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Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
Voir le profil de Damien Kurek
2020-01-27 13:19 [p.446]
Madame la Présidente, le député pourrait-il énumérer certaines des difficultés que présente la taxe sur le carbone pour les Canadiens ordinaires de la classe moyenne qui vivent dans les régions rurales?
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Madame la Présidente, c'est un plaisir de retrouver ma collègue du Parti vert à la Chambre. Nous avons souvent des points de vue divergents, de toute évidence.
Pendant la pause parlementaire, j'ai tenu des tables rondes très intéressantes, dans ma circonscription, à propos de l'environnement et des changements climatiques. Les gens qui participent à ces conversations représentent toujours une grande variété de points de vue, qui vont du scepticisme à l'égard de la science jusqu'à une fervente adhésion aux idées du Parti vert.
Quand des gens avancent que l'énergie nucléaire pourrait offrir des pistes de solutions, l'idée semble faire consensus. J'aimerais que la députée nous dise quel rôle pourrait jouer l'énergie nucléaire, à son avis. La députée croit-elle, comme les participants aux tables rondes, que cette énergie pourrait être l'un des ingrédients essentiels de la solution, ou est-elle sceptique?
Voir le profil de Tom Kmiec
PCC (AB)
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2020-01-27 13:49 [p.451]
Madame la Présidente, un proverbe yiddish dit: « Tout ce qui brille n'est pas or. »
Le député suggère de piger dans la poche des riches, de faire payer plus d'impôts aux riches. En 2017, 54,1 % de l'ensemble des impôts payés ont été payés par les 10 % des Canadiens ayant les revenus les plus élevés. Si 54,1 % ne sont pas suffisants, combien d'impôts de plus le député voudrait-il que ces personnes paient?
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
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2020-01-27 16:02 [p.506]
Monsieur le Président, je vous souhaite une bonne et heureuse année, à vous et à tout le monde.
Le discours du Trône aborde-t-il la question de l'unité nationale, un enjeu d'actualité qui préoccupe grandement l'Ouest du pays? J'aimerais avoir les observations de la députée d'en face à ce sujet.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Madame la Présidente, c'est avec plaisir que je vous félicite de vous être jointe à l'équipe des occupants du fauteuil et que j'offre mes meilleurs voeux à la nouvelle députée.
Étant donné que la députée vient d'une circonscription qui dépend fortement du secteur de l'énergie, j'imagine qu'elle partage mon avis dans certains dossiers, mais pas dans d'autres. Je ferai remarquer que le secteur canadien de l'énergie est très important pour ma province ainsi que pour la sienne.
La consommation des hydrocarbures ne cessera pas dans un avenir prévisible. À l'heure actuelle, les Néo-Brunswickois ont des emplois liés à l'importation de pétrole étranger aux prix mondiaux. Tant qu'il y aura du raffinage dans la province de la députée, ne serait-il pas logique et préférable de relier le pays d'un océan à l'autre par des pipelines afin que le pétrole de l'Ouest canadien puisse créer des emplois et offrir de bonnes perspectives économiques au Nouveau-Brunswick et dans d'autres régions de l'Est du Canada?
Étant donné que le secteur de l'énergie existe et que nous importons actuellement du pétrole étranger dans l'Est du Canada, pourquoi ne pas saisir l'occasion pour miser davantage sur les innovations canadiennes afin de favoriser la croissance et le développement et d'améliorer le bilan environnemental du Canada?
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de Kenora.
En cette 43e législature, je suis heureux de prendre la parole au sujet du programme du gouvernement tout en présentant ma vision et mes priorités pour la législature en cours.
Je représente Sherwood Park—Fort Saskatchewan, une circonscription de l'Alberta située sur le territoire du Traité no 6, où se trouve un lieu de rencontre et de passage traditionnel pour les Cris, les Saulteaux, les Pieds-Noirs, les Métis, les Dénés, et la nation sioux des Nakota.
