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Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, si j’ai bien compris le député, il a dit dans son discours que les exigences liées à la vaccination pour traverser la frontière ont des répercussions négatives pour le Canada, mais il omet complètement de dire que le Canada et les États‑Unis ont exactement les mêmes exigences. Les camionneurs canadiens ne sont pas refoulés à la frontière et n’ont pas de problèmes avec les agents frontaliers canadiens, car ils ont déjà eu à montrer leur preuve de vaccination à un agent frontalier américain pour entrer aux États‑Unis. De la même façon, un camionneur américain quittant le Canada et retournant aux États‑Unis a dû montrer sa preuve de vaccination pour entrer au Canada.
Comme la règle est tout à fait identique des deux côtés de la frontière, comment peut-il affirmer qu’un côté de la frontière reçoit des répercussions négatives et l’autre non?
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Madame la Présidente, la réalité sur le terrain est que les exigences relatives à la vaccination occasionnent des problèmes pour les agriculteurs. Le député d'en face peut pointer les autres gouvernements du doigt et il peut les blâmer autant qu'il le veut, mais le fait est que le gouvernement libéral actuel n'a pas fait preuve de leadership dans ce dossier. Il n'a pas communiqué avec la Maison-Blanche. Nous savons qu'aux États‑Unis, il y a des exemptions pour les entreprises qui ont moins de 100 employés. Or, on constate que les camionneurs américains non vaccinés ne se déplacent pas. Ils ne viennent plus au Canada comme avant, pour livrer nos biens aux producteurs américains qui en ont besoin. Au lieu de rejeter le blâme sur les autres et d'essayer de nier leur propre responsabilité dans la gestion du problème, le gouvernement et le premier ministre devraient peut-être prendre le téléphone et appeler le président pour essayer de trouver une solution qui permettrait de relancer l'économie canadienne.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Monsieur le Président, un des sous-entendus de la motion est que le gouvernement du Canada pourrait faciliter l'échange des biens et services de part et d'autre de la frontière unilatéralement, mais il y a toujours des exigences du gouvernement américain concernant les vaccins qui touchent l'échange des biens et services.
Le député aimerait-il faire des commentaires sur cet aspect de la motion?
Voir le profil de Kody Blois
Lib. (NS)
Voir le profil de Kody Blois
2022-02-02 17:26
Monsieur le Président, je suis absolument ravi de partager une frontière de circonscription avec vous.
Aujourd'hui, nous sommes là pour parler du projet de loi C‑8, qui comporte une série de mesures législatives donnant suite à la mise à jour économique de la ministre des Finances en décembre.
J'utiliserai le temps qui m'est imparti aujourd'hui pour parler de la mise à jour économique dans son ensemble, y compris: la façon dont le gouvernement est intervenu pour éviter les pires circonstances économiques de la pandémie; les mesures législatives contenues dans le projet de loi; et l'importance de la croissance économique pour assurer la viabilité financière de notre pays et sa capacité à offrir d'importants programmes sociaux dans les jours à venir, notamment dans certains domaines d'intervention qui, selon moi, seraient avantageux pour le gouvernement.
Quand nous débattons de ce projet de loi, il est important de nous transposer en mars 2020. Nous étions alors aux prises avec le plus grand défi économique de notre époque, la crise économique la plus grave depuis la Grande Dépression. Pendant que nous en apprenions chaque jour sur le nouveau coronavirus, le gouvernement ne disposait en réalité que de deux options. D'une part, il pouvait intervenir et contribuer à soutenir la stabilité économique du pays en venant en aide aux personnes, aux entreprises, aux provinces et aux territoires. D'autre part, il pouvait adopter une politique du laisser-faire consistant à accepter stoïquement les dommages économiques, mais à freiner les dépenses. Advienne que pourra.
Je compare ces deux stratégies même si la crise économique de 2008-2009 est distincte de la crise actuelle, car il faut tout de même souligner que les options choisies par ces deux gouvernements, respectivement le gouvernement Harper de l'époque et le gouvernement actuel, sont complètement différentes. Je le mentionne parce que l'économie n'en est pas sortie indemne à l'époque. Comme le gouvernement Harper n'avait pas injecté les liquidités nécessaires, il a fallu des années pour renouer avec la prospérité économique d'avant la crise.
Cette comparaison permet de bien montrer le contraste entre les deux gouvernements. Aux prises avec une crise inédite, nous avons pris des mesures robustes et nous avons débloqué des fonds pour ne pas laisser tomber les gens.
