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Lib. (BC)
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2020-06-10 14:37 [p.2485]
demande à présenter le projet de loi C-17, Loi concernant certaines mesures additionnelles liées à la COVID-19
Voir le profil de Cathy McLeod
PCC (BC)
Monsieur le Président, il semble que, contrairement aux autres députés, les néo-démocrates ont oublié comment voter. Vous avez annoncé le résultat du vote et je propose qu'il soit maintenu.
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Lib. (BC)
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2020-04-29 14:40 [p.2243]
demande à présenter le projet de loi C-15, Loi concernant la prestation canadienne d'urgence pour étudiants (maladie à coronavirus 2019).
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NPD (BC)
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2020-04-20 15:24 [p.2198]
Monsieur le Président, je veux exprimer la tristesse que nous ressentons tous face à la violence insensée qui a eu lieu hier en Nouvelle-Écosse. Chacune des victimes représente une perte énorme pour sa famille et sa communauté.
Nous nous souvenons de l'agente de la GRC Heidi Stevenson qui a perdu la vie en essayant de protéger les autres. Beaucoup sont également blessés, dont un membre de la GRC. Leurs familles traversent une période inquiétante qui est encore plus difficile étant donné qu'elles ne pourront peut-être pas rendre visite à leurs proches à l'hôpital en raison de la COVID-19.
Au cours des dernières semaines, nous avons vu combien les premiers intervenants, qui s'exposent à des dangers pour nous protéger, étaient courageux face à la COVID-19. Nous avons maintenant l'exemple d'un membre de la GRC qui a fait exactement cela: elle a fait face au danger pour sauver la vie d'autres Canadiens, et ce faisant, elle a perdu la sienne.
Mère de deux enfants, elle avait 23 ans de carrière à la GRC. En pensant à son sacrifice, à cet acte de violence insensé et à la manière dont ce drame a ébranlé toute une province, je me dis qu'au nom des députés et des néo-démocrates, je dois et faire savoir aux Néo-Écossais qu'ils ne sont pas seuls dans leur deuil: le pays entier est avec eux.
Nous pensons souvent que les massacres de masse sont une réalité chez nos voisins du Sud, les Américains, mais que ce n'est pas quelque chose qui se produit ici aussi, au Canada. Nous devons reconnaître cependant que cela arrive ici aussi. La tragédie de l'École Polytechnique est un exemple de massacre de masse qui visait les femmes. C'était de la violence contre les femmes. Certes, dans ce cas-ci, nous ne connaissons pas les détails, mais il y a manifestement un problème de violence et il faut que nous fassions quelque chose à ce sujet.
Je suis d'accord avec ce que mon collègue a dit, à savoir qu'il ne suffit plus de tenir de beaux discours sur la violence gratuite. Nous devons faire quelque chose à propos de la violence. Nous devons trouver les causes profondes du problème. Nous devons comprendre comment cela a pu se produire et ce que nous pouvons faire pour empêcher que cela se reproduise dans notre pays.
Aujourd'hui, le pays uni pleure avec les Canadiens et les Canadiennes de la Nouvelle-Écosse, mais demain, nous devrons aussi parler de la manière dont nous pouvons aller de l'avant pour empêcher qu'une telle tragédie se reproduise. Le seul moyen de ne pas oublier et d'honorer véritablement les vies qui ont été perdues est de s'engager à préparer l'avenir pour que cela ne se reproduise jamais.
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PV (BC)
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2020-04-20 15:28 [p.2198]
Monsieur le Président, j'offre mes plus sincères condoléances au nom du Parti vert du Canada. Nos pensées accompagnent tous les Néo-Écossais et tous les Canadiens qui sont affectés par cette horrible tragédie.
Le premier ministre Stephen McNeil a dit: « Ce qui nous définira, ce n'est pas cette tragédie, mais la façon dont nous allons y répondre. » La chef par intérim du Parti vert de la province, Jo-Ann Roberts, a ajouté ceci: « En tant que Néo-Écossais et Canadiens, nous allons faire preuve de solidarité, nous allons appuyer les familles des disparus. Nous allons faire des muffins, chanter et réciter des prières. Nous allons offrir du soutien psychologique et de l'amour, et nous allons honorer la mémoire des victimes. »
La Nouvelle-Écosse est une province tissée serrée. Tout le monde sera affecté. Ma collègue la députée de Saanich—Gulf Islands, ancienne Néo-Écossaise et fière Cap-Bretonnaise, connaît un proche de l'une des victimes. Le sentiment de sécurité a été ébranlé dans la province, mais les Néo-Écossais sont forts et résilients, et ils sauront s'entraider pour traverser cette épreuve.
Nous portons tous le deuil. Notre espoir d'un avenir meilleur se fonde sur la certitude que nous sommes plus forts que cette tragédie. Notre amour et nos prières accompagnent les proches des 18 Néo-Écossais qui ont péri.
Je suis impressionné par la réaction des Néo-Écossais à cette tragédie, par l'amour et le soutien dont ils font preuve même en cette période de distanciation physique causée par la COVID-19. Étant moi-même musicien, je tire un grand réconfort de la musique diffusée dans le cadre de la « fête de cuisine » virtuelle de la Nouvelle-Écosse. Des citoyens, en maintenant une distance de deux mètres, longent la route qui mène au poste local de la GRC. Une vigile virtuelle est prévue pour vendredi, des personnes partagent leur art, et amis et êtres chers s'appellent et s'entraident d'une multitude de façons.
Les victimes identifiées jusqu'à présent sont Lisa McCully, enseignante; Heather O'Brien, infirmière; Kristen Beaton, infirmière; Sean McLeod et Alanna Jenkins, tous deux agents correctionnels; Tom Bagley, pompier volontaire; Heidi Stevenson, gendarme de la GRC; Emily Tuck et ses parents, Jolene Oliver et Aaron Tuck; ainsi que Greg et Jamie Blair.
Voici un poème rédigé par Sheree Fitch, qui vit dans la région où s'est déroulée la tragédie:
Nous pleurons parce que nous aimonsIl y a des moments, mon enfant, où les choses arrivent sans raisonOù on se demande pourquoi, sans trouver réponse à la questionOù, sans que l'on puisse y comprendre quoi que ce soitDes gens passent de vie à trépasLorsque tu as mal à ce point, mon enfantLorsque tu te sens effrayé, perdu, souffrantMême lorsque nous sommes loin l'un de l'autrePleurons ensemble, côte à côteN'oublie pas qu'il y a beaucoup d'amourQue nous pleurons parce que nous aimonsIl y a des moments où la tristesse devient étouffanteOù la douleur semble te plonger dans un gouffre d'une profondeur infinieOù tu ne vois plus les rayons du soleilOù tu voudrais sombrer dans un profond sommeilLorsque tu as mal à ce point, mon enfantLorsque tu te sens effrayé, perdu, souffrantMême lorsque nous sommes loin l'un de l'autrePleurons ensemble, côte à côteN'oublie pas qu'il y a beaucoup d'amour encoreQue nous pleurons parce que nous aimonsJ'aimerais avoir des réponses à te donner, mon enfantJ'aimerais que rien de tout cela ne puisse arriverIl y a des souhaits impossibles à réaliser, mon enfantL'idée que tu le saches m'est insupportableLorsque tu as mal à ce point, mon enfantLorsque tu te sens effrayé, perdu, souffrantMême lorsque nous sommes loin l'un de l'autrePleurons ensemble, côte à côteOui, il y a beaucoup d'amour, énormément d'amour encoreNous pleurons parce que nous aimons
Pour bien des gens, ce jour sera l'un des plus difficiles. Je pense aux enfants, mais nous sommes tous des enfants. Je songe au traumatisme et au choc que nous subissons tous. Je pense à West Grey et à Fredericton. Aujourd'hui, à mesure que nous découvrirons les détails et que nous saurons qui, parmi nos proches et nos connaissances, sont touchés, restons bienveillants et soyons solidaires.
