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Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Conformément à l'article 28(2)b) du Règlement, je dois déposer sur le bureau le calendrier révisé de la Chambre des communes pour l'année 2023.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Il est de mon devoir de déposer sur le bureau, conformément au paragraphe 40(1) de la Loi sur la protection des renseignements personnels et au paragraphe 25(1) de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, le rapport du commissaire à la protection de la vie privée pour l'exercice se terminant le 31 mars 2022.
Conformément à l'article 108(3)h) du Règlement, ce rapport est renvoyé d'office au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique.
Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
propose:
Que, nonobstant tout article du Règlement, ordre spécial ou usage habituel de la Chambre, la motion portant deuxième lecture du projet de loi C‑29, Loi prévoyant la constitution d'un conseil national de réconciliation, soit réputée adoptée avec dissidence, le projet de loi soit lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non. Le consentement est accordé.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui s'opposent à la motion veuillent bien dire non.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2022-09-29 10:04 [p.7899]
Monsieur le Président, je prends la parole pour présenter une pétition signée par des électeurs et d'autres personnes qui sont extrêmement préoccupés par l'urgence climatique. Ils soulignent que la Chambre a adopté en juin 2018 une motion selon laquelle nous sommes en situation d'urgence climatique. Les électeurs soulignent que cela exige que nous agissions comme si nous étions dans une situation d'urgence, ce qui ne s'est pas encore produit.
Les pétitionnaires demandent au Canada de faire face à l'urgence climatique en réduisant les émissions d’au moins 60 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030, en faisant une importante contribution afin d'aider les pays en développement ou, comme ils sont appelés dans la pétition, les pays du Sud, en réduisant progressivement l’industrie des combustibles fossiles de manière à ce que les collectivités et les travailleurs soient protégés de toute perturbation économique, en créant de bons emplois verts et en favorisant le développement d’un effectif diversifié, en renforçant les droits de la personne et les droits des travailleurs, en élargissant le filet de sécurité sociale avec de nouvelles mesures d’aide au revenu, des logements sociaux décarbonés et des fonds de soutien pour des services de transport en commun abordables et accessibles à l’échelle du pays, et en finançant la transition en augmentant l’impôt des plus riches et des grandes pétrolières et en mettant sur pied une banque publique nationale.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-09-29 10:05 [p.7899]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
D’accord?
Des voix: D’accord.
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
propose:
Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation, ce qui rend inabordable le coût des biens que les Canadiens achètent et des intérêts qu’ils paient, cette Chambre demande au gouvernement de s’engager à n’imposer aucune nouvelle taxe sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des foyers et les chèques de paie.
— Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui pour présenter cette motion très importante et très opportune.
La politique économique du gouvernement peut se résumer en quatre mots simples: paies réduites, prix élevés. Les coûts du gouvernement font augmenter le coût de la vie. Que veulent dire ces paroles des conservateurs? Si l’on examine pourquoi les prix augmentent, on constate que c’est directement lié aux déficits colossaux que le premier ministre accumule depuis quasiment le premier jour de son entrée en fonction. Durant sa première année au pouvoir, le gouvernement a consciemment décidé de dépenser plus d’argent que ce qu’il perçoit, plongeant ainsi le pays dans le gouffre de ces déficits sans fin. Cette décision a affaibli notre économie avant même le début de la pandémie.
S'il est juste de dire que personne n'a vu venir la pandémie de COVID, il est aussi prudent pour un gouvernement de se préparer à l'imprévu. On ne savait peut-être pas qu'une telle crise aurait lieu, mais les gouvernements doivent être prêts à affronter toutes sortes d'événements d'envergure mondiale auxquels ils seront obligés de répondre. Plonger le pays dans un déficit alors que les choses allaient bien était pure folie. Évidemment, a posteriori, on constate que ce fut extrêmement nuisible, car, en raison des politiques du gouvernement, le pays était en position de faiblesse lors de l'arrivée de la pandémie.
Je sais que mes collègues sont nombreux à vouloir s'exprimer sur la motion, qui est très importante et dont le sujet touche la vie des gens de manière bien réelle et concrète. Je vais donc partager mon temps de parole ce matin afin de donner à un plus grand nombre d'entre eux la possibilité de participer au débat.
Comment les déficits du gouvernement ont-ils conduit à cette hausse des dépenses? Eh bien, le gouvernement a dû emprunter un tas d’argent qu’il n’avait pas, alors il s’est tourné vers la Banque du Canada, qui a décidé de garantir les dépenses déficitaires du gouvernement en achetant des obligations d’État, ou reconnaissances de dette. Lorsqu’un gouvernement doit emprunter de l’argent, il rédige une promesse de remboursement. C’est ce qu’on appelle une obligation. Normalement, les particuliers ou les institutions peuvent acheter ces obligations et s’attendre à recevoir les intérêts, et le gouvernement rembourse l’obligation à l’échéance. Cependant, la Banque du Canada a fait quelque chose d’un peu différent: elle a créé de l’argent frais à partir de rien pour acheter ces obligations d’État.
Elle a commencé à créer 5 milliards de dollars de nouvelle monnaie chaque semaine, à partir de mars 2020, pour acheter ces obligations d’État. Cette nouvelle monnaie, non soutenue par une nouvelle production, non soutenue par la croissance économique et non soutenue par une production supplémentaire de biens ou de services, s’est déversée dans le système.
Il peut y avoir de grands gagnants lorsque le gouvernement crée de l’argent à partir de rien. Les grands gagnants sont les grandes institutions financières qui obtiennent l’argent en premier, parce qu’elles se lancent dans l’achat d’actifs. Elles achètent des biens et des matières premières. Elles le font avec le nouvel argent avant que tout le monde ne se rende compte qu’il y a un tout nouvel afflux de monnaie dans le système. Quand tout le monde reçoit cet argent, quand il finit par faire son chemin dans l’économie, les prix commencent à monter. Les grandes institutions financières et ces riches investisseurs peuvent alors vendre ces produits et gagner de l’argent sur la différence. C’est pourquoi les prix ont augmenté, et c’est aussi pourquoi nous avons vu des profits records dans les grandes institutions financières comme les grandes banques.
C’est pourquoi nous disons que le coût du gouvernement a fait augmenter le coût de la vie. Littéralement, les dépenses supplémentaires du gouvernement, les dépenses inutiles, ont forcé la Banque du Canada à garantir ces déficits, créant ainsi de l’argent frais et provoquant la hausse des prix. Voilà pour les prix plus élevés.
Qu’en est-il des chèques de paie plus petits? Eh bien, ce que le gouvernement prévoit de faire le 1er janvier, c’est de prendre une plus grande part des chèques de paie des Canadiens en augmentant l’impôt sur les chèques de paie. Les Canadiens seront forcés de payer plus d’impôt sur leurs chèques de paie, et le gouvernement prendra une partie de l’impôt supplémentaire qu’il perçoit, l’extraira de la caisse de l’assurance-emploi et le dépensera.
Nous le savons. Nous savons que le montant des cotisations supplémentaires à l'assurance-emploi sera tout simplement absorbé par les dépenses ordinaires du gouvernement. En fait, les cotisations supplémentaires que le gouvernement percevra feront en sorte que la caisse de l’assurance-emploi affichera un excédent de 10 milliards de dollars à court terme, et le premier ministre s’emparera de tout cet argent pour financer ses projets de dépenses favoris.
Où va aller une grande partie de cet argent supplémentaire? Il va servir à payer les intérêts de notre dette nationale. Le premier ministre a accumulé plus de dettes que tous les autres premiers ministres réunis, et le rapport du directeur parlementaire du budget indique que les intérêts de la dette nationale — que les contribuables canadiens vont devoir payer — vont doubler. Bientôt, la part de nos impôts qui servira à payer les intérêts de la dette nationale sera plus élevée que le montant dépensé pour les Forces armées canadiennes. Voilà les proportions que le problème a atteintes.
Le résultat? Eh bien, nous avons tous entendu les histoires déchirantes dans nos circonscriptions. Nous avons tous entendu le témoignage des aînés qui ont dû retarder leur retraite et voir leurs économies s’évaporer avec l’inflation. Des jeunes de 30 ans sont coincés dans de minuscules appartements de 400 pieds carrés dans nos grandes villes ou, pire, vivent encore dans le sous-sol de leurs parents parce que le prix des maisons a doublé sous les libéraux. Des mères seules mettent de l’eau dans le lait de leurs enfants pour pouvoir payer l’augmentation de 10 % du prix de l’épicerie sur 12 mois.
Il n’est pas étonnant que les gens soient inquiets. La plupart des gens ont la chance de s’en sortir, mais beaucoup d’entre eux sont loin derrière. Il y a des gens dans ce pays qui s’en sortent à peine. Ce sont nos amis et nos voisins, et nous, à la Chambre, sommes leurs serviteurs. C’est à nous de prendre des mesures concrètes pour résoudre cette crise de l’inflation provoquée par les libéraux.
Les conservateurs proposent des solutions très simples et pratiques pour aider les Canadiens partout au pays. Aujourd’hui, les conservateurs demandent au gouvernement de ne pas aggraver la situation. Les libéraux ont déjà fait des dégâts en augmentant les prix. Ils n’ont pas besoin de réduire les chèques de paie des Canadiens, ce que ce gouvernement prévoit de faire. Non seulement ils jettent de l’huile sur le feu avec leurs plans constants pour augmenter les dépenses, mais ils réduisent la capacité des Canadiens de faire face à l’inflation causée par le gouvernement en amenuisant ces chèques de paie.
Un nouveau sondage publié aujourd’hui est tout simplement stupéfiant: 90 % des Canadiens resserrent leur budget familial en raison de l’inflation. Près de la moitié d’entre eux, soit 46 %, affirment que leur situation financière est pire qu’à la même époque l’an dernier, ce qui représente le plus haut niveau en 12 ans. Plus de la moitié disent qu’il est difficile de nourrir leur famille, et ce chiffre passe à sept sur dix, ou 68 %, chez ceux dont le revenu familial est inférieur à 50 000 $. Les Canadiens ne peuvent pas suivre le rythme.
En ce qui concerne le prix du panier d'épicerie, j’ai cinq enfants et notre facture d’épicerie est déjà assez élevée avec quelques adolescents à la maison. Les prix ont monté en flèche, augmentant de plus de 10 % au rythme le plus rapide en 40 ans. Avec de telles pressions inflationnistes, les mesures de soutien du gouvernement non seulement n’aident pas à régler le problème, mais elles y contribuent, car ces dépenses supplémentaires s’ajoutent à la somme d’argent que le gouvernement doit emprunter, ce qui alimente le cercle vicieux d’une inflation plus élevée.
La famille canadienne moyenne consacre aujourd’hui aux impôts une part plus importante de son revenu qu’aux produits de première nécessité, comme la nourriture, le logement et les vêtements réunis. En comparaison, en 1961, 33,5 % du revenu de la famille moyenne servait à payer les impôts. Aujourd’hui, ce chiffre est de 43 %, ce qui signifie que l’on dépense plus en impôts qu’en nourriture, logement et vêtements réunis. C’est tout simplement ahurissant.
Mardi, les conservateurs ont proposé que le gouvernement annule son projet de tripler la taxe sur le carbone. Tous les coûts sont appelés à monter en flèche lorsque le gouvernement triplera le montant qu'il impose aux Canadiens sur le chauffage domestique et le carburant, sans parler de tous les effets de cette mesure sur littéralement tout ce que les Canadiens doivent acheter. Les prix des produits d'épicerie, du bois de construction et des articles ménagers augmentent tous lorsque le gouvernement hausse la taxe sur le carbone de 300 %.
Aujourd'hui, nous proposons une autre solution pratique: le gouvernement devrait ne pas toucher au chèque de paie des Canadiens et laisser ceux-ci conserver une plus grande partie de l'argent qu'ils ont durement gagné. Il a déjà subtilisé aux Canadiens le pouvoir d'achat qu'ils avaient, et le chèque de paie de ces derniers se trouve déjà dévalué en raison des politiques inflationnistes du gouvernement. Ce n'est jamais le bon moment pour augmenter les impôts, mais le pire moment pour grever le chèque de paie des Canadiens, c'est quand ils ont déjà tant de mal à s'en sortir pour acheter les produits courants.
J'espère que tous les députés appuieront cette motion pratique et pleine de bon sens qui vise à bloquer les hausses de taxe que le gouvernement prévoit d'imposer sur le chèque de paie des Canadiens.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Avant de passer aux questions et observations, je voudrais vérifier si le député a dit qu'il allait partager son temps de parole.
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
C'est bien le cas.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je remercie le député. Je voulais simplement que cela paraisse au compte rendu.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Winnipeg-Nord a la parole.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-09-29 10:17 [p.7901]
Monsieur le Président, c’est vraiment étonnant. La différence entre les conservateurs et les libéraux est le fait que le gouvernement libéral reconnaît l’importance de développer et d’encourager une économie qui fonctionne pour tous les Canadiens. Les conservateurs, en revanche, préconisent une politique un jour, et une autre politique le lendemain.
Si l'on y pense, parlons de l’inflation. Le Canada, par rapport à d’autres pays, se porte exceptionnellement bien. Il suffit de regarder les États‑Unis, l’Europe et l’Angleterre.
Cela ne signifie pas que nous ignorons la question. En fait, nous avons présenté le projet de loi C‑30. Le projet de loi C‑30 garantit que les particuliers obtiendront un remboursement de la TPS bonifié. Au départ, les conservateurs avaient dit non. Maintenant, ils font volte-face et appuient cette initiative libérale. Plus ils accorderont de temps à l'actuel gouvernement, plus ils constateront qu’ils aiment ses politiques. Après tout, ils critiquent le déficit, mais ils ont voté pour les milliards et les milliards de dollars qui sont consacrés au déficit. Ils ont voté en sa faveur.
Pourquoi les Canadiens devraient-ils croire un parti qui ne comprend pas les principes économiques de base? Il suffit de regarder l’idée ridicule de la cryptomonnaie qu'a avancée l'actuel chef conservateur, qui a tenu des propos dont le manque de sagesse a amené des milliers de Canadiens à perdre beaucoup d’argent.
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
Monsieur le Président, voilà qui est clair. Le message des libéraux aux Canadiens est qu’ils doivent remercier leur bonne étoile que la situation ne soit pas encore pire. C’est un peu comme si un pyromane disait à quelqu'un: « Je sais que j’ai mis le feu à votre maison, mais regardez, la maison de votre voisin brûle encore plus que la vôtre. »
Je ne pense pas qu’un seul Canadien sera rassuré par ce message. Pour ce qui est de ce que notre parti a soutenu, nous avons toujours appuyé les allégements fiscaux pour les Canadiens. Nous n’avons certainement pas voté en faveur du gaspillage et de la corruption du gouvernement, comme lorsqu’il a envoyé 1 milliard de dollars à ses amis de l’organisme UNIS ou lorsqu’il a donné 35 milliards de dollars à une banque d’infrastructure qui s’est transformée en une machine d’aide aux entreprises et qui n’a pas permis de construire un seul projet.
De ce côté-ci de la Chambre, nous reconnaissons que lorsque les Canadiens travaillent si fort pour obtenir leur chèque de paie, ils devraient pouvoir en garder la plus grande part possible. C’est pourquoi nous nous concentrons tant sur cette mesure. Le gouvernement devrait annuler les prochaines hausses de taxes sur les chèques de paie afin que les Canadiens puissent conserver une plus grande partie de l'argent qu'ils gagnent durement.
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
Voir le profil de Yves Perron
2022-09-29 10:20 [p.7902]
Monsieur le Président, j'aimerais avoir l'opinion du leader de l'opposition. Les conservateurs reviennent constamment sur le même sujet, qui est très important. Personne ne le conteste. Toutefois, il me semble qu'on manque de solutions constructives.
Mon collègue serait-il d'accord pour augmenter les revenus des personnes âgées qui ont un revenu fixe? Le Bloc Québécois martèle ce message depuis plusieurs mois au Parlement et le gouvernement ne réagit pas. Compte tenu de l'inflation, qui touche particulièrement le prix des aliments, il faudrait aider les personnes âgées en augmentant la pension de la Sécurité de la vieillesse. Il faudrait aussi soutenir le monde agricole, parce que le coût de l'essence a augmenté.
J'aimerais entendre des commentaires constructifs de la part de mon collègue.
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
Monsieur le Président, la motion dont nous débattons aujourd'hui propose une mesure concrète pour aider les Canadiens.
Ce qui est proposé aujourd’hui est une mesure concrète et toute simple qui aidera les Canadiens à faire face à l’inflation causée par le gouvernement libéral. Elle leur permettra de garder une plus grande part de l'argent qu'ils ont durement gagné. Le gouvernement dévalue les dollars qu’ils gagnent, alors le moins qu’il puisse faire, c’est de permettre aux Canadiens de conserver une plus grande part de l'argent qu’ils ont gagné à la sueur de leur front.
Il faut remonter à la cause profonde. Il n’est pas bon pour les Canadiens et les aînés d’augmenter quelque chose de la main gauche et d'en supprimer tous les avantages de la main droite en augmentant les prix. Tant que le gouvernement perpétuera son cercle vicieux d’augmentation des dépenses et des emprunts qui l’accompagnent, l’inflation se maintiendra. Le problème ne fera que s'aggraver. Voilà pourquoi il faut s'attaquer à la cause profonde de l’inflation.
Je dois souligner que depuis plusieurs mois, l'inflation a atteint 8 % au Canada. C’est la rentrée des classes et j’ai aidé mes filles à travailler leur calcul; j’ai compris que 8 % correspondaient à environ un douzième. C’est comme si l’on achetait une caisse de bière, qu’on ouvrait la première et qu’on la jetait directement dans l’évier. Elle s’évapore. C’est comme travailler tout un mois, jour après jour, et à la fin du mois, on découvre qu’on a travaillé pour rien. Voilà l’effet d’une inflation de 8 %. Les Canadiens en ont assez de travailler un mois par an pour rien. Le moins que le gouvernement puisse faire, c’est de les laisser garder ce qu’ils ont gagné les 11 autres mois.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Monsieur le Président, mon père a travaillé très fort depuis qu’il a immigré dans ce pays. Il a travaillé dans des scieries et des mines de charbon en Alberta et en Colombie‑Britannique et, jusqu’à ce jour, il continue de conduire un taxi parce qu’il ne peut tout simplement pas rester à la maison et qu’il préfère aller travailler. Il a toujours dit qu’au Canada, si les gens travaillent, ils peuvent payer leurs factures et subvenir aux besoins de leur famille, et s’ils travaillent dur, ils peuvent aussi s’acheter de très belles choses. C’est la raison pour laquelle tant de gens, comme mon père et bien d’autres, sont venus dans ce pays. Ils sont venus au Canada pour saisir les occasions qu’il offre et pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Cependant, le gouvernement libéral a créé un Canada que de nombreux Canadiens ont du mal à reconnaître aujourd’hui, où travailler dur ne signifie plus que les gens pourront payer l'essence, chauffer leur maison ou même posséder une maison. L’abordabilité est une préoccupation majeure pour les Canadiens de tout le pays. Dans le cadre d’un récent sondage, on a demandé sur quelles questions nous devrions nous concentrer au cours de la présente session parlementaire. Presque toutes les réponses ont indiqué que le coût de la vie était une préoccupation importante.
Aujourd’hui, au Canada, des étudiants vivent dans des refuges pour sans-abri, des mères seules n’ont pas les moyens d’acheter des aliments nutritifs pour leurs enfants et des personnes âgées se tournent vers les banques alimentaires en dernier recours. Qui plus est, selon des rapports récents, ces mêmes banques alimentaires disent avoir du mal à rester ouvertes et ne pas avoir assez de nourriture à fournir à ceux qui leur demandent de l’aide et du soutien.
Il y a une génération de jeunes Canadiens qui vivent dans le sous-sol de leurs parents sans espoir de déménager un jour. De jeunes familles qui avaient économisé pour une mise de fonds initiale doivent maintenant utiliser ce montant pour acheter des aliments et de l’essence. Les grands-parents regardent leurs enfants adultes se battre pour subvenir aux besoins de leurs propres enfants, même s’ils ont un emploi. Les Canadiens souffrent beaucoup et éprouvent de grandes difficultés. Ils ont fait tout ce qu'on leur a demandé, mais le gouvernement les laisse tomber.
Lorsque le premier ministre est entré en fonction, les Canadiens consacraient 32 % de leur revenu, en moyenne, à l’entretien d’une maison de taille moyenne. Aujourd’hui, la famille moyenne doit débourser 50 % de son revenu uniquement pour conserver cette maison. Les Canadiens s’endettent pour couvrir leurs dépenses de base et remboursent cet argent emprunté à un taux d’intérêt imprévisible et croissant. Le gouvernement a dit aux Canadiens que les taux resteraient bas pendant longtemps. Or, les taux d’intérêt augmentent maintenant tous les quelques mois et les Canadiens ne peuvent tout simplement pas suivre le rythme. Au lieu de soulager les Canadiens, le gouvernement augmente les taxes de ceux qui sont déjà en difficulté.
J’ai entendu de nombreuses personnes dans ma circonscription, des mères seules, des propriétaires de petites entreprises et des familles d’Edmonton Mill Woods, qui ne peuvent pas se permettre le programme de dépenses du gouvernement, un programme de dépenses que le gouvernement lui-même ne peut pas se permettre. Comme me l’a dit un concitoyen, nous avons besoin d’un gouvernement qui travaille pour les Canadiens, et non l’inverse. Je suis tout à fait d’accord.
Ma circonscription, Edmonton Mill Woods, est une collectivité multiculturelle. De nombreux immigrants sont venus dans ce magnifique endroit pour y faire leur vie. Je connais de nombreuses familles d’immigrants qui travaillent dur, qui font de longues heures, qui essaient d’offrir une bonne vie à leurs enfants, mais qui ne parviennent pas à répondre aux demandes inflationnistes créées par le gouvernement.
Un de mes concitoyens, Abdul, est propriétaire d’une entreprise locale et un nouvel immigrant du Nigeria. Comme la plupart des propriétaires de petites entreprises, il travaille beaucoup plus que les huit heures normales par jour. Il est motivé, vaillant et passionné par son entreprise, mais il a malgré tout du mal à joindre les deux bouts. Il m’a confié qu’il n’a pas les moyens d’inscrire ses enfants au hockey ou sa fille à la danse. Contrairement au gouvernement, il ne peut pas dépenser l’argent qu’il n’a pas.