Comme nous le verrons aujourd'hui, alors que nous passons en revue les différentes mesures adoptées par le gouvernement, le PIB est revenu au même niveau que celui d'avant la pandémie, et nous avons récupéré plus d'emplois que tous ceux qui ont été perdus au plus fort de la pandémie. Je veux que les Canadiens et les parlementaires y réfléchissent alors que nous discutons du projet de loi à la Chambre aujourd'hui et qu'ils songent à notre situation actuelle ainsi qu'au chemin parcouru.
Je m'en souviens. Je me souviens que j'étais chez moi, dans ma circonscription, Kings—Hants, peu après mon élection de 2019 comme député. En fait, vous et moi étions chacun à la maison, monsieur le Président. Je me rappelle que je souhaitais ardemment être ici, mais que j'avais tout de même le privilège de pouvoir représenter mes concitoyens à distance. Je me souviens de la rapidité avec laquelle le gouvernement a mis des mesures en place, que ce soit la Prestation canadienne d'urgence, dont ont pu se prévaloir les personnes ayant perdu leur emploi à cause de la pandémie, ou la subvention salariale, qui a été accordée aux entreprises à mesure que leur situation économique changeait.
C'était une période d'incertitude, comme tous les parlementaires peuvent le constater. J'ai entendu toutes sortes d'histoires, que ce soit au sujet de la Prestation canadienne d'urgence, qui a permis d'aider une famille à traverser cette période difficile, ou de la subvention salariale. Des entrepreneurs ont dit que leur entreprise n'existerait plus aujourd'hui si le gouvernement n'était pas intervenu.
La semaine dernière, j'étais à Windsor pour aller au Mermaid Theatre. Pour les Canadiens qui nous regardent et qui ne le savent peut-être pas, le Mermaid Theatre fait un travail extraordinaire. Il s'agit d'un spectacle de marionnettes. Le théâtre, qui est établi dans la petite ville de Windsor, en Nouvelle‑Écosse, parcourt le monde pour pratiquer son art. Si nous n'avions pas accordé ces subventions salariales, la troupe du Mermaid Theatre n'existerait plus aujourd'hui.
Au contraire, nous l'avons aidé à traverser la pandémie. Grâce au soutien que le gouvernement lui a fourni pour lui permettre de traverser cette période, la troupe passe maintenant à l'apprentissage en ligne et elle est capable de présenter ses spectacles de marionnettes sous forme numérique. Elle utilise des technologies novatrices pour présenter ses œuvres partout dans le monde parce qu'elle ne peut pas présenter de spectacles en salle devant 3 000 personnes. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Je veux parler du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes. Il s'agit d'un autre outil qui permet de fournir des liquidités aux entreprises. Les députés se souviendront que 25 % du prêt devient une subvention si les entreprises sont en mesure de rembourser le montant emprunté. Nous avons maintenant prolongé le délai de remboursement jusqu'au 31 décembre 2023.
J'aime appeler un chat un chat à la Chambre. Le gouvernement n'est pas parfait. De ce côté-ci, nous ne sommes pas parfaits, mais nous avons dirigé des programmes qui ont répondu en grande partie aux besoins des Canadiens. Certaines entreprises ne répondaient pas aux critères des programmes que nous établissions. C'est pourquoi nous avons mis l'accent sur le Fonds d'aide et de relance régionale. Ce fonds était administré par les agences de développement régional. Dans notre région du Canada atlantique, il était administré par la Corporation au bénéfice du développement communautaire, ou CBDC.
Les CBDC travaillaient avec les entreprises. Il était possible qu'une entreprise n'ait pas besoin d'un prêt de 40 000 $ et qu'un prêt de 10 000 $ lui suffise pour mener à bien ses projets. Les CBDC pouvaient travailler avec des entreprises qui ne répondaient pas autrement aux critères des programmes. Il s'agit d'un programme extrêmement bénéfique.
Je tiens à féliciter l'ancienne ministre du Développement économique, qui occupe maintenant le poste de ministre des Affaires étrangères. Il y avait une disposition qui permettait aux CBDC de conserver les capitaux propres qu'elles gagnaient. Ces fonds seraient retournés et les entreprises dans l'ensemble du Canada pourront s'en servir pour réaliser de petites initiatives.
Il a beaucoup été question des aînés à la Chambre. C'est un sujet très important. Ma circonscription, Kings—Hants, compte beaucoup d'aînés. Je tiens à souligner que, pendant la pandémie, nous les avons épaulés, et nous savons qu'il reste du travail à faire.
Nous avons versé un supplément de 300 $ aux prestataires de la Sécurité de la vieillesse, et de 200 $ aux bénéficiaires du Supplément de revenu garanti. Nous avons augmenté de 10 % les prestations de la Sécurité de la vieillesse destinées aux personnes de 75 ans et plus, et nous promettons d'augmenter le Supplément de revenu garanti de 500 $. Cela fait partie de la plateforme électorale du gouvernement. Bien entendu, tel qu'il était indiqué dans la mise à jour économique, il y a aussi eu une importante mesure visant à réduire et à éliminer les récupérations effectuées auprès des aînés ayant bénéficié de prestations liées à la pandémie.
Nous avons aussi épaulé les travailleurs essentiels grâce à certains programmes. Ce n'est pas rien. Tous les députés à la Chambre ont adopté ces mesures. Je sais que des députés conservateurs en ont éprouvé une certaine frustration. Je n'hésite pas à le dire. Je pourrai peut-être en discuter avec certains députés présents à la Chambre aujourd'hui lorsque viendra le moment des questions.
Dans un même souffle, les conservateurs accusent les libéraux d'en faire trop et de verser trop d'eau sur le feu, affirmant que nous aidons trop les Canadiens, puis, littéralement à la phrase suivante, ils affirment que le gouvernement n'en fait pas assez. De ce côté-ci de la Chambre, nous n'avons cessé de demander aux membres de la loyale opposition de Sa Majesté de prendre position une fois pour toutes en matière d'économie. Nous pourrons peut-être en discuter tantôt.
Je souhaite parler des résultats qu'ont produits les efforts du gouvernement, pour les gens qui écoutent les débats. Comme je l'ai déjà dit, nous avons récupéré 108 % des emplois perdus au plus fort de la pandémie. Autrement dit, nous avons créé plus d'emplois qu'il y a eu d'emplois perdus pendant la pandémie. À titre de comparaison, nos voisins du Sud, les États-Unis, ont récupéré jusqu'ici 84 % des emplois perdus. Nous avons donc de bons résultats pour ce qui est de l'emploi. Comme je l'expliquerai pendant mon discours, du fait de la force actuelle de l'économie, il y a même des emplois vacants, et nous devons déployer des efforts supplémentaires pour amener les Canadiens à les occuper.
La mise à jour économique prévoyait que le PIB reviendrait à son niveau prépandémique. Je crois que la ministre des Finances a dit hier que c'était chose faite, en réponse à une question. Cela dit, nous savons que le variant Omicron apporte son lot de défis. Le ratio de la dette du Canada par rapport à son PIB est toujours le meilleur de tout le G7. Le ministère des Finances prévoit, bien sûr, une baisse de ce ratio au cours des cinq prochaines années. Autre fait important, le Canada a conservé une excellente cote de solvabilité tout au long de la pandémie.
La ministre des Finances l'a dit ici, et il me semble qu'elle l'a répété hors de nos murs: il ne saurait y avoir de meilleure politique économique qu'une politique sanitaire vigoureuse. Nous reviendrons sur les mesures contenues dans le projet de loi, mais disons que je suis tout à fait d'accord avec la ministre. Les députés se rappelleront tout ce que le gouvernement a fait pour se procurer des vaccins, y compris des doses de rappel, même si la planète au complet se les arrachait.
Je tiens à lever mon chapeau à l'ancienne, mais aussi à l'actuelle ministre des Services publics et de l’Approvisionnement pour son excellent travail dans le dossier des tests. Quant à ma collègue d'Oakville, qui a des liens avec la circonscription de Kings—Hants et qui a grandi à Kentville, j'estime qu'elle a fait un boulot du tonnerre. Le gouvernement a tout fait pour que la population ait accès aux doses de vaccin et de rappel dont elle avait besoin.
Les efforts se poursuivent dans le dossier des tests de dépistage rapide. Le projet de loi prévoit 1,72 milliard de dollars en provenance du Trésor afin de faciliter l'acquisition de ce type de tests, qui pourront ensuite être distribués par les provinces.
Le gouvernement a aussi dépensé des milliards de dollars en équipement de protection individuelle. Là encore, je crois que les parlementaires ont tous une leçon à tirer de cette expérience: prenons soin des chaînes d'approvisionnement. Chose certaine, le gouvernement a su tirer parti des ressources et des outils à sa disposition, ici autant qu'à l'étranger, pour que les travailleurs de la santé aient de l'équipement de protection.