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NPD (BC)
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2020-04-20 16:08 [p.2203]
Madame la Présidente, j'aimerais commencer en parlant de la manière dont la crise liée à la COVID-19 s'est installée dans tout le pays. Nous sommes aux prises avec ses conséquences d'un océan à l'autre. Face à ce défi vraiment gigantesque, j'ai été inspiré par le courage, la compassion et la gentillesse des Canadiens. Il y a un secteur en particulier pour lequel nous devons faire plus que dire merci. Nous avons entendu des gouvernements remercier les travailleurs de la santé de première ligne, mais ces travailleurs ont besoin de bien plus que de nos simples remerciements.
Être reconnaissant envers les travailleurs de première ligne et les travailleurs essentiels est certes important, mais vraiment pas suffisant. Ce dont ces travailleurs ont besoin, c'est de savoir qu'ils auront l'équipement nécessaire pour se protéger pendant cette pandémie.
Je parle des gens qui nous livrent notre épicerie, de ceux qui travaillent dans les supermarchés ou dans le secteur des transports, et de ceux qui nous livrent nos repas. Je parle du personnel d'entretien ménager et des concierges, de tous ces gens qui font en sorte que nos lieux de travail et les endroits où nous faisons nos courses sont propres, contribuant ainsi à stopper la propagation de la maladie. Il y a les travailleurs de la santé dans les foyers de soins personnels, et ceux qui aident les personnes handicapées. Tous ces travailleurs de tous ces secteurs, notamment les travailleurs de la santé, des transports, de l'alimentation et des services de conciergerie, ont besoin de plus que de simples remerciements. Ils ont besoin d'équipement qui les protégera pendant leur quart de travail. Ils doivent pouvoir avoir accès à de l'équipement de protection individuelle de la plus haute qualité qui soit afin de pouvoir garantir leur sécurité.
Il faut aussi que le gouvernement fédéral agisse maintenant pour les travailleurs essentiels qui sont aux premières lignes, qu'ils fournissent des services alimentaires ou des services financiers dans des coopératives de crédit. Nous devons donner aux travailleurs de première ligne une prime de courage, un supplément pour souligner l'excellent travail qu'ils accomplissent au cours de cette crise, ainsi que les risques et les dangers auxquels ils doivent faire face. Nous l'avons déjà demandé auparavant et nous le demandons de nouveau. Nous devons nous assurer que ces travailleurs reçoivent un soutien supplémentaire dans le contexte actuel. Il est essentiel que ceux qui ne travaillent pas aient accès à une aide financière comme la Prestation canadienne d'urgence, mais nous devons aussi soutenir les gens qui travaillent encore et qui aident grandement les collectivités.
Il est aussi important de souligner que ce n'est pas par choix que certains de ces travailleurs travaillent, étant donné qu'ils n'ont pas le choix. Ils doivent travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Voilà pourquoi il est crucial qu'ils reçoivent un soutien financier supplémentaire.
Il existe de nombreuses histoires de travailleurs essentiels qui n'ont pas accès aux équipements de protection individuelle ou qui ne sont pas protégés par des mesures de santé et de sécurité. Certains de ces travailleurs ont déjà perdu la vie à cause de la COVID-19. Ils sont morts parce qu'ils sont allés travailler.
Cette crise démontre à quel point le système actuel est défectueux. Le travail le plus important de notre société, soit celui de prendre soin de tout un chacun, est parmi les moins bien payés.
C'est une réalité bouleversante qu'il faut reconnaître. Les personnes qui offrent certains des services les plus essentiels comptent parmi les travailleurs les moins bien payés.
Je tiens à souligner un groupe de travailleurs particulier, qui travaille très fort en ce moment sans mesures de protection suffisantes et, dans certains cas, dans de très mauvaises conditions.
Jeff Bezos, propriétaire d'Amazon, engrange 250 millions de dollars de bénéfices par jour. Personne ne fait autant d'argent. Il prend cet argent aux personnes qui travaillent pour lui. C'est l'homme le plus riche de la planète, mais ses employés n'ont même pas droit à des congés de maladie payés. Il a demandé des dons à la population. Madame la Présidente, c'est incroyable: il a eu l'audace de demander des dons à la population pour aider les travailleurs qui doivent s'isoler, alors que c'est l'homme le plus riche au monde.
Les travailleurs d'Amazon disent qu'ils n'ont pas d'équipement de protection et certains d'entre eux ont été congédiés pour en avoir parlé. Malgré cela, le gouvernement libéral donne de l'argent des contribuables canadiens à cette entreprise. Au lieu de faire appel à notre fonction publique, à notre service postal, le gouvernement se tourne vers cette entreprise privée qui n'a pas du tout la réputation de traiter ses employés de manière équitable.
J'aimerais aborder la question des soins de longue durée. Les établissements de soins de longue durée sont au cœur de cette crise de la COVID-19, des ravages de cette maladie. C'est là que cette maladie frappe le plus fort, qu'elle entraîne de terribles pertes de vies. Nos aînés, des gens qui ont contribué à la société et fait des sacrifices toute leur vie, vivent dans des établissements de soins de longue durée dans lesquels les conditions sont déplorables. Ces aînés méritent respect et dignité, mais leur réalité est tout autre. C'est dans ces établissements que la situation est la plus désespérée.
Les gouvernements fédéral et provinciaux savent depuis des années que nos systèmes de soins de longue durée et de soins à domicile ne sont pas en mesure de fournir des soins sûrs et dignes à nos aînés. Certains de nos citoyens les plus vulnérables, qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes, vivent dans des établissements de soins de longue durée. Même avec un personnel dévoué et compatissant, de nombreux membres du système de soins de longue durée n'ont tout simplement pas le temps ou les ressources nécessaires pour faire le travail qu'ils savent nécessaire.
