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Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je suis maintenant prêt à me prononcer sur la question de privilège soulevée hier par le député de Calgary‑Centre.
Selon le député, la décision prise du consentement unanime pour ajourner la séance du 21 juin 2022 constitue une violation de ses privilèges. Il a souligné que, en raison des problèmes techniques avec le système de vidéoconférence, il avait été dans l’impossibilité de participer aux délibérations de la Chambre quand cette décision a été prise. À son avis, cette situation est équivalente à d’autres circonstances antérieures où l’accès physique des députés à la Chambre avait été entravé et il demande à la présidence de déterminer qu’il y a, de prime abord, matière à question de privilège.
Je remercie le député d’avoir soulevé la question. Comme je l’ai dit hier dans ma déclaration, la séance du 21 juin a été suspendue en raison d’un problème de connexion à l’extérieur de la Chambre des communes.
Il est clair pour la présidence qu’il n’y avait aucune tentative délibérée de nuire à la capacité du député de prendre part aux délibérations. Quand il a été porté à l’attention de la présidence qu’une panne généralisée empêchait les députés de participer aux travaux, la séance a été suspendue. Lorsqu’il est devenu évident qu’il serait impossible de résoudre le problème rapidement, suivant des discussions avec les représentants de tous les partis, la séance a repris pour permettre la présentation d’une motion d’ajournement. Cette motion a été adoptée avec l’accord unanime de tous les députés présents.
La présidence reconnaît que le député n’a pas pu consentir à cette décision. C’est précisément parce que certains députés n’étaient pas en mesure de participer que la Chambre a convenu d’ajourner plus tôt. La décision a été prise avec une volonté manifeste de protéger les droits des députés participant par vidéoconférence. Poursuivre la séance dans de telles circonstances aurait été plus problématique pour les privilèges des députés que la décision d'ajourner.
Par conséquent, la présidence ne peut conclure qu’il y a matière à question de privilège.
Je remercie les députés de leur attention.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-06-23 10:03 [p.7213]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à cinq pétitions.
Pendant que j'ai la parole, je propose:
Que la Chambre passe maintenant à l'ordre du jour.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Le vote porte sur la motion.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
Le leader parlementaire de l'opposition a la parole.
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
Voir le profil de John Brassard
2022-06-23 10:05 [p.7213]
Monsieur le Président, je demande un vote par appel nominal.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Convoquez les députés.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:49 [p.7215]
Madame la Présidente, relativement à l'étude de l'affaire émanant du gouvernement no 19, je propose:
Que le débat ne soit plus ajourné.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Conformément à l'article 67.1 du Règlement, il y aura maintenant une période de questions de 30 minutes. J'invite les honorables députés qui souhaitent poser des questions à se lever ou à activer la fonction « main levée » pour que la présidence ait une idée du nombre de députés qui désirent participer à cette période de questions.
Compte tenu du nombre de députés qui souhaitent poser des questions, je veux qu'il soit bien clair que je ne donnerai pas la parole parti par parti. Je vais plutôt balayer la Chambre du regard. Cela dit, si une personne d'un même parti indique sans arrêt qu'elle veut intervenir alors que d'autres députés n'ont pas encore pu participer, je vais donner la priorité à ceux qui n'ont pas pris la parole.
Le leader parlementaire de l'opposition a la parole.
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
Voir le profil de John Brassard
2022-06-23 10:51 [p.7215]
Madame la Présidente, si la situation n’était pas si triste, je trouverais cela drôle, mais je n’ai pas envie de rire.
Le leader du gouvernement à la Chambre propose que nous revenions à un système hybride cet automne, alors qu’aucune autre assemblée législative au Canada, provinciale ou territoriale, ni aucune autre assemblée législative dans le monde n'utilise encore ce système. Même notre modèle, le Parlement britannique, qui a repris ses séances en présentiel et non en format hybride en juillet dernier, ne fait pas ce que fait le leader du gouvernement à la Chambre, et son partenaire néo-démocrate, le leader du NPD à la Chambre, en est complice.
Nous n’avons aucune raison de ne pas reprendre cette question en août ou en septembre. S’il est nécessaire de revenir à un Parlement hybride, alors nous pourrons nous entendre pour le faire, mais maintenant, nous nous y opposons.
J’ai entendu le raisonnement du leader du gouvernement à la Chambre et du leader parlementaire du NPD, qui, soit dit en passant, doivent penser qu’ils sont médecins. Le Dr Leader du NPD à la Chambre et le Dr Leader du gouvernement à la Chambre prévoient qu'un nouveau variant fera son apparition d’ici l'automne. De toute évidence, ils sont les meilleurs immunologues, virologues et épidémiologistes au monde, parce que les responsables de la santé publique au Canada affirment que nous devons revenir à la normale.
Il n’y a aucune raison de faire ce qu’ils disent. Pourquoi les libéraux nous forcent-ils à revenir à un Parlement hybride alors qu’il n’y a aucune raison de le faire? C’est parce qu’ils veulent se cacher. C’est tout. Ils évitent la reddition de comptes et la transparence. Ils veulent se cacher et ne pas rendre de comptes aux Canadiens, aux Canadiens qui nous ont élus.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:53 [p.7215]
Madame la Présidente, plus une personne est en colère, plus elle démontre son opposition aux questions dont nous débattons.
Examinons un peu les mesures dont parle mon collègue. S’il s’y oppose, lui et ses collègues ne seront pas tenus de s’en servir. S’ils ne veulent pas se prévaloir des mesures hybrides, qu’ils ne s’en servent pas.
Je suis certain qu’au moment de voter, aujourd’hui, tous les députés conservateurs seront présents. Je suis certain que tous les députés voteront en personne. Après ce discours enflammé sur la gravité de ces mesures, je suis certain que tous les députés du Parti conservateur seront présents à la période des questions aujourd’hui. Tous voteront en personne parce que, évidemment, c’est un affront terrible à la démocratie, n’est-ce pas? Cette colère est réelle, et comme cette colère est réelle, ils seront tous ici en personne.
Voici ce qui s’est passé. Au début de la pandémie, nous n’avions évidemment aucune idée de ce qui nous attendait. Nous avons élaboré des dispositions qui nous donneraient la souplesse...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
À l'ordre. J'ai indiqué comment je procéderais et je demanderais aux députés de bien vouloir respecter le parlementaire qui a la parole. Il reste 27 minutes et demie pour les questions et les observations, ce qui est amplement suffisant selon moi pour permettre à d'autres députés de poser des questions ou de faire des observations.
Je prie les députés de garder le silence d'ici là.
Si le leader du gouvernement à la Chambre pouvait conclure, je pourrais passer à la prochaine question.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:54 [p.7215]
Madame la Présidente, je suis certain qu'il y aura beaucoup d'autres questions, alors je pourrai revenir sur ce point.
Je précise que, au lieu de débattre constamment de cette question, nous pourrions offrir une stabilité au Parlement pour la prochaine année et nous donnerions au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre l'occasion d'examiner ce qui peut ou ne peut pas être utilisé au-delà de ces mesures. Cette façon de faire assurerait la stabilité et la transparence et nous donnerait l'occasion d'examiner ce qui a fonctionné, ce qui est la bonne approche à adopter.
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
J'entends encore des voix, alors que je ne le devrais pas. Je prie donc les députés d'attendre d'avoir la parole.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Montcalm a la parole.
Voir le profil de Luc Thériault
BQ (QC)
Voir le profil de Luc Thériault
2022-06-23 10:55 [p.7216]
Madame la Présidente, jusqu'à maintenant, je n’ai pas entendu beaucoup d’arguments de la part du leader du gouvernement.
Ce que je ne comprends pas, dans l'attitude de ce gouvernement, c'est son empressement à vouloir tout de suite décider d’un Parlement hybride, alors que les mesures sanitaires sont complètement assouplies dans les transports en commun, là même où il pourrait y avoir le plus de problèmes. Je ne comprends pas pourquoi nous devons décider de cela aujourd’hui, alors qu'il n’y a pas de hausse marquée de cas.
Je pense que nous pourrions prendre une telle décision au retour de la Chambre. Apparemment, ce n'est pas possible. Il semble y avoir une urgence de décider aujourd’hui d’un Parlement hybride, alors que ce n’est pas le sens du travail que nous devons faire. Ici, c’est la maison du peuple.
Je ne comprends pas. J’aimerais qu'on me donne des arguments. Je n’en ai pas encore entendu de la part du leader, hormis la volonté d'accommoder présentement son monde.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:56 [p.7216]
Madame la Présidente, cette semaine, dans le contexte actuel, beaucoup de députés sont atteints de la COVID‑19. La seule possibilité pour eux de participer aux débats du Parlement et de voter est d’utiliser le système hybride. La pandémie se poursuit. Des personnes meurent chaque jour, malheureusement. Il s'agit d'une situation très sérieuse.
Cette flexibilité donnera la possibilité aux députés d’utiliser ou non le système hybride. Si la situation s’améliore au fil du temps et que les députés ne veulent plus utiliser le système hybride, la décision leur reviendra. Il n’y a aucune obligation pour eux d’utiliser le système hybride.
Toutefois, si un changement survenait, comme ce fut le cas avec le variant Omicron, nous aurions besoin de flexibilité et de nous adapter. C’est exactement ce que la motion propose de faire.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, c'est fou, cette opposition exagérée des conservateurs à ce qui est une bonne mesure pleine de gros bon sens, compte tenu de tout ce que le leader du gouvernement à la Chambre a dit sur l'importance de permettre aux députés de participer aux débats. Même si les députés sont atteints de la COVID et même s'ils sont incapables d'être présents à la Chambre, les gens qu'ils représentent ne perdraient pas leur voix ni leur vote, ce qui est important. Toutefois, nous avons assisté hier soir au spectacle malheureux des conservateurs qui ont monopolisé tout le débat sur la question, refusant d'entendre les autres partis et refusant de céder la parole pour que d'autres puissent s'exprimer sur le sujet.
J'aimerais demander au leader du gouvernement à la Chambre si la mesure à l'étude est, en partie, due au fait que les conservateurs ont été si égoïstes en essayant de monopoliser tout le temps de la Chambre et en refusant de permettre à d'autres voix de se faire entendre sur l'importante motion.
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Encore une fois, il semble que ce soient toujours les mêmes fautifs qui sont en train de chahuter et de crier. Je dirai simplement que si un député n'a pas la parole, il devrait se taire.
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:58 [p.7216]
Madame la Présidente, je pense que nous devons tous prendre un peu de recul. Il est ici question de poursuivre ce que nous avons depuis deux ans et qui nous a donné une marge de manœuvre incroyable pour représenter nos concitoyens, même lorsque nous sommes malades. Pas plus tard que la semaine dernière, cinq députés ont attrapé la COVID‑19 et nous en comptons d’autres cette semaine, ce qui ne les empêche pas de continuer de représenter leurs concitoyens.
Ce serait pour un an. Si certains sont vraiment contre — et je sais que certains n’aiment vraiment pas l’idée, et je comprends —, le comité de la procédure et des affaires de la Chambre déterminera si de telles dispositions peuvent s'appliquer en dehors de la pandémie ou seulement dans un contexte de pandémie, mais ce serait pour une période d’un an. Un comité tiendra compte de toutes les préoccupations qui ont été exprimées. N'empêche que cette question soulève les passions. Nous devons nous en remettre à un processus parlementaire qui statuera sur cette question et en examinera le bien-fondé, mais le mécontentement exprimé par certains députés est disproportionné par rapport à la question dont nous sommes saisis aujourd’hui.
Voir le profil de Kody Blois
Lib. (NS)
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2022-06-23 10:59 [p.7216]
Madame la Présidente, force est de conclure, d’après ces échanges, que les conservateurs craignent que cette proposition n’entraîne un déficit démocratique. Et pourtant, j’ai constaté qu’au moment de voter, un certain nombre d’entre eux ont utilisé les outils mis à notre disposition.