Kim, une autre résidante de ma circonscription, est une mère seule. Elle est la seule personne à subvenir aux besoins de ses enfants. Elle peine toujours à mettre de l’essence dans sa voiture afin de se rendre au travail. Contrairement au gouvernement, elle doit économiser de l’argent afin de pouvoir le dépenser pour ses enfants. Elle a dû économiser rien que pour acheter des fournitures scolaires cette année, qui, bien sûr, coûtent plus cher en raison de la crise de l’inflation créée par le gouvernement en ce moment. Je crois que le gouvernement aurait quelque chose à apprendre des mères seules comme Kim et de nombreux autres Canadiens. Il doit trouver un dollar pour dépenser un dollar. Il doit avoir de l’argent pour le dépenser.
À présent, le gouvernement aggrave la situation des Canadiens. Il doit renoncer aux augmentations d’impôt qu’il prévoit pour les familles et les entreprises canadiennes. Les Canadiens ne peuvent pas suivre le rythme de ces dépenses effrénées qui alimentent l’inflation et la hausse des taux d’intérêt. Au lieu de nous contenter de faire fonctionner la planche à billets, il nous faut hausser la production pour que l'offre dépasse la demande. Nous devons produire ici même, au Canada, des aliments, de l’énergie et des ressources naturelles à prix abordable.
Nos agriculteurs sont les meilleurs du monde. En éliminant les obstacles que le gouvernement leur a imposés, nous augmenterons la production alimentaire et rendrons les aliments plus abordables. Nous devons supprimer les taxes sur les agriculteurs, supprimer le plan du gouvernement pour réduire l’utilisation d’engrais, et éliminer même les formalités administratives qui pénalisent financièrement les agriculteurs. Laissons nos agriculteurs faire ce qu’ils savent le mieux faire, c’est-à-dire produire nos aliments.
En fait, si le gouvernement voulait juste cesser de faire obstacle, les agriculteurs pourraient non seulement fournir plus d’aliments pour les Canadiens, mais aussi aider le monde à lutter contre la pénurie alimentaire qui menace de sévir.
Je propose aussi au gouvernement de dialoguer avec les Canadiens et de les écouter. Je propose au gouvernement de parler avec les gens de ma circonscription et avec nos concitoyens de partout au pays afin de savoir ce qui leur arrive, à eux, à leurs familles et à leurs entreprises. Je me suis assis récemment avec un groupe de camionneurs et j’ai été très étonné d’apprendre qu'il en coûte moins cher à certaines entreprises de camionnage de ne pas faire rouler leurs camions, que cela leur fait faire des économies. Il leur en coûte tellement cher de payer le diésel, de trouver des chauffeurs et de les rémunérer qu’ils économisent de l’argent en ne travaillant pas.
Nous devons faire en sorte que les Canadiens conservent une plus grande partie de leur salaire et que l’énergie, l’essence, le chauffage et d’autres coûts deviennent plus abordables. Au lieu d’importer de l’énergie, nous devons nous débarrasser des dispositions législatives comme celles qui sont proposées dans le projet de loi C-69 et permettre la production d’énergie au Canada. Le projet de loi C-69 lui-même constitue un obstacle de taille si nous voulons attirer de nouveaux investissements et de nouveaux projets au Canada.
À l’heure actuelle, le Canada importe plus de 130 000 barils de pétrole par jour, et ce pétrole provient principalement de pays qui sont des dictatures. Nous importons tout ce pétrole alors que le Canada possède des réserves d'hydrocarbures qui sont les troisièmes au monde et qui se trouvent largement en Alberta. Tout cela parce que le gouvernement préfère le pétrole sale des dictatures à l’énergie canadienne responsable.
Nous abrogerons les lois anti-énergie du gouvernement pour les remplacer par des lois qui protègent l'environnement, prévoient la consultation des Premières Nations et font en sorte que les projets puissent se réaliser. Il en résultera plus d’emplois pour les Canadiens et plus d’énergie éthique canadienne pour le monde. Cela soutiendra aussi notre dollar.
Ce n’est jamais le bon moment pour augmenter les impôts des travailleurs canadiens. Pourtant, c’est exactement ce que fait le gouvernement. Nous continuons de demander au gouvernement d’annuler toutes les hausses prévues du fardeau fiscal, y compris les augmentations des charges sociales le 1er janvier et les hausses de taxe sur l’épicerie et le chauffage domestique le 1er avril. J’espère que le gouvernement et tous les autres députés appuieront notre motion aujourd’hui.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je demanderais aux députés d'être aussi concis que possible. Vous êtes nombreux à vouloir poser une question et je veux m'assurer que tous aient la chance de le faire.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Kingston et les Îles a la parole.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-09-29 10:31 [p.7903]
Monsieur le Président, je serai concis.
Dans son discours, le député a dit « au lieu de soulager les Canadiens ». Pourtant, le gouvernement ne fait que tenter de trouver des solutions pour soulager les Canadiens. Le remboursement de la TPS, l'aide au logement et la prestation pour les soins dentaires des enfants de moins de 12 ans sont toutes des mesures que le gouvernement fédéral travaille à mettre en place pour soulager les Canadiens.
Je crois comprendre que les conservateurs ont l'intention d'appuyer le remboursement de la TPS que nous avons proposé, ce qui est merveilleux. Puisque leur position semble bien arrêtée, nous laisseront-ils mettre aux voix le projet de loi ou insisteront-ils pour que tous les députés s'expriment à son sujet avant de proposer un amendement qui déclenchera une autre série d'interventions dans le seul but de faire de l'obstruction? Nous laisseront-ils concrétiser le remboursement de la TPS pour que les Canadiens qui en ont besoin en ce moment puissent en bénéficier?
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Monsieur le Président, je ne dirais pas que c’était vraiment concis, mais je pense qu’il y avait une question quelque part dans cette intervention.
Pour ce qui est d’aider les Canadiens, le gouvernement libéral est à l’origine de tous ces problèmes. Le gouvernement est à l’origine de cette inflation. Il a fait augmenter le coût de tout et il propose maintenant des choses qu’il appelle des solutions. En réalité, certaines de ses prétendues solutions ne feront qu’exacerber l’inflation et ces problèmes, elles ne sont que temporaires.
En réalité, tout ce que le gouvernement fait maintenant, tout ce qu’il propose sera complètement annulé par le coût de tout et surtout par ses hausses d’impôt et de taxes. Le 1er janvier et le 1er avril, le coût de tout va augmenter pour les Canadiens, ce qui effacera complètement tout ce que le gouvernement a dit qu’il essayait d’offrir. Il n’aide pas. Il a causé ce problème et il ne fait rien pour le régler.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Voir le profil de Denis Trudel
2022-09-29 10:33 [p.7904]
Monsieur le Président, c'est vraiment le jour de la marmotte, ici, au Parlement. On a l'impression qu'on parle du même sujet que celui dont a parlé mardi passé.
C'est vrai que les choses augmentent. Parlons du logement, par exemple. Cette semaine, sur la Colline, l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine est venue nous rencontrer. Elle nous a raconté quelque chose d'assez intéressant, qui date d'avant la pandémie et d'avant la récente augmentation de l'inflation.
Au Canada, depuis 10 ans, il s'est perdu 600 000 logements abordables, des logements pour lesquels le gouvernement avait payé, pour lesquels nous avons tous payé et qui étaient relativement abordables. Ils sont rendus dans le marché privé.
Le gouvernement se targue d'avoir une stratégie nationale sur lelogement dans laquelle il met 72 milliards de dollars, supposément pour créer des logements abordables, mais cet argent est perdu. Des promoteurs privés rachètent cela et augmentent le coût des logements.
Il s'agit d'une crise majeure qui requiert des investissements majeurs. Qu'est-ce que les conservateurs ont à proposer?
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis d’accord avec mon collègue pour dire que les programmes du gouvernement en matière de logement ne fonctionnent pas. Jour après jour, nous avons interrogé le gouvernement à propos du logement abordable, et sa solution a toujours été de dire: « Nous avons consacré tel montant d’argent à ce dossier. Nous avons dépensé des millions de dollars pour ce programme-ci, des millions et des millions de dollars pour ce programme-là. » Sauf que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Cette approche ne fonctionne pas.
Nous avons dit que nous devons augmenter l’offre. S’il y a un problème de demande, nous devons être capables de trouver des solutions pour augmenter l’offre, ce que le gouvernement ne fait pas. En augmentant l’offre, nous remettrions le système sur ses rails. Si nous pouvions travailler avec les municipalités, avec les provinces et encourager les municipalités, en particulier les empêcheurs de tourner en rond qui sont très lents et qui font obstacle à la délivrance de permis de construire, et si nous pouvions augmenter l’offre et utiliser davantage l’espace abondant que nous avons au Canada pour fournir des logements aux Canadiens, cela créerait vraiment plus de logements abordables.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2022-09-29 10:35 [p.7904]
Monsieur le Président, je ne saurais être plus en accord avec mon collègue lorsqu’il dit que nous pourrions passer la journée à discuter d’enjeux plus importants. Nous voici à la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Qu’entendons-nous de la part des conservateurs? C'est une reprise de mardi. Nous avons vu le chef de l’opposition officielle à la Chambre parler de bière.
Que font-ils aujourd’hui? Ils passent leur temps, comme ils l’ont fait chaque jour de cette semaine, à retarder l’aide aux gens.
Mon collègue ne croit-il pas qu’aujourd’hui, nous devrions passer la journée à discuter des problèmes urgents auxquels sont confrontés les Autochtones de ce pays, à faire pression sur le gouvernement pour qu’il respecte ses engagements en ce qui concerne les appels à l’action et les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées? Pourquoi les conservateurs ne passent-ils pas la journée à faire cela? Pourquoi ne passons-nous pas la journée à le faire, aujourd’hui, là, maintenant?
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Monsieur le Président, nous passons la journée à discuter d’enjeux importants. Nous parlons de rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens, y compris les collectivités autochtones, les néo-Canadiens et les Canadiens qui sont ici depuis des générations, parce que cette crise a atteint un point où les Canadiens ne peuvent tout simplement plus continuer. Or, le gouvernement libéral va maintenant rendre les choses encore plus inabordables.
Quand nos concitoyens nous disent qu’ils ont du mal à nourrir leur famille, à subvenir aux besoins de leur famille, c’est une crise nationale à laquelle nous devons faire face. Nous continuerons à en discuter. Nous continuerons à faire pression sur le gouvernement jusqu’à ce qu’il cesse d’augmenter les impôts des Canadiens.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2022-09-29 10:37 [p.7904]
Monsieur le Président, je suis heureux d’être ici pour discuter de ce sujet. Je vais partager mon temps de parole avec le député de Milton.
Nous observons une hausse des taux d’inflation et du coût de la vie au Canada et, manifestement, dans le monde entier en raison de nombreux facteurs, notamment la guerre en Ukraine, les goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement mondiale dus en grande partie à la pandémie et l’incertitude du marché mondial d’énergie. L’inflation est en fait moins élevée ici au Canada, à 7 %, que chez bon nombre de nos pairs. Elle se situe à 8,3 % aux États-Unis et à 9,9 % au Royaume-Uni. La zone euro et les pays de l’OCDE subissent aussi une inflation plus forte.
Bien que l’inflation au Canada ait continué de fléchir par rapport au sommet atteint en juin, nous savons que les Canadiens se soucient encore de l’augmentation du coût de la vie. Ils demandent ce que fait leur gouvernement à ce sujet et ce que nous allons continuer à faire pour rendre la vie abordable et faire croître une économie qui fonctionne pour tout le monde.
Bien que l’inflation ne soit pas un problème propre au Canada, nous sommes particulièrement bien placés pour y faire face. Notre ratio dette-PIB est le plus bas du G7. Nous avons une cote de crédit AAA et, selon le Fonds monétaire international, l’économie canadienne connaîtra la croissance la plus rapide du G7 cette année et l’an prochain. Cela signifie que nous pouvons élaborer un plan complet pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens tout en continuant à réduire notre radio dette-PIB, et c’est exactement ce que nous faisons.
Qu’est-ce que cela signifie pour les Canadiens? Notre plan contribuera à rendre la vie plus abordable grâce à des mesures comme le doublement du crédit pour la TPS pendant six mois, qui fournira 2,5 milliards de dollars de soutien ciblé supplémentaire cette année à environ 11 millions de personnes et de familles qui reçoivent déjà le crédit d’impôt, dont plus de la moitié des aînés canadiens. En fait, je suis très heureux que le Parti conservateur appuie maintenant cette mesure.
Nous allons bonifier l’Allocation canadienne pour les travailleurs afin de mettre jusqu’à 2 400 $ de plus dans les poches des familles de travailleurs à faible revenu. Nous augmentons les prestations de la Sécurité de la vieillesse pour les personnes âgées de plus de 75 ans, une mesure qui touche plus de 3 millions de personnes âgées et qui fournit plus de 800 $ la première année à celles qui touchent la pension complète.
Cette année, un paiement de 500 $ sera versé à 1,8 million de locataires canadiens à faible revenu. De plus, nous réduirons les frais de garde d'enfants de 50 % en moyenne d'ici la fin de l'année. Pour la première fois dans l'histoire du Canada, des centaines de milliers d'enfants de moins de 12 ans dont les parents ou les tuteurs n’ont pas d’assurance dentaire et gagnent moins de 90 000 $ auront accès à des soins dentaires.
Nous continuerons d'indexer sur l'inflation certains des programmes les plus importants du Canada, notamment l'Allocation canadienne pour enfants, le crédit pour la TPS, le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti. Bref, notre plan met plus d'argent dans les poches des Canadiens au moment où ils en ont le plus besoin. Les Canadiens ciblés sont les travailleurs les moins bien rémunérés, les locataires à faible revenu et les familles qui n'ont pas les moyens d'emmener leurs enfants chez le dentiste.
Nous savons qu’il ne serait pas financièrement sage d’indemniser tous les Canadiens pour la hausse des coûts causée par une pandémie mondiale et une guerre illégale en Ukraine. Agir ainsi ne ferait qu'aggraver l'inflation. Les Canadiens le comprennent aussi. Nous ciblons plutôt les Canadiens touchés de la façon la plus disproportionnée par l'inflation.
Le gouvernement surveillera également la croissance de notre économie et veillera à ce que nos entreprises aient les travailleurs dont elles ont besoin et à ce que les Canadiens puissent continuer à trouver des emplois bien rémunérés et gratifiants. Nous y parviendrons tout en maintenant notre solide bilan financier et en évitant d'attiser davantage le feu de l'inflation.
Soyons bien clairs: l'ensemble des mesures qui composent notre plan d'abordabilité aidera les Canadiens sans augmenter l'inflation. Bien sûr, cela ne sert pas la motion du chef de l'opposition et ce que son leader à la Chambre a déjà dit aujourd'hui et est tout à fait contraire à l'affirmation selon laquelle le gouvernement fait augmenter l'inflation.
De nombreux économistes, dont l'ancien directeur parlementaire adjoint du budget, Lindsay Tedds, de l'Université de Calgary, et l'économiste albertain Trevor Tombe, ont tous convenu que ce programme d’aide pour les Canadiens n'est pas inflationniste. En fait, comme nos investissements supplémentaires ne représentent que 0,1 % de notre PIB, même l'actuel directeur parlementaire du budget a déclaré que l'incidence sur l'inflation ne serait ni importante ni mesurable.
Il est formidable de voir que les conservateurs ont commencé à revenir sur leurs positions antérieures contre l'octroi d'une aide aux Canadiens et qu'ils soutiennent maintenant le crédit d'impôt pour la TPS. Il est temps pour eux d’appuyer également l'Allocation canadienne pour le logement et le programme pour les soins dentaires.
Permettez-moi de m’attarder un peu au Régime de pensions du Canada et au régime d’assurance-emploi. En cette période d’incertitude économique mondiale, c’est le comble de l’irresponsabilité de la part des conservateurs de suggérer que notre pays cesse de mettre de l’argent de côté pour la retraite et l’assurance-emploi. La réduction des cotisations se traduira par une diminution des pensions pour les personnes âgées à un moment où elles en auront le plus besoin. Le pillage des pensions est une stratégie bien connue du Parti conservateur, et cette politique est similaire à celle qu’il a adoptée lorsqu’il a fait passer l’âge d’admissibilité à la retraite de 65 à 67 ans. Cette mesure a privé des personnes âgées de milliers de dollars et nous ne devrions pas les laisser faire à nouveau.
En ce qui concerne l’assurance-emploi, lorsque nous avons été élus en 2015, le taux de cotisation à l’assurance-emploi était de 1,88 $. Fait amusant, l’actuel chef de l’opposition était le ministre responsable du dossier à l’époque. Aujourd’hui, le taux de cotisation à l’assurance-emploi est de 1,58 $, soit 0,30 $ de moins. L’an prochain, il passera à 1,63 $, ce qui est encore 25 ¢ de moins qu’en 2015, alors que le chef de l’opposition avait le plein contrôle du dossier. Je suis certain que cela clarifie la question pour les Canadiens.
En passant, s’en prendre aux pensions des Canadiens n’est pas seulement, sans équivoque, une mauvaise décision économique et sociale, mais aussi une décision un peu malavisée. Je suis sûr que le chef de l’opposition sait que pour apporter des changements au régime de pensions du Canada, il faut une loi et l’accord de 7 des 10 provinces. S’il veut vraiment gouverner, il devrait réfléchir longtemps avant de s’engager dans une lutte avec les 13 provinces et territoires pour réduire les régimes de retraite chèrement gagnés de nos concitoyens.
Passons maintenant à la lutte contre les changements climatiques et à notre système national de tarification de la pollution.
Tout d’abord, la lutte contre les changements climatiques est une nécessité absolue pour l’avenir de notre planète. Reconnaissons aussi que les effets des changements climatiques exercent une pression inflationniste sur notre économie. Il est bien connu que la tarification de la pollution à l'échelle nationale est un mécanisme de marché très efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en rendant la vie plus abordable pour la majorité des Canadiens. Tout au long de tous les débats de cette session, les conservateurs ont tenté d’établir une corrélation entre l’augmentation massive du prix de l’essence et le prix fédéral du carbone, et c’est tout simplement faux. En 2019, le prix du carbone était d’environ 9 ¢ le litre en Colombie‑Britannique, ma province. Aujourd’hui, il est de 11 ¢ le litre. Cela signifie que bien que le prix de l’essence ait augmenté de plus de 1 $ le litre, seulement 2 ¢ de cette augmentation peuvent être attribués à la tarification de la pollution en Colombie‑Britannique au cours des trois dernières années.
De plus, comme la tarification du carbone en Colombie‑Britannique est administrée par la province, si la taxe fédérale sur le carbone était éliminée, comme les conservateurs le proposent régulièrement, cela n’engendrerait aucune économie pour les résidants de la Colombie‑Britannique. Au contraire, cela signifierait simplement que d’autres provinces en feraient moins dans la lutte contre les changements climatiques.
Il convient aussi de souligner qu’avec l’Incitatif à agir pour le climat, la tarification du carbone rend en réalité la vie plus abordable pour 80 % des ménages canadiens, ce que les conservateurs semblent toujours oublier lorsqu’ils abordent le sujet.
J'espère que tous les députés d'en face vont communiquer l'information à leurs collègues et qu'ils vont convaincre les membres de leur caucus d'appuyer à nouveau la tarification du carbone, comme ils l'ont fait il y a à peine 12 mois.
Je crois bien avoir parlé de tous les éléments de la motion. De toute évidence, le gouvernement a, encore et toujours, un plan financièrement responsable pour rendre la vie plus abordable aux Canadiens et faire en sorte que tous bénéficient de la croissance économique.
Voir le profil de Julie Vignola
BQ (QC)
Voir le profil de Julie Vignola
2022-09-29 10:46 [p.7906]
Monsieur le Président, à plusieurs reprises cette semaine, je me suis levée concernant des mesures qui peuvent sembler intéressantes à court terme parce qu'elles soulagent les contribuables. Celle d'aujourd'hui peut sembler intéressante parce qu'on parle de diminuer les taxes et les impôts. Personne n'est contre le sucre à la crème.
Cependant, on est en période inflationniste. Comme je l'enseignais à mes élèves de cinquième secondaire, l'inflation est causée par une multitude de facteurs, notamment les problèmes d'approvisionnement, les catastrophes naturelles qui vont détruire les zones de production d'aliments et d'autres biens, le manque de main‑d'œuvre, ainsi de suite.
Ce que j'essaie de savoir, autant du gouvernement que des partis de l'opposition, c'est quelles sont les solutions à moyen et à long terme pour ces problèmes‑là, des solutions qui vont permettre de vraiment diminuer l'inflation sans vider les coffres de l'État. Après une inflation — je l'enseignais à mes élèves de cinquième secondaire —, vient une récession. Là, on va avoir besoin d'argent dans les coffres.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2022-09-29 10:47 [p.7906]
Monsieur le Président, je suis heureux d'apprendre que la députée a parlé de l'inflation à ses élèves et leur a expliqué ses nombreuses causes.
Un désaccord tend à se manifester au sujet des causes de l'inflation et il oppose en particulier le gouvernement et les conservateurs, ce qui donne lieu à de nombreux échanges. La députée a effectivement raison de dire que les changements climatiques et les catastrophes naturelles peuvent notamment être des causes de l'inflation. La guerre en Ukraine exerce assurément des pressions inflationnistes sur l'économie mondiale, tout comme les goulots d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement qui subsistent partout sur la planète et qui sont des séquelles de la pandémie.
L'opposition veut nous faire la démonstration de sa thèse, selon laquelle le gouvernement du Canada est seul responsable de l'inflation. Or, cette démonstration n'est pas facile à faire, car les politiques du Canada ne peuvent en aucune façon influer sur l'inflation en Europe, dans les pays de l'OCDE ou aux États-Unis.
À court terme, nous allons faire en sorte que la vie soit plus abordable pour les Canadiens, puis nous allons faire croître l'économie de manière à ce qu'elle profite à tous. À long terme, nous allons utiliser à la fois nos outils financiers et les outils monétaires de la Banque du Canada, une institution indépendante, pour réduire l'inflation.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, ce que me disent, entre autres, beaucoup les aînés dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique dernièrement c’est combien il est difficile de joindre les deux bouts avec un revenu fixe et que leurs pensions et la Sécurité de la vieillesse ne suffisent pas pour couvrir les frais de subsistance de base.
Tellement de personnes me demandent quand leurs pensions gouvernementales vont augmenter de manière à ce qu’elles puissent subvenir à leurs besoins essentiels, qu’elles puissent retrouver la dignité d’être en mesure de payer leur loyer, leurs médicaments et les choses que nous sommes si nombreux à tenir pour acquises.
