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Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Comme il est 15 h 45, conformément à l'ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre passe maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l'étape de la deuxième lecture du projet de loi C‑269 sous la rubrique des affaires émanant des députés.
It being 3:45 p.m., pursuant to order made on Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at second reading stage of Bill C-269 under Private Members' Business.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Conformément à l'ordre adopté le 25 janvier, la Chambre procédera maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l'étape de la troisième lecture du projet de loi C‑206, sous la rubrique des affaires émanant des députés.
Pursuant to order made on January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at third reading stage of Bill C-206, under Private Members' Business.
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'ai eu des problèmes techniques, pas pour le vote que nous venons de tenir, mais pour le vote précédent, portant sur la motion du député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan. J'aimerais changer mon vote et voter en faveur de cette motion.
Mr. Speaker, I was having technical problems, not with the vote we just had, but with the previous vote on the motion moved by the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan. I would like to change my vote and vote in favour of the motion.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable ministre propose sa motion veuillent bien dire non.
Je n'entends aucune objection. La Chambre ayant entendu l'énoncé de la motion, que tous ceux qui s'opposent à la motion veuillent bien dire non.
Comme il n'y a pas d'opposition, le vote a été modifié en conséquence.
All those opposed to the hon. minister's moving the motion will please say nay.
I hear no dissent. The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
There being no dissenting voice, the vote has been changed accordingly.
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
Voir le profil de Lenore Zann
2021-06-22 18:22 [p.9004]
propose que le projet de loi S‑205, Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada (artiste visuel officiel du Parlement), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole aujourd’hui au sujet du projet de loi S‑205, qui vise à créer le poste d’artiste visuel officiel du Parlement. Le titulaire serait membre du personnel de la Bibliothèque du Parlement, au même titre que le poète officiel du Parlement. L’artiste visuel officiel du Parlement aurait pour mandat de promouvoir les arts au Canada par l’intermédiaire du Parlement, notamment en encourageant la population à mieux connaître les arts, à les apprécier et à y être sensible, et en favorisant leur développement. Aux termes de ce projet de loi, « arts » s’entend du dessin, de la peinture, de la sculpture, de la gravure de reproduction, du design, de l’artisanat, de la photographie, de la vidéographie et du cinéma.
J’aimerais remercier la marraine de ce projet de loi au Sénat, la sénatrice Patricia Bovey, du travail accompli pour que ce projet de loi soit présenté à la Chambre. J’aimerais également souligner que l’artiste Peter Gough, de la Nouvelle-Écosse, est à l’origine de cette merveilleuse idée. Malheureusement, Peter est décédé avant de voir son idée se concrétiser. Cependant, il y a de nombreux autres artistes exceptionnels en Nouvelle-Écosse et au Canada qui, j’en suis sûre, seront heureux de voir ce projet de loi aller de l’avant et honorer la mémoire de M. Gough ainsi que le travail de la communauté artistique du Canada.
Comme je l’ai dit, le projet de loi S-205 fait appel au même concept que celui du poète officiel du Parlement. Le commissaire aux langues officielles du Canada, le président du Conseil des arts du Canada et le président de l’Académie royale des arts du Canada ont tous témoigné au sujet de cet important projet de loi, tout comme le directeur du Musée des beaux-arts du Canada.
Le titulaire, nommé pour deux ans, aurait pour mandat de promouvoir les arts au Canada par l’entremise du Parlement, notamment en favorisant la connaissance, la jouissance et le développement des arts. Je ne saurais trop insister sur la contribution des artistes canadiens à notre société, à notre bien-être collectif et à la compréhension que nous avons les uns des autres, qu’il s’agisse de Canadiens de longue date, de néo-Canadiens, d’immigrants, de membres des Premières nations ou de réfugiés. Les arts peuvent abattre les barrières qui se dressent entre nous, ce dont nous avons besoin aujourd’hui plus que jamais. Les artistes du Canada mettent en lumière ce qu’être Canadien veut dire. Par le truchement de médias différents, ils font ressortir nos parcours et nos trajectoires, selon les points de vue de nombreuses cultures et régions différentes. Ils sont parfois critiques, mais ils reflètent ce que nous sommes.
Ces 18 derniers mois, nous avons traversé l’une des périodes les plus difficiles que notre pays ait connues depuis des décennies. La pandémie nous a forcés à nous isoler, ce qui a mené à la solitude et au désespoir de nombreux Canadiens, notamment des jeunes. Je dois dire que nos jeunes attendent avec impatience le jour où ils pourront sortir et profiter de nouveau des arts en personne et, comme ma chère nièce, Maia, me l’a dit peu de temps avant de rendre son dernier souffle cette semaine: « Que serait la vie sans musique? La vie serait tellement déprimante sans la musique. » Je suis tout à fait d’accord avec elle. Tout au long de cette pandémie, les artistes du Canada ont été là pour nous donner un peu de lumière et d’espoir en attendant le moment où amis, familles et collègues pourront nous retrouver ensemble.
Les arts sont aussi des moteurs économiques. Troisième employeur en importance au Canada, le secteur des arts et de la culture emploie quelque 600 000 Canadiens et représente 7,5 % de notre PIB. La recherche a montré que les arts contribuent positivement à notre santé, à notre éducation et à notre environnement, et je pense que nous avons besoin de plus d’arts dans les écoles. Les arts sont de véritables programmes de santé mentale. Demandez à n’importe quel enfant de raconter son histoire, et je suis certain qu’il préférera s’exprimer par le dessin, par l’écriture ou même par le théâtre en se glissant dans un personnage, plutôt que de parler directement de lui-même. C’est parfois beaucoup plus facile à faire.
