do not protect the softwood lumber industry. This can be a difficult situation.
As for supply management, the whole issue of income stability is a major challenge for farmers. They need to be able to predict their income, but the loopholes that have been created in supply management are making things hard for them. We are increasingly seeing quotas being sold off.
When my speech was interrupted, I was saying that the United States is imposing limitations on our negotiations with other world markets. I think that if we adopted an amendment to change that penalty, we would at least have saved our right to trade with anyone we want and thus preserved our sovereignty.
There are 10,000 dairy farms in Canada, including 5,600 in Quebec. That is a major industry that employs 83,000 people, either directly or indirectly, and generates over $1 billion in taxes for the Government of Quebec. The industry is not asking for any direct subsidies. It is a matter of pride, and unfortunately, the decisions on compensation will take advantage of that. Dairy producers do not want the government's charity. They want to be independent and successful. Their prosperity is essential to the vitality of the agricultural life of the small family farms scattered around Quebec's towns and villages.
In closing, in my opinion, Quebec is the big loser in this agreement. The compensation was provided at Quebec's expense. The Government of Canada says that it wants us to work together and that it is reaching out to us. That implies being open to Quebec's demands. It is therefore irresponsible to sign this agreement without adding protections for supply management and aluminum and without putting an end to the softwood lumber dispute.
Could Canada listen to the solutions proposed by Quebec? For now, it is obvious that the federal government has once again abandoned Quebec's economy.
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PCC (AB)
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2020-02-06 10:32 [p.998]
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre part au débat sur un projet de loi si important.
Je trouve très intéressant que le député d'en face, le leader du gouvernement à la Chambre, ait dit de façon très énergique qu'il s'agit d'un meilleur accord. Il y a des questions très sérieuses qui doivent être abordées afin de déterminer si c'est effectivement le cas.
Au cours du débat des derniers jours, les conservateurs et d'autres partis ont soulevé des questions. De graves questions restent sans réponse concernant les répercussions que ce nouvel accord commercial aura sur le Canada et le rôle du pays sur le marché nord-américain intégré.
J'insiste sur le fait que les conservateurs croient très fondamentalement à la nécessité du libre-échange. Ce sont les conservateurs qui ont été les pionniers du premier ALENA. Je suis très fier qu'il fasse partie de notre héritage. Le Canada a d'abord conclu un accord commercial avec les États-Unis qui a été élargi à la fin des années 1980 et au début des années 1990 pour inclure le Mexique. Il a laissé un héritage: les échanges commerciaux avec les États-Unis sont passés d'environ 290 milliards de dollars américains en 1993 à 1,2 billion de dollars américains en 2018. C'est considérable, et cela touche chacun d'entre nous et chacune de nos circonscriptions, car les emplois sont directement touchés.
Il s'agit, selon moi, d'un simple remaniement de l'ancien accord. Bien qu'on l'appelle l'Accord Canada—États-Unis—Mexique au Canada, ou l'Accord États-Unis—Mexique—Canada aux États-Unis, il serait plus exact de l'appeler l'ALENA 0.5 ou « l'ALENàmoitié », comme certains l'ont fait plus tôt. C'est un peu comme l'achat d'une voiture. Acheter la première fait une immense différence, puis on la remplace par la suite. Sur une période de 30 ans, certains éléments sont modifiés ou modernisés, mais c'est vraiment comme si on avait simplement repeint notre vieille voiture. Et si de nouvelles caractéristiques ont été ajoutées, certains éléments vraiment importants, comme la servodirection, ont toutefois été supprimés.
L'une des grandes préoccupations des députés de l'opposition, c'est que des questions restent sans réponse. La vice-première ministre a affirmé que l'analyse économique serait mise à la disposition de tous les députés dès qu'elle serait disponible. Il est troublant que le gouvernement ait négocié un accord de libre-échange sans disposer d'une analyse économique adéquate. Cela nous indique qu'il aurait dû voir venir certains enjeux cruciaux.
De nombreux Canadiens ont communiqué avec moi pour me dire que le Canada a besoin de cet accord et que, si on ne l'adopte pas, les conséquences seront terribles. Ils sont toutefois mécontents du déroulement des négociations, de l'incertitude qui plane depuis plusieurs années et, dans une large mesure, de certains gestes que nous avons trouvés franchement aberrants.
Le premier ministre a pratiquement insulté le président des États-Unis lors d'une conférence de presse, et le président a répondu rapidement en publiant des gazouillis disant qu'il avait entendu les propos du premier ministre du Canada. Cet incident a fait perdre du terrain au Canada. La vice-première ministre a aussi participé à des événements à Washington. Ayant moi-même été attaché politique, j'estime que l'avis professionnel à donner aurait été de ne rien faire qui puisse provoquer la colère des gens avec qui nous étions censés conclure un accord. Or, à maintes reprises, les gestes que les députés de l'autre côté de la Chambre ont posés pendant la dernière législature ont forcé le Canada a faire d'importants sacrifices.
Je veux cependant rendre à César ce qui est à César. Au cours de la dernière semaine, les députés d'en face ont demandé à des fonctionnaires d'organiser une séance d'information et de discussion avec des députés de l'opposition afin que ceux-ci puissent poser des questions sur le nouvel ALENA. Nous en sommes fort reconnaissants, mais certaines réponses à nos questions ont soulevé d'autres questions qui demeurent sans réponse.
En fait, je trouve très intéressant que les députés d'en face se vantent des dispositions environnementales de l'accord. À ce que je comprends, un grand nombre de ces dispositions de l'« ALENàmoitié » représentent tout bonnement l'enchâssement de nombreuses ententes bilatérales et trilatérales qui ont été négociées, de la version de 1993 à aujourd'hui. Elles sont tout simplement incluses dans le nouvel accord. C'est tout à fait logique. Toutefois, ce que je trouve paradoxal, c'est que les députés d'en face osent s'attribuer le mérite de toutes ces dispositions. En réalité, c'est le fruit des efforts du gouvernement d'en face, du gouvernement conservateur précédent et des gouvernements libéraux antérieurs. Tous ont travaillé à faire avancer les échanges commerciaux au sein du marché nord-américain intégré.
Un des députés de l'autre parti a posé une question précisément sur certaines des promesses environnementales qui avaient été faites. Le premier ministre, la vice-première ministre et d'autres députés ministériels ont alors pris la parole pour affirmer qu'elles représentent des priorités pour eux. L'équipe de négociation incroyablement talentueuse du Canada a fait du bon travail. Lorsqu'on a demandé si l'équipe avait atteint ces objectifs, la réponse a été sans équivoque: à peu près pas. Je doute fort que cette réponse signifie que nous avons obtenu, pour reprendre les mots du leader du gouvernement à la Chambre, un meilleur accord, quand le négociateur en chef affirme que l'équipe n'a pas obtenu ce qu'elle voulait.
La disposition de caducité est un autre excellent exemple de cette situation. Lorsque le gendre et l'un des principaux conseillers du président américain a déclaré que l'accord serait examiné après 6 ans et qu'il serait échu au bout de 16 ans, les députés d'en face ont d'abord réagi en déclarant qu'il n'en était pas question. Ils ont dit que cela n'arriverait jamais. Or, il y a bien des choses qui se sont produites alors qu'ils affirmaient que c'était impossible. Dans une lettre d'opinion publiée sur le site Web de CNBC plus tôt cette semaine, Jared Kushner a déclaré que, quel que soit le pays concerné, il était impératif que les États-Unis conservent une influence dans leurs relations commerciales. Ils ont obtenu leur disposition de caducité, ce qui laisse le pouvoir en la matière entre les mains des autorités américaines.
