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Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, nous prenons part ce soir à un débat exploratoire et l'objectif de ces débats est de donner l'occasion aux députés d'exprimer leur opinion sur l'établissement de politiques concernant un enjeu urgent. Le gouvernement a envoyé aujourd'hui une délégation à Washington dans le but manifeste de discuter du différend sur le bois d'œuvre. Je voudrais brièvement décrire, dans le peu de temps qui m'est accordé, quel est le problème et quelles seraient deux solutions pour le régler.
Il faut d'abord établir les faits. Les faits sont que le gouvernement américain est devenu plus protectionniste, en particulier dans ses politiques concernant le Canada, sous l'actuelle administration. Mon collègue de Timmins—Baie James a décrit certains des problèmes qui entourent tout ce qui concerne les politiques relatives aux produits laitiers; il y a aussi les crédits d'impôt pour les véhicules électriques dont ma collègue de Markham—Thornhill a parlé; il y a aussi le fait que les Américains font la sourde oreille face aux demandes répétées concernant la canalisation 5 et je sais que le gouvernement est resté silencieux au sujet du pipeline Keystone XL, mais les gouvernements provinciaux, eux, ne sont pas restés les bras croisés. Je pourrais parler de nombreux problèmes, mais le doublement des droits de douane sur le bois d'œuvre indique qu'il y aurait quelque chose de déréglé dans les relations canado-américaines. La question est de savoir pourquoi. Tout le monde ici devrait chercher à comprendre ce qui se passe d'une manière pondérée.
Le monde a changé, et il est avantageux pour nous tous d'avoir de bonnes relations avec les États‑Unis et une certaine intégration de nos politiques en matière d'économie, de défense et d'immigration à l'échelle du continent. C'est logique parce que le monde a changé. En ce qui concerne les chaînes d'approvisionnement et le commerce, nous devons travailler avec des partenaires aux vues similaires. Nous devons donc nous demander pourquoi cette relation s'est détériorée.
Dans le cas qui nous occupe, je crois que la raison est toute simple. Je pense que la relation n'a pas été entretenue et que les Américains ne s'en préoccupent pas. Je suis sûre qu'ils ne sont pas indifférents; je connais au moins un Américain qui se soucie de moi. Il m'écoute peut-être en ce moment, et je lui offre mes condoléances. Cependant, du point de vue de la balance commerciale, étant donné que les exportations des États‑Unis vers le Canada ne représentent que 2 % de la valeur de leurs exportations, je dirais que le Canada représente une si petite part de marché pour les États‑Unis, comparativement à l'importance que le marché américain représente pour le Canada, que, si les deux pays n'avaient pas déjà entretenu une relation qui n'existe plus maintenant, je ne pense pas que les Américains nous écouteraient.
C'était très décevant de voir les réseaux mis en place lors des négociations de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, comme les relations de ville à ville, la présence des premiers ministres aux réunions avec les autorités étatiques, les liens entre les gens d'affaires, de voir tous ces réseaux être démantelés en quelque sorte par le gouvernement actuel. Je ne sais pas si c'était de fruit d'une mauvaise gestion ou simplement d'un effritement, mais sans ces relations, le gouvernement ne s'en souciera pas. En politique étrangère, la première règle est de pouvoir discuter avec quelqu'un avec qui vous avez partagé un repas pour lui dire: « Je comprends où sont les points communs et les divergences, alors travaillons ensemble pour nous entendre ». Je ne pense pas que cela soit arrivé. Je répète que nous sommes une erreur d'arrondissement pour les Américains à bien des égards. Nous devons faire en sorte de compter pour eux. C'est la suggestion que je ferais bien humblement au gouvernement: rétablissons nos relations avec les Américains.
Mon dernier point est le suivant. Je connais un Américain plutôt bien. Je sais que si quelque chose ne l'intéresse pas, je peux soit essayer de l'amadouer, soit le forcer à s'y intéresser. Il faut parfois amener un partenaire commercial à nous écouter et, malheureusement, c'est par la voie des mesures de représailles qu'on y arrive.
Comme nous l'avons souligné à la Chambre cette semaine, nous disposons d'outils de contestation prévus dans l'Accord Canada—États-Unis—Mexique. Le gouvernement devrait informer l'industrie canadienne de ses plans en ce sens et il devrait en aviser ses partenaires américains. Cela dit, j'ose espérer que nous pouvons bel et bien rétablir les relations entre les deux pays. Elles ont été très affaiblies, mais le gouvernement ne peut plus dire que Donald Trump est au pouvoir. Il faut donc travailler à améliorer ces relations sous l'égide d'Affaires mondiales, qui a vu plusieurs ministres à sa tête en une très courte période.