Ce que je n’ai pas entendu par contre, et j’aimerais l’entendre, c’est ce que pense le leader du gouvernement à la Chambre de tout cela, car il s’agit de propositions constructives sur la façon de trouver un équilibre entre l’utilisation d’outils en ligne et le fait de veiller à ce que les députés de l’opposition se sentent en mesure d’exiger des comptes du gouvernement, ce qui est probablement déjà le cas. Ils ont des craintes, mais il n’y a pas eu de débat constructif. Je suppose que ce débat pourra prendre place au comité de la procédure. Nous avons, certes, été en mesure de mettre ces outils en œuvre, mais s’il existe des façons de veiller à ce que le gouvernement rende des comptes à tous les députés, c’est à cet endroit qu’il faudra en parler.
Le député peut-il nous en dire un peu plus sur la façon dont ce processus se déroulera?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:00 [p.7216]
Madame la Présidente, mon collègue a tout à fait raison.
Je dirai tout d’abord que, dans mes discussions avec tous les partis de l’opposition, j’ai clairement indiqué dès le départ que j’étais ouvert à toute idée sur la façon de répondre à leurs préoccupations. Malheureusement, l’opposition n’a pas réagi: silence radio de ce côté. Nous allons cependant continuer de demander comment améliorer la situation dans l’immédiat, tandis que nous continuons de rechercher un maximum de souplesse pour agir en temps de pandémie.
Nous sommes un très grand pays, et nous ne voulons pas que les députés malades se retrouvent dans une situation où ils doivent choisir entre représenter leurs concitoyens et...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Il y a un rappel au Règlement.
Le député de Battle River—Crowfoot a la parole.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2022-06-23 11:01 [p.7217]
Madame la Présidente, cela concerne ce que le leader parlementaire du gouvernement vient de dire sur le fait que les partis de l'opposition n'ont émis aucun commentaire au sujet d'un Parlement hybride...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Ce n'est pas un rappel au Règlement. Il s'agit d'un point de discussion et de débat, et je demanderais au député de poser une question.
Le leader parlementaire du gouvernement doit conclure.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, je tiens à être très clair lorsque je parle de commentaires. Quand les députés me disent simplement qu'ils s'opposent à cette idée, je comprends. Ils sont contre. Au comité de la procédure, nous pourrons discuter des raisons de cette opposition et tenir un débat vigoureux. J'aimerais toutefois qu'on présente des exemples précis et concrets de ce qui pourrait être fait pour améliorer la situation. Je n'ai rien entendu en ce sens, mais je suis évidemment ouvert à toute suggestion.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Voir le profil de Mike Morrice
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, si je comprends bien, en ce moment, nous ne débattons pas vraiment de la motion, mais bien de la clôture à l’égard de cette motion, et nous en sommes à la dernière journée de l'approche actuelle. J'aimerais que le leader parlementaire du gouvernement nous donne une explication raisonnable de la nécessité de cette clôture.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, il y a plusieurs raisons. La première est que nous devons prendre une décision à ce sujet afin de pouvoir assurer la stabilité du Parlement. La motion demande un an, et cela donnerait également l’occasion au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d’y jeter un coup d’œil et d’en examiner les mérites relatifs.
Par ailleurs, nous avons débattu de cette question ad nauseam. Je vois l’ancien leader parlementaire du Parti conservateur en face de moi et je pense au nombre de conversations que nous avons eues avant les séances, et au nombre de conversations que j’ai eues avec l’actuel leader parlementaire à ce sujet. Chaque fois que nous essayons d’ouvrir cet endroit, nous passons des semaines à en parler, et ce qui est rapporté aux médias, c’est le débat sur la question de savoir si le Parlement utilisera le système hybride ou non. Au lieu de parler des questions cruciales du jour, nous avons ce débat prolongé sur la question de savoir si oui ou non le format hybride est quelque chose que nous devrions utiliser en plein milieu d’une pandémie.
Tout ce que je dis, c’est allons-y pour une période d'un an. Assurons-nous que, pendant que dure cette incertitude, nous avons un système stable en place, puis faisons appel au comité parlementaire pour évaluer son utilité, ou son inutilité, en dehors d’une situation de pandémie.
Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, ce que je vois de la part des libéraux, c’est qu’ils veulent se cacher derrière des écrans d’ordinateur pour éviter la responsabilité et la transparence. Nous entendons les responsables de la santé publique nous dire que nous sommes en train de sortir de la pandémie et que le reste du monde a recommencé à travailler normalement.
Nous avons une institution ici. Nous sommes ici depuis plus de 150 ans et nous avons été capables de maintenir le Parlement en activité alors que les gens souffraient d’autres maladies, ou pire, pendant de nombreuses années. Les gens de ma circonscription de Lambton-Kent-Middlesex m’ont élue pour que les représente dans cette enceinte. Pourquoi les libéraux veulent-ils continuer à se soustraire à la démocratie et à se cacher derrière un écran au lieu d’être ici en personne? Nous devrions être dans cet endroit. Lorsque nous avons des problèmes de connectivité Internet en milieu rural dans des endroits comme ma circonscription, où l’Internet est instable, le système ne fonctionne pas.
Nous devons être ici. Cela a fonctionné pendant plus de 150 ans, et nous devons continuer à être présents.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:04 [p.7217]
Madame la Présidente, les institutions du Parlement nous sont incroyablement chères. Je sais que chaque personne ici présente a un profond respect pour nos processus et systèmes démocratiques et les veut efficaces. Je peux revenir sur le début de la pandémie, sur les conversations constructives que nous avons eues avec tous les partis quant à la nécessité pour le Parlement de s’adapter et de prévoir d’autres arrangements. Comme la pandémie n'est toujours pas terminée et que nous ne savons pas ce qu'elle nous réserve, car aucun d’entre nous n’est doué de clairvoyance, cette mesure nous apporte de la stabilité.
Si le député d’en face pense qu’un élément n'offre pas la même reddition de compte qu’un autre, nous aurons l’occasion d’en débattre. Ce n’est pas une opinion qui est partagée universellement. Je comprends que la façon de répondre à une question préoccupe le député d’en face. Or, il est tout aussi préoccupant pour les députés de ne pas pouvoir participer au débat parce qu’ils sont malades ou de ne pas avoir le choix, pour représenter leurs concitoyens, entre rentrer travailler tout en étant malade, risquant ainsi de rendre d’autres personnes malades et de disséminer la maladie dans tout le pays, et travailler virtuellement et...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Nous reprenons les questions et observations. Le député de Drummond a la parole.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2022-06-23 11:06 [p.7217]
Madame la Présidente, en écoutant les questions et les réponses, je me rends compte que c'est finalement un échange de grand vide. Les mesures hybrides pour maintenir le Parlement en fonction durant la pandémie étaient une bonne idée, mais ce, dans un contexte de pandémie. On se sort cependant progressivement de cette pandémie. On peut croire que, plus les mois vont avancer, plus on va s'en sortir.
De tous les sujets, celui qui monopolise nos travaux aujourd'hui et qui est le plus important aux yeux du gouvernement, c'est la prolongation d'un an du Parlement hybride. C'est pourtant une chose que nous pourrions faire au retour de la Chambre à l'automne, que nous pourrions faire en fonction de l'évolution de la situation.
J'ai l'impression que certains de nos collègues ont trouvé bien pratique le fait de pouvoir rester dans le confort de leur foyer, parce qu'ils habitent loin et qu'ils peuvent manger des chips pendant les travaux parlementaires. Or, ce n'est pas la bonne raison.
J'aimerais entendre une vraie bonne raison pour justifier qu'on discute aujourd'hui de prolonger d'un an le Parlement hybride, alors qu'on pourrait raisonnablement le faire lors de la rentrée à l'automne en fonction de la situation du moment. Ce serait la bonne chose à faire.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:07 [p.7218]
Madame la Présidente, il est évident que tout le monde veut que la pandémie cesse. Or, ce n'est pas le cas. La pandémie se poursuit. C'est la réalité, aujourd'hui.
Nous devons donc demeurer flexibles, parce qu'il est vraiment important que chaque député puisse représenter ses concitoyens. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un système aussi flexible que le système hybride.
Selon le député de l'autre côté, la Chambre aurait normalement dû terminer ses travaux hier. Aujourd'hui est donc un jour extraordinaire. Il est bon d'utiliser une journée qui n'existe pas normalement pour terminer ce débat afin que nous puissions poursuivre notre travail à l'automne, et ce, sans distraction.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2022-06-23 11:08 [p.7218]
Madame la Présidente, nous avons beaucoup discuté de cette question à la Chambre, et j’ai souvent entendu dire, entre autres choses, que les gens qui travaillent en ligne ne travaillent pas. Ces propos sortaient parfois de la bouche des conservateurs, et pourtant, j'en vois un certain nombre qui, comme moi, sont en ligne aujourd'hui. Ils visent peut-être les députés de leur propre parti.
Nous avons travaillé très fort pendant la pandémie. Voilà une occasion d'attirer plus de femmes en politique. Cette formule nous permettra aussi de contribuer à la lutte contre la crise climatique en réduisant les déplacements des députés. Nous sommes aux prises avec une urgence climatique.
Je me demande si l’honorable leader parlementaire pourrait faire des commentaires à ce sujet.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:09 [p.7218]
Madame la Présidente, je suis heureux que les députés aient la possibilité d’utiliser ces mesures. De toute évidence, nous en tirons des leçons. Aujourd’hui, de nombreux conservateurs utilisent le mode de travail en ligne. Lorsque nous voterons plus tard dans la journée, de nombreux conservateurs utiliseront l'application. Tous les députés ont utilisé et utilisent encore une forme ou une autre de ce système.
Il est clair qu'au sein des caucus, les opinions varient sur ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas. Voilà pourquoi nous devrions tirer parti de cette journée spéciale. Normalement, nous ne serions pas ici aujourd'hui. Nous devrions être chez nous, dans notre circonscription. Nous sommes ici plus longtemps qu’à l’accoutumée afin de statuer sur cette question et nous donner une année, et afin que ce débat qui suscite les passions des deux côtés de la Chambre se déroule en bonne et due forme au comité de la procédure sur la question de savoir si ces dispositions sont utilisées en dehors des circonstances liées à la pandémie.
Voir le profil de Frank Caputo
PCC (BC)
Madame la Présidente, le leader du gouvernement à la Chambre veut un dialogue, alors voici un dialogue. Cette mesure est censée être motivée par la COVID, et ce que nous voyons de ce côté-là de la Chambre, c’est qu’elle sert d’excuse pour ne pas se présenter dans cette enceinte. Nous voyons des gens qui sont ici le matin, sur vidéo l’après-midi, puis ici le lendemain matin. Après la période des questions, nous voyons des députés des banquettes ministérielles se précipiter à l'extérieur pour voter à distance. Comment peut-on dire qu'ils respectent cet endroit s’ils ne votent pas de leur siège juste après avoir assisté à la période des questions?
Si le leader du gouvernement à la Chambre veut une proposition, que diriez-vous de celle-ci? Si les députés sont préoccupés par la COVID, ils devraient rester chez eux et travailler à distance. Si cela n’a rien à voir avec la COVID, pourquoi ne sont-ils pas ici?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:11 [p.7218]
Madame la Présidente, le député pourrait peut-être poser cette question aux membres de son propre caucus qui participent virtuellement aujourd’hui et qui voteront virtuellement aujourd’hui. Il pourrait demander aux membres de son propre caucus pourquoi ils utilisent le système et pourquoi ils le trouvent utile. Peut-être qu’il pourrait adresser ces critiques à son propre caucus...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je demanderais au député de Kamloops—Thompson—Cariboo et au secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes (Sénat) de cesser leur conversation. S'ils souhaitent discuter, ils peuvent le faire à l'extérieur.