Le secrétaire parlementaire peut-il expliquer ce que compte faire le gouvernement, si tant est qu’il prévoie quelque chose, pour enfin augmenter les pensions gouvernementales de manière à ce que les citoyens retrouvent la dignité de pouvoir payer ce dont ils ont besoin avec un revenu de base?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2022-09-29 10:50 [p.7906]
Monsieur le Président, à court terme, en ce qui concerne les aides aux retraités, nous augmentons de 10 % la Sécurité de la vieillesse pour les aînés âgés de 75 ans et plus. Les aînés peuvent donc s’attendre à recevoir 815 $ de plus en prestations. Nous avons ramené l’âge de la retraite de 67 à 65 ans. Les aînés qui ont plus de 75 ans ont reçu un paiement ponctuel de 500 $ cet été.
Je suis heureux d’informer la Chambre que nos politiques fonctionnent parce que le nombre d’aînés vivant dans la pauvreté a baissé de 25 % depuis que nous avons accédé au pouvoir, en 2015. En collaboration avec les provinces et les territoires, le gouvernement a établi un plan qui permettra aux futurs retraités de toucher nettement plus de prestations lorsqu’ils prendront leur retraite, si nous ne laissons pas les conservateurs leur supprimer ces prestations.
Voir le profil de Warren Steinley
PCC (SK)
Voir le profil de Warren Steinley
2022-09-29 10:50 [p.7907]
Madame la Présidente, le député a parlé de promesses et d’engagements. Qu’en est-il de la promesse électorale faite par le gouvernement pendant la dernière campagne de ne jamais faire passer la taxe sur le carbone à plus de 50 $? Nous voyons maintenant qu’elle atteindra peut-être 170 $ la tonne.
Le député a parlé de certains des engagements que nous avons pris pendant la dernière campagne. Comment se sent-il à propos d’une promesse faite sur le pas de porte de ses concitoyens qui n’est pas tenue? Ils voient tous les prix augmenter à cause de la taxe sur le carbone qui ne cesse de grimper.
J’aimerais que le député nous parle de la promesse non tenue qu’il a faite aux personnes qui l’ont élu.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2022-09-29 10:51 [p.7907]
Madame la Présidente, je renvoie les Canadiens au contenu de mon intervention. Si je peux parler de mon expérience en Colombie-Britannique, nous avons une tarification de la pollution depuis 2008. Notre économie connaît l’essor le plus rapide du pays. En fait, notre plan rend la vie plus abordable pour 80 % des ménages canadiens.
C’est un bon plan qui lutte contre les changements climatiques tout en stimulant la croissance économique.
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2022-09-29 10:52 [p.7907]
Madame la Présidente, je suis très heureux d'être ici aujourd'hui avec mes amis et mes collègues afin de parler d'un sujet très important, soit la nécessité de rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens et les Canadiennes.
Je suis heureux de contribuer au débat d'aujourd'hui au sujet de cette motion. Le gouvernement s'est fixé comme grande priorité de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, et j'aimerais souligner certaines des mesures que nous prenons pour lutter contre la hausse du coût de la vie.
La pandémie a été, nous l'espérons, une crise qu'on ne voit qu'une fois dans une génération, qu'une fois dans sa vie. Cependant, comme toute crise majeure, elle a des répercussions, et l'inflation en est la principale.
Le coût de la vie, en raison de l'inflation, a transformé la vie d'un grand nombre de Canadiens en un véritable parcours du combattant. C'est le cas pour bon nombre de mes concitoyens, à Milton, en particulier les plus vulnérables. Nous savons que nos voisins traversent des moments difficiles en ce moment, et ces mesures sont conçues pour remédier à certains des problèmes.
Ce phénomène n'est pas propre au Canada. L'inflation touche les populations du monde entier. Nous avons la chance de constater que l'inflation n'est pas aussi grave ici qu'à d'autres endroits, mais nous disposons néanmoins de solutions canadiennes pour contrer les effets que nos concitoyens ressentent.
Dans l'ensemble, le plan en matière d'abordabilité du gouvernement offre une aide financière ciblée et responsable sur le plan financier aux Canadiens qui en ont le plus besoin, en mettant particulièrement l'accent sur les Canadiens à faible revenu qui sont exposés à l'inflation.
Le plan d'abordabilité du gouvernement comprend une augmentation de l’Allocation canadienne pour les travailleurs qui permettra de verser jusqu'à 2 400 $ de plus aux familles à faible revenu. La Sécurité de la vieillesse sera augmentée de 10 % pour les personnes âgées de 75 ans et plus, ce qui représentera plus de 800 $ d’aide supplémentaire pour les personnes qui reçoivent une pleine pension au cours de la première année; plus de trois millions de Canadiens âgés profiteront ainsi d’une augmentation de leurs prestations. Les principaux programmes de soutien, dont l’Allocation canadienne pour enfants, le crédit pour la TPS, le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti, sont tous indexés à l'inflation et ils augmenteront.
La semaine dernière, pour donner suite à un engagement pris plus tôt cette année, le gouvernement a déposé deux importants projets de loi au Parlement. Ces projets de loi représentent la dernière série de mesures visant à aider les Canadiens à affronter l'augmentation du coût de la vie sans aggraver l'inflation. Le projet de loi C-30 doublerait le crédit pour la taxe sur les produits et services pendant six mois. Le projet de loi C-31 mettrait en œuvre deux mesures importantes: la Prestation canadienne pour soins dentaires et l’ajout d’une somme unique à l’Allocation canadienne pour le logement.
Le doublement du crédit pour la TPS fournira une aide supplémentaire ciblée de 2,5 milliards de dollars aux quelque 11 millions de Canadiens qui reçoivent déjà ce crédit d'impôt. Ce nombre comprend environ neuf millions de personnes seules et près de deux millions de couples, ainsi que plus de la moitié des aînés canadiens. Les Canadiens célibataires sans enfant recevront 234 $ de plus et les couples avec deux enfants recevront 467 $ de plus cette année. Les aînés recevront, en moyenne, 225 $ de plus.
La prochaine mesure importante est la Prestation dentaire canadienne, qui sera offerte à compter de cette année aux familles canadiennes admissibles ayant des enfants de moins de 12 ans qui n'ont pas déjà accès à une assurance dentaire. Des paiements directs totalisant jusqu'à 1 300 $ par enfant, soit jusqu'à 650 $ par année par enfant, seront versés au cours des deux prochaines années pour des services de soins dentaires. Il s'agit de la première étape du plan du gouvernement visant à offrir une couverture complète pour les soins dentaires aux familles dont le revenu net ajusté est inférieur à 90 000 $. Cette aide permettra aux enfants de moins de 12 ans de recevoir les soins dentaires dont ils ont besoin, pendant que le gouvernement travaille à l'élaboration d'un programme complet d'assurance dentaire. Comme je l'ai déjà dit à maintes reprises à la Chambre, des enfants en santé aujourd'hui, c'est un Canada en santé demain.
Le supplément unique à l’Allocation pour le logement permettra de verser 500 $ de plus à 1,8 million de locataires qui ont de la difficulté à payer leur loyer en ce moment. Cette mesure vient plus que doubler l'engagement pris par le gouvernement dans le budget de 2022, touchant deux fois plus de Canadiens que ce qui avait été promis au départ. La prestation fédérale serait offerte aux demandeurs dont le revenu net rajusté est inférieur à 35 000 $ pour une famille, ou inférieur à 20 000 $ pour un particulier, et qui consacrent au moins 30 % de leur revenu net rajusté au loyer, ce qui représente malheureusement une proportion élevée de ces personnes.
En plus de ces importantes mesures législatives et du reste du plan pour rendre la vie plus abordable, j’aimerais parler aussi d’une mesure clé pour aider les familles canadiennes, soit le programme d’apprentissage et de garde des jeunes enfants que nous avons lancé dans chaque province et territoire du pays.
Malgré des doutes légitimes quant à la possibilité d’y parvenir, nous avons déjà conclu des accords sur les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants avec chaque province et territoire. Notre plan rend le travail et la vie plus abordables pour les familles canadiennes de la classe moyenne. Il se traduit par une réduction moyenne des frais de 50 % d’ici la fin de l’année. D’ici 2026, les services de garde d’enfants réglementés ne coûteront en moyenne que 10 $ par jour à la grandeur du pays.
Tout récemment, j’ai entendu qu’un de mes concitoyens allait économiser 9 000 $ par an parce que sa femme et lui ont deux enfants. Ils vont tous deux pouvoir travailler un peu plus longtemps et aucun d’entre eux ne travaillera à temps partiel cette année. Ils sont très reconnaissants au Milton Community Resource Centre d’avoir adhéré au régime d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. J’ai visité le Centre à plusieurs reprises pour m’assurer que ses priorités ont été respectées dans le cadre de ce programme. Il est au service de mes concitoyens de Milton et de nombreuses familles vont économiser des milliers de dollars l’an prochain grâce à ce programme.
Les pénuries de main-d’œuvre posent actuellement un problème pour notre économie et les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants seront une partie importante de la solution du Canada.
À ce stade, je pense que je me dois d’aborder les soi-disant taxes sur les chèques de paie dont les conservateurs ne cessent de parler.
Les cotisations au Régime de pensions du Canada ne sont pas une taxe, elles constituent un investissement dans sa propre retraite, une sécurité qui donne droit à un crédit d’impôt ou à une déduction fiscale. Le RPC offre une pension abordable, peu coûteuse et modeste aux travailleurs canadiens hors Québec, province dont les habitants sont couverts par les prestations similaires du RRQ.
De nombreux Canadiens craignent de ne pas avoir mis assez d’argent de côté pour leur retraite et de moins en moins de Canadiens disposent d’un régime de retraite au travail ou d’économies importantes sur lesquelles ils peuvent compter. Notre gouvernement a tenu son engagement envers les Canadiens de renforcer le RPC, de concert avec les provinces, afin de les aider à réaliser leur objectif d’une retraite solide, sûre et stable.
Les mesures que j’ai évoquées aujourd’hui apporteraient une aide ciblée aux Canadiens qui en ont le plus besoin, sans aggraver l’inflation. Il s’agit d’un équilibre important et le plan pour rendre la vie plus abordable du gouvernement permet déjà aux Canadiens qui en ont le plus besoin de garder de l'argent dans leurs poches.
Alors que nous composons avec les défis très réels de l’économie mondiale, de l’inflation élevée et de la hausse des taux d’intérêt, il importe de se réconforter à l'idée que le Canada dispose d’assises économiques vraiment solides pour faire face à ces défis mondiaux. Nous continuerons à offrir une aide opportune là où elle est le plus nécessaire tout en continuant à faire preuve de discipline et de responsabilité financières.
Les dernières années ont été difficiles pour nous tous. Les crises à surmonter semblent s'enchaîner l'une après l’autre, mais des jours meilleurs nous attendent, et le Canada est vraiment en bonne posture en ce moment. Les chiffres d’aujourd’hui l’indiquent, et notre plan est solide. J’espère que tous les députés l’appuieront.
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PCC (SK)
Voir le profil de Brad Redekopp
2022-09-29 10:58 [p.7908]
Madame la Présidente, c'est curieux d’entendre le secrétaire parlementaire dire que l’assurance-emploi et le Régime de pensions du Canada ne sont pas des impôts. Je le renvoie au site Web du gouvernement dont il fait partie, où il est clairement indiqué, dans la section « Notions de base sur l'impôt », qu’il s’agit bel et bien d’impôts. Je ne sais pas s’il est au courant, alors je tenais à lui en faire part.
Par ailleurs, le député a longuement parlé des façons dont le gouvernement fait pleuvoir l'argent dans l’économie en période de forte inflation. Encore une fois, selon un principe économique de base que les libéraux ne semblent pas comprendre, quelle que soit la cause de l’inflation — et nous pouvons ne pas nous entendre sur sa cause —, une partie de la solution est entre les mains du gouvernement. Or, l’une des choses qui aggravent l’inflation, c’est lorsque le gouvernement continue à injecter des tas d’argent dans l’économie.
Je me demande si le député le comprend et s’il veut y faire quelque chose.
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
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2022-09-29 10:59 [p.7908]
Madame la Présidente, les conservateurs ont été très ambigus en ce qui concerne les tas d’argent avec lesquels ils sont en désaccord. S’agit-il de la PCU, qui a aidé des millions de Canadiens à travers le pays lorsqu’ils étaient sans emploi? S’agit-il de la subvention salariale, qui a aidé les petites et moyennes entreprises du pays à soutenir leurs travailleurs? Ils ont été très ambigus en ce qui concerne les tas d’argent que le gouvernement fait pleuvoir dans l’économie.
J’ai grandi dans un ménage à faible revenu. Ma mère touchait des remboursements de TVH/TPS, et ils l’ont aidée à payer les factures. J’ai vraiment confiance en ces augmentations: le doublement du crédit pour la TPS, une petite aide au loyer pour les Canadiens à faible revenu et — je ne peux penser à rien de plus important — la garantie que les enfants de moins de 12 ans recevront des soins dentaires. Si le député d’en face pense qu’offrir des soins dentaires aux Canadiens, c’est faire pleuvoir l'argent dans l’économie, alors je pense que nous risquons de ne pas nous entendre sur ce point.
Voir le profil de Louise Chabot
BQ (QC)
Voir le profil de Louise Chabot
2022-09-29 11:00 [p.7908]
Madame la Présidente, depuis le début de la semaine, tant à la période des questions que durant les ordres émanant du gouvernement, on compare les cotisations à l'assurance-emploi à une taxe prélevée sur la paie.
D'un côté de la Chambre, les conservateurs disent que les taux sont épouvantables et qu'il faut les annuler. De l'autre côté, les libéraux disent que, depuis qu'ils sont au pouvoir, cela coûte 30 ¢ de moins, ou quelque chose du genre.
Dans les deux cas, c'est faux.
Premièrement, les cotisations à l'assurance-emploi ne constituent pas une taxe prélevée sur la paie. Il s'agit d'une mesure de protection. Ce sont des cotisations à un régime d'assurance en cas de perte d'emploi. Les conservateurs n'ont pas de leçons à donner, car ils ont été les premiers à saccager le régime d'assurance-emploi.
Deuxièmement, le gouvernement en place n'a lui non plus aucune leçon à donner parce que, à l'heure actuelle, il abandonne les travailleurs. Les taux de cotisation au sujet desquels on se chicane, 40 % des gens n'y ont pas accès.
C'est comme si ma compagnie d'assurance privée me disait qu'elle peut assurer ma maison, mais seulement deux pièces, pas les trois autres pièces. Cela n'a aucun sens. On se donne un vrai filet social ou on ne s'en donne pas. C'est une cotisation pour protéger les travailleurs.
Pourquoi le gouvernement a-t-il abandonné les travailleurs en mettant fin à ces mesures d'urgence?
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2022-09-29 11:02 [p.7909]
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Même j'ai pris trois leçons de français par semaine, je vais répondre en anglais afin que mon propos soit clair.
Il est important d’avoir un endroit, à la Chambre, où nous pouvons débattre des particularités et des détails d’un solide filet de sécurité sociale et de son importance. Voilà pourquoi j’apprécie la question et la discussion de haut niveau de mon collègue.
Nous sommes tous d’accord, à la Chambre, pour dire qu’un solide filet de sécurité sociale est vraiment important, de sorte que les gens puissent compter sur une pension. Il est tout simplement décevant que certains députés qui, avouons-le, bénéficient d’une pension très généreuse grâce à leur travail ici à la Chambre des communes refusent la même chose aux Canadiens.
Je pense qu’il est très important que nous défendions les Canadiens et que nous veillions à ce qu’ils jouissent tous de cette sécurité.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 11:02 [p.7909]
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire a parlé de certaines mesures prises par le gouvernement pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, et je suis très fière de dire que le NPD a joué un rôle de premier plan dans le dossier des soins dentaires et dans certaines de ces autres mesures, mais nous n’avons pas vu le gouvernement offrir une aide aux étudiants.
Le 24 novembre 2020, j’ai présenté une motion, adoptée à l’unanimité par la Chambre, en vue de geler le remboursement des prêts étudiants pendant la pandémie de COVID. La mesure n’a pas été mise en place.
Nous avons appris depuis que près de 70 000 étudiants se sont trouvés en défaut de paiement sur leurs prêts au Canada parce qu’ils n’ont pas été en mesure de les rembourser pendant la pandémie. Certaines mesures de soutien sont en place pour certains Canadiens, et c’est formidable, mais je n’ai pas encore fini. Je n’ai pas fini de travailler pour les Canadiens. J’aimerais que les étudiants puissent bénéficier d’une certaine aide.
Qu’est-ce que le député proposerait pour apporter de l’aide aux étudiants dans les mois à venir?
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2022-09-29 11:03 [p.7909]
Madame la Présidente, je tiens à remercier ma collègue d’Edmonton Strathcona des efforts qu'elle consacre inlassablement à la défense des intérêts des étudiants et des jeunes de ce pays.
En bref, je propose de me rendre de son côté de la Chambre et de discuter de la façon dont nous pouvons mieux aider les étudiants.
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BQ (QC)
Madame la Présidente, je commencerai en précisant que je vais partager mon temps de parole avec la députée de Terrebonne, qui sera assurément très intéressante à écouter.
Avant d'aller plus loin dans la présentation de ce dont on parle aujourd'hui, je pense qu'il est important de bien comprendre la motion. Comme l'ont mentionné certains qui ont déjà pris la parole, elle a des airs de déjà-vu. En effet, nous avons l'impression qu'on tient un débat sur le même sujet que celui qui a été utilisé mardi lors de la journée d'opposition des conservateurs. C'est pour dire à quel point ils semblent vraiment collés sur leur thème. Cela leur tient à cœur et c'est tout à leur honneur. Or, reste à voir si c'est vraiment si pertinent comme positionnement et comme idée. Nous en discuterons davantage.
Voici ce qui dit la motion:
Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation, ce qui rend inabordable le coût des biens que les Canadiens achètent et des intérêts qu’ils paient, cette Chambre demande au gouvernement de s’engager à n’imposer aucune nouvelle taxe sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des foyers et les chèques de paie.
Je vais commencer en décortiquant les éléments sur lesquels ils ne veulent pas d'augmentation de taxe, car je pense que c'est surtout ce sur quoi ils mettent l'accent. C'est ce qui ressortait de leurs discours de cette semaine. Ils accusent le gouvernement d'augmenter les taxes sur l'épicerie, le chauffage, les chèques de paie. Qu'en est-il réellement? Quand on parle de taxe sur l'essence, on peut dire que cela est vrai: il y a une taxe carbone, comme on le dit. Puisque l'essence produit du carbone, il y aura donc une augmentation de la taxe carbone qui sera répartie dans le temps. Est-ce que cette taxe est bien fondée? Je dirais que oui. Il faut croire que les conservateurs ont, de leur côté, tendance à dire que non. Revenons sur cette taxe, parce que je pense qu'il s'agit de quelque chose de très important. C'est peut-être même l'élément central de leur motion, plus que toutes les autres taxes. En effet, celle qui les dérange le plus semble être la fameuse taxe sur le carbone. Dès qu'on se met à aborder le sujet du pétrole, les poils se dressent sur leurs bras.
Pour ce qui est de la taxe sur l'épicerie, j'ai un peu de mal à les suivre. Ils vont devoir nous expliquer cela. Des questions leur seront posées tout à l'heure. L'un des députés du Parti conservateur pourrait peut-être nous dire de quelle façon le gouvernement, avec ses nouvelles politiques, va taxer davantage l'épicerie. Selon ma compréhension des choses, les biens de base à l'épicerie ne sont pas taxés. En fait, les seuls produits pour lesquels des taxes supplémentaires sont prévues sont, par exemple, les confiseries ou les boissons gazeuses. Ce ne sont pas des produits qu'on peut vraiment considérer comme des produits de base et qu'on voudrait encourager les gens à consommer. Nous savons qu'il y a un problème de consommation de sucre et de gras. Le sucre fait partie des types d'ingrédients qu'il faut essayer de limiter dans les aliments. Je ne sais pas pourquoi on déchirerait sa chemise alors que ce ne sont pas les aliments les plus nutritifs. Si une personne se nourrit de boissons gazeuses et de confiseries, je pense qu'elle sera pas mal abonnée au système de santé.
Les conservateurs nous parlent ensuite d'une augmentation de taxe sur le chauffage des foyers. Aux dernières nouvelles, il n'allait pas y avoir d'augmentation de taxe sur le tarif d'Hydro‑Québec que les gens paient pour se chauffer au Québec. Il y en a peut-être ailleurs au Canada, mais il s'agit plutôt de la fameuse taxe carbone, dont on parlait tantôt, pour les gens qui vont se chauffer à l'huile ou au gaz, par exemple. Cela pourrait effectivement les toucher. Ce n'est toutefois pas une taxe sur le chauffage des foyers. On voit encore une fois qu'on joue avec les mots. Cette façon de faire est triste à voir. C'est comme si on avait voulu dire que le gouvernement allait augmenter la taxe sur les plus grosses dépenses au quotidien, sur les choses essentielles. C'est cela, l'idée de la motion des conservateurs: faire paraître le gouvernement comme le gros méchant dans cette histoire.
Comme dernier élément, les conservateurs nous parlent des chèques de paie. Ils disent qu'on va taxer davantage les chèques de paie. Ils ont trouvé une bonne façon de le dire, avouons-le. Je ne suis toutefois pas convaincu du fond de la motion. Cette motion est basée sur la forme, mais, au fond, ce n'est pas quelque chose de particulièrement convaincant.
Sur les chèques de paie, on parle d'une très faible augmentation, mais une augmentation quand même, du taux de cotisations à l'assurance-emploi. C'est sûr que du point de vue des conservateurs, il n'y aurait à peu près pas d'assurance-emploi si on se fie aux gouvernements conservateurs qu'on a vus dans le passé. On se rappellera que le gouvernement Harper a fait tout ce qu'il pouvait pour couper dans l'assurance-emploi et pour dire aux travailleurs que, s'ils n'avaient pas d'emploi, ils devraient déménager. Si ma mémoire est bonne, il fallait accepter un emploi à plus de 100 kilomètres de distance. Il a peut-être eu cette idée pour encourager l'industrie pétrolière ou parce qu'il voulait vraiment vider les régions du Québec. Une chose est claire, pour ce qui est de la défense des travailleurs et de la réforme du régime de l'assurance-emploi, les conservateurs ont manqué une belle occasion.
Ils auraient pu profiter de leur journée de l'opposition pour soulever le fait que les mesures temporaires d'assurance-emploi ont pris fin récemment. Cela fait très longtemps que des travailleurs sont pris avec le problème du trou noir, et plein de gens ne sont pas couverts par le régime de l'assurance-emploi. Les conservateurs auraient pu dire qu'il est temps de parler de ce qu'on veut faire avec le régime de l'assurance-emploi pour mieux soutenir les gens maintenant que les mesures spéciales ont pris fin.
