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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je parle depuis mon bureau de Saint-Boniface—Saint-Vital, patrie de la nation métisse et territoire du Traité no 1, une ville où habitent aussi de nombreux Inuits maintenant.
Je partagerai mon temps de parole avec la députée de Oakville-Nord—Burlington et secrétaire parlementaire du ministre des Services aux Autochtones.
Il y a deux jours, nous les parlementaires nous sommes réunis à la Chambre pour exprimer notre consternation, notre chagrin et notre indignation devant la découverte des cadavres de 215 enfants tués pendant qu’ils étaient à la charge du pensionnat autochtone de Kamloops.
Les Canadiens sont outrés à juste titre par la découverte de ce lieu de sépulture. Cependant, cela n’a pas scandalisé les peuples autochtones. Nous connaissons depuis longtemps les lieux de sépulture de nos êtres chers. Cette découverte souligne une fois de plus les répercussions qu’a eues le colonialisme pour les peuples autochtones et pour leurs communautés.
Hier, mes collègues la ministre des Relations Couronne-Autochtones et le ministre des Services aux Autochtones et moi-même avons annoncé que 27 millions de dollars seraient distribués de toute urgence. Notre ministère collabore directement avec les communautés autochtones partout au Canada afin de déterminer la meilleure façon de les aider à retrouver leurs enfants perdus et d’obtenir du soutien du gouvernement fédéral à cette fin. Nous continuons d’écouter les survivants et leurs familles. Nous savons que ces communautés veulent que cette démarche soit dirigée par les Autochtones en fonction de leurs priorités pour apporter la guérison. Voilà en quoi consiste la réconciliation.
Bien que cette découverte ait relancé la conversation sur la réconciliation au Canada, je vais me permettre d'être très clair. Depuis le début, notre gouvernement a continué à travailler en faveur de la réconciliation, et ce, de manière concrète et respectueuse. Corriger les erreurs du passé prend du temps et cela peut être extrêmement difficile, mais c'est la bonne chose à faire. Notre gouvernement continuera à y travailler.
La réconciliation est un processus complexe et important où chaque Canadien a son rôle à jouer. La réconciliation commence avec le respect, l'écoute et du travail en partenariat. Nous devons respecter les cultures, nos langues, les traditions et les identités distinctes des autres afin de progresser.
La réconciliation est au cœur du débat d'aujourd'hui. En 2015, le premier ministre s'est engagé à la pleine mise en œuvre des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en partenariat avec les communautés autochtones, les provinces et les territoires. Nous restons déterminés à assurer leur mise en œuvre, et ce, de la bonne façon.
Quatre-vingts pour cent des appels à l’action relevant du gouvernement fédéral ou d’une responsabilité partagée sont soit terminés, soit en cours, et tous les appels à l’action ne seront pas faciles à mettre en œuvre. Nous ne devons pas considérer ces appels à l’action comme une simple liste de vérification, mais plutôt comme une véritable voie vers la réconciliation. Nous devons également reconnaître que certains appels à l’action ne relèvent pas de la compétence du gouvernement fédéral. C’est pourquoi il est si important que nous travaillions en partenariat avec tous les ordres de gouvernement, tout en étant toujours à l'écoute des communautés et des nations autochtones dans ce dossier. Il est absolument essentiel d’adopter une approche de guérison axée sur les survivants. Nous devons écouter les survivants et leurs familles lorsque nous prenons des décisions sur la réconciliation.
Les mauvais traitements et l’assimilation forcée ont entraîné des traumatismes intergénérationnels qui représentent les séquelles durables du système des pensionnats. En retirant les enfants de leur structure familiale traditionnelle et en les soumettant à la violence, à la maltraitance et à l’assimilation forcée aux valeurs eurocanadiennes, on a créé un cycle de maltraitance qui touche encore aujourd’hui les familles et les communautés autochtones. Cela continue de toucher ma collectivité et mes amis. Les mauvais traitements infligés aux enfants dans les pensionnats autochtones sont tout aussi indéniables; ils sont terriblement cruels. Ces jeunes enfants inuits, métis et des Premières Nations méritent beaucoup plus de notre gouvernement; ils méritent beaucoup plus du Canada.