Des gouvernements provinciaux et fédéraux de tout le pays, surtout des gouvernements libéraux et conservateurs, ont permis à des entités à but lucratif d'exploiter ces foyers. Ces exploitants rognent sur les coûts et mettent les familles en danger, car ils ont pour objectif de faire des profits. Ils ne se soucient donc pas d'offrir des soins d'excellente qualité. Ils cherchent à maximiser le rendement sur leurs investissements. Résultat: des gens souffrent; nous sommes témoins de cette souffrance partout au Canada.
Les néo-démocrates ont parlé de l'importance d'assurer les Canadiens de la tête aux pieds. Rien n'illustre autant combien c'est important que le traitement réservé aux aînés. C'est pourquoi nous avons réclamé l'établissement de normes nationales partout au pays. Une fois celles-ci établies, nous devons intégrer les foyers de soins de longue durée dans la Loi canadienne sur la santé pour que le gouvernement fédéral soit responsable du traitement des aînés qui y habitent.
Je tiens à souligner que la crise de la pandémie de COVID-19 a mis au grand jour les inégalités de la société canadienne et a permis de révéler les lacunes des programmes sociaux. Il est devenu clair que les Canadiens veulent prendre mieux soin les uns des autres, mais les programmes et le système de santé actuels sont lacunaires. Ils ne suffisent pas, et ce n'est pas l'effet du hasard. La situation découle d'une décision prise par les gouvernements de priver le système de santé publique de fonds cruciaux dont il a besoin.
Pour conclure, quel type de Canada souhaitons-nous bâtir? Ne revenons pas à l'ancienne normalité. Ne revenons pas à la normale. Instaurons une nouvelle normale, et demandons-nous à quoi ressemble cette nouvelle normale. Je pense par exemple à un système de soins de santé financé adéquatement, qui couvre tous les citoyens, de la tête aux pieds. Je pense à des programmes sociaux solidaires des gens. Je pense aussi qu'il faut prendre mieux soin les uns des autres en élargissant l'assurance-emploi de manière à la rendre plus universelle. Il faut également faire en sorte que les congés de maladie payés ne soient pas un luxe, mais un droit dont jouissent tous les travailleurs. Enfin, il faut de meilleurs salaires pour les employés des services essentiels et pour ceux qui travaillent en première ligne, afin qu'ils puissent dignement gagner leur vie.
Je crois que nous pouvons sortir de cette crise plus forts. Nous devons prendre soin les uns des autres. C'est ce que les Canadiens nous ont dit. C'est notre travail. Si nous effectuons les bons choix, nous pouvons bâtir un avenir meilleur, un avenir plus juste et plus égalitaire pour l'ensemble des Canadiens.
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PV (BC)
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2020-04-20 16:18 [p.2204]
Madame la Présidente, c'est un peu irréel de voir seulement quelques députés à la Chambre. Mon voyage à travers le pays pour me rendre ici a été très étrange. J'avais le choix entre faire un vol de nuit de 16 heures, sans escale, ou d'échelonner mon déplacement sur deux jours, avec escales dans des aéroports vides.
Le Parti vert représente 1,1 million d'électeurs. Il est donc important que je les représente ici aujourd'hui. C'est une moyenne de 387 000 électeurs par député. En comparaison avec les autres partis, les libéraux représentent 38 000 électeurs par député, et les conservateurs, 50 000 électeurs par député, en moyenne. Je parle donc au nom d'un grand nombre de personnes, celles qui ont voté pour les verts.
Nous devons respecter les directives des autorités de la santé publique et faire preuve de respect à l'égard des travailleurs de la santé et les travailleurs de première ligne qui risquent leur vie en combattant cette pandémie. Nous avons collaboré avec le gouvernement libéral dans les coulisses, non pas pour faire de la partisanerie sur le dos de la pandémie, mais pour communiquer avec les ministres et les secrétaires parlementaires et mettre de l'avant les préoccupations.
Nous avons examiné certains des programmes qui ont été présentés, et nous avons proposé des idées sur les changements qui doivent y être apportés pour corriger leurs lacunes. Une partie des changements que nous réclamions ont été apportés, même si cela ne s'est pas toujours fait aussi rapidement que nous le souhaitions. Cependant, nous travaillons ensemble pour passer à travers cette crise qui nous touche tous.
Les employés d'épicerie, les travailleurs de la santé de première ligne et les employés des maisons de soins infirmiers font tous du travail essentiel qui ne peut pas être accompli à distance. De plus, aucun de ces travailleurs ne doit passer par deux ou trois aéroports pour se rendre au travail comme je l'ai fait. Le personnel des entreprises partout dans le monde, y compris les plus grandes, travaille à distance. Des classes virtuelles sont organisées sur Zoom, et les enseignants peuvent donner à leurs étudiants l'occasion de parler et d'interagir. Nous devrions nous aussi pouvoir travailler à distance.
Les députés ayant un accès limité à Internet pourraient travailler à distance à partir d'un hôtel ou d'un motel situé à proximité de l'endroit où ils vivent et réduire ainsi leurs déplacements à travers le pays. Cela nous permettrait également d'économiser de l'argent. Jusqu'à maintenant, les députés ont exercé efficacement leur rôle de surveillance. Or, certains députés tentent de semer la peur et de créer un problème qui n'existe pas.
Nous avons un moyen de demander des comptes au gouvernement. Il suffit de regarder les vidéos des séances du comité des finances pour le constater.
Cette pandémie a mis en évidence nombre des problèmes que nous connaissons dans ce pays. J'ai parlé des conditions de vie dans une résidence pour personnes âgées de ma propre communauté, le Nanaimo Seniors Village. Heureusement, cet établissement a été pris en charge par l'autorité sanitaire de l'île de Vancouver, qui a pu régler le problème avant que la pandémie ne se déclare.
Cette résidence pour aînés a été revendue plusieurs fois à des exploitants privés. Chaque fois, les travailleurs ont été licenciés, l'accréditation du syndicat a été révoquée, puis les travailleurs ont été réembauchés à un salaire inférieur pour des emplois à temps partiel sans avantages sociaux. Ces travailleurs ont donc dû aller travailler dans plus d'une résidence pour aînés. Cette situation se produit à différents endroits au pays, et on constate aujourd'hui que ces travailleurs répandent la COVID-19 d'une résidence pour aînés à l'autre, créant ainsi une tragédie qui aurait pu être évitée.
Les étudiants qui espéraient trouver du travail cet été sont laissés pour compte. Les étudiants qui obtiennent leur diplôme et qui avaient des emplois en vue ne peuvent bénéficier d'aucun programme. Les personnes âgées et les personnes handicapées font face à des coûts plus élevés en raison de la COVID-19 et ne reçoivent pas l'aide dont elles ont besoin.
Les microentreprises et les nouvelles entreprises sont laissées pour compte. Une microbrasserie de ma communauté a démarré en novembre. Elle ne répond pas au critère des 20 000 $ de masse salariale pour l'année dernière, mais elle a versé 13 000 $ en décembre, 13 000 $ en janvier et 13 000 $ en février. Faute de pouvoir bénéficier d'une aide, les personnes qui les dirigent vont perdre toutes leurs économies, et leur dur labeur et tout leur engagement n'auront servi à rien.