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:11 [p.7218]
Madame la Présidente, comme je l'ai dit, je comprends que cet enjeu soulève vraiment les passions des deux côtés. Nous avons tous à cœur de représenter nos concitoyens. Nous attachons tous de la valeur à cette institution. Notre amour profond pour la démocratie est ce qui nous a amenés à cet endroit et nous a poussés à consentir d'énormes sacrifices au service des résidants de notre circonscription. Certains croient fermement, comme le député d'en face, qu'on ne devrait pas maintenir le système hybride. J'aimerais, évidemment, que la pandémie prenne fin, mais elle sévit toujours, et le système hybride nous permettra de conserver une certaine marge de manœuvre au cours de l'année prochaine, notamment en laissant aux députés le choix d'utiliser ces dispositions ou non. La motion proposée permettra aussi à un comité parlementaire d'entreprendre une étude sur les délibérations hybrides.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Voir le profil de Denis Trudel
2022-06-23 11:12 [p.7218]
Madame la Présidente, je me sens à la fois un peu triste et pas respecté ce matin à la Chambre.
Aujourd'hui, c'est le 23 juin, la veille de la fête nationale du Québec; à cause de l'incompétence du gouvernement libéral à gérer son agenda et des mesures d'obstruction du Parti conservateur, la plupart des députés du Québec à la Chambre ne pourront pas, aujourd'hui, être dans leur circonscription pour célébrer leur fête nationale.
En plus, j'ai l'impression, depuis quelques semaines, que je me lève plus souvent à la Chambre pour débattre de la façon dont on va débattre que de débattre vraiment de mesures et de projets de loi qui vont aider les Canadiens.
Je suis vraiment très triste et je ne me sens pas respecté en tant que parlementaire du Québec aujourd'hui à la Chambre.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:13 [p.7218]
Madame la Présidente, c'est un peu bizarre, parce qu'il y a un an que le calendrier a été fixé.
À ce moment, le Bloc québécois a fait le choix de siéger aujourd'hui. Ce n'est pas un jour additionnel et ce n'est pas du tout une surprise. Si cela pose problème aujourd'hui, le 23 juin, pourquoi n'était-ce pas un problème pour le Bloc québécois quand le calendrier a été déterminé? Cela me semble bizarre.
Le Bloc québécois est fâché que la Chambre siège quand elle est censée siéger.
La Chambre est censée siéger, les amis.
Pour moi, c'est bizarre. Je ne comprends pas du tout cet argument.
Voir le profil de Bonita Zarrillo
NPD (BC)
Madame la Présidente, je dois dire que ce débat est extrêmement capacitiste. Même hier, certains propos capacitistes étaient tout simplement déchirants. Je me demande à quoi ressemblerait ce débat si 338 d'entre entre nous étaient immunodéprimés, souffraient de comorbidités ou avaient des enfants ou des parents habitant sous leur toit qui subissaient une greffe de cellules souches, une chimiothérapie ou toute autre maladie grave.
J’ai été dans la même pièce que des personnes dont je sais que le conjoint avait subi un transfert de cellules souches. Elles ont été forcées de venir ici parce qu’elles font partie du personnel. Nous sommes ici, dans notre espace capacitiste, et nous nous attendons que les personnes qui nous soutiennent viennent faire leur travail. La dernière chose que je voudrais faire en tant que députée, si j’étais malade ou si un membre de ma famille l’était, c’est de venir ici et de contaminer un membre du personnel qui compose avec une personne atteinte d'une maladie grave à la maison.
C’est vraiment décevant. Dans ma circonscription de Port Moody-Coquitlam, Anmore et Belcarra, un certain nombre de personnes mourraient si elles attrapaient la COVID-19. Elles sont constamment confrontées à ce discours capacitiste. Je n’en peux plus. Peut-être que le député…
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:15 [p.7219]
Madame la Présidente, la députée d’en face soulève un excellent point. Les députés n’ont pas tous le même état de santé. J'ai appris deux ou trois choses pendant les trois années où j’ai assumé les fonctions de whip. Premièrement, il y a la difficulté d’être un être humain. Il y a tellement d’histoires que nous n’entendons pas sur ce que les autres vivent, et j’ai énormément de sympathie pour tous les députés et les sacrifices qu’ils font. Deuxièmement, ceux qui sont malades au cours d’une pandémie, ou qui souffrent d’autres maladies ou sont immunodéprimés doivent avoir la possibilité de continuer à représenter leurs concitoyens. La députée a tout à fait raison.
Je ferai une dernière remarque sur cette question. Je vois un enfant dans cette enceinte, et j’adore cela. Il n’y a pas si longtemps, lorsque j’ai été élu en 2004, ce geste aurait été considéré comme odieux. La présence d’un enfant dans la Chambre aurait été considérée comme irrévérencieuse. Des députés auraient dit dans le hall d’entrée à quel point la présence d’un enfant dans la Chambre était indécente et irrespectueuse. J’ai entendu de tels propos. Certains disaient qu’ils ne permettraient jamais cela et que ceux qui étaient en faveur profanaient et détruisaient cet endroit.
Les institutions évoluent au même rythme que notre compassion et notre compréhension les uns pour les autres, et c’est de cela qu’il s’agit.
Voir le profil de Laila Goodridge
PCC (AB)
Madame la Présidente, je comprends certains commentaires qui ont été faits et je suis heureuse de pouvoir amener parfois mon enfant à la Chambre en raison des longues heures de travail et des difficultés que nous vivons en tant que parlementaires, mais le fait que cette mesure soit adoptée à toute vapeur au cours des deux derniers jours de la session parlementaire sans qu’il y ait de véritables possibilités de débat est odieux. C’est inacceptable.
Si les députés d’en face veulent vraiment améliorer les choses, discutons-en. Ne nous contentons pas d’une solution de fortune à la situation actuelle. Discutons-en sérieusement en septembre pour réellement régler le problème au lieu d'adopter cette solution expéditive.
Tous les autres systèmes parlementaires au Canada sont déjà revenus aux réunions en personne. Il y a tellement de gains à faire en reprenant ces conversations du début. Je pense vraiment que ce que nous faisons en ce moment nuit à la démocratie, parce que nous n’avons pas eu de débat convenable. Bien qu’il y ait de très bons arguments, nous n’avons pas eu le temps d’étudier la question et de nous assurer que nous faisons ce qu’il y a de mieux pour les Canadiens.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 11:18 [p.7219]
Madame la Présidente, tout d’abord, je suis très heureux de voir que la députée d’en face peut amener son enfant à la Chambre. Je suis très heureux que nous ayons des dispositions qui reconnaissent que les responsabilités parentales sont extraordinairement difficiles et que ce sont les fonctions les plus importantes que nous aurons à assumer dans notre vie. Il faut leur accorder la priorité, et je salue le fait qu’elle soit de cet avis et que tous les députés, qu’ils aient un enfant ou non, soient de cet avis.
En fait, nous débattons de cette question depuis deux ans. Au début de chaque session parlementaire, nous avons eu l’occasion de nous exprimer dans les médias, à la Chambre et au Bureau de régie interne. Nous avons eu des débats approfondis. Je dis que nous devons, pendant que nous sommes toujours en pleine pandémie, maintenir ces dispositions pendant encore une année et tenir ensuite un débat distinct sur ce qui va se passer.
Je tiens à souligner quelque chose de déroutant. Lors du dernier vote sur l’ordre du jour, 66 députés conservateurs ont voté à distance et 44 ont voté en personne.
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BQ (QC)
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2022-06-23 11:19 [p.7219]
Madame la Présidente, aujourd'hui, j'apprends quelque chose.
La tradition veut que la fête nationale des Québécois soit fêtée les 23 et 24 juin. En effet, le 23 juin, généralement, le Parlement ne siège pas, sauf s'il y a urgence, ce qui n'est arrivé qu'à quelques reprises dans le passé. Le 23 juin est réservé aux urgences.
Cette motion aurait facilement pu être déposée plus tôt, puisque le gouvernement avait amplement de temps. Le Bloc québécois a toujours assuré sa collaboration, notamment pour le projet de loi C‑14, pour lequel il a libéré deux jours pour permettre à ce Parlement de finir le mercredi et aux Québécois du Bloc québécois et des autres partis d'aller fêter avec leur monde.
Notre demande était légitime. Ce gouvernement a refusé avec véhémence le fait que les Québécois ont une fête à fêter ce soir et demain. Nous avions demandé soit qu'on ne siège pas jeudi soit qu'on siège, mais avec l'horaire du vendredi pour que nous puissions quitter la Chambre plus tôt pour être avec notre monde à la fête du Québec. Ce gouvernement a dit non. Est-ce que la situation aurait été la même si on avait travaillé le 30 juin?
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Lib. (ON)
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2022-06-23 11:20 [p.7220]
Madame la Présidente, il y a un an, nous avons eu l’occasion de revoir le calendrier, qui comprenait le 23 juin. Personne ne s’est opposé à l’inclusion du 23 juin. À ce moment-là, le calendrier a été approuvé, à l’unanimité, pour que nous siégions tous ces jours-là. Et rien ne laissait entrevoir la possibilité que nous allions partir plus tôt. Je n’ai jamais dit à mes concitoyens que c’était le calendrier, mais que nous n’allions peut-être pas le respecter. La plupart d’entre nous entretiennent peut-être l’espoir que la Chambre ne siégera pas jusqu’à la fin du calendrier, mais s’il y a un problème grave, pourquoi…
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NPD (ON)
À l'ordre. L'honorable député de La Prairie a posé une question, mais il semble qu'il est en train de débattre avec quelqu'un d'autre. Je suis certaine qu'il a envie d'écouter la réponse.
Je demande à l'honorable leader du gouvernement à la Chambre de terminer sa réponse, avant que je donne la parole à quelqu'un d'autre pour poser une brève question avant la fin du temps imparti.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 11:21 [p.7220]
Madame la Présidente, je dirai simplement que c'est la première fois que j'entends dire que le 23 pose problème. C'est littéralement la première fois. Pour les calendriers futurs, je dirais que si le Bloc y voit un problème, il n'a qu'à manifester son désaccord à l'égard de cette journée.
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Lib. (QC)
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2022-06-23 11:22 [p.7220]
Madame la Présidente, je vais poser une courte question ou une série de courtes questions.
Le leader du gouvernement à la Chambre peut-il nous dire si la pandémie est terminée? Le député est-il en mesure de déterminer si les taux d'infection vont monter ou descendre pour la suite de la pandémie? S'agit-il simplement d'une police d'assurance pour que la Chambre ait la souplesse nécessaire pour veiller à ce que tous les députés puissent continuer de représenter les résidants de leur circonscription dans cette enceinte?
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Lib. (ON)
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2022-06-23 11:22 [p.7220]
Madame la Présidente, à l'évidence, la pandémie n'est pas terminée. D'ailleurs, je rappelle ce qui est arrivé en novembre et en décembre. À ce moment-là, les conservateurs réclamaient la fin des séances en mode hybride. Ils affirmaient que la pandémie était terminée, que de telles dispositions n'avaient plus leur raison d'être, qu'il s'agissait d'une perte de temps et que nous inventions une situation qui pourrait s'avérer tout autre. Puis, le variant Omicron est arrivé.
Quand le variant Omicron est arrivé, nous avons tous dû nous prévaloir des dispositions permettant la tenue de séances en mode hybride pour revenir en arrière. Voilà précisément ce que cette souplesse nous permet de faire. Personne n'est obligé d'utiliser ces dispositions. Qu'ils ne les utilisent pas si c'est ce qu'ils souhaitent...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je suis désolée. Le temps est écoulé.
Je dois interrompre les délibérations et mettre aux voix sur-le-champ la motion dont la Chambre est saisie.
Le vote porte sur la motion.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
La députée de Kelowna—Lake Country a la parole.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Convoquez les députés.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:07 [p.7221]
Monsieur le Président, je suis heureux de poursuivre ce débat très important, même si les circonstances sont malheureusement différentes de celles d’hier soir. De toute évidence, le gouvernement, en invoquant la clôture à l’égard de cette motion, cherche à limiter tout débat approfondi à ce sujet et à censurer les députés qui ont été élus à la Chambre. Il y a de ce côté-ci 119 députés qui ont reçu des millions de votes, et pourtant, après à peine quelques heures de débat, nous allons décider que le Parlement hybride se poursuivra à l’automne.