Fort Saskatchewan est une collectivité dont l'histoire remonte au XIXe siècle. C'était à l'origine un fort de la police montée. La collectivité a été reliée au chemin de fer transcontinental en 1905. Les gens de Fort Saskatchewan sont fiers de leur passé et de leur présent.
Sherwood Park et l'endroit où je vis, Strathcona County, sont des collectivités qui, sur le plan politique et culturel, ont évolué de façon distincte en banlieue d'Edmonton. La grande région municipale de Strathcona County comprend la grande collectivité urbaine de Sherwood Park ainsi que nombre de hameaux, de terres agricoles et de fermes. Qu'on aime la ville ou les régions rurales, Strathcona County est un endroit formidable où vivre, travailler et élever une famille.
Toute ma circonscription dépend largement du secteur de l'énergie, plus particulièrement des activités de raffinage et de valorisation en aval qui permettent de transformer les produits extraits en articles de maison de tous les jours.
Tous ceux qui s'opposent au secteur de l'énergie ne doivent pas oublier qu'il n'y a pas que le carburant des avions et le diésel qui proviennent du pétrole. Ce dernier entre aussi dans la fabrication des brosses à dents, des affiches électorales et de toute une panoplie d'autres choses.
Je me souviens avoir vu des affiches Coroplast en arrière-plan quand la candidature du ministre du Patrimoine canadien a été annoncée. Tout le monde sait qu'il est contre le secteur de l'énergie, mais je suppose tout de même, sans pouvoir en être vraiment certain, qu'il se sert d'une brosse à dents en plastique de temps en temps. Par conséquent, en tant que député du centre industriel du Canada, je tiens à le remercier, de même que d'autres personnes, d'aider au moins certains travailleurs du secteur de l'énergie à conserver leur emploi et à participer à la lutte contre l'halitose.
Je viens de Sherwood Park—Fort Saskatchewan, mais alors que je prends ma place ici, je me rappelle les paroles mémorables d'Edmund Burke, qui a dit aux électeurs de Bristol:
Le Parlement n'est pas un congrès d'ambassadeurs d'intérêts divers et hostiles, c'est l'assemblée délibérative d'une nation, n'ayant qu'un seul et même intérêt en vue, celui du pays; une assemblée qui doit décider, non d'après les préjugés locaux, mais bien d'après le bien général, tel que le conçoit la raison de tous les membres assemblés. Vous choisissez un député, mais, cela fait, votre député n'est plus le représentant de Bristol, il est membre du Parlement.
Ainsi, en tant qu'assemblée délibérante d'une nation, nous mettons le doigt sur ce qui sera, à mon avis, le plus grand défi de la 43e législature: l'unité nationale. Pour moi, la question de l'unité nationale est très vaste. Oui, elle concerne la façon dont nous nous y prenons pour faire en sorte que les différentes régions du pays mettent leurs différends de côté, mais elle concerne aussi la façon dont nous nous y prenons pour arriver à la réconciliation et à la solidarité en dépit d'autres différends.
Le Canada doit être un pays ou les gens ont un sentiment d'appartenance à une seule nation, peu importe leurs croyances, leur culture ou leur langue maternelle. Nous formons une communauté de communautés au sein de laquelle il y a une place pour les différents liens qui soudent ces communautés, mais où ces liens sont transcendés par la création de la communauté nationale en vue de réaliser des engagements conjoints et d'établir un patrimoine collectif intégré et une solidarité unificatrice.
Récemment, j'ai lu Sybil, un magnifique roman de l'ancien premier ministre britannique Benjamin Disraeli. Je n'avais jamais lu un livre qui combinait une trame narrative romantique aussi sublime avec des théories politiques provocatrices aussi importantes. J'en recommande la lecture à tous les députés. Avant que le député de Spadina—Fort York ne me le demande, oui, il y a une édition du livre avec illustrations.