Dans ma circonscription, il y a une aînée qui a travaillé toute sa vie. L'année dernière, elle n'a pas travaillé pendant huit mois à cause d'une opération. Elle a recommencé à travailler en janvier, mais elle n'est pas admissible à la Prestation canadienne d'urgence parce qu'elle n'a pas gagné 5 000 $ l'année dernière, même si elle a gagné plus de 5 000 $ toutes les autres années et qu'elle a payé des impôts. Maintenant, elle a besoin d'aide, mais elle n'a droit à rien.
Nous avons une solution à ce problème. Nous constatons actuellement les inégalités flagrantes qui existent dans les collectivités canadiennes. Dans ma circonscription et ailleurs au pays, il y a une crise de l'itinérance. Avec un revenu minimum garanti, aucun Canadien ne verrait son niveau de vie se dégrader au point de ne plus pouvoir pour s'offrir un logement, une alimentation saine et nutritive et une bonne qualité de vie.
Nous pourrions fournir un revenu de subsistance garanti d'urgence en envoyant un chèque à tous les Canadiens et en ayant recours à la facturation inversée, où ceux qui n'ont pas besoin du chèque le retournent. Ultimement, l'an prochain, ceux qui n'avaient pas besoin du chèque et qui ne l'ont pas retourné seraient imposés en fonction du montant de ce dernier. Ainsi, nous n'oublierions personne. Je pourrais dresser une longue liste de personnes qui n'ont pas droit à ces programmes. Nous devons relancer l'économie, et ce, de façon sécuritaire.
Nous devrions nous inspirer de Taïwan. Mon frère y vit et y travaille. Cet État faisait partie des 10 pays les plus touchés par la COVID-19 en février. Il a eu son premier cas présumé le même jour de janvier que le Canada. Au moment où le monde a constaté la propagation du virus à Wuhan, Taïwan a accru la production de ses usines; elle a eu recours à l'armée pour aider à accélérer la production d'équipement de protection individuelle sur son territoire. Elle ainsi fait des réserves.
Mon frère n'a pas pu enseigner pendant deux semaines. Sa conjointe n'a pas manqué un jour de travail. Deux semaines après le congé d'hiver, les étudiants sont retournés à l'école, munis d'un masque. Mon frère enseigne en portant un masque. Chaque semaine, il achète trois masques à la pharmacie. C'est le nombre auquel il a droit. Taïwan a interdit la constitution de réserves. De plus, les gens qui fixent des prix abusifs s'exposent à sept ans de prison ou à une amende de 700 000 $. La situation a été prise au sérieux. Taïwan occupe maintenant le 106e rang de la liste des pays touchés par la COVID-19. Elle compte 422 cas et 6 décès. Le Canada, lui, est treizième. Nous avons 36 000 cas et 1 600 décès.
Il sera certainement possible, après la crise, de faire des analyses et de tirer des leçons. Le gouvernement a eu l'humilité d'admettre que sa réponse initiale n'était pas parfaite et il a demandé conseil aux députés de l'opposition afin d'améliorer les mesures présentées. Encore aujourd'hui, de nombreuses entreprises et de nombreuses personnes passent entre les mailles du filet.
L'heure n'est pas à la recherche de coupables ni aux querelles partisanes. Nous devons continuer de cerner les groupes et les entreprises qui ne sont pas couverts par les programmes d'aide en réponse à la COVID-19 et voir à ce qu'ils reçoivent de l'aide.
Nous devons faire face à une crise encore plus grave: l'urgence climatique. Nous l'avons tous reconnu. Les scientifiques et les épidémiologistes nous avertissent depuis des années que les changements climatiques favoriseront l'éclosion de pandémies. La saison des incendies de forêt est déjà commencée en Colombie-Britannique. Les préparatifs relatifs aux inondations sont en cours partout au pays. Il faut aussi écouter les scientifiques sur ce front et agir pour éviter les catastrophes.
La crise de la COVID-19 nous a montré que nous pouvons y arriver. Nous pouvons travailler tous ensemble. Nous pouvons agir; c'est l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants qui en dépend.
Nous avons aussi constaté toute l'importance de financer le système de santé. Nous devons assurer la robustesse du réseau de la santé canadien, ainsi que celle de l'infrastructure connexe. C'est important.
Nous pouvons tirer de nombreuses leçons de cette situation difficile. Présentement, ce sont des leçons que nous ne devons pas ignorer à mesure que nous traversons la crise et que nous gardons espoir en notre capacité d'en sortir tous en meilleure posture. Ensemble, nous pouvons y arriver.
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NPD (BC)
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2020-04-11 13:09 [p.2110]
Monsieur le président, au cours du dernier mois, le monde a changé de manière spectaculaire. Jeudi, nous avons appris qu'un million de Canadiens ont perdu leur emploi. Ce n'est pas seulement une statistique, ce sont des familles qui peinent maintenant à mettre du pain sur la table, à payer leur loyer et à joindre les deux bouts. Le gouvernement a pris des mesures pour répondre à cette crise, mais dans de nombreux cas, elles se sont trop fait attendre.
Au début du mois de mars, nous avions deux suggestions: premièrement, que le gouvernement accorde une aide financière directe à tous les Canadiens, et deuxièmement, qu'il mette en œuvre une subvention salariale d'au moins 75 % pour que les gens puissent continuer à travailler et pour que les entreprises puissent garder leurs employés.
Nous avons déjà appuyé la motion demandant le consentement unanime des députés et plus tard aujourd'hui nous appuierons le projet de loi visant à concrétiser cette subvention salariale. Toutefois, je prie instamment le gouvernement de profiter du fait que nous soyons à Ottawa pour confirmer que tous les Canadiens qui ont besoin d'aide l'obtiennent.
La Prestation canadienne d'urgence ne couvre tout simplement pas tous les Canadiens et les Canadiennes qui ont besoin de cette aide. Trop nombreux sont ceux et celles qui risquent de passer entre les mailles du filet.
Je pense aux histoires que j'ai entendues au cours des dernières semaines à propos de gens qui ont désespérément besoin d'aide, mais qui ne peuvent pas l'obtenir parce qu'ils ne répondent pas à tous les critères.
Je pense aux gens qui doivent avoir plusieurs emplois pour arriver à joindre les deux bouts parce qu'ils ne travaillent presque plus et qui ne savent pas comment ils vont faire pour payer leur facture d'épicerie. Ces gens devraient pouvoir demander de l'aide.
Je pense aux travailleurs indépendants et contractuels qui ont perdu la majeure partie de leurs revenus et qui utilisent leurs cartes de crédit jusqu'à leur limite pour payer leurs factures. Ces gens devraient pouvoir demander de l'aide.