Pour récapituler ce que j’ai dit hier soir, aucune autre assemblée législative au Canada, qu'elle soit provinciale ou territoriale, ni ailleurs dans le monde, pas même le Parlement modèle de la Grande‑Bretagne, n'a un système hybride. Toutes les assemblées législatives fonctionnent en personne à l’heure actuelle. En fait, le Parlement britannique a repris les séances en personne en juillet dernier.
Nous serions la seule exception, non seulement au sein du Commonwealth, mais à l’échelle mondiale, à utiliser un système hybride. Comment en sommes-nous arrivés là? Le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, grâce à leur accord de coalition, ont décidé que c’est la voie que nous emprunterons en l’absence de données scientifiques, de preuves ou de toute autre forme de décision de notre part. Ils décident arbitrairement et unilatéralement de l’orientation que nous allons prendre.
Comme je l’ai dit plus tôt, les deux partis ont fait valoir que, d’une façon ou d’une autre, il y aura un variant de l’hémisphère Sud qui nous atteindra. Le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD laissent ainsi entendre qu’ils en savent plus que les responsables de la santé publique. J’ai des petites nouvelles pour la Chambre: les responsables de la santé publique des gouvernements de tout le pays ont aboli les mesures sanitaires. Ils ont aboli l’obligation du port du masque et ils sont également revenus à la normale au sein de leurs assemblées législatives.
Pourquoi sommes-nous l’exception? Peut-être que les épidémiologistes, les virologues et les immunologues les plus réputés au monde, c'est-à-dire le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD, ont conclu que nous sommes différents ici par rapport au reste du pays.
Cela se résume à une simple conclusion. À mon avis, et de l’avis de nombreux membres de notre caucus, ils méprisent complètement cette institution. Ils méprisent complètement le Parlement, qu’ils considèrent comme une nuisance. Ils y voient un obstacle à leur programme idéologique.
Le gouvernement a certes démontré, au fil du temps, son manque de respect envers le Parlement. Il a présenté de nombreuses motions. Je me rappelle le début de la pandémie. L’un des premiers points à l'ordre du jour était la proposition d’une mesure législative, par le gouvernement, qui lui aurait donné des pouvoirs illimités de dépenser et d’imposer jusqu’en janvier 2022. Les députés peuvent imaginer les conséquences que cela aurait eues.
Le gouvernement allait, dans les faits, prendre le contrôle de la Chambre pour rendre inutiles les partis de l’opposition, et les millions de Canadiens qui ont élu des députés pour les représenter dans cette enceinte. Il allait prendre le contrôle du Parlement et s'arroger des pouvoirs illimités d'imposition et de dépense. N’eût été de l’opposition, de la voix de millions de Canadiens et des médias qui ont remis en question les motifs du gouvernement, nous nous serions peut-être retrouvés dans une situation où il aurait exercé un plein contrôle sur la Chambre.
Voilà le peu de respect que les libéraux ont pour le Parlement. Voilà le peu de respect qu’ils ont pour nos institutions démocratiques, et il y a d’autres exemples.
Les députés se souviendront de la motion no 6 présentée durant la dernière législature. Là encore, le gouvernement cherchait à s’emparer du contrôle opérationnel de la Chambre, rendant l’opposition inutile. La motion no 11 en est un autre exemple où nous avons vu les conservateurs débattre durant des séances qui se sont prolongées en soirée. Le gouvernement n’y a même pas participé. Les libéraux ont dit que c’était pour prolonger le débat, mais comment peuvent-ils prétendre cela, alors qu’ils n’ont même pas participé au processus? Et, bien sûr, il y a la motion no 19, en vertu de laquelle les libéraux auraient encore une fois décidé unilatéralement du programme de la Chambre en septembre et de son fonctionnement.
Il y a quelques semaines, j’ai adressé une lettre au leader du gouvernement à la Chambre et aux autres leaders à la Chambre, une lettre que le Président a également reçue, dans laquelle je proposais des solutions très raisonnables et pratiques sur la façon dont la Chambre pourrait revenir à une certaine normalité. Si nous ne signalons pas aux Canadiens que nous revenons à la normale, quel genre de message envoyons-nous?
L’une des solutions raisonnables et pratiques que j’ai proposées consistait à examiner cela en août ou en septembre. Si une variante de l’hémisphère sud devait se retrouver ici, comme le laissent entendre le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, pourquoi ne pas revenir sur cette question en août et en septembre? Depuis deux ans, nous avons démontré que nous avons les outils nécessaires et que nous sommes capables de réagir au quart de tour si cela est nécessaire.
L’argument du gouvernement, c'est que nous avons besoin de certitudes. Eh bien, il y a des certitudes. Il y a des certitudes dans le pays en ce moment même parce que les consignes sanitaires, l’obligation de porter un masque et l’obligation vaccinale sont levées. Je ne sais pas à quelles données, scientifiques ou autres, les libéraux se fient, mais, en tout cas, ils ne nous en font pas part, ni à nous, ni aux députés du Bloc, ni à ceux des autres partis, pour que nous puissions prendre une décision éclairée. Ils recourent à une méthode arbitraire pour prendre totalement le contrôle de la Chambre, comme ils en ont l'habitude.
Comme je le disais, ce procédé porte vraiment atteinte à nos institutions démocratiques. Le gouvernement, pour tout dire, ne veut pas d’opposition: il veut un auditoire.
Le premier ministre a montré son mépris pour le Parlement. Il a montré son mépris pour les institutions et les partis de l’opposition. Il n’y en a pas meilleur exemple que certains des scandales que nous avons connus, y compris le scandale actuel, avec le mépris de la séparation entre, d'une part, l’exécutif et le gouvernement et, d'autre part, nos institutions, qui sont censées fonctionner indépendamment du gouvernement et de l’exécutif.
Le gouvernement a prouvé à maintes reprises qu’il s’immiscera dans le fonctionnement des institutions chères aux Canadiens. Nous voyons ces institutions s'affaiblir et nous assistons certainement à un déclin de notre démocratie.
Comme je l’ai dit hier soir, même les observateurs estiment qu’il est temps de revenir à la normale à la Chambre. Même les observateurs disent que cela suffit, que c'est terminé. Nous devons revenir à la normale pour montrer au reste des Canadiens que tout revient à la normale, et si nous ne montrons pas l'exemple au Parlement, quel sera le message, alors? Nous ne pouvons pas vivre dans une crainte perpétuelle. Nous ne pouvons pas vivre dans un État où le gouvernement attise la peur des citoyens. Voyons où nous en serons en septembre et prenons une décision à ce moment-là.
Cette semaine, nous aurions pu nous pencher sur bien d’autres questions. Je dirais que notre pays est en plein chaos, entre l’inflation qui s’emballe, la crise de l'abordabilité qui frappe les Canadiens ou encore le fiasco des passeports, sans compter d’autres facteurs encore, en particulier ce qui s'entend en Nouvelle‑Écosse à propos de l'ingérence du gouvernement, du Cabinet du premier ministre et du cabinet du ministre de la Sécurité publique dans une enquête en cours, et c'est sans mentionner les scandales passés. Nous aurions pu nous pencher sur bien des questions autres que l’hypothèse émise par le leader du gouvernement à la Chambre et son comparse du NPD. Nous aurions pu nous pencher sérieusement sur ces questions. Nous aurions pu proposer des solutions pour aider les Canadiens qui sont en ce moment même aux prises avec la crise de l'abordabilité.
Je dirais que les conservateurs l’ont fait à maintes reprises. Au cours des derniers mois, nous avons proposé des solutions comme la réduction des impôts, la réduction de la taxe sur l’essence et l’élimination de la taxe sur le carbone pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, mais le gouvernement a systématiquement rejeté ces propositions. Nous avons prouvé à de nombreuses reprises que nous voulons trouver des solutions et travailler pour aider les Canadiens, mais depuis que l’accord de coalition entre le NPD et les libéraux est entré en vigueur, le NPD a voté 95 % du temps avec le gouvernement libéral pour rejeter ces propositions.
C’est un parti qui avait l’habitude de défendre les familles de travailleurs. Le NPD avait l’habitude de défendre des principes. Des députés de ce parti avaient vraiment un sens moral. Ils avaient des valeurs, ils défendaient ce qui était bien et ils dénonçaient ce qui était mal. Maintenant, à cause de promesses, ils sont systématiquement solidaires des libéraux. Le gouvernement actuel n'arrive même pas à offrir les services les plus élémentaires au pays, et pourtant, le NPD a conclu un accord avec lui afin d’instaurer un régime de soins dentaires et l’assurance-médicaments. Pensons-y: le gouvernement n'arrive même pas à fournir les services les plus élémentaires, et pourtant, le NPD compte sur lui pour mettre en place des systèmes compliqués. Mon Dieu, quel beau sapin les néo-démocrates se sont fait passer.
De plus, ils ont vendu leurs valeurs et leur morale, les choses qu’ils avaient l’habitude de défendre ici. Ils avaient l’habitude de défendre ce qui est bien et de s’opposer à ce qui est mal. Ils ont vendu ces valeurs en se vouant à la grâce de Dieu.
J’ai des petites nouvelles pour les députés du NPD: si le gouvernement ne peut même pas fournir des services élémentaires aux Canadiens, comment peut-on s’attendre à ce qu’il tienne ses promesses aux termes de cet accord en tant que gouvernement de coalition? Les Canadiens attendront longtemps.
Cependant, en attendant, ce que nous voyons de la part du NPD à la période de questions est dégoûtant. Le NPD pose des questions au gouvernement sur la reddition de comptes, tout en l’appuyant dans tout ce qu'il fait dans au moins 95 % des cas. C’est vraiment dégoûtant. Les députés du NPD auraient pu suivre l’exemple de ceux qui les ont précédés, comme Thomas Mulcair, qui défendait des valeurs et des principes ici et qui assumait vraiment un rôle d’opposition, et d’autres comme Jack Layton et Tommy Douglas, qui se sont battus pour les travailleurs canadiens. Où est passé ce NPD?
Je vais faire une prédiction dès maintenant: à cause de l’accord qu’il a conclu avec le gouvernement libéral, qu’il continue à soutenir, le NPD se dirige vers un abîme d’insignifiance. Le NPD continuera à soutenir le gouvernement dans toutes les affaires de corruption, de copinage, d’ingérence politique, de non-respect de ses promesses et de non-respect de ce qu’il a promis aux Canadiens, à commencer par une réforme électorale. Cela aurait dû être un signal pour le gouvernement.
Il n’aime pas ce que je dis, alors il…
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NPD (ON)
Le secrétaire parlementaire invoque le Règlement.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 12:20 [p.7223]
Madame la Présidente, je ne vois aucun problème à débattre de la question avec le député. Cependant, ce dont nous débattons présentement, c'est le fonctionnement du Parlement en mode hybride. Or, tout ce dont le député parle depuis les six ou sept dernières minutes, c'est la relation entre...
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NPD (ON)
L’écouteur du député est trop près de son micro, ce qui est très difficile pour l’interprétation.
Le secrétaire parlementaire a la parole.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 12:20 [p.7223]
Madame la Présidente, je présente mes excuses aux interprètes pour ma maladresse.
Je disais donc que pendant les six ou sept dernières minutes, le député n'a pas parlé de la motion à l’étude. Je me demande si vous pourriez l’encourager gentiment à revenir au sujet du débat en cours.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je rappelle aux députés qu’il y a une certaine souplesse dans le cadre de nos débats, mais je leur rappelle aussi qu’ils doivent aborder le sujet dont la Chambre est saisie. Je suis convaincue que le leader de l’opposition officielle à la Chambre reviendra au sujet du débat.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:21 [p.7223]
Madame la Présidente, c’est tout à fait pertinent. Je suis bien conscient que chaque fois qu’un député de ce côté-ci et même du Bloc québécois, d’ailleurs, commence à dire des choses que le député n’aime pas, il invoque le Règlement simplement pour perturber l’interaction. C’est dommage. S’il n’aime pas ce que j’ai à dire, tant pis.
Je veux me concentrer aussi sur quelques autres éléments essentiels dans ce débat sur le retour à un système hybride à l’automne.