Le projet de loi comporte d'autres mesures en lien avec la pandémie qui représentent des milliards de dollars en soutien direct à la santé. Le Fonds de résilience à la COVID‑19 a été une occasion pour les provinces et les territoires d'examiner les ententes bilatérales en matière d'infrastructure afin de consacrer 10 % des fonds prévus dans le cadre de celles-ci à des projets de santé pour accroître la résilience à la COVID‑19. Je sais qu'il y a eu de tels projets dans ma circonscription. Par exemple, l'école élémentaire de Port Williams a reçu environ 1 million de dollars pour améliorer son système de ventilation. Il y a d'autres projets qui sont réalisés partout au Canada grâce au travail du gouvernement.
Je veux m'assurer d'aborder également les mesures législatives du projet de loi. Il y en a sept. Je vais les présenter rapidement, car je pense qu'elles sont extrêmement importantes.
La première est le crédit d'impôt offert aux petites entreprises qui investissent dans l'amélioration de la qualité de l'air. Nous savons que cela est important. Nous collaborons avec les provinces. Les dépenses admissibles des entités seraient limitées à un maximum de 10 000 $ par emplacement et à un maximum de 50 000 $ pour des organismes qui appartiennent à un seul propriétaire bénéficiaire. Ce sont d'importants investissements de notre part, qui s'ajoutent à quelques-uns des crédits d'impôt qui étaient prévus dans le budget de 2021 et qui visent des technologies de numérisation dont les petites entreprises peuvent se servir, compte tenu de l'évolution des habitudes des consommateurs, qui ne se rendent plus nécessairement dans les entreprises, mais préfèrent magasiner en ligne. Selon moi, c'est extrêmement important.
Il y a un nouveau crédit d'impôt remboursable pour les agriculteurs dans les administrations assujetties au filet de sécurité fédéral en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et au Nouveau‑Brunswick. Cela est extrêmement important pour la compétitivité de l'agriculture canadienne. Il s'agit d'un engagement de 100 millions de dollars prévu dans le budget de 2021, et je me réjouis de le voir aller de l'avant.
Nous avons élargi la composante voyage de la déduction pour les habitants de régions éloignées. Nous savons qu'il est extrêmement important que ces contribuables puissent obtenir un crédit d'impôt remboursable dans leur déclaration de revenus. Ce sont de bonnes mesures. En tant que député ministériel d'une région rurale, je suis en mesure d'en apprécier la valeur.
Parlons de la Loi sur la taxe sur les logements sous-utilisés. Nous savons que le logement est une des principales préoccupations au pays. Nous avons haussé la barre avec cette loi, qui instaure une taxe de 1 % sur la valeur globale réelle des immeubles résidentiels visés. La mesure ne s'applique pas aux Canadiens, mais aux personnes non-résidentes non-canadiennes qui possèdent un immeuble qui ne sert pas à loger quelqu'un. Il peut s'agir d'une propriété sur le marché spéculatif. C'est là l'une des mesures que le gouvernement a l'intention d'instaurer au cours des prochains jours. Je lui lève mon chapeau et j'applaudis ce que cela pourrait accomplir. La mesure réglera-t-elle le problème à elle seule? Absolument pas. Je suis convaincu que cela relève en partie des administrations municipales. Nous pourrions trouver des moyens de travailler avec les municipalités afin d'accélérer leurs processus de développement et donner plus de certitude afin d'éviter que les constructeurs de maisons aient à attendre pendant des années. Ces délais font augmenter les coûts et, ultimement, le prix des maisons que, bien entendu, tous les Canadiens cherchent à acheter.
J'ai mentionné la prolongation des prêts au titre du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ainsi que d'autres éléments du projet de loi.
Je veux parler d’où nous nous dirigeons. En tant que député, je pense qu’il est extrêmement important de nous concentrer sur la croissance économique. Nous avons engagé beaucoup de dépenses pendant la pandémie, assurément. C'était nécessaire pour prévenir les pires dommages pour notre économie. Je suis certain que, si nous voulons maintenir un équilibre budgétaire dans les jours à venir, la croissance économique doit être un élément clé.
Il y a quelques nuages à l’horizon, probablement, que nous devons tous garder à l’esprit en tant que parlementaires. Le premier est le variant Omicron. Quand le projet de loi a été déposé à la Chambre, ce variant n’était pas nécessairement encore répandu, mais il aura évidemment un impact sur les prévisions économiques pour 2022. Le variant va entraîner des coûts, et le gouvernement se concentrera sur le montant d’argent.
Nous avons entendu parler de nouveaux fonds pour les soins de santé. Le gouvernement en a promis dans sa plateforme électorale, et les premiers ministres provinciaux en réclament. Nous devons faire attention et nous assurer que les dépenses demeurent stables au fil du temps.