Si le passé est garant de l'avenir, ce n'est pas la direction qui serait prise par les conservateurs, eux qui dénoncent justement qu'on augmente le taux de cotisations. Augmenter un taux de cotisations peut être justifié s'il y a de bonnes raisons sous-jacentes, par exemple une augmentation du filet social. Dans ce cas-ci, on sait que c'est une commission qui s'occupe d'établir le taux de l'assurance-emploi, basé sur une prévision de sept ans. Je ne me suis pas penché profondément sur la question, mais on a remarqué que, pendant la pandémie, le gouvernement s'est servi de la caisse de l'assurance-emploi comme programme pandémique pour aider les gens à avoir un revenu à la maison. Le fait d'avoir soutenu les gens n'est pas nécessairement une mauvaise chose, mais le problème est qu'on a vraiment asséché la caisse de l'assurance-emploi. On a créé des délais immenses et la pandémie nous a montré à quel point le programme d'assurance-emploi n'était plus adéquat et avait besoin de réformes majeures, ce que le gouvernement n'a toujours pas fait. J'aimerais beaucoup entendre mes collègues conservateurs là-dessus.
Je voudrais revenir sur la question de la fameuse taxe sur l'essence. La taxe sur l'essence leur fait peur. Je comprends qu'il y a du monde que cela frustre. Quand j'ai vu le prix de l'essence monter au-dessus de 2 $ le litre au Québec, j'étais pas mal fâché et je trouvais que cela n'avait pas d'allure. Or, il y a des gens là-dedans qui s'en mettent plein les poches.
Au bout du compte, les pétrolières sont les grandes gagnantes parce qu'elles font des profits record. Elles augmentent le prix un jour et l'augmentent le lendemain. Elles baissent le prix et on ne sait pas trop pourquoi. Tout ce qu'on sait, c'est que cela a une tendance à monter pas mal plus vite que l'inflation. C'est un peu difficile de comprendre les raisons qui sous-tendent ces augmentations du prix du pétrole.
Ce qui me surprend, c'est que je n'ai jamais vu les conservateurs dénoncer les pratiques des pétrolières. Je n'ai jamais vu les conservateurs dire que les profits que font les compagnies pétrolières n'ont pas d'allure. À l'inverse, si on augmente la taxe sur l'essence de 0,01 %, cela va être la fin des temps. Dans leur schème de pensées, les conservateurs se disent que s'ils baissent la taxe sur l'essence, le prix à la pompe va baisser. Selon mon expérience personnelle, c'est drôle, j'ai plutôt l'impression que le prix va rester à peu près le même et que les pétrolières vont s'en mettre encore plus dans les poches. C'est ce qui risque d'arriver.
Ces compagnies ne cherchent pas le bien-être de la population. Elles ne cherchent pas à améliorer les conditions de vie des gens. Elles cherchent à monter le prix au maximum jusqu'au prix que les gens sont prêts à payer pour maximiser le plus possible leurs profits. S'il y a un espace qui est libéré dans le budget des contribuables parce qu'on a baissé la taxe sur l'essence, c'est sûr que les pétrolières vont le récupérer. Pourquoi ne le feraient-elles pas si elles peuvent en mettre plus dans leurs poches?
En fait, on voit que toute cette motion a un but de faire paraître négativement les politiques qu'ils dénoncent. Ce n'est pas vraiment cela qui crée le problème d'inflation. Le problème d'inflation a été créé par une pandémie, par le fait que les gens sont restés à la maison et qu'ils ont reçu de l'argent du gouvernement. Il fallait les aider. On ne voulait pas qu'ils n'aient plus d'argent. Ils ont reçu de l'argent pour pouvoir combler leurs besoins. Malheureusement, il n'y avait plus de production qui se faisait parce que les gens étaient chez eux.
Quand il y a un décalage entre la production et la demande, cela occasionne bien sûr une augmentation des prix. C'est aussi simple que cela. Il faudra effectivement aider ceux qui sont les plus pénalisés, et non pas les pétrolières.
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Lib. (QC)
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2022-09-29 11:14 [p.7910]
Madame la Présidente, j'ai écouté attentivement le discours de mon collègue et je l'ai trouvé très limpide.
Je lui demanderais une clarification pour que je puisse mieux comprendre d'où viennent les conservateurs. Selon lui, pourquoi les conservateurs parlent-ils d'une cotisation à un programme d'assurance comme s'il s'agissait d'une taxe? Je vais faire une comparaison. Lorsque je paie ma cotisation…
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (QC)
À l'ordre.
L'honorable député de Lac-Saint-Louis a la parole.
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Lib. (QC)
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2022-09-29 11:15 [p.7911]
Madame la Présidente, les cotisations que je dois payer pour mon assurance habitation augmentent évidemment le montant que je dois payer pour ma maison. Doit-on considérer pour autant qu'il s'agit d'une taxe?
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BQ (QC)
Madame la Présidente, la question de mon collègue est assez pertinente.
En fait, on joue avec les mots. Je suis comptable de profession et, dans mes cours de comptabilité, on parlait de taxes sur la masse salariale ou de cotisations sociales. On joue donc un peu avec les mots.
Cela dit, habituellement, quand on parle d'une taxe, ce n'est pas pour désigner un programme précis qui va bénéficier aux citoyens. On peut parler des taxes que nous payons lorsque nous achetons des produits et qui s'en vont dans un fonds consolidé. On peut aussi faire référence aux impôts.
Cependant, dans le cas de l'assurance-emploi, c'est un peu particulier parce que la caisse n'est pas totalement autonome non plus. Si elle l'était, cela pourrait au moins casser cet argument.
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PCC (ON)
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2022-09-29 11:16 [p.7911]
Madame la Présidente, j’aimerais expliquer un peu en quoi consiste la taxe sur le carbone et l’effet qu’elle a sur les gens. Je ne sais pas si le député a eu l’occasion de s’entretenir avec ses concitoyens du coût élevé des produits d’épicerie ou des agriculteurs qui doivent payer davantage pour le transport et pour le séchage de leurs produits au propane, surtout au Québec, en raison de l'augmentation des coûts.
Nous observons un effet domino qui touche tous les produits que les gens achètent. Malheureusement, les Canadiens consacrent déjà 43 % de leur argent aux impôts et seulement 35 % au logement, à l’épicerie et à l’énergie. Les gens vivent une crise. Ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Je parle à des gens qui se font expulser à cause du coût élevé du logement. Nous devons les aider. Cette taxe sur le carbone est une taxe punitive et elle doit être éliminée.
Maintenant que j'ai expliqué un peu en quoi consiste cette taxe, le député pourrait-il nous parler des gens de sa circonscription et de la façon dont ils sont touchés?
Voir le profil de Xavier Barsalou-Duval
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question. Il me demande comment les gens vivent avec la taxe sur le carbone dans ma circonscription. Cela va peut-être me permettre de l'éclairer quant à la réalité de ma circonscription.
Je dois dire que, dans ma circonscription, personne ne me parle de la taxe sur carbone. La raison en est bien simple: cette taxe n'existe pas au Québec.
Pour ce qui est de la réalité de la circonscription de mon collègue, je l'inviterais à revoir les politiques à long terme de son parti. Le prix de l'essence va augmenter de toute façon, et, malheureusement, le pétrole a des conséquences très graves sur l'environnement.
J'espère que nous allons procéder à l'électrification le plus vite possible et j'estime que le gouvernement devrait presser le pas. À moyen et à long terme, cela nous permettrait de diminuer les coûts liés au pétrole et peut-être de créer une économie de l'avenir dont nous serions les précurseurs, et non pas les derniers de classe.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
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2022-09-29 11:18 [p.7911]
Madame la Présidente, c'est reparti: les conservateurs se concentrent sur les cotisations au Régime de pensions du Canada et à l'assurance-emploi tout en travaillant avec les libéraux pour remplir les poches des PDG ultrariches qui imposent des prix abusifs aux Canadiens, qui, eux, ont de la difficulté à se nourrir.
Le député convient-il qu'il faut commencer à imposer équitablement ceux qui réalisent des profits aux dépens des Canadiens afin de redistribuer l'argent aux gens qui en ont le plus besoin?
Voir le profil de Xavier Barsalou-Duval
BQ (QC)
Madame la Présidente, je pense que ma collègue du NPD soulève un bon point.
Certains ont profité de la pandémie pour s'en mettre plein les poches, contrairement à d'autres qui, aujourd'hui, se serrent la ceinture. Avec l'inflation actuelle, les pétrolières font des profits extraordinaires. Il semble que les banques ont elles aussi fait beaucoup de profits et que certaines industries alimentaires ont augmenté leurs marges de profits. Ce n'est pas normal que cela se fasse sur le dos du pauvre monde qui en arrache.
Je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faudrait mettre en place des mesures. Par exemple, il faut en faire davantage pour s'assurer que ceux qui en profitent sont redevables et doivent justifier leurs décisions. De plus, comme parlementaires, nous devrions inciter le gouvernement à mettre en œuvre des mesures fiscales pour essayer de limiter ce genre de pratiques. Je suis tout à fait d'accord avec ma collègue.
Voir le profil de Nathalie Sinclair-Desgagné
BQ (QC)
Madame la Présidente, nous sommes ici pour débattre d’une motion conservatrice intéressante, c’est le moins qu’on puisse dire. Je tiens vraiment à ce que les citoyens et les citoyennes qui nous écoutent aujourd’hui lisent et connaissent le libellé de cette motion. C’est très intéressant. Je vais l’expliquer.
La motion va comme suit:
Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation, ce qui rend inabordable le coût des biens que les Canadiens achètent et des intérêts qu’ils paient, cette Chambre demande au gouvernement de s’engager à n’imposer aucune nouvelle taxe sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des foyers et les chèques de paie.
Cette motion est vraiment intéressante, parce qu'elle représente la définition du populisme. Le populisme, c’est d’utiliser des questions qui préoccupent avec raison la population, c’est-à-dire l’inflation, et de proposer de fausses solutions pour atteindre un objectif qui n’est pas décrit dans cette motion. On cherche simplement à réduire la taille de l’État, l’empêcher de faire son travail, manipuler les gens et les prendre pour des valises pour alimenter une crainte ou une peur qui est celle de la taxe sur le carbone. Je tenais à lire l’énoncé pour montrer à quel point cette motion n’a aucun sens.
Le remède contre le populisme, c’est l’éducation. Alors, je vais me permettre de faire ici un cours similaire à ce que je ferais à un étudiant de cégep, un cours 101 sur l’économie. Je vais déjà pas mal plus loin avec mes élèves de maîtrise.
Cours 101 sur l’économie: qu’est-ce qu'une externalité? Une externalité, c’est quand un coût ou un effet sociétal n’est pas inclus dans le prix, le prix étant un indicateur de marché, d’un bien ou d’un service. Cette externalité arrive souvent sur les biens et services pour lesquels il y a des répercussions environnementales qui ne sont pas quantifiées, qui ne sont pas prises en compte dans un prix. Le rôle de l’État dans ce cas, c’est justement d’aller chercher cette externalité et de l’inclure dans le prix.
C’est exactement ce que tente de faire le gouvernement avec sa taxe sur le carbone. Je vais aller un peu plus loin sur la taxe sur le carbone. C’est un des moyens nécessaires pour réagir aux changements climatiques.
Recommençons à zéro. Qu’est-ce qu’un changement climatique? Je regarde encore mes amis d’à côté pour être sûre qu’ils me comprennent bien. Les gaz à effet de serre, c’est-à-dire le méthane, le CO2, le protoxyde d’azote, l’ozone, sont des gaz émis par les êtres humains qui ont des répercussions sur la population par le truchement des changements climatiques. Les répercussions des changements climatiques ont été étudiées abondamment. Cela fait 20 ans, 30 ans qu’elles sont étudiées. On les connaît maintenant. On est capable de quantifier ces répercussions sur la population. Il y a quelques années, une étude dont j’étais l'une des autrices, est sortie concernant les répercussions des changements climatiques au Québec. On sait qu’ils ont des coûts concrets et tangibles.
D'abord, il y a des coûts d’infrastructure en raison des inondations et des tempêtes. Nous pensons aujourd’hui à nos amis des Îles-de-la-Madeleine et de l’Est du Canada qui ont souffert de la grosse tempête, l’ouragan Fiona. Les ouragans ont une plus grande force depuis que les changements climatiques leur donnent, on peut le dire, le vent dans les voiles. Il y a aussi l’érosion des berges. Cela a de grosses incidences économiques.
Ensuite, il y a le pergélisol qui dégèle. Quand le sol dégèle, les infrastructures construites sur le sol, comme des maisons, s'effondrent — nous pensons à nos amis des Premières Nations.
Ce sont là des répercussions directes, tangibles et quantifiées des changements climatiques.
Il y a aussi les effets sur la santé. Parmi ceux-ci, il y a l’arrivée des zoonoses. Elles sont à nos portes. Qu’est-ce que qu'une zoonose? C’est quand un animal est un vecteur d’une maladie. On pense à la maladie de Lyme ou au virus du Nil. Ces maladies sont arrivées du sud parce que la température se réchauffe. Il y a aussi les allergies. Nos amis conservateurs adorent nous parler de productivité et d’efficacité. Quand une personne souffre d’allergies, qui sont de plus en plus importantes avec les changements climatiques, elle est moins productive au travail.
Finalement, il y a les vagues de chaleur. C’est très important. Chaque année, il y a des aînés qui, à cause des vagues de chaleur, meurent de chaleur dans leur foyer. On les entend nous parler sans arrêt des aînés. C'est concret. Ce sont des personnes âgées qui meurent à cause des changements climatiques, et leur vie a une valeur.
Toutes ces conséquences sont quantifiées et elles valent des millions de dollars. Les changements climatiques ont un coût pour notre société. Ce coût n'est pas inclus dans le prix que nous payons notre essence.
Maintenant que nous avons parlé des problèmes, parlons des solutions. Les économistes les ont énoncées à plusieurs reprises. Une des solutions est la taxe sur le carbone. Une autre, c'est le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre, ou SPEDE, qui a été mis en place il y a longtemps au Québec.
En 2014, le Québec liait son SPEDE avec celui de la Californie. On ne l'a pas fait avec n'importe quelle autre province au Canada, mais avec la Californie. Il a fallu aller chercher d'autres personnes au sud de la frontière qui en avaient quelque chose à faire des changements climatiques. C'était en 2014; cela fait huit ans. On était peut-être un peu en avance au Québec. Ce n'est pas la première fois que je le dis et sûrement pas la dernière.
Le Québec a déjà pris ses responsabilités pour lutter contre les changements climatiques. Je vais donner un petit exemple très important pour montrer à quel point ces mesures fonctionnent. En 2015, le Québec avait réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 8,8 % par rapport à son niveau de 1990. Cela fonctionne. Il faut que l'État puisse mettre en place des mesures pour lutter contre les changements climatiques.
Le gouvernement doit donc intervenir. Encore une fois, la taxe sur le carbone est l'un des moyens. On est quand même content qu'elle ne s'applique pas au Québec et qu'on puisse continuer sur la bonne voie avec le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre. Il existe plein d'autres moyens, mais on s'entend que les mesures fiscales sont certainement le meilleur moyen pour un gouvernement de changer le comportement des gens. C'est bien connu; il y a beaucoup de littérature à ce sujet. Je n'hésiterais pas une seconde à envoyer à mes collègues une tonne de documents. C'est sûr que cela pourrait les aider à s'informer sur ce sujet très important.
Parlons du coût social du carbone. Ce coût ne représente pas la valeur de marché d'une tonne de carbone. Il y a maintenant des marchés comme le SPEDE ou le marché européen du carbone qui donnent un certain prix. Le coût social du carbone est au-dessus de cela. Les États‑Unis mettent le coût social du carbone à 51 $ la tonne. Une étude très récente dansNature propose plutôt que ce coût soit à peu près à 180 $ la tonne. C'est beaucoup plus élevé que ce qui se fait déjà ici. La taxe sur le carbone est un début. Ce n'est rien par rapport au coût réel des changements climatiques.
Le coût social du carbone est une mesure très difficile à établir. Comme je l'ai déjà indiqué, c'est une fourchette assez importante. Surprenamment, une tonne émise en Chine a exactement le même impact qu'une tonne émise au Canada. Pourtant, on a du mal à établir cette valeur. C'est pour cela qu'on utilise une fourchette. Cette valeur est établie par des modèles qui prédisent les impacts qu'ont les changements climatiques aujourd'hui et dans les prochaines années. On s'entend: les prochaines générations sont quand même un peu importantes.
Le gouvernement a donc le devoir d'agir pour lutter contre les changements climatiques. Une fois pour toutes, il faudrait que nous nous entendions là-dessus. Cessons d'utiliser de vrais enjeux comme l'inflation, qui préoccupe avec raison la population, pour proposer des mesures qui empêchent l'État d'agir.
Au Bloc québécois, nous avons proposé de vraies solutions contre l'inflation. J'ai donné l'exemple des aînés. Les conservateurs sont très forts pour dire que les aînés sont importants pour eux, mais quand il s'agit d'augmenter la pension de la Sécurité de la vieillesse comme nous le proposons, on les entend moins.
Nous proposons également d'augmenter la construction de logements sociaux. Il faudrait que 1 % des revenus du gouvernement soit investi en logement social.
Nous avons plusieurs solutions, mais une troisième solution très importante sur laquelle nous devrions nous entendre avec les conservateurs, c'est le libre marché. Comment se fait-il que nous ne les entendons pas plus parler de la protection et surtout de l'augmentation de la puissance du Bureau de la concurrence? Comme mon collègue l'a mentionné tout à l'heure, les entreprises s'enrichissent sur notre dos. Luttons contre les oligopoles et les monopoles qui font en sorte que nos prix sont anormalement trop élevés.
Ce sont des mesures qui aideraient vraiment les Québécois et les Québécoises et les Canadiens. C'est ce que le Bloc québécois propose, pas de fausses solutions comme le Parti conservateur.
Voir le profil de Leah Taylor Roy
Lib. (ON)
Madame la Présidente, au lieu de poser une question, je voudrais plutôt faire une observation. Le discours que la députée d'en face vient de prononcer m'a beaucoup encouragée. J'aurais simplement souhaité que certains députés d'en face aient été à l'écoute et qu'ils aient été peut-être un peu plus nombreux à la Chambre pour soutenir la motion qu'ils présentent parce que...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La députée sait qu'elle ne peut pas mentionner la présence ou l'absence des députés à la Chambre.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
J'aurais souhaité que les députés de son parti soient à la Chambre.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La remarque vaut pour les deux côtés de la Chambre. Nous ne parlons ni de la présence ni de l'absence des députés dans cette enceinte.
Voir le profil de Leah Taylor Roy
Lib. (ON)
Madame la Présidente, la députée a soulevé de très bons points. Je suis très heureuse de l'entendre dénoncer le populisme et les approches adoptées par les députés d'en face.
J'aimerais comprendre et obtenir votre avis sur la question. Le nouveau chef de l'opposition travaille à la Chambre depuis qu'il a 24 ans. Il n'a jamais travaillé ailleurs qu'à la Chambre. Il a fondé ses études sur les enseignements de Milton Friedman. Vous avez parlé de son manque de considération et de son manque d'intérêt pour les comportements monopolistiques, ainsi que du fait qu'il met l'accent sur les valeurs des actionnaires sans se soucier des Canadiens. Je me demande si vous pouvez commenter cela et dire quelle influence cela a pu avoir.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Je rappelle à la députée d'adresser ses questions à la présidence.
La députée de Terrebonne a la parole.
Voir le profil de Nathalie Sinclair-Desgagné
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de ses commentaires et de sa question.
Malheureusement, je trouve que cette motion constitue un mauvais départ. En effet, nous devons nous attaquer à plusieurs problèmes, et, pourtant, les solutions ne sont pas là. J'aimerais effectivement rappeler à nos collègues du Parti conservateur qu'il existe de vraies solutions. Nous devrions peut-être y travailler un peu plus ensemble pour aider les Canadiens et les Canadiennes, et surtout les Québécois et les Québécoises.
Voir le profil de Marc Dalton
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue bloquiste de ses commentaires.
Elle a parlé du populisme, et j'aimerais lui donner une autre définition de ce terme. Je crois que le populisme signifie aussi qu'on est sensible aux besoins et à l'angoisse des gens. Le gouvernement, et même les experts, devraient faire vraiment attention à cette attitude selon laquelle ils en savent plus que le petit monde. C'est un aspect important.
Elle a parlé du prix du carbone. À Vancouver, où j'habite, le prix de l'essence est de presque 2,50 $ le litre, alors qu'en Alberta, il est d'environ 1,50 $ le litre. Il s'agit d'une grande différence, qui est attribuable notamment aux taxes.
Ma question porte sur l'assurance-emploi. On l'augmente de 9 % cette année, ce qui est non négligeable, surtout qu'il y a des milliards de dollars de surplus dans la caisse. La députée peut-elle parler de cela?
Voir le profil de Nathalie Sinclair-Desgagné
BQ (QC)
Madame la Présidente, nous allons nous entendre sur une chose: l'Alberta devrait payer beaucoup plus.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2022-09-29 11:33 [p.7913]
Madame la Présidente, comme c'est aujourd'hui la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, je crois qu'il aurait été plus constructif de consacrer le temps de la Chambre aux enjeux pressants que vivent les peuples autochtones au lieu de revivre la journée de l'opposition conservatrice de mardi.
J'ai rencontré des représentants de l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine cette semaine. Pendant qu'ils étaient dans mon bureau, des membres de la province de la députée ont demandé la création d'une régie du logement nationale conçue par et pour les Autochtones. Comme on le sait, les Autochtones réclament depuis un certain temps une stratégie de logement autochtone en milieu urbain, rural et nordique ainsi qu'un financement suffisant pour la mettre au point. Des Aînés autochtones de ma circonscription communiquent avec moi. Mon amie Nora, une Aînée autochtone des Premières Nations Tla‑o‑qui‑aht, vit dans sa voiture. C'est inacceptable.
La députée croit-elle que nous devrions nous concentrer, ici et maintenant, sur ces problèmes très importants?
Voir le profil de Nathalie Sinclair-Desgagné
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Effectivement, ce sont des problèmes très importants. La situation des Premières Nations nous préoccupe également.
Dans mon discours, j'ai d'ailleurs parlé de l'une des répercussions des changements climatiques, qui touche les maisons construites sur le pergélisol, un sol qui dégèle, dans les réserves où vivent les Premières Nations.