Où serait l’industrie du tourisme sans les arts et les artistes du Canada? Les arts sont une langue internationale universelle et ils sont le prisme par lequel d’autres pays nous identifient comme Canadiens. En anglais, les arts nous différencient des Américains. Les Américains ont leurs propres arts et leur propre culture, mais nous devons appuyer les nôtres pour que nous ne soyons pas noyés et pour que les gens puissent entendre nos propres histoires et nos propres voix, pas seulement celles des Américains.
La dimension culturelle des événements internationaux existe non seulement pour divertir, mais pour montrer au monde qui nous sommes, et nous le faisons très bien. Le gouvernement du Canada s'est engagé à rétablir le pilier culturel de notre politique étrangère. Nous nous présentons au monde par le biais des arts, qui permettent de mieux comprendre qui nous sommes sur la scène internationale.
Je crois qu'il est temps que le Parlement nomme un artiste visuel officiel dont les œuvres pourraient dépeindre, pour la postérité, les événements qui captent l'attention des parlementaires et le travail qu'ils font pour améliorer la vie des Canadiens. Je demande l'appui des députés pour concrétiser cette initiative. C'est une façon concrète de remercier les artistes de leur contribution à la société canadienne, surtout pendant une période aussi difficile que celle que nous vivons actuellement.
J'aimerais réciter un poème de George Elliott Clark, ancien poète officiel du Parlement, qui s'intitule Sur l'idée de nommer un artiste visuel officiel:
La page blanche, la toile blanche estIndubitablement délicieuseComme le brouillard qui cache puis révèleCe que l'espoir fige bientôtUne architecture fantastiqueL'imagination bien née:Ce que la Vision, œil de soiA rêvé, un Quoi éclairant un Pourquoi...Peintures et encres explosent en arcs-en-cielUn film sculpte la lumière, en un clin d'oeil;Une aiguille, dansante, devient lyrique,Toute forme devient épique.L'art vit dans l'œil de ceux et celles,Dont la vision imagine un artiste officiel.
moved that Bill S-205, An Act to amend the Parliament of Canada Act (Parliamentary Visual Artist Laureate), be read the second time and referred to a committee.
She said: Mr. Speaker, it gives me pleasure to rise today to speak to Bill S-205, which seeks to create the position of Parliamentary Visual Artist Laureate. This would be an officer of the Library of Parliament, similar to the current Parliamentary Poet Laureate's position. The mandate of the Parliamentary Visual Artist Laureate would be to promote the arts in Canada through Parliament, including by fostering knowledge, enjoyment, awareness and development of the arts. In this bill, the arts are defined as drawing, painting, sculpture, print-making, design, crafts, photography, videography and filmmaking.
I would like to thank the sponsor in the Senate of this bill, Senator Patricia Bovey, for her work in moving this legislation to the House. I would also like to acknowledge the artist Peter Gough of Nova Scotia, who was the originator of this wonderful idea. Sadly, Peter passed away before he could see his idea become a reality. However, there are many other incredible artists in Nova Scotia and across Canada who I am sure will be happy to see this bill move forward and honour his memory and the work of Canada's arts community.
Bill S-205 is based on the same concept, as I said, as the Parliamentary Poet Laureate. The Commissioner of Official Languages for Canada, the chairperson of the Canada Council for the Arts, and the president of the Royal Canadian Academy of Arts have all provided their witness testimony about this important bill, as has the director of the National Gallery of Canada.
The position would have a two-year term with a mandate of promoting the arts in Canada through Parliament, including by fostering knowledge, enjoyment and development of the arts. I cannot emphasize enough or too greatly the contribution that Canadian artists make to our society, our collective well-being and our understanding of each other: lifelong Canadians, new Canadians, immigrants, first nations and refugees. The arts can break down barriers that exist between us, which is something we need today more than ever. Canada's artists have been illuminating what it means to be Canadian, where we have been and where we are going through many different media and from the views of many different cultures and regions. These are sometimes critical, but are reflective of who we are.
Over the past year and a half, we have been living through some of the most challenging times faced by our country in decades. The pandemic has forced us into isolation. It has led to loneliness and despair for many Canadians and for our youth, as well. I have to say our youth are looking forward to the day they can get out and enjoy the arts in person again and as my dear, departed niece, Maia, said to me shortly before she passed away this week, “What would life be without music? Life would be so depressing without music.” I have to say that I completely agree with her. Throughout this pandemic, Canada's artists have been there to provide us with a bit of light and hope while we await a time to come when we can be together again as friends, families and colleagues.
The arts are also economic generators. As the third-largest employer in Canada, the arts and culture sector employs some 600,000 Canadians and contributes 7.5% of our GDP. Research has demonstrated that the arts contribute positively to our health, education and the environment, and I suggest we need more arts in schools. The arts are mental health programs. Members can ask any child to tell their story, and I am sure they would rather do it through drawing, through writing or even through drama and putting on a personality, than try to speak as themselves. Sometimes this is much easier for people to do.
Where would the tourism industry be without Canada's arts and artists? The arts are a universal international language and the lens through which other nations recognize us as Canadians. It makes us different from the Americans. The Americans have their own arts and culture, but we need to support ours so we are not drowned out and so people can hear our own stories and our own voices, not just American ones.
The cultural components of international events are there not just to entertain but to show the world who we are, and we are very good at doing this. The Government of Canada has committed to restoring the cultural pillar to our foreign policy. We are depicting ourselves to the world through the arts, which on the international stage creates a greater understanding of who we are.