Le gouvernement doit reconnaître qu'il s'agit d'une nécessité, faire preuve de leadership politique et donner une orientation claire pour que ces relations fonctionnent à tous les niveaux, non seulement à l'échelon des ministres, mais aussi entre les États et les provinces, entre les municipalités et entre les dirigeants de l'industrie. Si les discussions sont rompues, ce sont d'autres acteurs de partout dans le monde qui profitent du fait que nous n'avons pas intégré nos chaînes d'approvisionnement, que nous ne travaillons pas ensemble et que nous nous livrons ces ridicules guerres commerciales au lieu d'adopter une approche continentale à l'égard de certaines valeurs tout en conservant notre souveraineté et notre droit souverain sur notre économie.
C'est donc ce que je propose humblement, en tout respect, en ce débat exploratoire ce soir: rétablir les relations avec les Américains et faire en sorte qu'ils soient à l'écoute.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Monsieur le président, j'aimerais entendre les réflexions du député sur l'expansion des marchés d'exportation au-delà des États-Unis.
Nous pouvons discuter de la diversification de l'industrie dans des marchés secondaires comme celui des meubles ou de tout autre produit en bois, mais ce que le gouvernement a de mieux à faire, entre autres, c'est de trouver des moyens de permettre à l'industrie d'augmenter le nombre de marchés pour les produits qu'elle fabrique déjà, que ce soit au Québec, en Colombie-Britannique ou au Manitoba, ma province.
Le député pourrait-il nous dire s'il y a des pays, selon le Bloc, où nous devrions chercher à élargir ces marchés? J'aimerais qu'il nous dise ce qu'il en pense.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Monsieur le président, j'aimerais d'abord savoir quoi en penser. Or, je n'ai entendu aucune intention. Je veux plutôt dire que j'ai entendu l'intention, mais que je n'ai pas vu la chair autour de l'os.
J'aimerais être le premier à pouvoir dire que j'ai vu la politique proposée, qu'elle a de l'allure, que telle chose ou telle autre devrait être améliorée. Cependant, il n'y a rien en ce moment. Il n'y a que du néant, que du vent. Ce sont encore une fois des paroles vides.
Mon collègue me demande si je suis en faveur de la transformation et de la diversification des marchés. J'en ai parlé. Maintenant, quand est-ce qu'on va joindre la parole aux actes?
Nous ne formons pas le gouvernement. Il appartient aux libéraux de répondre à cette question.
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Madame la présidente, je vous remercie de me le rappeler. C’est très important. J'informe donc la Chambre que je partagerai mon temps de parole avec mon collègue de Prince George—Peace River—Northern Rockies qui est un extraordinaire député de la Colombie-Britannique.
Pour continuer, je dirais que ce dont nous débattons, ce soir, c’est un secteur important de l’économie canadienne. Il l’est, entre autres, en Colombie-Britannique, au Québec et dans d’autres provinces au Canada.
Le Québec n’est pas encore un pays. Au Parti conservateur, on ne travaille pas dans ce sens-là, mais on va le protéger.
J’ai parlé de l’Hôtel de glace. Il se trouve dans la région périphérique de Québec. Je participe au débat ce soir parce que je représente un secteur de ma circonscription qui est plus rural et où il y a des moulins à scie et des scieries. Par contre, si on regarde la liste de tous les libéraux qui ont pris la parole ce soir, on voit qu’ils représentent des tours à bureaux et des stationnements plutôt que des régions rurales où il y a des scieries et des moulins à scie.
Je pense qu’il faut prendre cela au sérieux. Je trouve que le gouvernement en place depuis les six dernières années banalise l’économie comme si ce n’était pas important et pellette le problème en avant. On n’amène pas de solution. C’est malheureux.
On est au début d’une relance économique. Je pense que ce qui est important, lorsqu’on est au début d’une relance économique, c’est d’être en avant de la parade. Il faut avoir les outils pour attaquer, il faut avoir la main‑d’œuvre. Si on regarde l’actualité, on voit que la pénurie de main‑d’œuvre est très présente.
Puisqu'il me reste peu de temps, je dirais tout simplement qu’on peut chialer sur le fait de voir ce que les libéraux font. Toutefois, au lieu de chialer, je vais amener une solution. Je pense que c’est important de travailler pour dénouer ce problème. Je pense que si on met nos culottes, ici au Canada, et qu’on dit aux gens des États-Unis que nous ne leur enverrons plus de bois d’œuvre, que c’est terminé pour les six prochains mois, ce sont les citoyens américains qui vont demander aux gouverneurs de leurs États de faire le nécessaire pour accélérer le processus.
Notre premier ministre n’est pas capable de mettre de la pression. Il n’a pas de levier pour forcer le gouvernement américain. Le marché américain est très important. Je pense qu’il faut soutenir cette industrie en interrompant l’exportation aux États-Unis et en la subventionnant pour que les entreprises puissent absorber la perte de revenus. Dans six mois, tout va revenir. Je pense qu’il faut développer cela. C’est une piste de solution. Je pense qu’il faut construire et trouver des solutions pour que nous puissions relancer notre économie et faire partie de la relance.
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