Ce qui n’est pas pris en compte, et je sais que madame la Présidente en est parfaitement consciente, c’est qu’il y a eu une augmentation des blessures chez nos interprètes. Nous avons reçu de nombreux rapports au cours des dernières années selon lesquelles le nombre de blessures a été multiplié par neuf chez les personnes qui travaillent si fort pour assurer ici une interprétation de classe mondiale, et quand je dis « de classe mondiale », je veux dire qu’elle n’a pas son pareil ailleurs dans le monde.
Nous constatons une augmentation des accidents de travail. On nous dit que ces accidents vont se poursuivre tant que nous continuerons à avoir un système hybride ici à la Chambre et en comité. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement et le NPD proposent de mettre en péril la santé et la sécurité de nos interprètes, d’autant plus que des avertissements et des signaux d’alarme ont été lancés.
Nous assistons à une diminution du nombre d’interprètes, et ces accidents de travail n'y sont absolument pas étrangers. Cette situation met en péril la composante bilingue de notre Parlement pour nous tous, en particulier pour les francophones ici présents et pour les auditeurs francophones, et elle remet en question l’avenir du bilinguisme et la capacité des interprètes à relayer ce qui se dit aux Canadiens francophones. Je pense que nous devons en tenir compte sérieusement alors que nous envisageons de passer à cette formule de Parlement hybride.
Il n’y a rien d’étonnant pour la Chambre que nous voulions signaler aux Canadiens que nous revenons à une certaine normalité, mais il n’y a aucune raison, aucune donnée scientifique, aucune preuve et aucun raisonnement qui expliquent pourquoi nous nous penchons sur la question dans les dernières heures de cette session parlementaire, tout cela parce que le leader du gouvernement à la Chambre et le leader du NPD à la Chambre ne veulent pas revenir à la normale. C’est la seule raison. Ils veulent poursuivre le déclin de la pertinence de cette institution en permettant aux ministres et aux députés de ne pas être présents. C’est triste.
Je porte ce bracelet à mon poignet. Il dit: « Nous nous souviendrons. » Je l’ai déjà dit ici, parce que je pense souvent aux vies qui ont été perdues et aux familles qui ont été décimées par la guerre. Ceux qui ont défendu notre pays dans des pays lointains pour nous permettre à tous d’avoir le privilège de siéger dans notre symbole de la démocratie ne se sont pas battus pour que nous puissions siéger par Zoom. Ils ne se sont pas battus pour que les ministres puissent échapper à toute responsabilité. Ils ne se sont pas battus pour assister au déclin de notre démocratie. Ils se sont battus pour renforcer notre démocratie et garantir qu’elle soit viable pour les années à venir, mais ce que le gouvernement propose limite et diminue notre institution démocratique.
Je sais que le gouvernement prétendra le contraire, mais nous l’avons vu. Nous avons constaté un manque de reddition de comptes et de transparence. Nous avons vu le gouvernement se défiler en utilisant ces outils. Nous l’avons constaté avec le projet de loi C‑11. Nous avons vu le chaos qui s’est installé au comité pendant que la présidente était installée dans son salon et qu’elle essayait de composer avec un projet de loi complexe et substantiel comprenant des centaines d’amendements.
Mais c’est fait, c’est terminé. Le glas de ce mode de fonctionnement a sonné. À l’époque, il a servi à quelque chose, mais il ne sert plus à rien quand aucune autre assemblée législative provinciale ou territoriale, au Canada ou ailleurs dans le monde, n’utilise de système hybride. C’est terminé. On n’en parle plus.
Dans le temps qu’il me reste, je propose, avec l’appui du député de Fundy Royal, que la motion soit modifiée:
a) au paragraphe i), par substitution, aux mots suivants les mots « soit adoptée », de ce qui suit: « ou adoptée avec dissidence, pourvu qu’une demande de vote par appel nominal ait préséance et soit suivie d’une indication que la motion est adoptée avec dissidence »;
b) au paragraphe p), (i) par adjonction, après le mot « vidéoconférence », de ce qui suit: « pourvu que les députés participant à distance soient au Canada »; (ii) par adjonction, après les mots « utilisation des ressources de la Chambre soit établie », de ce qui suit: « sous réserve des dispositions du paragraphe j) de l’ordre adopté le lundi 16 mai 2022 »; (iii) par adjonction, après l'alinéa (vi), de ce qui suit: « (vii) toute délibération d’un comité portant sur une motion relative à l’exercice de son pouvoir de convoquer des personnes et d’exiger la production de documents et de dossiers n'ayant pas donné lieu à une décision devra être interrompue, selon la première occurrence, après quatre heures de débat ou une semaine de séance après que la motion ait été proposée, et toutes les questions nécessaires pour disposer de la motion soient alors mises aux voix immédiatement et successivement, sans autre débat ni amendement »;
c) au paragraphe q), (i) par substitution, aux mots de l'alinéa (ii), de ce qui suit: « les membres participant à distance se trouvent au Canada et soient comptés pour fins de quorum »; (ii) par adjonction, après l'alinéa (v), de ce qui suit: « (vi) toute délibération d’un comité portant sur une motion relative à l’exercice de son pouvoir de convoquer des personnes et d’exiger la production de documents et de dossiers n'ayant pas donné lieu à une décision devra être interrompue, selon la première occurrence, après quatre heures de débat ou une semaine de séance après que la motion ait été proposée, et toutes les questions nécessaires pour disposer de la motion soient alors mises aux voix immédiatement et successivement, sans autre débat ni amendement. »
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Concernant l'amendement proposé par le leader à la Chambre de l'opposition officielle, la présidence est d'avis qu'il existe deux sections qui touchent l'usage des pouvoirs octroyés aux comités. Précisément, il décrit une procédure pour permettre aux comités d'exercer le pouvoir qui leur est conféré de convoquer des personnes et d'exiger la production de documents et de dossiers.
La présidence est d'avis que ces dispositions sont étrangères à la teneur de la motion, qui a pour but de régir la conduite des travaux hybrides, tant à la Chambre qu'aux comités. En conséquence, je dois malheureusement déclarer l'amendement irrecevable dans sa forme actuelle.
Nous passons maintenant aux questions et observations. Je remercie les députés de leur attention.
Le député de Kings—Hants a la parole.
Voir le profil de Kody Blois
Lib. (NS)
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2022-06-23 12:29 [p.7224]
Madame la Présidente, j'ai écouté le leader de l'opposition à la Chambre aujourd'hui, et j'ai quelques observations à faire et une question à lui poser.
Je serais bien plus enclin à accepter la position des conservateurs à ce sujet si j'avais vu leurs 121 députés être présents à la Chambre lors du vote qui a eu lieu ce matin. Cela n'était pas le cas. Je serais bien plus enclin à l'accepter si j'avais vu tous les députés du caucus conservateurs participer à la période des questions.
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NPD (ON)
Le député de Battle River—Crowfoot invoque le Règlement.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2022-06-23 12:30 [p.7224]
Madame la Présidente, comme vous l'avez mentionné assez souvent à la Chambre, nous ne pouvons pas faire indirectement ce que nous ne pouvons pas faire directement. Je voudrais simplement demander votre avis.
Nous avons entendu le leader du gouvernement à la Chambre et un certain nombre d'autres députés du côté du gouvernement faire référence au fait que des députés n'étaient pas présents lorsqu'ils se prévalaient de certaines règles adoptées par la Chambre concernant la participation virtuelle. Je me réfère à la motion qui a été adoptée. Elle dit que les députés peuvent utiliser le Parlement virtuel à titre de députés à part entière. Le fait de suggérer d'une manière ou d'une autre que certains votes sont plus importants que d'autres ou de noter la présence ou l'absence d'un député est contraire au Règlement. Je demande instamment que ce genre de comportement ne soit pas autorisé dans le contexte de ce débat.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Nous avons entendu cet argument des deux côtés de la Chambre. Des députés de l'opposition officielle et d'autres partis de l'opposition, ainsi que des députés ministériels, ont mentionné que tout le monde n'est pas présent à la Chambre. Les députés ne devraient pas faire indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, mais ils ne précisent pas qui est présent à la Chambre et qui ne l'est pas. La situation serait différente s'ils indiquaient spécifiquement qui n'est pas à la Chambre.
Je tiens à rappeler aux députés d'essayer d'éviter d'utiliser ces propos. Le député a tout à fait raison de dire que tout député qui participe à distance est considéré comme étant à la Chambre.
Le député de Kings—Hants dispose de 30 secondes pour terminer son intervention.
Voir le profil de Kody Blois
Lib. (NS)
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2022-06-23 12:32 [p.7225]
Madame la Présidente, je pense que c'est extrêmement pertinent pour le débat sur le Parlement virtuel. Objectivement, tous les partis reconnus à la Chambre ont utilisé les outils qui ont été mis à leur disposition au cours des derniers mois.
Il y a deux périodes distinctes. Il y a la période de la COVID, dont nous ne sommes pas complètement sortis, et il y en a une où l’on examine la façon dont les outils ont été utilisés dans une optique de modernisation du Parlement.
Le leader parlementaire de l’opposition croit-il qu'il y a certaines choses que nous avons faites au cours des deux dernières années qui sont utiles pour moderniser le Parlement? Pourquoi est-il si opposé à la tenue d’une étude pour examiner tout cela, y compris les moyens par lesquels l’opposition peut faire valoir son point de vue sur la meilleure façon de demander des comptes au gouvernement?
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2022-06-23 12:32 [p.7225]
Madame la Présidente, le fait est que, constitutionnellement, Ottawa est le siège du pouvoir. C’est le siège du Parlement, et c’est là que les gens sont censés être.
Est-ce que je pense que le fait de tenir des séances hybrides pendant la pandémie a servi à quelque chose? J’ai très bien expliqué dans mon discours d’hier soir qu’au plus fort de la pandémie, oui, cela a servi parce qu’il y avait beaucoup d’inconnu à ce moment-là. Tous les partis s’entendaient pour agir, et je donne tout le crédit au personnel administratif.
Cependant, en ce qui concerne la question d'aujourd’hui, nous sommes en train de normaliser le processus d’un Parlement hybride à l’automne, alors qu’aucune autre assemblée législative dans le monde ou même dans ce pays ne le fait. Pourquoi en parlons-nous maintenant? Si nous voulons parler de la façon de moderniser le Parlement, nous pouvons le faire, et le comité de la procédure et des affaires de la Chambre est le lieu approprié pour le faire.
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BQ (QC)
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2022-06-23 12:33 [p.7225]
Madame la Présidente, je remercie le leader de l'opposition officielle de son discours.
J'aimerais l'entendre concernant les propos que je qualifierais de condescendants qu'a eus le leader du gouvernement face à la nation québécoise.
Ce soir, normalement, nous célébrons la fête nationale du Québec à Montréal, à Québec et un peu partout. En effet, on laisse le 23 juin au calendrier en cas d'urgence à régler, par exemple, la question des passeports. Est-ce que cette motion-ci était si urgente? Je ne le crois pas.
J'aimerais entendre mon collègue plus particulièrement sur ce qui suit. La Chambre est régie par deux choses: la règle et l'usage. La règle, c'est qu'on siège le 23 juin;, l'usage, c'est qu'on ne le fasse pas parce que le plus élémentaire respect l'exige. Dans quelques mois, le leader du gouvernement va se lever à la Chambre et demander notre consentement pour finir plus tôt afin de permettre aux députés libéraux d'assister au congrès libéral.
En quoi est-ce que le congrès libéral est plus important que la nation québécoise?
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:34 [p.7225]
Madame la Présidente, cette question a été abordée il y a quelques semaines lors d’une réunion des leaders parlementaires. Le leader du Bloc Québécois à la Chambre a clairement indiqué au leader du gouvernement à la Chambre que c’était important, tout comme pour nos députés du Québec, parce que c’est une fête de grande importance au Québec. Au moment où nous en avons parlé, rien n’indiquait que nous allions traiter de la motion no 19. En fait, les libéraux l’ont annoncée lundi soir, sachant que le débat se poursuivrait jusqu’à jeudi et que le vote aurait lieu à 20 h 30.