Nous baignons dans une économie mondiale protectionniste. Nous l’avons constaté avant la pandémie avec les États‑Unis et la Chine, et les guerres de droits de douane qui faisaient rage. Le Brexit était une décision qui concernait plus que l’économie, certes, mais il a eu comme conséquence économique de diviser le bloc européen et le Royaume‑Uni. De plus, pour ce qui est de l’organe d’appel de l’OMC, ce dernier est paralysé et incapable d’entendre les appels depuis un bon moment.
L'administration américaine actuelle est très absorbée par ses propres affaires intérieures. Certains éléments de la loi Achetez américain, notamment les véhicules électriques, et une partie de la mesure législative présentée au Sénat concernant l'étiquetage indiquant le pays d'origine auraient des conséquences pour les producteurs canadiens et les éleveurs de l'Ouest, et pourraient leur causer des soucis si cette mesure était adoptée. Nous devons en être conscients. Tout cela pourrait avoir des répercussions économiques. Le gouvernement n'a pas hésité à travailler avec les administrations difficiles des États-Unis. Des liens économiques solides unissent nos deux pays et ces liens demeureront, mais nous devons être attentifs.
J'exposerai rapidement les éléments sur lesquels je crois que le gouvernement doit se concentrer dans le cadre de ce que je considère comme une vaste stratégie de croissance économique. La lettre de mandat de la ministre des Finances aborde ce sujet. Je crois réellement que le temps est venu de nous serrer les coudes pour travailler avec le secteur privé, d'abord, ainsi qu'avec les divers ordres de gouvernement, les organismes sans but lucratif et les dirigeants autochtones pour examiner comment nous pouvons concevoir une stratégie de croissance qui favoriserait la prospérité au pays dans les années à venir.
Nous devons nous concentrer sur notre compétitivité à l'échelle internationale et sur ce que le Canada a à offrir au monde. Cette approche inclut, comme d'autres députés l'ont dit, les secteurs canadiens de l'agriculture, de la foresterie, du pétrole et du gaz ainsi que des mines. Ce sont d'importants secteurs sur lesquels nous devrons continuer de concentrer nos efforts. Nous devons aider les petites et moyennes entreprises à adopter une perspective mondiale et à tirer parti des accords commerciaux déjà conclus.
Nous devons aussi nous concentrer sur le commerce intérieur et l'harmonisation des règles pour accroître l'efficacité économique. Le Groupe d'action sénatorial pour la prospérité, qui est formé de plusieurs sénateurs, a produit un rapport sur le sujet. Selon le groupe, les obstacles au commerce interprovincial privent l'économie canadienne d'une hausse d'environ 2 à 4 % du PIB.
C'est un sujet qui a été maintes fois soulevé. Nous l'avons déjà étudié. Ma circonscription compte une industrie vinicole de calibre mondial, mais la situation est telle que les producteurs affirment qu'il est plus facile d'expédier une bouteille en France ou au Royaume‑Uni qu'au Nouveau‑Brunswick. Dans la société d'aujourd'hui, nous devons être en mesure de faire avancer ce dossier.
Notre collaboration avec les provinces a été excellente pour ce qui est de l'adoption des mesures sanitaires. Utilisons ces liens pour éliminer les barrières économiques et obtenir là aussi des résultats positifs.
Il faut aborder la réglementation des professions de manière à la normaliser. Les soins de santé, la main-d’œuvre, les échanges commerciaux et la mobilité sont des secteurs clés qui requièrent une intervention du gouvernement.
Mon prédécesseur, M. Brison, a présenté une réforme réglementaire dans le budget de 2018. C'est un bon point de départ, mais il faut pousser encore plus loin. En ce qui concerne l'innovation dans l'économie canadienne, des progrès importants sont réalisés du côté des supergrappes, mais il y a plus à faire.
Je terminerai mon allocution en parlant de la technologie du PRM, ou petit réacteur modulaire. J'aurais beaucoup d'autres choses à dire, mais mes 20 minutes s'écoulent trop vite, malheureusement. Même si je reconnais le privilège qui m'est donné de prendre la parole, ce n'est pas suffisant. Le secteur pétrolier et gazier du Canada jouera un rôle important dans notre économie future, quoique plus modeste que ce qu'il a connu dans le passé. Nous devons prendre appui sur la technologie du PRM pour réduire les émissions causées par l'exploitation du pétrole et du gaz dans notre pays. C'est ainsi que nous pourrons continuer d'utiliser cette ressource, car elle sera recherchée à l'échelle mondiale dans les prochaines décennies. En collaborant avec l'industrie et en misant sur l'innovation, nous pouvons créer une synergie de premier plan sur laquelle le gouvernement devrait centrer son attention.