Dans les années 1840, alors que Benjamin Disraeli écrivait son roman, il s'est aperçu que la société était divisée en classes sociales. La séparation des citoyens en différentes catégories ne découlait pas principalement des différences au niveau de la productivité économique, mais plutôt des moments de conquête, notamment l'invasion normande et la quasi-conquête de la réforme anglaise, lors de laquelle les vastes terres ecclésiastiques auparavant disponibles pour des usages communs ont été réattribuées aux amis bien branchés et riches du nouveau régime religieux.
Ce processus de redistribution, qui saisissait les terres des gens ordinaires pour les redistribuer aux gens riches et bien placés, faisait participer les nouveaux propriétaires des terres à la réussite du nouveau système et créait ainsi une nouvelle oligarchie qui pouvait à la fois s'opposer au monarque et opprimer le peuple.
Cela semble être le point de vue de Disraeli sur son pays à l'époque, mais il demeure profondément pertinent dans le Canada d'aujourd'hui. Prendre aux gens ordinaires et donner aux élites bien branchées au nom du progrès constitue l'un des éléments centraux du programme du Cabinet actuel.
Le marché libre est souvent blâmé à tort pour les privilèges des riches et des personnes bien branchées, qui sont démesurés par rapport aux souffrances des gens ordinaires, alors que le véritable coupable est l'expropriation de la classe moyenne par le gouvernement et les subventions gouvernementales accordées aux personnes bien branchées. L'application inégale de la taxe sur le carbone et les subventions aux supergrappes sont des exemples précis de ce phénomène à notre époque.
Le roman Sybil de Disraeli raconte une histoire d'amour entre Charles Egremont, dont la famille est devenue riche après avoir reçu une part des propriétés religieuses après la réforme anglaise, et Sybil Gerard, une femme catholique de la classe ouvrière qui a l'intention de devenir religieuse.
Au milieu d'une injustice sociale généralisée, il y a des gens bien intentionnés et des gens mal intentionnés des deux côtés de la division prononcée des classes. Disraeli montre comment la compréhension et la solidarité entre les classes, par opposition à la lutte des classes, est la seule voie souhaitable, mais aussi la plus difficile, pour avancer.
La Situation de la classe laborieuse en Angleterre, célèbre ouvrage de Friedrich Engels, a été publié la même année que Sybil. Marx et Engels ont reconnu les mêmes divisions de classe que Disraeli, mais au lieu d'une harmonie intercommunautaire, ils ont plaidé pour l'inévitabilité d'une division accrue et donc pour la légitimité de la lutte des classes. Ils ont soutenu que la hiérarchie des privilèges serait inversée par une dictature des travailleurs.
Les idées de Disraeli étaient à bien des égards plus radicales que celles de Marx et d'Engels. Marx et Engels proposaient de changer les personnes au sommet de la hiérarchie sociale, tandis que Disraeli cherchait à remettre en question la condition morale et le manque de compréhension, de solidarité et d'esprit communautaire ayant conduit à l'injustice en premier lieu.
De même, le problème lié aux guerriers de la justice sociale d'aujourd'hui, c'est qu'ils ne sont pas assez radicaux. Ils cherchent à inverser les structures de privilèges tout en continuant à traiter les gens de façon négative ou positive sur la base de caractéristiques qu'ils ne peuvent pas maîtriser.
Les normes actuelles des guerriers de la justice sociale en matière de culture d'appel, d'éveil et d'inversion des privilèges ne mettent pas l'accent sur les messages vraiment radicaux et beaucoup plus élevés d'unité, de solidarité universelle et de progrès partagé.
La philosophie prônée par Disraeli avait pour nom le conservatisme d'une seule nation. Disraeli voulait rétablir les ponts et la solidarité entre les classes sociales et convaincre toutes les couches de la population de se lancer dans une réforme en profondeur des conditions de vie de la classe ouvrière.