Je tiens à assurer à mon collègue que nous avons fait tout ce que nous pouvions pour que le vote ait lieu le plus tôt possible, en tenant compte non seulement des députés du Bloc québécois, mais aussi de nos députés du Québec, qui comprennent l’importance de la fête nationale au Québec. Je suis simplement désolé que le leader parlementaire du gouvernement libéral ne réalise pas ou ne comprenne pas à quel point c’est important. Au fond, ce qu’il a fait...
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NPD (ON)
Nous avons besoin de temps pour d'autres questions.
La députée de London—Fanshawe a la parole.
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NPD (ON)
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2022-06-23 12:36 [p.7225]
Madame la Présidente, après avoir écouté le leader de l'opposition à la Chambre pendant les 20 ou 30 dernières minutes, j'ai vraiment envie de soumettre sa candidature pour l'obtention d'un prix Pulitzer dans la section œuvres de fiction.
Étant donné que le rôle de 119 députés a perdu sa pertinence parce qu'ils ont tort dans tous les dossiers, notamment dans celui qui nous occupe maintenant, je comprends la frustration du député d'en face. Toutefois, si nous avions tenu compte de ses arguments contre le fait que le NPD se batte pour obtenir l'assurance-médicaments ou les soins dentaires — des mesures qui aideront les Canadiens —, et si nous avions accepté les arguments dépassés des conservateurs, aucun progrès n'aurait jamais été fait dans cette enceinte. Nous n'aurions pas fait de grands pas dans les dossiers des services de garde, des soins de santé et des droits de la communauté LGBTQ.
Ma question est simple. Alors que des députés conservateurs ont accueilli des organisateurs d'un convoi de camionneurs sur la Colline du Parlement, comment les Canadiens peuvent-ils prendre le député et son parti au sérieux?
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:37 [p.7226]
Madame la Présidente, je remercie la députée de comprendre qu'il y aura un immense abîme de non-pertinence après les prochaines élections, quand l'électorat canadien attendra les néo-démocrates au tournant pour avoir conclu une entente avec les libéraux. Les libéraux ont accédé au pouvoir avec 32 % du vote. C'est uniquement parce qu'il n'a pas obtenu la majorité des sièges à la Chambre que le premier ministre a invité le NPD à former une coalition.
Si tous les beaux progrès dont parle la députée se concrétisent, je ravalerai mes paroles. Le gouvernement libéral a fait des promesses au NPD, mais on sait que les libéraux n'ont jamais été capables de tenir parole. Le Canada est en situation de crise et de chaos. Le gouvernement n'arrive même pas à fournir certains services élémentaires. Si les néo-démocrates s'imaginent s'en tirer indemnes, je regrette de leur dire qu'ils ont tort et qu'ils ne joueront plus un rôle pertinent après les prochaines élections.
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PCC (SK)
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2022-06-23 12:38 [p.7226]
Madame la Présidente, je suis heureux de pouvoir participer à ce débat, que j'écoute avec attention depuis plus d'une heure environ. Le leader du gouvernement à la Chambre a dit que le comité de la procédure pourra se pencher sur la question à l'automne, mais la règle restera en place jusqu'au 23 juin 2023. Je ne sais pas d'où viennent les libéraux, mais d'où je viens, on n'établit pas une règle pour ensuite l'étudier afin d'établir une nouvelle règle alors qu'il en existe déjà une.
L'argument des libéraux ne tient pas la route. S'ils veulent que le comité de la procédure se penche sur la question en septembre, pourquoi présentent-ils maintenant cette mesure qui vise à ce que la règle reste en place jusqu'au 23 juin 2023?
Cela n'a aucun sens. J'aimerais que notre leader parlementaire nous fournisse une explication.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:38 [p.7226]
Madame la Présidente, je faisais partie du comité de la procédure lorsque nous nous sommes penchés sur cette question au début de la pandémie. La préoccupation a toujours été que cette mesure devienne permanente. Je crois d'ailleurs que le gouvernement libéral et ses partenaires du NPD ont comme objectif de la rendre plus permanente.
Il y avait aussi d'autres préoccupations. Certains députés de circonscriptions où les résultats étaient serrés pourraient en profiter pour être constamment en mode électoral. Je soupçonne que ce sera probablement le cas pour les libéraux et les néo-démocrates.
Comme je l'ai dit hier soir au sujet de quelqu'un qui souhaite rester dans sa collectivité, notre pays fait toute la largeur du continent, et on s'attend à ce qu'un élu vienne siéger à Ottawa. Les députés qui souhaitent rester dans leur circonscription devraient briguer un poste de maire, de conseiller municipal ou de commissaire d'école. Ils ne devraient pas tenter de devenir députés, car on s'attendra alors à ce qu'ils viennent travailler ici.
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PV (BC)
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2022-06-23 12:39 [p.7226]
Madame la Présidente, avec tout le respect que je dois au leader parlementaire de l'opposition officielle, la pandémie de COVID‑19 n'est pas terminée. Mon mari est extrêmement malade à la maison actuellement parce qu'il a contracté la COVID‑19. J'ai passé un test de dépistage ce matin, et il s'est révélé négatif. Je ne veux mettre personne en danger.
Aujourd'hui, il suffit de chercher sur Google de façon désinvolte pour trouver des avis scientifiques. Si le leader parlementaire de l'opposition nous dit qu'il n'existe aucune donnée scientifique, c'est parce qu'il choisit de se montrer aveugle. Les Centers for Disease Control des États‑Unis disent craindre une autre flambée. Je pense à ce qui se passe actuellement au Portugal. Il y a des avertissements émis par le Dr Zain Chagla, de l'Université McMaster, et le Dr Isaac Bogoch, que nous avons suivi très attentivement et qui dit qu'il faut examiner les données sur les eaux usées.
Il s'agit d'un virus qui mute. C'est ce qu'il fait. Il ne mute pas pour devenir de moins en moins dangereux: ses mutations le rendent parfois moins dangereux, parfois plus dangereux. Ce que j'ai constaté à la Chambre depuis le 13 mars 2020, date à laquelle nous avons ajourné nos travaux à cause de la pandémie de COVID‑19, c'est que chaque mesure d'adaptation fait l'objet d'une énorme lutte parlementaire. Conséquemment, nous prononcer sur cette question maintenant nous fera gagner du temps à l'automne.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:41 [p.7226]
Madame la Présidente, je n'ai qu'une chose à répondre, et c'est que d'autres assemblées législatives, comme le Congrès des États‑Unis et le Parlement britannique, sont revenues aux séances traditionnelles en personne. Pourquoi devraient-elles être différentes de nous?
Je serai heureux de répondre à une question du député de Kingston et les Îles.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je suis désolée, mais nous devons reprendre le débat.
Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre invoque le Règlement.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 12:41 [p.7226]
Madame la Présidente, je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime pour poser une dernière question au député de Barrie—Innisfil.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
D'accord?
Des voix: D'accord.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2022-06-23 12:42 [p.7226]
Madame la Présidente, je me demande si le leader à la Chambre de l'opposition peut essayer de clarifier quelque chose pour moi.
Ce matin, lorsqu'une motion a été présentée pour passer à l'ordre du jour, 66 conservateurs ont voté à distance et 44, en personne. Il s'agit de données publiques qui sont accessibles sur le site Web. Lorsque la motion de clôture a été mise aux voix, 52 conservateurs ont voté à distance. Cela signifie que 14 conservateurs se trouvaient à moins de 10 minutes de marche de la Chambre et ont été en mesure de venir ici, car ils avaient voté à distance plus tôt.
Le leader de l'opposition à la Chambre peut-il expliquer à la Chambre comment les conservateurs peuvent s'opposer aussi farouchement à cette technologie alors qu'ils l'utilisent couramment?
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:42 [p.7227]
Madame la Présidente, pour montrer le peu de respect que j'ai pour ce député, je passerai maintenant à la prochaine question.
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NPD (ON)
À l'ordre, je vous prie.
Je donne la parole à une députée pour un recours au Règlement, et il ne s'agit pas de celui qu'a présenté le secrétaire parlementaire.
La députée de Saanich—Gulf Islands invoque le Règlement.
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PV (BC)
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2022-06-23 12:43 [p.7227]
Madame la Présidente, je n'ai pas besoin de vous le signaler, je le sais, mais l'article 18 du Règlement indique qu'« aucun député ne doit parler irrévérencieusement » d'un autre député. Au-delà des expressions offensantes et des injures, « parler irrévérencieusement » signifie aussi dire, comme le député vient de le faire, qu'il a tellement peu de respect pour le député qu'il s'en va. Je suis désolée, mais ces propos vont à l'encontre de l'article 18 du Règlement.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je remercie la députée de Saanich—Gulf Islands pour son recours au Règlement. Je rappelle aux députés de se montrer respectueux les uns envers les autres. La session achève, et c'est aujourd'hui notre dernière journée. Je suis certaine que les greffiers seront heureux, comme nous tous, de pouvoir se reposer un peu.
Je demande aux députés de se montrer respectueux les uns envers les autres. Je donne maintenant la parole au député de La Prairie.
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BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:44 [p.7227]
Madame la Présidente, j'aimerais d'abord mentionner que je partagerai mon temps de parole avec le député de Joliette.
Encore une fois, on présente une motion visant à prolonger les travaux parlementaires en format hybride. Il faut comprendre une chose: le Parlement hybride n'est pas une panacée. Plusieurs problèmes y sont liés. C'était censé être temporaire, et j'espère que c'est encore le cas.
Premièrement, il y a les problèmes d'interprétation. Il est souvent arrivé que l'interprétation ne fonctionne pas ou que les interprètes tombent malades pour des raisons diverses. C'est extrêmement exigeant pour les ressources humaines. Nous devons en être conscients.
Deuxièmement, il y a la reddition de compte. Le gouvernement se cache derrière un fonctionnement en deux dimensions. Il est toujours plus facile pour les ministres de cacher leur incompétence derrière les écrans que de le faire en personne. C'est un peu moins gênant. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Parti libéral aime beaucoup le Parlement hybride. C'est une façon de ne pas rendre de comptes. Comme on le sait, ce gouvernement n'aime pas le Parlement. Il n'aime pas discuter ni négocier. Il aime imposer sa loi.
Le gouvernement était minoritaire. Grâce au NPD, il est devenu majoritaire, et, grâce au leader du gouvernement à la Chambre des communes, il est maintenant autoritaire. On ne négocie plus. Pourtant, la prolongation du Parlement hybride devrait être négociée par une entente commune ou un consensus. On change la façon de gérer le Parlement. Ce n'est pas rien. Je ne me trompe pas en disant que cela a changé.
La démocratie exige que les ministres et les députés soient présents. On peut ainsi faire davantage de travaux parlementaires en discutant notamment de dossiers en cours ou de futurs comités. On a les moyens de le faire lorsqu'on est en présentiel. C'est un gouvernement qui se sauve. En voyant toutes les crises que ce gouvernement fait subir aux Québécois et aux Canadiens, on comprend pourquoi il se sauve. C'est un gouvernement incompétent, rien de moins.
Avant-hier, le 21 juin, nous avons eu des problèmes justement liés au Parlement hybride. Cela montre à quel point c'est fragile. Alors qu'au Bloc québécois, nous voulons pouvoir être capables de poursuivre les travaux parlementaires dans un contexte de pandémie, nous aurions aimé discuter plus longuement de la prolongation du Parlement hybride, et non pas nous la faire imposer comme c'est le cas aujourd'hui. Il n'y avait pas urgence d'agir.
Nous savons finalement, et nous l'espérons, que le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre se penchera sur la prolongation du Parlement hybride pour savoir quelle sera la suite des choses. Il faut savoir et constater que cela ne va pas si bien. Certaines choses sont problématiques.
Quelle est la position des autres partis?
Comme je l'ai dit, les libéraux ne veulent pas de Parlement. Ils ne veulent pas discuter. Cela fait donc leur affaire. La position du gouvernement est la suivante: moins de présence au Parlement et davantage de réponses en virtuel, ce qui est beaucoup plus facile. Si nous les laissions aller, le Parlement ne fonctionnerait qu'en mode hybride jusqu'à la fin des temps.