De nombreux aspects de l'accord soulèvent des questions importantes. Il existe de nombreux exemples de situations où la confiance est en jeu. Peut-on faire confiance au gouvernement? J'aimerais bien répondre oui, mais mes concitoyens me rappellent tous les jours que ce n'est pas nécessairement le cas. Je suis ravi de m'être vu confier un mandat solide, qui me permet de poser certaines questions difficiles et de dire que mes concitoyens ne font pas confiance au gouvernement libéral, qu'il s'agisse de l'environnement ou des plafonds en matière de production de véhicules.
De tels plafonds sont en place maintenant alors qu'ils n'existaient pas par le passé. Les députés ministériels disent qu'ils sont tellement élevés qu'il n'y a rien à craindre. Il s'agit d'une vision très optimiste de l'économie canadienne.
Les libéraux soutiennent que les secteurs de l'acier et de l'aluminium bénéficient désormais de règles d'origine, qui garantissent que 70 % de l'acier et de l'aluminium proviendront de l'Amérique du Nord. Ces règles n'existaient pas auparavant, alors c'est positif. Je crois comprendre qu'aucun plafond n'était nécessaire par le passé, car la presque totalité de l'aluminium provenait de l'Amérique du Nord, et qu'il n'a pas été possible d'obtenir les mêmes protections pour l'aluminium que pour l'acier. Il s'agit là de questions importantes.
Un grand nombre de mes concitoyens qui travaillent dans l'industrie agricole se posent de sérieuses questions sur les secteurs soumis à la gestion de l'offre. Cela a provoqué le courroux du président américain, mais de nombreux intervenants, agriculteurs et producteurs de ma circonscription craignent que les secteurs ne soient pas indemnisés pour les parts de marchés qui ont été cédées, ce qui soulève diverses questions. Leur confiance est vraiment ébranlée.
Je suis fier d'appuyer le libre-échange et d'être membre du parti du libre-échange. Toutefois, les conservateurs ont le devoir démocratique de poser des questions difficiles sur cet accord afin que les Canadiens sachent exactement ce que nous signons, ainsi que les effets à long terme que l'accord aurait sur les générations actuelles et futures du pays.
Il est important qu'on pose ces questions difficiles, car il s'agit de l'avenir économique de notre pays.
Mr. Speaker, it is an honour to enter the debate on such an important bill.
I find it very interesting that my colleague across the way, the government House leader, said very emphatically that this is a better agreement. There are some very serious issues that need to be addressed in relation to whether that is, in fact, the case.
In the course of debate over the last number of days, some questions from the Conservatives and other parties have been brought forward. There are serious unanswered questions about the impacts this new trade agreement will have on Canada and our role in the integrated North American market.
I will emphasize that the Conservatives believe very fundamentally in the need for free trade. It was Conservatives who pioneered the first NAFTA. I am very proud that it is part of our legacy. Canada first built a trade agreement with the United States and it was expanded in the late eighties and early nineties to include Mexico. It has left a legacy: Trade with the United States went from approximately $290 billion U.S. in 1993 to $1.2 trillion U.S. in 2018. That is significant, and it affects each and every one of us and each of our constituencies, as jobs are directly affected.
I would suggest that this agreement is simply a reworking of the old agreement. It is referred to as CUSMA, USMCA in the United States, but I would more accurately describe it as NAFTA 0.5 or HALFTA, as I referred to it earlier. It is a bit like a car. The first one was a massive improvement and then one buys a new car. After 30 years, there have been changes and upgrades, but it is really just like a paint job on that old car. A few features have been added, but some pretty serious things, like the power steering for example, have been removed.
One of the big issues opposition members face is that some questions remain. The Deputy Prime Minister said that as soon as the economic analysis is available, it will be available to all members. Negotiating a free trade agreement without the proper economic analysis is troublesome. It shows that the government should have been ahead of some of these very important issues.
Many Canadians have reached out to me to say that it is important we have this agreement, as devastating consequences will happen if it does not go through. However, they are not pleased with the way the negotiations took place, the uncertainty that has existed over the last number of years and, in large part, the actions that left our minds boggled, quite frankly.
The Prime Minister stood up and almost insulted the President of the United States at a press conference, and the President responded quickly with some tweets that said he heard what the Canadian Prime Minister said. That set Canada back. The Deputy Prime Minister participated in some events in Washington as well. Having been a political staffer myself, it should have been the advice of professionals that we avoid doing things that would draw the ire of those we are supposed to find agreement with. However, we saw time and time again that the actions of the members opposite in the last session of Parliament led to some significant sacrifices being made.
I do want to give credit where credit is due. The members opposite asked some officials to speak to members of the opposition this past week in a briefing to give members of the opposition the opportunity to ask questions regarding the new NAFTA agreement. It was very much appreciated, but some of the answers to the questions led to more questions that still have not been answered.
In fact, I find it very interesting that the members opposite brag about the environmental provisions. It is my understanding that many of the environmental provisions that are included in the HALFTA are simply the enshrining of many of the bilateral agreements and trilateral agreements that have been negotiated, from the 1993 version to today. They are simply included in the new agreement. That makes sense, but I find it ironic that the members opposite would claim credit for those all being their part of the agreement when really it has been the concerted effort of not only the government across the way, but of the previous Conservative government and the previous Liberal governments before that, to continue the evolution of trade within the integrated North American market.
One of the members in the other party asked specifically about some of the environmental promises that were made. The Prime Minister, the Deputy Prime Minister and other members of the government at the time stood up and said that these are their priorities. Our incredibly talented negotiating team has done lots of good work. When asked if the team had accomplished those objectives, the answer was pretty unequivocal in saying, hardly at all. I am not sure if “hardly at all” would represent, in the words of the government House leader, that this is a better agreement, when the lead negotiator is saying that the team did not get what it wanted.
The sunset clause is another great example. When the President's son-in-law, a core adviser, came out and said that the agreement would be reviewed after six years and it would expire after 16 years, it was, in the beginning, a non-starter for the members opposite. They said it could not happen. Suddenly, there are a lot of things that they said could not happen that have happened. Jared Kushner said in an op-ed that was published on CNBC earlier this week that it was imperative that the United States retain leverage in any of its trading relationships. They got the sunset clause, and that leaves the power of this in the hands of the United States.
There are many aspects of the deal that leave significant questions. We have examples time and again where there are questions of trust. Can the government be trusted? I would like to say yes, but many of my constituents remind me on a daily basis and I am pleased to have a very strong mandate to ask some of these tough questions and say that my constituents do not trust the actions of this Liberal government, whether it be on the environment or the caps on vehicle production.
There were not caps before, but there are today. The government members say they are so high that it does not matter. That is not a very optimistic outlook on the Canadian economy.
Regarding steel and aluminum, the Liberals say the 70% is there so it is better than it was before. My understanding is that there was not a need for those caps in the past because virtually all the aluminum specifically came from North America and they could not get the same protections on aluminum that they got on steel. Those are serious questions.
Serious questions are being asked by many of my constituents who are very involved in the agricultural industry, about the supply-managed industries. It drew the ire of the American President, yet many of the stakeholders, farmers and producers in my constituency are facing significant questions about the future of the compensation related to the increased market access and various questions around that. Real questions of trust exist.
I am proud to support free trade and I am proud that our party has been the party of free trade. However, it is important that Conservatives fulfill the democratic obligation that we have to ask the tough questions of this agreement and ensure that Canadians know exactly what we are signing and the long-term effects that this agreement would have on the current status of our country and also on future generations.
We are talking about the economic future of our country, and it is important that these difficult questions be asked.
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PCC (BC)
Voir le profil de Mel Arnold
2020-02-06 10:46 [p.1000]
Monsieur le Président, j'ai trouvé intéressante l'analogie de la voiture d'occasion employée par le député.