I believe it is time for our Parliament to have a visual artist laureate, whose works would preserve for posterity the events that grip us as parliamentarians and the work we do to make Canadians' lives better. I ask for members' support in making this initiative a reality. It is a tangible manner of thanking our artists for their contribution to Canadian society, especially during trying times such as these.
I would like to say the words of George Elliott Clark, our former parliamentary poet laureate. The poem is entitled “On the Proposal for a Visual Artist Laureate”:
The blank page—the blank canvas is— Undeniably delicious— Like fog, which obscures, then reveals— What Hope imminently congeals— A fantastic architecture— Imagination born secure: What Vision— the I of the eye— Had dreamt, is What answering Why. . .. Rainbows erupt from paint or ink— And film sculptures light—in a blink; A needle, weaving, is lyric, And whatever is shaped is epic. Art's each I articulate, Whose vision ordains a laureate.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Voir le profil de Matthew Green
2021-06-22 18:29 [p.9004]
Monsieur le Président, dans son préambule, la députée a parlé du processus de sélection, et elle a dit que l'artiste visuel officiel serait choisi parmi trois candidats qui reflètent la diversité canadienne. Pourquoi est-il important pour la députée que son projet de loi d'initiative parlementaire tienne compte de la diversité canadienne?
Mr. Speaker, the hon. member's preamble talks about the selection process and about having a visual artist laureate selected from a list of three names reflective of Canada's diversity. Why is it important for the hon. member to ensure that Canada's diversity is reflected within her private member's bill?
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
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2021-06-22 18:29 [p.9005]
Monsieur le Président, la planète tout entière se compose d'une pléthore d'histoires, les personnes de cultures différentes ne voyant pas la réalité ni la vie de la même façon. Ce n'est que par la transmission visuelle et orale de toutes ces histoires que nous pouvons apprécier toute la beauté du monde et de la vie. D'où toute l'importance d'assurer une bien plus grande expression de la diversité au pays, de sorte que davantage de personnes puissent la vivre et, espérons-le, en ressortir grandies.
Mr. Speaker, I believe that the whole planet is made up of different stories, and people of different cultures view reality and view life from different perceptions. It is only by hearing and seeing and telling the tales of all of them that we see a whole beautiful earth and life. That is why it is so important to have diversity expressed much more than it already is here in Canada, so that more people can experience it and, hopefully, grow from that experience.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie notre collègue de Cumberland—Colchester de son projet de loi, que nous apprécions ici à la Chambre.
J'aimerais demander à ma collègue s'il ne serait pas plus avantageux et plus léger, pour l'exercice en soi, d'avoir au Parlement un comité d'artistes qui puissent y refléter la diversité mieux que ne le ferait une seule personne, laquelle court le risque d'un parti pris influencé par sa perception personnelle? Un comité ferait peut-être davantage l'unanimité qu'une seule personne.
Mr. Speaker, I thank our colleague from Cumberland—Colchester for her bill, which we here in the House appreciate.
I would like to ask my colleague if it would not be more advantageous, in terms of spreading the load, to have a committee of artists in Parliament who could reflect diversity better than a single person could, since a single person might be biased and influenced by their own perceptions. Perhaps a committee garner more universal support than a single person.
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
Voir le profil de Lenore Zann
2021-06-22 18:31 [p.9005]
Monsieur le Président, c'est une question très perspicace, et je comprends le cheminement de ma collègue.
Ici, en Nouvelle‑Écosse, nous avons un comité d'artistes nommés par le gouvernement provincial. Ses membres décident de l'attribution des subventions et de ce genre de choses pour la Nouvelle‑Écosse. Toutefois, pour être franche, l'art par l'intermédiaire d'un comité, c'est loin d'être une sinécure. Chaque artiste a son point de vue, sa vision de son travail au sein du comité. Par exemple, il n'y a habituellement pas dix sculpteurs. Un artiste concrétise sa vision, puis la partage avec le monde.
Voilà sur quoi porte ce projet de loi: mettre en lumière le caractère unique de l'artiste canadien. Un artiste différent sera choisi tous les deux ans afin d'en mettre de nombreux en valeur et de leur permettre de partager leurs œuvres avec les Canadiens.
Mr. Speaker, that is a very thoughtful question, and I understand where the hon. member is coming from.
Here in Nova Scotia, we have an arts committee that the province has selected. Its members decide who gets which grants and things like that here in Nova Scotia. However, to be honest, art by committee is a very difficult thing. Each artist brings their own view and their own perspective to their work. We do not usually get 10 people, for instance, making a sculpture. We get one artist creating something themselves and then sharing that view with the world.
That is what this bill is focusing on: bringing a spotlight to individual Canadian artists. A different artist would be chosen every two years to have that spotlight and be able to share their works with Canadians.
Voir le profil de Kate Young
Lib. (ON)
Voir le profil de Kate Young
2021-06-22 18:32 [p.9005]
Monsieur le Président, j’aimerais remercier la députée de Cumberland—Colchester d’avoir présenté ce projet de loi. Étant la mère d’un artiste visuel diplômé du Nova Scotia College of Art and Design, je suis très fière et heureuse de cette initiative de ma collègue.
La députée croit-elle vraiment que les Canadiens sous-estiment la manière dont les arts nous ont façonnés?
Mr. Speaker, I want to thank the member for Cumberland—Colchester for bringing this bill forward. As the mother of a visual artist who graduated from the Nova Scotia College of Art and Design, I am very proud and really happy that the member has done this.
Does the member think that Canadians really underestimate how the arts have impacted the people we are?