Pourquoi parlons-nous de Parlement hybride?
Nous en parlons à cause de la pandémie. Pourtant, quand on demande aux néo-démocrates pourquoi ils veulent un Parlement hybride, ils ne nous parlent pas de la pandémie. Ils nous disent qu'il s'agit d'une conciliation travail-famille et d'une façon de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement du NPD — puisque le NPD fait maintenant partie du gouvernement — a donné son accord au projet de Bay du Nord et à l'augmentation des subventions au pipeline Trans Mountain. Ensuite, les néo-démocrates viennent nous dire qu'il faut diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
La vérité, comme le disait le leader à la Chambre de l'opposition officielle, c'est que les néo-démocrates veulent rester chez eux, parce qu'ils habitent loin et que prendre l'avion fait mal aux oreilles. Voilà quelle est leur position. Ils aiment participer, mais à distance.
La réalité, c'est que, quand on est élu député, on a des comptes à rendre, on a des responsabilités et on a des devoirs envers ses concitoyens. Siéger au Parlement est le premier de ces devoirs. Se sauver derrière un écran ne fera pas en sorte qu'on travaille mieux. Personne ici n'y croit, mais telle est la position du gouvernement du NPD.
Le Bloc québécois pense que le mode virtuel ne doit pas être la norme, mais l’exception, dans un contexte de COVID‑19. Il faut que les gens puissent utiliser le virtuel s’ils ont le virus ou s'ils ont fréquenté une personne qui l’a attrapé. Le mode virtuel doit servir juste pour ces cas-là. Alors, comment expliquer que, depuis deux ans, nous n’avons à peu près pas vu plusieurs députés? Ont-ils la COVID éternelle? Ont-ils plongé dans une petite piscine remplie de COVID? Est-ce qu'ils ont découvert deux virus avec qui ils se promènent en permanence parce qu'ils s'en sont fait des amis? C'est cela, la réalité. Je ne nommerai personne, car on les connaît et, surtout, on sait quel parti fait cela.
Si on veut que cela devienne une conciliation travail-famille, si on veut brûler moins de gaz à effet de serre, ce sera au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d'en discuter et de se prononcer sur la permanence d'un Parlement hybride.
À ce sujet, sur la façon dont pensent les députés du NPD, la COVID‑19 ou la pandémie n'est pas la vraie raison. Ils veulent un Parlement hybride pour toujours, et nous ne sommes pas d'accord sur cela.
Pourquoi en parler un 23 juin, alors que nous avons collaboré avec le gouvernement depuis plus de deux semaines pour que nous puissions justement être libérés aujourd'hui?Rappelons que le Parlement a voté pour la reconnaissance de la nation québécoise. J'annonce aux députés qu'aujourd'hui et demain auront lieu les festivités de la Saint‑Jean‑Baptiste, et nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes obligés de siéger, alors que ce n’est à peu près jamais le cas. Je crois que c'est arrivé quatre fois au cours des 40 dernières années.
Nous avions demandé au leader du gouvernement de reporter cette discussion à l'automne, et ce, pour trois raisons. D'abord, c'est ce qu'on fait depuis le début. C'est en début de session qu'on détermine la façon de fonctionner. Ensuite, il n'y a pas d'urgence, car nous retournons dans nos circonscriptions respectives. Enfin, cela va permettre de mieux colliger l'information.
Les libéraux ont dit plus tôt qu'on est en pandémie et qu'on ne sait pas comment la situation va évoluer. Raison de plus d'attendre et de colliger l'information pendant trois mois de manière à prendre des décisions plus éclairées, mais là, on parle de prolonger le Parlement hybride pendant un an. Aurait-on eu besoin d'un an ou de six mois? Peut-être qu'au mois de septembre nous aurions eu plus de réponses à nos questions, des réponses plus intelligentes. Manifestement, ce ne sont pas les réponses intelligentes qui enthousiasment les libéraux. On le voit avec le dossier des passeports, entre autres choses.
Nous avions donc proposé de reporter la discussion à l'automne aussi parce que nous avons des problèmes avec le Parlement hybride. Comme je l'ai dit plus tôt, nous trouvons que c'est une entrave à la démocratie et que ce ne doit pas être la norme. Je tiens à le répéter, car c'est important. Ce doit être une exception.
Il y a un fait historique que j'aimerais mentionner. Je sais que le député de Kingston et les Îles s'amuse à faire la liste de ceux qui votent et de ceux qui ne votent pas. Il ne s'occupe pas de son parti, mais, peu importe. Quand les députés du Bloc québécois n'étaient pas présents à la Chambre c'était parce que la plupart du temps, sauf exception, ils avaient attrapé la COVID‑19 ou côtoyé une personne l'ayant eue. Le mode virtuel pour nous était l'exception. De notre côté, nous essayons de faire preuve d'exemplarité. Pour nous, ce ne sont pas simplement des paroles, mais des gestes. Le fait de reconnaître la nation québécoise ne peut pas être juste des paroles. Il faut des gestes. Encore une fois, on a vu que le gouvernement parlait, mais n'agissait pas.
Pour toutes ces raisons, le Bloc québécois votera contre la motion.
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Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-06-23 12:53 [p.7228]
Monsieur le Président, la semaine dernière, je n’ai pas pu participer à la séance ici en présentiel, parce que le résultat de mon test s’était avéré positif. Heureusement, le résultat de mon dernier test était négatif, ce qui indique que j’ai vraiment eu la COVID‑19. J’ai pu participer aux travaux de la Chambre grâce au Parlement hybride. C’était la semaine dernière. J’ai eu l’occasion d’aborder un certain nombre d’enjeux à la Chambre. Cela m’a aussi permis de voter.
Il est tout à fait irresponsable d’essayer de faire disparaître la pandémie. Qu’on le croie ou non, la pandémie durera encore au moins pendant ces prochains mois. Ce que nous faisons, c’est offrir à nos collègues la chance de faire preuve de leadership envers leurs électeurs en évitant de se tenir dans certains environnements. Je n’aurais pas voulu venir ici avec un résultat positif pour prononcer un discours ou pour voter. J’ai ainsi fait preuve de leadership, et c’est le genre de leadership dont nous devrions faire preuve face à nos concitoyens.
Mon collègue ne convient-il pas qu’il était responsable de ma part de participer aux débats par la méthode hybride la semaine dernière au lieu de venir en personne malgré un résultat positif au test de dépistage?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:55 [p.7228]
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord dit que c'est faire preuve de leadership. Je le remercie. Il fait preuve de leadership parce qu'il est une exception.
Comme je l'ai expliqué, nous sommes en faveur de l'idée selon laquelle un député atteint de la COVID‑19 ne se présente pas à la Chambre mais puisse quand même participer à ses travaux. Si mon collègue avait écouté comme il faut, il aurait compris que je favorise cette intervention et ce comportement. Je lui dis donc bravo.
Oui, le député de Winnipeg-Nord est souvent à la Chambre, on le sait très bien. D'ailleurs, quand j'ai constaté son absence la semaine passée et sa participation virtuelle, je me suis dit qu'il s'était passé quelque chose et nous avons parié qu'il avait la COVID‑19. Lui, il ne pourra jamais dire qu'il ne fait pas sa job au Parlement.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le Président, nous parlons de responsabilité et de tradition. Je me demande simplement ce que mon collègue pense du message que nous transmettons en parlant de leadership. Je pense que le message que nous envoyons aux Canadiens lorsque nous disons que s’ils sont malades, ils doivent quand même aller travailler est assez désuet. Est-ce le message que nous devrions transmettre à nos électeurs?
Je parle souvent à mon neveu Andy de l’importance du leadership. N’est-ce pas faire preuve d’un véritable leadership que de donner l’exemple en disant que, lorsque les gens sont malades, ils devraient rester à la maison jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux? Nous pourrions alors utiliser les traditions de la Chambre, comme le pairage, pour que les députés puissent se rétablir avec l’appui de leurs collègues parlementaires. N’est-ce pas là une meilleure approche que la pratique habituelle qui consiste à se cacher du Parlement, à se soustraire à la reddition de comptes et à se servir du Parlement virtuel pour échapper à ses responsabilités?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:57 [p.7229]
Monsieur le Président, cela revient un peu à ce que je disais. Il est sûr que, durant une pandémie, on peut être contagieux parce qu'on a attrapé la COVID‑19. Dans de tels cas, il est approprié de pouvoir continuer à travailler en mode virtuel.
Cela étant dit, quand la pandémie sera terminée ou qu'elle aura fortement diminué d'intensité, aura-t-on encore besoin d'un modèle hybride, ou pourra-t-on simplement revenir aux activités que mentionne mon collègue?
Il faudra en discuter entre leaders, de façon transpartisane, pour déterminer la meilleure façon de procéder. C'est là qu'on aura de saines discussions qui garderont le parlementarisme bien vivant au Parlement. C'est ce à quoi les Québécois et les Canadiens s'attendent de nous.
Voir le profil de Stéphane Lauzon
Lib. (QC)
Monsieur le Président, on sait qu'on arrive dans la période estivale et qu'aujourd'hui est une journée occupée. Nous savons aussi que certains de nos collègues ont eu la COVID‑19 ces derniers jours et les semaines passées.
J'ai participé à une activité cette semaine durant laquelle j'étais assis à la table d'honneur. Hier, les participants ont reçu un appel pour leur conseiller de se tester, puisque plusieurs personnes ont contracté la COVID‑19 pendant les sorties effectuées pendant la semaine.
Nous savons que nous sommes encore à risque. Nous sommes encore en pandémie et notre gouvernement a été prudent et instauré un Parlement hybride. Tout l'été, nous allons côtoyer nos concitoyens durant les festivités.
J'aimerais donc demander à mon collègue s'il est d'accord pour dire que les activités auxquelles nous allons participer cet été ne vont rien faire pour diminuer le nombre des cas de COVID‑19 que nous pourrions avoir à la rentrée et qu'il est donc raisonnable de prendre cette décision aujourd'hui.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:59 [p.7229]
Monsieur le Président, mon collègue veut savoir s'il est raisonnable de prendre cette décision aujourd'hui. En quoi le fait d'attendre de prendre cette décision en septembre changerait-il quoi que ce soit à son laïus? Cela ne changerait absolument rien.
Au contraire, attendons de voir si la COVID‑19 continue. À ce moment-là, on va peut-être prolonger d'un an le mode hybride du Parlement. Cependant, si on voit que la pandémie s'estompe fortement, on pourra ne prolonger ce mode hybride que pendant six mois. On va avoir des décisions à prendre, mais on aura justement la saison estivale pour récolter les informations nécessaires pour prendre la meilleure décision possible en septembre.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:00 [p.7229]
Monsieur le Président, aujourd'hui, le 23 juin, et demain, les Québécoises et les Québécois se rassemblent pour se célébrer. Évidemment, j'invite tout le monde à célébrer fièrement notre fête nationale. Les grands rassemblements à Québec et à Montréal se tiennent ce soir.
Dans ma circonscription, on célébrera ce soir à Joliette, Saint-Charles-Borromée, Notre-Dame-des-Prairies, Rawdon, Crabtree, Saint-Michel-des-Saints et Sainte-Marcelline.
Après deux années de pandémie, ce jour de fête nationale est particulièrement bien désigné pour renouer avec le plaisir de célébrer ensemble fièrement notre amour du Québec et celui de notre langue nationale.
Rassembleuse et inspirante, la 188e édition de la fête se tiendra sur le thème « Notre langue aux mille accents », qui évoque l'immense richesse que constitue notre belle langue nationale pour la culture et l'identité québécoises. Le Québec est une société dynamique, novatrice et ouverte sur l'avenir. Cet épanouissement de notre nation, nous le souhaitons en français. À ce sujet, je veux reprendre ici les mots de Michel Tremblay publiés aujourd'hui dans le Journal de Montréal:
J’ai cherché un nouvel argument pour prévenir contre le danger que court la langue française au Québec. Il me semblait que tout avait été dit et redit. Puis me sont revenus en tête les derniers vers du Vaisseau d’or d’Émile Nelligan: « Qu’est devenu mon cœur, navire déserté? Hélas, il a sombré dans l’abîme du rêve. » Il ne faut pas laisser la langue française sombrer dans l’abîme du rêve, il faut la faire fleurir, il faut la faire régner!