J'aimerais savoir si le député a entendu, dans sa circonscription, la même chose que moi dans la mienne, North Okanagan—Shuswap. J'ai entendu dire que, lorsque le président Trump a suggéré de renégocier l'ALENA avec le Mexique, le premier ministre s'en est mêlé et a déclaré, sans invitation, que le Canada serait ravi de renégocier l'ALENA. Pour faire une analogie, je comparerais cela à une personne qui entre chez le concessionnaire avec une voiture en panne tout endommagée. La personne sait pertinemment qu'elle ne pourra pas repartir avec sa voiture et le vendeur le sait aussi, ce qui fait que la personne est en très mauvaise position pour négocier.
Au lieu d'avoir un accord avantageux, nous nous retrouvons au pied du mur.
Mr. Speaker, it was interesting to hear the hon. member compare this to buying a used car.
Has the member heard the same things in his riding as I have in my riding of North Okanagan—Shuswap? I have heard that when this issue came up and President Trump was talking about renegotiating NAFTA with Mexico, it was our Prime Minister who jumped in and said, without even being asked, that Canada would be happy to renegotiate NAFTA. As an analogy, I would compare that to when people go to a car lot with a car that is broken down and badly in need of repair. They know they will not be able to drive it off the lot and the salesman knows the same, so they are put in a very bad negotiation position.
What we have ended up with is a forced deal instead of a good deal.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
Voir le profil de Damien Kurek
2020-02-06 10:47 [p.1000]
Monsieur le Président, je partage entièrement le point de vue du député. J'ai suivi de près les dernières élections américaines et, pendant la campagne, le président a clairement fait savoir que la renégociation de l'ALENA constituait l'un des piliers de son programme. Toutefois, son objectif était de renégocier la partie de l'entente concernant le Mexique.
Or, notre premier ministre s'est empressé d'annoncer très clairement qu'il serait ravi d'entrer en négociation, à n'importe quel prix. Je soutiens que ce prix a entraîné des conséquences substantielles au Canada.
À défaut de s'attaquer à certains des graves enjeux que moi et d'autres avons soulevés, il y aura des conséquences à long terme sur l'économie canadienne qui risquent de se répercuter en fin de compte sur toutes les circonscriptions représentées à la Chambre.
Mr. Speaker, the hon. member is absolutely right. I closely followed the last American election, and the President made a big deal of targeting NAFTA as one of the tenets of his platform. During the election, the target was NAFTA in relation to Mexico.
However, our Prime Minister stood up and made it very clear that he was pleased to jump into negotiations, no matter what the cost. I would suggest that the cost has had a significant impact on this country.
Unless some of the serious questions are answered that I and others have raised, it may have significant long-lasting impacts on the Canadian economy, which will ultimately affect each of the constituencies represented in the House.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, nous débattons aujourd'hui du nouvel ALENA, soit l'Accord Canada-États-Unis-Mexique, qu'on désigne au Canada par l'acronyme ACEUM.
La version initiale de l'ALENA a été signée en 1994 par les libéraux, mais elle avait été négociée par les conservateurs. Cet accord promettait la création d'emplois et un accès sûr aux plus grands marchés du monde. Les partisans de l'accord soutiendront que le PIB du Canada et le commerce transfrontalier ont connu une croissance depuis sa signature. Cependant, nombre de travailleurs canadiens n'en ont pas bénéficié.
Depuis la mise en œuvre de l'ALENA, le Canada a perdu 400 000 emplois dans le secteur manufacturier. L'industrie textile canadienne a été anéantie parce que l'accord a permis que ces emplois soient exportés au Mexique et dans le Sud des États-Unis où les coûts de main-d'oeuvre sont moindres. Le Canada y a tout simplement perdu au change.
Les inégalités de revenu se sont creusées au Canada parce que la croissance du PIB engendrée par cet accord commercial a en grande partie bénéficié aux entreprises et à leurs actionnaires plutôt qu'aux travailleurs. Si on examine n'importe quel graphique qui compare le PIB au revenu réel des Canadiens, force est de constater que le revenu stagne alors que le PIB augmente.
Le NPD a toujours appuyé le commerce équitable, mais beaucoup de nos accords de libre-échange contiennent des dispositions et des articles qui sont tout sauf équitables. Il y a entre autres la disposition de proportionnalité, qui se trouvait dans l'ALENA initial et qui accordait aux États-Unis le droit d'exiger du Canada une part constante de ses livraisons de pétrole et de gaz.
Si les Américains nous demandaient 60 % du pétrole et du gaz que nous produisions, nous devions nous assurer qu'ils obtenaient ces 60 %. Peu importe si nous doublions ou réduisions de moitié notre production, les États-Unis avaient droit à la même part, même si nous estimions qu'il était dans l'intérêt supérieur du Canada de la conserver.
Il y a une autre lacune dans bon nombre de nos accords commerciaux, pas seulement dans l'ALENA, mais aussi dans le Partenariat transpacifique et dans l'accord commercial avec la Chine, à savoir le mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et l'État, qui se trouvait au chapitre 11 de l'ALENA. Comme plusieurs le savent, cet élément permettait aux entreprises de poursuivre le gouvernement du Canada si elles estimaient que celui-ci avait apporté des modifications aux règlements qui nuisaient à leur rentabilité. Même si le Canada apportait ces changements dans le but de protéger l'environnement ou la santé des Canadiens, les sociétés américaines pouvaient poursuivre le gouvernement du Canada pour renverser ces changements.
Un des pires exemples a été mentionné par la députée de Saanich—Gulf Islands et par le député d'Elmwood—Transcona. Je voudrais aussi en parler.
En 1997, peu après l'adoption de l'ALENA, Ethyl Corporation, une entreprise américaine, produisait un additif pour l'essence appelé MMT. Le Canada était préoccupé, parce qu'on soupçonnait le MMT d'être neurotoxique et qu'on s'inquiétait de ses effets chez l'humain. Les fabricants d'automobiles n'aimaient pas le MMT, parce qu'il encrassait les systèmes de diagnostic à bord des véhicules, alors le Canada a décidé de l'interdire.
Ethyl Corporation a poursuivi le Canada et a eu gain de cause devant l'un des tribunaux secrets de l'ALENA chargés d'entendre les différends relatifs au chapitre 11. En plus d'être contraint de verser 19,5 millions de dollars en réparation à Ethyl Corporation, le Canada a aussi dû annuler les modifications qu'il avait apportées à sa réglementation afin que l'utilisation du MMT soit de nouveau permise au pays. Le Canada a été forcé de s'agenouiller et de demander pardon à Ethyl Corporation pour avoir interdit son produit. Tout ce que le Canada voulait faire, c'était d'agir en pays souverain et de protéger la santé de la population et de l'environnement.
Le Canada a souvent eu à faire face à ce genre de situations dans le cadre de l'ALENA, beaucoup plus souvent que les États-Unis ou que le Mexique. En acceptant d'être parties à de tels accords de libre-échange, les pays renoncent souvent à une partie de leur souveraineté.
Le nouvel accord présente deux avantages. Le premier, c'est que, Dieu merci, le chapitre 11 a disparu. Le NPD en est très content. Nous aurions voulu que les dispositions du même genre soient aussi retirées du PTPGP et des accords avec la Chine. L'Accord économique et commercial global est un peu mieux, grâce aux efforts de l'Allemagne, qui ont permis d'assouplir ces dispositions, mais le NPD est bien content que le chapitre 11 et la disposition de proportionnalité aient été supprimés.
Ce sont les deux choses bénéfiques que les néo-démocrates apprécient dans ce nouvel accord.