Nous devrions aussi aborder certaines questions, dont la construction de logements sociaux. Nous avons fait des propositions à ce sujet. Nous voulons simplement rappeler que, au Québec, nous avons des programmes comme AccèsLogis, qui sont payés par le gouvernement du Québec et pour lesquels le gouvernement fédéral n'a pas fourni de compensation pendant deux ans. Nous avons donc dû nous-mêmes construire des logements sociaux et communautaires aux dépens d'autres personnes qui en avaient besoin sans le financement et l'aide du fédéral, qui sont pourtant essentiels.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Voir le profil de Daniel Blaikie
2022-09-29 11:35 [p.7914]
Madame la Présidente, je tiens tout d'abord à préciser que j'entends partager mon temps de parole avec la députée d'Edmonton Strathcona.
C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre depuis le décès de mon père, Bill Blaikie, samedi dernier. J'espère avoir le temps, à un moment donné, de lui rendre hommage plus convenablement et dignement, mais pour l'instant, je m'en voudrais de ne pas remercier chaleureusement tous mes collègues, les gens de la Colline du Parlement et ceux d'ailleurs.
Des Canadiens des quatre coins du pays m'ont envoyé de touchants messages sur la façon dont la vie et l'œuvre de mon père les ont inspirés dans leur propre travail. Je suis très reconnaissant de ces messages, tout comme ma mère, Brenda; mes sœurs, Rebecca, Jessica et Tessa; et toute notre famille. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont fait part de leurs messages.
Bien entendu, nous en sommes particulièrement touchés, ce qui aurait aussi été le cas de mon père, car il aimait vraiment le Parlement, malgré toutes ses imperfections, ses déceptions et ses défauts. Cet amour était né de sa profonde conviction que le Parlement, employé à bon escient par les parlementaires pendant leur mandat, peut être un espace de dialogue positif et constructif permettant de faire progresser notre pays.
C'est dans cet esprit que j'aimerais aujourd'hui faire part de quelques réflexions sur la motion de l'opposition conservatrice. Je pense que deux aspects de cette motion méritent d'être dénoncés.
Le premier aspect concerne ce que la motion propose, en tant que tel, à savoir que le gouvernement devrait, en ce moment, mettre l’accent sur des réductions d’impôt générales pour combattre l’inflation. Même si les conservateurs proposent cette mesure en toute bonne foi, ils se trompent. Il y a longtemps qu’ils disent que lorsqu’il y a plus d’argent à dépenser que de marchandises à acheter, l’inflation grimpe. Les réductions d’impôt générales ne sont pas ciblées, contrairement à un soutien du revenu destiné aux personnes se trouvant réellement dans une situation précaire. Lorsque ces personnes font leur épicerie, elles doivent se demander si elles devront rapporter des aliments sur les étagères. Ou encore, elles mènent une vie d'itinérant ou risquent de basculer dans l'itinérance parce qu'elles ont perdu leur habitation ou sont sur le point de la perdre. Par opposition, même si nous subissons les désagréments de l’inflation et que nous devons parfois renoncer à certains achats qui nous plairaient vraiment, il reste que certains d'entre nous n'ont pas à se priver de l'essentiel, en fin de compte. Fournir un revenu aux personnes qui courent vraiment le risque de manquer d'argent est la solution pour que le Canada traverse cette période exceptionnelle de pression inflationniste que tout le monde ressent d’une manière ou d’une autre. Nous devons faire en sorte que le Canada s'en sorte le mieux possible. Nous devons réduire les dommages au minimum, et le nombre de familles canadiennes qui les subissent doit être aussi petit que possible.
C’est pourquoi le NPD croit qu’il faut doubler le remboursement de la TPS. C’est pourquoi nous nous battons pour une augmentation des paiements de l’Allocation canadienne pour le logement. C’est pourquoi nous sommes convaincus que chercher à changer structurellement le coût des produits et des services dont les Canadiens ne peuvent pas se passer, comme les garderies, les soins dentaires et les médicaments sur ordonnance, est une meilleure façon de combattre l’inflation justement parce que cette façon de procéder évite ce que disent craindre les conservateurs.
Nous avons appris hier, lors de la réunion du comité des finances, que, même selon le Fonds monétaire international ou FMI, accorder des réductions d’impôt générales en ce moment alimenterait les pressions inflationnistes. C'est exactement ces pressions que les conservateurs affirment vouloir combattre. Or, on peut dire sans risquer de se tromper que le FMI n'a pas la réputation d'être une organisation progressiste. Depuis des dizaines d'années, il se fait l’apôtre de la déréglementation, des allègements du fardeau fiscal et de la rationalisation des services publics. Des réductions d’impôt générales causeraient de l'inflation parce qu'elles remettraient plus d’argent dans les poches des personnes qui en ont le moins besoin. Plus une personne est riche, plus elle a déjà de l’argent à dépenser, et ce sera encore plus le cas si elle bénéficie d’une réduction générale du fardeau fiscal.
Tout à l’heure, un député conservateur a parlé des étudiants qui vivent dans des refuges pour sans-abri et des mères célibataires qui craignent de se retrouver à la rue. Eux et les aînés qui vivent d'un faible revenu fixe ne profiteront pas autant d’une réduction générale des impôts que les gens qui habitent les quartiers aisés. Si nous souhaitons aider les personnes qui en ont vraiment besoin, nous devons le faire avec des mesures ciblées de soutien du revenu. C’est ainsi qu’il faut procéder, non seulement pour aider les personnes qui en ont le plus besoin, mais aussi pour éviter de mettre trop d’argent dans les poches de ceux qui ont déjà un revenu disponible passablement élevé.
C’est pourquoi il y a une telle différence d’approche entre les néo-démocrates et les conservateurs. On peut dire que je pense parfois que le gouvernement libéral se sent pris entre deux feux, et que sa recette serait de ne rien faire, de regarder le débat se dérouler entre les conservateurs et les néo-démocrates et de rester en retrait.
C’est pourquoi il est important de faire pression, et je suis reconnaissant aux Canadiens d’avoir élu 25 néo-démocrates au Parlement pour faire ce travail de pression. Lorsque nous avons proposé pour la première fois de doubler le remboursement de la TPS, les libéraux ont dit non. C’était il y a bien plus de six mois, et, graduellement et grâce à la persévérance des néo-démocrates de la Chambre et de très nombreuses voix de la société civile à l’extérieur de la Chambre, nous avons pu amener le gouvernement à changer de cap.
C’est un succès pour le Parlement. C’est un exemple d’un Parlement que les Canadiens ont élu et qui fait le travail qu’ils veulent qu’il fasse. Parfois, c’est désordonné, et ce n’est pas toujours joli ou amusant à regarder, mais il y a un travail qui se fait ici, et c’est grâce à la sagesse des Canadiens qui ont élu un Parlement minoritaire avec des voix fortes de plusieurs côtés de la Chambre que nous pouvons avancer.
La deuxième chose que je veux souligner à propos de cette motion, une chose qui m'énerve profondément et que nous avons déjà entendue un peu plus tôt aujourd’hui, c’est la question de l’augmentation des cotisations à l’assurance-emploi et au RPC comme si c’était une taxe sur la masse salariale. S’il ne s’agissait que d’un débat sur les mots, cela n’aurait pas d’importance. Cela m’est parfaitement égal si les comptables appellent les cotisations à l’assurance-emploi et au RPC des taxes sur la masse salariale. Si c’est ce qu’ils veulent faire dans leur profession pour faciliter la comptabilité, grand bien leur fasse.
Lorsque les politiciens commencent à parler de lutter contre « l’augmentation des taxes sur la masse salariale » comme d’un euphémisme pour lutter contre le financement adéquat de notre régime d’assurance-emploi, je trouve cela problématique. Lorsque des politiciens utilisent « réduction des taxes sur la masse salariale » comme un euphémisme pour nuire aux pensions des Canadiens et refuser l’augmentation de ces dernières, surtout lorsqu’ils disent de manière contradictoire à quel point ils se soucient des personnes âgées à revenu fixe, je trouve cela problématique. C’est un problème majeur de cette motion et de ce que nous avons entendu de la part des conservateurs aujourd’hui.
Des personnes qui n’étaient pas sans abri il y a quelques années le sont aujourd’hui et continuent de se débattre avec les difficultés de l’économie dans laquelle nous sommes. Il y a beaucoup d’emplois disponibles dans certains secteurs de l’économie, mais la situation de l’emploi reste difficile dans d’autres secteurs. Il y a des gens qui sont formés et qui ont de l’expérience dans certains secteurs, mais ceux-ci sont toujours en difficulté, comme le tourisme et l’hôtellerie, par exemple. Les difficultés de ces industries sont variées.
Le secteur de l’hôtellerie se remet, mais si l’employeur n’est prêt à offrir que trois quarts de travail de trois heures, l’avis de recherche dans la vitrine ne signifie pas ce que beaucoup de Canadiens pensent qu’il signifie. Il ne s’agit pas d’un emploi à temps plein, bien rémunéré et permettant de subvenir aux besoins d’une famille.
Oui, nous devons rebâtir le régime d’assurance-emploi. Nous le savons. Nous le savions avant la pandémie. Il est donc d’autant plus honteux pour le gouvernement d’être revenu, le 24 septembre, aux règles de l’assurance-emploi en vigueur avant la pandémie, sans avoir trouvé de solution et sans révéler le détail des consultations qu’il a menées ou avoir mis en place un meilleur système en premier lieu. L’assurance-emploi laissait beaucoup trop de gens pour compte avant la pandémie. Nous le savons tous.
Nous savons tous que le système devait être modifié, et pourtant, nous nous éloignons des règles temporaires de la pandémie, qui n’étaient pas parfaites, mais qui étaient certainement meilleures que ce que nous avions auparavant, et nous sommes retournés en arrière. Oui, les cotisations d’assurance-emploi, après avoir été gelées pendant la pandémie, vont augmenter. Cela fait partie intégrante de l’assurance qui permet aux gens de ne pas perdre leur maison lorsqu’ils perdent leur emploi dans des circonstances économiques difficiles.
Un parti qui défendrait vraiment les intérêts des travailleurs comprendrait cela et n’essaierait pas de masquer son opposition à un régime d’assurance-emploi adéquat par des euphémismes tels que la réduction des charges sociales. Il en va de même pour le Régime de pensions du Canada. Nous en sommes à un point où le Régime de pensions du Canada va finalement avoir une autre tranche pour les travailleurs à l’avenir. Ils vont devoir commencer à y cotiser, tout comme les employeurs. C'est ainsi que l'on améliore les pensions publiques, de sorte que moins de politiciens conservateurs et d’autres à l’avenir se lèveront pour dire à quel point ils sont tristes que les personnes âgées n’aient pas un revenu adéquat. C’est ce qui ne va pas avec ce qui se passe ici.
Voir le profil de Rechie Valdez
Lib. (ON)
Madame la Présidente, comme l'a mentionné le député, le gouvernement travaille à redonner de l'argent aux Canadiens en doublant le crédit d'impôt pour la TPS. Le gouvernement a soutenu les entreprises et les Canadiens pendant toute la pandémie et il a aidé les familles canadiennes grâce aux services de garderie abordables.
Mon collègue pense-t-il que la motion à l'étude présente un plan concret pour rendre la vie des Canadiens plus abordable?
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
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2022-09-29 11:45 [p.7915]
Madame la Présidente, la réponse courte est non, je ne crois pas qu'elle le fasse, pour beaucoup des raisons que j'ai données dans mon discours. Je suis heureux que le gouvernement libéral ait choisi de mettre en œuvre bon nombre des initiatives proposées par le NPD afin de réduire les effets de l'explosion des prix que subissent les Canadiens.
Je vais profiter de l'occasion pour en proposer une autre. J'invite le gouvernement à reprendre notre proposition de faire en sorte que l'augmentation de la Sécurité de la vieillesse ne s'applique pas qu'aux aînés de 75 ans et plus, mais à tous les aînés qui sont admissibles à la Sécurité de la vieillesse. Les aînés, peu importe leur âge, vivent tous les mêmes pressions financières et ils devraient tous avoir droit aux mêmes prestations. Il est insensé qu'il y ait un système à deux paliers pour les aînés canadiens qui reçoivent des prestations de la Sécurité de la vieillesse ou toute autre prestation de soutien du revenu.
J'invite le gouvernement à également mettre en œuvre cette proposition. Nous en serions heureux.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
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2022-09-29 11:46 [p.7915]
Madame la Présidente, je tiens à offrir mes condoléances au député pour le décès de son père, Bill Blaikie, qui, lorsqu'il siégeait à la Chambre des communes, était le doyen de cette assemblée et avait le respect de tous les partis. Je sais que, en tant qu'ancien membre des Forces armées canadiennes, il était dévoué envers son pays et ceux qui le servent. Ayant moi-même été encouragé à entrer en politique par un proche qui était politicien, je sais que le père du député a de quoi être très fier du fils à qui il a inculqué le désir de servir la collectivité.
Ayant déjà vécu à Winnipeg, je sais que les familles de la région sont en difficulté. Le prix des aliments a augmenté de 10 à 30 % dans les dernières années. Le prix de l'essence et des loyers a aussi augmenté. Les gens les plus défavorisés sont le plus durement touchés. Le gouvernement a le pouvoir de leur accorder un répit ou de réduire le coût de tous les intrants, que ce soit en accordant des allégements fiscaux ou en changeant des politiques en place depuis des décennies.
Étant donné que l'inflation a atteint un sommet jamais vu au cours de la vie de ce jeune député, celui-ci ne croit-il pas, comme les conservateurs, qu'il est temps d'accorder un répit aux familles de Durham ou d'Elmwood—Transcona?
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
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2022-09-29 11:48 [p.7915]
Madame la Présidente, je remercie le député de Durham de ses bons mots. J'apprécie vivement l'expression de sa sympathie.
Il y a une tension dans la position des conservateurs qui transparaît même dans la question du député. En effet, il demande comment on peut réduire le coût des intrants, tout en reconnaissant que la conjoncture économique, notamment l'inflation, est en grande partie attribuable aux pressions provenant de la chaîne d'approvisionnement et non de la demande. Cependant, les conservateurs soutiennent le plus souvent que les problèmes sont liés à la demande et aux dépenses. Ils affirment que le gouvernement dépense trop et que c'est ce qui fait flamber les prix. Or, de nombreux facteurs contribuent à l'inflation. Je me réjouis que les conservateurs reconnaissent que certains autres facteurs engendrent l'inflation, en dehors des dépenses gouvernementales.
Comme le député le sait déjà, à mon avis, la meilleure façon de s'attaquer au problème est de mettre en place des mesures d'allégement ciblées jumelées à des mesures de soutien du revenu pour les gens qui en ont réellement besoin. J'estime que de simplement réduire les impôts et les taxes pour tout le monde entraînera de la part des mieux nantis une augmentation de la demande qui accentuera la poussée inflationniste à un moment où une telle pression supplémentaire n'est pas souhaitable.
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
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2022-09-29 11:49 [p.7916]
Madame la Présidente, j'aimerais moi aussi profiter de l'occasion pour transmettre mes sincères condoléances à mon collègue, en mon nom et au nom de mes collègues du Bloc québécois.
J'étais très heureux de l'entendre parler d'une augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse à partir de l'âge de 65 ans, en réponse à une question précédente, tout comme j'aime bien l'entendre parler d'assurance-emploi dans son discours.
J'aimerais lui poser une question.
On parle de collaboration dans un gouvernement minoritaire, et sa formation politique a choisi de mettre l'accent sur un régime de soins dentaires, alors que les provinces et le Québec sont les mieux placés pour prendre soin de cela. On aurait dû simplement augmenter les transferts en santé.
J'aimerais savoir s'il ne pense pas qu'on devrait augmenter les transferts en santé. Surtout, pourquoi ne pas avoir mis sur la table de négociation une réforme de l'assurance-emploi, par exemple une réforme des structures qui sont déjà en place, plutôt que de mettre à la va-vite un système un peu tout croche, comme ce qu'on nous propose en matière de soins dentaires?
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
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2022-09-29 11:50 [p.7916]
Madame la Présidente, je ne pense pas que mon collègue sera surpris d'apprendre que les négociations avec un gouvernement libéral peuvent être très décevantes, dans certains cas.
Dans une négociation, il y a deux côtés. Nous avons fait de notre mieux pour nous assurer que, là où il y avait un terrain d'entente, nous pouvions faire des progrès.
Il est décevant que les libéraux ne soient pas des néo‑démocrates et qu'ils ne veuillent pas faire tout ce que nous voulons faire. Cependant, nous comprenons bien qu'il appartenait aux Canadiens et aux Canadiennes d'élire un Parlement et qu'il nous appartient, à nous, de nous battre pour tout ce que nous pouvons faire. C'est décevant…
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Je suis désolée, mais nous devons en rester là.
Nous reprenons le débat. La députée d'Edmonton Strathcona a la parole.
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NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 11:51 [p.7916]
Madame la Présidente, je vais commencer par dire que je suis déçue que nous débattions aujourd’hui de cette motion, à la veille de la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, à un moment où les Autochtones de ce pays n’ont pas accès à de l'eau potable, n’ont pas de logement adéquat et sont privés de leurs droits fondamentaux, et à un moment où ils découvrent les tombes de leurs enfants. À la veille de ce jour, voilà la motion que le Parti conservateur a choisi de présenter.
Je suis choquée par cela, mais je veux commencer par raconter une histoire. Il s’est passé quelque chose hier. Hier, je parlais à une députée conservatrice, et non, nous n’étions pas à l’écran et ce n’était pas en public. Elle m’a demandé pourquoi nous avions conclu l’entente de soutien sans participation avec les libéraux. Elle m’a demandé ce que nous en retirions. C’est ainsi qu’elle l’a formulé. J’ai ri et je lui ai dit qu’elle avait peut-être besoin de s’asseoir et de réfléchir à la question pendant une minute. Puis, toute la nuit dernière, j’y ai réfléchi. Ne comprend-elle vraiment pas pourquoi nous avons fait cela? N’était-ce vraiment pas quelque chose qu’elle pouvait comprendre?
Pour moi, il est clair que nous l'avons fait parce que nous essayions d’obtenir de l’aide pour les Canadiens. Nous l’avons fait parce que nous essayions d’obtenir des soins dentaires, une assurance-médicaments, des mesures de protection de l'environnement et un soutien aux travailleurs. C’était pour les Canadiens. Nous ne l’avons pas fait pour gagner. Nous ne l’avons pas fait pour faire perdre des points aux libéraux. Nous ne l’avons pas fait pour accroître notre pouvoir. Nous l’avons fait pour les Canadiens.
Tandis que nous débattons à la Chambre de cette motion, sur laquelle je reviendrai, je veux que nous nous souvenions tous que chaque député du Parti conservateur du Canada a accès à un programme de soins dentaires en or. Chaque député a accès à un programme de soins dentaires pour lui-même et ses enfants, et les conservateurs votent contre le strict minimum pour les autres familles canadiennes du pays. Pour moi, cela en dit long; cela montre bien à qui nous avons affaire.
En tant que députés, nous avons tous ce privilège. Nous avons la possibilité de faire entendre notre voix. Nous avons de telles possibilités. Nous avons tous accès à des avantages et à des salaires que les Canadiens ordinaires n’ont pas, et nous avons l’obligation, lorsque nous nous levons dans cette enceinte, de penser à ces gens et de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à ces choses, les mêmes choses que nous et nos familles avons.
Avec cette motion, les conservateurs tentent d’induire les Canadiens en erreur. Ils essaient de transformer le mot « taxe » en un vilain mot. Je sais et les députés savent que « taxe » n’est pas un vilain mot. En fait, ce n’est pas un mauvais mot du tout, mais nous y reviendrons.
Ils essaient de convaincre les Canadiens qu’ils sont de leur côté avec cette motion, mais nous ne sommes pas dupes. Les Canadiens ne sont pas dupes. Les conservateurs continuent de se ranger du côté des grandes entreprises au détriment des Canadiens avec cette motion.
Une chose que j’aime dans cette motion, c’est qu’elle nous donne l’occasion de parler de fiscalité. Nous ne parlons pas assez souvent de fiscalité dans cette enceinte. Cependant, cette motion évite les questions les plus importantes: qui paie, et qu’obtiennent ces personnes en échange de cet argent?
À l’heure actuelle, le fardeau fiscal au Canada repose sur les familles canadiennes. Il repose sur les épaules des familles de travailleurs. Ce n’est pas juste. Cela signifie que même si elles ont deux revenus, il leur est difficile de joindre les deux bouts. Cela a entraîné un déséquilibre dans notre pays. Nous sommes confrontés à une crise du logement qui pousse de plus en plus de gens dans la rue, le coût des loyers monte en flèche et les jeunes n’ont aucun espoir de devenir propriétaires.
Cela n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps dans ce pays où les sociétés et les riches assumaient leur juste part du fardeau fiscal et où notre économie était en plein essor. Les travailleurs pouvaient subvenir aux besoins de leur famille et le gouvernement était en mesure de fournir des services parce qu’il tirait ses revenus de sources autres que les familles de travailleurs. Cependant, les gouvernements conservateurs et libéraux successifs ont changé la donne. Ils ont abaissé les taux d’imposition des entreprises. Ils ont créé des échappatoires fiscales. Ils ont viré le système fiscal à l'envers.
La dernière fois que les particuliers et les entreprises ont payé le même montant d’impôt sur le revenu, c’était en 1952. Depuis, la contribution des entreprises à notre société n’a cessé de diminuer. Aujourd’hui, les Canadiens paient 4 $ d’impôt pour chaque dollar payé par les entreprises, mais ce n’est pas le cas de tous les Canadiens.
Pendant que les conservateurs et les libéraux réduisaient les taux d’imposition des entreprises et distribuaient des subventions et des crédits d’impôt aux entreprises, ils réduisaient également l’impôt des Canadiens les plus riches et s’appuyaient plutôt sur des formes de taxation régressive comme la TPS. Ce n’est pas un secret. Tout le monde dans cette Chambre le sait. Nous le savons tous, et pourtant, nous sommes ici en train de débattre d’une motion simpliste qui vise à faire croire aux Canadiens que les conservateurs se soucient du bien-être des Canadiens. C’est une motion qui tente de faire un vilain mot du mot « taxe », sans aborder les questions les plus fondamentales: qui paie les taxes et les impôts, combien ces personnes paient-elles et pourquoi?