Voir le profil de Jake Stewart
PCC (NB)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd’hui au sujet du projet de loi C‑2. Ces deux dernières semaines, en tant que député et membre du comité des finances, j’ai appris quelque chose de très intéressant. Une des premières questions posées au comité était la suivante: « D’où vient l’argent? »
Le gouvernement libéral va affecter 7,4 milliards de dollars à des programmes semblables à la PCU et aux autres programmes de la première série de mesures qu’il a mises en place pendant la pandémie. Cependant, nous avons depuis appris qu’une partie de cet argent a, en fait, fini dans les poches d’organisations criminelles. Des personnes ont pu frauder et obtenir des fonds publics à des fins criminelles, mais cela ne dérange pas les libéraux, puisque, tout récemment, ils ont réduit les peines pour certaines infractions, notamment celles liées aux armes à feu.
Nous savons que le gouvernement libéral est laxiste face au crime et aux criminels. Les Canadiens le savent. Cependant, si nous regardons ce qu’ils font en ce moment même, ils vont dépenser 7,4 milliards de dollars, et ce, sans qu'on exerce la moindre surveillance. L’Agence du revenu du Canada ne surveille aucunement l'utilisation de ces fonds. Le rapport du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada, le CANAFE, montre que des millions de dollars, de l’argent durement gagné par les contribuables, finissent dans les poches de criminels. D’autres fonds sont allés à des détenus. S’il y avait la moindre possibilité que l’argent des contribuables canadiens remplisse les coffres d’organisations terroristes, les députés peuvent-ils croire que le gouvernement du Canada permettrait qu'une telle chose se produise, mais surtout, qu’il ne réagirait pas?
Les citoyens de Miramichi-Grand Lake ne veulent pas financer des organisations terroristes. Ils ne veulent pas verser d’argent à des détenus. Ils ne veulent pas financer le crime organisé. Ils ne veulent pas financer des criminels dans quelque activité que ce soit, et ils ne veulent certainement pas que les peines imposées pour des infractions liées aux armes à feu soient revues à la baisse.
Le gouvernement libéral fait reculer le Canada à bien des égards en ce moment. Parlons de cette première question, que le député de Carleton a posée au comité: « D’où vient l’argent? » Le gouvernement du Canada n’a aucune idée d’où viennent ces 7,4 milliards de dollars. Il a fini par dire qu’ils viennent du fonds de réserve. Très bien, mais d’où venait cet argent?
J’insiste sur le fait que cet argent proviendrait des recettes énergétiques. Notre pays est un chef de file du secteur de l’énergie. Qu’il s’agisse de pétrole, de gaz, de minéraux ou de mines, nous sommes des chefs de file dans le développement de ces secteurs qui génèrent une part importante des revenus pour notre pays et ses contribuables. Les libéraux financent la PCU et d’autres programmes sans exercer la moindre surveillance, en utilisant les recettes provenant des industries mêmes qu’il cherche à éliminer face au reste du monde.
Actuellement, ils sont incapables de résoudre le problème des droits de douane sur le bois d’œuvre. Les États-Unis ont besoin de plus de pétrole et doivent se tourner vers l’OPEP et d’autres pays pour répondre à leurs besoins en matière de pétrole et de pipelines. Le gouvernement canadien ne pourrait-il pas dire aux Américains: « Nous allons vous fournir du pétrole. Construisons un oléoduc ensemble. En passant, ne pourriez-vous pas supprimer les droits de douane sur notre bois d’œuvre? »
C’est un argument plutôt général, un argument de base, mais je parie que les libéraux ne l’ont jamais formulé. Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils n’ont aucun plan pour notre pays. Ils n’ont aucun plan pour Miramichi—Grand Lake. Tout ce qu’ils veulent faire, c’est parler de la crise climatique et avoir l’appui de tout le monde. Ils avaient le soutien massif des Premières Nations du pays à tel point qu’ils n’ont même pas assisté à la première Journée de la vérité et de la réconciliation. Ils ont mis le drapeau en berne durant six mois.
Nous parlons d’un gouvernement qui n’a aucun respect pour la population canadienne, aucun respect pour l’argent durement gagné par les contribuables de Miramichi—Grand Lake, du Nouveau-Brunswick et des autres provinces et territoires. Nous parlons du gouvernement de ce pays, qui affiche le deuxième taux d'inflation en importance au monde.