Passons maintenant aux aspects qui ne sont peut-être pas aussi positifs. Tout d'abord, l'accord fait passer de huit à dix ans la durée de protection des brevets de médicaments au Canada, ce qui fait que les Canadiens devront payer pendant deux années de plus le plein prix des médicaments aux sociétés pharmaceutiques.
Les sociétés pharmaceutiques canadiennes se tiraient très bien d'affaire avec des brevets d'une durée de huit ans, et nous en profitions nous aussi. Au bout de huit ans, nous pouvions utiliser des substituts génériques, ce qui faisait baisser considérablement le prix de nos médicaments. Nous continuons à payer certains des prix les plus élevés au monde et nous allons maintenant devoir les assumer pendant deux autres années. Selon le directeur parlementaire du budget, l'application de cette disposition coûtera 169 millions de dollars aux Canadiens pour chaque année que le Canada doit payer les sociétés pharmaceutiques.
Cet accord ouvre également une plus grande part de notre marché laitier aux fournisseurs étrangers. La situation est d'autant plus grave que nous avons déjà fait des compromis en la matière dans le cadre des accords conclus avec l'Union européenne et les pays du Partenariat transpacifique. Nous avons maintenant ouvert notre marché laitier de 10 %. Cet accord porte sur 3,6 %.
En ce qui concerne les produits laitiers que nous recevons des États-Unis, mes concitoyens s'inquiètent du fait que les producteurs laitiers américains sont autorisés à utiliser une hormone de croissance bovine qui stimule la production de lait chez les vaches, mais qui a des effets inconnus sur les humains et certains effets graves sur la santé des vaches elles-mêmes. C'est pourquoi les gens sont très inquiets de voir que nous dégradons les produits que nous sommes maintenant forcés d'utiliser.
Voici un autre exemple de perte de souveraineté. J'ai récemment parlé avec un producteur laitier de la Colombie-Britannique dont l'entreprise fabrique des produits à base de protéines laitières. Eh bien, les États-Unis ont maintenant la possibilité de contrôler la quantité de ces produits que nous destinons à l'exportation, non seulement chez eux, mais également dans le monde entier. Les États-Unis auront désormais leur mot à dire à ce sujet.
Je veux également aborder quelques éléments qui sont très préoccupants pour les gens de ma circonscription, et dont il n'est pas question dans l'accord. Il s'agit tout d'abord du conflit sur le bois d'œuvre, dont on ne parle pas du tout. Je suis heureux d'entendre que le département américain du Commerce a décidé de réduire les droits illégaux dont nous avons fait les frais dernièrement. Nous attendons avec impatience la fin de cette querelle interminable.
L'autre élément concerne les vignerons de ma circonscription, dans la vallée de l'Okanagan, où l'on produit le meilleur vin au Canada. Des pays comme les États-Unis et l'Australie s'inquiètent du fait que nos vignerons n'ont pas à verser la taxe d'accise au gouvernement fédéral si leur vin est produit à partir de raisins canadiens.
Cette mesure a grandement favorisé la croissance de notre industrie et lui a été très profitable. Aujourd'hui, on nous fait la vie dure sur le marché international en raison de la hausse automatique de cette taxe. Le ministre des Finances me dit qu'ils ne sont pas vraiment ouverts à la négociation.
Le NPD est pressé d'en discuter en comité. Nous voulons savoir s'il s'agit d'un meilleur accord que l'ancien ALENA. C'est là toute la question.
Mr. Speaker, today we are debating the new NAFTA, the Canada-United States-Mexico agreement, known as CUSMA in this country.
The original NAFTA was signed in 1994 by the Liberals. It was negotiated by the Conservatives. It promised more jobs and secure access to the largest markets in the world. Supporters of that agreement will point out that Canada's GDP and cross-border trade have grown since that agreement was signed, but those benefits have bypassed many Canadian workers.
In that time, Canada lost 400,000 manufacturing jobs. Its textile industry was devastated, because that agreement allowed those jobs to migrate to areas such as Mexico and the southern U.S. where there were lower labour costs. Canada just lost out.
Wealth inequality in Canada grew because the GDP benefits the trade agreement engendered went largely to shareholders and corporations instead of to workers. If we look at any graph comparing GDP with the real wages of Canadians, the wages flatline while the GDP goes up.
The NDP has always supported fair trade, but in many of our free trade agreements there are provisions and clauses that are anything but fair. One of them in the original NAFTA was the proportionality clause, which gave the United States the right to demand a constant proportion of our oil and gas shipments.
If we produced oil and gas and the Americans were getting 60% of it, we had to make sure they got 60%. Whether we doubled our output or it came down by half, the United States could keep that proportion, even if we felt it was in Canada's interests to keep it to ourselves.
Another flaw in many of our trade agreements, not just NAFTA but also the trans-Pacific partnership and with China, is the investor-state dispute settlement mechanism, or ISDS, which in NAFTA was chapter 11. As many people know, that allowed corporations to sue the government in Canada if they felt it had made changes to regulations that affected their profitability. Even if Canada was doing that as a way of protecting our environment and the health of Canadians, American corporations could sue the Canadian government to reverse those changes.
One of the most egregious examples of this was mentioned by the members for Saanich—Gulf Islands and Elmwood—Transcona in their speeches. I would like to say it again.
In 1997, shortly after NAFTA was signed, the American company Ethyl Corporation was making a gasoline additive called MMT. Canada was concerned because MMT was a suspected neurotoxin, and Canada worried about the effects it had on people. Car manufacturers did not like MMT because it gummed up the on-board diagnostics in cars, so Canada banned it.
Ethyl Corporation sued Canada and won, in one of the secret NAFTA tribunals associated with chapter 11 disputes. Canada was forced not only to pay Ethyl Corporation $19.5 million in damages but also to reverse those regulatory changes and allow the use of MMT in Canada. We then had to get on our knees and apologize to Ethyl Corporation for doing that. Here we were, trying to assert our sovereignty with respect to the health of our people and our environment.
Canada has been faced with many of these challenges through NAFTA, far more than the United States or Mexico. When countries go into these so-called free trade agreements, they often give up their sovereignty.
This new agreement is better in two ways. One is that chapter 11 is gone, thank goodness. The NDP is very happy about that. We wish we could have gotten rid of it in the agreements that we have in the CPTPP and our agreements with China. It is a little better in CETA, thanks to the actions of Germany, which softened those provisions, but the NDP is very happy that chapter 11 is gone and that the proportionality clause is gone.
Those are two good things that New Democrats like about this new agreement.
I will move on to the things that maybe are not so good. For one thing, it extends drug patent protection in Canada from eight years to 10 years. That adds two years on to the time that Canadians have to pay drug companies full price for the drugs they develop.
Canadian drug companies were doing fine with the eight years, and we were benefiting. After eight years, we could use generic substitutes for those drugs, and it brought our drug prices down quite a bit. We are still paying some of the highest drug prices in the world, but now we are going to have to pay those very high prices for another two years. The Parliamentary Budget Officer said it will cost Canadians $169 million for every year that Canada has to pay drug companies because of that provision.
This agreement also gives away more of our dairy market to foreign suppliers, and that is exacerbated by the fact that we have already done that in our agreements with the European Union and the trans-Pacific partnership countries. We have now opened up our dairy market by 10%. This agreement is for 3.6%.
Regarding the dairy products we are getting from the U.S., I hear concerns from my constituents that those dairy producers are allowed to use bovine growth hormone, something that boosts milk production in cows, but has unknown effects on humans and some serious effects on the health of the cows themselves. Therefore, people are very concerned that we are degrading the products that we are now forced to use.
I recently talked with a dairy producer in British Columbia. His company produces milk protein products, and this is another example of giving away our sovereignty. The United States now has the ability not only to control how much of our products such as those go to the United States, but also to control how much we export anywhere in the world. The United States has a say over that.