Je désire aussi prendre quelques instants pour reprendre cette fois-ci Gilles Vigneault, aussi publié par le Journal de Montréal:
Langage est un pays nomade et sédentaire!
Les mots... ses habitants, font le tour de la terre.
Si tu les reconnais, si ces mots sont les tiens,
Ils sont ton passeport... ce pays t’appartient!
Le pays de chacun est une étrange chose
Qui dort de longs hivers comme au jardin, la rose. Puis s’éveille au printemps quand j’allais l’oublier
Composant un jardin nombreux et singulier
Il est tout à la fois: maison, jardin, navire,
L’océan, la fontaine et l’arbre et le papier.
À peine ces mots-là sortis de l’encrier,
J’entends le vent qui chante. Une voile qui vire
M’invite à préparer le voyage au long cours...
Que proposent les mots sur la planète entière
Dans l’espace et le temps, sans souci des frontières...
Faut-il partir de nuit? À la pointe du jour?
La nuit fait un miroir de la moindre fenêtre
Et me fait voir les mots par lesquels me connaître.
À l’aube... on se croit bien attendu quelque part. Lutèce, Athènes, Rome... était-ce mon histoire?
Le mot LANGAGE, immense et profond territoire, Me dira d’où je viens, où je vais... et je pars!
Avant de citer ces deux géants, il y a quelques instants, j’ai dit « on célébrera » dans ma circonscription, parce que « on » exclut la personne qui parle. Ce soir, nous allons vraisemblablement être encore en train de siéger à la Chambre.
Pourtant, au Québec, il est d’usage que les élus locaux, nationaux et fédéraux soient présents lors de ces festivités. C’est un moment privilégié pour rencontrer les citoyennes et les citoyens que nous représentons. Ce ne sera pas possible pour moi cette année. Ce ne sera pas possible pour nous après deux années de pandémie. C’est que nous avons demandé au gouvernement de terminer plus tôt cet après-midi, en reprenant l’horaire du vendredi, mais il a refusé. Le leader du gouvernement a bêtement fermé la porte à cet accommodement. Tout cela pour discuter de la présente motion.
Le gouvernement propose de reconduire le Parlement hybride d’une année, comme si cet enjeu était pressant et comme si nous n'étions pas capable de discuter de cela à notre retour à la fin de l’été. Non, ce gouvernement et son leader têtus ont choisi de priver les députés du Québec de pouvoir célébrer avec les gens de leur circonscription notre fête nationale. Voici une illustration concrète de l’estime que portent les libéraux au Québec. Voici comment on reconnaît la nation québécoise au Canada. Nous nous en souviendrons.
Tout au long du printemps, le gouvernement a multiplié les bâillons pour adopter rapidement les projets de loi. La Chambre n’avait pas besoin de siéger jusqu’à tard ce soir. Or, le gouvernement et son leader manquent de sensibilité à l’égard de ma nation. C’est pourquoi je choisis ici de donner des noms d’oiseaux à ce gouvernement, c’est tout ce qu’il mérite: vilain merle, faucon, bécasse, vieux hibou, pie, butor, rossignol, buse, manchot, coq, dindon et vautour. J’arrête ici même s’il mérite que je continue.
Cette insensibilité n’est pas étrangère au fait que cette session ait été marquée par un choc des valeurs entre le gouvernement fédéral et le Québec, ainsi que par l’ineptie d’un Parti libéral peinant à assurer le fonctionnement de base de l’État. Le premier ministre a officialisé son intention de s’attaquer à la loi 21 du Québec sur la laïcité de l’État, ainsi qu’à la loi 96 du Québec sur la protection du français.
Il a déposé un projet de loi sur les langues officielles qui ne protège pas le français au Québec, mais bien le droit d’angliciser les milieux de travail fédéraux. Il a cautionné l’effritement du poids politique de la nation québécoise au Parlement canadien.
Dans tous les dossiers, ce gouvernement incarne un choc des valeurs entre le Canada et le Québec. Au Bloc québécois, nous allons poursuivre notre travail plus que jamais essentiel de défendre et promouvoir les intérêts du Québec.
La session a également été le théâtre d’une démonstration d’incompétence fédérale. Si gouverner, c’est prévoir, la crise des passeports trace le portrait d’un caucus ministériel usé, qui peine à assurer les services de base aux Québécois.
Le nombre de ministres libéraux ayant terminé la session sur la sellette en raison de bévues gênantes est inquiétant. C’est un gouvernement incapable d’être proactif, qui préfère les coups d’éclat devant les caméras à la saine gestion quotidienne des affaires de l’État.
De plus, au sujet des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sur la demande des corps policiers de la mise en œuvre de la Loi sur les mesures d’urgence, les libéraux semblent avoir sciemment menti aux Québécois et aux Canadiens.
Nous avons porté la demande de pouvoirs accrus pour le Québec en immigration devant un gouvernement réfractaire.
Nous avons constaté la résistance des partis fédéraux à la laïcité de l’État, lorsque nous avons proposé d’abolir la prière à la Chambre.
Nous avons soulevé le débat sur l’imposition de critères idéologiques au financement de la recherche scientifique, réflexion à laquelle le gouvernement s’est refusé.
Le Bloc québécois a porté l’inquiétude des Québécois en matière de violence par arme à feu, notamment en déposant le projet de loi C‑279 pour créer une liste des organisations criminelles, devant un gouvernement fédéral laxiste relativement au trafic d’armes et au crime organisé.
Nous nous sommes également portés à la défense de l’environnement devant un Parlement canadien qui, en pleine crise climatique, est en faveur du projet pétrolier Bay du Nord.
Nous avons également poursuivi notre combat pour l’augmentation du financement des soins de santé et pour l’abolition des deux classes d’aînés en bonifiant la pension de la Sécurité de la vieillesse de toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.
Si les libéraux voulaient convaincre les Québécois qu’ils ont tout à gagner à s’occuper eux‑mêmes de l’ensemble de leurs affaires publiques, ils ne s’y prendraient pas autrement. Ils ont utilisé la majorité artificielle dont ils se sont dotés avec le NPD pour se dresser contre le Québec. Les Québécoises et les Québécois en prennent acte. Nous nous en souviendrons.
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NPD (ON)
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2022-06-23 13:07 [p.7230]
Monsieur le Président, mon collègue a parlé d’événements dans sa circonscription auxquels il ne pourra pas participer, parce que la Chambre siège. Cependant, je dirais que c’est la beauté d’un Parlement hybride qui permet aux députés de participer à des événements tout en faisant leur travail à la Chambre.
J’ai vécu cela moi aussi, car le 6 juin marquait le premier anniversaire du décès de la famille Afzaal à London, en Ontario. J’ai pu me rendre dans ma collectivité, partager son deuil et commémorer cette famille incroyable, tout en présentant une allocution à la Chambre pour la commémorer, grâce au Parlement hybride.
Mon collègue pourrait peut-être parler de circonstances réelles et des possibilités incroyables que cela nous offre dans notre rôle de députés de pouvoir servir en même temps dans nos collectivités et à la Chambre des communes.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:08 [p.7230]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de son intervention, mais je ne suis malheureusement pas en accord avec le principe.
Le Parlement hybride, pour le Bloc québécois, c'est lorsqu'on a la COVID‑19, qu'on est en contact avec des gens qui l'ont et qu'on pourrait être contagieux. Le temps que la pandémie passe, on peut utiliser le mode hybride. Selon nous, il n'y avait aucune urgence d'adopter cette motion aujourd'hui, le 23 juin, alors que le Québec au complet célèbre la nation.
Quand il y a des événements importants à célébrer dans notre circonscription, le mode hybride nous permet évidemment d'y être, et je suis solidaire de ma collègue relativement à l'événement auquel elle a fait référence. Toutefois, on parle présentement de l'ensemble des élus du Québec, qui devraient être dans leur circonscription.
Il faut bien faire la distinction entre la règle et l'usage. La règle dit qu'on siège, mais l'usage veut habituellement qu'on finisse plus tôt, voire qu'on ne siège pas. Le leader du gouvernement n'a aucune sensibilité pour la nation québécoise. Nous nous en souviendrons lorsqu'il nous demandera d'avoir une sensibilité afin que les libéraux puissent finir plus tôt, selon l'usage, pour le congrès du Parti libéral.
Nous nous rappellerons que les libéraux ne valent pas plus que la nation québécoise.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 13:09 [p.7231]
Monsieur le Président, je veux féliciter la députée de London—Fanshawe d'avoir souligné l'hypocrisie crasse concernant l'argument du Bloc. Oui, ces députés pourraient être dans leur circonscription et, grâce à la formule hybride actuelle au Parlement, participer aux travaux.
Plus important encore, si le député et ses collègues arrêtaient de parler, je suis certain que nous pourrions passer au vote et que nous aurions terminé notre journée. Je ne crois pas qu'il y ait d'autres affaires émanant du gouvernement à l'ordre du jour, alors il pourrait rentrer chez lui et participer aux festivités qu'il a prévues. Les seuls qui veulent prendre la parole sur cette question présentement sont les conservateurs et les bloquistes. Afin que nous puissions passer au vote, le député voudrait-il bien cesser d'intervenir?
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:10 [p.7231]
Monsieur le Président, il dit cela en se levant, en prenant du temps pour poser une question et en prolongeant d'autant le débat. Puis, il nous traite d'hypocrites ici. C'est incroyable.
Voilà, coupons court au débat. Il n'y a rien d'autre à ajouter.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2022-06-23 13:11 [p.7231]
Monsieur le Président, je ne peux pas m'empêcher d'être complètement éberlué de voir que le député ministériel souhaite qu'il n'y ait pas de débat. C'est l'antithèse de ce que nous faisons ici. Je pense qu'il s'est échappé et je suis sûr qu'il va se lever pour présenter ses excuses et retirer ses paroles.
J'ai bien aimé les propos du député de Joliette, comme toujours, mais pas tous. J'ai trouvé un peu étrange son approche à la capitaine Haddock de nommer des oiseaux pour attaquer les gens. Je n'ai rien contre les oiseaux, mais je ne sais pas pourquoi il utilisait des noms d'oiseaux pour des gens qui, je pense, ne méritaient pas autant d'estime.
Comme Québécois, comme personne qui doit célébrer la Saint‑Jean‑Baptiste, comment se sent-il aujourd'hui d'être ici à la Chambre des communes?
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:11 [p.7231]
Monsieur le Président, nous aurions en effet préféré être dans nos circonscriptions pour célébrer la fête nationale, mais notre rôle d'élus est évidemment d'être au Parlement ici pour débattre.
Nous aurions préféré que ce débat-ci sur la prolongation du mode hybride du Parlement se tienne à un autre moment. Il n'y avait pas d'urgence pour la présente motion et le débat aurait pu avoir lieu à l'automne, d'autant plus que les travaux allaient bon train.
Moins il y a de débats à la Chambre, mieux le gouvernement se porte puisqu'il n'a pas à rendre de comptes. Toutefois, nous ne sommes pas là pour cela. Quant aux noms d'oiseaux, dans l'usage français, il s'agit d'insultes.
Voir le profil de Jean-Denis Garon
BQ (QC)
Voir le profil de Jean-Denis Garon
2022-06-23 13:12 [p.7231]
Monsieur le Président, le parti du député de Kingston et les Îles nous sacre une motion en pleine face le jour de la Saint‑Jean‑Baptiste et nous dit que, si on débat trop longtemps, c'est parce qu’on parle trop longtemps. J'aimerais savoir si cela ferait plaisir au député de Joliette de voir le député de Kingston et les Îles parler un peu moins une fois de temps en temps.
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