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
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2021-06-22 18:33 [p.9005]
Monsieur le Président, je crois que les gens en général sous-estiment l’influence des arts dans leur vie et la mesure dans laquelle ils ont besoin des arts pour se rapprocher. Pendant la pandémie, par exemple, que faisaient les gens? Ils regardaient des séries à la télévision et lisaient des livres. Ce sont les arts qui ont contribué à les réunir et les ont aidés à préserver leur santé mentale.
Malheureusement, dans ma circonscription, un jeune homme de 18 ans, amateur de théâtre, a perdu la vie. Il avait abandonné l’école et ne pouvait pas suivre sa passion. C’est sur scène qu’il était heureux, mais la COVID-19 l’a privé de ce bonheur. J’estime que la promotion des arts aidera les Canadiens. Les arts nous aident à rester forts et contribuent à notre bien-être mental, affectif et spirituel.
Mr. Speaker, I think that the population in general underestimates how much the arts influence their lives and how much they need the arts to connect. I mean, during the pandemic, what did people do? They watched television, watched series and read books. It was the arts that helped keep people together and kept them sane.
Sadly, in my own riding, there was the loss of the life of one young man, an 18-year-old who loved the theatre. He dropped out of school and was not able to do what he loved to do. It was his happy place, but it was taken away from him because of COVID-19. I say that more arts will help Canadians. The arts help us to stay strong and help us mentally, emotionally and spiritually.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui pour appuyer le projet de loi S‑205 et affirmer l'importance des arts dans la vie de tous les Canadiens et, en fait, de tous les peuples depuis des temps immémoriaux. L'appréciation des belles choses et la joie qui en découle sont des aspects fondamentaux de la condition humaine. Les arts nous permettent d'éveiller notre esprit, d'aiguiser notre pensée et de mieux comprendre les notions de bonté et de vérité, en union avec la beauté.
Je réfléchissais à des façons d'introduire le sujet. Je me suis rappelé que, dans la tradition catholique, nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Thomas More. On associe son nom à certaines choses plus qu'à d'autres, mais il s'agit d'un personnage complexe qui a beaucoup contribué à la politique et à la littérature. Il est surtout connu pour la façon dont sa carrière s'est terminée: il a été exécuté pour avoir refusé d'approuver le mariage du roi. Il l'a fait par principe et par acquit de conscience. Que nous soyons d'accord ou non sur la position qu'il a adoptée, nous pouvons tous admirer le courage d'un homme politique qui prend position sur un principe et qui reconnaît que ses convictions sont plus importantes que sa carrière ou même sa vie.
Saint Thomas More était aussi un grand humaniste. Il parlait de justice. Il parlait de dignité humaine et établissait un lien explicite entre les mauvais traitements infligés aux gens et la criminalité. Ses écrits et ses commentaires sur ces questions ont été des sources d'inspiration et de contenu pour des gens de toutes les allégeances politiques. Doté d'un sens artistique aiguisé, il savait énoncer ses idées et présenter ses arguments politiques, indirectement peut-être, sous la forme de magnifiques compositions littéraires.
J'encourage tous les députés qui ne l'ont pas fait à lire L'Utopie, d'où vient le concept de l'utopie comme une construction politique. Il a écrit cet ouvrage relativement court, L'Utopie, où il imagine un voyage vers une contrée lointaine appelée Utopie, dont il décrit en détail les caractéristiques, les modes de relations et les croyances de son peuple fictif. Évidemment, il vivait à une époque où il était difficile de présenter directement certaines idées politiques. Comme le montre la fin de sa carrière, si on avait certaines convictions et qu'on les exprimait, les conséquences pouvaient être sinistres. On pouvait être supprimé, non pas comme on l'entend aujourd'hui, mais littéralement supprimé.
Il a parlé de certaines idées et a soulevé certaines questions en décrivant une société imaginaire qui fonctionnait selon des normes et des règles différentes. De nombreuses questions se posaient à l'époque, et se posent toujours, sur ce que de nombreux aspects du livre voulaient vraiment dire. Décrivait-il une société idéale? En revanche, certains aspects de cette société semblaient différer de ceux qu'il défendait et préconisait en tant que politicien. Il ne décrivait peut-être pas une société idéale; il tentait peut-être simplement de développer l'imagination créatrice. Il essayait de faire naître des possibilités en créant un espace dans lequel il était acceptable de penser à des sujets qui auraient peut-être été jugés trop subversifs s'il avait commenté directement les normes et les politiques de son propre pays.
Je pense que L'Utopie a ouvert la voie à la tradition de bouleverser des idées établies au moyen de la subtilité de l'art lorsqu'il est peut-être difficile de présenter ces autres idées directement. Depuis, il existe tout un genre de littérature utopique et dystopique, où la dystopie est évidemment l'inverse de l'utopie. De nombreuses grandes œuvres modernes reprennent cette tradition et utilisent ce mécanisme qui consiste à imaginer un autre lieu, une autre époque et un autre contexte pour commenter subtilement nos réalités actuelles. Certaines des œuvres de Margaret Atwood sont évidemment célèbres à cet égard, comme La Servante écarlate. L'ouvrage intitulé Les Fils de l'homme est un autre grand roman dystopique que j'ai lu récemment et qui, à mon avis, a beaucoup de valeur.
Ce que j'essaie de dire, c'est que, à lui seul, l'art a de la valeur. C'est aussi un véhicule qui permet de soulever des questions et de susciter des réflexions qui ne sont pas nécessairement évidentes et qui ne sont pas directement accessibles au moyen d'un discours politique explicite. L'art permet aussi d'ouvrir des possibilités qui ne sont pas examinées autrement ou qui sont plus difficiles à défendre directement.