I want to cover a couple of points on trade that are very concerning in my riding but are not covered in this deal. One is the softwood lumber dispute, which is not covered at all. I am very happy to hear that the U.S. commerce department has decided to lower the illegal tariffs that we have been suffering through recently. We are anxiously awaiting the end to that almost unending dispute.
Another is with the wine producers in my riding, in the Okanagan Valley, which produces the finest wine in Canada. Other countries, the United States and Australia, are concerned because our wine producers do not have to pay an excise tax to the federal government if they produce wine from Canadian grapes.
That has really driven the growth in our wine industry. It has been a huge benefit. Now we are being battled on the international trade market, especially because of the automatic escalator in that excise tax. The finance minister tells me they are not really willing to negotiate.
The NDP looks forward to debating this in committee. We want to see if this agreement is a better deal than the old NAFTA. That is the big question.
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PCC (QC)
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2020-02-06 11:07 [p.1002]
Monsieur le Président, la motion de mon collègue de Winnipeg-Nord fait que le débat achève, mais il est important ici de mettre en lumière l’importance que revêt la question du libre-échange pour les conservateurs.
Nous sommes le parti du libre-échange. Nous voulons le succès canadien sur la scène internationale grâce au libre-échange. Nous souhaitons le succès des échanges commerciaux avec les États-Unis et avec le Mexique, mais nous voulons que cela se fasse dans des conditions gagnantes pour les Canadiens.
Or, nous avons certaines préoccupations majeures concernant cette entente que d’aucuns ont qualifiée à juste titre d’ALENA 0.5, ou de nouvel ALENA. Malheureusement, ce n’est pas un ALENA qui satisfait tout le monde. Nous avons des interrogations très sérieuses à son sujet.
Comme je viens de le dire, nous voulons le succès des relations commerciales avec les pays étrangers, particulièrement avec les États-Unis. C’est pourquoi, au cours de la dernière législature, nos chefs politiques, l’honorable Rona Ambrose et l’honorable chef de l’opposition officielle et député de Regina—Qu’Appelle, se sont rendus à Washington pour plaider la cause des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.
Certains de nos députés partageaient cette responsabilité. Les députés de Durham, d’Oshawa et de Brantford—Brant se sont eux aussi rendus à Washington pour plaider la cause des échanges commerciaux entre nos deux pays. Nous voulons ce succès, mais nous avons certaines préoccupations. L'une d'elles concerne le bois d’œuvre: il n’y a strictement rien dans l’accord pour régler la question du bois d’œuvre.
De plus, comment se fait-il que cette entente ne contienne strictement rien concernant la Buy American Act? Nous comprenons très bien les Américains de vouloir protéger cette chasse gardée que permet la Buy American Act, laquelle privilégie les entreprises américaines lorsque les Américains ont besoin de produits. Toutefois, nous comprenons aussi que lorsqu’on négocie un accord de libre-échange, il faut à tout le moins mettre cette loi sur la table. Force est d’admettre que cela n’a pas été le cas.
Nous avons aussi des préoccupations concernant ce qui s’est passé avec l’aluminium, et j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus tard dans mon discours.
Nous sommes le parti du libre-échange au Canada et nous en sommes très fiers. Cette situation trouve sa genèse en 1983, pendant la campagne à la direction du Parti progressiste-conservateur du Canada.
J’aimerais rappeler aux députés que, en 1983, feu l’honorable John Crosbie, un Terre-Neuvien, comme tout le monde le sait, défendait certaines idées avec fougue. Il a été le premier politicien à la Chambre des communes à soulever la question d’un accord de libre-échange avec les États-Unis pendant la campagne à la direction du parti. C’était dans l’intérêt de notre pays. Cependant, il était le seul à l’époque. Le premier à s’opposer à pareil accord n’était nul autre que le très honorable Brian Mulroney. Cependant, M. Mulroney a été élu chef du Parti progressiste-conservateur en 1983, puis il a été élu premier ministre en 1984. Il a été réélu en 1988 grâce à l’accord de libre-échange que nous avions conclu avec les États-Unis.
Je veux rappeler cette histoire parce qu’il arrive que nous devions avancer. Même si nous nous opposons à une idée, elle fait quand même son chemin. Lorsqu’on constate qu'elle est bonne, on doit marcher sur la peinture comme on avait coutume de dire chez nous. L’ancien premier ministre Brian Mulroney l’a fait pour l’avenir et la prospérité du pays avec le succès qu’on connaît.
Depuis l’accord de libre-échange que nous avons conclu avec les Américains en 1988, on parle de 5 millions d’emplois créés au Canada. Cet accord a d’ailleurs été appuyé par la population canadienne, lors de l’élection de 1988. C’était presque des élections référendaires. On se rappellera que d’autres partis, comme l’actuel parti ministériel, s’y étaient farouchement opposés, mais heureusement eux aussi ont évolué; ils sont d’accord maintenant sur le libre-échange. Cet accord initial a par la suite été étendu au Mexique, à nos partenaires européens et à nos partenaires asiatiques.
Je me permets de présenter mes respects au député d’Abbotsford, qui était mon voisin de pupitre à mon arrivée à la Chambre il y a quatre ans. J’ai eu le privilège de bavarder avec lui à de nombreuses reprises. Oui, j’ai écouté tous les intervenants à l’époque, mais j’ai beaucoup appris de mes échanges avec mon collègue d’Abbotsford. Qui plus est, le député d'Abbotsford a été le ministre du Commerce international le plus longtemps en poste de l’histoire canadienne. Il a accompli bien des choses, notamment des accords avec nos partenaires de l’Europe et du Pacifique.
Aujourd’hui, le Canada est le pays du libre-échange.
Le Canada a des ententes commerciales avec près de 50 pays. Nous sommes le pays du libre-échange et nous devons en être fiers. C'est pourquoi nous avons toujours des préoccupations en ce qui concerne l'ALENA 0.5, dont nous débattons actuellement.
Lorsque les négociations se sont amorcées, l'actuel gouvernement voulait jouer au smatte, comme on dit chez nous, et être plus pur que pur. Il disait qu'il allait déposer un programme progressiste et mettre en avant des préoccupations. Je me souviens très bien que le député de Durham avait demandé au gouvernement de se préoccuper des emplois canadiens avant de parler de son programme progressiste. Ces donneurs de leçons devant l'universel ne s'étaient pas gênés pour nous traiter de tous les noms et pour dire que nous étions contre les femmes, les Premières Nations, la communauté LGBT et bien d'autres. Or, nous voulions seulement parler des emplois.
Où est passé ce fameux programme progressiste lorsqu'ils sont arrivés à la table des négociations? Les libéraux l'ont mis de côté pour parler des emplois. Il était temps. Lorsqu'il est venu le temps de négocier avec de vrais partenaires, ces donneurs de leçons devant l'universel ont compris que nous, les conservateurs, avions raison.
Malheureusement, nous avons des préoccupations concernant l'industrie forestière, entre autres. Il n'y a eu aucune avancée sur ce sujet. On a littéralement mis cela de côté.
Nous avons aussi des préoccupations concernant le fait que la Buy American Act est toujours en vigueur. D'ailleurs, le président du comité des voies et moyens de la Chambre des représentants des États-Unis a dit que l'actuelle vice-première ministre et le premier ministre avaient cédé sur presque tous les points soulevés pour une raison: l'applicabilité. C'est notre partenaire américain qui a dit cela. Il est tout heureux de voir que le Canada a plié le genou devant lui. Ce n'est pas de bon augure pour la suite des choses.