Je pense aux étudiants qui dépendent des emplois d'été pour payer leur loyer et, dans certains cas, pour subvenir aux besoins de leur famille. Maintenant, ils ne peuvent plus le faire. Ces gens devraient pouvoir demander de l'aide.
Je pense aux artistes, aux travailleurs autonomes et aux gens qui se trouvent dans une situation précaire. En fait, il y a tellement d'exemples, et c'est ça le problème.
Au cours des derniers jours, les néo-démocrates ont collaboré avec le gouvernement pour corriger les lacunes, et cela se reflète dans la motion qui a été présentée et dans le travail qui sera fait.
Je tiens à remercier le premier ministre et les ministres en général pour leur esprit de collaboration et leur attitude constructive. Nous sommes toutefois encore loin du but. Les règles actuelles découragent les gens qui ont besoin d'aide et ils hésitent à s'inscrire, que ce soit parce qu'ils ont encore un revenu ou parce qu'ils ne remplissent pas tous les critères.
Hier, la ministre a confirmé que tous ceux qui demanderont la Prestation canadienne d'urgence vont l'obtenir, alors j'ai demandé au premier ministre aujourd'hui d'annoncer que tous les critères seront abandonnés et de dire aux gens: « Si vous avez besoin d'aide, faites-en la demande et vous en obtiendrez. » Faisons ça simple. Faisons en sorte que les travailleurs qui ont besoin d'aide sachent qu'ils en recevront s'ils en demandent.
C'est en prenant soin les uns des autres que nous pourrons traverser cette crise. C'est la seule façon. Nous sommes tous unis à notre prochain, et nous n'abandonnerons pas la lutte tant que tous les Canadiens n'auront pas l'aide dont ils ont besoin.
De nombreux héros se sont démarqués depuis le début de la crise de la COVID-19, et je tiens à saluer tous les travailleurs de première ligne qui continuent à nous alimenter et à nous soigner. C'est toutefois navrant de constater qu'ils n'ont pas toujours l'équipement requis pour se protéger et éviter d'infecter leurs proches. Je tiens à remercier tout particulièrement les travailleurs de la santé, qui dorment souvent dans leur voiture ou dans une tente pour ne pas propager la maladie ni contaminer les membres de leur famille. Nous devons en faire plus pour eux. Tous les travailleurs doivent avoir l'équipement de protection nécessaire pour assurer leur sécurité, et c'est à nous d'y voir.
Je crois également qu'il est important de dire très clairement que les sociétés qui profitent des gens désespérés n'ont pas leur place pendant la crise actuelle. Nous devons nous servir de tous les pouvoirs du gouvernement fédéral pour empêcher les compagnies de cartes de crédit et d'autres compagnies d'imposer des taux d'intérêt supérieurs à 10 %. Les banques continuent d'imposer des intérêts, ce qui pénalise davantage les gens qui bénéficient d'un report des paiements hypothécaires. En réalité, les banques profitent de la crise.
Je sais que le ministre des Finances s'est entretenu avec les banques, mais, de toute évidence, cela ne suffit pas de leur parler gentiment. Les banques sont réglementées spécifiquement par le gouvernement fédéral. Le gouvernement libéral doit être prêt à utiliser les pouvoirs dont il dispose pour imposer un congé de paiement d'intérêts et mettre fin à ce qui se passe. En fait, nous devons aussi faire suspendre les paiements hypothécaires afin de pouvoir, en collaboration avec les provinces, faire suspendre le paiement des loyers, y compris les loyers commerciaux, ce qui aiderait grandement les PME.
Je sais qu'au cours des prochaines semaines, nous allons commencer à discuter de la forme que prendrait une reprise des activités, de la façon dont les Canadiens retourneront au travail. Lors de l'élaboration de ces mesures, j'ai exhorté le gouvernement libéral à ne pas commettre les mêmes erreurs qu'auparavant. Chaque dollar des deniers publics dépensés doit aller aux travailleurs, et non pas aux PDG. Les primes aux dirigeants, les rachats d'actions et la protection des profits des actionnaires ne contribuent ni au maintien ni à la création d'emplois.
Nous pouvons stimuler l'économie et faire les choses qui peuvent transformer notre nation et lutter contre la crise climatique: nous pouvons construire des logements; investir dans le transport public; faciliter l'utilisation des énergies renouvelables pour les Canadiens et les Canadiennes; rendre nos maisons et nos bâtiments aussi efficaces que possible sur le plan énergétique; et investir dans des services de garde d'enfants que toutes les familles peuvent se permettre et qui donnent à nos enfants l'éducation de grande qualité qu'ils méritent.
Je veux aussi parler des communautés autochtones en particulier.
Au cours du mois dernier, je me suis entretenu avec des dirigeants autochtones de partout au pays, qui s'inquiètent vivement du fait que leurs communautés sont mal préparées pour faire face à l'épidémie de la COVID-19. En raison d'injustices historiques et persistantes, ces communautés ne sont pas dotées d'infrastructures essentielles. Il y est souvent impossible de se laver les mains avec de l'eau propre. Le manque de logements de qualité et le surpeuplement empêchent la distanciation physique. L'accès aux soins de santé est gravement limité, à tel point que, dans beaucoup de communautés, il faut prendre l'avion pour avoir accès au ventilateur le plus proche.
Je sais que le gouvernement a offert de l'argent, mais on m'a exprimé deux préoccupations bien précises: le montant est insuffisant et bon nombre de communautés autochtones ont de la difficulté à accéder au financement.
Le virus représente une plus grande menace pour les Autochtones, étant donné la négligence et le racisme qu'ils subissent de longue date. Nous devons faire mieux, d'autant plus que beaucoup de communautés seront aux prises avec des inondations au cours des prochaines semaines et des feux de forêt au cours de l'été. Il nous faut un plan précis pour évacuer ces gens de manière sécuritaire et une stratégie claire pour faire en sorte que ces communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre à la COVID-19. La vie des Autochtones compte et nous devons être préparés.
Je crois que les décisions que nous prendrons au cours des semaines et des mois à venir compteront parmi les plus importantes de nos vies, parmi les plus importantes qu'un gouvernement canadien ait eu à prendre.
Nous croyons à la solidarité. Nous croyons à l'entraide.
Bien des gens se demandent quand les choses reviendront à la normale. Personnellement, j'estime que nous devons faire en sorte que la situation soit bien meilleure qu'à la normale. La normalité c'est que certains travailleurs ne bénéficient pas de congés de maladie payés, que certaines familles qui vivent avec le salaire minimum tirent le diable par la queue, que certains travailleurs dont la contribution est essentielle pour la santé et le bien-être des Canadiens ne touchent pas un salaire suffisant pour subvenir à leurs besoins, que le système de soins de santé est gravement sous-financé et que l'ordre social n'est ni juste ni résilient. On ne peut pas revenir à ce genre de normalité.
Les Canadiens font preuve de compassion. Ils expriment le désir de prendre soin les uns des autres. Nous devons exiger la même chose du gouvernement. Il faut exiger que le gouvernement libéral souscrive aux mêmes valeurs.