C'est peut-être le cas en raison des répercussions directes subies par ceux qui avancent des idées contraires, mais c'est peut-être aussi le cas simplement parce que certains concepts sortent tellement du moule qu'il est difficile d'envisager ce qu'ils signifient à moins qu'ils soient décrits sous une forme littéraire. À titre d'exemple, Thomas Moore a réussi à stimuler l'imagination créatrice par l'art et la littérature.
Nous voyons l'utilité pour le Parlement de créer le poste d'artiste visuel officiel afin de souligner la valeur des artistes et de reconnaître les arts comme un mécanisme par lequel le Parlement utilise sa position et son leadership au pays pour affirmer l'importance des arts. Cependant, c'est aussi une occasion de reconnaître, dans la vie nationale, les nombreuses conversations que nous avons sur les grands défis auxquels notre pays est confronté. Les questions relatives à la justice, aux droits de la personne et à la façon dont nous nous comportons et répondons à certains enjeux peuvent être soulevées et façonnées par l'art.
Dans cette optique, je suis tout à fait en faveur du projet de loi. Il s'agit d'un des nombreux projets de loi d'initiative parlementaire dont la Chambre est saisie — dont certains d'ailleurs proviennent du Sénat —, qui ont une grande utilité et que les conservateurs appuient avec plaisir. Si j'ai bien compris, le projet de loi S‑205, à l'instar du projet de loi S‑204 dont nous avons débattu la semaine dernière, a été appuyé à l'unanimité par les sénateurs. Comme c'était le cas pour le projet de loi S‑204, il obtient aussi beaucoup d'appuis à la Chambre. Tout indique que tous les députés appuieront les dispositions intéressantes du projet de loi. C'est une de ces choses pour lesquelles les parlementaires des deux Chambres peuvent travailler de concert, afin de faire avancer divers projets de loi d'initiative parlementaire importants.
En ce qui concerne l'échéancier législatif à venir, il semble malheureusement que le premier ministre cherche à dénigrer les travaux du Parlement pour donner l'impression qu'il ne fonctionne pas bien. En réalité, le Parlement a beaucoup travaillé pour faire avancer des dossiers importants, mais peut-être pas toujours dans le sens que le gouvernement aurait souhaité.
Par exemple, la marraine du projet de loi est sans doute au courant du travail effectué au comité Canada-Chine, un comité créé contre la volonté du gouvernement, un comité qui a mené des études sérieuses, a effectué un travail important sur la situation à Hong Kong, a pris part à des discussions dans d'autres comités et a reconnu le génocide des Ouïghours, ce qui s'est fait grâce au leadership du Parlement, et non du gouvernement. Maintenant, le Parlement fait valoir ses droits d'accès à des documents. Ce sont là des exemples marquants de leadership de la part du Parlement.
Si le premier ministre critique le Parlement, cela a moins à voir avec le fait que le Parlement ne fonctionne pas et plus avec le fait que, de son point de vue, il fonctionne trop bien. Le Parlement fait des choses que le gouvernement n'aime peut‑être pas, mais il a néanmoins a su montrer la voie, souvent grâce à la collaboration des partis de l'opposition et, parfois, en travaillant avec certains députés ministériels.
Or, à l'approche de la fin de la session du printemps, on a vraiment l'impression que le premier ministre cherche à dénigrer les travaux du Parlement pour justifier le déclenchement d'élections. Si des élections sont déclenchées, cela mettra en péril, évidemment, des projets de loi majeurs qui n'ont pas encore été adoptés.
Nous devrions réfléchir au fait qu'en cette fin possible de session du printemps, nous sommes saisis de projets de loi qui ont été adoptés au Sénat. Si la Chambre pouvait étudier ces projets de loi, cela nous permettrait de les adopter avant la fin de la session du printemps pour qu'ils puissent ensuite entrer en vigueur.
Comme je l'ai indiqué, le projet de loi dont nous débattons actuellement est important. Il reconnaît le rôle fondamental que les arts jouent dans notre pays, l'effet profond de la beauté sur les êtres humains et aussi la façon dont les arts peuvent susciter des questions et des idées dont on n'aurait peut‑être jamais discuté autrement.
Mr. Speaker, it is a pleasure to rise in the House today to speak in support of Bill S-205 and to affirm the importance of the arts for our national life and indeed for all people throughout all time in history. The appreciation of beautiful things and the enjoyment of them is fundamental to the human condition. It is part of what elevates our minds and develops our thoughts and creates space for our greater understanding of goodness and of truth, in unity with beauty.
I was thinking of jumping-off points for talking about this issue. I was reminded that in the Catholic tradition, today is the feast of St. Thomas More. St. Thomas More is known better for some things than for others, although he was a composite figure known for his many different contributions to politics as well as to literature. He is best known for how his career ended: He was executed for refusing to endorse the king's marriage. He did so on a point of principle and a point of conscience. Regardless of whether members agree with the particular stand he took, we can all admire the courage of a politician who takes a stand on a principle and understands that the things they believe in are more important than their career or even their life.
St. Thomas More was also a great humanist. He talked about justice. He talked about human dignity and spoke explicitly about the connection between the ill treatment of people and crime. His writings and comments on those subjects have been sources of inspiration and content for people across the political spectrum. Particularly on the artistic side, he was someone who was able to develop ideas and present political points, indirectly perhaps, in the form of beautiful literary compositions.
If members have not read it, I encourage all to read Utopia. This is where we get the concept of utopia as sort of a political construct. He wrote this relatively short book, Utopia, in which he imagined a voyage to a faraway country called Utopia, and he describes in detail the characteristics, the modes of interaction and the beliefs of this fictitious people. Of course, he was living at a time when it was difficult to make certain kinds of political points directly. As his later career demonstrated, if one believed in certain things and expressed those opinions, there could be very dire consequences, not just in today's sense of people being cancelled but of actually being cancelled.
He spoke about certain ideas and raised certain questions through this description of an imaginary society that operated according to different norms and different rules. There were many questions at the time, and there still are, about what he really meant in many aspects of this book. Was he describing an ideal society? On the other hand, there were things about that society that seemed to be different from things that he defended and advocated as a politician. Maybe he was not describing an ideal society; maybe he was simply trying to expand the creative imagination. He was trying to give flower to possibilities by creating a space in which it was acceptable to think about things that would have been seen as maybe too subversive if he had been commenting directly on norms or policies in his own country.
I think what Utopia demonstrates is the beginning of the tradition of trying to subvert established ideas through the subtlety that is possible through art when it is is maybe harder to present those alternative concepts directly. There has since been this whole genre of utopian or dystopian literature, with dystopia, obviously, being the inverse of a utopia. There are many great modern works that pick up on this tradition and use this device of imagining another place, another time, another context to subtly comment on our current realities. Some of the works of Margaret Atwood, of course, are famous in this regard, such as The Handmaid's Tale. The Children of Men is another great dystopian novel that I have read recently, and I think it has a great deal of value in it.
The point I am trying to make is that art has value in and of itself. It is also a vehicle by which questions can be raised and thoughts can be provoked that are not as obvious, not as directly accessible through explicit political speech, and, indeed, possibilities can be opened that are unexamined otherwise or harder to argue for directly.
That can be the case perhaps because of direct repercussions for those who propose contrary ideas, but that can also be the case simply because certain concepts are so out of the mould that it is hard to envision what they would imply unless they are actually described in a more literary format. Thomas Moore is one example of someone who successfully provoked the creative imagination through art and literature.
We can see the value in Parliament creating this position of a visual artist laureate as appreciating our artists, as affirming the value of arts as a mechanism by which Parliament uses its position, its leadership role within the country to affirm the importance of the arts. However, it is also an opportunity to recognize, in our national life, so many of the conversations we have about the big challenging issues facing our country. Questions of justice, questions of human rights and questions of how we behave and respond to certain challenges can be proposed and shaped through art.
With that in mind, I am very supportive of the bill. It is one of many private members' bills before the House, some of which have come from the Senate, that do have great value and that Conservatives are pleased to support. From what I understand, Bill S-205, like Bill S-204, which we were speaking to last week, had the unanimous support of all senators. Like Bill S-204, it also has a great deal of support in the House. By all indication, I think all members will be supportive of the valuable provisions contained in that bill. It is one of those things hopefully parliamentarians can work together on across different important private members' bills as well as across different chambers to move these things forward.
In the context of the legislative timeline we have in front of us, unfortunately it looks like the Prime Minister is trying to malign the work of Parliament to create the impression that Parliament is not working. The reality is that this Parliament has worked substantially to move certain important issues forward; it just has not always worked in a way the government has liked.
One example the sponsor of this bill will be familiar with is the work being done at the Canada-China committee, a committee that was created even though the government did not want it created, a committee that undertook important studies, did important work on the situation in Hong Kong, a committee that has been part of discussions that have happened at other committees as well on recognizing the Uighur genocide, something that happened through the leadership of Parliament and not through the leadership of the government. Now we have a situation of Parliament asserting its rights to access documents. These are important cases of the leadership of this Parliament.
If the Prime Minister is critiquing Parliament, it has less to do with the fact Parliament is not working and more to do with the fact that, from his perspective, Parliament is working too well. Parliament is doing things the government may not like, but nonetheless Parliament has been able to lead, oftentimes through the collaboration of opposition parties and sometimes working with individual members of the government as well.
Nonetheless, we are in the situation now as we approach the end of the spring session where it looks very much like the Prime Minister, in trying to malign the work of Parliament, is trying to position himself to justify calling an election. If that happens, of course, it will put important legislative initiatives that have not yet passed in jeopardy.
We should reflect on the fact that as we possibly come to the end of the spring session, in some cases, we have bills that have been passed in the Senate and are now in the House. If the House could find a way of dealing with them, it would allow us to move forward ahead of the spring session so those bills could become law.
As I have described, this is important legislation. It recognizes the profound role that arts play in our national life, the profound role of beauty in the human experience and also the role arts can play in provoking questions and ideas that might not get discussed otherwise.
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BQ (QC)
Monsieur le Président, quelle belle façon de terminer notre passage à la Chambre durant la session parlementaire.
L'objectif du projet de loi est de créer le poste d'artiste visuel officiel du Parlement, chargé non seulement de concevoir des œuvres, mais aussi de promouvoir les arts au Canada par l'intermédiaire du Parlement, notamment en encourageant la population à mieux connaître les arts, à les apprécier, à y être sensible et en favorisant leur développement. C'est noble, mais c'est ambitieux pour une seule et même personne.
L'art visuel peut être universel, entre autres, et il ne se bute pas à la barrière de la langue. L'art visuel raconte, invente et projette, le réel comme l'abstrait. Selon le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec, de par sa nature même, l'art est le reflet de l'expression humaine et est profondément lié à la société qui lui est contemporaine. Il est, de ce fait, un véhicule de diffusion et de dialogue exceptionnel, offrant au public des occasions d'échange, indispensables à l'évolution de la société. C'est une belle définition. Même si l'art est souvent considéré comme un miroir de la société, tout comme elle, il s'interprète en fonction du vécu et de l'histoire de la personne qui le regarde. Ce vécu, qui est le nôtre, enveloppe notre regard de ces teintes, de sorte que là où quelqu'un voit la mer, un autre peut voir le ciel; là où une personne comprend la solitude, une autre peut se sentir empreinte liberté; là où un humain voit le désir d'exister ou de se souvenir, un autre peut percevoir de la haine, et même du mépris.
L'art est un moyen d'expression puissant, et trouver une personne qui le maîtrise en étant capable de s'exprimer sans censure dans une œuvre forte et pure et dans un contexte où l'on politise tout, ce ne sera, ma foi, pas une mince affaire. Comment peut-on exiger d'un artiste passion et neutralité, inspiration et représentativité? C'est tout un défi. Les textures, les couleurs, les nuances, tout peut être un symbole, positif pour l'un, négatif pour l'autre. Tout peut être une arme à interprétation. Nous l'avons malheureusement vu à plusieurs reprises. L'art commande la liberté. Même si je suis la dernière à vouloir empêcher une personne de créer et de vivre de sa créativité, il n'en demeure pas moins que cet artiste aura de très grandes responsabilités.
Étant moi-même créatrice de chansons engagées, je sais que le choix des mots est d'une extrême importance et influence mon auditeur. D'ailleurs, j'ai déjà créé une œuvre où la chanson rencontrait les artistes visuels. Mon œuvre, intitulée Chansons sur toiles, qui a gagné un petit prix en Suisse, était le reflet, le miroir, d'images de Charlevoix peintes par les artistes de Charlevoix. Mes chansons ont donc été peintes à ce moment-là.
Ayant rencontré plusieurs artistes d'arts visuels et voyant l'ampleur du défi que représente peindre une chanson, je comprends peut-être davantage le défi qui attend cette personne. La manière de porter au regard et à l'esprit de toutes et tous l'expression visuelle du Parlement et de tous les citoyens qui y sont représentés, souvent dans la confrontation ou à tout le moins dans la divergence, n'est pas une simple tâche. Une période aussi grise, aussi triste, où nous avons dû, bien malgré nous, être éloignés les uns des autres et être séparés contre nature, n'allège en rien le défi que l'artiste devra relever.
Cela étant dit, l'art a le pouvoir de nous émouvoir, de nous choquer, de nous émerveiller à nouveau et de nous faire réfléchir et évoluer. Tout cela, alors que nous voyons désormais la vie d'un autre oeil. Nous comprenons maintenant à quel point nous avons besoin les uns des autres, que chaque petit geste compte et à quel point aussi nous ressentons intensément le besoin de nous revoir, de nous étreindre.
L'art reflètera certes notre sortie de la noirceur. Il est rare que nous puissions affirmer que l'humanité toute entière a vécu une même tragédie. Or le message d'espoir et d'amour qui en ressortira sera d'autant plus beau, d'autant plus grand. L'art se devra de refléter tout cela, et plus encore. Il devra nous guider vers la suite, en captant notre attention sur les valeurs et les espoirs que nous chérissons et qui ne sont pas animés par les mêmes objectifs. Qu'en sera-t-il de l'influence que cet artiste aura sur les changements climatiques, par exemple, et les divers points de vue du Parlement?
Comment véhiculera‑t‑il la différence fondamentale qu'il y a entre le multiculturalisme libéral et l'interculturalisme souhaité par le Québec, plus novateur et mieux adapté à la réalité, et ce, en toute impartialité? Plutôt que dans son isolement ou sa fausse indifférence, sera‑t‑il libre d'exprimer la diversité, qui se veut un élan de partage et d'échange culturel, dans ce qu'elle a de plus beau, à savoir sa singularité et sa reconnaissance?
Cet artiste sera également responsable de favoriser et promouvoir l'art. Il faudra donc trouver le ton puis le promouvoir, d'où l'importance, voire la nécessité de la justesse. Or, je ne sais à quel point l'obligation de le faire par l'entremise du Parlement du Canada pourra lui donner la latitude et la liberté dont il aura besoin.
Devra‑t‑il respecter quelconque critère historique ou politique? Ce type de bien est très insidieux et il faut pouvoir rassurer toutes les communautés, à savoir que l'art sera mis en valeur pour ce qu'il est, pour sa valeur culturelle, sociale et historique, et contextualisé dans le vécu de chacune d'elle, et non pas comme une succession d'œuvres simplement canadiennes dans le respect absolu des valeurs canadiennes, parfois imposées par le pouvoir en place.
Non, l'artiste doit être de Medicine Hat, avec tout ce que cela représente, un Fransaskois, un Huron‑Wendat, un Franco‑Ontarien du nord de l'Ontario, un Acadien, un Montréalais de la Côte‑des‑Neiges, du Plateau ou d'Hochelaga, un Nordien ou un Nisga'a, un Charlevoisien, un Madelinot, un Bleuet du Lac ou un Innu, avec toutes les richesses que chaque histoire, chaque racine et chaque conviction portent.
C'est pourquoi le doute s'installe lorsque je pense à qui pourrait porter cette grande responsabilité digne des plus grandes vertus et devenir l'artiste du Parlement. Le Bloc québécois n'étant point contre la vertu, nous espérons que l'artiste sera à la hauteur exigeante de ce mandat. Ce qui forme une nation appartient à celle‑ci et l'expression de ce qu'elle est appartient à ses artistes, dont les visions sont diverses et parfois divergentes. C'est exactement ce qui fait qu'une société évolue vers le meilleur.