Il faut reconnaître que le grand perdant de cette négociation est l'industrie de l'aluminium. Même si les gens de l'industrie de l'aluminium et les syndicats disent qu'il faut signer l'accord et que nous sommes d'accord là-dessus, nous devons reconnaître que les plus touchés par cet accord sont les travailleurs de l'industrie de l'aluminium.
Je suis très fier du travail accompli par mon collègue de Chicoutimi—Le Fjord. Depuis le premier jour, il défend bec et ongles les travailleurs et les citoyens de sa circonscription. Nous sommes ici pour représenter les gens de nos circonscriptions. Je suis très fier de représenter les gens de Louis—Saint-Laurent. Ils ne sont pas directement touchés de façon négative par l'accord. Dans sa circonscription, le député de Chicoutimi—Le Fjord a 60 % de la production canadienne de l'aluminium. Quand sa circonscription est la principale touchée par l'accord, il se lève et travaille pour ses concitoyens. Je suis très fier de cela.
Aujourd'hui, dans Le Quotidien, nous pouvons lire que le député de Chicoutimi—Le Fjord est satisfait des discussions qu'il a lui-même amorcées dans le dossier du libre-échange. Il dit: « J'ai poursuivi mes discussions avec le gouvernement et j'ai profité des consultations prébudgétaires pour questionner différents témoins sur l'aluminium. Il y a de l'engouement [pour nos propositions] et c'est intéressant. Ça montre que notre approche fonctionne. »
Cette approche, qui est l'idée du député de Chicoutimi—Le Fjord, est de distinguer l'aluminium canadien, qui est propre, de l'aluminium produit à l'étranger, qui peut transiter par le Mexique avant d'arriver ici en pièces automobiles, par exemple. Nous sommes très fiers du travail de notre collègue de Chicoutimi—Le Fjord qui défend ardemment et fièrement les gens de sa circonscription.
Les conservateurs sont en faveur du libre-échange. Nous voulons un partenariat d'échange positif pour l'industrie canadienne. Globablement, le Canada s'en tire bien, mais nous aurions souhaité beaucoup plus d'avancées en ce qui concerne notamment la Buy American Act, la question du bois d'œuvre et le dossier de l'aluminium.
Mr. Speaker, the motion moved by my colleague from Winnipeg North means that time is running out on this debate, but I want to point out how important free trade is to the Conservatives.
We are the free trade party. We want Canada to succeed on the world stage through free trade. We want to have a successful trade relationship with the United States and Mexico, but we want that to be a winning situation for Canadians.
We have some major concerns about this agreement, which some people have rightly described as HALFTA or the new NAFTA. Unfortunately, it is not a NAFTA that everyone is satisfied with. We have some very serious questions about it.
As I just mentioned, we want to have successful trade relationships with other countries, particularly the United States. That is why, during the previous Parliament, our political leaders, the Hon. Rona Ambrose and the hon. leader of the official opposition and member for Regina—Qu'Appelle, went to Washington to plead the case of trade between Canada and the United States.
Some of our members shared that responsibility. The members for Durham, Oshawa and Brantford—Brant also went to Washington to argue the case for trade between our two countries. We want that relationship to succeed, but we have some concerns. One of them is softwood lumber. There is nothing in the agreement to resolve the softwood lumber issue.
How is it that this agreement includes absolutely nothing about the Buy American Act? We can see why the Americans would want to protect their Buy American Act, which favours American companies to meet the needs of American consumers. However, we also know that in a free trade agreement negotiation, that legislation has to at least be on the table. We have to recognize that this was not the case.
We also have concerns about what happened with aluminum, and I will have the opportunity to come back to that a little later in my speech.
We are the free trade party of Canada, and we are very proud of that. This situation got its roots in 1983, during the leadership campaign of the Progressive Conservative Party of Canada.
Let me remind members that in 1983, the late Hon. John Crosbie, a guy from Newfoundland, as everybody knows so well, was a very strong when he talked about some things. He was the first politician in the House of Commons to raise the issue of a free trade agreement with America during the leadership race. It was in the interests of our country. However, he was alone at that time. Who was the first opponent of the free trade agreement with America? It was the Right Hon. Brian Mulroney. However, Mr. Mulroney was elected as the leader of the Progressive Conservative Party in 1983, elected as prime minister in 1984 and was re-elected in 1988 because of the free trade agreement we had with the Americans.
I want to recall this history because sometimes we have to move forward. Even if we oppose something, things move on. When we realize that it is good, we have to walk on the paint, as we used to say in French. Former prime minister Brian Mulroney did that for the future and wealth of the country, with such success.
Five million jobs have been created in Canada since we concluded the free trade agreement with the Americans in 1988. In fact, Canadians showed their support for that agreement in the 1988 election. That election was practically a referendum. We will recall that other parties, like the current governing party, were fiercely opposed, but fortunately they too have come around. They now agree with free trade. That initial agreement was then extended to Mexico, our European partners and our Asian partners.
Let me pay all my respect to the hon. member for Abbotsford, who was my seatmate when I arrived in the House four years ago. I had the privilege of chatting with him many times. Yes, I listened to every speaker at the time, but I learned so much from my chats with my colleague from Abbotsford. More than that, the member for Abbotsford was the longest-serving international trade minister in Canadian history, and he achieved so much: agreements with European and Pacific partners.
Today, Canada is the country of free trade.
Canada has trade agreements with nearly 50 countries. We are the country of free trade, and we should be proud of that. That is why we still have concerns about NAFTA 0.5, which we are now debating.
When the negotiations began, the current government wanted to be the good guys, as they say, and purer than pure. It said that it was going to table a progressive agenda and put forward some concerns. I remember quite well that the hon. member for Durham asked the government to look after Canadians' jobs before talking about its progressive agenda. Those holier-than-thou people were not shy about calling us names and saying that we were against women, first nations, the LGBT community and many others, when all we wanted to do was talk about jobs.
What happened to that famous progressive agenda when they got to the table? The Liberals set it aside to talk about jobs. It was about time. When it came time to negotiate with real partners, these self-righteous people realized that we Conservatives were right.
Unfortunately, we have concerns about the forestry industry, among others. There has been no progress on this issue. It has literally been set aside.
We also have concerns about the fact that the Buy American Act is still in effect. The chair of the ways and means committee of the U.S. House of Representatives said that the current Deputy Prime Minister and the Prime Minister had conceded to just about every point for one reason: enforceability. Our American partner said that. The U.S. is very happy for Canada to have capitulated, which does not bode well for the future.
It is important to acknowledge that the big loser in these negotiations is the aluminum industry. Even though the people in the aluminum industry and the unions are saying that the agreement must be signed and that we agree on that, we must recognize that the people most affected by this agreement are aluminum workers.
I am very proud of the work accomplished by my colleague from Chicoutimi—Le Fjord. Since day one, he has been defending the workers and citizens of his riding tooth and nail. We are here to represent the people in our ridings. I am very proud to represent the people of Louis—Saint-Laurent. They are not directly and negatively affected by the agreement. The hon. member for Chicoutimi—Le Fjord's riding accounts for 60% of Canada's aluminum production. When his riding is the one most affected by the agreement, he steps up and works for his constituents. I am very proud of that.
According to today's issue of Le Quotidien, the member for Chicoutimi—Le Fjord is satisfied with the discussions he initiated on the free trade file. He said that he discussed matters with the government and took advantage of pre-budget consultations to question various witnesses about aluminum. He detected enthusiasm for our party's proposals, which was good and showed that our approach is working.
Our approach, the brainchild of the member for Chicoutimi—Le Fjord, is to distinguish Canada's aluminum, which is clean, from aluminum produced abroad and shipped to Mexico before arriving here as auto parts, for example. We are very proud of our colleague from Chicoutimi—Le Fjord for his hard work and for proudly and passionately standing up for the people of his riding.