J’ai 43 ans. J’ai eu la chance d’acheter une maison construite en 1919 dans une région rurale du Nouveau-Brunswick. Elle n’était pas en très bon état et au fil des années, j’ai fait beaucoup de travaux pour la retaper. Il y a des gens de mon âge et même plus jeunes que moi qui n’auront jamais la chance de devenir propriétaires dans ce pays.
En 2006, j’ai acheté ma maison pour 40 000 $. Aujourd’hui, je pourrais la vendre 160 000 $ ou 170 000 $. J’habite dans une petite localité rurale du Nouveau-Brunswick où la connexion internet est très mauvaise et dont la seule ressource est la forêt. Au fil du temps, j’ai vu disparaître cette industrie. Si la valeur de ma maison a autant augmenté, imaginez ce que vaut aujourd’hui une maison payée 300 000 $ en 2005. Probablement des millions de dollars.
Les Canadiens n’auront pas les moyens d’acheter une maison. Ils n’auront pas d’enfants. Nous devons favoriser la croissance démographique. J’ai quatre enfants. Je peux dire qu’aujourd’hui, élever quatre enfants, cela coûte très cher. Si c’était à refaire, j’en aurais encore quatre. J’adore les enfants.
Cependant, prenons une personne qui a 28 ou 29 ans aujourd’hui. Cette personne veut acheter une maison, une maison qui devrait valoir 250 000 $, mais qui coûte maintenant 800 000 $. Elle a un conjoint qui veut avoir des enfants, mais ces deux personnes n’ont même pas les moyens d’en avoir un. Voilà le pays que le gouvernement laisse à nos enfants et à nos petits-enfants à venir. C’est inacceptable.
En tant que membre de l’équipe conservatrice, je crois qu'il faut demander au comité d'inviter l’Agence du revenu du Canada pour assurer un suivi de l’argent durement gagné par les contribuables canadiens ainsi que la vérificatrice générale, pour l'interroger sur ces questions sérieuses. Cela nous permettra aussi leur demander pourquoi ils ne soumettent pas à une vérification les personnes qui ont escroqué les Canadiens de leur argent durement gagné.
Pourquoi cela se produit-il? Comment le premier ministre du Canada peut-il soutenir cette entreprise? Comment peut‑il dire qu’il défend l’intérêt des Canadiens alors que des gens dans la vingtaine et la trentaine ne pourront jamais posséder une maison dans ce pays? Comment peut-il dire qu’il défend leur intérêt? Il est à l’origine de l’inflation du coût du logement. Le coût du bacon a augmenté de 30 à 35 % rien qu’au cours des deux dernières années. Les gens ne peuvent même plus se payer du bacon.
Je pense qu'il y a abus de pouvoir. Nous avons un premier ministre qui est déconnecté de tous les Canadiens. Il a assurément perdu contact avec la réalité du Canada rural. Il est déconnecté des gens de Miramichi—Grand Lake.
J’ai ici le rapport du Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada. Je suis éberlué qu’on y dise que les fraudes liées au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ont été commises de façon analogue, c'est‑à‑dire que le prêt était transféré du compte d’entreprise du demandeur à son compte personnel, puis retiré en espèces. Nous avons dans ce pays des gens qui s'approprient l’argent des contribuables. Nous avons un million d’emplois non pourvus, des maisons que personne ne peut se payer et de la nourriture que personne ne peut se payer.
C’est la beauté d’être à la Chambre aujourd’hui. J’ai à mes côtés un bon ami de la Nouvelle-Écosse. Mon père est de la Nouvelle-Écosse. J’ai un autre ami ici, de Terre-Neuve, et ils sont ici à travailler pour la population canadienne qui les a envoyés ici. Ils travaillent ici pour s'assurer que l’argent que les contribuables ont gagné à la sueur de leur front fasse l'objet d'un contrôle.
Le Parti conservateur du Canada est le seul parti qui a jamais exercé une surveillance sur l’argent que les contribuables canadiens gagnent à la sueur de leur front. Nous devons tenir le gouvernement responsable parce que le premier ministre est déconnecté, non seulement du Canada rural et de Miramichi—Grand Lake, mais de toute la population canadienne.
Nous devons nous assurer que l’argent des contribuables canadiens ne finance pas des organisations terroristes, des organisations criminelles, des escrocs et des petits criminels. Nous ne pouvons pas nous permettre que l’argent durement gagné par les Canadiens soit versé à ces organisations.
Nous avons présenté une motion au comité. Le Parti conservateur, les membres de ce comité et tous les députés de ce côté‑ci de la Chambre veulent une surveillance du premier ministre, parce que les Canadiens en valent la peine, parce que l’argent de leurs impôts en vaut la peine et parce que la population du pays doit passer en premier.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la présidente, j'ai quelques questions sur nos relations bilatérales avec les États-Unis.