C'est pourquoi mon humble réflexion se résume à ceci: limiter le Parlement à une seule signature, aussi libre puisse‑t‑elle être dans son interprétation personnelle, c'est donner le pouvoir du message à un seul esprit, aussi large soit‑il. Cela ne peut que limiter l'immense ouverture dont ce Parlement a besoin pour que s'exprime l'entièreté de nos projets multiples et qui nous sont propres, pour aujourd'hui et demain. C'est ce que je souhaite à ce Parlement et à cet artiste qui habitera ces lieux.
Mr. Speaker, what a fantastic way to wrap up this session of the House.
The purpose of the bill is to create the position of parliamentary visual artist laureate, who would be tasked not only with producing artistic creations, but also with promoting the arts in Canada, through Parliament, including by fostering knowledge, enjoyment and awareness and development of the arts among Canadians. That is a noble task, but it is an ambitious one for a single person.
Visual art can be universal, and carries across languages. Visual art tells a story, creates, projects the real and the abstract. According to the Regroupement des artistes en arts visuels du Québec, and by its very nature, art is a reflection of human expression and is intimately linked to its time. As a result, it is an exceptional vector for dissemination and dialogue, offering the public opportunities for interaction, which are indispensable to the development of society. That is a nice definition. Although art is often seen as a mirror on society, just like it, it is interpreted according to the beholder’s experience and history. This experience, our experience, tints our gaze with its colours, so that, where someone sees the ocean, another sees the sky; where someone senses solitude, another feels free; where one human sees the desire to exist or to remember, another may perceive hatred and even contempt.
Art is a powerful means of expression, and finding a person who can create it and express themselves without censure in a strong and pure work of art and in a context where everything is politicized is quite a feat. How can an artist express passion and neutrality, inspiration and representativeness? That is quite the challenge. Textures, colours, nuances, anything can be symbolic: positive for some, negative for others. Everything can be open to interpretation. Unfortunately, we have seen this on many occasions. Art commands freedom. While I am the last person to want to stop someone from creating and making a living from their creativity, the fact remains that the artist will shoulder heavy responsibilities.
As a committed songwriter myself, I know that using the right words is extremely important and has an impact on the listener. I once created a work where song met visual art. Entitled Chansons sur toiles, it won an award in Switzerland. It was a reflection, a mirror of the paintings of Charlevoix by Charlevoix artists. My songs were painted at that point in time.
Having met several visual artists, and being aware of the magnitude of the challenge involved in painting a song, I may have a better grasp of the challenge that awaits this person. Creating a visual expression of Parliament and of all the citizens it represents, often in a context of confrontation, or at least divergence, for everyone to see and absorb is not a simple task. The sad greyness of recent times that obliged us to remain unwillingly estranged from one another, unnaturally separated, only adds to the challenge the artist will have to face.
This being said, art has the power to move us, anger us, delight and amaze us again, and to make us think and evolve. All of this, as we see life from another perspective. We now understand just how much we need each other, how much every little gesture means and how intensely we feel the need to see each other again, embrace each other.
Art will undoubtedly reflect our emergence from the darkness. It does not often happen that every human being on the planet goes through the same tragedy, but the message of hope and love that will come out of this time will be all the more beautiful and grand. Art will have to reflect all this and more. It will have to guide us forward, focusing our attention on the values and hopes we all cherish, but not all for the same reasons. What influence will this artist have on climate change, for example, and on the different opinions expressed in Parliament?
How will the artist convey the fundamental difference between the Liberals' multiculturalism and Quebec's interculturalism, which is more innovative and more in keeping with reality, while remaining impartial? Rather than staying in isolation or feigning indifference, will they be free to express diversity, which is an impetus toward cultural sharing and exchange, in its most beautiful form, namely its uniqueness and recognition?
The artist will also be responsible for fostering and promoting the arts. They will have to find the right tone and then promote the arts, hence the importance, nay, the need for fairness. I do not know how much leeway and freedom they will have, given the obligation to do it through the Parliament of Canada.
Will they have to respect some historical or political criterion? This type of thing is very pervasive, and all communities must be assured that the work will be shown for what it is, for its cultural, social and historical value, and contextualized within the experience of every member of the community, rather than as one in a succession of specifically Canadian works that remain within the strict confines of Canadian values, which are sometimes imposed by the powers that be at the time.
No, the artist must be a person from Medicine Hat, with all that that entails, a Franco-Saskatchewanian, a Huron-Wendat, a Franco-Ontarian from northern Ontario, an Acadian, a Montrealer from Côte-des-Neiges, the Plateau or Hochelaga, a north shore resident or a Nisga’a, a person from Charlevoix, a Magdalen Islander, a person from Lac Saint-Jean or an Innu, with all the richness that every story, every root and every conviction carries.
That is why I have my doubts when I think about who could become the parliamentary artist and bear this weighty responsibility worthy of every virtue. Since the Bloc Québécois is certainly not against virtue, we hope that the artist will be up to this demanding task. What makes a nation belongs to the nation, and its expression belongs to its artists, who have different and at times opposite visions. That is exactly what allows a society to evolve upward.
That is why my humble reflections have led to this conclusion: limiting Parliament to a single signature, free as it may be in its personal interpretation, means giving the power of messaging to a single spirit, however open it may be. That can only limit the immense openness this Parliament needs to be able to express all of our various visions, for now and for the future. That is what I hope for Parliament and for the artist who will inhabit it.
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