Conservatives are in favour of free trade. We want a positive trade partnership for Canadian industries. Overall, Canada did well here, but we would have liked to see more progress with respect to the Buy American Act, softwood lumber and aluminum.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat d'aujourd'hui. En tant que producteur agricole et ancien exportateur vers les États-Unis et le Mexique, je suis fier de l'importance que revêt le libre-échange pour les conservateurs. Le libre-échange est d'ailleurs l'héritage que nous avons laissé en tant que Parti conservateur. En effet, c'est un ancien premier ministre conservateur, M. Mulroney, qui a négocié le premier ALENA. Avant cela, il y avait l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.
Avoir cette grande vision et s'assurer de faire du commerce font partie des valeurs fondamentales des conservateurs et du parti. Je suis également fier du bilan qui a été le nôtre sous l'ancien premier ministre Stephen Harper. Notre ancien ministre du Commerce, le député d'Abbotsford, a fait un travail phénoménal dans la négociation de toutes sortes d'accords de libre-échange.
Je pense en particulier aux plus de 40 pays avec lesquels nous avons négocié un accord, et à l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne qui est en place et qui a été négocié par le député d'Abbotsford. Je suis ravi que les libéraux l'aient finalement signé.
Nous savons que le Partenariat transpacifique a été négocié par le ministre de l'Agriculture de l'époque, Gerry Ritz, ainsi que par le député d'Abbotsford, lorsqu'il était ministre du Commerce. Le texte de l'accord a entièrement été rédigé sous sa direction. Encore une fois, je sais gré aux libéraux de l'avoir signé. Nous nous attribuons tout le mérite de ces deux accords majeurs et de ceux que nous avons signés avec 40 pays.
Nous avons également négocié un accord de libre-échange avec l'Ukraine. Heureusement, les libéraux l'ont finalement signé et il est maintenant en vigueur.
Toutefois, je tiens à ce qu'il soit très clair que la première fois que les libéraux ont eu la chance de mener le jeu et de compter, ils n'ont fait qu'accumuler les erreurs.
Lorsqu'ils ont négocié avec l'administration américaine et celle du Mexique pour élaborer le nouvel ALENA, que nombre de personnes appellent l'ALENA 0.5, les libéraux ont cafouillé à maintes occasions, notamment en s'en prenant au président Trump et en quittant la table de négociations. Nous avons dû sauver la situation à plusieurs reprises.
Le Canada compte certains des meilleurs négociateurs commerciaux au monde. Steve Verheul jouit d'une réputation d'excellence sur la scène internationale, mais il n'a pas eu les coudées franches parce que dans leur manque de vision nos dirigeants lui ont imposé toutes sortes de contraintes. Bref, le Canada a dû accepter l'entente que le Mexique et les États-Unis ont négociée. Nous n'avons pas obtenu une entente pour le Canada. Voilà ce qui est vraiment préoccupant. Lorsqu'on s'entretient avec les gens de diverses industries qui sont désavantagées par ce nouvel ALENA, on est plutôt tenté de l'appeler « ALENarnaque ».
Alors que la Chambre examine ce qui s'est passé, des scieries partout au Canada, et particulièrement en Colombie-Britannique, ferment leurs portes. Les libéraux ont-ils abordé la question du bois d'œuvre dans le cadre de ce nouvel accord? Absolument pas, et les emplois continuent à disparaître. Bref, les collectivités canadiennes subissent les conséquences du manque de leadership du gouvernement.
Lorsqu'on examine la situation dans divers secteurs, notamment ceux de l'automobile, des produits laitiers et de la volaille, on constate que les libéraux soit limitent la croissance, soit cèdent l'accès à notre marché. Je donnerai plus de détails à ce sujet. Dans le secteur de l'aluminium par exemple, dont le député de Thornhill vient tout juste de parler, le Canada n'est plus assuré que d'une part de marché de 70 % alors qu'il en avait la totalité dans le cadre de l'ancien ALENA.
Le nouvel accord donne indirectement à la Chine accès à notre marché par l'entremise d'autres agrégateurs qui peuvent importer des granules d'aluminium et les transformer. Il va sans dire qu'une telle pratique nuirait aux alumineries canadiennes, qui sont les plus écologiques au monde. Encore une fois, les libéraux ont laissé tomber le secteur de l'aluminium.
Le plus grand employeur privé de ma circonscription est Gerdau steel. Bien que nous aimions parler des mesures de contrôle et de protection dont jouissent les aciéries dans le cadre de l'industrie automobile, nous ne parlons pas de la manière dont elles peuvent être assujetties aux politiques d'achat protectionnistes des États-Unis.
L'incapacité des libéraux de faire bouger le dossier des marchés publics aux États-Unis en raison des restrictions protectionnistes américaines aurait pu être éliminée dans le cadre des négociations s'ils avaient fait preuve de plus de leadership. Les libéraux n'ont pas réussi à faire retirer les politiques privilégiant l'achat de biens américains du nouvel ALENA.
Je viens de rencontrer des représentants de l'industrie laitière, et les agriculteurs de ma circonscription sont mécontents. Ils comprennent la nécessité du libre-échange. Dans ma circonscription, les producteurs de céréales et d'oléagineux et les producteurs de bœuf et de porc sont tous des exportateurs. Ils savent que ce qui est cultivé au Canada quitte le pays et qu'une grande partie de cette production est exportée au sud de la frontière.
Cependant, la restriction de l'accès aux marchés et la renonciation à des parts de marché nuisent aux familles des agriculteurs. De telles mesures limitent la croissance et les revenus possibles dans ces communautés et ces exploitations agricoles. Aujourd'hui, la part des importations dans le marché intérieur du lait, en particulier, dépasse déjà 18 %, mais les libéraux poursuivent l'érosion de ce marché.
Outre le refus de négocier de bonne foi et de consulter les industries laitière, avicole et ovocole, la chose la plus aberrante que les libéraux ont faite est de permettre aux États-Unis d'avoir leur mot à dire sur la quantité de produits laitiers que nous pouvons exporter dans le monde.
Le Canada exporte actuellement plus de 55 000 tonnes de produits laitiers partout dans le monde. Dans le cadre du nouvel ALENA, ou de l'ALENarnaque, les exportations sont maintenant limitées à 35 000 tonnes. Les libéraux renoncent à une part du marché canadien de façon à ce que 3,6 % du marché soit maintenant accessible aux producteurs laitiers américains et les États-Unis limitent maintenant nos exportations à 35 000 tonnes.
C’est censé être un accord de libre-échange. Nous devrions bénéficier d'un meilleur accès. On aurait pensé pouvoir vendre plus de produits laitiers aux États-Unis, mais non. Le plus triste, c'est que cette mesure, en plus de faire passer les exportations de 55 000 à 35 000 tonnes, une réduction de 20 000 tonnes, touche aussi les exportations mondiales.
Comment pourrons-nous vendre nos délicieux fromages, nos crèmes glacées, nos protéines de lait et nos autres produits quand les libéraux permettent dorénavant aux États-Unis de nous interdire de les exporter? C’est ridicule et c’est nocif. C’est une chose dont il faut débattre en comité et ici, à la Chambre.
Mon collègue, le député de Chicoutimi—Le Fjord, mène la charge pour ce qui va se passer dans le secteur de l’aluminium. Je sais qu’il est très fâché que les libéraux n’aient pas su protéger la production d’aluminium au Québec, en Colombie-Britannique et dans tout le Canada. Les libéraux ne voient pas que la Chine peut recourir à des sociétés fictives pour faire entrer sur nos marchés de manière détournée son aluminium bon marché, dont la production est contrôlée par l'État. Elle peut notamment passer en douce par le Mexique. Cette situation doit nous inquiéter au plus haut point.