Comme gouvernement, nous travaillons à revitaliser la culture autochtone en donnant du pouvoir aux communautés, en fournissant les outils nécessaires aux Autochtones pour qu’ils apprennent à connaître leur propre culture, leur langue et leurs croyances spirituelles ancestrales. Le Canada fournira les ressources nécessaires pour appuyer les nations autochtones dans leur cheminement vers la guérison. Au cours des prochains mois, le gouvernement travaillera avec les survivants, leurs familles, leurs communautés et d’autres partenaires pour identifier et commémorer les enfants disparus et localiser leurs lieux de sépulture.
Comme je l’ai déjà mentionné, nous avons prévu 33,8 millions de dollars pour mettre en œuvre les appels à l’action nos 72 à 76 de la Commission de vérité et réconciliation. Nous avons accordé un financement au Centre national pour la vérité et la réconciliation afin qu'il établisse et qu'il tienne à jour le registre national de décès des élèves de pensionnats et qu'il établisse et tienne à jour un registre en ligne des cimetières des pensionnats. Nous collaborons avec les communautés autochtones des Premières Nations et nous continuerons à faire ce travail, mais il doit être dirigé par les communautés elles-mêmes et il doit suivre leur rythme. Comme gouvernement, nous serons là pour appuyer ces communautés dans leurs efforts, non seulement par le financement, mais aussi par le soutien aux survivants et aux familles en matière de santé mentale.
Les mauvais traitements subis par des enfants autochtones dans les pensionnats, y compris le pensionnat indien de St. Anne, sont épouvantables et horribles. Afin de rétablir la confiance et de maintenir l’intégrité du processus, la cour a ordonné, à la demande du gouvernement, la tenue d’un examen indépendant par un tiers. Quatre-vingt-seize pour cent de tous les demandeurs du pensionnat de St. Anne ont reçu une indemnisation et collaborent avec les parties pour obtenir des éclaircissements de la part des tribunaux dans cette affaire. Cet examen par un tiers permettra de déterminer l’indemnité supplémentaire à laquelle les survivants auront droit.
Tout au long de ce processus, le Canada financera des ressources supplémentaires pour les survivants. Nous sommes en discussion pour déterminer la meilleure façon d'offrir du soutien et nous serons en contact avec les organisations de survivants de St. Anne, notamment Peetabeck Keway Keykaywin, pour parler du soutien nécessaire.
Il est certain que nous sommes engagés en faveur de la réconciliation, de la justice et de la guérison pour les anciens étudiants de St. Anne et de tous les pensionnats.
Je terminerai en soulignant que la dernière semaine a été extrêmement difficile pour beaucoup de gens, pour l’ensemble des Canadiens, y compris moi-même. Au cours des derniers jours, j’ai aimé entendre d’autres députés parler de la nécessité de travailler ensemble, de collaborer et de progresser sur la voie commune de la réconciliation.
Il est important que nous continuions d’entendre les histoires des survivants et de leurs familles, et que nous nous souvenions de ceux qui ont été arrachés aux leurs et qui ne sont jamais revenus.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, la réconciliation est au cœur de tous les efforts que le gouvernement a déployés depuis 2015. C'est un objectif inscrit de manière explicite dans les lettres de mandat de tous les ministres. Nous avons travaillé avec les communautés. Nous les avons consultées. Nous avons veillé à ce qu'elles dirigent le processus. Nous devons avancer au même rythme que les survivants et leurs familles.
Il est important de travailler avec les communautés pour veiller à ce qu'elles puissent accéder aux fonds disponibles. Par ailleurs, toutes les nations n'ont pas le même objectif. Certaines veulent des sites commémoratifs collectifs, d'autres veulent qu'on identifie chaque personne.
Le gouvernement s'emploie déjà à promouvoir la réconciliation et à identifier les lieux de sépulture. C'est une chose...
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, au sujet de la réconciliation, nous avons clairement indiqué que la surreprésentation des enfants autochtones placés constitue une période triste et sombre de notre histoire commune, à laquelle nous devons nous attaquer.