Ne revenons pas à la situation que nous connaissions précédemment. Bâtissons une nouvelle réalité qui permettra aux Canadiens de mieux s'occuper les uns des autres et de mettre en place un filet de sécurité sociale qui améliorera le sort de l'ensemble de la population. Bâtissons un Canada juste et résilient. Les Canadiens comptent sur nous. Ils espèrent que nous tirerons de cette crise des leçons qui nous aideront à bâtir un Canada meilleur pour l'ensemble des Canadiens.
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PV (BC)
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2020-04-11 13:20 [p.2112]
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord reconnaître que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin.
Je remercie encore une fois le peuple algonquin de son hospitalité et de sa générosité. Meegwetch.
J'aimerais remercier tous mes collègues de me donner l'occasion de prendre la parole en cette journée si importante, parce que cela a été accepté à l'unanimité. Je les en remercie mille fois.
Je me réjouis vraiment que le Parti vert soit reconnu à la Chambre, ce qui me permet de prendre la parole dans cette enceinte alors que nous sommes réunis en cette occasion sans précédent.
J'ai été émue par le premier ministre lorsqu'il a évoqué la bataille de Vimy. Je n'avais pas prévu parler de cette bataille, mais le 9 avril de cette année, j'ai remarqué que mon mari était très déprimé et pensif. Il m'a avoué qu'il pensait à son grand-père qui, le 9 avril 1917, est tombé sous le feu des mitraillettes à Vimy. Heureusement, son grand-père a survécu car j'imagine qu'autrement, je ne serais pas mariée à mon époux. John Owen Wilson, le grand-père en question a survécu et est rentré en Colombie-Britannique où il est devenu juge en chef de la Cour suprême de la province. Néanmoins, nous n'avons pas oublié les sacrifices consentis lors de la bataille de Vimy. Nous n'avons pas non plus oublié le courage et la solidarité des générations qui nous ont précédés.
Dernièrement, je me suis dit que, en tant que baby-boomer née en 1954, je fais partie de la dernière génération de personnes qui se souviennent de cette époque de solidarité et de sacrifices. Je n'ai pas connu la guerre ni la dépression, mais mes parents, oui. Les histoires que nous ont racontées nos familles font partie de notre identité; elles nous ont inculqué l'idée que le gouvernement est là pour intervenir et pour nous soutenir. Je crois que les années de néolibéralisme nous ont fait croire que le gouvernement ne fait que nous nuire et prendre de l'argent dans nos poches. Je suis vraiment rassurée en pensant que, d'une certaine manière, la solidarité sociale dont nous sommes témoins en cette période de pandémie nous permettra de constater que ce sont des gens qui font partie de leur gouvernement, que leurs institutions démocratiques travaillent pour eux. J'espère que nous retiendrons cette leçon pendant longtemps.
J'aimerais exprimer ma profonde gratitude à l'égard de la façon dont nous collaborons ici. Le Parlement fonctionne bien, même lorsque nous devons travailler à distance. Je tiens à remercier le premier ministre, la vice-première ministre et de nombreux autres ministres de se montrer réceptifs aux idées et aux préoccupations de l'opposition.
Je vais donner aux Canadiens un aperçu des dernières semaines pendant lesquelles il a fallu travailler sans arrêt et à toute heure à partir de la maison. Bien des Canadiens ne peuvent pas s'imaginer que nous puissions demander n'importe quoi, tous les jours, même les samedis et les dimanches, même à 1 h 30, heure de la Colombie-Britannique, ou à 4 h 30, heure d'Ottawa. À mon avis, c'est ainsi que les idées ont pu aller de l'avant. Il est tout à fait vrai que bien des mesures que nous voulions n'étaient pas dans le premier projet de loi, le projet de loi C-13. Il est tout à fait exact que les verts, comme d'autres, ont dit qu'il faudrait une subvention salariale non pas de 10 %, mais de 75 %. Nous avons défendu cette idée, et des exemples précis ont été fournis.
Nous avons ces périodes de questions quotidiennes. Je sais que nous ne parvenons pas tous à y participer chaque jour. Certains d'entre nous réussissent mieux que d'autres. Le député de Carleton s'en tire bien, et moi aussi d'ailleurs. Nous composons *1 et nous tentons notre chance. Nous faisons de notre mieux pour poser nos questions. Dans mon esprit, c'est ainsi que cela fonctionne. Par exemple, Monseigneur McMenamie a communiqué avec moi. L'Église anglicane a des églises distinctes sur l'île de Vancouver et chacune est enregistrée sous un numéro différent auprès de l'Agence du revenu du Canada. Or, l'employeur est le même. Comment le critère d'une diminution de 30 % des revenus comparativement à la période de référence donnée s'applique-t-il dans un tel cas? J'ai donc posé la question à notre période de questions quotidienne. À la lecture de la plus récente version du projet de loi, je constate aujourd'hui que l'on a redéfini la notion d'« entité » et qu'elle englobe maintenant les cas inusités tels que celui du diocèse anglican. Je ne suis probablement pas la seule députée à avoir posé une colle aux hauts fonctionnaires de Finances Canada qui sont au téléphone avec nous jour après jour. Toutefois, quand je regarde le projet de loi, je constate que ma question a permis de colmater une faille.
C'est ce que j'entends de la part des ministres. Ils nous invitent à leur signaler les préoccupations et les lacunes que nous décelons parce que, partout au Canada, les députés sont les yeux et les oreilles du gouvernement sur le terrain, et nous pouvons lui dire, malgré tout le respect que nous lui devons, qu'aucune des mesures en place en ce moment ne fonctionne pour les petites entreprises.
Je suis horrifiée à l'idée de voir de nombreuses très petites entreprises, des entreprises saisonnières, des restaurants et j'en passe fermer leurs portes malgré la subvention salariale. Cependant, j'étais rassurée de constater dans la motion demandant le consentement unanime, que j'ai pu lire avant d'arriver à la Chambre, qu'on demande au gouvernement de mettre en œuvre à court terme des mesures de soutien destinées aux petites et moyennes entreprises « qui seront en partie non-remboursables, avec pour premier objectif d'assurer le maintien des emplois et réduire leur endettement relatif aux coûts fixes ». Ce que les propriétaires de petites entreprises me disent, c'est qu'ils n'ont pas les moyens de payer leur loyer et que la subvention salariale ne les aide pas sur ce front.
Sans vouloir être exagérément optimiste face aux circonstances, je tiens à souligner que je trouve très important que les différents députés, l'opposition et les libéraux aient su unir leurs voix pour dire: « Il y a un problème. Trop de gens comme les étudiants et les travailleurs de l'économie des petits boulots ne sont pas admissibles à la Prestation canadienne d'urgence. Comment allons-nous régler ce problème? »
La motion demandant le consentement unanime présentée aujourd'hui affirme que les mesures seront mises en œuvre sans tarder. Je crois que l'expression « sans tarder » correspond à ce que le député de Burnaby-Sud a dit et maintenant, aujourd'hui, nous affirmons que tout le monde peut faire une demande. Le libellé ne laisse pas entendre que le gouvernement nous dit: « C'est bon, nous avons la solution parfaite. Arrêtez de nous en parler. » Ce qu'on comprend à écouter les différents ministres qui prennent la parole, c'est que le gouvernement nous dit: « Nous apprenons. Nous déployons tous les efforts possibles ».
Je tiens à dire que le ministre des Affaires étrangères et son secrétaire parlementaire se sont mis à ma disposition pratiquement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour m'aider à rapatrier une cinquantaine de nos concitoyens. Je travaille encore sur le rapatriement d'une dizaine d'entre eux, notamment — comme le secrétaire parlementaire le sait bien — un qui est coincé à Vanuatu.
Je veux que les Canadiens le sachent: tout le monde se sent mobilisé. Nous faisons tous partie d'Équipe Canada et nous sommes unis dans un esprit non partisan pour faire face à ce problème qui nous concerne tous. À mon avis, rien ne l'illustre mieux que les relations très amicales qui se sont récemment nouées entre le premier ministre de l'Ontario et la vice-première ministre. Je pense que les deux ont su se montrer à la hauteur pour s'attaquer à une situation qui nous met tous à risque. Nous sommes conscients que la mort nous guette. Nous pensons à porter des masques. J'ai des lingettes Lysol ici, sous mon pupitre. Nous sommes toujours vigilants, mais nous travaillons ensemble parce que nous sommes Canadiens. Cette crise ne doit pas nous diviser. Nous devons nous le rappeler, et changer la façon dont nous travaillerons à l'avenir.
Bien sûr, je tiens toujours à l'idée d'un revenu de subsistance garanti. Nous continuerons à le réclamer. Bien sûr, je tiens à souligner que nous devrons bientôt établir de nouveaux objectifs en matière de lutte contre les changements climatiques pour faire face à un désastre imminent bien pire que la COVID-19, qui va encore coûter davantage de vies, voire anéantir la civilisation. Il est impossible de s'en occuper plus tard.
Cela dit, je veux maintenant saluer l'esprit de collaboration qui prévaut en ce moment. Le premier ministre a souligné que les pratiques religieuses sont nombreuses en cette période de l'année. C'est la Pâque juive. Je souhaite une joyeuse Pâque juive à mes amis juifs et à leur famille. On célébrera aussi le Vaisakhi bientôt. Dans quelques semaines, mes amis musulmans observeront le ramadan, une période de jeûne et de réflexion. Je sors tout juste du carême qui est aussi une période de jeûne et de réflexion.
Le fait que nous soyons ici aujourd'hui en dit long sur le caractère sans précédent de la crise actuelle. Selon la recherche que j'ai pu mener à partir de la maison et toute l'information que j'ai pu glaner sur l'histoire constitutionnelle et parlementaire, le Parlement du Canada n'avait encore jamais siégé un Samedi saint. Le Vendredi saint était considéré comme sacré, surtout par les générations précédentes. L'idée de se réunir pendant la fin de semaine de Pâques était complètement saugrenue. Pourtant, nous sommes ici aujourd'hui en raison de cette crise.
D'après l'horloge, je pense que les premières lueurs de l'aube se lèveront sur Jérusalem dans 10 heures environ, et argenteront les murs de la basilique du Saint-Sépulcre. Cette dernière a été construite à l'endroit de la grotte où le corps de Jésus Christ aurait été enveloppé et placé dans un tombeau, et dont une grande pierre recouvrait l'entrée. Dans une dizaine d'heures, à l'aube, ce sera le moment de se souvenir de nos histoires, de nos traditions et de notre foi. Il s'agit de la journée la plus significative, profonde et importante du calendrier chrétien, à savoir celle de la résurrection du Christ: ceux qui l'aimaient, comme Marie et d'autres, s'étaient présentés au lieu de repos pour constater que la pierre avait été déplacée à côté de l'entrée du sépulcre et s'étaient dit que le corps avait été volé. Or, des anges sont descendus, puis Jésus, vêtu comme un jardinier, est apparu et a dit « Non, il est ressuscité ».
En cette période où nous sommes souvent confrontés à la mort et où nous nous inquiétons de notre propre mortalité et de celle de nos êtres chers, il est facile de penser aux choses les plus importantes. Lorsque nous aurons traversé cette crise, nous saurons que nous sommes capables de survivre, que nous pouvons défier la mort, que nous pouvons compter sur notre prochain, que nous pouvons agir par amour pour les autres et pour nos collectivités et que nous sommes en mesure de nous souvenir de ce qui compte vraiment. Maintenant, lorsque je vois mes petits-enfants lors de réunions sur Zoom, je me dis que je donnerais tout pour les serrer dans mes bras.
J'aime m'imaginer que nos vies seront profondément transformées par la situation que nous vivons. En effet, pour la toute première fois de notre vie, les gouvernements du monde entier ont décidé sans hésitation que la vie est plus importante que l'argent. Ils ont délibérément et volontairement paralysé leur économie pour sauver des vies. Nous, les législateurs et les décideurs politiques, avons délibérément accepté le défi que représente la reprise économique parce que nous n'avons pas hésité à reconnaître qu'il est plus important de sauver des vies que de faire de l'argent.
J'espère du fond du coeur que nous arriverons à vaincre la pandémie avec des pertes de vie aussi faibles que possible au Canada et ailleurs dans le monde. Je m'inquiète en particulier pour les pays qui n'offrent pas de soins de santé de base. Nous ne devons pas oublier nos obligations envers les plus pauvres, comme nous ne devons pas oublier nos obligations envers les peuples autochtones du Canada ni envers les personnes marginalisées et les sans-abri. Une fois que nous aurons surmonté la pandémie ensemble, nous devrons nous rappeler qu'elle nous aura permis de découvrir ce qui compte vraiment.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:31 [p.1979]
demande à présenter le projet de loi C-240, Loi modifiant la Loi électorale du Canada relativement à l'âge de voter.
— Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui un projet de loi qui vise à accorder le droit de vote à tous les Canadiens âgés d'au moins 16 ans. Je remercie la députée de London—Fanshawe de coparrainer le projet de loi.
Le droit de vote s'est élargi progressivement au cours de l'histoire du pays. Au début de la Confédération, il n'était accordé qu'aux sujets britanniques de sexe masculin âgés d'au moins 21 ans qui étaient propriétaires fonciers. Cependant, au fil des générations et de l'évolution du pays, le droit de vote s'est étendu pour inclure les femmes, les Canadiens d'ascendance asiatique, les Autochtones ainsi que les Canadiens qui ne sont pas propriétaires fonciers, et l'âge de voter a été abaissé en dessous de 21 ans. Je crois qu'il est temps que les jeunes se voient également attribuer l'ensemble des droits et des responsabilités dont jouissent les autres citoyens.
