Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 61 - 75 de 112
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Les députés remarqueront qu'un député libéral a posé une question à laquelle il sait que je ne peux pas répondre puisque je n'en ai pas les compétences. En ces temps de pandémie, tous ceux et celles qui sont appelés à agir rapidement sont tous devenus épidémiologistes amateurs, et j'essaie moi-même de comprendre les chiffres.
Si l'on regarde les comparables, aux États-Unis, on voit que les communautés autochtones sont frappées de 3,5 à 5 fois plus fort en Alaska qu'ailleurs aux États-Unis, où les taux grimpent déjà en flèche. Pendant la première vague, en revanche, les chiffres étaient beaucoup plus bas dans la population autochtone canadienne que dans la population non autochtone. Il n'y a pas de quoi nous reposer sur nos lauriers pour autant. Si l'on tient compte de l'ampleur de la deuxième vague, nous sommes toujours en deçà des moyennes nationales de la population non autochtone, mais ce que nous observons est très, très dangereux. Les tendances sont inquiétantes à bien des égards.
Nous savons que les communautés autochtones font preuve de beaucoup de leadership et qu'elles déploient beaucoup d'efforts, surtout dans les réserves, pour confiner la population; elles prennent la menace très au sérieux. Les Autochtones ont vécu de grandes épidémies dans l'histoire. La tuberculose est non seulement encore présente, mais elle est toujours bien fraîche dans la mémoire des membres des communautés qu'elle a frappées dans un passé récent. Le taux de contamination des Inuits est toujours 300 fois plus élevé que la moyenne nationale et 60 fois plus élevé que les taux qui s'observent chez les Premières Nations. C'est également une maladie pulmonaire, dont les symptômes ressemblent beaucoup à ceux de la COVID et qui a les mêmes comorbidités. L'une des causes en est le surpeuplement des logements. Ces réalités ne disparaissent pas avec la pandémie, et le risque demeure bien présent.
Les chiffres les plus alarmants que je vois actuellement sont ceux des régions urbaines du Manitoba, où les Autochtones affichent des taux d'hospitalisation et d'admission aux soins intensifs plus élevés que les autres. Je trouve cela très inquiétant. Cela nous pousse à la limite de notre capacité d'intervention, à Services autochtones Canada, puisque nous avons la responsabilité d'aider les populations urbaines les plus durement touchées.
Il y a toutefois des bons coups à souligner. Les communautés se sont retroussé les manches. Nous leur avons fourni du financement. Nous apprenons à connaître la COVID au fur et à mesure, mais nous ne sommes pas encore sortis du bois. Il n'y a pas de formule magique pour garder la COVID loin d'une communauté. Dès que les gens baisseront la garde, principalement lors d'événements émotifs comme des funérailles, des mariages et de grands rassemblements sociaux, la COVID frappera et elle frappera fort. Elle touchera les populations autochtones de façon démesurée.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Nous travaillons avec la NNA, et le grand chef Fiddler en particulier. Nous connaissons les défis auxquels ces communautés sont confrontées. Nous entendrons probablement parler des avis concernant la qualité de l'eau potable. Si l'on regarde un peu les indices de bien-être que surveille Services aux Autochtones Canada grâce au sondage sur le mieux-être, nous savons que ces communautés souffrent d'inégalités disproportionnées. Ce n'est pas exactement pareil dans toutes les communautés, mais c'est la réalité à laquelle nous étions déjà confrontés en amont de cette crise.
Je souligne également la pandémie cachée de troubles de la santé mentale. Il y a des initiatives vraiment formidables dans la NNA pour y faire face, mais si l'on regarde les causes de mortalité dans la région où vivent les membres de cette nation, il y a plus de décès attribuables au suicide qu'à la COVID.
Par conséquent, bien des difficultés demeurent, mais tout commence et se termine par la coopération, tout doit surtout partir des dirigeants locaux, mais aussi des organisations régionales et dans ce cas-ci, comme vous l'avez dit, de la nation elle-même.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Merci, madame Bérubé.
C'est une autre partie du casse-tête dont j'ai parlé, notamment en ce qui concerne les communautés autochtones « urbaines ». Nous avons fourni des ressources financières à la nation de Gespeg pour répondre à un grand nombre de ses besoins. Qu'il s'agisse des communautés conventionnées, non conventionnées ou urbaines, notre but demeure le même. Toutes les communautés autochtones doivent bénéficier de soins de santé adéquats et de première classe, soins qui leur ont été niés pendant fort longtemps, bien avant la pandémie. Nous essayons de faire ce qu'il faut pour que la COVID-19 n'entre pas dans ces communautés.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Vous faites allusion de façon implicite à ce qui était mentionné dans le discours du Trône de 2019, à savoir un objectif de 5 %. Si ce n'était pas dans le discours du Trône, c'était dans la lettre de mandat de la ministre Anand. Je dois justement rencontrer Mme Anand et le ministre Duclos dans les jours à venir pour voir comment le gouvernement fédéral peut s'assurer que les entreprises autochtones reçoivent leur juste part de 5 % des contrats d'approvisionnement fédéraux. Ce n'est pas le cas présentement; c'est très inégal. Cela ne concerne pas uniquement le ministère des Services aux Autochtones, mais tous les ministres du Cabinet.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Nous continuons notre engagement. Aujourd'hui, j'ai parlé avec Natan Obed des besoins particuliers des Inuits, ce qui inclut ceux du Nunavik. Nous préparons une réponse en ressources financières demain pour nous occuper du Nunavut, où il y a une forte éclosion de cas, comme on l'a entendu aux nouvelles. Dans mon discours, j'ai fait mention de 70 cas positifs confirmés, et je crains que ce nombre n'aille en augmentant.