Que les choses soient bien claires. Le gouvernement offrira une indemnisation complète, juste et équitable à toutes les personnes touchées par les inégalités historiques en matière de protection de l'enfance des Premières Nations.
Toutefois, à elles seules, les indemnisations...
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je peux assurer que le gouvernement fédéral a contribué 40 000 $ pour la recherche qui a été faite à Kamloops. Il se peut qu'il y avait d'autres partenariats et que la province de la Colombie-Britannique a elle aussi contribué, mais c'est un engagement que nous avions pris il y a plusieurs années.
Nous avons prévu presque 30 millions de dollars pour aider les communautés des Premières nations et les communautés métisses qui le souhaitent à mener leurs propres recherches. Le plus important dans tout cela, c'est que nous travaillons en partenariat avec les communautés, parce qu'elles ne sont pas toutes semblables.
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Lib. (MB)
Madame la présidente, je partagerai mon temps de parole avec le ministre des Services aux Autochtones. Aujourd'hui, je participe au débat à partir de mon bureau, qui est situé dans la circonscription de Saint Boniface-Saint Vital, à Winnipeg, patrie de la nation métisse et territoire du Traité no 1, une ville où habitent aussi de nombreux Inuits.
La découverte des restes de 215 enfants, 215 vies perdues de façon tragique, nous rappelle les conséquences traumatisantes du colonialisme pour les Autochtones et leurs communautés. Nous ne devons jamais oublier les victimes. Nous ne devons jamais oublier les enfants qui ont été envoyés dans ces écoles, tant ceux qui ont pu revenir à la maison que ceux que l'on n’a jamais revus.
Encore aujourd'hui, un trop grand nombre de Canadiens ne sont pas au courant du drame du système des pensionnats autochtones et de la manière systématique avec laquelle les enfants étaient arrachés à leur famille dans le but de « tuer l'Indien dans l'enfant ». Les enfants étaient enlevés de force de leur domicile afin de détruire la spiritualité et la culture autochtones.
Les pensionnats ont suivi une trajectoire particulière dans le Nord. Dans les années 1950, il y avait six pensionnats et un foyer au Nord du 60e parallèle. Les enfants inuits ont commencé à fréquenter ces institutions en grand nombre dans les années 1950. Comme ils devaient parcourir d'immenses distances pour aller jusqu'à l'école, il leur arrivait très souvent d'être séparés de leurs parents non pas pendant des semaines ou des mois, mais pendant des années.
L'établissement de ces écoles et de ce qu'on appelait les « petits foyers » dans plus d'une dizaine de communautés de l'Est de l'Arctique a contribué à une profonde transformation de l'économie et du mode de vie des Inuits. Beaucoup de parents inuits ont décidé de s'installer dans les communautés où leurs enfants allaient à l'école toute l'année, pour être près d'eux.
Des générations de Canadiens ne connaissent pas la vérité sur le système de pensionnats autochtones. Il importe que la Chambre et les Canadiens ne considèrent pas cette réalité comme un événement historique, relégué au passé. Il s'agit d'une situation toujours actuelle, et beaucoup de gens souffrent de traumatismes intergénérationnels. Des familles ont été détruites. Des enfants ne sont jamais revenus chez eux. Quand on qualifie ces événements d'« historiques », on minimise la douleur et la souffrance que vivent actuellement les Autochtones de partout au Canada.
Lors des témoignages de la Commission de vérité et réconciliation, des milliers de survivants sont sortis de l’ombre pour raconter leurs bouleversantes expériences en pensionnat. Ce pan de l'histoire, qui avait été occulté et caché aux yeux du grand public pendant trop longtemps, a été révélé au grand jour. Nous devons saluer le courage des survivants qui ont pu raconter leur histoire, et nous nous devons d’honorer ceux qui ne le pourront jamais.
Je ne cesse de penser au moment où les survivants, mes amis, ma communauté et les familles de ceux qui ne reviendront jamais ont appris cette déchirante nouvelle. Le Canada peut et doit fournir les ressources nécessaires pour les aider à cheminer vers la guérison. Dans les mois qui viennent, le gouvernement travaillera avec les survivants et leur famille, les communautés et d’autres partenaires pour localiser et identifier les enfants disparus, afin d’honorer leur mémoire là où ils reposent.
Depuis longtemps, les habitants de l’Arctique et des régions du Nord, en particulier les Autochtones, n’ont pas accès aux mêmes services, aux mêmes chances et au même niveau de vie dont les autres Canadiens bénéficient. Au chapitre des inégalités qui ont cours depuis longtemps, nous pouvons citer les transports, les communications, l’emploi, le logement et l’éducation.
C’est ensemble que nous devons parcourir le chemin vers la réconciliation. C’est ensemble que nous devons créer une nouvelle voie pour avancer avec dignité dans un véritable esprit de réconciliation.
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Lib. (MB)
Madame la présidente, depuis son élection en 2015, le gouvernement a investi plus de 30 milliards de dollars d'argent frais dans les infrastructures, dans l'éducation, dans la santé et dans les efforts pour lever les avis de faire bouillir l'eau. Je n'ai pas de détails à ce sujet, mais je crois que le travail médico-légal a déjà commencé. Si ce n'est pas le cas, il faut que ce soit fait et j'espère que la députée de Colombie-Britannique offrira son soutien à cette entreprise.
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Lib. (MB)
Madame la présidente, je remercie ma collègue de la question.
Je peux garantir que la réconciliation est l'objectif le plus important de notre gouvernement. Depuis que nous avons a été élus en 2015, nous avons investi en partenariat avec les communautés autochtones, métisses, inuites ainsi qu'avec les Premières nations plus de 30 milliards de dollars en éducation, en infrastructure et en santé.
Je sais que c'est une priorité pour notre gouvernement, pas juste depuis la semaine passée, mais depuis le commencement. Nous travaillons en partenariat avec les nations autochtones et c'est important de le faire en concertation. Avec ce qu'on a découvert la semaine passée, c'est d'autant plus important aujourd'hui.
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Lib. (MB)
Madame la présidente, c'est une question très importante que pose mon amie de Winnipeg. Dès sa naissance, le Canada a eu une politique raciste envers les peuples autochtones, ou les Indiens, comme on les appelait en 1867.
Le premier objectif de cette politique était de civiliser les sauvages, car les Autochtones n'étaient pas considérés comme civilisés. Les civiliser était donc le premier objectif de la politique.
Le deuxième objectif de cette politique était de christianiser les Autochtones, parce qu'ils n'avaient pas de spiritualité propre. Leur spiritualité n'était pas du tout valorisée.
Le troisième objectif de cette politique était d'assimiler l'Indien. L'assimilation complète était la politique.
Ce que nous observons aujourd'hui, c'est le résultat direct de ces politiques racistes adoptées en 1867.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, kwe, kwe. Tansi.
Aujourd'hui, je participe au débat à partir de mon bureau, qui est situé dans la circonscription de Saint Boniface—Saint Vital, à Winnipeg, patrie de la nation métisse et territoire du Traité no 1.
Je suis fier d'appuyer le projet de loi C-30. En effet, il y a plusieurs raisons importantes de faire cheminer ce projet de loi essentiel d'exécution du budget. Bien que ces raisons soient toutes importantes pour notre avenir collectif, la plus importante à mes yeux concerne les avantages que ce projet de loi aura pour les peuples autochtones et ceux qui vivent au Nord du Canada.
Notre plan de relance pour l'emploi, pour la croissance et la résilience améliorera la vie des gens du Nord d'une manière importante et mesurable par des investissements dans la lutte contre les changements climatiques, l'éducation, la santé, le bien-être et les jeunes.
Ce projet de loi C-30 crée des possibilités économiques pour les habitants du Nord, tout en répondant à de nombreux défis socioéconomiques qui ont été exacerbés par la pandémie de la COVID-19.
Le projet de loi traite de la nécessité de lutter contre les changements climatiques, et personne n'est plus conscient de la nécessité de prendre des mesures immédiates pour contrer la crise climatique que les habitants du Nord et de l'Arctique. Le Nord du Canada se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la planète, ce qui a d'énormes répercussions sur la vie et le gagne-pain des habitants du Nord. En raison des changements climatiques, le nombre de feux de friches a augmenté, et la fonte des glaces marines, l'érosion du littoral, la fonte du pergélisol et les impacts négatifs sur les routes et les infrastructures ont empiré dans les territoires. Les Autochtones en subissent les conséquences sur leur mode de vie, qui est étroitement lié à la terre et à l'eau.
La bonne nouvelle, c'est que les personnes touchées bénéficieront de nos plans visant à rebâtir en mieux. Cela se voit déjà dans des endroits comme le Yukon, où le gouvernement finance 100 projets de lutte contre les changements climatiques et d'énergie propre, pour un total de plus de 50 millions de dollars. Ce financement soutient le leadership en matière de climat chez les habitants du Nord et les Autochtones et leur permet de se préparer aux répercussions climatiques et de mettre en place des projets novateurs d'énergie renouvelable qui sont dirigés localement.
Récemment, j'ai eu l'occasion de rencontrer en mode virtuel trois Premières Nations du Yukon et du Nord de la Colombie­Britannique, qui ont pu installer des systèmes de microréseaux afin de réduire la dépendance au diésel grâce à des fonds provenant du programme ARDEC Nord. C'était très impressionnant de voir comment le programme a permis d'accroître la sécurité alimentaire: des panneaux solaires ont été installés dans une ferme d’enseignement et de travail, et l'électricité produite alimente les camps de pêche et de culture, ce qui permet maintenant aux gens qui renouent avec la terre en pratiquant des activités traditionnelles d'avoir accès à une source d'énergie durable. Pour continuer à appuyer les solutions régionales, le budget de 2021 prévoit verser 25 millions de dollars de plus cette année au gouvernement du Yukon pour appuyer ses priorités en matière de lutte contre les changements climatiques.
Pour aider davantage de communautés nordiques à faire la transition vers une énergie propre, le budget de 2021 propose d’investir 40,4 millions de dollars sur trois ans, à compter du présent exercice, afin de soutenir l’évaluation de la faisabilité et la planification de projets d’hydroélectricité et d’interconnexion des réseaux électriques dans le Nord. Les projets fourniront une énergie propre aux communautés nordiques et permettront de réduire les émissions produites par les projets miniers. Ce financement pourrait faire avancer certains projets, comme le projet d’agrandissement d’Atlin Hydro, au Yukon, et le projet de liaison hydroélectrique et de fibre optique dans la région de Kivalliq, au Nunavut. Cette semaine, j'ai annoncé, ce concert avec l'Association inuite du Kivalliq, une somme supplémentaire de 3 millions de dollars afin de favoriser l'avancement de ce projet très important.
Le budget de 2021 propose aussi d'investir 36 millions de dollars sur trois ans par l'entremise de l'Initiative sur les partenariats stratégiques. Ces fonds seraient utilisés pour renforcer la capacité à exécuter des projets d'énergie propre locaux et durables sur le plan économique dans les communautés autochtones.
La pandémie a fait du tort à de très nombreuses petites et moyennes entreprises, à des partenaires autochtones et en particulier au secteur du tourisme et de l'hôtellerie dans le Nord. Face à cela, nous réalisons des investissements historiques. Cinq cents millions de dollars seront affectés à un fonds d'aide au tourisme qui sera administré par les agences de développement régional et qui aidera les entreprises touristiques locales à adapter leurs produits et services aux mesures de santé publique.
Le budget de 2021 propose également de fournir 2,4 millions de dollars à l’Association touristique autochtone du Canada afin d’aider l’industrie du tourisme autochtone à se reconstruire et à se remettre des répercussions de la COVID-19. Pour aider les entrepreneurs autochtones à mettre sur pied et à développer des entreprises, créant ainsi des emplois générateurs de prospérité dans leur communauté, le budget prévoit un investissement de 42 millions de dollars sur trois ans, à compter de cette année, pour élargir le Programme d'entrepreneuriat autochtone. Cela soutiendra directement les entreprises dirigées par des Autochtones et aidera les communautés autochtones à générer de la richesse en améliorant l’accès aux capitaux et les possibilités d’affaires pour ces entreprises.
Le gouvernement est résolu à faire en sorte que les habitants du Nord, et en particulier les jeunes, soient en mesure de tirer pleinement parti des possibilités commerciales croissantes et de mettre leurs compétences et leurs talents au service de leur communauté. Témoignant de cet engagement, le budget de 2021 propose de fournir, à compter de cette année, un financement de 8 millions de dollars sur deux ans au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour appuyer la transformation du Collège Aurora en une université polytechnique. Cet investissement contribuerait à créer de nouvelles possibilités dans les Territoires du Nord-Ouest et à préparer les habitants du Nord à de bons emplois.
Afin de stimuler encore plus l'emploi, le budget de 2021 prévoit d'élargir l'accès à la composante relative aux voyages de la déduction pour les habitants du Nord. Les habitants du Nord sans indemnités de déplacement fournies par leur employeur pourraient réclamer jusqu'à 1 200 $ en frais de déplacement admissibles. Cette mesure entrerait en vigueur à partir de l'année d'imposition 2020-2021. Nous avons aussi proposé des investissements de 117 millions de dollars pour renouveler le Fonds d’appui aux entreprises communautaires autochtones, dont le financement total s'élèverait désormais à 234 millions de dollars. Ce fonds vise à aider les communautés autochtones à continuer d'offrir des services et des emplois à leurs membres par l'entremise d'entreprises et de microentreprises en propriété collective affectées par la pandémie.
Par ailleurs, le budget de 2021 est conçu pour répondre aux besoins des Canadiens qui habitent dans le Nord en augmentant l'accès au logement, un facteur essentiel à la santé et au bien-être. S'il était approuvé par le Parlement, ce budget fournirait une aide immédiate de 25 millions de dollars cette année pour les gouvernements des Territoires-du-Nord-Ouest et du Nunavut. Cet argent serait utilisé comme versement initial pour la construction de 30 nouvelles unités de logement dans les territoires.
Les Autochtones qui habitent dans le Nord auraient accès à un vaste ensemble de programmes améliorés et d'appuis renforcés. En effet, le budget de 2021 propose des investissements de 18 milliards de dollars pour combler les écarts entre les Autochtones et les autres Canadiens. Cela comprend 4,3 milliards de dollars sur quatre ans, à partir de 2021-2022, dans un fonds pour l'infrastructure communautaire autochtone qui est axé sur des distinctions pour soutenir les demandes immédiates jugées prioritaires par les partenaires autochtones, comme le logement et d'autres infrastructures.
Dans le Nord canadien, le prix de la nourriture est considérablement plus élevé que dans le reste du pays. C'est pourquoi le budget de 2021 propose de fournir 163 millions de dollars sur trois ans pour élargir le programme Nutrition Nord Canada et me permettre, en tant que ministre des Affaires du Nord, de travailler directement avec des partenaires autochtones, y compris dans l'Inuit Nunangat pour lutter contre l'insécurité alimentaire.
L'année dernière, notre gouvernement a lancé la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs, qui fournit des fonds pour aider à faire face aux coûts élevés associés à la chasse et pour offrir un meilleur accès aux aliments traditionnels. C'est un élément essentiel de la souveraineté alimentaire.
Les habitants du Nord bénéficieront des investissements continus dans le développement des infrastructures et des mesures accélérées pour mettre fin à la tragédie nationale des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones assassinées ou disparues.
Les buts et les objectifs du Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord du Canada ont été élaborés conjointement avec les partenaires arctiques et du Nord.
Le budget met en évidence ce que les gens du Nord me disent depuis que je suis ministre. Il reconnaît le rôle crucial que jouent les gens du Nord dans notre pays. Il s'agit d'une étape essentielle sur la voie de la réconciliation avec les peuples autochtones. J'encourage tout le monde à appuyer le projet de loi.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je rejette la prémisse sur laquelle repose cette question. Nous investirons 18 milliards de dollars dans les communautés autochtones au cours des cinq prochaines années, et ce, en partenariat avec la nation inuite, les Premières Nations et la nation métisse.
Toutes les nations autochtones auront accès à l'enveloppe de 4,3 milliards de dollars sur quatre ans qui sera consacrée aux infrastructures autochtones. C'est plus de 1 milliard de dollars par année. C'est loin d'être négligeable, comme annonce. Ce financement tiendra aussi compte des particularités des différents groupes, et ce sont les nations autochtones elles-mêmes qui détermineront les priorités, dont pourrait très bien faire partie le logement.
Notre attachement aux infrastructures demeure inégalé, et je suis très fier des progrès que nous réalisons.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je conviens qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour répondre aux besoins des femmes et des filles autochtones. Toutefois, depuis 2015, le gouvernement a investi plus de 30 milliards de dollars en argent frais, montant qui s'ajoute au financement de base des ministères responsables de la santé, de l'éducation, de la justice et des infrastructures. Dans le Nord du Manitoba seulement, nous avons investi plus de 1,5 milliard de dollars pour toutes les mesures préventives. Nous avons présenté des projets de loi rédigés conjointement sur les services à l'enfance et à la famille et sur les langues.
Nous avons fait des progrès. Il y a encore du pain sur la planche, cependant. Nous devons continuer à collaborer.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de cette importante question. Son intervention contenait d'ailleurs plusieurs questions.
Notre gouvernement a investi plus de 30 milliards de dollars depuis 2015 dans le cadre de partenariats avec les nations autochtones. De tels partenariats existent en matière d'éducation, de santé publique, de justice et de services à l'enfance et à la famille. Je crois que ces investissements furent excellents, mais que nous avons encore beaucoup de travail à faire.
Les grandes lignes de ce budget portent sur les services à l'enfance et l'éducation à l'enfance, dans lesquels nous investirons 31 milliards de dollars sur cinq ans. De plus, en ce qui concerne l'environnement, 20 milliards de dollars seront investis sur cinq ans. En ces temps de crise environnementale, de tels investissements sont essentiels. En partenariat avec les nations autochtones, nous investirons également 18 milliards de dollars afin de répondre à leurs besoins.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, il n'a pas été possible d'arriver à un accord visé aux articles 78(1) ou 78(2) du Règlement en ce qui concerne l'étape de la deuxième lecture du projet de loi C-19, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (réponse à la COVID-19).
En vertu des dispositions de l'article 78(3) du Règlement, je donne avis que, à la prochaine séance de la Chambre, un ministre proposera une motion prévoyant pour les délibérations à cette étape un certain nombre de jours ou d'heures.
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Lib. (MB)
Madame la Présidente, le député ne semble pas réaliser que c'est Santé Canada qui, en fait, homologue les vaccins. Au moment où l'on se parle, il n'y a pas de vaccin à distribuer.
Depuis le début, nous investissons des milliards de dollars pour aider les particuliers et les entreprises à composer avec cette pandémie très grave. Nous fournissons des tests de dépistage, des ressources pour la recherche des contacts et de l'équipement de protection individuelle aux provinces et aux territoires. Nous collaborons très étroitement avec Santé Canada.
Contrairement au parti d'en face, nous ne politiserons pas cette décision. Nous croyons à la science. Hier, le député d'Hastings—Lennox and Addington a même contesté les preuves scientifiques de l'efficacité des vaccins. Le parti du député croit-il à la science?
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je remercie le député d'Hamilton-Est—Stoney Creek de tout le travail qu'il fait.
La création de l'Université du Yukon cette année a été une étape importante pour le Nord. Vendredi dernier, c'est avec fierté que j'ai annoncé la mise sur pied du Groupe de travail sur l'éducation postsecondaire dans le Nord, qui va jouer un rôle important dans la concrétisation des objectifs du Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord pour ce qui est de combler les écarts qui existent entre le Nord et le reste du Canada. Il existe des inégalités de longue date dans le Nord. En nous y attaquant, nous créons des communautés plus saines, respectons les droits et les intérêts des peuples autochtones et favorisons aussi la bonne santé de l'économie.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je suis très fier du soutien que nous avons apporté au Nord du Canada en ces temps difficiles. En avril, nous avons investi 130 millions de dollars pour soutenir l'économie et la santé dans toute la région. Nous avons également investi de manière significative dans le soutien à l'aviation. En ces temps difficiles, le gouvernement sera là pour tous les Canadiens, y compris, bien sûr, les Canadiens qui vivent dans le Nord.
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