Il faisait partie d'une longue et fière série de chefs conservateurs aux idées réformistes. Je rappelle d'ailleurs que c'est aux conservateurs que l'on doit une bonne partie des grandes réformes qui ont marqué la Grande-Bretagne du XIXe siècle, dont l'abolition de l'esclavage.
Benjamin Disraeli a directement contribué à l'adoption de la Second Reform Act, ou deuxième loi de réformes, qui accordait le droit de vote aux ouvriers britanniques. Il a réussi à prouver que c'est la solidarité, et non la division, entre les groupes sociaux qui permettait le mieux de servir la justice.
Le conservatisme d'une seule nation n'est pas un terme que l'on entend très souvent, mais il s'agit selon moi d'un concept qui pourrait être particulièrement utile au Canada dans le contexte de la 43e législature.
Les divisions qui marquent le Canada ne touchent pas seulement l'économie; elles relèvent aussi des disparités régionales, de l'ethnicité, de la religion et de la religiosité, des valeurs sociales et j'en passe. Comme en Grande-Bretagne, les moments de réconciliation les plus forts de notre histoire ont toujours eu lieu alors que le pays était gouverné par un premier ministre conservateur.
Je pense par exemple à sir John A. Macdonald, qui a su réconcilier les francophones et les anglophones du Canada en plus de relier la côte Est du pays à la côte Ouest. Je pense aussi à Brian Mulroney, qui, après Macdonald, a été le plus près de mener le Canada jusqu'à la réconciliation constitutionnelle nationale. Je pense enfin à Stephen Harper, qui, en reconnaissant les aspirations du Québec, a poussé le Bloc québécois sur les bords de la disparition politique, tout en créant des débouchés partout au pays grâce à la construction de pipelines.
Les conservateurs ont toujours vu le Canada comme une communauté de groupes distincts et ils ont toujours admis que l'on pouvait être attaché à ce qui nous est propre tout en reconnaissant le besoin de valeurs communes.
Le Canada a besoin plus que jamais d'unité nationale, il a besoin de n'être qu'une seule nation, mais le discours du Trône n'a rien pour faire de cette vision une réalité. Il n'y est même pas question des problèmes graves que vivent de nombreuses régions et localités du pays. Il passe complètement sous silence les difficultés du secteur des ressources naturelles, que ce soit en Alberta ou ailleurs au pays, ainsi que la question primordiale du développement économique des Autochtones, alors qu'espoir et croissance économique devraient être les deux mots d'ordre de la réconciliation.
Le discours du Trône ne dit absolument rien des réformes dont le système d'immigration a cruellement besoin, à commencer par les règles sur l'octroi de l'asile, qui doivent être modifiées de toute urgence afin que les organismes privés puissent parrainer des réfugiés vulnérables sans avoir à se soucier des interminables listes d'attente, des plafonds arbitraires et des formalités sans queue ni tête.
Les nouveaux Canadiens attendent un système d'immigration équitable pour ceux qui suivent les règles. À la lumière de ce discours du Trône, ils devront attendre un peu plus longtemps.
Le discours du Trône mentionne l'aspiration du gouvernement à se joindre au Conseil de sécurité des Nations unies, mais il ne mentionne pas les aspirations des gens de partout dans le monde à échapper à l'oppression et à vivre comme nous vivons, avec la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit. Le discours du Trône marque le maintien d'une politique étrangère qui place l'aspiration du gouvernement à se joindre au Conseil de sécurité devant les valeurs fondamentales du Canada.
C'est sans surprise que le discours du Trône ne mentionne pas les menaces qui pèsent sur les libertés fondamentales de nombreux Canadiens, comme la liberté d'expression, d'association, de religion et de conscience.
Notre sens de la solidarité nationale devrait inclure la bonne volonté à l'égard des travailleurs de l'énergie autochtones en Alberta, des fabricants de produits pétroliers francophones en Ontario, des fonctionnaires sikhs à Montréal et des infirmières de soins palliatifs catholiques à Delta.
Il devrait comprendre un souci pour le bien-être, les traditions et les droits de tous les Canadiens. Il ne devrait pas, par exemple, tenter de décider les droits et les souffrances de qui doivent primer. Il devrait plutôt chercher à réconcilier les intérêts et les préoccupations à l'échelle nationale.
Voilà ce que fait un pays quand il se considère vraiment comme une grande nation à laquelle tout le monde appartient. C'est le rôle de la 43e législature, l'assemblée délibérante d'un seul pays.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Madame la Présidente, en réponse aux observations du député, je tiens à souligner qu'en raison de nombreuses politiques du gouvernement, le secteur de l'extraction se bute à toutes sortes d'obstacles qui ont évidemment des répercussions notables sur le secteur manufacturier lié au pétrole, un secteur important dans ma circonscription, sans oublier l'aspect énergétique.
Comme le député le sait déjà, je crois, le secteur de l'énergie regorge d'innovations. De ce côté-ci de la Chambre, nous pensons toutefois qu'il faudrait des politiques responsables qui encourageraient la création de nouvelles technologies dans le secteur de l'énergie. C'est pourquoi nous avons proposé, pendant la dernière campagne électorale, de réduire à 5 % le taux d'imposition des entreprises qui tirent des revenus directs d'un brevet vert.
Il y a déjà du développement, certes, mais un incitatif pour les brevets verts aurait favorisé des améliorations technologiques plus poussées et plus rapides. La voie de l'avenir consiste, selon moi, à encourager à la fois le développement et l'innovation.
Les politiques telles que la taxe sur le carbone proposée par le gouvernement libéral auront malheureusement pour effet de faire fuir les investissements, qui se dirigeront alors vers des pays moins respectueux de l'environnement. De telles politiques n'aideront aucunement le Canada et la communauté internationale à relever les défis environnementaux de notre époque. Elles ne feront que nuire à l'économie canadienne. Nous pouvons toutefois encourager la création de technologies vertes tout en encourageant le développement. Voilà la politique que nous recommandons de ce côté-ci de la Chambre.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Madame la Présidente, tout d'abord et malgré le fait qu'il s'agisse d'un cliché, je dirai que chacun a droit à son opinion, mais pas à son propre ensemble de faits. Avec tout le respect que je dois aux députés du Bloc québécois, je souligne qu'après un mandat majoritaire de l'actuel premier ministre, le Bloc québécois a connu une résurgence et on constate un regain sans précédent du sentiment séparatiste dans l'Ouest du Canada. Voilà une réalité objective et ce n'est pas la faute de Stephen Harper.
Pendant une période, l'étoile du séparatisme a pâli considérablement un peu partout au pays, et voilà que, tout d'un coup, à la suite de quatre ans de gouvernement libéral durant lesquels on a manqué de respect envers diverses régions du pays et échoué à bâtir l'unité nationale, nous voyons resurgir une verve séparatiste dans plus d'un coin du pays. J'invite le député d'en face à venir visiter ma circonscription et à constater la frustration de ses habitants concernant la situation.
Pour ce qui est d'indiquer un ou deux éléments qui me plaisent dans le discours du Trône, je dirai que le gouvernement y trace les grandes lignes de son programme, ce qu'il fera et ne fera pas, et j'estime qu'il s'engage dans la mauvaise voie.
Dans mon discours, j'ai souligné que le gouvernement ne désigne pas ni ne répond aux principaux problèmes avec lesquels nous sommes aux prises. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne serons pas en accord de temps en temps avec les propositions du gouvernement.
Toutefois, la frustration vient du fait que le gouvernement ne semble pas se soucier vraiment des plus grands problèmes auxquels les Canadiens sont confrontés. Beaucoup de ces problèmes ne sont même pas mentionnés.
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
Madame la Présidente, je tiens à féliciter mon collègue de son excellent premier discours à la Chambre.