Nous nous engageons à entretenir une relation étroite avec le gouvernement du Québec en vue de fournir les ressources médicales ou financières appropriées au Nunavik ou au gouvernement du territoire du Nunavut.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
J'ai une très bonne collaboration avec les tenants avec les communautés qui ont conclu des arrangements territoriaux. Nous pouvons toujours améliorer notre relation pour simplifier la rétroaction et le déploiement de ressources. J'espère que je ne m'avance pas trop en disant que notre relation est très bonne.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
C'est une question fort pertinente qui concerne l'entièreté du Canada. Le transport aérien en région est un service essentiel. Nous avons déployé plusieurs enveloppes budgétaires à cette fin. Vous avez évoqué le Nunavik. Il faut discuter avec le gouvernement du Québec pour s'assurer qu'il y a du transport aérien continu dans les territoires inuits touchés. Il faut aussi discuter avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador.
Depuis le début de la crise, nous nous assurons qu'il y a du transport aérien continu pour approvisionner les communautés en biens essentiels, particulièrement en matériel médical. Nous voulons assurer la pérennité des petits transporteurs aériens qui sont dans une situation financière précaire. J'ai les chiffres à l'appui, mais je ne les ai pas devant moi.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Merci, madame Blaney.
Premièrement, j'aimerais saisir l'occasion pour vous féliciter de votre nomination, de même que pour les échanges que vous avez eus récemment avec mon équipe sur le projet de loi C-92, que tous les membres de ce comité ont à cœur, je le sais.
C'est un sujet extrêmement difficile, particulièrement à la lumière des événements du dernier mois, environ, quant au traitement des Autochtones. Si cela a été un choc pour les non-Autochtones, au Canada, ce n'était pas une surprise pour les personnes autochtones, mais plutôt l'expression d'un schéma récurrent dans l'expérience vécue. Les Autochtones sont souvent maltraités et victimes de racisme systémique dans le système de santé.
Vous vous souvenez sans doute que cette mesure avait été annoncée dans le discours du Trône. La COVID n'est venue qu'amplifier ce phénomène, comme tant d'autres.
Pour ce qui est du dépôt d'un projet de loi sur les soins de santé, nous devons d'abord effectuer les consultations de mise auprès des communautés autochtones. J'ai demandé à mon équipe de prendre le temps de mener les consultations voulues auprès de nos partenaires autochtones et dans les régions visées par les traités, mais je suis conscient que nous sommes en pleine pandémie de COVID et qu'il faut respecter la distanciation sociale pour protéger la santé et le bien-être de la population. Beaucoup de personnes ont des perspectives différentes sur les besoins et l'engagement nécessaires en matière de santé.
Vous savez sûrement que bien des recommandations ont été faites dans divers rapports. Évidemment, le premier qui me vient à l'esprit est le rapport Viens. Ces enjeux sont étroitement liés aux sphères de compétence. Le gouvernement fédéral a son rôle à jouer, cela ne fait aucun doute, mais nous devrons travailler en partenariat non seulement avec les peuples autochtones, d'abord et avant tout, mais avec les provinces aussi.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Si vous permettez, je vais d’abord réagir à votre conclusion quant à l’absence d’échéancier véritable pour le projet de loi. Bien qu’il revienne peut-être au gouvernement fédéral de décider du moment où l’on présentera une mesure législative de ce type, c’est un choix qui sera en fait guidé par les consultations que nous avons menées auprès des communautés autochtones. Je pense qu’il est toujours important de le rappeler, même si je sais que vous êtes au courant.
Pour ce qui est de l’Internet à large bande, c’est un portefeuille qui relève de la ministre Monsef. Je noterais toutefois que, dans le cadre des mesures annoncées par le premier ministre, 100 millions de dollars sont réservés pour les communautés autochtones...
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Je conviens avec vous qu’il faut travailler avec les communautés autochtones pour déterminer leurs besoins en matière de large bande et faire le nécessaire lorsque ces besoins sont jugés prioritaires.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Je serai ravi de voir ce que nous pouvons faire à ce sujet. Ces enjeux reviennent sans cesse sur le tapis, d’autant plus qu’ils sont exacerbés par la pandémie, comme je le mentionnais précédemment en parlant des mesures législatives en matière de santé. Il y a notamment le cas des étudiants qui doivent suivre leurs cours à la maison, une réalité qui n’a pas nécessairement à voir avec l’éloignement, bien que celui-ci soit également problématique dans ce contexte.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Il faudrait d’abord que vous clarifiiez votre question, monsieur Viersen. Quand j’ai dit que la GRC avait laissé tomber les communautés autochtones, je ne parlais pas du Nouveau-Brunswick.
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Oui, c’était au sujet de certaines communautés en Nouvelle-Écosse, et plus particulièrement des voies de fait contre le chef Sack et de l’incendie d’une usine de transformation du poisson deux jours plus tard.
Je pense que tout le monde a alors pu constater à quel point les corps policiers ne sont pas à la hauteur quand vient le temps de servir les communautés autochtones, une situation que celles-ci ne connaissent que trop bien. Il suffit de consulter les statistiques, et je vous invite tous à ce sujet à prendre connaissance du rapport de l’ex-juge Bastarache qui a été rendu public aujourd’hui même. Je pense qu’il ne pourrait être plus clair quant au sort réservé aux Autochtones.
Résultats : 61 - 75 de 112 | Page : 5 de 8

|<
<
1
2
3
4
5
6
7
8
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes