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BQ (QC)
Madame la Présidente, je veux souligner la passion et le travail de mon honorable collègue dans le dossier des Ouïghours. Nous avons travaillé ensemble au Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international. Je veux donc le féliciter et souligner sa passion et son engagement dans ce dossier.
Nous venons d'entendre le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes nous reprocher d'avoir cette discussion ici à la Chambre alors que l'exécutif au complet de ce gouvernement — le secrétaire parlementaire, les ministres et le premier ministre — a refusé de se prononcer sur la motion du député de Wellington—Halton Hills.
Ma question à mon honorable collègue est la suivante: les libéraux pensent-ils que le vote d'un député d'arrière-ban est moins important que celui d'un de leurs députés faisant partie de l'exécutif du gouvernement?
Madam Speaker, I want to acknowledge my colleague's passion and the work he has done with respect to the Uighur people. We worked together on the Subcommittee on International Human Rights of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development. I therefore want to commend him and acknowledge his passion and commitment on this issue.
The Parliamentary Secretary to the Leader of the Government in the House of Commons just criticized us for having this discussion here in the House, when the entire executive of this government, the parliamentary secretary, the ministers and the Prime Minister, refused to vote on the motion of the member for Wellington—Halton Hills.
My question for my hon. colleague is this: Do the Liberals think that the vote of a backbencher is less important than that of one of their members in the executive of this government?
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BQ (QC)
Madame la Présidente, encore une fois, je veux remercier mon collègue de Wellington—Halton Hills de son effort et de son engagement dans le dossier. Je veux aussi souligner le fait qu'il a accepté que sa motion, qui a été votée ici à l'unanimité, soit amendée par le Bloc québécois. Il l'a fait de bon cœur et je pense que cela a ajouté quelque chose à la motion qui a été adoptée par Chambre.
Maintenant, il y a eu une déclaration du Sous-comité des droits internationaux de la personne le 21 octobre 2020. Elle dit qu'il y a un génocide au Xinjiang de la part du régime chinois. Il y a eu une lettre ouverte, signée par les députés de tous les partis de la Chambre, demandant que les Jeux olympiques soient relocalisés si les actes génocidaires continuaient. Une motion a été adoptée à la Chambre des communes qui va dans ce sens et demande que l'on dise qu'un génocide a lieu présentement au Xinjiang.
Mon collègue peut-il dire pourquoi le premier ministre refuse toujours de dire qu'il y a un génocide en cours là-bas?
Madam Speaker, I want to once again thank my colleague from Wellington—Halton Hills for his efforts and his commitment to this issue. I also want to point out that he agreed to let the Bloc Québécois amend his motion, which was unanimously adopted here. He was happy to do it, and I think it added something to the motion that was adopted by the House.
The Subcommittee on International Human Rights issued a statement on October 21, 2020, saying that the Chinese regime committed a genocide in Xinjiang. There was an open letter, signed by members of all parties in the House, calling for the Olympics to be relocated if those acts of genocide continued. A motion was adopted in the House of Commons to that effect, asking the government to recognize that a genocide is currently being committed in Xinjiang.
Can my colleague tell us why the Prime Minister is still refusing to admit that a genocide is being committed there?
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BQ (QC)
Madame la Présidente, aujourd'hui, je prends la parole à titre de député de Lac-Saint-Jean, de vice-président du Sous-comité des droits internationaux de la personne de la Chambre des communes et de vice-président du Groupe d'amitié parlementaire Canada-Ouïghours, mais, surtout, je prends la parole à titre d'être humain qui se soucie d'autres êtres humains, peu importe qui ils sont et où ils vivent sur la planète.
Il est important de savoir pourquoi nous avons ce débat aujourd'hui, et ce, malgré ce que peuvent nous dire les membres de ce gouvernement qui ne sont pas d'accord sur la raison pour laquelle nous avons ce débat. Tous les autres députés de la Chambre savent pourquoi nous tenons cet important débat.
Pourquoi sommes-nous ici? Nous sommes ici parce qu'un rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international a été déposé. Il est important de savoir quels mots ont été utilisés dans ce rapport, parce que ce sont les mots qui dirigent nos actions par la suite. Ce rapport d'à peine un paragraphe dit:
Que le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international condamne fermement les sanctions inacceptables imposées par la République populaire de Chine à l'endroit de l'un des vice-présidents du Comité, le député de Wellington—Halton Hills, et du Sous-comité des droits internationaux de la personne de la Chambre des communes et que cela représente un affront à la démocratie et au système parlementaire canadien; en notre qualité de parlementaires, nous continuerons de dénoncer avec vigueur les violations des droits de la personne et du droit international, conformément au respect que nous vouons aux droits de la personne fondamentaux; et que cette motion fasse l'objet d’un rapport à la Chambre.
Quand je me lève à la Chambre, je demande souvent pour qui nous travaillons. Il faut aussi que nous nous demandions pourquoi nous travaillons. Dans le cas qui nous occupe aujourd'hui, nous travaillons pour les droits internationaux de la personne, c'est-à-dire pour ceux qui sont en train de subir un génocide. Nous en avons les preuves. Le Sous-comité des droits internationaux de la personne avait mené des études en 2018 et en 2020, et les preuves s'accumulent de partout sur la planète. La BBC a fait des reportages sur ce dossier et elle est maintenant interdite de diffusion en Chine. Nous savons qu'un génocide est en cours. La question n'est pas de savoir s'il y en a un, mais de savoir comment y mettre fin.
Je vais lire la déclaration qu'a faite le Sous-comité le 21 octobre 2020 et qui a un peu été passée sous silence:
Le Sous-comité condamne sans réserve la persécution des Ouïghours et des autres musulmans turciques du Xinjiang par le gouvernement chinois. À la lumière des témoignages qu’il a recueillis au cours de ses audiences, en 2018 et en 2020, le Sous-comité est persuadé que les gestes du Parti communiste chinois constituent un génocide aux termes de la Convention sur le génocide.
Des députés libéraux font partie de ce comité, et, comme nous le savons, ce sous-comité ne fonctionne pas par vote, mais par consensus. Cela signifie que tous les députés présents à ce comité étaient d'accord sur la déclaration qui a été faite. Une conférence de presse a même eu lieu, mais cela a un peu été passé sous silence dans les médias.
Je rappellerai les recommandations qui ont été faites par ce Sous-comité et qui ont été adoptées le 12 mars 2021 par le comité permanent dont il relève, c'est-à-dire le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international. Cela est important, et je tiens à m'assurer que la Chambre soit consciente des recommandations que ce Sous-comité a faites à la Chambre des communes.
Voici la première recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada, en collaboration avec ses alliés internationaux, condamne l’utilisation, par le gouvernement de la République populaire de Chine, de camps de concentration pour détenir injustement des Ouïghours et d’autres musulmans turciques.
Voici la deuxième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada coordonne une campagne internationale exhortant le gouvernement de la République populaire de Chine à libérer immédiatement les Ouïghours et les autres musulmans turciques injustement détenus dans ses camps de concentration.
Voici la troisième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada coordonne une action concertée à l’échelle internationale en vue d’exercer des pressions sur le gouvernement de la République populaire de Chine pour qu’il accorde un plein accès au Xinjiang à des observateurs indépendants afin qu’ils évaluent la situation des Ouïghours et des autres musulmans turciques.
Voici la quatrième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada améliore ses mécanismes de contrôle des importations afin de garantir que des produits issus du travail forcé ne soient pas vendus sur les marchés canadiens. Entre autres, de lourdes sanctions devraient être imposées aux particuliers et aux entreprises qui tirent profit du travail forcé.
Voici la cinquième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada renforce le mandat de l’ombudsman canadien de la responsabilité sociale pour qu’il ait le pouvoir de mener des enquêtes indépendantes et d’obliger les entreprises et leurs dirigeants à produire des documents et à témoigner et qu’il dispose des ressources nécessaires pour faire enquête sur les violations présumées des droits de la personne.
Voici la sixième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le ministère de la Justice élabore une loi exigeant des entreprises qu’elles fassent preuve de diligence raisonnable en matière de droits de la personne, qui les obligera à respecter les normes internationales les plus récentes en matière de droits de la personne dans le cadre de leurs activités et des chaînes d’approvisionnement internationales et soient tenues responsables des torts attribuables à leurs activités.
Voici la septième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada entreprenne un examen des technologies et des équipements canadiens exportés en Chine pour mieux comprendre comment ils sont employés par les utilisateurs finaux de ce pays. À la suite de cet examen, le gouvernement du Canada devrait mettre en œuvre des mesures pour garantir que les particuliers, les entreprises et les organismes publics du Canada ne fournissent pas de renseignements ou de technologies pouvant être utilisés pour appuyer des violations des droits fondamentaux de la personne.
Voici la huitième recommandation:
Le Sous-comité recommande que Sécurité publique Canada fasse un suivi systématique du harcèlement que font subir les autorités chinoises aux Ouïghours et à d’autres musulmans turciques vivant au Canada, ainsi qu’aux personnes et aux groupes qui militent pour eux. Le Sous-comité exhorte également le gouvernement du Canada à imposer des sanctions en cas de tentatives visant à réprimer la liberté d’expression au Canada et à continuer d’aborder le problème avec les officiels du gouvernement de la République populaire de Chine.
Voici la neuvième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ait recours aux programmes existants s’adressant aux réfugiés et crée une catégorie spéciale pour accélérer l’entrée au pays des Ouïghours et d’autres musulmans turciques, surtout ceux qui militent pour les droits de la personne et ont besoin de protection parce qu’ils fuient la persécution au Xinjiang et ailleurs. L’Agence des services frontaliers du Canada devrait suspendre le renvoi des Ouïghours et d’autres musulmans turciques vers la Chine ou d’autres États où ils risquent d’être expulsés.
Voici la dixième recommandation:
Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada utilise tous les outils à sa disposition pour obtenir la libération de Huseyin Celil, y compris, sans s’y limiter, la création d’un poste d’envoyé spécial dont la tâche consisterait précisément à demander sa libération et son retour.
Voici la onzième recommandation:
Le Sous-comité recommande que la Chambre des communes adopte une motion afin de reconnaître que la persécution des Ouïghours et des autres musulmans turciques au Xinjiang par le gouvernement de la République populaire de Chine constitue un génocide.
Cela a été fait sans l'appui de l'exécutif du gouvernement.
Voici la douzième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada déclare que l’oppression par le gouvernement de la République populaire de Chine des Ouïghours et des autres musulmans turciques au Xinjiang constitue un génocide. Par conséquent, le gouvernement du Canada devrait également condamner le gouvernement de la République populaire de Chine pour sa persécution méthodique et systématique des Ouïghours et autres musulmans turciques au Xinjiang.
Cela n'a pas été fait.
Voici la treizième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada appuie la demande de l’ambassadeur du Canada auprès du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en vue de la collecte d’information et de la tenue d’une enquête sur la persécution, par le gouvernement de la République populaire de Chine, des Ouïghours et autres musulmans turciques au Xinjiang.
Voici la quatorzième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada demande la mise en place d’un mécanisme onusien impartial et indépendant pour surveiller la situation des droits de la personne des Ouïghours et autres musulmans turciques au Xinjiang et en faire rapport.
Finalement, voici la quinzième recommandation:
Le Sous-comité recommande que le gouvernement du Canada impose, en vertu de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, des sanctions ciblées à l’endroit des représentants ayant commis de graves violations des droits de la personne contre les Ouïghours et autres musulmans turciques au Xinjiang. Le gouvernement du Canada devrait également encourager ses alliés internationaux et d’autres pays aux vues semblables à imposer des sanctions semblables.
Ces mots sont immensément importants. Pourtant, du côté du gouvernement et de son exécutif, le ministre des Affaires étrangères ainsi que le premier ministre, en premier lieu, c'est le silence radio. Chaque fois que nous leur avons posé une question à la Chambre, on nous a répondu qu'on y travaillait et que la situation les inquiétait.
C'est beau de s'inquiéter, mais on est rendu pas mal plus loin que cela.
Samedi prochain, les Ouïghours vont faire une manifestation devant les locaux du Comité olympique canadien, afin de demander qu'on relocalise les Jeux olympiques. C'est l'idée proposée dans la motion que nous avons amendée du député de Wellington—Halton Hills. Le gouvernement reste encore silencieux. Il est toujours inquiet.
On a commencé à parler de façon plus large dans les médias du génocide des Ouïghours, quand on a rattaché l'idée de relocaliser les Jeux de Pékin en 2022. Soudainement, les médias ont décidé de traiter le dossier de façon plus large. Pourtant, le gouvernement nous dit toujours qu'il ne se prononcera pas, alors que les députés libéraux qui ne font pas partie de l'exécutif ont voté pour cette motion. Je posais la question tantôt à mon collègue. Je me demandais si un vote d'un député d'arrière-ban libéral vaut moins qu'un député qui fait partie de l'exécutif du gouvernement libéral.
La question se pose. Si les députés secrétaires parlementaires, les ministres et le premier ministre ont décidé de ne pas se prononcer sur la question, qu'est-ce que cela nous dit à nous, parlementaires? Cela nous dit qu'il y a un manque de courage; cela nous dit qu'il y a un manque de volonté politique; cela nous dit encore une fois qu'on plie l'échine devant le régime tyrannique, il faut le dire, qui est présentement en poste en Chine.
Nous parlons aux Ouïghours chaque jour. Chaque jour, nous leur écrivons. Mes collègues conservateurs et néo-démocrates le font, mes collègues libéraux — ceux qui ne font pas partie de l'exécutif — le font. Comment peut-on se regarder dans le miroir, lorsqu'on fait partie de ce gouvernement et qu'on est incapable de nommer les choses, parce qu'il s'agit bien de cela?
Pour s'attaquer à un problème, il faut d'abord être capable de le nommer. Présentement, le premier ministre est incapable de nommer le problème. On ne parle pas que d'un petit problème. On parle d'un génocide. Le génocide, c'est le crime le plus grave que l'être humain peut faire subir à l'être humain. Présentement, on a les preuves de ce génocide, partout sur la planète. Présentement, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères sont incapables de dire le mot « génocide », alors que les membres de leur propre parti sont capables de le faire.
Il faut se poser la question encore une fois. Pourquoi travaille-t-on et pour qui travaille-t-on? Quand je me lève le matin, je n'ai pas de misère à me regarder dans le miroir. Moi aussi, je fais partie des personnes qui sont sur la liste noire de la Chine. Sincèrement, cela ne me fait pas un pli, parce que je n'ai rien en Chine et que je ne prévois pas de faire un voyage là-bas dans les prochains jours. Par contre, il y a des députés de la Chambre qui ont été mis sur cette liste et qui ont de la famille en Chine. Ils auraient aimé peut-être aller voir les membres de leur famille pour qui ils sont inquiets, mais ils se sont levés et ont pris ce risque. Le matin, ils sont capables de se regarder dans le miroir.
Nous avons écrit une lettre ouverte. Je me trouve assez chanceux, parce que les députés de tous les partis de la Chambre ont signé cette lettre ouverte, tout comme ceux de l'Assemblée nationale du Québec et Jean-Luc Brassard, un médaillé d'or olympique sous le drapeau canadien en 1994. Ils ont signé cette lettre qui demande qu'on relocalise les Jeux olympiques de Pékin si les actes génocidaires de la Chine continuent.
Tout le monde me dit que je suis fou, parce que c'est impossible de relocaliser les Jeux à un an d'avis. Je leur réponds qu'avec la volonté on est capable de faire tout. C'est la première des choses. Les scientifiques ont créé un vaccin en très peu de temps. Tout le monde leur disait que c'était impossible, mais, pourtant, cela a été fait.
Tout ce qui manque aux politiciens, c'est la volonté politique de le faire. Cela aurait pu être fait. On a été capable de reporter les Jeux de Tokyo d'un an, parce qu'il y a une pandémie. Tout le monde était d'accord, personne n'a posé de question quand on a dit qu'on allait reporter les Jeux de Tokyo d'un an. Quand on reporte les Jeux à cause d'une pandémie, on trouve cela tout à fait normal, mais, quand on s'attaque aux Jeux de 2022 à cause d'un génocide, on me dit que c'est impossible.
Je ne sais pas où se trouve la logique. Si nous avons été capables de le faire pour Tokyo, pourquoi ne le sommes-nous pas pour Pékin? Ce n'est pas une pandémie, mais un génocide. N'est-ce pas suffisamment important?
Je ne comprends pas que des gens puissent être contre cette idée, alors qu'ils se lèvent le matin en se disant qu'ayant été élus par les citoyens, ils doivent travailler pour eux et pour ce qui est bien. Ce qui est bien, c'est justement de se battre contre un régime tyrannique et de protéger les gens qui subissent les foudres de ce régime.
Personnellement, je suis content, parce que, quand je me regarde dans le miroir, je n'ai pas de problème avec moi-même. Maintenant, il y a des députés de l'autre côté de la Chambre qui vont devoir se poser une question importante et vitale: pourquoi s'engage-t-on en politique?
On s'engage en politique pour prendre des décisions difficiles. Elles sont difficiles, car on sait évidemment très bien qui est la Chine. On sait qu'elle est une force sur la planète Terre, qu'elle est une puissance mondiale, et on ne veut pas gêner une puissance mondiale, parce qu'il y a des intérêts économiques, qu'il y a les deux Michael et qu'il y a Huawei.
S'engage-t-on en politique pour que ce soit facile? Non, on s'engage en politique et il y a des décisions difficiles à prendre. Or, elles doivent être justes. Ce n'est pas parce que c'est difficile que ce n'est pas juste.
Le premier ministre doit se regarder dans le miroir. Ce gouvernement doit se regarder dans le miroir et décider si, oui ou non, il va nommer le problème. Le jour où il aura nommé le problème, ce sera beaucoup plus facile de s'attaquer à ce même problème.
Un génocide est présentement perpétré au Xinjiang contre les Ouïghours et contre les musulmans turciques. Que le gouvernement le nomme et qu'il se lève. Je lui souhaite de pouvoir se regarder dans le miroir quand il l'aura fait.
Madam Speaker, today, I rise as the member for Lac-Saint-Jean, the vice-chair of the Subcommittee on International Human Rights of the House of Commons, and the vice-chair of the Canada-Uighur Parliamentary Friendship Group, but, above all, I rise as a human being who cares about other human beings, no matter who they are or where they live on this planet.
It is important to know why we are having this debate today, despite what government members might say, since they do not agree on the reason for this debate. Every other member of the House knows why we are having this important debate.
Why are we here? We are here because a report of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development has been tabled. It is important to know what it says, because these are the words that will guide our subsequent actions. This report, which is barely a paragraph long, says the following:
That the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development strongly condemn the unacceptable sanctions imposed by the People's Republic of China against one of the Committee's Vice Chairs, the Member of Parliament for Wellington—Halton Hills, and the House of Commons Subcommittee on International Human Rights which represent an affront to Canada's democracy and parliamentary system; as parliamentarians, we will continue to actively denounce human rights violations and breaches of international law in keeping with our respect for basic human rights; and that this motion be reported to the House.
When I rise in the House, I often ask who we work for. We should also ask ourselves what we are working for. In this case, we are working for international human rights, for those who are experiencing genocide. We have evidence. The Subcommittee on International Human Rights did studies in 2018 and 2020, and the evidence is mounting around the world. The BBC did reports on this issue and is no longer allowed to broadcast in China. We know a genocide is happening. The question is not whether it is happening, but how to put a stop to it.
I will read the statement that the subcommittee made on October 21, 2020, which went somewhat unnoticed. It says, and I quote:
The Subcommittee unequivocally condemns the persecution of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang by the Government of China. Based on the evidence put forward during the Subcommittee hearings, both in 2018 and 2020, the Subcommittee is persuaded that the actions of the Chinese Communist Party constitute genocide as laid out in the Genocide Convention.
There are some Liberal members on that committee, which, as we know, does not operate by vote but by consensus. That means that all of the members of the committee agreed with the statement that was made. A press conference was even held, even though the media did not really pick up on it.
I would like to remind members of the recommendations that the subcommittee made and that were adopted on March 12, 2021, by the standing committee it reports to, namely the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development. This is important, and I want to make sure that the House is aware of the recommendations that the subcommittee made to it.
Here is the first recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada, in coordination with international allies, condemn the Government of the People's Republic of China's use of concentration camps to unjustly detain Uyghurs and other Turkic Muslims.
Here is the second recommendation:
The Subcommittee recommends that Global Affairs Canada coordinate an international campaign calling on the Government of the People's Republic of China to immediately release unjustly detained Uyghurs and other Turkic Muslims from its concentration camps.
Here is the third recommendation:
The Subcommittee recommends that Global Affairs Canada coordinate an international effort to pressure the Government of the People's Republic of China to allow independent observers unfettered access to Xinjiang to evaluate the situation of Uyghurs and other Turkic Muslims.
Here is the fourth recommendation:
The Subcommittee recommends that Global Affairs Canada enhance its import control mechanisms to ensure products made with forced labour are not entering the Canadian market. This should include strong punitive measures for individuals and companies that benefit from the use of forced labour.
Here is the fifth recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada enhance the mandate of the Canadian Ombudsperson for Responsible Enterprise to ensure the office has the power to conduct independent investigations, the authority to compel documents and testimony from companies and their executives, and the resources to investigate alleged human rights abuses.
Here is the sixth recommendation:
The Subcommittee recommends that the Department of Justice develop a comprehensive human rights due diligence law that compels businesses to respect the most current international human rights standards across their global operations and supply chains and be held accountable for harms caused in relation to their operations.
Here is the seventh recommendation:
The Subcommittee recommends that Global Affairs Canada undertake a review of Canadian equipment and technologies exported to China to better understand how they are being utilized by end-users in that country. Further to that review, the Government of Canada should implement measures to ensure Canadian individuals, companies and public bodies are not supplying information or technologies that could be used in support of the violation of fundamental human rights.
Here is the eighth recommendation:
The Subcommittee recommends that Public Safety Canada systematically track cases of harassment, by Chinese authorities, of Uyghurs and other Turkic Muslims living in Canada, as well as individuals and groups advocating on their behalf. The Subcommittee also urges the Government of Canada to respond punitively to attempts to repress freedom of expression in Canada and urges it to continue raising the issue with the Government of the People's Republic of China officials.
Here is the ninth recommendation:
The Subcommittee recommends that Immigration, Refugees and Citizenship Canada use existing refugee programs and create an exceptional stream to expedite entry into Canada for Uyghurs and other Turkic Muslims in need of protection, especially human rights defenders, because they are fleeing persecution in Xinjiang and elsewhere. The Canada Border Services Agency should suspend the removal of Uyghurs and other Turkic Muslims to China or other states where they are at risk of deportation.
Here is the 10th recommendation:
The Subcommittee recommends that Global Affairs Canada use all the tools at its disposal to secure the release of Huseyin Celil, including but not limited to the appointment of a special envoy specifically tasked with seeking his release and return.
Here is the 11th recommendation:
The Subcommittee recommends that the House of Commons adopt a motion recognizing the Government of the People's Republic of China's persecution of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang as constitutive of genocide.
This was done, but without the support of the executive of the government.
Here is the 12th recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada declare the Government of the People's Republic of China's oppression of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang as constitutive of genocide. As such, the Government of Canada should also condemn the Government of the People's Republic of China for its organized and systematic persecution of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang.
This has not been done.
Here is the 13th recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada support the request of Canada's ambassador to the United Nations Human Rights Council to gather evidence and investigate the Government of the People's Republic of China's persecution of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang.
Here is the 14th recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada call for the establishment of an impartial and independent United Nations mechanism to monitor and report on the human rights situation of Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang.
Finally, here is the 15th recommendation:
The Subcommittee recommends that the Government of Canada apply targeted sanctions under the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act against officials responsible for committing gross violations of human rights against Uyghurs and other Turkic Muslims in Xinjiang. The Government of Canada should also encourage international allies and like-minded countries to pursue similar sanctions.
These words are of immense importance. However, they elicited zero response from the government and its executive, the Minister of Foreign Affairs and the Prime Minister. Every time we asked them a question in the House, they answered that they were working on it and that they are worried about the situation.
Being worried is all well and good, but we are well past that now.
On Saturday, the Uighurs will be protesting in front of the Canadian Olympic Committee's offices, calling for the relocation of the Olympic Games. That is the idea behind the motion moved by the member for Wellington—Halton Hills, which we amended. The government is refusing to comment. It is still worried.
The Uighur genocide started to get more media attention when it became associated with the idea of moving the 2022 Olympics out of Beijing. Suddenly, the media decided to take a closer look at the issue. However, the government is still telling us it will not comment, even though Liberal members who are not part of the executive voted in favour of that motion. I asked my colleague about this earlier. I wanted to know if a Liberal backbencher's vote is worth less than that of a member who is in the executive of the Liberal government.
It is a valid question. If parliamentary secretaries, ministers and the Prime Minister decide not to comment on the issue, what does that tell us as MPs? It tells us that there is a lack of courage, of political will. It tells us that, once again, our government is knuckling under to what can only be described as the tyrannical regime currently in power in China.
We are speaking with Uighurs every day. We are writing to them every day. My Conservative and New Democrat colleagues are doing it, and so are my Liberal colleagues, the ones who are not part of the executive. How can anyone look themselves in the mirror knowing that they are part of a government that cannot call a spade a spade?
If we are to address a problem, we need to be able to name it. The Prime Minister is unable to name the problem. This is not a minor problem. It is a genocide. Genocide is the most serious crime that a human being can perpetrate against another human being. The evidence of this genocide is there, all over the world. The Prime Minister and the Minister of Foreign Affairs cannot bring themselves to say the word “genocide”, even though members of their own party can.
We need to ask ourselves again: What are we working for, and who are we working for? When I get up in the morning, I do not have any trouble looking myself in the mirror. I, too, am on China's blacklist. Honestly, that does bother me, because I have no ties to China and no intention of travelling there in the near future. However, some members of the House who were put on that list have family in China. Perhaps they would have liked to go visit those family members because they are concerned about them, but those members stood up and took that risk. They can look themselves in the mirror every morning.
We wrote an open letter. I think I am pretty lucky, because that open letter was signed by members from all parties of the House, members of the Quebec National Assembly, and Jean-Luc Brassard, who won an Olympic gold medal for Canada in 1994. They signed this letter calling for the Beijing Olympics to be relocated if China continues its genocidal campaign.
Everyone is telling me that I am crazy because it is impossible to relocate the Olympics with just one year's notice. My answer is that where there is a will, there is a way. That is the first thing. Scientists created a vaccine in short order. Everyone told them it was impossible, yet they did it.
Politicians only need the political will. It could have been done. The Tokyo Olympic Games were delayed one year because of the pandemic. Everyone agreed, and no one asked questions when it was announced that the Tokyo Olympics would be postponed for one year. When the Olympics are delayed because of a pandemic, everyone is all right with it, but when we go after the 2022 Olympics because of a genocide, I am told it cannot be done.
Where is the logic in that? If we were able to do it for Tokyo, why can we not do it for Beijing? It is not a pandemic, it is a genocide. Is that not important enough?
I do not understand why any members would be against this idea, given that they get up in the morning telling themselves that they work for their voters and for what is right. What is right is to fight against a tyrannical regime and protect the people who are being oppressed by this regime.
Personally, I am happy, because when I look myself in the mirror, my conscience is clear. There are members on the other side of the House who are going to have to ask themselves a question of vital importance: Why do we enter politics?
Politicians always have to make difficult decisions. They are difficult to make because obviously we know full well what kind of country China is. We know that it is a force to be reckoned with, a global power, and no one wants to upset a global power, considering the economic repercussions. There are also the two Michaels and Huawei to think of.
Do people go into politics expecting it to be easy? No, people go into politics knowing they will have to make difficult decisions. Still, they must be fair. Just because it is hard does not mean it is not fair.
The Prime Minister needs to take a hard look in the mirror. This government needs to look in the mirror and decide whether it will name the problem or not. Once it names the problem, it will be a lot easier to tackle it.
A genocide is currently being carried out in Xinjiang against Uighurs and Turkic Muslims. The government needs to name it and stand up to China. I hope the Liberals will be able to take a good hard look at themselves once they do.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie de sa question mon honorable collègue, que j'apprécie vraiment.
Plus tôt, il a émis une hypothèse selon laquelle il serait facile pour le gouvernement de ne pas envoyer de personnel diplomatique pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques de Pékin.
C'est un premier pas, bien entendu, mais je pense qu'il n'est pas non plus trop tard pour faire encore plus de pressions et se servir encore plus de ce levier qui est à sa portée. Présentement, ce qui fait le plus mal à la Chine, c'est son image à l'international, mais aussi sur le plan domestique. S'attaquer aux Jeux olympiques de Pékin, c'est aider les Ouïghours.
Nous allons travailler main dans la main avec tous mes amis de tous les partis, avec tous ceux qui le veulent.
Madam Speaker, I thank my hon. colleague, whom I admire, for his question.
Earlier he posited that it would be easy for the government not to send diplomatic personnel to the next Olympic and Paralympic Games in Beijing.
That is a first step, of course, but I also think that it is not too late for the government to exert even more pressure and use even more of the leverage at its disposal. The thing that hurts China the most is its image at home and abroad. Going after the Olympic Games in Beijing will help the Uighur people.
We will work hand in hand with all my friends from all the parties, with anyone who is so inclined.
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BQ (QC)
Madame la Présidente, c'est drôle qu'on me parle d'alliance des partis de l'opposition. Ce que je vois plutôt, c'est une alliance du gouvernement libéral et de leur club-école du NPD sur beaucoup de sujets.
En ce qui concerne le temps de parole, on nous a imposé le bâillon à quelques reprises, alors même qu'on a prorogé le Parlement pendant six semaines. Que le député d'en face ne vienne pas me parler de temps pour discuter. Le gouvernement a fermé le Parlement pendant six semaines et a fait de l'obstruction systématique au Comité permanent de la défense nationale et au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique.
Si les libéraux veulent être sérieux et me dire que nous sommes en train de parler de choses qui ne sont pas assez intéressantes à leur goût, qu'ils fassent amende honorable et regardent ce qu'ils ont fait. Présentement, leur bilan, sur le plan du temps de parole à la Chambre, ça fait dur.
Madam Speaker, it is funny to hear the member talk about an opposition alliance. The way I see it, there is an alliance between the Liberal government and their NDP farm team on numerous issues.
As far as speaking time is concerned, the government has imposed time allocation a few times and even prorogued Parliament for six weeks. The member opposite better not talk to me about speaking time. The government shut down Parliament for six weeks and systematically filibustered at the Standing Committee on National Defence and the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics.
If the Liberals want to be serious and tell me that we are currently talking about things that do not suit their taste, then they can do the honourable thing and look at their own track record. Their record on speaking time in the House is not looking so good.
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BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Cela ne fait pas longtemps que je suis député, mais j'ai quand même suivi cela un peu dans ma vie, parce que j'avais un père qui l'était, et j'ai suivi les débats pendant 20 ans. Je pense que, en ce qui concerne les droits de la personne et la coopération internationale, le gouvernement actuel a atteint des sommets d'hypocrisie. Il se vautre dans une espèce d'image de Superman, en disant qu'il est pour les droits de la personne et qu'il défend les valeurs canadiennes un peu partout à l'étranger.
Lorsque les libéraux chialaient sur le fait que les conservateurs ne donnaient pas assez d'argent au développement international sous le gouvernement Harper, cela représentait 0,32 % du PIB; or, sous le premier ministre actuel, on est à 0,27 % du PIB.
Encore une fois, le gouvernement se vautre dans des images de Superman et des droits de la personne, mais, quand les vraies questions et les décisions difficiles arrivent, il s'écroule, courbe l'échine et plie les genoux. C'est toujours la même chose avec ce gouvernement.
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
I have not been an MP for long, but I have a pretty good sense of how it works because my father was one, and I kept tabs on the debates for 20 years. I think that, when it comes to human rights and international co-operation, this government is the epitome of hypocrisy. It loves to present itself as some kind of Superman, a supporter of human rights and defender of Canadian values all around the world.
When the Liberals complained about the Harper Conservatives not giving enough money to international development, the contribution at that time was 0.32% of GDP. Under this Prime Minister, it is 0.27% of GDP.
Again, the government is passing itself off as Superman and a human rights champion, but when it comes time to deal with real issues and make hard decisions, it falls apart and crumbles, totally spineless. It is always the same thing with this government.
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BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Premièrement, je l'ai dit plus tôt, je pense qu'il faut reconnaître qu'il y a un génocide. Le gouvernement doit le faire, et c'est le premier pas. Si l'on veut avancer dans une direction, il faut toujours bien faire un premier pas. C'est vital et c'est majeur, et le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères doivent le faire.
Deuxièmement, on doit absolument réussir à avoir des observateurs internationaux sur place, au Xinjiang, des observateurs impartiaux, bien évidemment. Encore une fois, c'est vital.
Le gouvernement chinois dit que le Xinjiang n'est pas fermé, contrairement au Tibet par exemple, mais il n'accepte pas de recevoir des observateurs internationaux sur son territoire.
Je pense que le gouvernement, lorsqu'il sera capable de nommer le mot « génocide », va pouvoir aller dans cette direction-là, demander à son ambassadeur à l'ONU, l'honorable Bob Rae, d'amener le sujet sur la table et de travailler en ce sens pour qu'on ait des gens sur place.
À partir de ce moment-là, on a une chance de sortir le peuple ouïghour du joug sous lequel il est présentement.
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
First, as I said earlier, I believe that we must recognize that this is a genocide. The government must do so, and that is the first step. If we want to move in a certain direction, we must take the first step. It is essential and significant, and the Prime Minister and the Minister of Foreign Affairs must do it.
Second, we absolutely must get international observers on the ground in Xinjiang, and they must be impartial observers, of course. Once again, that is essential.
The Chinese government says that Xinjiang is not closed, unlike Tibet, but it is not allowing international observers to enter the area.
I believe that once the government can bring itself to utter the word “genocide”, it will be able to move in that direction, ask its ambassador to the UN, the Hon. Bob Rae, to put this issue on the table, and work on getting people on the ground.
Once that happens, we will have a chance to free the Uighur people from the yoke of Chinese oppression.
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BQ (QC)
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2021-06-02 17:28 [p.7844]
Madame la Présidente, je félicite mon collègue de son excellent discours.
Je m'explique difficilement le comportement des libéraux. Qu'est-ce qui explique cette hypocrisie? On le voit dans plusieurs domaines, mais c'est vraiment un cas flagrant.
Est-ce simplement pour défendre des intérêts économiques particuliers? Quelles sont les conséquences si l'on accepte de collaborer comme cela avec un pays qui est en train de commettre un génocide pour des raisons économiques?
Je ne vois pas où l'on s'en va, alors j'aimerais que mon collègue s'exprime un peu plus là-dessus.
Madam Speaker, I congratulate my colleague on his excellent speech.
I am having a hard time understanding the Liberals' behaviour. What is behind this hypocrisy? Their hypocrisy is evident in a number of areas, but this case is particularly bad.
Are they simply trying to protect specific economic interests? What are the consequences of agreeing to collaborate like this with a country that is committing genocide for economic reasons?
I do not see where they are going with this, so I would like to hear my colleague's thoughts.
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BQ (QC)
Madame la Présidente, l'histoire n'est pas nouvelle.
Rappelons-nous que, dans les années 1930, quand un bateau rempli de réfugiés juifs est arrivé, le premier ministre canadien a retourné le bateau en disant: « None is too many ». Nous avons un premier ministre canadien qui a fait cela. Là, on voudrait répéter l'histoire et revivre dans le même film? Je ne pense pas. Je pense que personne ne veut être du mauvais côté de l'histoire dans ce dossier qui nous touche et dont nous parlons aujourd'hui.
Pour répondre à mon collègue, je ne m'explique malheureusement pas la position du gouvernement dans ce dossier. Le fait de nommer le génocide fait en sorte que nos amis ouïghours vont retrouver de l'espoir. Présentement, l'espoir est ce dont ils ont besoin, et le gouvernement pourrait changer les choses.
J'ai encore foi qu'il va le faire et qu'il va voir la lumière. Je suis convaincu que le gouvernement est capable de le faire. Maintenant, ce que je ne sais pas, c'est s'il veut le faire.
Madam Speaker, this is nothing new.
I remind members that in the 1930s, when a boat filled with Jewish refugees arrived on our shores, the Canadian prime minister turned it away, saying, “None is too many”. A Canadian prime minister said that. Should history be repeated today? I do not think so. I do not think anyone wants to be on the wrong side of history on the issue we are debating today, which affects all of us.
I have to tell my colleague that I also cannot understand the government's position on this. We could give our Uighur friends some hope by calling it a genocide. Hope is what they need now, and the government could make a difference.
I still have faith that the government will come to its senses and do that. I believe that the government is capable of doing it. What I do not know is whether it wants to.
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BQ (QC)
Voir le profil de Denis Trudel
2021-04-27 11:17 [p.6219]
Madame la Présidente, je dépose aujourd'hui une pétition qui demande au gouvernement du Canada d'appliquer toutes les sanctions légales prévues dans la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, ou loi de Magnitski, y compris le gel des avoirs et l'interdiction d'entrée au Canada, contre les dirigeants étrangers responsables de violations graves des droits de la personne en Chine.
Depuis des années, des dirigeants du régime chinois orchestrent l'assassinat, la torture et le prélèvement sans consentement d'organes vitaux pour le commerce de transplantation d'organes. Parmi les victimes de cette pratique odieuse, on retrouve des prisonniers politiques, des Ouïghours, des Tibétains et des minorités religieuses telles que les adeptes du Falun Gong.
La persécution des minorités ethniques et religieuses en Chine doit cesser, et les dirigeants responsables doivent être sanctionnés.
Madam Speaker, today, I am presenting a petition calling on the Government of Canada to deploy all legal sanctions, including the freezing of assets, and barring of entry to Canada, against foreign officials who are responsible for gross human rights violations in China under the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act, or the Magnitsky act.
For years, Chinese officials have orchestrated killings, torture and forced organ harvesting for the purposes of trade and transplantation. The victims of this abhorrent practice include political prisoners, Uighurs, Tibetans and religious minorities such as Falun Gong practitioners.
The persecution of ethnic and religious minorities in China needs to stop and the leaders responsible must be sanctioned.
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