J'aimerais qu'il nous parle des effets de la taxe sur le carbone sur les gens de sa circonscription.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
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2020-01-27 17:38 [p.521]
Monsieur le Président, je tiens à rectifier les faits. Le gouvernement Harper a dû payer 230 milliards de dollars en intérêts pour les années où les gouvernements Chrétien et Martin étaient au pouvoir. De plus, lorsque le Parti conservateur a perdu le pouvoir, il a laissé un excédent de 30 milliards de dollars, ce qui payait plus ou moins les intérêts. Nous étions en train de nettoyer le gâchis des gouvernements libéraux précédents. Tel a été notre destin dans l'histoire de l'administration du Canada.
Ma collègue pourrait-elle nous faire part de ses observations à ce sujet?
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
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2020-01-27 18:05 [p.525]
Monsieur le Président, je félicite le député de son premier discours à la Chambre des communes et je lui souhaite la bienvenue.
J'ai retenu une chose qu'il a dite. Il a parlé de soulever l'enjeu des changements climatiques dans d'autres pays afin qu'ils le prennent plus au sérieux. Je me demande ce que le député pense que les dirigeants de milliards de personnes dans le monde ne comprennent pas à propos de la crise climatique à ce stade-ci. Je me demande si le comportement de ces dirigeants s'expliquerait par le fait que sortir leur population de la pauvreté constitue l'une de leurs principales priorités à l'heure actuelle. En effet, l'accès à des sources d'énergie peu coûteuses et écologiques est probablement bien plus important que des discours moralisateurs sur le type de carburant que nous produisons.
Dans le même ordre d'idées, le député et sa province s'engageront-ils à acheminer les ressources canadiennes, comme le gaz naturel et d'autres hydrocarbures écologiques, vers des marchés dans des parties du monde où, en agissant ainsi, nous réduirions considérablement les effets du CO2 dans un système environnemental en vase clos?
Voir le profil de Martin Shields
PCC (AB)
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2020-01-27 18:09 [p.526]
Monsieur le Président, le Canada regorge de régions splendides, et la circonscription de Kings—Hants en fait partie. J'y suis déjà allé à quelques reprises; la première fois, le député n'était pas encore né. C'est une région agricole. L'agriculture revêt une importance cruciale tant dans la circonscription du député que dans la mienne, mais elle compte parmi les grands oubliés du discours du Trône. Mes concitoyens ont été déçus et irrités de voir que le discours du Trône ne contenait aucun engagement en matière d'agriculture.
J'aimerais que le député réagisse à ces préoccupations.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
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2020-01-27 18:20 [p.528]
Monsieur le Président, je félicite la députée d'avoir décidé d'appuyer le discours du Trône. J'ai retenu deux choses de son allocution: primo, les gestes sont plus éloquents que les paroles, et secundo, à l'entendre, tout le monde trouverait son compte dans le programme du gouvernement. Je raffole de ce genre de formules toutes faites, mais c'est vrai que les gestes sont plus éloquents que les paroles.
La députée pourrait-elle nous rappeler ce qui est arrivé quand la Nouvelle-Zélande, pour donner un exemple parmi d'autres, s'est engagée à réduire ses émissions de gaz carbonique? Le dernier bilan a eu lieu au début de l'année, et où en était la Nouvelle-Zélande? Elle a été obligée de repousser l'atteinte de ses objectifs à 2050 parce qu'elle était encore loin du compte.
Comment les gens peuvent-ils trouver leur compte si on étouffe les infrastructures destinées à acheminer les ressources jusqu'aux marchés avec un régime réglementaire opaque qui ferait chuter les prix que nous pourrions obtenir pour nos ressources dans les installations portuaires bien en deçà de celui auquel elles s'échangent sur les marchés mondiaux? Le gouvernement a manqué à ses responsabilités, et c'est l'économie nationale, pour ne pas dire le pays au grand complet, qui en pâtira.