Les personnes à qui les gouvernements prennent de l’argent et une partie de leur revenu sous forme de taxes et d'impôts et ce à quoi ils consacrent cet argent indique les priorités des gouvernements. Au cours des quatre ou cinq dernières décennies, d'un gouvernement libéral à un gouvernement conservateur à un gouvernement libéral à un gouvernement conservateur et ainsi de suite, nous avons constaté une tendance claire: le fardeau fiscal a constamment été transféré aux travailleurs canadiens et l’impôt des riches et des entreprises a diminué.
À maintes reprises, les gouvernements conservateurs et libéraux ont démontré qui ils sont et de qui ils se soucient, et ce ne sont pas les Canadiens ordinaires. Ce ne sont pas les travailleurs. Ce ne sont pas les étudiants. Ce ne sont pas les personnes âgées. Ce ne sont pas les Autochtones. Ce ne sont pas les personnes handicapées. Ce ne sont pas les sans-abri.
Nous n’avons pas besoin de nous reporter 50 ans en arrière pour voir ce qui se passe dans ce pays. Dans les trois jours qui ont suivi la déclaration de la pandémie mondiale, 754 milliards de dollars ont été versés pour soutenir les marchés financiers, les grandes banques et les plus grosses sociétés. Il a fallu au gouvernement des semaines, puis des mois, pour que les Canadiens ordinaires, qui fournissent ces 754 milliards de dollars versés aux grandes banques, puissent bénéficier de soutien. Les conservateurs ne veulent pas parler de cela.
Bien que je me réjouisse de l’occasion qui nous est donnée de parler de fiscalité aujourd’hui et que je sois déçue par la simplicité d’esprit de cette motion, je pense également que nous devons parler de la façon dont nous pourrions réformer notre système fiscal. Les néo-démocrates ont proposé toute une série de réformes, contre lesquelles les conservateurs ont voté: un retour progressif à des taux d’imposition raisonnables pour les sociétés, un impôt sur les bénéfices pandémiques pour récupérer une partie des centaines de milliards que les Canadiens ont versés à ces sociétés, un impôt sur la fortune, la suppression des échappatoires fiscales qui permettent aux riches d’échapper aux impôts canadiens et la poursuite des fraudeurs fiscaux.
Si nous adoptions ces réformes, nous pourrions offrir des soins dentaires à tous les Canadiens. Nous pourrions avoir un régime d’assurance-médicaments. Les Canadiens n’auraient plus à s’inquiéter de savoir s’ils peuvent se payer leurs médicaments d’ordonnance. Nous pourrions payer pour une stratégie sur le logement. Nous pourrions investir dans notre avenir. Nous pourrions bâtir un Canada meilleur. Les taxes ne sont pas un gros mot. Elles le deviennent simplement lorsque les politiciens essaient de tromper les gens.
Enfin, je terminerai en parlant un peu de l’assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada. En dépit de ce que pensent les conservateurs, les Canadiens ne sont pas dupes de leur conversation et de leur absurdité quant à savoir s’il s’agit d’une taxe. Les Canadiens voient ce que font les conservateurs. Je suis de l’Alberta. Les Albertains voient ce qui se passe. Nous voyons notre gouvernement provincial s’attaquer au RPC. C’est le sujet dont me parlent le plus souvent mes concitoyens. Je sais comment les conservateurs s’emploient à détruire le filet de sécurité sur lequel les travailleurs comptent. Les travailleurs ont besoin de leurs pensions. Ils ont besoin d’un système d’assurance-emploi qui fonctionne. Il ne s’agit pas de l’argent du gouvernement, mais de l’argent des travailleurs.
La semaine dernière, le régime d’assurance-emploi est revenu à son état défaillant d'avant la pandémie. Les changements pour lesquels mes collègues néo-démocrates et moi-même nous sommes battus afin que les travailleurs canadiens ne soient pas laissés pour compte lors de la pandémie ont disparu. Au lieu de prétendre que l’assurance-emploi et le RPC sont un fardeau pour les travailleurs canadiens, j’invite les conservateurs à se joindre à nous pour que la totalité des travailleurs obtienne le soutien dont ils ont besoin de l’assurance-emploi et que la totalité des travailleurs puisse prendre leur retraite dans la dignité avec des prestations de retraite adéquates.
Ce n’est pas le moment de présenter cette motion. Ce non-sens politique est conçu pour que le nouveau chef de l’opposition officielle obtienne du temps d’antenne et quelques messages sur Twitter. Les Canadiens ne veulent pas de ces absurdités. Ils veulent que tous les partis à la Chambre travaillent ensemble pour améliorer leur vie.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2022-09-29 12:01 [p.7918]
Madame la Présidente, je veux revenir sur les observations de la députée au sujet du Régime de pensions du Canada parce que, pendant de nombreuses années sous Stephen Harper, le Régime de pensions du Canada a simplement fait du surplace. Alors premier ministre, Stephen Harper a refusé de rencontrer les premiers ministres des provinces et de chercher avec eux des moyens d’améliorer la retraite. Une des initiatives qu’a prises le gouvernement actuel, il y a quelques années, a été de collaborer avec les provinces pour parvenir à une entente sur le Régime de pensions du Canada.
Par ailleurs, les députés conservateurs parlent souvent du Régime de pensions du Canada comme d’une taxe. Or, il ne s’agit pas d’une taxe, comme la députée l’a si justement dit. Il s’agit d’un investissement des personnes qui travaillent aujourd’hui afin d’avoir une meilleure pension demain, quand elles prendront leur retraite.
La députée pourrait-elle nous dire ce qu’elle pense du fait que les conservateurs veulent simplement qualifier de taxe un investissement dans une retraite future afin d'essayer de jouer sur les émotions, ce qui est extrêmement tendancieux?
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NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 12:02 [p.7918]
Madame la Présidente, je ne suis pas toujours d’accord avec le député, mais aujourd’hui, je le suis…
Des voix: Oh, oh!
Mme Heather McPherson: Je vais laisser mes collègues, là-bas, terminer leur crisette.
Je ne sais pas si le député est au courant, car il n'est pas Albertain, mais en Alberta, le gouvernement du Parti conservateur uni parle de retirer les pensions de l’Alberta du Régime de pensions du Canada, ce qui est très dangereux. Tellement de Canadiens dépendent du Régime pour vivre leur retraite dans la dignité. Ses prestations sont, selon moi, nettement insuffisantes à l’heure actuelle, mais l’immoralité et les propositions dangereuses du Parti conservateur au sujet des pensions sont très troublantes.
Voir le profil de Warren Steinley
PCC (SK)
Voir le profil de Warren Steinley
2022-09-29 12:03 [p.7918]
Madame la Présidente, je suis honoré de prendre la parole pour poser une question au nom des résidants de Regina.
Cependant, je dois faire une mise au point en passant: le NPD a littéralement signé un accord avec les libéraux, alors ces députés-là sont généralement d’accord. Ils ont signé noir sur blanc pour dire qu’ils soutiendraient le gouvernement jusqu’en 2025. C'est donc là un mensonge.
J’ai écouté l’intervention de la députée, et elle n’a eu de cesse de dire que les Canadiens paient trop et que les simples citoyens paient trop d’impôts. Pourtant, elle va se prononcer contre une motion qui réclame des réductions d’impôt pour les Canadiens ordinaires.
Ensuite, elle a essayé de faire croire que l’accord que les néo-démocrates ont signé avec les libéraux est pertinent et elle a expliqué pourquoi ils l’ont signé, sauf que la pertinence est actuellement un problème pour le NPD. Le NPD n’a tellement pas de pertinence au Canada que le NPD de la Saskatchewan ne laisse même pas son chef venir parler à son propre congrès. Il a été désinvité à la maison de Tommy Douglas. Ce qu’ils…
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Nous passons à la réponse.
La députée d'Edmonton Strathcona a la parole.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 12:04 [p.7918]
Madame la Présidente, je veux simplement mentionner au député que je suis heureuse d'avoir fait ce que j'ai pu pour m'assurer que les enfants de la Saskatchewan ont accès à des soins dentaires.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Madame la Présidente, je pense que les conservateurs présentent cette motion aujourd'hui parce que les vraies solutions sont plus profondes. Elles méritent une plus grande réflexion sur la façon de créer de la richesse dans le respect de l'environnement, et surtout, sur la façon de partager cette richesse.
On a entendu parler de populisme aujourd'hui, et, à ma grande surprise, il y a un collègue conservateur qui s'est dit fier d'être populiste. J'ai failli tomber en bas de ma chaise, mais ce sont de bonnes chaises. Ma question n'est pas compliquée.
Est-ce que ma collègue d'Edmonton Strathcona, que j'estime beaucoup d'ailleurs, est d'accord avec moi que cette motion des conservateurs propose en fait des solutions simplistes et populistes à un problème complexe?
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 12:05 [p.7918]
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon collègue. Nous avons bien collaboré dans divers dossiers, et je constate que nous sommes sur la même longueur d'onde. En fait, je le soupçonne d'être néodémocrate.
Pour répondre à sa question, je pense que c'est vrai. Le député d'Elmwood—Transcona a dit essentiellement la même chose. Lorsque le Parti conservateur présente des motions comme celle-là qui sont remplies de démagogie et de désinformation, c'est dangereux. C'est dangereux, et nous avons une responsabilité comme parlementaires de veiller à ce que les échanges, le débat dans cette enceinte, ne descendent pas aussi bas. Nous devons élever le débat, et cette motion ne l'élève en rien.
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2022-09-29 12:06 [p.7918]
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Chicoutimi—Le Fjord.
Les Canadiens n’ont pas les moyens de se payer le gouvernement libéral actuel. Les néo-démocrates—libéraux ont tellement fait grimper le coût de la vie que les gens sont forcés de choisir entre chauffer leur maison, faire le plein d’essence et nourrir leur famille. C’est pourquoi la motion conservatrice d’aujourd’hui demande au gouvernement de mettre fin immédiatement aux nouvelles taxes sur l’essence, l’épicerie, le chauffage et les chèques de paie. Cela signifierait l’annulation de l’augmentation prévue de la taxe sur le carbone et des hausses de taxes prévues sur le salaire, qui font toutes partie du fardeau fiscal selon le site Web du gouvernement libéral.
Les chiffres sont sombres. Un Canadien qui gagne 60 000 $ par année payait 3 400 $ de taxes par année sous le gouvernement conservateur précédent comparativement à 4 169 $ aujourd’hui. La famille canadienne moyenne consacre maintenant une plus grande partie de son revenu aux taxes qu’à la nourriture, aux vêtements et au logement réunis, et cette part va continuer d’augmenter sous le gouvernement libéral actuel. C’est immoral, et tout cela est la conséquence de mauvaises politiques.
Tout coûte de plus en plus cher. Les familles dépensent 1 200 $ de plus par année pour se nourrir. Le prix des logements, qui a grimpé en flèche, et la hausse des taux d’intérêt signifient que la moitié des jeunes Canadiens, soit 56 %, qui cherchent à acheter leur première maison ont mis leur projet en veilleuse ou l’ont tout simplement abandonné.
Le loyer d’un logement d’une chambre à coucher à Toronto dépasse les 2 300 $ par mois, et des étudiants de niveau postsecondaire vivent dans des refuges pour sans-abri. Une petite entreprise sur six envisage de fermer définitivement ses portes, tandis que près des deux tiers demeurent endettées depuis les deux dernières années, en grande partie à cause des décisions prises par les gouvernements. Bien sûr, il y a aussi la taxe sur le carbone de plus en plus lourde que les libéraux avaient promis de maintenir à un certain niveau, mais elle dépassera de loin ce qu’ils prétendaient au départ.
Les libéraux n’arrêtent pas de dire que cette taxe redonne aux Canadiens plus que ce qu’elle leur enlève, mais, bien sûr, le directeur parlementaire du budget a complètement démenti cette affirmation. La réalité, c’est que 60 % des Canadiens ne récupéreront pas plus que ce qu’ils y ont investi et, bien sûr, grâce au gouvernement libéral, les Albertains sont les plus durement touchés, puisqu’ils paient 2 282 $ de plus que ce qu’ils reçoivent.
Cependant, dans la pratique, le remboursement de la taxe sur le carbone, c’est un moyen employé par le gouvernement libéral pour se servir des Canadiens de la classe ouvrière comme source de prêt sans intérêt. Les gains ne sont pas remis, et il coûte aux Canadiens le montant exact de l’inflation pour chaque mois où ils sont privés de cet argent, en plus du coût des pertes de revenus de placement potentiels.
Par exemple, si on utilise le taux d'inflation de 2021 estimé de façon prudente, comme nous le savons maintenant, à 3,4 %, qui a plus que doublé cette année, plus un taux de rendement prudent de 2 % sur les investissements, et en ajoutant cela au coût moyen de la taxe sur le carbone en 2021 pour un Albertain, fixé à 1 585 $, c'est presque 86 $ qui viennent de disparaître. C’est de l'argent que ces Canadiens ne récupéreront jamais et qu’ils auraient pu utiliser pour payer l'épicerie ou faire le plein d'essence. Les libéraux vont aggraver ces pertes et continuer à enlever de plus en plus d'argent aux Canadiens.
Les conservateurs se concentrent sur les Canadiens qui sont aux prises avec cette crise du coût de la vie fabriquée par les libéraux.
Coralea, d'Elk Point, m'a écrit. Son fils souffre d’un trouble du déficit de l'attention et de plusieurs autres difficultés d'apprentissage. Pour surmonter ces difficultés, elle l'a envoyé dans une école située à environ une demi-heure de leur domicile. Ils pouvaient faire du covoiturage avec d'autres familles, et son mari avait un emploi bien rémunéré dans le secteur pétrolier, mais la guerre des libéraux contre le secteur pétrolier et gazier a tout changé.
Des plateformes de forage ont cessé leurs activités, des entreprises ont fermé, les investissements se sont faits rares et des projets ont été annulés, tout cela à cause du risque et de l'incertitude créés par le gouvernement libéral. Malheureusement, comme des dizaines de milliers d'autres travailleurs directement employés par le secteur de l'énergie, le mari de Coralea a perdu son emploi. Il a bien trouvé un autre emploi près de chez eux, mais il était payé un tiers de ce qu'il gagnait auparavant. Coralea a créé une entreprise d'entretien ménager pour que sa famille puisse joindre les deux bouts, mais cette entreprise a été réduite à néant au cours des deux dernières années.
Il y a quelques mois, l'école du fils de Coralea l'a appelée afin de lui proposer un plan pour les quatre prochaines années qui permettrait à son fils d'obtenir un diplôme et sa première année d'apprentissage, mais elle a dû leur dire que son fils ne retournerait pas à cette école l'année suivante, parce qu’ils ne peuvent plus assumer les frais de l’aller-retour d'une heure deux fois par jour avec le coût de l’essence qui monte en flèche et un revenu réduit.
Coralea n’est pas une Canadienne qui a les moyens de s’acheter une Tesla de luxe à 60 000 $. Elle n’a même pas les moyens de recâbler sa maison pour pouvoir en faire la recharge. Elle n’a pas les moyens d’avoir une voiture électrique qui ne fonctionne pas pendant les tempêtes de neige et les températures de -40 °C que les gens de Lakeland connaissent bien. Elle n’a pas les moyens de payer les nouvelles taxes et les augmentations de taxes que le gouvernement libéral ne cesse d’infliger aux Canadiens.
Un autre électeur, Steve, un aîné de Vermilion, m’a dit qu’il recevait à la fois des prestations au titre du Régime de pensions du Canada et de la Sécurité de la vieillesse, toutes deux indexées sur l’inflation. Les libéraux nous diront que les aînés qui vivent de ces programmes sont à l’abri des hausses du coût de la vie et des pressions inflationnistes, mais ce n’est pas vrai. Moins de la moitié de la facture mensuelle d’essence de Steve sert à payer l’essence qu’il utilise. Pas moins du quart de sa facture sert à payer les taxes, soit plus de 50 $ par mois.
Pour les deux premiers trimestres de l’année, les adultes célibataires ont reçu un peu plus de 250 $ en remboursements de la taxe sur le carbone. Steve payait en même temps 300 $ en taxes sur sa seule facture d’essence. Il paye des taxes sur le carbone sur sa facture d’électricité, sur son épicerie et sur l’essence pour son camion. Les taxes obligeront Steve à sortir de sa retraite. Il m’a dit: « Cette taxe sur le carbone me tue », et m’a demandé de continuer de lutter contre cette taxation « qui n'a pas de sens et qui est inutile. »
Puis, il y a Austin, un homme de 25 ans de Vegreville, qui devrait avoir un avenir brillant devant lui. Il devrait être prêt à commencer sa vie, à s’acheter une maison et à penser à fonder une famille s’il le souhaite. Il doit plutôt décider quelles factures il paiera chaque mois et s’il aura aussi les moyens de faire son épicerie. L’entretien de sa voiture lui a coûté 850 $, 850 $ qu’il ne peut se permettre de payer lorsque les prix de l’essence ont doublé et que ses factures d’essence et d’électricité lui coûtent 400 $ par mois. Austin occupe deux emplois, un chez Walmart et l’autre dans un aréna local. Sa petite amie de 21 ans travaille dans le domaine de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants. Fort préoccupé pour leur avenir, il m’a dit: « Abolissez la taxe sur le carbone... Arrêtez les dépenses. Atténuez le choc de l’inflation, faites que la classe moyenne paie moins de taxes et aidez-nous vraiment à avancer, au lieu de nous ramener en arrière. »
Nous pourrions tous vous donner d'autres exemples recensés auprès de nos électeurs: Jason, qui exploite un petit terrain de golf public au Nouveau-Brunswick, a payé 6 000 $ de plus en carburant entre 2020 et 2021 et s’attend à une autre hausse de 7 500 $ cette année; Linda, une veuve âgée, conduit toujours un autobus scolaire parce qu’elle n’a pas les moyens de chauffer sa maison et de mettre de l’essence dans sa voiture; quant à Fred, il m’a parlé d’une jeune famille qu’il côtoie chaque semaine à la pratique de hockey, qui doit maintenant choisir lequel de ses enfants pourra jouer la saison prochaine parce que les déplacements pour se rendre aux matchs sont devenus trop coûteux.
La crise du coût de la vie imposée par les libéraux n’est pas « transitoire », elle n’est pas « l’inflation de Vladimir Poutine » et elle n’est pas « un problème de chaîne d’approvisionnement ». C’est une inflation qui existe parce que le gouvernement a toujours dépensé bien au-delà de ses moyens, sans tenir compte des mises en garde des conservateurs selon lesquelles ses dépenses effrénées feraient grimper les prix des produits de première nécessité pour tous les Canadiens.
La crise du coût de la vie provoquée par les dépenses du gouvernement et par ses hausses de taxes sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des maisons et les chèques de paie forcent les Canadiens que je représente à choisir entre se chauffer et se nourrir. Ils doivent choisir lequel de leurs enfants peut faire du sport ou, le cas échéant, décider s’ils ont les moyens de rendre visite à leurs petits-enfants. Ils sont souvent obligés d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants parce qu’ils n’ont plus les moyens de les soutenir. Il faut que cela cesse. Les dépenses inconsidérées du gouvernement, ses attaques contre les travailleurs canadiens et ses hausses d’impôt continuelles détruisent des vies. Voilà pourquoi la motion d’aujourd’hui est si importante. Les Canadiens ne peuvent plus se permettre de vivre sous un gouvernement libéral.
Comme notre nouveau chef, le député de Carleton, le leur demande depuis des années, les libéraux doivent faire marche arrière, réduire les dépenses gouvernementales et équilibrer le budget de façon à ce que notre dette ne soit pas refilée aux générations futures alors qu’elles n’en auront rien retiré. Ils doivent cesser d’imposer des amendes, de diaboliser et de congédier des Canadiens pour des décisions médicales personnelles que le premier ministre ne juge pas acceptables. Ils doivent cesser de détruire la vie et les moyens de subsistance des Canadiens en chassant les investissements et en menottant l’exploitation des ressources naturelles du Canada dans les secteurs agricoles, qui constituent les ancrages dans notre économie. Leur programme va à l’encontre de l’entreprise et du secteur privé, lui imposant son lourd fardeau administratif. Les libéraux doivent promettre aujourd’hui de ne pas imposer de nouvelles taxes sur l’essence, sur l’épicerie, sur le chauffage des maisons et sur les salaires.
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Lib. (ON)
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2022-09-29 12:16 [p.7920]
Madame la Présidente, j'ai demandé à maintes reprises au chef de l’opposition d'expliquer sa position sur le bitcoin et la cryptomonnaie. Les Canadiens méritent de la connaître.
Il y a environ cinq ou six mois, je crois, le chef de l'opposition a voulu épater la galerie en achetant un shawarma avec des bitcoins. Selon le taux effectif à ce moment-là, le shawarma lui a coûté 10 dollars canadiens. Compte tenu de la dévaluation du bitcoin, le même shawarma lui coûterait 22,35 $ s'il l'achetait aujourd'hui.
Comme son chef refuse de le faire, je me demande si la députée peut nous dire quelle est sa position sur le bitcoin ou refusera-t-elle de prononcer les mots « bitcoin » et « cryptomonnaie », comme le chef de l’opposition l'a fait chaque fois qu'on lui a posé cette question?
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:17 [p.7920]
Madame la Présidente, il est frappant de constater que le gouvernement, qui est au pouvoir depuis sept ans et qui a conclu une entente pour y rester pendant 10 ans, a réussi jusqu'à présent à provoquer une flambée des prix presque jamais vue d'à peu près tous les produits de première nécessité.
Les députés ministériels prennent la parole à la Chambre des communes pour offrir leurs pensées et leurs prières aux Canadiens touchés par la crise du coût de la vie, dont ils admettent l'existence, et ils leur envoient un message d'espoir et de compassion, et pourtant, le député souhaite parler de n'importe quoi sauf du bilan des libéraux et de la crise du coût de la vie qu'ils ont créée.
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PV (BC)
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2022-09-29 12:17 [p.7920]
Madame la Présidente, c’est la première fois que j’ai l’occasion de participer à ce débat, même si je l’écoute depuis des heures. J’ai, pour ma collègue de Lakeland, une question que je voulais poser depuis le discours de l’honorable leader à la Chambre de l'opposition officielle, l’ancien Président de la Chambre.
Les conservateurs présentent la situation comme si le Canada était le seul pays au monde qui ait procédé à un assouplissement quantitatif, et qui ait emprunté beaucoup d’argent pour maintenir les devises et son économie à flot. Je suggère à la députée d'examiner les rapports du Fonds monétaire international de juin 2020. Toutes les nations du G20 ont agi ainsi. Toutes, le Canada compris, ont procédé à un assouplissement quantitatif. Elle peut douter de l’efficacité de ces politiques, mais je lui demanderais d’y réfléchir.