Il y a aussi le secteur de l’automobile. Le libre-échange est censé favoriser la prospérité et la création d'emplois. Les libéraux ont un bilan désastreux dans le secteur de l’automobile. Les usines ferment les unes après les autres et les chaînes de production déménagent au sud de la frontière. Les libéraux ont aussi mis un plafond sur la croissance canadienne dans le secteur de l’automobile, un plafond de 2,6 millions de voitures et de 32 milliards de dollars en pièces.
Un examen des chiffres révèle que notre production s'élève à seulement 20 milliards de dollars et que nous sommes bien loin des 2,6 millions de voitures. Cela dit, pourquoi les investisseurs ou les constructeurs d’automobiles installeraient-ils des usines pour faire croître leur industrie s'il y a un plafond, surtout quand on pense au montant de 32 milliards de dollars? Les pressions inflationnistes à elles seules suffiraient à atteindre ce plafond en une décennie.
C’est une entrave à l’investissement et à l’expansion de notre secteur manufacturier, surtout dans le Sud de l’Ontario, mais aussi dans le reste du pays. Cela décourage l’investissement étranger. C’est une entrave à l’expansion et à la création d’emplois bien rémunérés.
Je suis très déçu de la façon dont les libéraux ont géré les négociations. Je suis très déçu de voir ce à quoi ils ont renoncé et le peu de gains qu'ils ont faits. Je suis très déçu d'avoir maintenant à accepter un accord boiteux.
Madam Speaker, I am glad to rise today on this debate. As an agricultural producer, and someone who had an export business that shipped to the States and to Mexico, the importance of free trade is something I am proud of as a Conservative. It is our legacy as the Conservative Party. It was a former Conservative prime minister, Mr. Mulroney, who negotiated the first NAFTA deal. Before that it was the Canada-U.S. Free Trade Agreement.
Having that big vision and making sure that we have trade in this country are parts of a core value of being a Conservative and being a member of our party. I am also proud of our record under former prime minister Stephen Harper. Our former trade minister, the member for Abbotsford, did a phenomenal job in negotiating all sorts of free trade deals.
In particular, I look at the over 40 countries that we negotiated deals with, and at the Canada-European Union free trade agreement that is in place, which was negotiated by the member for Abbotsford. I am just glad that the Liberals showed up and actually signed on the bottom line at the end of the day.
We know that the trans-Pacific partnership was negotiated by the agriculture minister at the time, Gerry Ritz, as well as the member for Abbotsford when he was the trade minister. The terminology and articles of the agreement were all done under his leadership. Again, I just appreciate that the Liberals showed up and signed it. We take full credit for those two major agreements and the 40 countries that we now have free trade with.
The Canada-Ukraine Free Trade Agreement is another one that we negotiated. Luckily, the Liberals showed up and signed it at the end of the day, so that agreement exists now.
However, I will say this. The first time that the Liberals had a chance to start the ball from a scrimmage and tried to carry it to the goal line, they fumbled over and over again.
When they were dealing with the White House administration and our colleagues down in Mexico and developed a new NAFTA, which a lot of people call NAFTA 0.5, the Liberals fumbled the ball on numerous occasions both by attacking President Trump in various venues and walking away from the table. We had to play catch-up time and time again.
We have some of the best trade negotiators in the world. Steve Verheul is world renowned and very competent, but with weak leadership he was put into a box that was tough for him to get out of. With Mexico and the United States sitting at the table, we took their deal. We did not take Canada's deal. That is what is really concerning. After talking to people in various industries who are getting the short end of the stick with this new NAFTA deal, we might as well call it “shafta”.
As we sit here and look at what has happened, we have softwood lumber mills across this country, particularly in B.C., that are shutting down left, right and centre. Did the Liberals put a softwood lumber agreement in this deal? Not at all, and jobs continue to bleed and communities suffer because of that lack of leadership.
Looking at various sectors, such as auto, dairy and poultry, the Liberals are actually restricting growth or giving away market access. I am going to go into more detail. I look at the aluminum sector, which the member for Thornhill was just speaking about, and how we have gone from having 100% control of the industry within the former NAFTA framework, to now only having 70% control.
This deal allows backdoor access to China through other aggregators who can bring in aluminum nuggets and remanufacture them, which will hurt our aluminum-producing mills, the greenest mills in the world. Again, the Liberals failed to stand up for them.
The biggest private employer in my riding is Gerdau steel. Although we like to talk about steel having control and protection within the framework of the auto industry, we do not talk about how it can get into the buy America protectionist measures.
The Liberals' inability to move on government contracts in the U.S. because of the buy American restrictions could have been negotiated away if we had stronger leadership from them. They failed to have the buy America policy removed in this new NAFTA deal.
I just met with the dairy industry, and farmers in my riding are upset. They understand the need for free trade. My grain and oilseed producers and my cattle and hog producers are all exporters. They know that what we grow leaves the country, and a lot of it goes south of the border.
However, when we start limiting or giving away market access, it hurts farm families. It is removing income potential and growth from those communities, as well as from those farms. Now over 18% of the domestic milk market, in particular, is already supplied by imports, and the Liberals are eroding that market even further.
The most egregious thing the Liberals did, and not just not negotiating in good faith and not consulting with the dairy industry, the chicken industry or our egg producers, is that they are actually allowing the United States to have a say over how much we can export in dairy products globally.
Currently Canada exports over 55,000 tonnes of dairy products around the world. Under the new NAFTA, or “shafta”, deal, exports are now being limited to 35,000 tonnes. The Liberals are giving up market access in Canada to the extent that 3.6% of the market is now accessible to U.S. dairy producers, and now the U.S. says we can only export 35,000 tonnes.
This is supposed to be a free trade deal. We should be able to access more. One would think that we would be able to go into the U.S. and sell more dairy, but no. The sad part is that it is not just that we are going down from 55,000 tonnes to 35,000 tonnes, a 20,000-tonne reduction, but it is global exports as well.
How can we go out there and sell our fine cheeses, our ice creams, our milk proteins and other products around the world when the Liberals are allowing the United States to say that we cannot export them anymore? That is ridiculous, and it is hurtful. It is something we have to talk about at committee and here in the House.
My colleague, the hon. member for Chicoutimi—Le Fjord, has been leading the charge on what is going to happen in the aluminum industry. I know he is extremely upset that the Liberals have failed to protect aluminum production in Quebec, in British Columbia and across this country. The Liberals are failing to recognize how China can use backdoor shell companies to move their cheap and government-controlled aluminum into our markets. They can use that back door through Mexico in particular. That is something we have to be incredibly concerned about.
The other thing we can look at is the auto sector. Free trade is supposed to help make us more prosperous and create more jobs. The Liberals have a terrible record in the auto industry. We have watched plant after plant shut down and production lines move south of the border. The Liberals have also put in place a cap on how much growth we can have in the automobile industry, a cap of 2.6 million cars and $32 billion in auto parts.
If we look at it, we see that it is only about $20 billion and that we are not producing anywhere near the 2.6 million, but where is the incentive for investors or car manufacturers to set up plants to grow their industry when there is a cap in place, especially when we look at the value of $32 billion? Inflationary pressure alone could eat up that cap within a decade.
Again, it is a disincentive to invest and to expand our manufacturing base, especially in southern Ontario but also right across the country. It is a disincentive for attracting that foreign investment. It is a disincentive to expansion and to an increase in high-paying jobs.
I am very disappointed in the way the Liberals have handled the negotiations. I am very disappointed in what they gave up and by the very little that we got. I am very disappointed that today we have to accept a flawed deal.
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