Après six ans, la question de la Commission des pêcheries des Grands Lacs n'a pas encore été résolue. Treize sénateurs et membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont écrit deux fois au gouvernement canadien à ce sujet. Le comité des finances, sous la direction de l'ancien député Wayne Easter, a publié deux rapports, deux années de suite, recommandant que cette question soit réglée.
Le premier ministre a été interrogé à ce sujet lors de sa rencontre avec la délégation du Congrès organisée par le sénateur Schumer et la Présidente de la Chambre des représentants, Mme Pelosi. Quand le gouvernement va‑t‑il s'attaquer à cette question?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Madame la présidente, mon collègue a raison de dire que cette question a été soulevée par des membres du Congrès américain, et j'ai eu la chance d'échanger directement avec le premier ministre à ce sujet. Je sais que c'est très important. C'est une question qui me préoccupe aussi et nous travaillons à la mise au point de solutions.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la présidente, au cours des dernières semaines, le président Biden a dit que les États‑Unis ont besoin de plus de pétrole. En fait, il a demandé plusieurs fois à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole de produire davantage de pétrole, la menaçant même de lui faire subir des conséquences si elle n'obtempérait pas. Il a récemment autorisé qu'on puise 50 millions de barils dans les réserves stratégiques des États‑Unis, et il a demandé au Japon, au Royaume‑Uni, à la Corée du Sud, à l'Inde et même à la Chine de libérer une plus grande partie de leur réserve de pétrole.
Étant donné que le Canada est le quatrième producteur de pétrole au monde, le premier ministre ou le gouvernement a‑t‑il soulevé cet enjeu lors de la rencontre à la Maison-Blanche d'il y a deux semaines?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Madame la présidente, lors de chaque rencontre avec nos collègues et amis américains, nous mentionnons nos intérêts nationaux et nous soulevons bien sûr la question de la canalisation 5, qui est essentielle à l’acheminement de nos produits sur les marchés, notamment aux États‑Unis.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la présidente, il y a deux semaines je crois, le plus influent sénateur à Washington, selon moi, le sénateur démocrate Joe Manchin de la Virginie‑Occidentale, a demandé au président de revenir sur sa décision concernant Keystone XL puisque ce dernier souhaite voir plus de pétrole entrer aux États‑Unis.
Des députés ministériels ont-ils communiqué avec le sénateur Manchin pour discuter de sa déclaration d’il y a deux semaines sur la question et de son souhait que le projet Keystone XL se réalise?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Madame la présidente, nous savons que les travailleurs en Alberta, en Saskatchewan et de partout au Canada auront notre soutien dans le secteur des ressources naturelles, y compris le secteur pétrolier et gazier, et cette question est toujours prioritaire pour le gouvernement dans nos conversations avec nos amis américains.
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Madame la présidente, dans ma province, l'Alberta, l'annulation du projet d'expansion du pipeline Keystone XL est une catastrophe pour des milliers de travailleurs de l'industrie pétrolière et gazière. Ce projet allait procurer de l'emploi à des milliers de travailleurs autochtones et syndiqués, et d'autres pipelines sont maintenant à la merci du président Biden.
Que fait le gouvernement pour tenir tête aux démocrates et protéger nos projets énergétiques essentiels?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Madame la présidente, nous soutiendrons les travailleurs de l'Alberta, de la Saskatchewan et de partout au Canada qui travaillent dans le secteur des ressources naturelles, et plus particulièrement dans le secteur pétrolier et gazier. Nous savons que le Canada est le plus important fournisseur d’énergie des États-Unis, et nous le rappelons sans cesse à nos amis aux États-Unis.
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Madame la présidente, de toute évidence, les relations du premier ministre avec le gouvernement américain se détériorent, et cela nuit aux échanges commerciaux et menace des emplois au Canada. Pendant que la crise de la chaîne d'approvisionnement continue de sévir aux États-Unis et de causer des retards dans le transport des marchandises partout en Amérique du Nord, IRCC et le département d'État américain se traînent les pieds dans le traitement des visas pour les camionneurs. C'est une situation qui a des répercussions directes sur beaucoup de gens de ma circonscription.
Que fait le gouvernement pour régler le problème des arriérés qui touchent les camionneurs?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
Madame la présidente, comme les députés le savent, nous avons accueilli plus de 300 000 réfugiés et nouveaux immigrants au Canada. Nous poursuivons nos efforts pour atteindre notre objectif. Je sais que c'est une question très importante, et nous présenterons notre rapport très bientôt.
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