Si le chef actuel de ma collègue avait été premier ministre pendant la pandémie, les conservateurs auraient-ils décidé de rejeter les politiques de Boris Johnson, de rejeter les politiques d’autres gouvernements conservateurs idéologiquement alignés partout dans le monde et de tracer un…
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Lib. (QC)
La députée de Lakeland a la parole.
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:19 [p.7920]
Madame la Présidente, le fait est que le premier ministre a dépensé plus que tous les autres premiers ministres de l'histoire canadienne réunis. Ceci est une conséquence des dépenses effrénées qu'engage le gouvernement budget après budget. À vrai dire, il ne s'agit pas que d'une conséquence des deux dernières années.
Les Canadiens veulent voir les élus assumer la responsabilité du programme de politiques du gouvernement, lequel rend la vie trop dispendieuse et inabordable, et fait souffrir les Canadiens, qui peinent à joindre les deux bouts et s'inquiètent vivement de leur avenir. Il est ahurissant d'entendre les députés d'autres partis admettre qu'il y a une crise du coût de la vie, tout en omettant d'en assumer la responsabilité et refuser de voter en faveur d'une mesure évidente, immédiate et concrète susceptible d'atténuer les difficultés de chaque travailleur ordinaire du pays.
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NPD (BC)
Madame la Présidente, je partage la frustration de ma collègue d’Edmonton Strathcona. Il semble que les conservateurs essaient de faire passer les cotisations de retraite pour des taxes. Mes deux parents sont retraités. Les aînés du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique me disent souvent à quel point il est difficile de joindre les deux bouts avec la Sécurité de la vieillesse et avec les pensions publiques minimes qu’ils reçoivent.
Ma collègue du Parti conservateur est-elle d’accord pour dire, premièrement, que les aînés du Canada méritent une augmentation importante de la Sécurité de la vieillesse et, deuxièmement, que cette augmentation devrait s’appliquer non seulement aux aînés de plus de 75 ans, mais à tous les aînés?
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:20 [p.7921]
Madame la Présidente, c'est là un autre dossier où l'on constate un énorme écart entre les propos des députés d'autres partis, leurs actions et les résultats qui découlent de leurs politiques. En réalité, les politiques des néo-démocrates et des libéraux, qui se résument à de lourds impôts, de fortes dépenses et des déficits élevés, causent un tort disproportionné aux Canadiens à faible revenu ou à revenu fixe, aux aînés, aux petits salariés et aux gens les plus désavantagés partout au pays. C'est à ces personnes que leur programme de politiques nuit le plus. Les conservateurs sont ceux qui offrent une véritable solution afin de fournir...
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Lib. (QC)
Le député de Chicoutimi—Le Fjord a la parole.
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PCC (QC)
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2022-09-29 12:21 [p.7921]
Madame la Présidente, nous sommes ici aujourd'hui pour parler de l'inflation, une inflation dévastatrice pour les Canadiens, une inflation qui était surtout prévisible. On ne pouvait pas imprimer de l'argent à outrance pour toujours et penser qu'on s'en tirerait sans conséquence.
La masse monétaire par rapport au PIB a augmenté de façon draconienne dernièrement. Malheureusement, rien n'a été fait plus tôt pour reprendre le contrôle de la masse monétaire. Le gouvernement blâme depuis le début la situation mondiale, notamment les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement. Certes, ce sont des situations fâcheuses qui créent des chocs sur l'offre et la demande. Cependant, il y a beaucoup d'autres facteurs dont les libéraux sont responsables depuis le début de leur gouvernance et qui causent la présente situation économique.
Je ne veux pas être prophète de malheur aujourd'hui, mais, avec les politiques libérales actuelles, nous nous dirigeons droit dans un mur. Deux choses peuvent sauter aux yeux concernant la présente situation: le déficit excessif du gouvernement libéral qui met en péril la stabilité financière canadienne et, encore pire, la vitalité économique des prochaines générations.
Lorsque le Parti libéral a pris les rênes du gouvernement en 2015, il bénéficiait d'une situation économique enviable. Non seulement il avait l'un des ratios dette-PIB les plus bas du G7, mais il bénéficiait d'un surplus budgétaire dans un contexte de croissance économique favorable. Le Canada était l'un des meilleurs pays où investir.
Lorsque les libéraux ont commencé à diriger, ils se sont lancés dans des dépenses exubérantes, et ce, dans un contexte économique qui ne le nécessitait pas. La dette canadienne a augmenté de façon considérable, passant de 626 milliards de dollars en 2014 à 1 049 milliards de dollars en 2021. Bien sûr, une partie de cette hausse est due à la gestion de la pandémie. Or parlons-en, de cette gestion. Le Canada a emprunté plus que n'importe quel autre pays industrialisé, à part le Japon, et n'a obtenu que peu en retour. Le pays se place au 21e rang sur 33 pays industrialisés en ce qui a trait à la croissance économique moyenne en 2020 et en 2021, avec le cinquième plus haut taux de chômage moyen.
Malgré tout, cela reste une dette qui, somme toute, pouvait bien se gérer avec des taux d'intérêt historiquement bas. Par contre, en étant peu prévoyant et en n’anticipant pas, ce qui est d'ailleurs un thème récurrent au Parti libéral, le gouvernement a joué avec le feu. Cette situation ne peut pas tenir la route si certains paramètres changent, et voilà que les paramètres sont en train de changer. Avec l'augmentation des taux d'intérêt, le service de la dette deviendra de plus en plus coûteux. Les prévisions gouvernementales devront être révisées.
D'abord, les courbes des obligations du Trésor sont inversées, signalant probablement une récession à venir. L'augmentation du taux du bon du Trésor de 10 ans se fait très rapidement, signalant une confiance de moins en moins certaine envers le Trésor canadien. Finalement, l'augmentation du bon du Trésor de 10 ans rend la dette canadienne plus coûteuse.
Qui paiera cette dette? Qui paiera les intérêts de cette dette? Est-ce que ce sera les Canadiens? Le gouvernement peut-il nous garantir aujourd'hui, à la Chambre, qu'il n'augmentera pas les impôts, les taxes et les autres frais pour les Canadiens, qui peinent à remplir leur auto d'essence et à nourrir leur famille?
Le silence libéral parle de lui-même. Sait-on pourquoi? Cela m'amène à mon deuxième point sur la responsabilité libérale concernant la présente situation. La guerre que mène le gouvernement libéral à l'énergie canadienne depuis 2015 nous empêche de répondre facilement aux chocs énergétiques mondiaux. Le Canada a la troisième plus grande réserve de pétrole au monde et la dix-huitième plus grande réserve de gaz naturel. Non seulement nous avons les quantités, mais nous avons aussi la qualité en produisant plus proprement que des pays comme l'Arabie saoudite et le Venezuela.
Alors que les prix de l'énergie et de l'essence augmentent, imaginons ce que pourrait faire un Canada dominant en énergie. Premièrement, on pourrait mettre plus de barils sur les marchés mondiaux, ce qui permettrait une augmentation de l'offre et une future diminution du prix. Deuxièmement, on pourrait subvenir aux besoins énergétiques de pays qui en ont grandement besoin présentement. Je pense entre autres à nos pays alliés, en Europe, qui sont otages d'un régime autoritaire qui contrôle le flot énergétique en Europe de l'Ouest. Être dominant en énergie, ce n'est pas seulement répondre à la demande locale, mais aussi à un besoin international.
Au lieu de cela, le gouvernement libéral tente de se convaincre que l'industrie énergétique canadienne est une chose du passé et qu'elle est difficilement exportable puisqu'elle est loin des côtes. Pourtant, c'est ce même gouvernement qui a empêché le développement de plus de 100 milliards de dollars en projets énergétiques canadiens et qui a annulé le développement d'infrastructures clés pour l'exportation sur la côte Est et sur la côte Ouest.
Le président Biden préfère faire appel à l'Arabie saoudite pour augmenter la production alors que nous sommes les voisins immédiats des États‑Unis. C'est honteux et gênant, sans mentionner que c'est hypocrite.
Oui, c'est hypocrite, parce que les libéraux parlent sans cesse de lutte contre les changements climatiques, mais ils n'ont rien fait pour contrer l'approvisionnement en pétrole moins propre de l'Arabie saoudite et du Venezuela.
Le ministre des Ressources naturelles canadien parle d'augmenter l'exportation de gaz naturel vers les États‑Unis pour qu'ils l'exportent en Europe. À quel point faut-il être déconnecté? Au lieu de faire travailler des Canadiens, de développer une expertise canadienne et de créer de la richesse canadienne qui contribuerait à contrer l'inflation, on agit comme vassal des Américains.
La politique énergétique canadienne est un désastre et une aberration pour le portefeuille des Canadiens. Elle est aussi un désastre et une aberration en matière de contribution positive à la lutte contre les changements climatiques. De surcroît, elle est directement responsable de l'augmentation significative des prix de l'énergie et de l'essence.
D'ailleurs, le gouvernement prévoit de tripler la taxe sur le carbone prochainement. Est-ce encore dans les cartes? Est-il réellement judicieux d'augmenter le prix sur l'essence alors que les Canadiens peinent à joindre les deux bouts?
L'essence est primordiale au transport, notamment au transport de la nourriture. En août dernier, la hausse du prix des aliments a atteint 10,8 % par rapport au prix de l'année précédente, qui était déjà en augmentation.
Est-il raisonnable de penser ajouter une taxe indirecte sur la nourriture en bonifiant le prix sur le carbone alors que le prix des denrées a augmenté de pratiquement 15 % en deux ans? C'est simplement ridicule qu'on se pose la question.
Les ménages ont de moins en moins confiance en l'économie et ils sont de plus en plus endettés. La dette des ménages comparée enproportion à leur revenu s'élève maintenant à 181,7 %. Il ne suffit pas de se demander ce qu'on fera du service de la dette canadienne avec l'augmentation des taux d'intérêt. Il faut aussi se demander ce que les Canadiens feront quand les taux d'intérêt continueront de monter. Comment pourront-ils s'acquitter de leur dette si tout devient plus cher et si leurs prêts deviennent plus chers alors que leur revenu n'augmente pas aussi vite que l'inflation?
Je pense qu'on risque d'entrer dans une période très sombre si on ne fait pas face à cette crise rapidement. Pour y faire face, le gouvernement doit en premier lieu donner une certitude aux Canadiens en s'engageant à n'augmenter aucun impôt ou taxe de tout genre pour pallier ses négligences, son inaction et ses erreurs.
La présente situation offre un portrait sombre aux Canadiens qui vont devenir des esclaves de la dette si la trajectoire se poursuit, d'autant plus qu'il sera extrêmement difficile pour la nouvelle génération d'accéder à la propriété, qui n'est pas une valeur économique à négliger. C'est un symbole de prospérité et d'indépendance pour les Canadiens. C'est une retraite pour plusieurs et c'est un levier financier pour d'autres. C'est un chez-soi pour élever sa famille, l'unité la plus importante d'une société. Il faut valoriser la famille et surtout lui donner tous les outils nécessaires pour prospérer.
Nous parlons de la hausse du prix des biens à la consommation, mais j'aimerais terminer sur une réflexion quant aux autres problèmes qui nous guettent. Quel a été l'effet sur la structure de l'économie canadienne de la politique de taux d'intérêt zéro menée pendant des années? C'est une question qu'il faut se poser parce que la motion présentée par notre formation politique prend encore davantage de sens lorsqu'on constate l'argent qui a été injecté dans le système et les risques inutiles que les compagnies et les gouvernements prennent quand l'argent n'a vraiment aucune valeur en raison des taux d'intérêt près de zéro.
Pour en revenir à l'essentiel de mon propos, il est primordial d'offrir le plus de certitude possible aux Canadiens en n'augmentant pas leurs taxes et leurs impôts.
J'invite l'ensemble des partis à appuyer notre motion. Pour résoudre la crise de l'inflation actuelle, je les invite à faire preuve de prudence quant aux dépenses gouvernementales à venir et à cesser la guerre contre l'énergie canadienne.
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Lib. (QC)
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2022-09-29 12:31 [p.7922]
Madame la Présidente, premièrement, le prix sur la pollution par le carbone ne s'applique pas au Québec. Par conséquent, les concitoyens de mon collègue ne sont pas touchés par cette mesure, bien qu'ils bénéficient des allègements prévus par le projet de loi C‑30. Mettons cela de côté pour un instant.
On estime que le prix sur la pollution ajoute 2,2 ¢ à un litre d'essence, mais, de toute manière, les gens sont dédommagés pour cette augmentation.
Mon collègue croit‑il que cet ajout de 2,2 ¢ a un impact plus important sur le prix de l'essence que la guerre en Ukraine?
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PCC (QC)
Voir le profil de Richard Martel
2022-09-29 12:32 [p.7922]
Madame la Présidente, dans ma circonscription, on avait un beau projet de gaz naturel liquéfié. Ce projet permettait d'exporter du gaz naturel pour réduire les centrales au charbon. Ensuite, il réduisait la dépendance de l'Europe face à la Russie.
Je ne sais pas pourquoi on n'utilise pas les ressources naturelles comme on devrait le faire. On s'empêche de les exploiter. Je suis d'accord sur toutes les sortes d'énergie possible. Pourquoi est-ce que le gouvernement boude l'énergie canadienne?
Pour le bien de notre pays, nous devrions exploiter toutes les sources d'énergie, surtout les énergies fossiles que nous avons.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Voir le profil de Denis Trudel
2022-09-29 12:33 [p.7922]
Madame la Présidente, comme mes amis conservateurs ne se gênent pas pour présenter essentiellement la même motion aujourd'hui que celle qu'ils ont présentée mardi, je ne vais pas me gêner pour poser essentiellement la même question que j'ai posée mardi à un député conservateur, à laquelle je n'ai pas eu de réponse.
En cette période intense de lutte contre les changements climatiques, le gouvernement fédéral continue d'investir 14 milliards de dollars en aide directe et indirecte aux énergies fossiles. Au Québec, toute une infrastructure est en train de se mettre en place vers les énergies renouvelables. Dans ma circonscription, une industrie travaille à mettre au point un moteur électrique pour les avions. C'est fondamental, il faut aller vers cela. L'industrie aéronautique émet 3,5 % de tous les gaz à effet de serre sur la planète. À terme, il va falloir s'attaquer à cela. Il y a une possibilité de prendre les 14 milliards de dollars que le gouvernement investit dans le pétrole pour l'investir dans les nouvelles technologies. Cela créerait de la richesse, des emplois et cela combattrait les gaz à effet de serre.
Est-ce que mon collègue n'est pas d'accord sur cela?
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PCC (QC)
Voir le profil de Richard Martel
2022-09-29 12:34 [p.7923]
Madame la Présidente, il y a beaucoup d'amélioration dans nos énergies fossiles avec les nouvelles technologies. Il ne faut jamais l'oublier.
Comme je l'ai dit auparavant, je ne suis pas contre les différentes sources d'énergie. Présentement, l'option n'y est pas. Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable. La demande en énergie ne cesse d'augmenter. Comme je l'ai dit, chez nous, il y avait un beau projet de transition énergétique, le gaz naturel liquéfié, qui permettait de réduire les centrales au charbon sur la planète et d'éliminer la dépendance de l'Europe face aux Russes.
Je pense que nous devrions réviser tout cela tout le monde ensemble. Nous devrions nous asseoir et nous mettre d'accord tous ensemble pour exploiter ce que nous pouvons exploiter ici, au Canada, chez nous.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Madame la Présidente, je suis un peu abasourdi du niveau d'âneries que j'entends des banquettes conservatrices depuis ce matin.
L'ancien chef du Parti conservateur a dit que des taxes et des impôts, c'était en fait du vol. Il a dit qu'on se faisait voler. Il a fait une drôle de comparaison avec le fait de vider une bouteille de bière par terre en disant que cela ne servait à absolument rien.
Est-ce que mon collègue du Parti conservateur ne pense pas que les taxes et les impôts — si c'est bien fait, si c'est progressif et si cela prend soin des plus démunis — permettent de payer des services publics, de payer un filet de sécurité sociale, de payer des routes, des écoles, des universités et des hôpitaux pour les gens dans sa circonscription?
Un médecin américain a dit que quand il paie de l'impôt, il achète de la civilisation. Est-ce que le Parti conservateur a oublié que quand on paie des taxes et des impôts, on obtient des services en retour?
Voir le profil de Richard Martel
PCC (QC)
Voir le profil de Richard Martel
2022-09-29 12:35 [p.7923]
Madame la Présidente, si le gouvernement en place avait bien géré le budget au départ, probablement qu'on ne serait pas rendu à cela.
Je me rappelle qu'en 2015, lorsque l'économie était stimulée, on n'avait pas besoin d'injecter de l'argent dans les infrastructures et on n'avait pas besoin d'injecter de l'argent dans l'économie puisque l'économie était stimulée.
Le gouvernement actuel n'est pas capable de rien prévoir. Tout le monde sait que lorsque quelque chose est haut, cela redescend. Dans l'économie, il y a des hauts et des bas. On était complètement dans le haut et le gouvernement garrochait de l'argent sans compter. Aujourd'hui, on est coincé; les gens sont coincés. Les taux d'intérêt montent en flèche. On a de la difficulté à payer l'épicerie. Les gens ne savent plus quoi faire; ils sont extrêmement inquiets de l'endettement.
C'est irresponsable de la part du gouvernement.
Voir le profil de Francesco Sorbara
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec mon cher ami et collègue, le député de Winnipeg-Nord, dont la circonscription se trouve dans la belle ville de Winnipeg, dans la magnifique province du Manitoba. Je sais qu'il sera captivant pour tout le monde d’entendre les observations du député, après que j’aurai présenté les miennes, bien sûr.
Je suis heureux de répondre à cette motion présentée aujourd’hui par l’opposition officielle. Les mesures opportunes et ciblées prises par le gouvernement ont joué un rôle important pour aider les entreprises canadiennes à traverser la pandémie et à composer maintenant avec l’inflation mondiale qui frappe le Canada et le monde pour des raisons que nous connaissons très bien. Ces mesures ont aidé les entreprises et les travailleurs canadiens à affronter l’incertitude économique et les difficultés financières causées par la COVID-19, par les problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement et, ensuite, par l’invasion barbare de l’Ukraine par la Russie.
Notre gouvernement a mis en œuvre son plan tout en faisant preuve de responsabilité financière et de prudence. C’est un plan sérieux, qui repose sur un leadership sérieux. Les mesures que nous avons mises en place ont jeté des bases solides alors que l’économie mondiale continue d'être soumise à de fortes perturbations.
Je rappelle à mes collègues que s’ils ont lu les nouvelles ces derniers jours au sujet de ce qui se passe en Europe en ce qui concerne les fluctuations du prix des obligations et des actions, et le gazoduc Nord Stream, nous continuons d’assister à une incertitude croissante au niveau de l’économie mondiale, avec laquelle nous aussi devrons composer puisqu’elle atteindra l’Amérique du Nord. Voilà pourquoi nous avons besoin d’un leadership sérieux en cette période d’incertitude.
Le Canada s’en tire mieux que d'autres pays du G7 en ces temps difficiles. L’OCDE continue de prévoir que le Canada connaîtra la plus forte croissance économique du G7, tant cette année qu’en 2023. L’OCDE vient de réviser cette semaine ses projections de croissance économique.
De plus, le Canada affiche cette année le déficit gouvernemental total le plus bas du G7 et, de loin, le fardeau de la dette nette le plus faible de ces pays. Cette performance est attribuable à l’engagement primordial de notre gouvernement à faire preuve de prudence financière, à conserver un cadre financier et à toujours maintenir notre cote de crédit AAA afin d’être en bonne position financière, non seulement aujourd’hui, mais dans l’avenir, pour les enfants canadiens, y compris mes trois enfants.
Cependant, le Canada n’est pas à l’abri des événements défavorables sur la scène mondiale. Les problèmes d’approvisionnement mondial et le prix élevé de l’énergie découlant de l’invasion illégale et barbare de l’Ukraine par la Russie exercent des pressions à la hausse sur les prix mondiaux, y compris au Canada. Nous savons également que l’inflation constitue un phénomène mondial attribuable à la pandémie. Elle est exacerbée par les événements qui se produisent à l’échelle mondiale, et elle rend la vie plus difficile à de nombreux Canadiens, notamment ceux de ma circonscription, Vaughan—Woodbridge.
Le marché de l’emploi au Canada est toutefois vigoureux et résilient et les entreprises se portent bien. Les marges bénéficiaires et les bilans des sociétés sont en fait très solides, et les entreprises investissent au Canada. Nous l’avons constaté dans le secteur de l’automobile ici, en Ontario. Nous l’avons aussi vu chez les producteurs d’acier, toujours ici en Ontario. Nous l’avons observé dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment à Montréal.
Voilà pourquoi les programmes de soutien de notre gouvernement demeurent si importants pour aider les Canadiens à composer avec les défis actuels parce qu’ils sont exposés à une inflation élevée, notamment les aînés, les personnes à revenu fixe et les travailleurs canadiens.
Notre plan d’abordabilité comporte de nombreuses mesures importantes. Il vise à soutenir les personnes les plus vulnérables de nos collectivités, à les aider au moment où le coût de la vie représente un véritable défi pour bon nombre de Canadiens. Notre plan d’abordabilité de 2022 propose un train de mesures ciblées totalisant 12,1 milliards de dollars en nouvelles mesures de soutien afin de rendre la vie plus abordable pour des millions de Canadiens d’un bout à l’autre du pays, notamment pour les résidents de ma magnifique circonscription, Vaughan—Woodbridge.
Autrement dit, nous aidons les Canadiens à faire face à l’inflation et je suis très surpris que le chef de l’opposition ait omis de mentionner nos mesures dans sa motion.
Avec votre permission, je vais donc présenter certaines des mesures clés de ce plan qui aideront les Canadiens à gérer l’inflation, par exemple le crédit pour la TPS. Le projet de loi C-30 prévoit le doublement de ce crédit pour une période de six mois afin d’aider 11 millions de Canadiens; de plus, nous verserons une aide de 2,5 milliards de dollars aux Canadiens qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire aux mères monoparentales, aux aînés et aux personnes à revenu fixe.
Ce sont là des mesures concrètes et tangibles que nous pourrons mettre en œuvre d’ici la fin de l’année. Si j’ai bien compris, et je m’en réjouis, le parti qui forme l’opposition officielle se joindra à nous afin que ce projet de loi soit rapidement adopté au Parlement et reçoive la sanction royale afin que nous puissions offrir ce soutien aux familles canadiennes.