Comment la députée peut-elle affirmer que tout le monde trouve son compte dans le programme du gouvernement?
Voir le profil de Gerald Soroka
PCC (AB)
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2020-01-27 18:38 [p.531]
Monsieur le Président, malheureusement, mon tout premier discours à la Chambre sera extrêmement court.
Le discours du Trône est instructif non pas parce qu'il décrit exactement ce que le gouvernement fera, mais parce qu'il nous montre ses priorités.
Les sujets que le gouvernement évite de mentionner sont tout aussi significatifs. En effet, le discours du Trône est remarquablement muet sur certains des problèmes les plus pressants auxquels se heurte aujourd'hui le Canada. Les habitants de l'Alberta et de la Saskatchewan sont aux prises avec une crise économique, mais le gouvernement s'est contenté de leur offrir une phrase passe-partout dans le discours du Trône sur l'acheminement des ressources vers les marchés. Même si le gouvernement libéral affirme depuis longtemps que l'économie et l'environnement vont de pair, les politiques qu'il a mises en œuvre au cours de la dernière session et celles qu'il s'est engagé à mettre en oeuvre à l'avenir montrent que ce n'est pas le cas. Le gouvernement a sacrifié la prospérité économique de l'Alberta et des autres provinces uniquement pour donner l'impression qu'il protège l'environnement.
Les Canadiens le soulignent constamment, le Canada produit un des pétroles les plus propres et les plus éthiques au monde. Le gouvernement libéral a adopté les projets de loi C-48 et C-69, qui ont empêché le pétrole canadien d'être acheminé vers les marchés. La demande à laquelle le Canada ne peut répondre est couverte par d'autres pays où les normes environnementales ne sont pas aussi contraignantes et où, dans bien des cas, le bilan en matière de droits de la personne laisse plus qu'à désirer. Le cas du projet de loi anti-pipelines, le projet de loi C-69, a forcé le recours à d'autres moyens pour transporter le pétrole — notamment le transport ferroviaire — qui peuvent causer beaucoup plus de pollution. Ces deux projets de loi qui nuisent à l'emploi et à l'environnement ont été adoptés à cause d'une compréhension superficielle de la question et d'une intolérance malavisée pour la production de pétrole au pays. En matière de politiques, il faut choisir entre faire ce qui est bien et se sentir bien. Les conservateurs appuieront toujours les mesures législatives qui permettent de faire ce qui est bien, même si elles ne donnent pas l'occasion de lancer des phrases-chocs ou de faire des autoportraits.
En ce qui concerne le projet de loi sur le moratoire relatif aux pétroliers, le projet de loi C-48, le gouvernement prétend que ce moratoire est nécessaire pour protéger l'environnement. Si le gouvernement souhaite réellement protéger l'environnement contre l'infime possibilité d'un déversement de pétrole, n'aurait-il pas dû mettre en place un moratoire dans le fleuve Saint-Laurent ou sur la côte Est? Après tout, les bélugas qui vivent dans ce secteur figurent sur la liste des espèces en péril. Pourtant, le gouvernement n'a instauré aucun autre moratoire. Pourquoi?
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
Monsieur le Président, j'aimerais féliciter mon collègue de l'excellent discours qu'il vient de prononcer et lui souhaiter la bienvenue à la Chambre des communes.
Mon collègue de Scarborough—Guildwood a parlé de l'Allocation canadienne pour enfants un peu plus tôt aujourd'hui. Auparavant, c'était la prestation universelle pour enfants, une idée des conservateurs. À mon avis, c'était une excellente idée de verser l'argent destiné à la garde des enfants directement aux parents plutôt que de faire intervenir la grosse machine bureaucratique de l'État.
Mon collègue a-t-il des suggestions sur ce qui peut être fait pour réduire la bureaucratie gouvernementale et donner aux Canadiens les outils nécessaires pour se débrouiller dans leur milieu?
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