Les jeunes Canadiens sont des gens engagés et bien informés qui se battent pour un avenir meilleur, leur avenir. Nombre de jeunes travaillent et paient des impôts, mais ils n'ont pas leur mot à dire sur la façon dont l'argent des contribuables est dépensé. Il est injustifié de les priver de ce droit, et la situation doit changer.
J'exhorte tous les parlementaires à appuyer ce projet de loi essentiel pour que les jeunes puissent participer pleinement au processus démocratique.
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NPD (BC)
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2020-03-12 10:32 [p.1980]
demande à présenter le projet de loi C-241, Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada (changement d'appartenance politique).
— Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter aujourd'hui, avec l'appui de la députée de London—Fanshawe, un projet de loi qui réglerait les problèmes causés par les changements d'allégeance politique.
Les élections sont essentielles, car elles permettent aux électeurs d'exprimer leurs préférences démocratiques, mais quand un parlementaire change de parti, il bafoue unilatéralement la volonté des électeurs. Il s'agit ni plus ni moins d'un abus de confiance.
Dans ma propre circonscription, par exemple, David Emerson a été élu sous la bannière libérale en 2006, mais il s'est joint au Cabinet conservateur à peine quelques semaines après le scrutin. Dans Kingsway, peu importe leur allégeance, les gens étaient furieux. Ils estimaient être les seuls à avoir le droit de déterminer quel parti les représenterait à la Chambre des communes.
Cette mesure législative n'empêcherait pas les députés de quitter leur groupe parlementaire ni de changer d'allégeance politique, mais elle obligerait ceux qui souhaitent siéger au sein d'un autre parti à obtenir le consentement des électeurs de leur circonscription ou à siéger comme indépendants jusqu'aux élections suivantes.
J'invite tous les députés à appuyer cette mesure législative essentielle à la bonne marche de la démocratie et à protéger le droit fondamental qu'ont les électeurs canadiens de choisir qui les représente aux Communes.
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
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2020-03-11 15:12 [p.1937]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le premier rapport du Comité permanent des pêches et des océans, intitulé « Les pêches sur la côte Ouest : partager les risques et les retombées ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2020-03-11 15:13 [p.1938]
demande à présenter le projet de loi C-239, Loi concernant l’établissement d’une stratégie nationale sur le cyclisme.
— Monsieur le Président, depuis des années, les néo-démocrates réclament la création d'une stratégie nationale sur le cyclisme pour lutter contre les changements climatiques et pour appuyer la planification urbaine. C'est un honneur pour moi aujourd'hui de présenter de nouveau un projet de loi qui vise à établir une stratégie nationale sur le cyclisme au Canada.
Les Canadiens veulent fournir leur part d'efforts pour l'environnement et rester actifs également. J'ai demandé la mise en place d'une stratégie nationale sur le cyclisme pour la première fois il y a quatre ans, mais le gouvernement libéral n'a pas donné suite à cette idée. Je présente de nouveau ce projet de loi parce qu'il contribuera à la sécurité des cyclistes, au maintien en santé des collectivités et à la prise de mesures concrètes pour aider les municipalités à faire face à la menace que représentent les changements climatiques.
De nombreux autres pays de l'OCDE ont déjà adopté des stratégies en matière de cyclisme, lesquelles ont fait augmenter considérablement le nombre de cyclistes. Les adeptes du cyclisme réclament depuis longtemps une stratégie nationale sur le cyclisme dans le cadre de laquelle le gouvernement fédéral collaborerait avec les communautés autochtones, les provinces et les municipalités pour accroître la popularité du cyclisme comme moyen de transport et comme activité récréative et touristique partout au Canada.
La mise en place d'une stratégie nationale sur le cyclisme reçoit l'appui enthousiaste de localités dans l'ensemble du pays, dont Victoria, Toronto, Ottawa, Cumberland, Port Alberni et Tofino, ainsi que d'organismes comme Vélo Canada Bikes et l'Association canadienne des médecins pour l'environnement.
Une stratégie nationale sur le cyclisme serait une excellente façon d'aider les navetteurs canadiens à faire des choix plus sains et plus abordables, qui contribuent à la protection de l'environnement. Si les libéraux acceptent de collaborer avec nous, nous pourrons promouvoir un mode de transport actif pour les Canadiens qui souhaitent s'attaquer à la crise climatique dans leur vie quotidienne.
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NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2020-03-11 15:15 [p.1938]
Monsieur le Président, c'est pour moi un honneur de présenter la pétition électronique 2367 au nom des habitants de ma circonscription, Courtenay—Alberni.
Les pétitionnaires soulignent que le saumon du Pacifique est gravement menacé par les agents pathogènes, les polluants et les poux du poisson provenant des piscicultures à cages en filet en eau libre; que le saumon sauvage soutient les traditions culturelles des Premières nations et des écosystèmes complexes, notamment en contribuant aux forêts côtières, qui produisent l’oxygène que nous respirons; que malgré trois décisions judiciaires contre lui, le ministère des Pêches et des Océans refuse de procéder au dépistage de l’orthoréovirus pisciaire (PRV) et d’accepter de transférer des poissons d’élevage dont on sait qu’ils sont infectés par le PRV; et que la montaison du saumon du Pacifique sur la côte de la Colombie-Britannique est dans un état critique.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de légiférer le retrait des piscicultures à enclos en filets en eau libre des eaux de la Colombie-Britannique d’ici 2025; d'arrêter immédiatement le transfert des saumoneaux infectés par le PRV dans les piscicultures à enclos en filet en eau libre; d'achever la transition des piscicultures à enclos en filet en eau libre vers des installations terrestres en parc clos d’ici 2025; de consacrer des fonds et du financement à l’amélioration de la formation des travailleurs des piscicultures pour leur permettre de trouver un emploi dans des installations terrestres en parc clos; de consacrer des fonds et du financement à la formation des travailleurs des piscicultures pour leur permettre de trouver un emploi dans des installations terrestres en parc clos, à la transition des travailleurs hors de l’industrie de l’aquaculture dans les régions qui n’auront pas d’installations terrestres en parc clos et aux collectivités des Premières Nations éloignées qui dépendent actuellement des revenus de l’industrie de la pisciculture.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'interviens aujourd'hui au nom de nombreux habitants de ma circonscription, principalement de Powell River et du District régional de qathet, qui se sont réunis en décembre pour signer cette pétition au sujet de l'augmentation du prix de l'essence dans leur région.
Les pétitionnaires demandent que le Bureau de la concurrence mène une enquête sur le prix de l'essence à Powell River. Le problème est grave. Ils demandent au ministre d'ordonner au Bureau de la concurrence d'ouvrir enfin une enquête sur l'éventuelle fixation des prix de l'essence dans la région de Powell River. Cela dure depuis des années.
Cette question est très importante pour ces électeurs, et j'espère avoir très bientôt une réponse du ministre.
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