Le projet de loi C-31 prévoit également un supplément ponctuel de 500 $ à l’Allocation canadienne pour le logement afin d’aider près de deux millions de locataires. Il s’agit là d’une autre mesure d’aide rapide destinée aux Canadiens les plus démunis.
Je vais ajouter un mot sur le Régime de pensions du Canada, parce que cela a été mentionné à diverses reprises. En juin 2016, après avoir conclu une entente avec toutes les provinces du Canada, le gouvernement a bonifié le Régime de pensions du Canada afin que les Canadiens puissent avoir une retraite sûre et digne durant leurs vieux jours. C’est une mesure que nous avons élaborée avec l’ensemble des provinces et sur laquelle nous nous sommes entendus. Voilà un autre exemple de ce que j’appelle un leadership sérieux. C’est une preuve de leadership que d’avoir reconnu la nécessité de bonifier le Régime de pensions du Canada pour aider les Canadiens qui partent à la retraite. C’est ce qu’on a appelé le taux de remplacement des salaires. C’est vraiment important parce que nombreux sont les Canadiens qui n’ont pas de régime de retraite à prestations déterminées, comme ceux offerts par les syndicats ou celui offert aux employés du secteur public.
Les Canadiens qui prennent leur retraite comptent sur le Régime de pensions du Canada. Les prestations sont indexées. Elles sont versées mensuellement. C’est une rente. Le Régime montre mieux que tout que le Canada est un chef de file mondial pour ce qui est d’assurer une retraite sûre et digne à ses citoyens. Il a été applaudi dans toutes les régions du pays, et différents partis politiques provinciaux l'ont appuyé à divers degrés. Grâce à leurs contributions, nos concitoyens jouiront d’une retraite confortable, sûre et digne. Nous devons continuer à agir en ce sens en offrant des mesures qui aident les Canadiens. C'est ce que j'appelle, comme je l'ai déjà dit, un leadership sérieux, un leadership prudent et un leadership raisonnable.
Quant à l’assurance-emploi, elle repose sur des cotisations. Les employés et les employeurs versent ces cotisations en cas de mise à pied ou de changement dans la conjoncture économique.
Plus tôt cette semaine, le Bureau du surintendant des institutions financières, le BSIF, a publié son rapport actuariel sur le régime d’assurance-emploi. Ce dernier est régi par la Loi sur l’assurance-emploi, qui existe de gouvernements conservateurs en gouvernements libéraux. Ce rapport présente le taux d’équilibre sur sept ans. Les fonds ne comptent pas parmi les recettes générales de l'État. Il y a un fonds des opérations pour l’assurance-emploi. L'argent est là. Je lisais ce rapport ce matin — je répète qu'il a été produit par l’actuaire en chef du BSIF —, et il porte sur le régime d’assurance-emploi.
Nous savons qu'il faut continuer de modifier le régime d’assurance-emploi pour répondre à l'évolution des exigences du milieu de travail et des emplois en fonction des changements sectoriels et géographiques qui se produisent dans l’économie et dans notre pays. Lorsque l'on parle de l’assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada, il est très important de souligner que ces programmes sont les fondements de notre filet de sécurité sociale. Ils sont là pour aider les Canadiens.
Je répète donc que nous avons besoin d’un leadership sérieux en période d’incertitude économique et face aux événements qui se produisent dans le monde. À mon avis, nous cantonner à des phrases-chocs et à des lieux communs, ce n'est pas nous rendre service.
Pour ce qui est de la couverture des soins dentaires au Canada, j’ai dit au cours de la dernière journée de l’opposition que dans notre rôle de députés, nous rencontrons beaucoup d’électeurs différents. J’ai rencontré des électeurs qui se préoccupent de l’assurance dentaire, surtout des aînés, car ils n’en ont pas. Ils n’appartenaient pas à un syndicat de la fonction publique ou ils ne sont pas couverts par un régime d'avantages sociaux pendant leur retraite. Ils n’ont aucune couverture. Lorsqu’ils vont chez le dentiste, ils paient de leur poche.
Nous devons couvrir les dépenses de ces aînés. Ils le méritent. Ils méritent notre soutien; ils méritent notre aide. C’est exactement ce que le gouvernement va faire: cette année, il commencera par aider les enfants de moins de 12 ans en appliquant les programmes en fonction du revenu et des ressources. J’appuie fortement les programmes fondés sur les ressources. Ensuite, nous aiderons aussi les aînés. Nous instaurerons ces programmes parce que c’est la chose à faire.
Je le répète, il faut faire preuve d’un leadership sérieux en cette période difficile et cerner les problèmes que nous pouvons tous aborder ensemble à titre de parlementaires. Nous pouvons collaborer pour prendre soin des personnes qui ont besoin d’aide.
Consulter un dentiste, c'est important pour notre santé dentaire, mais cela peut coûter cher. Le tiers des Canadiens n’ont actuellement pas d’assurance dentaire et, en 2018, plus d’un Canadien sur cinq a déclaré avoir évité de recevoir des soins dentaires pour des raisons financières. C’est inacceptable dans notre pays. C’est pour ces raisons que le gouvernement s’est déjà engagé à fournir des soins dentaires aux Canadiens non assurés dont le revenu familial est inférieur à 90 000 $ par année.
Comme je sais que mon temps de parole tire à sa fin, je tiens à souhaiter un bon jeudi à tous mes collègues et à tous les électeurs de leur circonscription respective.
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BQ (QC)
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2022-09-29 12:46 [p.7925]
Madame la Présidente, j'aime bien me tenir sur la tranche de la médaille pour voir le côté négatif et le côté positif d'une situation. Le gouvernement a investi et investit encore beaucoup d'argent sur une foule de sujets. On ne peut pas être contre le sucre à la crème. Cependant, l'autre côté de la médaille serait de mentionner que certaines mesures ont un effet positif temporaire, alors que d'autres sont du rattrapage sur des années où il n'y a à peu près eu aucun investissement non seulement de la part du Parti libéral actuel, mais aussi des conservateurs. Certains de ces rattrapages sont presque complets et d'autres sont un début. Soyons positifs.
La motion actuelle semble une bonne idée, car tout le monde aimerait payer moins de taxes.
Voyons l'autre côté de la médaille, maintenant.
Mon collègue pourrait-il nous expliquer les répercussions sur les services et la dette qu'aurait une récession si les coffres de l'État étaient vidés par la combinaison d'une hausse de l'argent distribué aux contribuables et d'une baisse de revenus de l'État qu'implique la baisse, la disparition ou la suspension d'une taxe?
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, comme nous l’avons vu dans le rapport sur le PIB publié ce matin, l’économie canadienne continue de croître. Nous constatons les répercussions des incertitudes qu'engendrent par la dynamique mondiale et la hausse des taux d’intérêt décrétée par la Banque du Canada, mais je dirai ceci: nous avons continué de renforcer notre filet de sécurité sociale, que ce soit au moyen de l’Allocation canadienne pour enfants, de la troisième bonification de l’Allocation canadienne pour les travailleurs, un programme que j’aime vraiment beaucoup, de l’augmentation de 10 % du Supplément de revenu garanti, de l’augmentation de 10 % de la Sécurité de la vieillesse ou de l'établissement d'un climat propice à la croissance économique. C’est pourquoi je me suis présenté comme député libéral en 2015: c'est pour l’économie. J’avais constaté que la croissance avait été anémique sous le gouvernement précédent.
Il importe de tenir compte de tous ces éléments. Nous faisons progresser l’économie et nous appliquons un cadre financier solide. Nous pouvons intervenir lorsque c’est nécessaire.
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NPD (AB)
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2022-09-29 12:48 [p.7925]
Madame la Présidente, il y a de nombreuses raisons qui expliquent l’inflation actuelle au Canada. Il y a des facteurs sur lesquels nous n’avons pas de contrôle et d’autres sur lesquels le gouvernement a beaucoup de contrôle. L’un de ces facteurs, c'est la cupidité des entreprises. Des économistes de l’organisme Canadiens pour une fiscalité équitable nous ont dit qu'une raison très simple explique cette inflation et la crise de l’abordabilité: c’est parce que les entreprises profitent de la conjoncture pour augmenter les prix. Les mêmes économistes soulignent aussi qu’on demande aux plus démunis de faire le plus de sacrifices.
Comme membre du gouvernement, le député serait-il favorable à un impôt sur le revenu des sociétés qui viserait les énormes bénéfices que celles-ci engrangent sur le dos des consommateurs? Considère-t-il un impôt comme une possibilité?
Voir le profil de Francesco Sorbara
Lib. (ON)
Madame la Présidente, premièrement, pour prévenir toute forme d’exploitation des consommateurs, nous avons apporté, dans le cadre du projet de loi d'exécution du budget, si je ne me trompe pas, des modifications à la Loi sur la concurrence afin de conférer au Bureau de la concurrence plus de pouvoirs lorsque ces cas d’exploitation se produisent. Nous ne voulons pas que cela se produise. Je déteste le capitalisme de copinage, j’ai horreur de ça. Le Bureau de la concurrence doit avoir plus de pouvoirs et nous lui en donnons.
En ce qui concerne les impôts, je vous dis très franchement que tous les Canadiens et toutes les organisations doivent payer leur juste part d’impôts. Notre régime fiscal est progressif. En fait, nous l’avons rendu plus progressif au cours des six dernières années. Dès notre arrivée au pouvoir, nous avons réduit le taux d’imposition de la classe moyenne. Nous portons à 15 000 $ le montant autorisé pour les dépenses personnelles, mais pas pour les contribuables à revenus élevés. C’est une excellente mesure. Nous rayons des contribuables du rôle d’imposition, notamment des aînés et des travailleurs canadiens, et nous continuerons de le faire. Nous avons récemment augmenté le taux d’imposition des sociétés auquel sont assujetties les banques et les institutions financières. Nous demandons à nouveau à ces institutions qui peuvent le faire de payer davantage.
Nous continuerons à faire ce qui est bon pour notre économie. Nous continuerons à veiller à ce que tout le monde paie sa juste part afin de pouvoir offrir aux Canadiens les services sur lesquels ils comptent quotidiennement.
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PCC (ON)
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2022-09-29 12:51 [p.7925]
Madame la Présidente, en ce moment, les entreprises ont besoin de main-d’œuvre. Il y a 1,03 million d’emplois à pourvoir dans ce pays, et le gouvernement cherche à augmenter les impôts des travailleurs qui essaient de travailler et qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. L’inflation est causée par le fait qu’il y a plus d’argent à dépenser que de marchandises à acheter. Une des façons de produire plus de biens, c’est d’avoir plus de travailleurs.
Les entreprises sont à la recherche d’employés qui fabriquent les aliments et les transportent par camion d’un bout à l’autre du pays. Pour produire davantage de biens novateurs dont le Canada a besoin, les entreprises ont besoin de travailleurs. Si elles avaient une main-d’œuvre plus abondante, cela augmenterait les charges sociales versées au gouvernement. Il est insensé d’augmenter les impôts des Canadiens afin de produire plus d’argent, alors que nous avons simplement besoin de plus de travailleurs.
Que fait le gouvernement pour que les entreprises canadiennes aient plus de travailleurs?
Voir le profil de Francesco Sorbara
Lib. (ON)
Madame la Présidente, la section locale 183 de l’Union internationale des ouvriers d'Amérique du Nord se trouve dans ma circonscription. C’est l’un des plus importants syndicats de la construction du secteur privé au pays. Il y a aussi le syndicat des charpentiers. Dans le cadre du Programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical et grâce à la déduction fiscale pour la mobilité de la main-d’œuvre, notre gouvernement est présent et il travaille avec les syndicats. Nous sommes présents auprès des travailleurs spécialisés pour nous assurer que les ouvriers, comme l’était mon père, les charpentiers, les couvreurs et la prochaine génération de travailleurs seront là pour bâtir nos collectivités, entretenir nos infrastructures et continuer à faire avancer le pays. Nous sommes présents aujourd’hui et nous le serons demain.
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Lib. (MB)
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2022-09-29 12:52 [p.7926]
Madame la Présidente, j'aime à penser que ce qui est proposé par le Parti conservateur est une autre occasion pour nous d'exprimer réellement le contraste qui nous oppose. En effet, quelle différence il y a entre le Parti conservateur et le parti au pouvoir, le Parti libéral du Canada! Le premier ministre, les ministres et, en fait, tout le caucus libéral ont à cœur de veiller à ce que l'économie fonctionne pour tous les Canadiens. C'est notre priorité.
Personne ne devrait être étonné qu'en 2015, lorsque nous avons formé le gouvernement, nous ayons pris un engagement envers la classe moyenne du Canada et ceux qui aspirent à en faire partie. Les députés n'ont qu'à voir les politiques que nous avons adoptées, qu'il s'agisse de mesures budgétaires ou de mesures législatives, pour se rendre compte que nous avons été cohérents pratiquement depuis le premier jour.
Lors de la pandémie mondiale, et j'insiste sur le mot « mondiale », nous avons réagi en soutenant les Canadiens. Nous les avons soutenus de façon marquée. Nous étions là pour des millions de Canadiens, des petites entreprises et des particuliers. Nous avons dépensé des milliards de dollars pour les soutenir, et les conservateurs ont en fait voté pour une bonne partie de ces dépenses. Pourtant, aujourd'hui, ils nous les reprochent. Il y a un mot dans le dictionnaire qui décrirait bien cette attitude, mais il est antiparlementaire et je ne le dirai pas. Cependant, je peux dire aux députés que le Parti conservateur du Canada s’agite dans tous les sens pour toutes sortes de questions économiques et environnementales. Les conservateurs ne sont pas cohérents.
Mardi dernier, dans un débat d'urgence, ils ont parlé de taxes, et ils ont utilisé l'exemple de la tarification de la pollution. Les députés se souviendront que Stephen Harper y était favorable, mais les conservateurs ont décidé qu'ils ne l'étaient plus. Ils sont montés aux barricades en disant que c'était une taxe, et non une tarification de la pollution. L'ancien chef du Parti conservateur, celui qui a précédé la cheffe intérimaire, avait très clairement appuyé le principe de la tarification de la pollution. Les candidats du Parti conservateur du Canada ont fait campagne sous la direction de ce chef aux dernières élections, et ils étaient tous pour la tarification de la pollution. Cependant, une fois de plus, les membres du Parti conservateur font volte-face. Ils ont changé d'orientation après avoir fait campagne en approuvant la tarification de la pollution. Ils sont maintenant contre cette idée, et ils parlent maintenant d'autres taxes.
En matière de cohérence, l'exemple vient de haut au Parti conservateur. De quoi le chef du Parti conservateur a-t-il déjà parlé? Mon collègue de Kingston et les Îles a soulevé la question à quelques reprises, tout comme la ministre des Finances. Au sein du caucus libéral, nous sommes nombreux à ne pas comprendre pourquoi, lors de la course à la direction, le nouveau chef de l’opposition officielle a dit à tous ceux qui voulaient l’entendre d’investir dans la cryptomonnaie. C’était un bon moyen de lutter contre l’inflation, disait-il. Il a conseillé aux Canadiens et à ses partisans d’y investir.
Nous devons compatir avec les personnes qui ont suivi les conseils du chef conservateur. Qui sait? Ce n’était peut-être pas son idée à lui, mais celle d’un autre conservateur. Je ne sais pas. Il reste que c’était une idée stupide. Au bout du compte, combien de Canadiens ont perdu des milliers de dollars parce qu’ils ont écouté il y a à peine quelques mois celui qui est aujourd'hui le chef du Parti conservateur?
La Banque du Canada est une institution reconnue dans le monde entier pour son indépendance ainsi que pour sa bonne gestion de la masse monétaire et de son incidence sur l'économie canadienne. Eh bien, le chef du Parti conservateur avait une idée: il congédierait le gouverneur de la Banque du Canada. N’est-ce pas bizarre?
Il y avait même des conservateurs qui étaient contre. Je me souviens d’au moins un député qui a perdu sa place dans la première rangée et qui s’est vu imposer un changement de rôle pour avoir dit haut et fort que c’était une idée stupide. Il a osé dire à un puissant ses quatre vérités, diraient bien des gens en fin de compte.
Les conservateurs disent vouloir alléger le fardeau fiscal des Canadiens à cause de l’inflation. Deux choses me viennent à l’esprit. Premièrement, ils doivent cesser de jouer à l’autruche et reconnaître que l’inflation sévit partout dans le monde. Aux États-Unis, le taux d’inflation est plus élevé. En Europe et en Angleterre, le taux d’inflation est plus élevé. Cela ne veut pas dire que le Canada ne doit rien faire.
Le pays est dirigé par un gouvernement progressiste qui, depuis 2015, a toujours été là de façon très concrète et tangible pour les Canadiens. En fait, nous avons présenté deux mesures législatives afin d'apporter une aide pour ainsi dire immédiate aux Canadiens. En ce qui concerne le remboursement de la TPS, nous savons tous que le projet de loi C-30 a été renvoyé au comité. Il s’agissait de mettre de l’argent dans les poches de 11 millions de Canadiens pour les aider à faire face à l’inflation. Au départ, les conservateurs s’y opposaient. Difficile à croire! Comment peuvent-ils s’opposer à quelque chose alors qu’ils réclament des allégements fiscaux et que c’est ce que nous accordons aux Canadiens? Nous allions mettre de l’argent dans les poches des contribuables, ce à quoi les conservateurs s’opposaient au départ.
Je tiens néanmoins à remercier les conservateurs pour qu'on ne dise pas que je ne le fais jamais. Je leur suis reconnaissant d'avoir encore changé d’avis. Cette fois-ci, 11 millions de Canadiens vont profiter du changement de cap des conservateurs, qui appuient le renvoi du projet de loi au comité. Je suis optimiste et je touche du bois. J’espère que le projet de loi sera adopté par le comité et qu’il franchira l’étape de la troisième lecture. J'espère que nous traverserons ces étapes assez vite. Nous devons en profiter avant qu’ils ne changent encore d’idée, mais leur dernière volte-face est encourageante.
Le projet de loi C-31 apporte de l’aide dans deux domaines. D’abord, pour la première fois dans l’histoire du Canada, les parents recevraient des soins dentaires pour leurs enfants de moins de 12 ans. Qui s’y opposerait? En cette période d’inflation, certains parents doivent amener leurs enfants au service des urgences de l’hôpital pour recevoir des soins dentaires, parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un dentiste. Le gouvernement présente un projet de loi qui les aiderait à le faire. Il est difficile de croire que les conservateurs s’y opposeraient.
Ensuite, ce projet de loi prévoit une aide supplémentaire pour les personnes qui ont de la difficulté à payer leur loyer. Il s’agit de centaines de dollars par personne et de millions de dollars à l’échelle du pays. Une fois de plus, les conservateurs nous indiquent qu’ils n’appuieront pas le projet de loi C-31. C’est bien malheureux.
D’une part, ils disent qu’il faut soutenir les Canadiens. D’un autre côté, s’ils ressentent de la honte, nous pouvons les convaincre de faire volte-face, comme ils l’ont fait dans le cas du projet de loi C-30. Nous avons cependant encore un peu de travail à faire pour les convaincre que permettre à des enfants de moins de 12 ans de recevoir des soins dentaires est une bonne idée et qu’ils devraient l’appuyer. Il faudra aussi les convaincre que le soutien au loyer est une mesure qu'ils devraient appuyer. Espérons que le projet de loi C-31 sera adopté.
Le gouvernement du Canada en fait beaucoup pour stimuler l'économie et aider les Canadiens. Nous mettons l’accent sur une économie dont les retombées profitent à tous les Canadiens. En même temps, nous comprenons l’importance des soins de santé, qu’il s’agisse des soins de longue durée, de la santé mentale, des soins dentaires ou de la collaboration avec les provinces. Nous ne sommes toutefois pas un guichet automatique. Nous devons donc tous cultiver notre sens des responsabilités.
Les Canadiens méritent des soins de santé de la meilleure qualité qui soit. Le gouvernement et le ministre sont déterminés à les leur offrir.
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NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2022-09-29 13:02 [p.7927]
Madame la Présidente, alors que nous débattons de la motion dont nous sommes saisis aujourd’hui, les conservateurs classent les cotisations au Régime de pensions du Canada dans la catégorie des charges sociales. Pourtant, comme nous le savons, c'est ce régime qui garantit la sécurité de la retraite. C'est une forme de rémunération différée, mais les conservateurs manipulent les travailleurs pour leur faire croire qu’ils paient une taxe lorsqu'une augmentation des cotisations au Régime de pensions du Canada a pour but d'accroître la sécurité de leur retraite. Quand on sait que les cotisations des employeurs connaîtront une augmentation égale, on comprend qui a intérêt à ce que la motion des conservateurs soit adoptée. Ce sont les grandes sociétés parce qu'elles ne veulent pas payer plus cher, comme le veut le principe de la participation égale de l'employé et de l'employeur. L'augmentation des cotisations a été demandée par les premiers ministres provinciaux et territoriaux de tout le pays, y compris de nombreux premiers ministres conservateurs. Les conservateurs oublient de le mentionner à leurs premiers ministres.
Je pense que les libéraux ont aussi failli à la tâche en ce qui concerne la Sécurité de la vieillesse. Ils n’accordent l’augmentation de 10 % qu’aux personnes de 75 ans et plus. Mon collègue est-il d’accord pour dire que le Régime de pensions du Canada est une garantie et une rémunération différée? Pense-t-il aussi que les prestations de la Sécurité de la vieillesse des personnes de 65 à 74 ans devraient également augmenter de 10 %?
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Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-09-29 13:04 [p.7927]
Madame la Présidente, je crois que Stephen Harper n'a jamais été un fervent partisan du Régime de pensions du Canada, et c'est la raison pour laquelle, pendant une décennie, il n'y a jamais eu la moindre discussion concernant l'examen d'une telle augmentation. Peu après avoir formé le gouvernement en 2015, le premier ministre a fait savoir que nous voulions être en mesure d'améliorer le Régime de pensions du Canada. À l'époque, nous avions un ministre qui est allé négocier et nous avons pu rallier tout le monde pour être en mesure d'améliorer le Régime de pensions du Canada. Ainsi, les travailleurs d'aujourd'hui disposeront de plus d'argent au moment de la retraite. Il est tout simplement faux d'essayer d'affirmer qu'il s'agit d'une taxe. C'est très trompeur. Il s'agit d'un investissement dans leur avenir. Les travailleurs d'aujourd'hui investissent en vue de leur retraite. Je suis très fier que nous ayons un gouvernement qui reconnaît la valeur du Régime de pensions du Canada et qui a réuni les provinces pour le mettre en place, ce que le Parti conservateur n'a pas réussi à faire.
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